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Mobilisation les 14 et 15 décembre : Ensemble pour les métiers de l’animation et de l’éducation populaire

« Nous sommes en outre ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures »

Il ne peut nous échapper à nous militant·es syndicalistes, mais également à de nombreux collègues, et bien souvent, à de nombreux travailleurs·ses en général, que nombre de grand·es ou petit·es directeurs·rices, nombres d’élu·es, nous humilient (Attention pas toute·s !). C’est-à-dire, selon le Larousse : « 1.Sentiment de quelqu’un qui est humilié, atteint dans sa fierté, sa dignité. 2. Sentiment de honte qui résulte de telle cause. 3. Acte, situation qui humilie, blesse l’amour-propre.« 

Au quotidien. Au détour d’une petite phrase, de grandes envolées, de petites décisions, de phrases sèches. Ces humiliateur·rices, le font parfois s’en sans rendre compte. Leur mépris est parfois aussi, total, viscéral, assumé. Ils humilient comme ils respirent. Nous en avons des exemples frappant en ce moment, par exemple à Angers avec la grève des MNS ou des anims. Dans les courriers, dans les propos tenus, tout est bon pour montrer leur suffisance, leur prétendu supériorité. « Il faut revenir à la raison » ; « il vous faut vous modérer » ; distribution de la parole et affirmation de leur propre prise de parole comme supérieure, menaces verbales et sous-entendus directs quand des agents précaires ou non, sont malades, chantage, mensonge en regardant les gens en face, refus du jour pour le lendemain de petites ou grandes choses qui sont invalidées du jour au lendemain… Dans d’autres collectivités, nous avons parfois des échos (suite à des demandes de conseils) en particulier sur les entretiens pros et des propos et mêmes ce qui pourraient être qualifiés d’insultes : « pleureuse » par exemple, de mémoire par un directeur de service d’une petite ville. On en est bien souvent là.

Ces humiliateur·rices ne comprennent rien à la vie réelle. Iels sont déconnecté·es du travail réel, c’est-à-dire du travail de terrain, et s’iels l’ont connu dans des temps plus ou moins lointains, ils et elles l’ont oublié. Déconnecté·es des douleurs infligés par le travail : dépression, fatigue, mal-être, boule au ventre, agressivité parfois -rarement- d’usager·ères mais qui laisse des traces, violence « managériale », course contre la montre permanente dans certains services, peur du CDD ou de la vacation non-renouvelée, manque de moyens qu’il faut pallier par habitude ou conscience, peur du passage en DSP (= délégation de service public), de la fin du mois difficile, maladies pros, etc. etc. etc.
Ils et elles sont déconnecté·es et ne connaissent le monde qu’à travers des tableaux, des notes de services, des réunions de Comités de Directions en prenant un café et en faisant de petites blagues entre gens de bonne compagnie tout en « gagnant » des milliers d’euros. Mais elles et eux, c’est mérité… Vous n’êtes que jalouses·x si vous pensez le contraire minaudent-iels. Iels pratiquent le chantage à la moindre occasion. Voir ainsi en Guadeloupe : « on » veut bien vous parler si vous cessez vos blocages ; voir à Angers avec le Maire et l’élue RH : « on » veut bien vous parler si vous cessez votre grève ; voir le ministre de l’intérieur qui verse des larmes de crocodiles devant un naufrage et la mort de dizaine de migrants : mais qui gère le capitalisme, le système économique, ne fait rien contre les fraudes, maintien des dictatures ? Etc.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il y a toujours des collègues, des camarades de syndicats mêmes qui appellent au calme, au PRÉTENDU dialogue. PRÉTENDU, en gros, en gras, en italique, souligné, surligné. PRÉTENDU, car c’est quasi tout le temps un monologue des dirigeant·es, quel que soit le niveau hiérarchique. Ils daignent – dans leur grande bonté « managériale !- parfois nous écouter, par le voie de responsables et d’interlocutrice·eurs bien défini·es. Pour eux et elles, le dialogue est constructif quand les agent·es, les travailleurs et travailleuses de terrains du réels, susurrent avec docilité « oui oui mon bon maître« . On ne parle même pas de syndicats comme nous qui essayent d’amener les principaux collègues en grève au contact des élu·es, des décideurs… ça les choque parfois. Ils et elles préfèrent leur petits ghettos de gens bien assis, bien chauffés, pas stressés par les contingences quotidiennes du travail de terrain.

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Collectivités territoriales Éducation En grève ! La Poste Luttes migrant·es Seule la lutte paie !

Seule la lutte paie !


Victoires en série :

après Charles Péguy
et Rosa Parks,
2 postes récupérés
au lycée Nadar
De fortes mobilisations, soutenues par les préavis de grève et de rassemblement de SUD Éducation 91, avaient déjà permis d’obtenir récemment :
– un poste pérennisé au collège Charles Péguy
– un accord convenant aux deux parties au lycée Rosa Parks, avec obtention de la majorité des revendications.

Suite à ces victoires, la Région a pris au sérieux le préavis de grève posés par SUD Éducation 91 au lycée Nadar de Draveil : ce simple dépôt de préavis a suffi à obtenir les deux postes d’agent·es demandés !

SUD Éducation 91 se réjouit avec les personnels mobilisé·es de ces succès, et invite les collègues à suivre ces exemples partout où cela est utile.
Mardi 7/12 et après :
Soutenons les  grévistes sans-
papiers du DPD de Coudray
Depuis lundi 15 novembre, 70 travailleurs sans-papiers de DPD, filiale de La Poste pour le colis sont en grève. Certains sont employés via la boîte d’intérim de Derichebourg, sous-traitant de DPD.   Ils sont organisés dans le collectif de travailleurs sans-papiers de Vitry, et soutenus syndicalement par Solidaires 91 et et la fédération SUD PTT.

Ils occupent nuit et jour l’entrée du site DPD du Coudray-Montceaux en Essonne.
Ils demandent à La Poste et Derichebourg la délivrance des CERFA et des documents d’entreprise nécessaires à la régularisation. Ils demandent leur régularisation à la préfecture.

Le groupe La Poste, à travers différentes filiales comme DPD ou Chronoposte et via des cascades de sous-traitance, emploie massivement des travailleurs sans papiers sur tout le territoire, au point d’en faire un business model.

Tous ces travailleurs sans papiers s’occupent de la salle besogne de La Poste qui se livre à une véritable maltraitance : journées de 12h, heures supplémentaires imposées, mise en compétition poussant à l’épuisement.

Pour les soutenir vous pouvez: Faire un don sur la caisse de soutien https://www.cotizup.com/sanspapiersdpd Passer les voir sur le piquet (Croisement Chemin de Chevannes / rue du Bois de l’écu, Coudray-Montceaux) en leur apportant si possible des vêtements chauds ou de la nourriture qui se conserve (eau, pâtes, riz, conserves, gâteaux) Venir au rassemblement de soutien mardi 7/12 à 10h30 devant la poste de Corbeil (6 rue Feray)
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Collectivités territoriales En grève ! Solidarité !

Caisse de grève des agent·es de Mantes-al-Jolie

Les agent·es de Mantes la Jolie en grève depuis maintenant 3 semaines, voir notre article “Grève des agent·es de Mantes-la-Jolie : soutenir et rejoindre la mobilisation…”) disposent d’une caisse de grève que vous pouvez abondez en vous rendant à cette adresse :

https://www.cotizup.com/agents-territoriaux-mantes-la-jolie

Les agents territoriaux de Mantes La Jolie sont en grève depuis le 8 novembre et cela pour une durée illimitée ! Ils perdent chaque jour leur salaire, pour défendre leurs acquis, leur droit, pour la considération de la pénibilité de leur travail ….. Aidons les ! C’est des agents qui chaque jour s’occupent de vos enfants tant bien que mal ! Soutenons les ! Il n’y a pas de petits montants, uniquement de bonnes intentions ! Partagez au maximum ! Pour qu’ils puissent être entendu et reprendre leur travail dans de bonnes conditions Merci pour eux ! Merci à tous ! 🙏🙏🙏

On lâche rien ! On compte sur vous ! 

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Actu Solidaires 78 Collectivités territoriales Éducation En grève !

Grève des agent·es de Mantes-la-Jolie : soutenir et rejoindre la mobilisation…

Depuis le jeudi 18 novembre, les agent.es de la ville de Mantes-la-Jolie (nos collègues ATSEM et animateur.rices du périscolaire, mais aussi les coordinateur.rices des écoles, les bibliothécaires…) sont en grève contre l’injustice de la revalorisation en trompe-l’œil de leurs salaires et une refonte de leur temps de travail.

Commençons par le temps de travail. La mairie entend faire appliquer la loi du 6 août 2019 (dérogatoire jusqu’au 1er janvier 2022) qui vise à uniformiser, au nom de la « justice » et de l’« équité », le temps de travail des agent.es de la fonction publique territoriale en les faisant passer toutes et tous à 1607h annualisées.

Cette réforme oublie évidemment de tenir compte de la pénibilité du travail de ces agent.es.

Rappelons qu’un.e ATSEM participe activement auprès de l’enseignant.e à l’accueil des élèves et à la mise en place des différents ateliers tout au long de la journée, assure le service de cantine et gère le temps de sieste. A cela s’ajoutent la gestion de l’hygiène des enfants et le nettoyage de la classe le soir et pendant les périodes de vacances scolaires. Il serait donc « juste » et « équitable » qu’elles ou ils travaillent plus ?

Pour les agent.es du périscolaire, la situation ne semble pas meilleure. Des horaires fractionnés sur une journée, des changements réguliers de lieux de travail sans réelle concertation avec les agent.es, des locaux souvent inadaptés à la gestion d’enfants en grand groupe (salle des maîtres, salle informatique,…), absence de matériel,… A cela s’ajoute un flou artistique sur leurs missions (étude surveillé, devoirs dirigés, garderie?) qui permet évidemment le flou sur leurs salaires.

Justement, parlons salaires. La municipalité souhaite acter la déclinaison locale du Régime indemnitaire des fonctionnaires de l’État (RIFSEEP), et la prime qui en résulte n’est pas la même pour tout le monde :

  • les salaires des agents territoriaux vont bénéficier de la spectaculaire augmentation de 80 à 120 euros bruts mensuel
  • les hauts cadres auront quant à eux 3000 euros !

Nous parlions de « justice » ? D’« équité » ?

Rappelons enfin que de nombreuses communes (Vitry-sur-Seine, Fontenay-sous-Bois, Paris,…) refusent d’appliquer cette loi au nom de la libre administration des collectivités locales. Ces conseils municipaux se préparent déjà à répondre aux attaques de l’État au tribunal administratif, en rappelant que le passage aux 1607h remettraient en cause des congés qui ont été négociés dans un cadre légal.

Face à cette précarisation des agent.es territoriales, ce déni de la pénibilité de leurs conditions de travail, cette attaque de l’État contre la démocratie locale, ils et elles expriment leur colère tous les midis devant la mairie de Mantes-la-Jolie. Soyons nombreuses et nombreux pour les soutenir, et généralisons la grève dans les autres communes du département qui subissent les mêmes injustices.

Sud éducation 78

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Collectivités territoriales Dans les Yvelines, une classe en lutte... Éducation En grève ! Revue de presse Transport

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 17

Au sommaire : grève fonction publique territoriale, éducation & extrême droite, grève bus, fermeture des services publics…


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr


Mantes-la-Jolie : les agent·es en grève

Source : 78actu

Mantes-la-Jolie : l’alliance des écoles néo-colonialistes Espérance banlieues et BASF

Source : 78actu

Le réseau d’écoles Espérance banlieues, liée aux réseaux militants d’extrême droite et aux nostalgiques de l’empire colonial continue à recevoir le soutien de grands groupes capitalistes, comme ici BASF.
Pour mieux connaître ce réseau et ses soutiens voir l’enquête de Questions de classe(s).


Versailles : grève des bus jeudi 18 novembre

Source : 78actu

Houilles : à nouveau des services publics qui ferment…

Source : 78actu
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Collectivités territoriales Défense de nos libertés En grève ! Secteur de la culture Traçage

Grève 1er décembre contre le passe sanitaire dans les établissements culturels

L’appel à la grève lancé par SUD CT et SUD Culture Solidaires contre le passe sanitaire dans les bibliothèques et les établissements culturels a été un franc succès.
Après les journées de mobilisation réussies des 1er et 13 octobre et du 10 novembre la lutte continue : appel à la grève le 1er décembre !.

CONTRE LE PASSE SANITAIRE DANS LES ÉTABLISSEMENTS CULTURELS : TOUTES ET TOUS EN GRÉVE LE 1er DÉCEMBRE ! communiqué SUD CNT

Soutenez la lutte des bibliothécaires pour un accès libre aux lieux de culture signez signez la pétition : pour une bibliothèque accessible à tous

Tous nos articles sur les bibliothèques

Voire également :
Site internet du collectif “bib sans pass” :
https://bibsanspass.wixsite.com/website

Facebook des “bibliothécaires mobilisés” :
https://www.facebook.com/profile.php?id=100072673625656

Compte Instagram : @Bibpourtous :
https://www.instagram.com/bibpourtous/

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Collectivités territoriales Éducation Hôtellerie-Restauration Précarité Restauration

Sodexo : enquête au cœur du capitalisme français

L’auteur de La gloutonne – l’entreprise qui vous restaure et vous dévore (Le Seuil) voyage dans le capitalisme le plus pur, la Sodexo qui vise à intervenir dans la vie d’environ un milliard d’êtres humains. Cantines (comme toutes celles des collèges du département des Yvelines, Ndlr), Ephad, restaus d’entreprise, Lido, Tour de France, stades, Superbowl, prisons, et encore sa méconnue filiale sur les terrains de guerre: les Sodexo Defense Services…

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Collectivités territoriales Secteur de la culture

En grève le 10 novembre pour une bibliothèque accessible à tous


Contre le passe sanitaire : nouvelle journée de mobilisation le 10 novembre !


Pétition contre le passe sanitaire en bibliothèque à laquelle Sud Culture et Médias Solidaires et Sud Collectivités territoriales s’associent


Le 9 juin 2021, la Ministre de la Culture, Madame Roselyne Bachelot, rappelait que les bibliothèques constituent le premier réseau culturel de France et participent activement à l’éducation des citoyens et au développement de la lecture. Cette déclaration faisait suite à l’adoption par le Sénat de la proposition de loi de Madame Sylvie Robert, proposition qui inscrit dans la loi la liberté et la gratuité d’accès des bibliothèques.

Le classement soudain, quelques semaines plus tard, des bibliothèques municipales et intercommunales dans la liste des lieux soumis au dispositif du pass sanitaire crée une inégalité d’accès à des établissements qui se définissent par leur accessibilité sans condition à tous les citoyens, et qui avaient parfaitement su s’adapter à la crise sanitaire en restant ouverts en continu depuis mai 2020, grâce à des protocoles sanitaires stricts. 

Seul lieu culturel totalement gratuit, ouvert à tous sans filtrage ni billetterie, les bibliothèques ont une fonction sociale majeure, elles jouent un rôle important dans l’apprentissage et la culture de la lecture, déclarée Grande cause nationale par le président de la République en juin 2021.

Restreindre leur accès prive de ce service public de proximité une partie de la population, parmi elle de nombreux enfants dont les parents ne disposent pas du pass sanitaire et des adolescents qui ne l?auront pas eux-mêmes à partir du 30 septembre.

Ces restrictions sont d’autant moins compréhensibles que les toutes les librairies, les bibliothèques universitaires, la Bibliothèque publique d’information et la bibliothèque nationale sont exemptées du dispositif (ce dont nous nous réjouissons). Il est pourtant évident que de nombreux élèves et étudiants utilisent les bibliothèques publiques de nos communes à des fins scolaires ou tout simplement pour s?éveiller. Il est évident qu’une partie de la population la plus précaire utilise les bibliothèques pour l’accès à Internet ou pour une aide administrative ou sociale.

A partir du 30 septembre, la situation en France sera donc la suivante : on nous demandera de refuser l’entrée à la bibliothèque aux enfants de 12 ans et plus dépourvus du pass sanitaire, tandis que le public défilera sans aucune restriction dans la grande majorité des lieux, par exemple à la Fnac ou dans les salons de beauté. 

Afin de garantir l’accès de toute la population à ce service public de proximité et notamment les plus jeunes, nous vous demandons d’exempter les bibliothèques et médiathèques des collectivités territoriales du dispositif du pass sanitaire.

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Collectivités territoriales Défense de nos libertés

SUD Collectivités territoriales. Contre une société de contrôle… pour un accès universel aux soins et l’accès inconditionnel aux services publics !

Depuis le début de l’épidémie du COVID 19, le gouvernement a révélé son cynisme, son absence de politique de santé publique cohérente et son autoritarisme. Les décisions sont prises au coup par coup, parfois au mépris de toute logique et de bon sens, par un seul homme et son “conseil de défense” faisant fi de toute démocratie.
Après les confinements et couvre-feux arbitraires imposés l’hiver dernier, un nouveau pas est franchi dans les restrictions des libertés publiques avec l”instauration du pass sanitaire. Nous craignons
d’avoir atteint un point de non-retour et que ces diverses dispositions restrictives de liberté ne soient réactivées régulièrement.
Si le gouvernement prétend lutter contre l’épidémie et pour la sécurité de toutes et tous, en fait, il met en place des mesures qui l’arrangent politiquement en se moquant bien de leur efficacité. Il ne cherche pas à protéger notre santé mais plutôt notre force de
travail qui fait tourner la machine capitaliste.
Dans une période où c’est la com’ qui prime, les effets d’annonce doivent être permanents et bien scénarisés. Mais lorsque le storytelling s’emballe avec des contradictions d’une semaine sur l’autre parfois d’un jour à l’autre, cela suscite au mieux de la
méfiance, voire du rejet et conforte les adeptes du complot…

Documents à télécharger

NON au PASS SANITAIRE tract Federation SUDCT