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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Agenda militant La Poste Services publics

Lundi 28 septembre : mobilisation contre la fermeture du bureau de poste de Gassicourt

La fermeture du bureau de Poste de Gassicourt est prévue pour le 1er octobre, la municipalité de Mantes la Jolie l’ayant acté… Le collectif Sauvons la Poste de Gassicourt organise une action lors du conseil municipal du lundi 28 septembre. RDV à 18h30. C’est un peu le dernier moment pour protester. Un maximum de personne serait souhaitable pour s’y opposer.

471 bureaux de poste ferment en 2026… Pas possible de laisser faire !

24/09/2026

La mise en place des CSE à La Poste nous a permis, à cause des impacts sur les personnels de la branche réseau, d‘obtenir une liste des bureaux de poste qui vont fermer sur 2026. Une étape de plus dans la déconnexion de La Poste par rapport aux besoins de la population. On dénombre ainsi 471 bureaux de poste de plein exercice qui vont „évoluer“ vers une agence postale communale ou un relais poste commerçant. la carte ici A peine une dizaine d‘opérations seront possibles dans ces ersatz, rien de bancaire en tous cas à part du cash e n dépannage. Le CSE de la région SUD -EST vient d‘ailleurs de voter une expertise sur les impacts en termes d’emploi de la fermeture de 147 bureaux.

Un spirale aux conséquences funestes

En 20 ans (2005 – 2025), La Poste a fermé 6881 bureaux de poste, soit une moyenne de 344 par an. Fermer un établissement est une occasion pour La Poste de se débarrasser d‘une charge d‘environ 50 K€/an (sur la base d‘un agent seul avec ses locaux et son matériel) transférée au budget de l‘État pour payer les agences postales communales (102 M€ / an en 2025) et les Relais Poste Commerçant (8 M€/an). C‘est en effet une niche fiscale qui exonère La Poste de 90% de la taxe d‘habitation de ses locaux, allouée à l‘origine pour l‘entretien du réseau de bureaux de poste. Le fonds a été détourné pour dédommager les APC et RPC. Pour La Poste c‘est tout bénef avec une économie moyenne de 17 M€/an en liquidant ses bureaux de Poste tout en refilant la charge à la dépense publique. Peu d‘élu·es locaux sont au courant de cette entourloupe puisqu‘il n‘y a pas d‘impact direct sur les impôts de la commune. Les inconvénients divers, en particulier l‘allongement des trajets, les difficultés des clientèles défavorisées, des TPE et PME locales pour accéder aux services postaux ne rentrent jamais dans le logiciel de La Poste qui se base sur la surface financièrede la clientèle de la Banque Postale pour faire tomber le couperet.Pour SUD PTT cette situation altère profondément le sens d‘une mission de service public très importante en termes d‘aménagement de territoire et de maintien de liens alliant égalité de traitement et confiance. Il y a des attentes fortes sur l‘évolution des services publics et cela pèse au moment du passage devant les urnes. L‘altération des services publics est d‘ailleurs l‘une des origines du basculement vers le vote extrême droite induit par les sentiments d‘abandon et d‘injustice qui frappent les zones rurales comme les quartiers populaires.

Réallouer les moyens, reprendre la main sur les décisions

Affichant un bénéfice d‘1,2 Md€ pour 2025 l‘entreprise à capitaux 100% publics refuse de redistribuer ces profits équitablement dans les termes du cahier des charges abrogé en 2010 lors du passage en SA qui répartissait les gains de productivité entre les investissements futurs, l‘amélioration de la qualité de service et de l‘offre et l’amélioration de s rémunérations et des conditions de travail du personnel.Le sujet de la démocratisation des prises de décision sur les services publics prend ici toute son importance. La loi postale exclut toute participation de la société civile (syndicats de travailleurs, de professionnels, associations d‘usagers) dans la prise de décision et surtout renvoie les arbitrages au seul maire des communes. Les directions de la Banque Postale et du réseau gardent la main en toute opacité sur la présence postale avec la complicité acquise depuis de nombreuses années du bureau de l‘Association des Maires de France qui valide le contrat de présence postale territoriale. Pour SUD PTT, l‘avenir des services publics est un sujet trop sérieux pour laisser la bride sur le cou au gouvernement. Il faut dimensionner l‘offre en partant des besoins, c‘est le B-A BA du service public.

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antifascisme Luttes féministes

Contre les coupes budgétaires et l’extrême droite : défendons le droit à l’IVG et nos droits reproductifs !

Alors qu’il y a deux ans le gouvernement se félicitait de l’avancée historique de l’inscription dans la Constitution de « la liberté d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse », la réalité du terrain est tout autre. Partout sur le territoire, les structures du Planning Familial et les Centres de Contraception et d’IVG (CIVG) sont étranglés financièrement.

Les antennes du Planning Familial subissent des attaques répétées : suppression des subventions par la mairie RN à Carpentras, coupes de 160 000 euros par l’ARS en Nouvelle-Aquitaine (retirées suite à la mobilisation) ou fermetures de structures en Drôme et en Aveyron. Face à ces coupes budgétaires, c’est l’accès à la santé sexuelle et reproductive qui recule. En 20 ans, ce sont également 40 % des maternités de proximité qui ont fermé en France et, avec elles, des lieux essentiels pour être accompagnée durant sa grossesse, pour son accouchement, ou lors d’une interruption spontanée ou volontaire de grossesse.

Ce démantèlement fait directement écho au contexte international. Aux États-Unis, en Pologne ou en Italie, la montée de l’extrême droite et des « anti-choix » détruit les droits des femmes et des minorités de genre et criminalise les personnels de santé qui pratiquent des interruptions volontaires de grossesse. 

En France, l’absence de moyens transforme le droit constitutionnel en coquille vide : la baisse des capacités des hôpitaux impose une hausse massive des IVG médicamenteuses (79 % en 2023) par défaut d’accès à la méthode instrumentale. Pour Solidaires, le choix de la méthode doit appartenir à la personne concernée, pas aux restrictions budgétaires.

Pire encore, la réalité du monde du travail et de la Fonction publique continue de nier les réalités du corps et des parcours de soin : l’application du jour de carence en cas d’IVG ou d’arrêt lié à la santé reproductive  et hormonale punit financièrement les personnes qui y ont recours.

L’Union syndicale Solidaires exige :

  • Une prise en charge intégrale à 100 % de l’IVG, de la PMA (ouverte à toutes et tous, incluant les personnes trans), de la contraception et des parcours de soin reproductifs.
  • Un congé rémunéré à 100 % d’au moins 3 jours, sans jour de carence ni justificatif, pour les personnes concernées et accompagnantes en cas d’IVG, d’ISG ou d’IMG, dans le privé comme dans la Fonction publique.
  • L’ouverture d’un droit à un congé hormonal et menstruel (26 jours par an, inconditionnel, rémunéré et sans jour de carence), ainsi que l’aménagement des temps et espaces de travail (pauses, sanitaires équipés, accès gratuit aux produits périodiques).
  • Le maintien et la réouverture des CIVG et maternités de proximité, avec des moyens humains et matériels dédiés pour garantir l’accès effectif au choix de la méthode.
  • L’application effective de l’éducation à la sexualité (programmes d’EVARS)  incluant l’égalité filles-garçons à tous les niveaux de la scolarité pour lutter contre le sexisme.
  • Le rétablissement intégral et immédiat de toutes les subventions supprimées par les collectivités ou les ARS, des plans de financement public, pérenne et inconditionnel pour les planning familiaux et les CIVG et l’arrêt de la précarisation des travailleuses et travailleurs du secteur. 
  • La suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG et l’application ferme de la loi contre le délit d’entrave.
  • La garantie de la production nationale de la Mifépristone pour sécuriser l’accès aux molécules face aux pressions réactionnaires. Et plus globalement un marché public du médicament. 

Derrière les arbitrages budgétaires et la carence de l’État, ce sont les corps, la santé, l’autonomie et les libertés fondamentales des femmes et des minorités de genre qui sont directement ciblés.

Solidaires refuse que nos droits soient la variable d’ajustement des politiques libérales ou les cibles des idéologies d’extrême droite.

Nous appelons à nous joindre massivement aux mobilisations partout sur le territoire autour de la journée internationale du droit à l’avortement le 28 septembre 2026, et à soutenir toutes les initiatives en défense des Planning Familiaux, des CIVG, des hôpitaux et maternité de proximité.

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Écologie Luttes logement

Dérèglement climatique : le droit au logement ne peut plus attendre !

Tribune sur les conséquences des vagues de chaleur et des incendies qui ne touchent pas tout le monde de la même manière. Pour la Plateforme Logement pour Tou·tes, ainsi qu’un ensemble d’organisations, il est temps de faire du droit à un logement protecteur une priorité sociale, écologique et démocratique : « Le logement n’est pas une marchandise comme une autre, il doit être régulé. »


Les incendies et les vagues de chaleur qui ont frappé notre pays cet été rappellent que le dérèglement climatique est déjà là. Mais ses conséquences ne touchent pas tout le monde de la même manière. Les premières victimes sont les habitant·es les plus modestes, les locataires, les travailleuses et travailleurs précaires, celles et ceux qui vivent dans des logements mal isolés, qui perdent leur toit après une catastrophe, un accident de la vie, une expulsion, ainsi que les personnes sans-abri.

Nous savons désormais qu’une passoire thermique est non seulement un frigo l’hiver, mais aussi une bouilloire l’été, et qu’elle menace les personnes vulnérables, enfants, personnes âgées, malades ou porteuses d’un handicap… C’est dans ce contexte qu’un projet de loi sur le logement présenté par le gouvernement et discuté au Sénat les 7 et 8 juillet 2026, en urgence et en première lecture, a reporté de 3 à 6 ans l’obligation de réaliser des travaux dans les passoires thermiques F, G, et G+, et a ouvert la voie à des dérogations massives.

Début juillet, le gouvernement a décidé de limiter les aides aux propriétaires occupants de passoires qui ne peuvent financer des travaux d’ampleur. De plus, pour la deuxième fois en un an, il vient de modifier à la baisse les critères de calcul du DPE, faisant sortir 400 000 logements locatifs privés du statut de passoire thermique… Là encore, il condamne les plus modestes à subir la crise climatique, à payer des factures d’énergie toujours plus élevées, afin de protéger M. Vautour.

Alors qu’il faudrait accélérer la rénovation thermique des logements, en intégrant des mesures de rafraichissement et de protection contre les canicules, le gouvernement et la droite sénatoriale préfèrent repousser l’adaptation et soutenir la rente locative. Ce projet de loi et ces mesures gouvernementales abandonnent les locataires de bouilloires et insultent la mémoire de celles et ceux qui y ont laissé leur vie.

Beaucoup de personnes sans-abri sont aussi décédées cet été, sans que le gouvernement ne prenne la moindre mesure telle un « plan grande chaleur », ou la réquisition d’immeubles vacants. Là, pour épargner des vies ou des souffrances, des réponses immédiates étaient possibles. Au contraire, il a supprimé des places d’hébergement, laissant toujours plus de personnes affronter la canicule.

Nous faisons part de notre solidarité avec les sinistrés des incendies qui ont détruit de nombreuses habitations. Non seulement il faut reloger au plus vite celles et ceux qui sont dans la précarité et ont tout perdu, mais il faut indemniser rapidement toutes les victimes des incendies, qui ont perdu leur maison, leur récolte, leur emploi, leur entreprise…

La crise climatique impose de nouveaux choix. Il faut investir dans la rénovation thermique et les mesures de rafraîchissement des logements, renforcer les moyens de prévention et de lutte contre les incendies, développer un service public du logement et garantir à chacune et chacun un logement digne. Ces politiques doivent être financées par la taxation des profits tirés de la spéculation immobilière et par une contribution plus importante des plus grandes fortunes et des entreprises qui tirent profit de la crise.

Le logement n’est pas une marchandise comme une autre, il doit être régulé. Il est un droit fondamental et une protection contre les catastrophes climatiques, la précarité, la maladie, une protection pour la vie de famille… Renoncer à mettre en œuvre le droit au logement, c’est abandonner toujours plus de personnes à la misère, à la détresse, c’est laisser se creuser les inégalités, c’est aggraver la crise climatique. Nous refusons ce choix délétère. Il est temps de faire du droit à un logement protecteur une priorité sociale, écologique et démocratique.

Premiers signataires :

DAL

ALDA

Femmes égalité

CNL

Association APPUII

ATTAC

ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France )

AFVS – Association des familles victimes du saturnisme

Construire

Pas sans nous

CGT (Confédération)

FSU

Union Syndicale Solidaires

UNEF le syndicat étudiant

Solidaires étudiant-e-s

Confédération paysanne

Alliance écologique et sociale (AES)

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Luttes féministes

Solidaires et Egales n°50 – septembre/octobre 2026

Edito

« La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache collectivement dans la rue et sur nos lieux de vie. » Amelinha Teles (1944 – 2026, Brésil)

Bulletin Femmes Octobre 26Publish at Calameo

LA RENTRÉE EST FÉMINISTE

L’été s’en va, la colère reste.

Nous ne tournerons pas la page de ce qui s’est passé cet été. Car la crise climatique frappe d’abord les plus précaires et les femmes : santé fragilisée, risques accrus pendant la grossesse, explosion de la charge mentale et hausse des violences intrafamiliales. La justice climatique sera féministe ou ne sera pas.

La vie coûte cher, les corps s’épuisent. Ce sont toujours les mêmes qu’on précarise, qu’on souspaye, qu’on épuise sous les canicules ou sous le mépris. Ça suffit. Cette rentrée, on ne négocie pas. On s’impose. On fait du bruit. On veut la loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Tout de suite. Avec un budget conséquent et sans recul sur nos revendications ! On veut la fin du patriarcat ! On veut la transparence salariale réelle, pas des faux-semblants patronaux. On veut des seuils de température maximale au travail et l’adaptation de nos postes. On veut la fin du capitalisme ! On veut des IVG sûres et gratuites partout dans le monde. Et en octobre, on va subvertir leur « Octobre Rose » : le cancer du sein pour les travailleuses de nuit ou exposées aux toxiques, c’est une maladie professionnelle. Point.

Il a fallu dire adieu à nos aînées. D’Yvette Roudy chez nous à Gloria Steinem de l’autre côté de l’Atlantique. D’Emma Bonino en Italie à Amelinha Teles au Brésil, résistante anti-dictature et voix du féminisme populaire. D’Elaine Mokhtefi, combattante anticolonialiste, à Carmen Ponce Meléndez, Silvia Buendía, Line Bareiro, Michele Landsberg, Catherine Nzuzi wa Mbombo, Deborah Cameron, Catherine Ringer. De Kinshasa à Paris, de Rome à São Paulo, elles ont lutté pour nos droits, nos corps, nos salaires, nos libertés, nos vies. Des géantes. Au-delà des divergences politiques parfois profondes, la mémoire de leurs luttes, de leurs victoires nous oblige et nous traverse.

Alors, on scande, on débraye, on s’organise. Sur les piquets de grève, dans les bureaux, à l’hôpital, dans la rue. Car oui, on va envahir les rues. On va déranger les politiques. Car oui, on va se mobiliser plus que jamais contre l’extrême droite pour que nos droits ne nous soient pas retirés et pour en exiger de nouveaux !

La liberté, nous ne la demandons pas. Nous l’exigeons ! L’égalité, nous ne la demandons pas. Nous l’arrachons. La solidarité et l’adelphité sont nos armes !

Comme le rappelait Yvette Roudy : « L’égalité ne se donne pas, elle se conquiert par la loi et le rapport de forces. »

Pas de permission. Pas de frontière. Pas de recul. La riposte commence maintenant.

Sommaire

  • page 2 : édito
  • page 3 : climat, patriarcat, même combat
  • page 5 : Jin Jyan Azani
  • page 6 : défendons le droit à l’IVG et nos droits reproductifs
  • page 7 : nos revendications
  • page 8 : la campagne «subvertir octobre rose»
  • page 11 : déclaration de Solidaires pour une loi intégrale
  • page 14 : femmage à Yvette Roudy
  • page 15 : victoire de Solidaires RATP
  • page 16 : lectures de l’été
  • page 18 : podcast Vie syndicale
  • page 19 : pourquoi le 13 octobre n’est pas une date féministe
  • page 20 : jeu
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Agenda militant Internationalisme Palestine

Le génocide en Palestine se fabrique chez nous ! En octobre, bloquons la machine de guerre israélienne

A Gaza, depuis le soi-disant « cessez le feu » d’octobre 2025, plus de 1 300 palestiniens et palestiniennes ont été assassiné·es, portant le bilan de ce génocide à plus de 73 000 mort·es. 2,1 millions de gazaoui·es tentent de survivre sur une zone réduite d’à peine 128 km2. Ces dernières semaines, des frappes de drones ont ciblé les tentes de civil·es déplacé·es pendant la guerre, des entrepôts de matériel médical, des familles se promenant dans un des parcs les plus fréquentés… Gaza vit toujours l’enfer.

En Cisjordanie, les raids de l’armée israélienne dans les villes, les villages et les camps de réfugié·es sont incessant. Les attaques de colons armés sont quotidiennes : pillages des terres agricoles, incendies des maisons, violences contre les familles palestinienne. Ils agissent en toute impunité.

En Palestine, le droit international est bafoué depuis 1948.

Pendant longtemps, nous avons dénoncé l’inaction de la France : pas de sanctions contre le gouvernement israélien qui outrepasse le droit international, pas de politiques d’accueil des réfugié·es palestiniens et palestiniennes, pas de ruptures de liens diplomatiques et économiques avec cet état génocidaire…

Mais le gouvernement français agit. Plusieurs rapports et enquêtes menées par des journalistes d’investigation, des collectifs militants ont révélé des livraisons régulières de composant d’armement de la France vers Israël. Par ailleurs, partout sur le territoire, des liens existent entre les sociétés, les administrations françaises et des entreprises israéliennes impliquées dans la guerre et le génocide.

Sur nos lieux de travail nous pouvons agir.  Les entreprises et les administrations publiques dans lesquelles nous travaillons ont parfois des liens directs ou indirects avec l’économie israélienne, nous pouvons les faire cesser en menant des campagnes de désinvestissements avec des courriers adressés aux employeurs, des interpellations en CSE, CSA et une information auprès des salarié·es.

SUD Rail, SUD PTT et Solidaires RATP mènent des campagnes contre Amundi qui gère l’épargne salariale et a des liens avec l’entreprise d’armement Elbit system.

SUD éducation lutte pour faire remplacer dans les écoles les ordinateurs de la marque HP, qui fournit des produits et des infrastructures informatiques aux politiques de guerre et d’apartheid israélienne des écoles.

SUD Aérien a refusé de charger du matériel militaire et un co-organisé un rassemblement à l’aéroport Charles De Gaulle

Sud Santé sociaux dénonce la gestion de sa complémentaire retraite par Allianz, entreprise signalée dans le dernier rapport de Francesca Albanese consacré aux entreprises complice du régime israélien.

Dans les universités des liens existent avec des institutions académiques israéliennes complices du génocide et de la colonisation en Palestine.

L’Union syndicale Solidaires a rejoint l’appel de l’AFPS, BDS France, Stop Arming Israel et Urgence Palestine à mener une campagne large et unitaire en octobre. 

Bloquons la machine de guerre israélienne !

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Agenda militant Conditions de travail Luttes féministes

28 septembre : l’accès à l’IVG et aux droits reproductifs est une question de santé au travail et de justice sociale !

À l’approche de la Journée internationale de lutte pour le droit à l’avortement du 28 septembre, le message de l’intersyndicale est clair : l’accès à l’IVG et aux droits reproductifs est une question de santé publique, mais c’est aussi, de plein droit, un combat pour la santé au travail et la justice sociale.

Le monde du travail entretient un lien historique avec le droit des femmes à disposer de leur corps, condition essentielle à la construction d’une société fondée sur l’égalité. L’accès à l’IVG et à la contraception est fondamental dans l’accès des femmes à l’autonomie économique, au monde du travail et plus largement à la sphère publique. Avant même la loi Veil, dans les entreprises et les services publics, les travailleuses s’organisaient dans l’ombre : cagnottes clandestines, réseaux d’entraide et de solidarité pour permettre à leurs collègues d’avorter dans la dignité et la sécurité.

Aujourd’hui, le contexte international montre à quel point ces droits restent sous pression et peuvent être remis en cause. Aux États-Unis, depuis l’arrêt de Roe v. Wade, l’interdiction de l’IVG dans de nombreux États a poussé certaines entreprises à financer le déplacement de leurs salariées. Mais l’accès à un droit fondamental ne doit jamais dépendre du bon vouloir d’un employeur : ce doit être un droit garanti, inconditionnel et universel.

En Europe,la montée de l’extrême-droite s’accompagne d’une remise en cause ou de difficultés d’accès à l’IVG dans plusieurs pays. L’organisation d’une exposition anti-IVG dans les locaux même du parlement européen témoigne des attaques de plus en plus fortes de l’extrême-droite et des mouvements anti-genre. Tandis qu’il est encore totalement interdit à Malte et en Andorre.

En France, le mépris des pouvoirs publics envers les difficultés d’accès des femmes à l’IVG est flagrant. La désertification médicale, la fermeture de centres de santé sexuelle et la baisse chronique des subventions aux associations, dont le planning familial, constituent autant d’obstacles pour les femmes qui veulent accéder à l’IVG. Enfin, alors qu’un arrêt de travail spécifique sans jour de carence existe depuis 2024 pour les interruptions médicales de grossesse (IMG) et les avortements spontanés, l’accès à un arrêt sans carence pour une IVG reste bloqué à l’Assemblée nationale, où la proposition de loi dort en commission des affaires sociales depuis le 25 septembre 2025 !

Pendant ce temps, les travailleuses du privé comme les agentes de la Fonction publique continuent de subir jusqu’à trois jours de carence. Subir une perte de salaire parce qu’on a recours à une IVG est une pénalisation financière inacceptable.

L’intersyndicale CFDT, CGT, UNSA, Solidaires, FSU exige :

  • La fin immédiate des jours de carence pour IVG dans le privé comme dans la Fonction publique, par l’élargissement sans délai du dispositif existant pour les IMG et fausses couches, ainsi que la création d’un congé rémunéré.
  • La prise en compte de la santé sexuelle, hormonale, gynécologique et reproductive dans les politiques de santé au travail, avec notamment l’instauration d’un droit à congé, la prise en charge à 100 % de l’IVG, de la PMA et de l’ensemble des contraceptifs, ainsi que l’adaptation concrète des postes et conditions de travail.
  • L’application effective de l’éducation à la sexualité (EVARS) à tous les niveaux scolaires, appuyée par des personnels formés pour lutter contre le sexisme, en permettant l’appui aussi d’associations agréées et non confessionnelle dans l’enseignement public et dans l’enseignement privé.
  • Des moyens budgétaires pérennes pour le service public de santé et le tissu associatif, avec un plan de titularisation et de revalorisation des travailleuses et travailleurs du secteur, aujourd’hui épuisé·es et précarisé·es.
  • L’inscription de l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Face à la montée des idéologies réactionnaires et aux politiques d’austérité, nos 5 organisations syndicales seront pleinement mobilisées le 28 septembre pour défendre la santé, la liberté et les droits de toutes et tous, au travail comme dans la société.

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Agenda militant En grève ! Fonction publique Services publics

Face aux provocations du Premier Ministre, toutes et tous en grève le 29 septembre prochain !

Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que le PLF 2027 prévoit un nouveau gel du point d’indice pour 2027 !

Après l’annonce du gel 2026 en juillet par David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes Publics, nouvelle provocation et nouvelle marque de mépris pour les 5,5 millions d’agentes et agents publics dont les rémunérations décrochent pourtant depuis déjà longtemps.

C’est bien les pompiers qui ont risqué leurs vies lors des incendies cet été, les personnels dans les établissements scolaires qui ont acheté des ventilateurs sur leur argent personnel pour tenter de ne pas subir 35°C lorsqu’ils et elles font cours, les personnels soignant·es qui ont, elles et eux, aussi travaillé dans des conditions déplorables, une nouvelle fois…
Des belles annonces post covid pour les soignant·es aux promesses de moyens suite aux incendies de 2022, il ne reste rien.
Des applaudissements et des mercis à toutes et tous les agentes et agents publics, le gouvernement ne tire aucune conséquence pécuniaire… au contraire… les économies c’est encore et toujours sur le dos des services publics et des agentes et agents publics.

Pourtant, aucun souci à distribuer 211 milliards sans condition aux entreprises ou ne pas taxer  les riches. 

Non, la fonction publique et les agent·es publics ne sont pas responsables des déficits mais au contraire source de richesse pour la population.

Pour Solidaires, il y a urgence notamment à : 

  • aller chercher l’argent dans la fraude et l’évasion fiscale tout autant que dans la conditionnalité des aides aux entreprises
  • attribuer 85 points d’indice pour toutes et tous, revaloriser le point d’indice et l’indexer sur l’inflation
  • le rétablissement de la Garantie Individuelle pouvoir d’Achat et de l’indemnisation à 100% du congé maladie ordinaire
  • abroger le jour de carence

Solidaires Fonction Publique appelle l’ensemble des agentes et agents publics à se mettre en grève et en manifestation le 29 septembre prochain.
Pas d’économies sur nos vies. 

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(re)Penser notre syndicalisme Actu Solidaires 78 antifascisme antiracisme Idées, débats, cultures

Mardi 22 septembre, lancement des mardis antifascistes à Limay

1ère rencontre des mardis antifascistes à l’accueil syndical de Solidaires 78

Pour cette première rencontre, un moment d’éducation populaire pour comprendre ce que c’est vraiment que l’antifascisme

Rdv à partir de 17 h, ouvert à toustes, entrée libre et gratuite

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