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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme Internationalisme

Argentine La mobilisation populaire fait reculer le gouvernement de Mileï

Argentine

La CTA-T , la CTA-A, la CGT et de nombreuses organisations sociales ont une nouvelle fois, organisé une mobilisation contre un projet de loi du gouvernement Milei. Un important rassemblement s’est tenu à Buenos Aires, devant le Congrès. Il s’agit de faciliter l’accaparement des terres, du sol, par le secteur privé en recherche de profits. Les dispositions soumises aux parlementaires visaient notamment à faciliter les expulsions des locataires endetté‧es ainsi que les expropriations et la spéculation immobilière. Les manifestations ont obligé le gouvernement à revoir partiellement son projet, mais le danger demeure.

La lutte contre le régime d’extrême droite est menée par les organisations syndicales et sociales, sur tous les terrains : les droits des travailleurs et travailleuses dans les entreprises et services, dans les villes et les villages, les droits des femmes, des LGBTQI+, pour la mémoire, la vérité et la justice envers les victimes de la dictature que Milei et ses allié‧es veulent « oublier »…

Une fois de plus, la répression a été la réponse de l’Etat : gaz lacrymogènes, canons à eau, puis coups de fusil contre les manifestantes et manifestants, faisant de nombreux blessé‧es.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte réaffirment leur soutien aux syndicalistes d’Argentine, au peuple argentin, dans leurs actions pour la défense de leurs droits et contre les mesures réactionnaires.

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Internationalisme

« Solo el pueblo salva al pueblo »

Après le séisme au Venezuela, appel unitaire pour une solidarité indépendante de l’impérialisme US et de son protectorat autoritaire

La nouvelle urgence humanitaire causée par le double séisme qui a dévasté les villes et bourgs du littoral central du Venezuela le 24 juin dernier appelle toute notre solidarité. Une solidarité inconditionnelle avec des milliers de familles meurtries, en particulier des classes populaires, les plus vulnérables face aux catastrophes dites naturelles ; endeuillées ou sans nouvelles de proches ensevelis sous les décombres ; sans-abri et exposées aux prédateurs en tout genre, notamment les enfants et mineur·es devenu·es orphelin·es. Mais une solidarité lucide aussi, sur la situation politique et économique qui prévalait à la veille du séisme et en démultiplie les dommages matériels et moraux, sur les responsabilités nationales et internationales et sur les conditions d’une aide effective de l’extérieur.

Les Vénézuélien·nes ont subi depuis une dizaine d’années une crise économique inouïe, marquée par une urgence alimentaire et sanitaire aggravée par les embargos économiques des États-Unis, qui a plongé une majorité d’entre elles-eux sous le seuil de pauvreté et a poussé un quart de la population sur les routes de l’exil. À cela s’est ajouté un État d’exception prolongé et une répression politique et sociale croissante : homicides de manifestant·es ; détentions massives, tortures et condamnations iniques d’opposant·es politiques, syndicaux et associatifs comme de protestataires et citoyen·nes lambda ; exécutions sommaires dans les quartiers populaires au nom de la lutte contre la criminalité. En 2024, face à un État de plus en plus prédateur, le peuple a massivement voté contre un troisième mandat de Nicolás Maduro, qui a utilisé la terreur pour se maintenir au pouvoir. Enfin, en janvier dernier, Donald Trump a ordonné les bombes de l’US Army et l’enlèvement de Maduro pour mettre l’ex-vice-présidente Delcy Rodríguez à la tête d’un protectorat. Malgré une amnistie partielle et une reprise des protestations sociales, un demi-millier de citoyen·nes – parmi lesquel·les nombre de syndicalistes – restent emprisonné·es pour motifs politiques dans des conditions indignes.

C’est dans ce contexte d’incurie et de prédation étatique et impérialiste débridées que, le 24 juin, la terre a tremblé deux fois avec une violence rare (7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter). Cette catastrophe a suscité un élan massif de solidarité et de dignité dans la population, qui a pris en charge elle-même les premiers secours aux côtés des rares structures de base existantes (pompiers, sécurité civile…) et malgré l’absence quasi totale d’outils adéquats : déblaiements et excavations à mains nues, souvent à la lueur des lampes de téléphones portables. Des collectes de dons et de matériel nécessaire ont été organisées partout dans le pays et en lien avec la diaspora.

Le Collectif de solidarité internationale avec le peuple du Venezuela, fort de sa diversité et d’une connaissance plurielle du terrain, appelle à faire parvenir prioritairement les dons au  campagnes de collecte suivantes :

  • avec l’Union syndicale Solidaires à destination du Comité national de Conflit – Travailleurs en Lutte (CNC-TL) ;
  • avec l’Alliance syndicale indépendante (ASI) et de la Centrale unitaire des Travailleurs du Venezuela (CUTV) ;
  • avec l’ONG italienne l’Association des employés administratifs de l’Université centrale du Venezuela.

Cette solidarité doit aller de pair avec une exigence de redémocratisation de la vie politique et sociale, loin des ingérences impérialistes, d’où qu’elles viennent. Elle accompagne les luttes de nos camarades sur place pour la levée totale des embargos économiques étatsuniens,la libération de tous·tes les prisonnier·es politiqueset le rétablissement inconditionnel des droits et libertés fondamentales, et la mise en œuvre de procédures transparentes en vue de l’élection démocratique des autorités nationales au suffrage universel direct et du respect de la souveraineté populaire.

Paris, le 8 août 2026

Premières organisations signataires :

À Nous la Démocratie !, Arguments pour la Lutte sociale (Aplutsoc), Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité internationale (CEDETIM / IPAM), Collectif Correspondencia de Prensa, Collectif de Solidarité avec le Peuple du Nicaragua, Confédération générale du Travail (CGT), Confédération paysanne, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), France Amérique latine, L’Alliance pour la République écologique et sociale, Les Écologistes, Les Verts populaires, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A), Réseau Bastille, Réseau coopératif de Gauche alternative, Union syndicale Solidaires.

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antiracisme Internationalisme Luttes migrant·es

Face au Pacte asile et au Règlement « Retour » : Contre l’Europe forteresse et ses politiques racistes, mobilisons-nous !

Ce vendredi 12 juin 2026, le « Pacte européen sur la migration et l’asile » entre officiellement en vigueur. Fruit d’une alliance honteuse entre la droite et l’extrême-droite au Parlement européen, cet ensemble de textes organise le tri, l’enfermement de masse — y compris d’enfants dès l’âge de 6 ans avec le fichage biométrique — et le refoulement systématique aux frontières. Sous couvert de réformer la politique européenne, ce pacte attaque le droit d’asile et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Avec l’adoption du Règlement « Retour » c’est une véritable machine de guerre raciste inspirée des méthodes de l’ICE américain qui se met en place : ce texte allonge la durée de rétention jusqu’à 24 mois, légalise des « hubs de retour » (des prisons délocalisées hors de l’UE comme les accords passés avec l’Ouganda), et autorise les perquisitions policières à domicile sans mandat et dans les lieux associatifs où vivent des personnes migrantes. Plus grave encore : il prétend imposer aux fonctionnaires et agent·es de la fonction publique une obligation de signalement et de dénonciation des personnes en séjour irrégulier !

Cette brutalité n’est que la continuité de la politique sécuritaire que nous dénoncions déjà au début de l’année dans notre analyse de la dérive autoritaire et xénophobe.

L’Union syndicale Solidaires refuse toute logique visant à précariser davantage les personnes étrangères et à recycler les propositions rejetées de la loi Darmanin. À l’instar de nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes qui refusent d’être les auxiliaires d’une répression mortifère aux frontières, Solidaires réaffirme sa position : si des directives manifestement illégales et attentatoires à la dignité humaine sont imposées aux agent·es publics, nous appellerons à la désobéissance.

Nous exigeons :

  • L’abrogation totale du Pacte Asile et Migration et du Règlement « Retour ».
  • L’abrogation des lois et circulaires racistes nationales comme la Loi Darmanin et la circulaire Retailleau.
  • Un service public de l’asile et de l’accueil digne (logement, soins, scolarisation, accès à l’emploi), totalement indépendant et doté de moyens à la hauteur. Et des moyens pour les associations qui accompagne les personnes exilées.
  • La régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’accès inconditionnel au droit.

Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil ! D’où que l’on vienne, où que l’on soit né·e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous luttons ici !

Solidaires appelle à rejoindre les mobilisations qui auront lieu demain sur l’ensemble du territoire ce vendredi 12 juin et dans les jours qui viennent.

A Paris, Solidaires appelle à se joindre au rassemblement impulsé par la CGT avec le cadre Né·es ici ou venu·es d’ailleurs à 13h place de la République et à rejoindre la manifestation à l’appel des collectifs des Sans-Papiers d’Ile de France et de la Marche des Solidarité ce vendredi 12 juin 2026 à 17h00, place de la République.


Déclaration unitaire cadre né·es ici ou venu·es d’ailleurs

12 juin : Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes de l’Union européenne, mobilisons-nous ! (Déclaration unitaire)

Nos organisations appellent à une mobilisation intersyndicale et unitaire le 12 juin 2026 en réaction à l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile et pour garantir un accueil digne pour toutes les personnes migrantes !

Le Pacte européen sur la migration et l’asile, adopté officiellement le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l’Union européenne et d’établir un système d’asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l’accès au droit d’asile et aux garanties procédurales, est inique.

Enfermement dès 6 ans, placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention, fichage biométrique, interdiction de séjour sur le territoire européen et externalisation de l’asile sont au cœur de ces textes. Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l’Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Alors que les syndicats et associations alertent depuis des années sur la criminalisation constante des personnes étrangères et l’absence de moyens pour offrir des conditions d’accueil dignes, nous ne pouvons rester sans réagir devant une telle politique !

Nos organisations refusent toute logique visant à précariser davantage les étrangers vivant sur le territoire national et tendant à encore durcir les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.

Cette tendance répressive qui ne s’arrête pas là se retrouve dans un nouveau texte, le Règlement « Retour », qui vient d’être adopté dans sa version finale par les institutions européennes dans la continuité du Pacte et, qui avec cette version va inclure des éléments dignes de l’ICE aux Etats-Unis en autorisant des « mesures de détection » pouvant prendre la forme de descentes de police dans les domiciles privés sans mandat, d’intensification des contrôles d’immigration dans les espaces publics. Il est même question d’une obligation de signalement aux forces de l’ordre imposée aux fonctionnaires pour dénoncer les personnes en séjour irrégulier !

Nous exigeons :

  • Un accès au droit inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l’instar de ce qu’il devrait être pour toutes et tous.
  • Des conditions d’accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce, sans privation de liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l’emploi).
  • Un service public de l’asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant de toute influence extérieure.
  • Des moyens suffisants pour les associations.
  • Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil !

Nos organisations, avec le collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à se mobiliser, à Paris le 12 juin contre cette politique migratoire européenne indigne, répressive et dangereuse.

Le 12/06/2026 Rendez-vous à 13h00 – Place de la République

Signataires : CGT – FSU – Solidaires – UNEF – Syndicat de la Magistrature – LDH – Mrap – SOS Racisme – Femmes Egalité – CLARA – OXFAM
Le collectif né.es ici venu.es d’ailleurs


Appel de la coordination des Sans Papiers d’Ile de France, de la Marche des Solidarités, Guerre à la guerre, etc

Contre le pacte asile et migration
Contre le Règlement “Retour”

ENFERMEMENT, EXPULSION, EXTERNALISATION DES FRONTIÈRES

Ce sont les mots d’ordre des projets racistes et répressifs de l’Union Européenne : le « Pacte européen sur la migration et l’asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « Règlement retour », qui en est à l’étape des dernières négociations.

C’est l’alliance de la droite avec l’extrême-droite au Parlement européen qui a permis le vote de ces textes. Face au danger fasciste, notre riposte doit être massive !

PLUS D’EXPULSIONS, MOINS DE LIBERTÉ DE CIRCULATION :

– Allongement de la durée de rétention jusqu’à 24 mois ;

– Expulsion sur la base d’une décision prise par un autre Etat (l’Italie pourrait expulser une personne qui fait l’objet d’une OQTF en France) ;

– Toute demande d’asile peut être rejetée sans examen si la personne est passée par un pays sur la liste des “pays tiers sûrs” (Tunisie, Maroc, Kosovo…) ;

– Perquisitions de la police dans des domiciles ou lieux associatifs où vivent des personnes migrantes.

EXTERNALISATION : L’UE DÉLOCALISE LE FLICAGE ET L’ENFERMEMENT

– Enfermement des demandeurs d’asile à la frontière pendant 3 mois ;

– Expulsion de personnes vers des prisons dans des pays sans lien avec où elles vivent ou d’où elles viennent (comme les accords entre les Pays-Bas et l’Ouganda).

Ces deux textes s’inscrivent dans une politique sécuritaire inhérente au projet même de l’Union Européenne, grâce à laquelle elle s’est construite et se maintient. Ce n’est pas l’immigration qui la détruit, ce sont les politiques, le racisme et l’injustice.

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.es, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Alors chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble !

Nous appelons à nous retrouver :
VENDREDI 12 JUIN à République à 17h00 pour une MANIFESTATION contre la destruction du droit d’asile et la criminalisation des personnes migrantes.

CONTRE L’EUROPE FORTERESSE ET SES POLITIQUES RACISTES, MOBILISONS-NOUS !

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme

Vendredi 19 juin, Paris. Guerres, paix, impérialismes, armement, désarmement, défense populaire…

Les situations sont complexes, les débats s’entremêlent :

Venez en discuter, le vendredi 19 juin 2026 avec

Rendez-vous à partir de 9 heures, à la salle Traversière

15 bis rue Traversière, 75012, Paris (métro, RER, bus : Gare de Lyon)

Débat de 9h30 à 13h30, suivi d’une collation.

Inscriptions, cliquer ici : https://forms.gle/jj1tYZfJHzx7zEzy6

Débat organisé par l’Union nationale interprofessionnelle des retraité‧es Solidaires.

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Internationalisme

Soutien aux travailleurs·euses de l’éducation en lutte au Venezuela

Miércoles 10 de junio : nueva jornada de movilización en Venezuela.

La Unión sindical Solidaires, respalda la acción sindical unitaria del sector de la educación en Venezuela, quien con el apoyo del Comité Nacional de conflicto de trabajadores en lucha (CNCTL) y la Central Unitaria de trabajadores de Venezuela (CUTV) estará en las calles por una mejoría de salarios, de las pensiones, de la convención colectiva y de los derechos laborales.

¡ Ni tutelaje imperialista, ni continuismo autoritario y neoliberal, solidaridad internacionalista !

Mercredi 10 juin : une nouvelle journée de mobilisation au Venezuela !

L’Union syndicale Solidaires soutient les travailleurs et travailleuses de l’éducation du Venezuela qui, à l’appel notamment du Comité Nacional de Conflicto de los Trabajadores en lucha (CNCTL) et de Central Unitaria de Trabajadores de Venezuela (CUTV), seront dans l’action le 10 juin pour revendiquer une amélioration des salaires, des retraites, une convention collective protectrice et l’amélioration du droit du travail.

Contre la tutelle impérialiste et contre l’autoritarisme néo-libéral, solidarité internationaliste !

Paris 8 de junio de 2026

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Internationalisme Kanaky

Non-lieu pour les indépendantistes Kanak : le combat contre le colonialisme et pour l’indépendance continue !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance de la décision de non-lieu vis-à-vis des 7 militants et militantes Kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui ont été déporté‧es et incarcéré‧es durant des mois à la suite des mobilisations du printemps 2024 dans ce pays.

Cette décision judiciaire est importante pour chacun et chacune de ces militant‧es Kanak, et pour leurs proches. Au-delà, elle l’est pour tout le peuple Kanak, pour toutes celles et tous ceux qui vivent en Kanaky, pour toutes les personnes éprises de justice : leur déportation et leur emprisonnement était bien une décision politique du colonialisme de l’Etat français.

Rappelons aussi que ce qui a motivé la révolte du printemps 2024 était le mépris du gouvernement français et de ses supporters qui voulaient imposer une modification des règles concernant le collège électoral en Kanaky, remettant ainsi en cause des accords destinés à permettre le processus de décolonisation. C’est l’Etat français qui porte la responsabilité du désastre humain, social, économique, conséquence des décisions du printemps 2024.

C’est bien de cela dont il s’agit : il faut en finir avec le temps des colonies, en Kanaky comme dans les autres colonies françaises !

L’Union syndicale Solidaires, qui s’était inscrite dans les campagnes de solidarité menées notamment par le collectif national Solidarité Kanaky, réaffirme son soutien aux mouvements indépendantistes Kanak, à leurs luttes pour le droit à l’autodétermination du peuple Kanak. Leur combat contre les tenant‧es de la Nouvelle Calédonie française est aussi une composante de la lutte internationale contre l’extrême droite, partout dans le monde.

Solidarité internationaliste !

Solidarité syndicale avec nos camarades de l’USTKE !

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Internationalisme Palestine

Flottille Gaza un billet de D. Mermet

Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet

La joie, ça nous déborde

J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.

Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.

Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.

Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.

Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.

Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.

Daniel Mermet

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