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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Dimanche 28 juin – Grande journée Espagne 36 à Limay

1936-2026 : 90 ans de la Révolution espagnole

Dimanche 28 juin de 11 h à 21 h, à Limay (librairie La Nouvelle Réserve)
Entrée libre et gratuite (mais apportez un plat ou un petit quelque
chose à grignoter et à partager…)

Programme

  • 11 h Inauguration de la place Mujeres libres, rdv à la librairie pour un départ collectif
  • 12 h – Ouverture des portes, repas Auberge espagnole (chacun·e apporte quelque chose à manger et à partager)
  • 14 h – Parole libres sur 36
  • 14 h 30 – Projection du film Hommage à la Catalogne
    en présence du réalisateur Frédéric Goldbronn
  • 16 h 30 – 1936-2026 : Table ronde mémoire(s) d’antifascisme, de révolution et d’exil…
  • 18 h – Parole libres sur 1936 (suite)
  • 18 h 30 – Chants de luttes, chorale collective
  • 19 h 30 – Apéro partagé et concert…
  • Et tout au long de la journée : expositions, stands, musique, buvette, etc.

    Librairie La Nouvelle Réserve, AFA 78, CNT, LDH, SUD Solidaires 78, Université populaire du Mantois
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Luttes féministes

Communiqué de la coalition pour une Loi Intégrale contre les VSS suite à l’intervention du Président Macron le 18 juin et appel à mobilisations

Publié le 19 juin 2026

Le Président de la République, questionné le jeudi 18 juin par Caroline Roux sur France 2, persiste à refuser toute forme de responsabilité politique dans la mort tragique de Lyhanna, renvoyant la situation à de simples dysfonctionnements, erreurs, ou manques de priorisation.

Alors que depuis 2 semaines l’indignation est immense dans toute la population, et que la loi intégrale est demandée par plus de 150 parlementaires, 320 000 personnes et 81% des Français, il refuse d’entendre les solutions portées par la société civile et les expert·es. Ces solutions permettraient pourtant de sauver concrètement des vies.

Le satisfecit auquel s’est livré le Président est contredit par les drames récents, toutes les commissions, rapports et études sur le sujet, ainsi que par les nombreux responsables politiques qui admettent un manque criant de moyens et une approche intégrale à adopter. 

La loi intégrale, présentée au Conseil d’Etat, nécessite l’accord du gouvernement pour être examinée par l’Assemblée Nationale. Face à ces atermoiements irresponsables au regard de l’urgence, la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale appelle à nouveau à se mobiliser lundi place Vendôme à Paris et devant les tribunaux partout en France.

Elle appelle également à une grande marche le samedi 4 juillet prochain à Paris et à des mobilisations partout en France, pour permettre la participation du plus grand nombre et montrer la détermination des citoyen·nes à obtenir enfin la mise à l’agenda de cette loi intégrale en septembre et des actes concrets concernant les moyens alloués à la lutte contre les violences sexuelles.”

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Conditions de travail

Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Communiqué – Canicule : le travail doit s’arrêter !

Il fait trop chaud au boulot ! en 8 questions

Quels sont les risques du travail en pleine chaleur ?

Les épisodes de canicule se multiplient. Or ils sont dangereux pour la santé au travail : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Quand une personne est exposée de manière prolongée à une chaleur excessive, elle peut développer des pathologies diverses : œdèmes, céphalées, spasmes, nausées, vomissements, et dans les cas les plus graves perte de connaissance pouvant conduire à la mort.
Au premier signe de malaise, confusion… il faut mettre la personne dans un endroit frais, la rafraîchir, et appeler le SAMU au 15 ! La personne qui fait un malaise devra déclarer un accident de travail pour bénéficier des droits attachés, surtout si le médecin fait le lien entre les conditions de travail et le malaise.

Quelle est la responsabilité de l’employeur ?

La loi prévoit que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salarié-es, en y intégrant les conditions de température. Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (art. L 4121-1 du code du travail).

Existe-t-il une température à partir de laquelle l’employeur doit agir ?

Si l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnels) considère que les effets sur la santé commencent à partir de 28 degrés pour les emplois recourant à l’activité physique et 30 degrés pour les activités sédentaires…. Le Code du travail ne prévoit pas spécifiquement des températures maximales de travail !

Toutefois, l’employeur doit prendre des mesures pratiques de prévention :
– organisation du travail pour éviter les tâches fatigantes physiquement, aménagements horaires
pour travailler plus tôt, ou moins longtemps, pauses régulières,
– mise en place de mesure de protection collective (stores, volets, ventilation, etc )
– mise à disposition gratuitement et en quantité suffisante de l’eau fraîche et potable à proximité des postes de
travail, distribution d’eau,
– mise à disposition de pièces de repli climatisées, d’abris…

Quel-les sont les salarié-es ayant une protection particulière ?

Seul-es les salarié-es de moins de 18 ans ne peuvent être affectés à des travaux les exposant à des températures extrêmes. Le Code du travail ne prévoit pas d’autres catégories de salarié-es qui pourraient bénéficier d’une protection particulière !

Que faire si la situation devient intenable ?

Contre la chaleur au travail on peut agir syndicalement ! N’hésitez pas à demander l’intervention des représentant-es syndicaux-ales pour :
– obliger l’employeur à prendre les mesures de prévention ;
– de déclencher un droit d’alerte pour situation de danger grave et imminent… cela vous permettra si rien n’est fait de faire des droits de retrait.
– demander la réunion dans l’urgence du Comité social et économique (CSE) pour acter des mesures.
– faire intervenir la médecine du travail ou de prévention ainsi que l’inspection du travail.

Puis-je arrêter de travailler ?

Le droit de retrait permet d’arrêter le travail lorsqu’un salarié rencontre une situation présentant “un danger grave et imminent” pour sa vie ou sa santé, à condition d’en informer immédiatement son employeur.
Si le Haut Conseil de la Santé Publique recommande aux salariés d’arrêter le travail dès les premiers signes de malaise, la validation d’un droit de retrait demeure à l’appréciation des Conseils de prud’hommes si l’employeur conteste le droit de retrait ou si le salarié voit sa rémunération diminuer.

Quels dispositifs peuvent être mis en œuvre par l’employeur ?

L’employeur peut demander à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) le placement de ses salariés en activité partielle (prévues par les articles L. 5122-1 et suivants et R. 5122-1 et suivants du Code du travail), les périodes de canicules entrant dans les situations prévues (“sinistre ou intempéries de caractère exceptionnel”).

Cela peut prendre la forme :
– de la réduction du temps de travail ;
– de la fermeture temporaire de tout ou partie de l’établissement, pendant laquelle les salariés sont en inactivité totale.

A compter de 50 salarié·es, l’employeur doit consulter le CSE sur le dispositif sollicité. Lorsque le CSE n’a pas pu être réuni, cet avis peut être recueilli postérieurement à la demande.

Placés par l’employeur en temps partiel, les salarié·es ne peuvent se voir imposer du télétravail sur les heures déduites. Il lui est possible par contre de placer ses salariés en télétravail pour la partie des heures à travailler.

Les salarié·es placé·es en activité partielle sont indemnisé·es à hauteur de 60% minimum de leur rémunération antérieure brute. L’employeur peut toutefois décider de majorer le taux d’indemnisation. Les heures travaillées doivent être rémunérées normalement par l’employeur et n’ouvrent pas droit au versement de l’allocation d’activité partielle. Les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation rémunérés en-dessous du SMIC perçoivent une indemnité égale à leur rémunération antérieure.

Les périodes d’activité partielle sont prises en compte pour les droits à la retraite, un trimestre est validé si le salarié a été indemnisé au titre de l’activité partielle de 220h, dans la limite de 4 trimestres par année civile.

Et pour le secteur du BTP ?

En plus des mesures de prévention d’ordre général, l’employeur du BTP doit mettre à disposition un local protégé leur permettant de récupérer dans des bonnes conditions ou à défaut d’aménager le chantier pour préserver la santé et la sécurité des salariés. Il doit aussi mettre à disposition “de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur“…

En cas de suspension du chantier si le travail devient impossible ou dangereux, les salariés peuvent être placés en chômage intempéries, après consultation du CSE.

La fiche numéro 36 : il fait trop chaud au boulot en 8 questions

Le tract : Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Ces périodes de fortes chaleurs sont la conséquence des dérèglements climatiques. Ce sont les activités des plus riches qui produisent une crise environnementale dont les plus pauvres et les plus précaires sont les premier·es à payer le prix. L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • des températures minimales et maximales de travail, selon le type d’activité et travailleurs travailleuses.
  • des autorisations d’absences sans retenues de salaire lors d’évènements climatiques violents.
  • le retour des CHSCT à taille humaine, avec des prérogatives renforcées et des moyens de fonctionnement indépendants de toutes autres instances, nécessaires à l’articulation de la protection de la santé des travailleurs·euses, déliées des CSE / CSA /CST, pour prendre en compte dans un cadre dédié la santé la sécurité et les conditions de travail. Les CHSCT doivent devenir des CHSECT Comité Hygiène Sécurité Environnement et Conditions de Travail.
  • de nouveaux droits des travailleurs et travailleuses pour peser davantage sur les orientations, y compris technologiques, concernant l’ensemble de la filière de production dans l’optique d’une meilleure prise en compte des besoins communs
  • que les salarié·es puissent reprendre le contrôle sur la reconversion des entreprises et des services publics.
  • la sobriété énergétique et l’autosuffisance des lieux de travail.
  • exiger dans les IRP des bilans carbone directs et indirects des entreprises.

Tract : Décret « chaleur intense » au travail : Le ministère du Travail laisse crever (de chaud) les salarié·es

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Morts au travail par forte chaleur, plus jamais ça !

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Retraites

Note mensuelle de l’UNIRS juin 2026

par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Au sommaire de cette note mensuelle :

  • Réunion et décisions du « G9 » le 11 juin
  • Le gouvernement cause grand âge, mais n’agit pas
  • Ehpad dans le rouge
  • Le virage domiciliaire nécessite des investissements collectifs
  • La Cour des comptes veut « réformer » la Sécu
  • Débat sur l’extrême-droite au CA de l’UNIRS
Note Unirs 142 juin 2026 1
Note Unirs 142 juin 2026 2
Note Unirs 142 juin 2026 3
Note Unirs 142 juin 2026 4

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Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Le Mégaphone S2E14 – Mois des fiertés – Se mobiliser syndicalement contre les LGBTQIA+phobies

La vidéo commence à 4:50 Julie Ferrua (co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires), Arya Meroni (membre de la rédaction du média Problématik), Charly Lebec (Sud Éducation) et Lucie Clamens (Solidaires Étudiant·es) se sont réuni·es pour parler des LGBTQIA+phobies et de nos moyens d’action pour lutter contre.

Capture d’écran 2026-06-18 172758
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Conditions de travail Répression

Mobilisation pour les conditions de travail des inspecteur-trices du travail et contre leur répression !

  • Tract unitaire (voir pièce jointe) : Un rapport accablant pour les conditions de travail au Ministère du Travail, de l’Emploi et des Solidarités
  • Contre la répression syndicale de deux inspecteurs du travail : rassemblements à Grenoble et à Paris, et pétition : Dans le contexte très tendu autour des contrôles de l’inspection du travail le 1er Mai, et suite à la parution d’un rapport d’un cabinet externe APTEIS  ( qui a fuité dans la presse) sur la souffrance dans les services du ministère du travail, deux camarades grenoblois sont victimes de répressions syndicales de la part de leur direction. Ils ont même été entendu en audition pénale suite à la plainte pour harcèlement moral de leur cheffe de service qui est en fait une mesure de représailles pour leur militantisme.
  • pétition à signer ici : https://c.org/MGsTtCJWkh

Tous et toutes concerné.es, tous et toutes mobilisé.es le 18 juin 2026 !

  • à Paris à 10h devant les locaux de la DRH 74 rue Oliviers de Serre  ( métro convention ou porte de Versailles)
  • A Grenoble : rassemblement à partir de 10h30 au 1 avenue Marie Reynoard (38000), devant les locaux de la DDETS 38 ( Tram A, arrêt Malherbe)
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Rail Répression

Le 25 juin, nous soutiendrons Anasse devant le tribunal de Paris !

Publié le 17 juin 2026 par SUD Rail

La procédure judiciaire à l’encontre de notre militant Anasse a débuté le 18 avril 2024. Elle est initiée par la police antiterroriste de Bobigny à la suite d’une plainte déposée en janvier 2024 par une association d’extrême-droite (créée le 7 octobre 2023).

Après un premier renvoi de son procès en juin 2025, Anasse fait partie de ces syndicalistes, politiques, journalistes, avocats, étudiant·es… qui sont ciblé·es par le pouvoir en place actuellement.

Pour la fédération SUD-Rail, nous refusons d’associer toute forme de soutien au peuple palestinien à de l’apologie du terrorisme.

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Éducation

Bientôt une augmentation des frais d’inscription pour tous-tes les étudiant-es ?

À peine un mois après la publication du décret raciste et antisocial imposant les frais d’inscription différenciés pour la majorité des étudiant·e·s étranger·ère·s non-européen·ne·s, le ministère de l’enseignement supérieur revient à l’attaque sur la question du prix à débourser pour pouvoir étudier, et cette fois-ci cela concernerait bien tous·te·s les étudiant·e·s !

En effet, depuis plusieurs mois, le ministère a réuni des “Assises de l’Enseignement Supérieur” pour réfléchir à l’avenir des universités, notamment en ce qui concerne leurs budgets. Le tout bien évidement dans une perspective capitaliste et néolibérale de sélection pour faire de l’université un lieu réservé aux enfants de bourgeois·e·s. Le rapport de ces “Assises” n’a pas encore été publié, cependant le ministère a commencé à dévoiler son projet lors du dernier CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche). Hier, le ministère de l’Enseignement supérieur a ainsi annoncé faire passer de 2,5 % à 10 % la part du budget des universités financée par les frais d’inscription.

L’État se désengage du financement de l’université publique et ce sont les étudiant·e·s qui devront compenser en payant 4 fois plus pour étudier ! Entre 1000 et 15000 euros l’année d’étude !

Depuis des années, Macron et ses gouvernements attaquent l’université publique. Après les frais d’inscription exorbitants imposés aux étudiant·e·s étranger·ère·s avec la politique « Bienvenue en France », ils s’attaquent désormais à l’ensemble de la jeunesse. Leur objectif est simple : faire de l’accès à l’université un privilège réservé à celleux qui peuvent payer.

Les écoles d’ingénieur·e·s subissent déjà de leur côté, des augmentations de leurs frais d’inscription. On peut citer les écoles du groupe Mines-Telecom qui voient leurs frais augmenter de 30% entre 2024 et 2027, pour atteindre des sommes allant de 3400 à plus de 4800 euros par an. Cela renforce encore plus cette fabrique à élitisme partout, enlevant de fait le droit aux prolétaires de devenir ingénieur·e·s.

Le gouvernement veut multiplier par 4 les frais d’inscription, ce qui va endetter les étudiant·e·s encore plus pour payer leurs études. Le renforcement de l’autonomie financière des universités, va amener celles-ci à rechercher des financements privés, pour compenser la perte de l’argent public, en se tournant vers des entreprises écocidaires et génocidaires comme Thalès ou Total.

Ce projet du gouvernement c’est : moins d’argent public, plus de sélection sociale et plus de dépendance aux entreprises génocidaires.

Alors que la précarité étudiante explose, que des millions d’étudiant·e·s sautent des repas, renoncent à des soins ou vivent dans des logements indignes, le gouvernement trouve une nouvelle fois des milliards pour l’armée mais prétend ne plus pouvoir financer correctement les universités. Ce choix est politique.

Nous refusons une université à l’américaine où les étudiant·e·s s’endettent pour étudier. Nous refusons que l’avenir de l’enseignement supérieur soit dicté par les logiques du marché. Nous refusons que le droit aux études dépende du portefeuille des familles.

L’enseignement supérieur est un droit, pas une marchandise.

Solidaires Étudiant-e-s appelle les étudiant·e·s à s’organiser et à se mobiliser contre cette nouvelle offensive. Face à la casse du service public, face à la sélection sociale et à la marchandisation de l’université, nous construirons le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement. Aucune victoire ne sera obtenue sans mobilisation et organisation collective !

Rejoins la lutte contre l’augmentation des frais d’inscription ! Rejoins Solidaires étudiant-e-s ! Le syndicat de luttes, de classes et révolutionnaire.

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antifascisme Luttes féministes

Face aux violences sexistes et sexuelles : l’Union syndicale Solidaires exige la loi-cadre intégrale et refuse les leurres sécuritaires de l’extrême droite

Publié le 15 juin 2026

Le meurtre de la jeune Lyannah et les vagues de révélations qui entourent l’affaire Bruel viennent s’ajouter à la trop longue liste des violences sexistes et sexuelles, mettant en lumière le traitement structurellement défaillant de ces crimes. Les violences sexistes et sexuelles sont massives, systémiques et structurelles. Qu’elles concernent les femmes ou les enfants, ce sont les mêmes mécaniques à l’œuvre.

Chaque année, plus de 160 000 enfants et 325 000 femmes en sont victimes en France. Pourtant, la réponse politique, policière et judiciaire est bien en deçà de ce qu’elle devrait être. Face aux accueils défaillants dans les commissariats, aux failles des enquêtes et aux manquements de la justice, la France a d’ailleurs déjà été condamnée à plusieurs reprises devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

En tant que syndicat féministe, l’Union syndicale Solidaires, membre de la Coalition pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, affirme qu’aucune mesurette parcellaire ne suffira. Il faut un véritable changement de société. Nous exigeons l’adoption immédiate et le financement global des 140 recommandations portées par notre coalition.

Contre les violences sexistes et sexuelles, des moyens et des droits

Aujourd’hui, le parcours des victimes est complètement bloqué par le manque de moyens, mais surtout par une culture policière et judiciaire encore profondément patriarcale. Les grilles de lecture sexistes, la mauvaise prise en charge des plaintes et la minimisation des faits par les institutions expliquent pourquoi le taux de classement sans suite atteint le niveau faramineux de 94 % pour les plaintes pour viol. Au-delà du viol, les budgets de l’Etat restent dérisoires face à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles et paralysent l’ensemble de la lutte contre les violences de genre. L’Union syndicale Solidaires exige qu’un budget conséquent soit immédiatement débloqué pour renforcer la justice et créer des tribunaux spécialisés.

Le monde du travail doit également cesser d’être un angle mort. Parce que les violences sexistes et sexuelles traversent aussi le monde professionnel, nous exigeons des droits concrets et les moyens pour les faire respecter.

contrer les discours de l’extrême droite

Face à l’émotion et à la colère légitime qui traverse la société, l’extrême droite tente une fois de plus de faire son beurre politique en agitant ses vieux démons populistes. L’extrême droite feint de s’attaquer aux agresseurs après coup pour mieux masquer son refus de détruire les structures de la domination patriarcale.

C’est une hypocrisie totale : ce sont les mêmes qui combattent l’éducation au consentement à l’école et qui votent systématiquement contre les budgets de l’Aide Sociale à l’Enfance, du travail social et des associations féministes de terrain.

La loi intégrale : un projet de société global

La loi-cadre intégrale ne relève pas de la surenchère sécuritaire, elle porte un changement profond de société :

  • Éduquer et prévenir : Rendre enfin effectives au moins 3 séances annuelles d’EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) dès le plus jeune âge et de la maternelle au lycée.
  • Former : Rendre obligatoire la formation aux violences sexistes et sexuelles pour l’ensemble des professionnels de l’éducation, de la santé, de la justice et du monde du travail afin que chacun·e soit capable de repérer et réagir.
  • Réparer : Assurer le financement et le soutien pérenne des associations féministes et des structures de terrain spécialisées pour garantir l’écoute, l’accompagnement et l’hébergement d’urgence, et prendre en charge à 100 % les soins liés aux psychotraumatismes.
  • Protéger et agir : Mettre en place des mesures fermes contre la pédocriminalité, instaurer un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires et rapides pour briser l’impunité, et instaurer une justice réellement spécialisée.
  • Garantir des droits professionnels : Instaurer un droit à 20 jours de congés rémunérés et sans justificatif pour permettre aux victimes de réaliser les démarches d’urgence (soins, justice, déménagement, recherche de logement).
  • Financer : Allouer les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires à l’éradication des violences.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre massivement les rassemblements de la Coalition féministe et enfantiste tous les lundi à 19h devant les tribunaux partout en France, et à Paris Place Vendôme.

Le combat contre le patriarcat se mène partout : dans la rue, dans les tribunaux et dans nos entreprises. Signons la pétition, exigeons les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires et imposons la loi intégrale !

www.loi-integrale.fr

La loi intégrale doit advenir, maintenant !

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