Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
(re)Penser notre syndicalisme Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Contre les discriminations LGBTQI+ au travail

Publié le 13 mai 2024

Tu es victime de discriminations LGBTQI+ au travail ?

Etre LGBTQI+, et parfois plusieurs de ces identités/vécus en France à l’heure actuelle, c’est encore affronter des vexations et des discriminations systémiques.

Sur le lieu de travail, les employeurs ont « l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de prohiber les actes discriminatoires.». La discrimination LGBTQI+ peut prendre des formes diverses : être écarté d’un recrutement, d’un stage ou d’une formation, être sanctionné ou licencié. Elle peut aussi être constituée de mesures, ou d’un ensemble de mesures, visant à empêcher l’accès à l’embauche, la formation, à faire obstacle ou, au contraire, provoquer une mutation, à ralentir l’évolution salariale, à bloquer l’accès à une qualification, une classification ou une promotion professionnelle.

L’article L1132-3-2 du code du travail précise qu’aucune sanction, mesure de licenciement ou mesure discriminatoire ne peut être prise à l’encontre d’un-e salarié-e qui refuse « en raison de son orientation sexuelle une mutation géographique dans un Etat incriminant l’homosexualité ». –

La violence ne s’arrête jamais à la porte du travail, c’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, syndicat de lutte et de transformation sociale, lutte pour les droits des personnes LGBQI+ au travail mais aussi dans l’ensemblre de la société.

Qui contacter ?

Les représentant-es du personnel : iels peuvent vous accompagner dans vos démarches auprès des directions, des prud’hommes, ou vous donner toutes les informations nécessaires pour contacter les associations.

La section syndicale : accompagnement, soutien, les équipes syndicales locales peuvent intervenir directement auprès des directions, faire valoir les accords d’entreprise (ou simplement les rappeler !) lorsqu’ils existent, et te permettre de ne pas effectuer seul-e tes démarches. Le syndicat peut se porter partie civile aux côtés de la victime dans la procédure pénale, ou bien être intervenant volontaire dans la procédure prud’hommale.

L’Union syndicale Solidaires : 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris – solidaires.org –contact@solidaires.org pourra répondre à tes questions et t’orienter vers les des personnes référentes sur l’ensemble du territoire.

Le défenseur des droits : c’est une autorité indépendante (et non un juge) qui peut être saisie par un courrier motivé directement par la victime. S’il choisit de donner suite à la saisine, il dispose de pouvoirs d’enquête et d’audition, de vérification dans les locaux.

Les associations : outre SOS homophobie qui agit au niveau national, Justice LGBT https://www.justice-lgbt.com/ ; Le RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agression et de Discrimination) : https://ravad.org/ ; il existe des associations LGBT (Lesbiennes – Gays – Bi – Trans) dans certains secteurs professionnels.

Tu veux témoigner d’une discrimination ?

Les témoins de ces agissements discriminatoires sont protégé-es contre toute sanction, licenciement ou toute mesure discriminatoire, s’iels les attestent dans une procédure ou s’iels les relatent.

Pour connaître nos revendications

https://solidaires.org/se-syndiquer/nos-positions/#agir-contre-les-lgbtiphobies

Catégories
Internationalisme

Solidaires et internationalistes

La carte des membres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (RSISL)

Créé en mars 2013, sur la base des orientations et pratiques syndicales communes des unions syndicales Solidaires en France, de la CGT en Espagne et de la CSP-Conlutas au Brésil, le RSISL (Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes) est né de la nécessité d’unifier les travailleurs et les luttes populaires et sociales contre les attaques des gouvernements et des patrons du monde entier.

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/brochures/international/carte-du-reseau-syndical-international-de-solidarite-et-de-luttes/

Le Réseau organisera sa première conférence internationale Asie-Pacifique en 2026 Asie du Sud

https://laboursolidarity.org/fr/n/3874/le-reseau-organisera-sa-premiere-conference-internationale-asie-pacifique-en-2026-asie-du-sud

Récemment.

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient la lutte des grévistes de Tornel à Mexico – 12 mai 2026  

https://laboursolidarity.org/fr/n/3867/le-reseau-syndical-international-de-solidarite-et-de-luttes-soutient-la-lutte-des-grevistes-de-tornel-a-mexico

Solidarité avec le mouvement social ukrainien, contre l’offensive réactionnaire du gouvernement et du parlement – 15 mai 2026

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/internationales/solidarite-avec-le-mouvement-social-ukrainien-contre-loffensive-reactionnaire-du-gouvernement-et-du-parlement/

Pour plus…

https://laboursolidarity.org/fr/

Catégories
antifascisme antimilitarisme Histoire

Non au « Régiment immortel » à Paris : contre l’instrumentalisation guerrière de la mémoire

Publié le 15 mai 2026

L’Union syndicale Solidaires condamne la tenue, le 8 mai 2026 à Paris, de la manifestation dite du « Régiment immortel », notamment son passage au cimetière du Père Lachaise, haut lieu de mémoire des combats populaires, ouvriers, antifascistes et révolutionnaires.

Sous couvert d’hommage aux victimes et combattant·es de la Seconde Guerre mondiale, le « Régiment immortel » est devenu depuis plusieurs années un outil de propagande du régime de Vladimir Poutine. Cette initiative, née à l’origine d’une volonté mémorielle populaire, a été récupérée par le pouvoir russe pour servir son projet nationaliste, militariste et impérialiste. Dans le contexte de la guerre d’agression menée contre l’Ukraine depuis 2022, ces manifestations participent à l’instrumentalisation de l’histoire au service de la guerre, à la glorification de l’État russe et à la militarisation des esprits et des sociétés.

Le 8 mai ne peut être détourné pour légitimer aujourd’hui une politique impérialiste, autoritaire et criminelle. Faire défiler cette manifestation au Père Lachaise constitue une provocation politique supplémentaire dans un lieu marqué par l’histoire des luttes émancipatrices et de l’internationalisme.

Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, l’Union syndicale Solidaires affirme sa solidarité avec le peuple ukrainien et son droit à résister. Nous soutenons les formes de résistance civiles, sociales, syndicales et armées face à l’agression russe. Nous réaffirmons également notre soutien aux organisations syndicales et aux militant·es ukrainien·nes qui luttent sur un double front : contre l’occupation, les bombardements, les déportations et les processus génocidaires menés par l’armée russe ; mais aussi contre les politiques antisociales et libérales du gouvernement de Volodymyr Zelensky.

Notre solidarité internationale ne saurait être à géométrie variable. L’Union syndicale Solidaires combat le campisme sous toutes ses formes. Nous défendons une position indépendante des puissances, fondée sur la solidarité entre les peuples, les travailleurs et travailleuses et les mouvements d’émancipation.

Face aux nationalismes, aux impérialismes et aux propagandes guerrières, nous continuerons à porter une voix internationaliste et antifasciste.

Catégories
Internationalisme

Solidarité avec le mouvement social ukrainien, contre l’offensive réactionnaire du gouvernement et du Parlement

Publié le 15 mai 2026

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien plein et entier au mouvement social ukrainien mobilisé contre le nouveau Code civil adopté en première lecture par la Verkhovna Rada le 28 avril 2026.

En ce mois de mai 2026, une vague de manifestations traverse l’Ukraine. À Kyiv, Odessa, Lviv, Dnipro et dans de nombreuses autres villes, des rassemblements réunissent syndicalistes, étudiant·es, féministes, militant·es LGBTQIA+ et défenseur·ses des droits sociaux pour dénoncer un texte porteur de graves reculs démocratiques et sociaux.

Alors que la population ukrainienne subit depuis des années la guerre menée par le régime russe, nous refusons que cette situation serve de prétexte à des attaques contre les droits sociaux et les libertés. Derrière le discours de « modernisation », ce nouveau Code civil ouvre la voie à une aggravation des politiques néolibérales et réactionnaires déjà imposées à la société et au monde du travail ukrainien.

Les organisations mobilisées dénoncent notamment des dispositions qui renforcent les logiques de privatisation et de marchandisation des biens publics, fragilisent le rôle social de l’État et menacent les protections collectives. Elles alertent également sur les atteintes aux droits LGBTQIA+, avec le maintien d’une définition exclusivement hétérosexuelle de la famille et des formulations conservatrices autour de la « moralité » susceptibles de légitimer discriminations et violences.

Ces attaques s’inscrivent dans une offensive plus large contre les droits sociaux et syndicaux, déjà durement touchés par les réformes antisociales menées ces dernières années. Nous affirmons qu’il ne peut y avoir de reconstruction démocratique de l’Ukraine sans droits pour les travailleuses et travailleurs, sans libertés syndicales, sans égalité des droits.

L’Union syndicale Solidaires adresse sa solidarité à l’ensemble des organisations du mouvement social ukrainien qui, malgré la guerre, continuent de défendre les droits sociaux, les libertés démocratiques et l’égalité. Leur combat est aussi le nôtre. Face aux offensives réactionnaires et néolibérales, la solidarité internationale des travailleuses et des travailleurs est indispensable. L’Union syndicale Solidaires restera aux côtés du mouvement social ukrainien.

  • Paris le 15 mai 2026
Catégories
(re)Penser notre syndicalisme Agenda militant Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

17 mai 2026, au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTQIA+phobies !

Publié le 15 mai 2026

En 2026, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont plus que jamais menacés par une offensive réactionnaire à l’échelle mondiale. Les attaques se multiplient : agressions physiques de personnes LGBTQIA+, harcèlement des militant·es, interdictions et tentatives d’interdictions de Marches des Fiertés par des municipalités basculant à l’extrême droite ou dirigées par des partis conservateurs.

En France, l’offensive institutionnelle se durcit avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, permise par une alliance de fait entre le gouvernement, la droite et l’extrême droite. Cette loi est une attaque directe contre les personnes trans et étrangères, organisant la précarité et le fichage administratif. Parallèlement, le choix pressenti de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits nous inquiète fortement : comment confier la défense de nos libertés, la lutte contre les discriminations, à un homme qui a systématiquement combattu le mariage pour toustes et l’inscription de l’IVG dans la Constitution ?

Une internationale réactionnaire aux visages multiples

Au niveau international, la violence est attisée par des pouvoirs autoritaires, réactionnaires et conservateurs. Depuis 2025, l’administration Trump démantèle méthodiquement les protections contre les discriminations et exclut les personnes trans de la vie publique. Au Sénégal, un nouveau cap dans la répression a été franchi en mars 2026 avec le doublement des peines pour homosexualité.

En Europe, malgré la mobilisation historique de 1,2 million de citoyen·nes, la Commission européenne a manqué une occasion majeure en refusant d’interdire strictement les « thérapies » de conversion. Solidaires dénonce ce renoncement et continuera de lutter pour l’interdiction de ces pratiques barbares qui renvoient les orientations sexuelles non hétéronormées au rang de maladies.

Toujours plus de LGBTQIA+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTQIA+phobie au travail ne régresse pas. Elle est le fait de collègues (63 %) ou de supérieurs (49 %) et se manifeste par du harcèlement, du rejet (53 %) et des insultes (49 %). Dès l’embauche, où l’apparence physique sert encore de prétexte à l’exclusion, et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es et isolé·es.

L’étude IFOP/L’Autre Cercle rappelle que 37 % des personnes trans ont subi une agression sur leur lieu de travail. Ces violences génèrent une souffrance extrême : 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Pour Solidaires, voir son identité respectée est un droit fondamental lié à la dignité humaine. L’inaction des employeurs face à ces climats délétères est une faute.

Santé, école, justice : les violences institutionnelles persistent

La destruction des services publics, notamment de santé, frappe de plein fouet les plus précaires. Nous soutenons les luttes des salarié·es de la santé communautaire, comme à AIDeS ou encore la CASE de Santé à Toulouse, qui font face à des restructurations budgétaires menaçant l’accès aux soins. À l’école, les attaques contre l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) par des mouvements réactionnaires créent un climat de terreur pour les élèves trans et non binaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTQIA+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Solidaires revendique

Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses. Il est urgent d’imposer :

  • Des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur la lutte contre les LGBTQIA+phobies.
  • Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage.
  • La formation obligatoire des directions et des salarié·es pour déconstruire les stéréotypes de genre.
  • Des mesures concrètes de protection des victimes (frais d’avocats, enquêtes types).
Pour les droits LGBTQIA+, marchons partout ! Les mois de mai et juin sont ceux des fiertés. Face à la montée de l’extrême droite et des conservateurs, face aux politiques migratoires racistes qui mettent en danger les exilé·es LGBTQIA+, mobilisons-nous !
Solidaires appelle à participer massivement aux Marches des Fiertés pour porter haut nos revendications.

Listes (non exhaustive) des Prides 2026

  • 31 janvier : Molines-en-Queyras
  • 28 mars : Bourg-en-Bresse
  • 9 mai : Agen, Libourne
  • 16 mai : Besançon, Blois, La Roche-sur-Yon, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Paul-les-Dax, Valence, Vannes
  • 23 mai : Bourgoin-Jallieu, Reims, Poitiers
  • 30 mai : Alençon, Angers, Avignon, Belfort, Bordeaux, L’Arbresle, Laval, Lille, Narbonne, Niort, Orléans, Rodez, Saint-Nazaire, Tarbes, Vernon
  • 6 juin : Angoulême, Arles, Aix-en-Provence, Béziers, Bourges, Calais, Chartres, Douai, Douarnenez, Fougères, La Ciotat, La Rochelle, Mulhouse, Nancy, Roubaix, Saint-Gaudens, Saint-Quentin (02), Thionville, Toulouse, Tours, Troyes – Pride des banlieues, ville à préciser
  • 13 juin : Alès, Arras, Auxerre, Biarritz, Caen, Compiègne, Dijon, Montauban, Nantes, Nevers, Périgueux, Perpignan, Saint-Brieuc, Saintes, Toulon, Villefranche/Saône
  • 20 juin : Brest, Grenoble, Guéret, Montpellier, Rennes, Rouen, Saint-Martin-en-Haut, Strasbourg, Vesoul
  • 27 juin : Amiens, Carcassonne, Lisieux, Lorient, Lyon, Nîmes, Paris, Tourcoing
  • 4 juillet : Cluny, Le Mans, Marseille, Quimper, Roanne
  • 11 juillet : Lyon
  • 18 juillet : Annecy
  • 25 juillet : Chenevelles
  • 26 juillet : Pontrieux
  • 12 septembre : Clisson
  • 10 octobre : Chambéry

Initialement prévue le 30 mai, la Marche des Fiertés de Tinqueux est annulée en raison de la dissolution de l’association Couleur Champenoise, qui portait l’organisation et la coordination de cet événement sur le territoire Marnais.

A Lyon, une deuxième marche est organisée au mois de juillet par de nombreuses associations membres du Centre LGBTI+ Lyon en raison d’importantes divergences avec le Collectif Fierté Lyon qui organise depuis plusieurs années la manifestation. Constituées en inter-organisation, ces associations veulent « repenser le fonctionnement démocratique, renforcer les décisions collectives et répondre à des attentes complémentaires ». Leur objectif est de construire une mobilisation qui rassemble associations et collectifs, commerçant-es et artisan-es, acteurs du monde de la nuit, syndicats et partis souhaitant soutenir la marche, pour « renforcer ensemble la visibilité, le soutien et la défense des droits LGBTI+ ».

Cette année, Villefranche/Saône organise sa première pride caladoise, portée par Arc-en-Calade, collectif queer féministe, anticapitaliste et décolonial du beaujolais avec le soutien de l’UL Solidaires Villefranche Beaujolais. Le mot d’ordre : faire exister et rendre visible la résistance queer par un espace de fête, de création, de mémoire et de lutte.

Catégories
(re)Penser notre syndicalisme antiracisme Podcast Vidéo

Le Mégaphone revient ! RDV sur la chaîne Twitch de l’Union mardi 19 mai à partir de 19h pour discuter du racisme au travail

19 mai 2026 de 19:00 à 21:00

LE MÉGAPHONE REVIENT

On se retrouve avec Aziz Oguz, Nathalie Tehio et Tayeb Khouira pour parler de la tribune sortie la semaine dernière, sur le racisme, la suspicion permanente, les paroles qui se libèrent… et surtout l’égalité & la dignité.
Parce qu’on refuse que ces violences deviennent la norme.

RDV :

  • Mardi 19 mai 2026
  • dès 19h
  • sur Twitch : syndicatsolidaires

Venez écouter, débattre, réagir

Catégories
Commerce Conditions de travail

Mise en cause de l’Etat de droit au service de la dégradation des acquis sociaux – Retour sur l’ouverture des commerces le 1er mai 2026

Publié le 15 mai 2026

Communiqué commun CGT, FSU, LDH et Union syndicale Solidaires

Par un communiqué du 21 avril 2026, le Premier ministre a annoncé un nouveau projet de loi pour remettre en cause le jour chômé du premier mai à compter de 2027, en dépit de la motion préalable de rejet sur le précédent texte.

Ce même communiqué précisait que pour le 1er mai 2026, les services de l’Etat recevraient des instructions pour que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes puissent ouvrir « sans souffrir d’aucune conséquence », cela en méconnaissance d’une loi au demeurant d’ordre public.

Face à son échec pour modifier la loi, le gouvernement a créé de toute pièce un flou juridique en réalité inexistant. Plus encore, il s’est assis sur un principe fondamental du droit du travail que constitue l’indépendance de l’inspection du travail, consacré par de la convention 81 de l’OIT. Ce principe interdit notamment à l’exécutif de demander aux inspecteurs du travail d’exercer dans un sens déterminé, leur mission de contrôle de l’application de la législation du travail.

Sur le recours formé par plusieurs syndicats de travailleurs devant le Conseil d’Etat, le Premier ministre a rétropédalé, supprimé son communiqué et invité le Conseil d’Etat à constater qu’il n’y avait plus lieu de se prononcer. La décision rendue sur ce recours, qui condamne le Premier ministre au versement d’une somme de 4000 euros au bénéfice des requérants, constate et regrette la confusion persistant dans le public du fait de la communication gouvernementale.

La veille du 1er mai, le gouvernement a réitéré ses « engagements » vis-à-vis des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes, en totale contradiction avec les propos qu’il venait de tenir devant le Conseil d’Etat. Le 1er mai, le Premier ministre revendiquait l’ouverture des boulangeries.

Nos organisations condamnent cette stratégie de destruction des acquis sociaux qui consiste à encourager les employeurs à méconnaître la loi en se fondant sur des fausses incertitudes juridiques.

Elles fustigent le double discours adopté par le gouvernement lors de cette séquence et le mépris affiché pour l’indépendance des inspecteurs du travail.

Elles déplorent qu’un Premier ministre puisse appeler à ne pas tenir compte des lois en vigueur et constatent, avec gravité, une nouvelle attaque à l’Etat de droit émanant de ceux-là même qui doivent faire appliquer la loi.

Signataires : Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Union syndicale Solidaires

Catégories
antifascisme

Tribune : Nous ne laisserons pas le maire d’extrême droite de Carcassonne s’attaquer à nos libertés syndicales et associatives

Publié le 13 mai 2026

Julie Ferrua et Murielle Guilbert, co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires, sont signataires de la Tribune “Nous ne laisserons pas le maire d’extrême droite s’attaquer à nos libertés syndicales et associatives”.
Dans cette tribune, parue dans le journal l’Indépendant, les secrétaires générales et généraux des syndicats CFDT, CGT, Solidaires, FSU, UNSA ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme, demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, “de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des droits de l’homme”.

Lors du conseil municipal du 30 avril dernier, le nouveau Maire de Carcassonne a annoncé vouloir mettre fin à la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales qui avaient participé la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes de Carcassonne (Nous Carcassonne).

Cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses.

En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition, exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition.

Le message, à un an des élections présidentielles est tout aussi limpide, la Mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants.

D’ailleurs, le maire de Perpignan, et premier vice-président du Rassemblement national (RN), l’a confirmé lors du meeting du RN ce 1er mai à Mâcon en promettant aux 5000 sympathisants réunis « Ce que nous avons commencé [à l’échelon municipal], nous sommes prêts à le faire au plus haut niveau de l’État ».

Dans un contexte d’accroissement des inégalités sociales, nos organisations syndicales et associatives sont les remparts indispensables pour la défense des droits de toutes et tous, dont les droits des travailleurs et travailleuses, des précaires, des privés d’emplois et des retraités.

Affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter.

Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne.

Nous demandons solennellement à Monsieur le Maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l’Homme.


Signataires :

Marylise LÉON, Secrétaire générale de la CFDT

Sophie BINET, Secrétaire générale de la CGT

Laurent ESCURE, Secrétaire général de l’UNSA

Julie FERRUA et Murielle GUILBERT, Co-déléguées générales de Solidaires

Caroline CHEVÉ, Secrétaire générale de la FSU

Nathalie Téhio, Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme

Catégories
Agriculture anti-validisme Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Précarité

Pétition pour un statut des AESH

Publié le 12 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

La précarité n’a que trop duré et seul un statut permettra d’avancer vers une véritable amélioration des conditions de nos collègues Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap. Alors que les négociations avec le gouvernement vont enfin commencer (20 mai prochain) pour la mise en place d’un statut pour les AESH, l’Intersyndicale (CDFT EFRP, FO EA, SEA UNSA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et SNETAP-FSU) vous propose d’appuyer les collègues qui y participeront en envoyant massivement une carte postale signée à Madame La Ministre de l’Agriculture pour réclamer ce statut.

Pour signer en ligne cette carte pétition, nous vous proposons d’utiliser l’outil suivant : https://intersyndicale.fr/carte-postale/ qui fonctionne comme une pétition et qui crée une carte postale en ligne pour réclamer un statut pour les AESH. Ces cartes générées seront imprimées et envoyées par l’Intersyndicale à Madame la Ministre de l’Agriculture tous les 15 jours. Elles seront également remises en masse lors d’un temps fort au mois de juin

Nous vous remercions pour votre soutien !

RSS
Follow by Email