RDV le Vendredi 29 Mai à 19h devant le palais de justice de Mantes la Jolie à l’appel de Association de Solidarité Inter-Peuples
RDV le Vendredi 29 Mai à 19h devant le palais de justice de Mantes la Jolie à l’appel de Association de Solidarité Inter-Peuples
Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet
La joie, ça nous déborde
J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.
Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.
Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.
Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.
Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.
Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.
Daniel Mermet
Une partie de nos élèves se sent concernée par cette question. Pourtant, nous avons souvent du mal à apporter des réponses dans nos classes. Pire, nos élèves sont parfois criminalisé·es et sanctionné·es pour avoir exprimé leur tristesse, leur colère ou leur indignation sur un sujet d’actualité particulièrement dramatique.
La question du colonialisme peut avoir une forte résonance chez des élèves dont l’histoire familiale en est marquée.
C’est aussi le racisme, vécu au quotidien, qui favorise chez nos élèves une empathie plus forte pour d’autres groupes infériorisés et criminalisés auxquels ils peuvent s’identifier.
La complicité de la France, à travers sa coopération diplomatique et
économique, ses livraisons d’armes et ses discours politiques de soutien à l’occupant israélien, n’est plus à prouver.
Le consentement au génocide des Palestinien·nes a reposé sur un racisme assumé et une islamophobie décomplexée dans de nombreux médias et discours politiques, qui blessent nombre d’entre nous.
Nous pouvons donc imaginer le ressenti de nos élèves qui grandissent dans un monde qui les déshumanise et autorise les violences à leur encontre.
Israël, État colonial
Depuis sa création, l’État d’Israël fait fi des droits humains et du droit international. Il poursuit son projet de colonisation de peuplement sur l’ensemble de la Palestine historique. Aucune solution définitive ne pourra exister sans respecter le droit au retour sur leurs terres des réfugié·es palestinien-nes et de leurs descendant·es
En 2018, la loi « Israël, Etat nation du peuple juif » consacre l’apartheid basé sur le racisme.
Le génocide en cours à Gaza n’est donc pas un accident. Il est le prolongement d’une politique coloniale et criminelle continue, théorisée dès la fin du XIXème siècle.
1947 • Le plan de partition
Ce plan découpe le territoire palestinien en cinq territoires : un territoire continu pour Israël du Nord au Sud et quatre morceaux de terre pour les Palestinien·nes.
Dès le plan de départ, il est impossible d’envisager un État palestinien ainsi morcelé. Mais le rapport de force dans un monde alors très colonial permet l’adoption de cette partition par 33 pays, alors que 13 ont voté contre et 10 se sont abstenus, la majorité des pays du continent africain n’étant pas décolonisée ou pas encore membre de l’ONU.
1948 • La Nakba
Ce terme, qui signifie « la catastrophe » en arabe, désigne l’expulsion de 700 à 800·000 Palestinien·nes, l’exécution de plus de 15·000 habitant·es de cette terre et la destruction de plus de 500 villages.
Cela représente le déplacement forcé de plus de 70% de la population palestinienne.
1967 • La Naksa
Ce terme, qui signifie « la rechute », désigne l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, Gaza, le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Plus de 300·000 Palestinien·nes sont chassé·es.
1993 • Le processus d’Oslo
Face à la colonisation continue de la Palestine et à la violence de l’occupation, sous la pression internationale, les représentant·es de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) acceptent de nouvelles négociations avec Israël alors que le rapport de force leur est défavorable.
Les accords d’Oslo, dont le contenu a été tenu secret, vont en réalité permettre à Israël de réorganiser l’occupation en Cisjordanie, en fragmentant le territoire en trois zones, dont la zone C qui correspond à de nouvelles confiscations de terres.
L’apartheid s’accentue alors puisque les Palestinien·nes sont soumis·es à des statuts administratifs différents.
Le processus d’Oslo doit durer cinq ans, durant lesquels l’Autorité palestinienne doit collaborer avec Israël pour assurer la sécurité de l’État occupant. Durant cette période, Israël continue à coloniser un maximum de terres en Cisjordanie.
Ainsi, en 1995, deux ans après la signature, Israël a déjà permis l’installation de 20·000 nouveaux colons sur ce qui devait devenir un État palestinien.
2002 • Début de la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie
Ce mur a été jugé illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 alors qu’il mesurait 190 km de long.
Aujourd’hui, cette barrière, ainsi que 89 barrages militaires israéliens qui entravent la circulation quotidienne des Palestinien·nes, mesure plus de 700 km et est équipée de technologies de surveillance et de reconnaissance faciale, en grande partie fournies par l’entreprise américaine HP.
2006 • Le blocus total de Gaza
Un an après l’évacuation des colonies à l’intérieur de la bande de Gaza, un blocus total (terrestre, aérien et maritime) est décrété par l’État colonial sur cette zone, déjà majoritairement peuplée de réfugié·es chassé·es d’autres régions de la Palestine. Cette enclave va ensuite subir régulièrement les assauts de l’armée israélienne : en 2009, 2012, 2014, 2018, 2021, 2022, 2023, puis les deux années du génocide en cours.
Pour aller plus loin :
Un boycott légitime, pour le boycott culturel et universitaire de l’Etat d’Israël, Eyal Sivan & Armelle Laborie, la Fabrique ;
Palestine un peuple qui ne veut pas mourir, Alain Gresh, Les Liens qui Libèrent ;
Comprendre la Palestine, Xavier Guignard et Alizée Pin, les Arènes ;
La palestine expliquée à tout le monde, Elias Sanbar, Seuil ;
Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, La Fabrique.
Les revendications
SUD éducation est engagée dans la campagne BDS.
Lancée en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne, elle mène des campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre l’État colonial israélien.
Trois revendications sont au cœur de la campagne BDS :
L’égalité des droits, c’est-à-dire la fin de l’apartheid
La fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine
Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes
Le boycott ciblé
La campagne BDS appelle au boycott ciblé de marques complices de la colonisation et du génocide en Palestine.
HP fournit des services aux prisons de haute sécurité qui enferment des milliers de prisonnier·es politiques palestinien·nes, équipe les checkpoints qui entravent leur circulation, et fournit des services aux autorités d’occupation pour stocker les données de l’État civil des Palestinien·nes.
Carrefour est complice de la colonisation en Cisjordanie par un accord de franchise avec une entreprise israélienne présente dans les colonies. Carrefour Israël s’est même vanté d’avoir fourni des colis aux soldats israéliens.
La banque et les assurances AXA détiennent des millions de dollars dans des entreprises qui arment Israël.
McDonald’s, à travers sa franchise israélienne, a fait des dons de repas aux soldats génocidaires.
Coca-Cola participe à la colonisation de la Palestine via sa franchise qui a notamment un centre de distribution dans une colonie.
Dans l’Éducation, la situation est catastrophique. Les enquêteur·trices de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre les attaques israéliennes contre des écoles et dénoncent « l’anéantissement du système éducatif à Gaza ». Israël a détruit toutes les universités et 90·% des écoles. Pire encore, l’armée israélienne a utilisé l’université Al-Azhar pour en faire une base militaire. Plus de 658 000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es depuis 2 ans et plus de la moitié des sites religieux et culturels ont été réduits à néant.
Toujours selon une enquête de l’ONU, en Cisjordanie, le système éducatif a souffert de l’augmentation des opérations militaires de l’armée d’occupation israélienne, du harcèlement des élèves et de la multiplication des points de contrôle, des démolitions et des attaques de colons, qui ont touché plus de 806 000 élèves palestinien·nes.
SUD éducation rappelle que les droits des jeunes et des enfants doivent être respectés : le droit à l’égalité, le droit d’avoir une identité, le droit de vivre en famille, le droit à la santé, le droit à l’éducation et aux loisirs, le droit d’être protégé·e en temps de guerre, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes de violence, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes d’exploitation, le droit de s’exprimer et d’être entendu sur les questions qui les concernent, le droit de l’enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit au logement.
SUD éducation soutient l’accueil des étudiants gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France. C’est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités économiques et militaires de la France dans ce génocide.
Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS, exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.
Entre 2023 et 2025, plus de 658·000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es*.
Israël a détruit 90·% des écoles et tué des dizaines de milliers d’enfants. * Données de l’UNICEF
SUD éducation s’engage et soutient les élèves victimes du génocide en s’inscrivant dans toutes les actions de soutien éducatif aux enfants de Gaza comme l’initiative palestinienne « Education 4 Gaza ».
Le tract à télécharger pour diffusion dans vos établissements.
Vendredi 15 mai 2026 à *20 h 00
UGC Roxane, rue Saint Simon à Versailles
Projection du film d’Anat Even /Collapse (Face à Gaza)/ suivie d’un débat en présence d’Ariel Cypel, coréalisateur du film (voix off).
En partenariat avec Culture et Cinéma.
*Entrée payante* aux tarifs habituellement pratiqués par le cinéma.
Peu après le 7 octobre 2023, Anat retourne dans ce qui était autrefois sa maison. Elle erre et filme pendant plus de deux ans dans ce kibboutz incendié et sur des terres agricoles transformées en machines de destruction.
Au-delà de la clôture, Gaza est anéantie.
👉 Bande annonce <https://www.amis.monde-diplomatique.fr/Collapse-Face-a-Gaza-9652.html>
Publié le 30 avril 2026
La nuit dernière, la flottille humanitaire Global Sumud a été interceptée dans les eaux
internationales par l’armée israélienne et plus de 200 personnes ont été arrêtées. Ce sont des militantes et militants syndicaux, politiques, associatifs, des membres de la société civile partis pour briser le blocus de Gaza et apporter de l’aide humanitaire.
Une fois de plus, une fois de trop, le gouvernement israélien a enfreint le droit maritime et le droit international humanitaire.
Nos organisations syndicales CGT, FSU et Union syndicale Solidaires condamnent fermement ces attaques contre des bateaux venus porter aide et assistance à la population de Gaza.
La bande de Gaza subit un blocus illégal depuis bientôt 20 ans, les Palestiniens et les Palestiniennes vivent un génocide depuis de nombreux mois, les travailleurs et travailleuses sur place, font face à des conditions de travail dramatiques. Ils sont exposés constamment à de nombreux risques : munitions non explosées, tirs de l’armée israélienne sur les infrastructures publiques comme les hôpitaux et les écoles ou ce qu’il en reste, journalistes volontaires visés, manque de matériel….
Face à l’inaction de nos États, et alors que le gouvernement israélien bafoue le droit international en toute impunité, la solidarité internationale est un recours impératif pour soutenir la population palestinienne.
La CGT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires appellent les syndicalistes à prendre part aux rassemblements qui auront lieu partout en France ce soir. Nous exigeons la libération des personnes arrêtées et la poursuite de la navigation des Flottilles.
La solidarité n’est pas un crime, les syndicalistes se tiendront toujours du côté de l’humanité, de la justice et de la paix !
Hewlett Packard….
✖︎ fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu ➜ au service des criminels de guerre ;
✖︎ fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne qui expulse et démolit les maisons des Palestinien·nes ➜ au service de la colonisation ;
✖︎ fournit des serveurs aux autorités israéliennes pour contrôler l’Etat civil du peuple palestinien occupé, et la technologie pour les cartes d’identité à ségrégation raciale ➜ au service de l’apartheid ;
✖︎ fournit des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes ➜ permet la violation des droits des prisonnier·es.
HP dans nos écoles c’est…
✖︎ Des centaines de milliers d’ordinateurs HP sont mis à disposition des collégien·nes ou lycéen·nes (dans l’Essonne par exemple, ce sont 60 000 ordinateurs qui ont été fournis aux collégien·nes, la Région Pays de la Loire a fourni 142 323 ordinateurs HP dans les lycées. )
✖︎ À travers “Préau” (association créée et financée par le Ministère de l’Éducation nationale afin de faire “bénéficier de nouveaux avantages sociaux” aux personnels via des tarifs réduits sur différents produits), le ministère incite les personnels à acheter des ordinateurs HP via des promotions.
Le génocide c’est…
✖︎ plus de 70 000 Palestinien·nes assassiné·es par Israël depuis 2 ans, 186 000 selon un journal scientifique
✖︎ au moins 20 000 étaient des enfants. Cela représente un enfant tué chaque heure depuis deux ans
✖︎ 169 679 Palestinien·nes ont été blessée·es par les attaques israéliennes et l’UNICEF estime entre 3 000 et 4 000 le nombre d’enfants ayant subi une amputation
✖︎ plus de 10 800 Palestinien·nes, dont 450 enfants, sont actuellement emprisonné·es dans les prisons israéliennes
✖︎ une catastrophe sanitaire sans précédent : 96 % des ménages sont désormais dans une situation d’insécurité hydrique
✖︎ la famine orchestrée : 460 Palestinien·nes sont mort·es de faim et de malnutrition à Gaza depuis deux ans dont 127 enfants.
Pour SUD éducation, les ordinateurs HP doivent disparaître de nos salles de classes.
Stop aux soutiens du génocide !
Comment agir ?
➜ avec SUD éducation, j’interpelle mon ou ma chef·fe d’établissement en CA, ou j’aborde le sujet en conseil d’école, pour dénoncer l’achat de matériel HP et exiger le changement de fournisseur.
Depuis quelques jours une flottille est route en direction de Gaza.
L’Union syndicale Solidaires prend toute sa place dans cette initiative, aux côtés d’associations, d’ONG, d’organisations syndicales et de forces politiques réunies dans la campagne française pour la Flottille Liberté.
Des camarades de l’Union sont à bord. Leur présence s’inscrit dans une volonté claire : ne pas rester spectateurs face à une situation humanitaire dramatique.
À Gaza, la population subit depuis des années un blocus qui organise l’asphyxie du territoire. L’accès aux soins, aux médicaments, aux produits essentiels est de plus en plus restreint. La flottille vise à acheminer une aide indispensable, mais aussi à dénoncer cette situation insoutenable.
Face à l’inaction des gouvernements et à la gravité de la situation, la solidarité ne peut pas attendre. Nous continuerons à agir.
Déjà 2 jours de navigation, pour briser le blocus à Gaza – solidarité et détermination, Maxime nous en dit plus :
Le 4 avril à Marseille, nous nous sommes retrouvé·es dès 9h30 sur le port de l’Estaque là où nos camarades de Thousand Madleens ont aménagé un lieu totalement autogéré et où étaient amarrés les 20 bateaux dont les deux de la Coalition « Flottille liberté pour Gaza » dont notre Union est membre .
C’est vraiment très impressionnant ce qu’ils et elles ont réussi à faire en quelques semaines : un lieu où des militants et les militantes venu·es de la France entière retrouvent des habitants et habitantes en soutien au projet et à la Palestine, un lieu de partage des savoirs et des cultures : des marins qui ont préparé les bateaux aux artistes qui les ont décoré, des camarades qui ont préparé les banderoles à celles et ceux qui ont collecté médicaments et matériel humanitaire pour apporter aux gazaoui·es.
Un lieu où se côtoient des musiciens passés faire un concert , des habitant·es passés donner à manger, des militant·es politiques, syndicaux, associatifs, un lieu de débats où tout le monde fait de la politique, un lieu où l’on parle de Gaza, de la Palestine, mais aussi plus largement des problématiques actuelles et du partage des richesses.
La conférence de presse a réunit plusieurs médias nationaux et locaux, français et étrangers. Nous avons pu prendre la parole pour l’Union syndicale Solidaires, cela a été l’occasion d’affirmer notre fierté de faire parti de cette flottille avec l’envoi de deux camarades, de rappeler que cette mobilisation s’inscrit dans une continuité d’action temporelle (puisque notre porte parole Annick était déjà sur les bateaux en 2011), et dans une pluralité d’actions : notre participation aux campagnes de désinvestissements sur nos lieux de travail, aux mobilisations sur Terre et à l’envoi récent d’une délégation à la rencontre de syndicalistes en Cisjordanie.
Puis les bateaux sont partis de l’Estaque sous les youyous, les fumigènes et les applaudissements jusqu’au J4, à côté du Mucem pour celles et ceux qui connaissent la ville, où là aussi des centaines de personnes participaient à un rassemblement et saluaient le départ des Flottilles.
Nos camarades de Solidaires 13 étaient aussi présents et présentes.
Une journée importante et émouvante en soutien au peuple palestinien. Cela a été précisé plusieurs fois, c’est une flottille politique dont le but est de briser le blocus et de continuer à parler de la situation à Gaza.
A présent nos camarades voguent vers le sud de l’Italie où un point sur la suite et les enjeux de sécurité sera fait.
Il est important aussi que la cagnotte continue à tourner partout dans les UD et les fédés car la flottille aura encore besoin de soutien financier :
https://www.helloasso.com/associations/les-amis-des-peuples-de-la-mediterranee/formulaires/1
Il y aura aussi des initiatives partout sur le territoire dans les prochaines semaines.
Bien sûr il y aura des pressions sur la flottille et nous avons la responsabilité collective d’être les yeux de tout ce qu’il se passera en mer. Nous pourrons suivre les flottilles en temps réel dans les prochains jours à partir du site internet Thousand Madleens.
Enfin, je reprends les propos du journaliste palestinien Anas al-Sharif assassiné par Israel en août 2025 “Les flottilles ont fait ce que les gouvernements ont été impuissants à accomplir : réveiller les consciences à l’échelle mondiale et nous rappeler à tous que Gaza n’est pas seule…”
En tant que syndicat internationaliste, relayons, amplifions toutes les mobilisations autour de cette initiative.
Solidairement
Des membres de la commission international de l’Union syndicale Solidaires
vidéos
articles
international
interpro national
grèves, blocages et mobilisations
conflits armés et guerres
solidarité internationale
Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles – 75 010 Paris
01 58 39 30 20
Nous contacter
Cette 3ème édition intitulée “Résistances Palestiniennes” se tiendra de 13h30 à 18h30.
Au Pôle Molière – 101 rue Molière – Les Mureaux
Entrée libre.
En partenariat avec :
ASPS 78, BDS 78, CNASAR , Reporters Solidaires; SAI France, UJFP.

Des interventions et des débats avec notamment :
Rami Abou Jamous, journaliste gazaouî, en visio depuis Gaza
Ajsa Zaino, doctorante à l’INALCO
Dror Emmanuel, militant internationaliste auteur du livre “La fierté de gaza”
Une exposition de dessins de Soheil Salem, artiste palestinien vivant à Gaza.
De la danse avec un ensemble de Dakbé.
Une librairie, des stands, des pâtisseries et produits palestiniens…
Avec le soutien de ATTAC 78 Nord, CGT Union locale Les Mureaux, Les Ecologistes Nord Yvelines, LFI Les Mureaux, NPA 78, PCF Les Mureaux, Union syndicale Sud/Solidaires 78.
Participons nombreuses et nombreux en solidarité avec les Palestiniennes et Palestiniens
Pour exiger ensemble l’auto-détermination du peuple palestinien, le droit au retour des réfugiés, le fin de occupation, de la colonisation et de l’apartheid, le cessez-le-feu définitif et fin du génocide, la libération ds prisonnières et prisonniers, des sanctions contre Israël.
Pour montrer cette solidarité, que de Gaza et de Cisjordanie, elles et ils nous demandent de continuer sans faiblir.
N’hésitez pas à relayer cette invitation.

Contact : Palestine-lesMureaux@proton.me
Instagram : Collectif.palestine.mureaux
Facebook : Collectif Palestine les Mureaux et Alentours
Dans les prochains jours, une flottille partira en direction de Gaza. L’Union syndicale Solidaires prend toute sa place dans cette initiative, aux côtés d’associations, d’ONG, d’organisations syndicales et de forces politiques réunies dans la campagne française pour la Flottille Liberté.
Des camarades seront à bord. Leur présence s’inscrit dans une volonté claire : ne pas rester spectateurs face à une situation humanitaire dramatique.
À Gaza, la population subit depuis des années un blocus qui organise l’asphyxie du territoire. L’accès aux soins, aux médicaments, aux produits essentiels est de plus en plus restreint. La flottille vise à acheminer une aide indispensable, mais aussi à dénoncer cette situation insoutenable.
Verveine Angeli, membre de l’association histoire coloniale et postcoloniale, a fait partie d’une délégation de l’Union syndicale Solidaires qui s’est rendue en Cisjordanie du 23 janvier au 2 février 2026. Dans cet article pour histoirecoloniale.net, elle rapporte témoignages et informations collectés sur place sur la violence coloniale extrême – les témoins parlent de on going Nakba – que continue à subir ce territoire, sans réaction autre que verbale de la communauté internationale (1).
Le 7 octobre, la guerre génocidaire à Gaza et l’attention portée sur les dizaines de milliers de morts ont en partie masqué la situation dramatique vécue tant en Cisjordanie que par les Palestinien·nes d’Israël, situation qui s’est dégradée dès avant le 7 octobre d’après les personnes rencontrées.
L’extension des colonies, l’agressivité des colons, le soutien qu’y apporte le gouvernement de Netanyahu avec ses ministres d’extrême droite sont de temps en temps évoqués dans la presse. Mais l’ampleur, les conséquences concrètes de ce que les Palestinien·nes rencontré·es nomment en anglais « on going Nakba »** sont largement ignorées. Pourtant en février 2026, de nouvelles mesures étaient prises par le gouvernement israélien afin de faciliter encore l’acquisition des terres par les colons. Entre autres le gouvernement israélien se réserve le droit d’empêcher toute construction palestinienne y compris dans les zones A et B de Cisjordanie*** ; Et les terres non enregistrées au cadastre dans la zone C deviendront propriété publique israélienne et pourront donc être acquises régulièrement par les colons. Si le mouvement est en marche depuis longtemps, la légalisation est toujours une étape supplémentaire****.
Barrages et occupation
Les check-points, instruments de contrôle sont connus mais ils ont été multipliés (jusqu’à mille en Cisjordanie) notamment avec la mise en place de barrières mobiles qui ferment occasionnellement mais fréquemment les routes et villages palestiniens dans les zones enjeux de colonisation. Ces grandes barrières métalliques jaunes ornent un paysage où les mouvements des Palestinien·nes sont restreints parfois de façon absolue, où ils et elles sont contraints d’attendre le bon vouloir de l’armée israélienne pour pouvoir se rendre à leur travail ou effectuer tout autre trajet.
La priorité pour la mobilité est celle des colons. Les barrières sont donc en place en général avant 9H et après 16H pour permettre à ces derniers de se rendre et de revenir de leur travail. Les distances en Palestine occupée sont courtes, il leur est facile de vivre à un endroit et travailler à un autre y compris de l’autre côté du mur. Les conséquences sont en chaîne et la surveillance du territoire est renforcée : Pour les Palestinien·nes, les horaires et même les journées de travail sont aléatoires, les temps de trajet sont multipliés parfois par 4 ou 5, les déplacements fréquemment annulés, tout ceci rendant les conditions de vie insupportables et avec des conséquences qui s’ajoutent à la situation de domination et de délabrement de l’économie palestinienne. Les Palestinien·nes se coordonnent pour être informé·es sur leur smartphone des routes qui sont ouvertes et de celles qui sont fermées mais l’information est utile si les contournements sont possibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Dans des villages enfermés, certains depuis deux ans, il est difficile de sortir aussi des maisons tant la pression et le danger sont importants et cela concerne aussi les enfants, tout ceci créant des situations de très forte insécurité.
La route qui remonte au nord, de Ramallah vers Tulkarem et Naplouse est marquée sur les rambardes de drapeaux israéliens tous les 20 mètres des deux côtés et ce sur une cinquantaine de kilomètres. Les colons et leurs enfants sur le bord de la route sont manifestement chez eux. C’est un lieu d’attaques régulières. Les villages et terres agricoles ne sont pas les seuls à être attaqués, l’étau se resserre autour des villes (la fameuse zone A), des bâtiments et voitures dans la zone industrielle d’El Bireh, commune adjacente à Ramallah ont été incendiés sous la protection de l’armée.
Dans la vallée du Jourdain, les expulsions de villages continuent. Les activistes étranger·ères ou Juif·ves israélien·nes ne sont pas épargné·es par les violences. La construction d’églises dans les zones menacées, non plus. Quant aux Palestinien·nes qui viennent soutenir les personnes menacées, les meurtres et la prison sont légions. Et celle-ci est particulièrement dure en ce moment : mauvais traitements, dénutrition, obstacles à l’hygiène, torture*****. Les activistes qui agissent en soutien aux villages filment de façon régulière les scènes de violence des colons et les diffusent sur les réseaux sociaux. B’Tselem (organisation israélienne de défense des droits de l’homme) a pris l’habitude de financer l’équipement des militant·es palestinien·nes de caméras pour aider à documenter ces exactions.
La force des colons c’est aussi d’être faiseurs de gouvernement. Les aléas des alliances pour former les gouvernements en Israël leur donnent une place de plus en plus importante.
Normalisation, destructions, expulsions
La permanence de la colonisation vise aussi sa normalisation. Il en est ainsi de la politique de l’armée israélienne vis à vis des réfugié·es. Les camps mis en place depuis la Nakba en 1948 ont grandi de façon considérable (Jalazone près de Ramallah est ainsi passé de 1000 personnes hébergées sous tentes à 17000 dans des constructions sommaires et denses en dur). De véritables villes, certes très précaires mais des lieux d’organisation, de résistance et de forte expression politique. Les camps font l’objet de jumelage avec des villes de la banlieue parisienne, de projets aidés par des mairies françaises de gauche visant la sécurisation de l’approvisionnement en eau.
Accompagnant sa volonté de remise en cause de l’UNRWA (United nations relief and work agency for palestine refugees in the near east, créée en 1948), accusée à Gaza d’avoir fait travailler des Palestinien·nes du Hamas, le gouvernement d’Israël entend en finir avec les camps de réfugié·es eux mêmes. La clé, symbole de l’exigence palestinienne du droit au retour des réfugié·es est présente partout. Et ces camps constituent pour Israël, le symbole du refus des Palestinien·nes d’accepter leurs conditions de vie en occupation et de renoncer au droit au retour inscrit dans la résolution 194 de l’ONU en 1948.
L’UNRWA est en charge de l’éducation des enfants des camps jusqu’à l’âge de 9 ans et de centres médicaux. L’Autorité palestinienne en faillite n’a aucun moyen de s’y substituer, les fonds de TVA bloqués par Israël ne lui permettent même pas de payer de façon intégrale les personnes travaillant pour l’administration et les services publics. Ainsi, le comité populaire de Jalazone, est très conscient de ce que la disparition de l’UNRWA impliquerait.
Mais il ne suffit pas de retirer à l’UNRWA sa légitimité internationale, ce dont le gouvernement états-unien et certains gouvernements occidentaux se sont faits les complices, son siège à Jerusalem Est a été incendié le 26 janvier 2026. L’ONU a dénoncé à cette occasion la volonté « visant à remettre en cause le statut des réfugiés palestiniens et à effacer leur histoire dans les territoires occupés ». Le centre de santé de Qalandya entre Jerusalem et Ramallah est menacé lui aussi.
Et l’armée israélienne s’occupe de la suite : à Jenine, destructions massives. A Tulkarem de grandes travées faites au bulldozer marquent le camp de Nour Chams à l’entrée sud de la ville. La vision de ces immenses boulevards de gravats fait inévitablement penser à Gaza aujourd’hui (« little Gaza » nous dit-on), pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les habitants des maisons détruites sans aucune prévention sont aujourd’hui hébergés dans des villages alentour ou dans des écoles. Ils et elles sont ainsi réfugié·es, deux fois, parfois trois…
Si le caractère de génocide de la guerre à Gaza a été dénoncé, comment qualifier ce qui se passe aujourd’hui en Cisjordanie et à Jerusalem Est ? Il y a bien un nettoyage ethnique renforcé et de grande ampleur où il s’agit de pousser dehors tous Palestinien·nes qu’ils et elles soient de Cisjordanie, de Jerusalem Est, de Gaza. Grand Israël, Israël de la mer au Jourdain, tel est le projet en train de s’accomplir.
« Apartheid colonial regime »
Ceux et celles qui s’appellent Palestinien·nes de 48, qui ont la nationalité israélienne ne sont pas épargné·es dans ce contexte. Ils et elles vivent de longue date les discriminations en particulier sur le logement et la terre et la loi sur l’Etat nation du peuple juif de 2018 a inscrit dans le marbre la sous-citoyenneté qui les constitue et l’apartheid en droit.
Le 22 janvier une grève générale a eu lieu avec une manifestation énorme à Sakhnin, suivie d’une manifestation à Tel Aviv le 31 janvier, pour protester contre l’inaction et la collusion de la police israélienne qui laisse les mafias se développer dans les villes palestiniennes d’Israël, meurtres, racket créant une insécurité majeure et empêchant tout développement d’une activité économique. Les soldats et policiers sont accusés de laisser-faire avec la bénédiction de Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale, voire de revendre aux mafieux des armes récupérées sur le Hamas. La poétesse Asmaa Azaizeh dans Médiapart : « Désormais, on laisse ces groupes prospérer, sans enquêter sur leurs crimes, en les laissant intoxiquer nos communautés, de telle sorte que nous avons maintenant, dans les villes palestiniennes à l’intérieur d’Israël, des taux d’homicide proches de ceux de la Colombie ! Il s’agit d’une stratégie délibérée visant à la fois à alimenter le lieu commun selon lequel le peuple palestinien serait intrinsèquement violent et à faire en sorte que nous retournions nos armes et nos rancœurs contre nous-mêmes ». On se remémore ainsi les pratiques de l’armée israélienne et de ses supplétifs palestiniens distribuant l’aide alimentaire en lieu et place des ONG internationales et tirant sur la foule des affamé·es à Gaza.
« No hope, no dream, but this is our land… »
Que dire de l’état d’esprit des personnes rencontrées ? Les militant·es de longue date continuent, « ils n’ont pas le choix », la colère contre la communauté internationale s’exprime très fortement sur la complicité face au génocide à Gaza bien sûr, mais aussi sur la situation de tous·tes les Palestinien·nes. Et la reconnaissance par la France d’Etat palestinien apparaît comme une bien maigre satisfaction. Ils et elles attendent des actes notamment des sanctions contre Israël, et enjoignent de faire pression dans ce sens. Pour les personnes plus jeunes, moins engagées, le désespoir est grand, la situation est vécue comme sans issue et ce sentiment est d’autant plus fort avec la très forte dégradation des conditions de vie mais eux aussi « n’ont pas le choix », « No hope, no dream, but this is our land… ». La demande de solidarité internationale vis à vis de leurs pairs en est d’autant plus forte.