MARDI 29 SEPTEMBRE 2026
14H DANS LE HALL MIGNOT
MARDI 29 SEPTEMBRE 2026
14H DANS LE HALL MIGNOT
Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que le PLF 2027 prévoit un nouveau gel du point d’indice pour 2027 !
Après l’annonce du gel 2026 en juillet par David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes Publics, nouvelle provocation et nouvelle marque de mépris pour les 5,5 millions d’agentes et agents publics dont les rémunérations décrochent pourtant depuis déjà longtemps.
C’est bien les pompiers qui ont risqué leurs vies lors des incendies cet été, les personnels dans les établissements scolaires qui ont acheté des ventilateurs sur leur argent personnel pour tenter de ne pas subir 35°C lorsqu’ils et elles font cours, les personnels soignant·es qui ont, elles et eux, aussi travaillé dans des conditions déplorables, une nouvelle fois…
Des belles annonces post covid pour les soignant·es aux promesses de moyens suite aux incendies de 2022, il ne reste rien.
Des applaudissements et des mercis à toutes et tous les agentes et agents publics, le gouvernement ne tire aucune conséquence pécuniaire… au contraire… les économies c’est encore et toujours sur le dos des services publics et des agentes et agents publics.
Pourtant, aucun souci à distribuer 211 milliards sans condition aux entreprises ou ne pas taxer les riches.
Non, la fonction publique et les agent·es publics ne sont pas responsables des déficits mais au contraire source de richesse pour la population.
Pour Solidaires, il y a urgence notamment à :
Solidaires Fonction Publique appelle l’ensemble des agentes et agents publics à se mettre en grève et en manifestation le 29 septembre prochain.
Pas d’économies sur nos vies.
Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que le PLF 2027 prévoit un nouveau gel du point d’indice pour 2027! Après l’annonce du gel 2026 en juillet par David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes Publics, nouvelle provocation et nouvelle marque de mépris pour les 5,5 millions d’agentes et agents publics dont les rémunérations décrochent pourtant depuis déjà longtemps. Pour rappel, plus de 860 000 agentes et agents ont dû bénéficier d’une indemnité compensatoire début juin pour ne pas passer en-dessous du SMIC.
Alors que les agentes et agents publics ont répondu présent·es tout l’été, pompiers pour lutter contre les incendies, soignant·es pour prendre en charge la population subissant les canicules dans des conditions de travail déplorables, personnels de l’Éducation nationale travaillent dans des conditions là-aussi inacceptables, le Premier Ministre considère donc une nouvelle fois que les agent·es publics doivent être la cible des économies budgétaires.
Pour Solidaires Fonction Publique, le projet de budget prévoit 45 milliards d’économies qui d’après David Amiel reposeront essentiellement sur l’Etat.
Non, la fonction publique et les agent·es publics ne sont pas responsables des déficits mais au contraire source de richesse pour la population.
Pour Solidaires, il y a urgence notamment à :
Solidaires Fonction Publique appelle l’ensemble des agentes et agents publics à se mettre en grève et en manifestation le 29 septembre prochain.
Malgré des années de gel du point d’indice entraînant un décrochage clair, la suspension de la GIPA, de jour de carence, la baisse de l’indemnisation du congé maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, le ministre de l’action et des comptes publics s’est, en juillet, une nouvelle fois refusé à dégeler le point d’indice, donner des points pour toutes et tous ou indexer le point sur l’inflation. Fin de non recevoir aux demandes légitimes des personnels, portées unanimement !
C’est désormais un rapport de l’IGA et IGF qui jette les agentes et agents publics en pâture en laissant entendre que nous serions des nantis, privilégiés, nageant sous les primes.
Quelques petits rappels :
Le but : jeter le discrédit sur les agentes et agents publics, dire une nouvelle fois qu’ils et elles sont un coût… alors que c’est bien l’inverse ! Les agentes et agents publics sont une richesse. Ils et elles font fonctionner les services publics qui sont bien là pour l’ensemble de la population.
Le projet de budget laisse déjà entrevoir, dans les millions d’euros d’économies, de nouvelles coupes dans les services publics.
Maintenant ça suffit ! Les économies sur le dos des agentes et des agents : stop !
C’est collectivement que nous ferons reculer le gouvernement et que nous obtiendrons enfin satisfaction sur nos revendications.
Il n’y a pas à s’excuser de demander une juste rémunération.
Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Nos organisations syndicales réaffirment que d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
L’actualité de l’été (canicules à répétition, sécheresse, incendies gigantesques…) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public. Les services publics permettent d’amortir les crises, notamment climatiques, pour l’ensemble de la population. Alors que tous les experts scientifiques s’accordent à considérer que l’été 2026 ne sera plus une exception à l’avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.
Les piratages massifs montrent qu’il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d’assurer la sécurité des données. C’est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.
Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice, près d’un million d’agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC. Les conditions de travail se dégradent et les agent·es sont toujours plus nombreux·ses à exercer leurs missions dans des services sous tension, ce qui aggrave les risques psychosociaux. Dans la plupart des secteurs professionnels, les difficultés de recrutement et de fidélisation s’aggravent alors même que les départs en retraite de plus en plus nombreux et anticipables vont nécessiter des recrutements massifs. C’est donc l’avenir des services publics qui est en jeu.
Nos organisations réaffirment leurs revendications communes :
…/…
Les organisations syndicales de la fonction publique exigent une juste reconnaissance de l’engagement des agent·es publics au service de l’intérêt général et le respect de leurs missions. Les agent·es publics, fonctionnaires comme contractuel·les, et la population ne doivent pas payer le prix de choix budgétaires qui ne répondent ni aux besoins sociaux ni aux enjeux auxquels notre pays est confronté.
Bagnolet, le 3 septembre 2026
Le collège Sully rencontre des difficultés qui ont atteint leur apogée le lundi 8 juin 2026.
L’établissement est un collège situé en zone péri-urbaine classée en “zone prévention violence / politique de la ville” accueillant environ 600 élèves et faisant partie des 800 collèges les plus en difficulté au niveau national.
Nous ne voulons pas que la communication autour des événements graves de lundi éclipse le travail quotidien des élèves, des parents, des professeurs et des personnels qui, chaque jour, œuvrent pour la réussite de tous dans un climat apaisé.
C’est pourquoi nous tenons à rétablir les faits et à expliquer les actions menées actuellement pour un retour à la sérénité.
Des bagarres entre élèves ont émaillé la journée du lundi 8 juin en l’absence d’un encadrement suffisant et suite au non remplacement des personnels en arrêt. Dès la récréation de 10 heures, dans la cour, des altercations isolées sont apparues parmi les élèves. Ces dernières ont été favorisées par un encadrement insuffisant, malgré la présence de personnels de différents services qui ont essayé de compenser ce manque.
Ces mêmes tensions sont réapparues aux différents moments de pause sur le temps méridien et à la récréation de 15 heures, où ces dernières ont culminé. Une AED (surveillante), suivie d’une CPE, interviennent pour séparer une première bagarre. Une foule agitée se forme autour de celle-ci, certains élèves se jetant à terre et les uns sur les autres, obligeant deux enseignants à intervenir pour dissiper la foule. La principale alertée par la rumeur dans la cour, intervient à son tour suivie de son adjoint. Les élèves bagarreurs sont isolés tandis que des groupes d’élèves se forment dans le but de prolonger, de nouveau, les bagarres et d’intensifier le mouvement de foule.
Les collègues venus en renfort sont impuissants face à un groupe de plusieurs centaines d’élèves incontrôlables. Certains personnels séparant les élèves ont reçu des coups perdus.
Les tensions se poursuivent après la fin des cours : une mère d’élève venue chercher son fils menacé est empêchée de sortir par des élèves qui veulent en découdre. Ce dernier est mis en protection au sein des locaux.
Ayant peur que de nouvelles altercations surviennent, une dizaine de personnels décide d’assurer la sécurité aux abords du collège. La majorité des élèves encore présents montent alors dans les bus de manière sereine. Les forces de l’ordre reviennent alors progressivement et font état de la situation aux abords du collège et dans le centre-ville de Rosny-sur-Seine, où l’on apprend que les altercations se poursuivent. Les agressions filmées et diffusées sur les réseaux sociaux ne se déroulent donc pas dans ou aux abords du collège ni en présence d’un quelconque membre du personnel. Nous les condamnons fermement et nous apportons un soutien inconditionnel aux élèves blessés ainsi qu’à leurs familles et également à l’ensemble des jeunes choqués par ces incidents et victimes de la situation.
Ces événements résultent de plusieurs mois voire années de tensions accumulées au sein du collège. Ces dernières sont dues à un manque de moyens humains et matériels et des effectifs à 30 élèves par classe, le tout dans un contexte socio-économique défavorisé auquel s’ajoutent un absentéisme et des violences verbales et physiques croissantes. Dans ce cadre difficile, les personnels peinent à mener à bien les projets entrepris en classe et dans l’établissement en faveur de la réussite des élèves et d’une plus grande ouverture à l’autre et au monde.
Le mardi, l’ensemble des personnels et quelques représentants des parents d’élèves se sont réunis en assemblée générale en début de matinée et a échangé au sujet de la situation déjà abordée à plusieurs reprises depuis le mois de janvier, entre autres avec le DAASEN (Directeur Adjoint Académique des Services de l’Éducation Nationale). Les personnels se sont ensuite rassemblés au réfectoire pour pouvoir échanger avec M. Rogie (DAASEN) et M.Perillat (Conseiller Technique Établissement Vie Scolaire) qui se sont déplacés suite à ces évènements d’ampleur inédite, accompagnés par Mme Moussaoui (principale) et M. Pezet (principal-adjoint).
Lors de cette réunion de crise, les personnels de l’ensemble des services ainsi que les représentants présents ont pu exprimer leurs inquiétudes et soumettre leurs demandes pour une reprise des cours apaisée, cadrée et rapide. Les échanges ont duré presque quatre heures.
L’ensemble des personnels se sont accordés à dire que nous ne pourrions reprendre les cours sereinement qu’en accueillant les élèves en demi-jauge et uniquement après avoir identifié les élèves initiateurs de ces incidents graves. Un bon nombre des élèves initiateurs ont déjà été placés en mesure conservatoire mais le DAASEN a refusé l’accueil en demi-jauge. Nous considérons cette décision inadaptée à la situation de tension qui règne dans la communauté éducative et qui impacte les élèves, les familles et les personnels.
C’est pourquoi nous avons décidé, ce mercredi 10 juin, de poursuivre nos actions afin d’obtenir satisfaction. Notre premier objectif est alors d’assurer une communication claire et détaillée à destination des familles qui, nous en sommes conscients, font face à un manque d’informations et une certaine incompréhension. Nous souhaitons également une demande d’audience avec le DASEN, principalement pour faire entendre nos revendications.
L’équipe s’accorde sur les revendications suivantes :
a. Reprise des cours en demi-jauge jusqu’à la fin de l’année
b. Nomination définitive de deux CPE à temps plein
c. Renfort pérenne d’AED
d. Nomination d’un Assistant Pédagogique à temps plein
e. Passage du collège en REP
f. Inclusion à la Cité Éducative du Mantois
La mobilisation ne prendra fin que lorsque nos revendications auront été entendues et que des mesures à la hauteur des problématiques de notre établissement auront été effectivement mises en place pour la sécurité, le bien-être et la réussite de nos élèves avant tout.
Les personnels et les familles du Collège Sully
“Ce jeudi, une opération « collège mort » y avait été organisée, empêchant les cours de se tenir. Cette opération faisait suite à une série d’incidents violents survenus lundi. Dans la journée, des bagarres avaient éclaté d’abord dans la cour de récréation avant de se terminer dans la rue. La police avait été obligée d’intervenir et des témoins avaient même parlé de « lynchages » entre collégiens.
Pour répondre à l’inquiétude des quelque 40 professeurs et des parents d’élèves, des responsables de la direction académique des Yvelines se sont rendus sur place ce jeudi et ont annoncé, dans la soirée, plusieurs mesures.”
Rendez-vous le 10 juin pour une mobilisation massive !
Préparons-nous dans chaque établissement à une grève dure et unitaire !
En juin, nous ne pouvons pas perdre ce combat !
Publié le 30 avril 2026
« La grève », tel est le thème du dossier de ce numéro. Un sujet évident pour le syndicalisme qui se dit « de luttes ». Certes, mais la réalité est plus complexe. « Grève générale ! », le slogan est connu, souvent entendu, peut mis en pratique ; il fait partie de l’imaginaire syndical collectif nous dit Gérard Gourguechon, tandis que Nicolas Bouchouicha retrace les origines de cette stratégie révolutionnaire. A propos d’histoire et de grèves, nous ne pouvions occulter le rôle de « la revue qui n’a pas observé le mouvement ouvrier mais qui l’a vécu » : des extraits d’articles sur la grève des mineurs de 1963 paru dans La Révolution prolétarienne en témoignent.
D’autres moments grévistes sont évoqués : la grève contre la guerre coloniale du Rif en 1925, par Alain Ruscio ; celle du Parisien libéré (1975-1977), décrite comme une expérience marquante de la solidarité ouvrière par Rosa Feinte ; la grève de 1989 aux Impôts et aux Finances, « une belle grève » nous dit Gérard Gourguechon ; Rémi Azemar explique la pluralité de la grève de novembre-décembre 1995, « des grèves » en réalité ; Aurélien Boudon et Julie Le Mazier reviennent sur la grève étudiante qui a permis le mouvement interprofessionnel de 2006, connu comme la victoire contre le Contrat première embauche (CPE).
Julie Ferrua et Murielle Guilbert racontent la grève féministe. « Appliquons la grève aux armées », disent les paroles de L’internationale ; pas si simple mais pas impossible, explique Patrick Silbesterin. Anouk Colombani décrit les spécificités du recours à la grève dans le secteur professionnel de la culture, tandis que Francis et Julien, à partir de Belfort, illustrent comment la grève dans une entreprise peut devenir un mouvement social territorial. Enfin, Chloé Lebas questionne : l’ubérisation offre-t-elle de nouvelles perspectives à la grève ?
La dimension internationale est bien entendu présente : Sara Sellami nous parle des mobilisations ouvrières sous la dictature religieuse iranienne ; la remise en cause mondiale du droit de grève est documentée par José Álvarez Díaz, ainsi que par l’indice 2025 des droits dans le monde, publié par la Confédération syndicale internationale, dont Christian Mahieux a sélectionné des extraits. Ce dernier, en s’appuyant sur l’exemple du secteur ferroviaire, raconte comment le droit de grève est sans cesse attaqué par le patronat et ses alliés.
Hors dossier mais en pleine actualité, Simon Duteil propose des pistes quant à ce que peuvent les syndicalistes face à l’extrême droite. Des animateurs de SUD Industrie réfléchissent aux sources des conflits dans l’organisation syndicale et à leurs résolutions possibles. Gérard Vaysse tisse le lien entre Le droit à la paresse de Paul Lafargue, écrit en 1880, et nous, en 2026. Enfin, quatre livres sont présentés, car « nos camarades écrivent ».
Un numéro qui, comme les précédents, est majoritairement écrit par des syndicalistes – de l’Union syndicale Solidaires bien sûr, mais pas seulement : de la CGT pour cette livraison – et enrichi de contributions d’animateurs et animatrices de mouvements sociaux, d’historien‧nes, de sociologues.
L’émission commence à 5:24
Avec Anissa (SUD Santé Sociaux), Aude (SUD Education), Halima (SUD Santé Sociaux), Marie (secrétaire nationale de Solidaires) et Violette (Solidaires Paris) nous avons discuté de la grève féministe, des métiers féminisés, de précarité, d’intersectionnalité, de l’offensive de l’extrême droite contre nos droits, nos vies !
Emission diffusé en live sur notre chaîne Twitch le 3 mars 2026
À l’origine de cette grève, il y a la dégradation des conditions de travail des collègues AESH après le départ d’une de leurs collègues en janvier, alors que la situation de cette école, sur laquelle l’équipe précédente avait déjà alerté l’administration, était critique du point de vue du taux d’accompagnement des élèves à besoins particuliers.
En effet, en plus d’accompagner les élèves en situation de handicap pour lesquels elles ont une notification, il leur était demandé d’accompagner d’autres élèves avec notification MDPH en attente d’AESH, réduisant de fait le nombre d’heures pour les
autres élèves, et augmentant l’épuisement des collègues.
Elles débutent alors une grève illimitée le lundi 2 février 2026, et, grâce à leur détermination exemplaire, et malgré les diverses pressions qu’elles ont subies, un rapport de force s’installe. Le 12ème jour, un représentant de la direction académique
annonce le recrutement d’une nouvelle AESH à partir de lundi 16 février lors d’une réunion d’urgence.
Cette grève confirme :
Pour arracher de plus amples victoires, il faut multiplier partout ces grèves locales, et construire un mouvement large, à la base, étendu à toutes les catégories de personnel, dans la durée, et surtout, jusqu’à la victoire !
Limay, le 19 février 2026