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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Agenda militant Culture

1er mai 2026 : la culture bourgeonne de luttes !

Faisons du 1er Mai 2026, journée internationale de lutte pour les droits des travailleureuses, une journée de fête et de mobilisation !

SUD Culture Solidaires appelle l’ensemble du secteur culturel à se mobiliser et à manifester partout sur le territoire, pour célébrer nos conquis sociaux et en faire un jalon dans nos mobilisations en cours et à venir.
Tandis qu’une proposition de loi est à l’étude pour « permettre » à certaines structures professionnelles de travailler le 1er Mai, SUD Culture Solidaires rappelle que le 1er Mai est avant tout une journée de lutte, fériée et chômée grâce à la lutte des travailleureuses elleux-mêmes. Nous refusons que l’on nous « permette » de travailler plus alors que l’heure devrait être au partage du temps de travail !

Pour une culture vivante, capable de se projeter dans l’avenir !

Notre syndicat défend une culture forte, ouverte à toustes, accessible et populaire. Cela passe aussi par des moyens à la hauteur de ces ambitions. C’est pourquoi nous nous battons contre la précarité dans nos emplois, contre les suppressions de postes et les baisses de subvention. SUD Culture Solidaires est aujourd’hui engagé dans une bataille judiciaire contre de nombreux musées (le Louvre, le Mucem, le
musée Gainsbourg, entre autres) pour emploi illégal de main d’œuvre en sous-traitance. Un premier pas dans la lutte contre la sous-traitance ! Mettons fin aux pratiques illégales et destructrices dans nos institutions, et gagnons de meilleures conditions de travail !

Pour une culture internationaliste !

Dans un monde en guerre, la culture et les gens qui la font vivre sont directement menacés. Notre syndicat refuse les logiques impérialistes et coloniales, et se bat pour une société juste et pour l’autodétermination des peuples. À Gaza, le génocide passe aussi par un épistémicide, soit une destruction de la culture gazaouie et palestinienne, visant un anéantissement culturel et
identitaire.

Le programme PAUSE, qui permet à des artistes et scientifiques, ainsi qu’à leur famille, d’être accueilli·es en urgence en France a été stoppé pour Gaza depuis janvier 2026. C’est la première fois que le programme décide d’exclure un territoire. SUD Culture Solidaires revendique sa réouverture immédiate ainsi que l’accueil sans condition de toustes les Palestinien·nes, et la mise en oeuvre réelle du droit au retour.

Nous revendiquons aussi que toutes les institutions culturelles françaises prennent position et mettent en place avec les institutions des pays en guerre des mesures de sauvegarde des patrimoines menacés et refusent les partenariats avec les institutions israéliennes, étasuniennes et russes tant que ces États
seront engagés dans les conflits actuels. SUD Culture Solidaires soutient à ce titre la campagne Boycott,
Désinvestissement, Sanctions (BDS) et appelle tous les secteurs et les syndicats à l’amplifier.

Pour une culture antifasciste et antiraciste !

Nos secteurs culturels sont directement menacés par la montée en puissance des extrêmes droites. Les attaques contre les librairies, bibliothèques, cinémas, théâtres, musées et autres structures culturelles démontrent qu’elle ne s’est pas « normalisée » et qu’elle ne recule devant aucune méthode pour s’imposer et intimider ses opposant·es. La main-mise de Bolloré sur la presse et l’édition et les
financements de productions théâtrales par Pierre-Edouard Stérin sont la manifestation de l’investissement par les extrêmes droites dans la bataille des idées, pour nous biberonner de propagande toujours plus grossière, haineuse et raciste.

Là où les extrêmes droites ont remporté les élections municipales, les financements culturels, pour le secteur privé comme pour la fonction publique territoriale, sont en danger. Les mairies brunes réorientent la politique culturelle des localités où elles s’installent au profit de projets soutenant leur vision du monde, étroite, xénophobe et raciste.

La lutte antifasciste est donc pour nous une obligation, pour faire vivre une culture ouverte à l’altérité, riche de ses échanges et de ses liens.

Pour une culture écolo !

Le développement de l’intelligence artificielle générative (IA) dans nos secteurs participe à la course au réchauffement, portée par des enjeux financiers et une volonté toujours plus présente de diminuer les coûts de production en supprimant des emplois. Alors que l’IA consomme énormément de ressources en eau et en électricité — notamment à travers l’installation de datacenters toujours plus grands —, nous
nous insurgeons contre sa généralisation et son hégémonie au mépris des droits d’auteurices, de notre travail et de nos missions. Les enjeux liés aux changements climatiques sont multiples pour nous. Les bâtiments culturels, souvent patrimoniaux, ne sont pas adaptés aux chaleurs de plus en plus intenses que nous subissons. Il est urgent de travailler à leur isolation, pour nos conditions de travail, mais aussi car les musées, théâtres, bibliothèques, tiers lieux… sont des lieux d’accueil de la population où chacun·e devraient pouvoir venir se réfugier. Cette mesure indispensable n’est qu’un palliatif, une adaptation nécessaire à un changement climatique subi. Il est aussi absolument indispensable de remettre en cause notre modèle écocide, pour limiter la crise climatique.

Pour une culture féministe et queer !

Après les #metoo théâtre, cinéma, musique, l’affaire Christian Nègre au ministère de la Culture, l’enquête au CNAC de Grenoble, c’est au Mucem aujourd’hui d’être l’objet d’une enquête administrative (IGAC) pour un fait de harcèlement sexuel. Notre secteur est trop longtemps resté sous l’emprise de vieux barons, et SUD Culture Solidaires se bat pour en finir avec la culture du viol dans nos institutions, nos lieux de travail, nos collectifs. Les femmes et les personnes LGBTQIA+ ne devraient pas avoir à se
battre pour gagner leur place dans une culture qu’iels contribuent tous les jours à façonner et à construire.

Revendiquons l’égalité réelle partout, tout le temps !

SUD Culture Solidaires
8 avril 2026

Tract au format pdf à télécharger ci-dessousTract 1er mai 2026 Sud culture SolidairesTéléchargerTélécharger en PDF

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antifascisme Culture

Librairies attaquées = Culture en danger ! Riposte antifasciste !

Depuis quelques temps, des librairies sont attaquées et menacées sous différentes formes par une vague d’extrême droite. La culture est en danger !

Sud Culture Solidaires met à disposition des outils syndicaux pour riposter et protéger les salarié·e·s et les libraires.


Solidaires – Canal Marches – 2026
Film réalisé dans le cadre de Expression Directe
diffusion

  • France 2 : 10/03/2026 à 13h50
  • France 5 : 12/03/2026 à 22h30
  • France 3 : 14/03/2026 à 17h25
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antifascisme Culture

Mercredi 4 février L’extrême droite contre le livre

avec Pierre Jacquemain, Laurence de Cock, Nicolas Norrito, Thierry Discepolo, Clémence et Léa

Mercredi 04 février – Maison des métallos

#idées #littérature

À l’heure où les offensives contre la culture, le savoir et la pensée critique se multiplient, cette soirée propose d’examiner comment l’extrême droite s’en prend au livre, aux auteur·ices, aux maisons d’édition et, plus largement, à la liberté d’expression.

La librairie Libertalia et l’Observatoire national de l’extrême droite s’associent pour une rencontre publique autour des enjeux actuels de la diffusion des idées et de la résistance culturelle.

Animée par Pierre Jacquemain (Politis), la discussion réunira Laurence de Cock (historienne, vice-présidente de l’Oned), Nicolas Norrito (cofondateur de Libertalia), Thierry Discepolo (fondateur des éditions Agone) ainsi que Clémence et Léa (militantes Sud-Culture).

Une table ronde engagée pour défendre la vitalité du débat intellectuel et le rôle indispensable du livre dans la construction d’un espace démocratique.

Une initiative de l’Observatoire national de l’extrême droite

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Culture

Culture – Un ministère dans le déni ?

Compte-rendu du rendez-vous au ministère à la suite de la mobilisation du 12 juin 2025

Une mobilisation inédite !
Plus de 1300 archéologues dans la rue à Paris jeudi 12 juin pour défendre l’archéologie préventive ! Près d’un tiers des archéologues de France était dans la rue pour défendre les missions, les emplois, le patrimoine et la recherche !
Bravo à tou·te·s les collègues qui ont pu se mobiliser : archéologues territoriaux (une trentaine représentée venu.e.s de toute la France), toutes les régions de l’Inrap, six opérateurs privés, sept Services Régionaux d’Archéologie, les très (trop) nombreux privé.e.s d’emploi et précaires (GAEL, Collectifs de lutte des archéologues), un cortège de plus d’une centaine d’étudiant.e.s, des enseignant.e.s et des chercheur.e.s (neuf universités et plusieurs laboratoires CNRS) et au moins trois structures muséales majeures. Entre autres !

Un ministère de tutelle qui n’a rien compris : ni à la mobilisation, ni aux dangers qui pèsent sur l’archéologie. 

Dire que le Ministère n’a pas pris la mesure de la mobilisation et des conséquences graves que pourraient avoir les mesures de réduction drastique déjà en cours, c’est peu dire. 

Reçue par la direction de cabinet de la ministre, le lendemain (sinon, on nous proposait de quitter la manif ‘ avant qu’elle ne commence pour un RDV à 13h), l’intersyndicale CGT- FSU- SUD- CNT s’est rendue à cette réunion avec une délégation représentative de l’ensemble des archéologues mobilisé.e.s : Inrap, SRA, collectivités territoriales, opérateurs privés, collectifs de précaires et étudiant.e.s. Le ministère a laissé la place à quasiment 3 heures d’échanges. 

Pourtant, le cabinet de la ministre n’avait concrètement rien à déclarer sur l’archéologie. Le ministère nous assure que le Pôle Patrimoine dans le projet de loi de finances 2026 sera une priorité et que le réabondement au budget 2025 sera une priorité… Si ce réabondement en gestion se fait, il sera de toute façon insuffisant et arrivera probablement trop tard pour engager les moyens sur le terrain cette année. La rallonge déjà obtenue d’un petit million d’euros pour le budget « diagnostic » de l’INRAP, dépensée avant même d’avoir été versée, vient boucher une dent creuse pour monter à 65 000 JH de diagnostic au lieu des 82000 nécessaires au bas mot. Ce n’est clairement pas à la hauteur des difficultés rencontrées par le secteur et des tensions créées sur tout le dispositif. Rappelons que les baisses de moyens, en 2025, sur les missions de service public sont déjà de l’ordre de 25 à 32 % à l’Inrap et dans les Services Régionaux de l’Archéologie, sans compter les baisses de dotation dans les collectivités territoriales. 

Les représentant.e.s de la ministre n’ont absolument pas montré que le ministère de tutelle de l’archéologie avait pour volonté de sauver… l’archéologie ! Préférant jouer la défensive, reprochant tour à tour aux syndicats d’avoir fait fuiter la note de la SDA sur l’agrivoltaïque, d’avoir accusé à tort le ministère d’agir sous le poids des lobbys, etc. 

Aux questions posées sur le meilleur financement des opérations de diagnostics archéologiques pour l’Inrap et les services territoriaux : pas de réponses.

Aux questions posées sur les créations d’emplois et la lutte contre la précarité : pas de réponses, à part mettre en avant l’apprentissage comme une solution « miracle ». 

Aux questions posées sur la dégradation totale des moyens des fouilles programmées : pas de réponses. 

Attaque législative repoussée pour l’instant ! 

En partie grâce à notre mobilisation depuis 6 semaines, l’Assemblée nationale a finalement refusé que la loi, dite de simplification économique, ne permette la fin de l’archéologie préventive sur les grands projets d’aménagement. Vendredi 13 juin dans l’après-midi, 4 amendements de suppression de l’article  15bisC, dont celui soumis par le gouvernement, ont été votés dans un hémicycle pratiquement vide, par 30 député.e.s contre 17 (les député.e.s RN et UDR ont systématiquement voté contre toutes les mesures en faveur du patrimoine, de l’archéologie préventive et de l’environnement). La mobilisation a donc porté ses fruits. Lancée depuis le mois d’avril, elle a permis d’alerter nos interlocuteurs et de sensibiliser les députés dont certain.e.s se sont fait l’écho de notre situation. Toutefois, le processus législatif n’est pas achevé. Il existe la possibilité que la loi soit rejetée à l’Assemblée nationale ce 17  juin, ce qui déclencherait la mise en place d’une commission mixte paritaire (CMP) à la rentrée suivante.  Des dispositions abandonnées pourraient revoir le jour à cette occasion. 

Le combat doit continuer. 

D’autres attaques sont en cours contre les prescriptions archéologiques, comme dans le cadre de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur  (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1437/AN/2243). La période est donc à la contestation du principe de sauvegarde du patrimoine archéologique ! 

Les choix budgétaires qui mettent en danger toute la discipline en remettant en question l’acceptabilité même de l’archéologie préventive doivent être combattus jusqu’à ce que la ministre et son camp le comprennent : pas de moyens, pas d’emploi, pas d’opérations = remise en cause du dispositif ! 

Résultats : des chantiers bloqués, des sites archéologiques détruits, et des centaines d’archéologues au chômage… À vouloir raboter l’activité plutôt que nous donner les moyens d’intervenir, on prépare une catastrophe scientifique, sociale et économique pour tout le secteur. On met en péril, par un travail de sape, tout le dispositif chèrement construit en 2001 !  

Le ministère doit cesser ses pressions sur les SRA pour faire sauter les prescriptions qu’il ne juge pas rentables ! Pour l’instant, ils nient en bloc ! 

Pourtant, répétons-le : le système est intégralement financé ! Donnons à l’archéologie préventive la totalité du revenu des taxes d’archéologie préventive ! Ce que rapporte la TAP doit être affecté aux missions de service public en archéologie ! 

Nous appelons donc l’ensemble des collègues à prévoir rapidement partout des mobilisations locales, devant les DRAC, devant les préfectures…  

Continuons les mobilisations ! 

Sans luttes, pas de victoire !  

Le préavis de grève court jusqu’au 27 juin ! La bataille ne fait que commencer ! D’autres suivront !

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Culture

Permanences de la branche Métiers du livre mai-juin 2025

La branche des Métiers du livre de Sud Culture se construit petit à petit, depuis sa création au mois d’avril avec plusieurs camarades du secteur.

La constitution de cette branche part de la nécessité de construire une riposte syndicale qui soit forte aujourd’hui dans le monde du livre pour faire face à la brutalisation, la concentration et l’extrême droitisation du secteur… Mais aussi de la joie d’avoir gagné la représentativité pour les librairies et de la responsabilité qui en découle pour répondre à celles et ceux qui nous ont donné leur voix.

Il est clair que nous avons besoin d’être de plus en plus nombreux-ses pour faire collectif et lutter ensemble !

Donc pour se rencontrer entre camarades du secteur, déjà syndiqué·es ou intéressé·es pour échanger sur le syndicat, la construction de la branche et tous ces enjeux, nous organisons plusieurs permanences entre mai-juin :

  • en visio les vendredis 23 mai et 20 juin à 12h30 ; pour s’inscrire il faut nous contacter  
  • ou au local de l’Union syndicale Solidaires les jeudis 12 et 19 juin de 18h30 à 20h au 31 rue de la Grange aux Belles 75010.
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antifascisme Culture

Interventions de Solidaires et de SUD Culture à la mobilisation du secteur de la Culture du 20 mars 2025

Publié le 20 mars 2025

Intervention de Julie Ferrua, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires, en soutien à la Culture

intervention de Mylène pour SUD Culture et de Esther de la section SUD MICAM


Au nom de l’Union syndicale Solidaires, je tiens à vous exprimer notre solidarité indéfectible avec le secteur de la culture, un secteur essentiel, mais trop souvent méprisé et attaqué.

Nous sommes ici pour dénoncer avec force les politiques d’austérité qui étranglent la création, les coupes budgétaires qui mettent en péril des milliers d’emplois, attaquent nos droits, et les réformes qui précarisent nos vies.

Artistes, technicien-nes, auteurs, autrices, intermittent-es, comédien-nes, enseignant-es, vous êtes toutes et tous les acteurs et actrices d’une chaîne essentielle à la vitalité de notre pays. Et l’Union syndicale Solidaires refuse que l’avenir de la culture soit sacrifié sur l’autel du profit ou de la militarisation de notre société !

Face aux coupes budgétaires drastiques dans les Pays de la Loire en novembre, des rassemblements se sont organisés pour dénoncer ces attaques sans précédent. Depuis le mouvement s’est étendu dans l’ensemble du pays avec des AGs et des rassemblements dans tout le pays dans des villes de différentes tailles. Comme à Douarnenez, Marseille, Lyon, ou encore à Niort…

Ce mouvement rencontre aussi d’autres mouvements naissants et qui se renforcent dans le secteur associatif avec des AGs à Marseille, Toulouse et Paris ces deux derniers jours, chez les étudiant-e-s avec une mobilisation ce 20 mars aussi (IUT de Lannion bloqué, AG dans de nombreuses universités…), dans le secteur social qui appelle à grève le 1er avril.

La culture, c’est bien plus qu’un divertissement. C’est un pilier de notre société, un vecteur de lien social, un outil d’émancipation et de réflexion. C’est un droit fondamental, un bien commun qui doit être accessible à toutes et tous, sans distinction.

L’Union syndicale Solidaires refuse que la culture soit considérée comme une variable d’ajustement budgétaire ! La culture est toujours menacée quand il s’agit de mettre au pas le pays. Si les coupes budgétaires sont de taille pour la culture, ce sont des sommes minimes rendus au budget de l’état ou des collectivités. Ces coupes ne sont pas de vraies économies, ce sont des choix idéologiques. Car la culture est aussi un rempart contre le fascisme.

En juin dernier, vous étiez mobilisé-es et dans la rue contre l’extrême droite et ses idées. Et vous nous alertiez sur l’arrivée des chartes d’engagements républicains auxquelles doivent se soumettre les structures culturelles pour les demandes de subventions dans de nombreuses régions, sur l’annulation de spectacles de Drag Queen et Drag King, sur les réécritures l’histoire de la France dans des spectacles comme au Puy du Fou ou comme avec “Raconte moi la France”, sur une culture devenant la propagande de l’Extrême-droite.

Nous le réaffirmons : la culture doit rester un bien commun et ne pas devenir une culture au service de la propagande de l’extrême droite !

L’Union syndicale Solidaires appelle à une mobilisation massive et unitaire de l’ensemble de la population pour soutenir la Culture, dans toutes les villes de France !
Ensemble, nous pouvons faire reculer ce gouvernement et imposer une autre vision de la culture et de la société.
L’union syndicale Solidaires appelle aussi à se mobiliser massivement samedi 22 mars contre le racisme, et le fascisme.
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Culture Éducation

Gel du Pass culture : une décision brutale et révoltante

Ce jeudi 30 janvier a été annoncé le plafonnement de la part collective du Pass culture à 50 millions d’euros jusqu’en juin 2025 alors que 97 millions d’euros avaient été alloués en 2024. La part collective du Pass culture concerne les moyens alloués à l’Éducation nationale pour faire intervenir des associations ou acteurs et actrices culturel·les dans les établissements ou organiser des sorties scolaires. Elle sert beaucoup à financer les projets éducatifs artistiques et culturels.

Depuis sa mise en place, le Pass culture interroge sur les modes de financement des interventions culturelles en milieu scolaire. En effet, la mise en place de ce dispositif a réduit les fonds propres dont bénéficiaient les établissements scolaires pour créer des projets et faire venir des intervenant·es. Il repose sur une logique d’« offres culturelles » qui doivent intégrer une plateforme dénommée Adage. Celle-ci exclut une partie des intervenant·es historiques qui ne correspondent pas aux critères de la plateforme Adage.

L’annonce a provoqué un vent de panique chez les personnels de l’éducation qui ont assailli la plateforme. Pourtant, dès le 30 janvier au soir, nombreux·ses ne pouvaient plus valider sur la plateforme Adage les demandes d’intervention, semblant indiquer que la limite des 50 millions était atteinte. Ces coupes budgétaires brutales mettent à mal le service public d’éducation : elles doivent cesser.

Du côté du monde culturel, le choc est grand aussi. Cette décision soudaine remet en cause nombre de projets en train de se construire et porte atteinte au déjà fragile équilibre des associations culturelles et des compagnies. Cette décision met le milieu culturel et artistique en danger. C’est le plan social du secteur qui continue.

Nous dénonçons cette décision unilatérale, soudaine et brutale.
Elle renforce les effets de concurrence et laisse sur le carreau des milliers de professionnel·les des milieux culturels et artistiques, des équipes éducatives et des élèves.

Nous demandons :

  • le financement des projets artistiques et culturelles à la hauteur des besoins ;
  • le rétablissement immédiat des budgets de l’Éducation nationale qui étaient en vigueur pour les projets artistiques et culturels avant la mise en place du Pass culture ;
  • un plan de financement pour la culture et la fin des financements par projet.

Nous appelons les milieux culturels et éducatifs à se réunir en assemblée locale, afin de s’emparer collectivement de ce sujet et de revendiquer les moyens nécessaires.

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