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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Internationalisme Kanaky

Non-lieu pour les indépendantistes Kanak : le combat contre le colonialisme et pour l’indépendance continue !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance de la décision de non-lieu vis-à-vis des 7 militants et militantes Kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui ont été déporté‧es et incarcéré‧es durant des mois à la suite des mobilisations du printemps 2024 dans ce pays.

Cette décision judiciaire est importante pour chacun et chacune de ces militant‧es Kanak, et pour leurs proches. Au-delà, elle l’est pour tout le peuple Kanak, pour toutes celles et tous ceux qui vivent en Kanaky, pour toutes les personnes éprises de justice : leur déportation et leur emprisonnement était bien une décision politique du colonialisme de l’Etat français.

Rappelons aussi que ce qui a motivé la révolte du printemps 2024 était le mépris du gouvernement français et de ses supporters qui voulaient imposer une modification des règles concernant le collège électoral en Kanaky, remettant ainsi en cause des accords destinés à permettre le processus de décolonisation. C’est l’Etat français qui porte la responsabilité du désastre humain, social, économique, conséquence des décisions du printemps 2024.

C’est bien de cela dont il s’agit : il faut en finir avec le temps des colonies, en Kanaky comme dans les autres colonies françaises !

L’Union syndicale Solidaires, qui s’était inscrite dans les campagnes de solidarité menées notamment par le collectif national Solidarité Kanaky, réaffirme son soutien aux mouvements indépendantistes Kanak, à leurs luttes pour le droit à l’autodétermination du peuple Kanak. Leur combat contre les tenant‧es de la Nouvelle Calédonie française est aussi une composante de la lutte internationale contre l’extrême droite, partout dans le monde.

Solidarité internationaliste !

Solidarité syndicale avec nos camarades de l’USTKE !

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Internationalisme Palestine

Flottille Gaza un billet de D. Mermet

Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet

La joie, ça nous déborde

J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.

Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.

Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.

Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.

Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.

Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.

Daniel Mermet

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Internationalisme

Solidaires et internationalistes

La carte des membres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (RSISL)

Créé en mars 2013, sur la base des orientations et pratiques syndicales communes des unions syndicales Solidaires en France, de la CGT en Espagne et de la CSP-Conlutas au Brésil, le RSISL (Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes) est né de la nécessité d’unifier les travailleurs et les luttes populaires et sociales contre les attaques des gouvernements et des patrons du monde entier.

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/brochures/international/carte-du-reseau-syndical-international-de-solidarite-et-de-luttes/

Le Réseau organisera sa première conférence internationale Asie-Pacifique en 2026 Asie du Sud

https://laboursolidarity.org/fr/n/3874/le-reseau-organisera-sa-premiere-conference-internationale-asie-pacifique-en-2026-asie-du-sud

Récemment.

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient la lutte des grévistes de Tornel à Mexico – 12 mai 2026  

https://laboursolidarity.org/fr/n/3867/le-reseau-syndical-international-de-solidarite-et-de-luttes-soutient-la-lutte-des-grevistes-de-tornel-a-mexico

Solidarité avec le mouvement social ukrainien, contre l’offensive réactionnaire du gouvernement et du parlement – 15 mai 2026

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/internationales/solidarite-avec-le-mouvement-social-ukrainien-contre-loffensive-reactionnaire-du-gouvernement-et-du-parlement/

Pour plus…

https://laboursolidarity.org/fr/

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Internationalisme

Solidarité avec le mouvement social ukrainien, contre l’offensive réactionnaire du gouvernement et du Parlement

Publié le 15 mai 2026

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien plein et entier au mouvement social ukrainien mobilisé contre le nouveau Code civil adopté en première lecture par la Verkhovna Rada le 28 avril 2026.

En ce mois de mai 2026, une vague de manifestations traverse l’Ukraine. À Kyiv, Odessa, Lviv, Dnipro et dans de nombreuses autres villes, des rassemblements réunissent syndicalistes, étudiant·es, féministes, militant·es LGBTQIA+ et défenseur·ses des droits sociaux pour dénoncer un texte porteur de graves reculs démocratiques et sociaux.

Alors que la population ukrainienne subit depuis des années la guerre menée par le régime russe, nous refusons que cette situation serve de prétexte à des attaques contre les droits sociaux et les libertés. Derrière le discours de « modernisation », ce nouveau Code civil ouvre la voie à une aggravation des politiques néolibérales et réactionnaires déjà imposées à la société et au monde du travail ukrainien.

Les organisations mobilisées dénoncent notamment des dispositions qui renforcent les logiques de privatisation et de marchandisation des biens publics, fragilisent le rôle social de l’État et menacent les protections collectives. Elles alertent également sur les atteintes aux droits LGBTQIA+, avec le maintien d’une définition exclusivement hétérosexuelle de la famille et des formulations conservatrices autour de la « moralité » susceptibles de légitimer discriminations et violences.

Ces attaques s’inscrivent dans une offensive plus large contre les droits sociaux et syndicaux, déjà durement touchés par les réformes antisociales menées ces dernières années. Nous affirmons qu’il ne peut y avoir de reconstruction démocratique de l’Ukraine sans droits pour les travailleuses et travailleurs, sans libertés syndicales, sans égalité des droits.

L’Union syndicale Solidaires adresse sa solidarité à l’ensemble des organisations du mouvement social ukrainien qui, malgré la guerre, continuent de défendre les droits sociaux, les libertés démocratiques et l’égalité. Leur combat est aussi le nôtre. Face aux offensives réactionnaires et néolibérales, la solidarité internationale des travailleuses et des travailleurs est indispensable. L’Union syndicale Solidaires restera aux côtés du mouvement social ukrainien.

  • Paris le 15 mai 2026
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Éducation Internationalisme Palestine

Comprendre la Palestine, soutenir l’éducation  !

Pourquoi est-il important de parler de la Palestine à l’école ?

Une partie de nos élèves se sent concernée par cette question. Pourtant, nous avons souvent du mal à apporter des réponses dans nos classes. Pire, nos élèves sont parfois criminalisé·es et sanctionné·es pour avoir exprimé leur tristesse, leur colère ou leur indignation sur un sujet d’actualité particulièrement dramatique.

La question du colonialisme peut avoir une forte résonance chez des élèves dont l’histoire familiale en est marquée.

C’est aussi le racisme, vécu au quotidien, qui favorise chez nos élèves une empathie plus forte pour d’autres groupes infériorisés et criminalisés auxquels ils peuvent s’identifier.

La complicité de la France, à travers sa coopération diplomatique et
économique, ses livraisons d’armes et ses discours politiques de soutien à l’occupant israélien, n’est plus à prouver.

Le consentement au génocide des Palestinien·nes a reposé sur un racisme assumé et une islamophobie décomplexée dans de nombreux médias et discours politiques, qui blessent nombre d’entre nous.

Nous pouvons donc imaginer le ressenti de nos élèves qui grandissent dans un monde qui les déshumanise et autorise les violences à leur encontre.

Histoire de la Nakba

Israël, État colonial

Depuis sa création, l’État d’Israël fait fi des droits humains et du droit international. Il poursuit son projet de colonisation de peuplement sur l’ensemble de la Palestine historique. Aucune solution définitive ne pourra exister sans respecter le droit au retour sur leurs terres des réfugié·es palestinien-nes et de leurs descendant·es

En 2018, la loi « Israël, Etat nation du peuple juif » consacre l’apartheid basé sur le racisme.

Le génocide en cours à Gaza n’est donc pas un accident. Il est le prolongement d’une politique coloniale et criminelle continue, théorisée dès la fin du XIXème siècle.

Dates clés

1947 • Le plan de partition

Ce plan découpe le territoire palestinien en cinq territoires : un territoire continu pour Israël du Nord au Sud et quatre morceaux de terre pour les Palestinien·nes.

Dès le plan de départ, il est impossible d’envisager un État palestinien ainsi morcelé. Mais le rapport de force dans un monde alors très colonial permet l’adoption de cette partition par 33 pays, alors que 13 ont voté contre et 10 se sont abstenus, la majorité des pays du continent africain n’étant pas décolonisée ou pas encore membre de l’ONU.

1948 • La Nakba

Ce terme, qui signifie « la catastrophe » en arabe, désigne l’expulsion de 700 à 800·000 Palestinien·nes, l’exécution de plus de 15·000 habitant·es de cette terre et la destruction de plus de 500 villages.
Cela représente le déplacement forcé de plus de 70% de la population palestinienne.

1967 • La Naksa

Ce terme, qui signifie « la rechute », désigne l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, Gaza, le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Plus de 300·000 Palestinien·nes sont chassé·es.

1993 • Le processus d’Oslo

Face à la colonisation continue de la Palestine et à la violence de l’occupation, sous la pression internationale, les représentant·es de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) acceptent de nouvelles négociations avec Israël alors que le rapport de force leur est défavorable.

Les accords d’Oslo, dont le contenu a été tenu secret, vont en réalité permettre à Israël de réorganiser l’occupation en Cisjordanie, en fragmentant le territoire en trois zones, dont la zone C qui correspond à de nouvelles confiscations de terres.

L’apartheid s’accentue alors puisque les Palestinien·nes sont soumis·es à des statuts administratifs différents.

Le processus d’Oslo doit durer cinq ans, durant lesquels l’Autorité palestinienne doit collaborer avec Israël pour assurer la sécurité de l’État occupant. Durant cette période, Israël continue à coloniser un maximum de terres en Cisjordanie.

Ainsi, en 1995, deux ans après la signature, Israël a déjà permis l’installation de 20·000 nouveaux colons sur ce qui devait devenir un État palestinien.

2002 • Début de la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie

Ce mur a été jugé illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 alors qu’il mesurait 190 km de long.
Aujourd’hui, cette barrière, ainsi que 89 barrages militaires israéliens qui entravent la circulation quotidienne des Palestinien·nes, mesure plus de 700 km et est équipée de technologies de surveillance et de reconnaissance faciale, en grande partie fournies par l’entreprise américaine HP.

2006 • Le blocus total de Gaza

Un an après l’évacuation des colonies à l’intérieur de la bande de Gaza, un blocus total (terrestre, aérien et maritime) est décrété par l’État colonial sur cette zone, déjà majoritairement peuplée de réfugié·es chassé·es d’autres régions de la Palestine. Cette enclave va ensuite subir régulièrement les assauts de l’armée israélienne : en 2009, 2012, 2014, 2018, 2021, 2022, 2023, puis les deux années du génocide en cours.

Pour aller plus loin :

Un boycott légitime, pour le boycott culturel et universitaire de l’Etat d’Israël, Eyal Sivan & Armelle Laborie, la Fabrique ;
Palestine un peuple qui ne veut pas mourir, Alain Gresh, Les Liens qui Libèrent ;
Comprendre la Palestine, Xavier Guignard et Alizée Pin, les Arènes ;
La palestine expliquée à tout le monde, Elias Sanbar, Seuil ;
Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, La Fabrique.

La campagne BDS Boycott Désinvestissement Sanctions

Les revendications

SUD éducation est engagée dans la campagne BDS.

Lancée en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne, elle mène des campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre l’État colonial israélien.

Trois revendications sont au cœur de la campagne BDS :

L’égalité des droits, c’est-à-dire la fin de l’apartheid
La fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine
Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes

Le boycott ciblé

La campagne BDS appelle au boycott ciblé de marques complices de la colonisation et du génocide en Palestine.

HP fournit des services aux prisons de haute sécurité qui enferment des milliers de prisonnier·es politiques palestinien·nes, équipe les checkpoints qui entravent leur circulation, et fournit des services aux autorités d’occupation pour stocker les données de l’État civil des Palestinien·nes.

Carrefour est complice de la colonisation en Cisjordanie par un accord de franchise avec une entreprise israélienne présente dans les colonies. Carrefour Israël s’est même vanté d’avoir fourni des colis aux soldats israéliens.

La banque et les assurances AXA détiennent des millions de dollars dans des entreprises qui arment Israël.

McDonald’s, à travers sa franchise israélienne, a fait des dons de repas aux soldats génocidaires.

Coca-Cola participe à la colonisation de la Palestine via sa franchise qui a notamment un centre de distribution dans une colonie.

Les enfants, le génocide et l’éducide

Dans l’Éducation, la situation est catastrophique. Les enquêteur·trices de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre les attaques israéliennes contre des écoles et dénoncent « l’anéantissement du système éducatif à Gaza ». Israël a détruit toutes les universités et 90·% des écoles. Pire encore, l’armée israélienne a utilisé l’université Al-Azhar pour en faire une base militaire. Plus de 658 000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es depuis 2 ans et plus de la moitié des sites religieux et culturels ont été réduits à néant.

Toujours selon une enquête de l’ONU, en Cisjordanie, le système éducatif a souffert de l’augmentation des opérations militaires de l’armée d’occupation israélienne, du harcèlement des élèves et de la multiplication des points de contrôle, des démolitions et des attaques de colons, qui ont touché plus de 806 000 élèves palestinien·nes.

SUD éducation rappelle que les droits des jeunes et des enfants doivent être respectés : le droit à l’égalité, le droit d’avoir une identité, le droit de vivre en famille, le droit à la santé, le droit à l’éducation et aux loisirs, le droit d’être protégé·e en temps de guerre, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes de violence, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes d’exploitation, le droit de s’exprimer et d’être entendu sur les questions qui les concernent, le droit de l’enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit au logement.

SUD éducation soutient l’accueil des étudiants gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France. C’est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités économiques et militaires de la France dans ce génocide.

Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS, exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Entre 2023 et 2025, plus de 658·000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es*.
Israël a détruit 90·% des écoles et tué des dizaines de milliers d’enfants. * Données de l’UNICEF
SUD éducation s’engage et soutient les élèves victimes du génocide en s’inscrivant dans toutes les actions de soutien éducatif aux enfants de Gaza comme l’initiative palestinienne « Education 4 Gaza ».

Le tract à télécharger pour diffusion dans vos établissements.

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Internationalisme Palestine

Projection Collapse (Face à Gaza) Versailles, 15 mai

Vendredi 15 mai 2026 à *20 h 00

UGC Roxane, rue Saint Simon à Versailles

Projection du film d’Anat Even /Collapse (Face à Gaza)/ suivie d’un débat en présence d’Ariel Cypel, coréalisateur du film (voix off).

En partenariat avec Culture et Cinéma.

*Entrée payante* aux tarifs habituellement pratiqués par le cinéma.

Peu après le 7 octobre 2023, Anat retourne dans ce qui était autrefois sa maison. Elle erre et filme pendant plus de deux ans dans ce kibboutz incendié et sur des terres agricoles transformées en machines de destruction.

Au-delà de la clôture, Gaza est anéantie.

👉 Bande annonce <https://www.amis.monde-diplomatique.fr/Collapse-Face-a-Gaza-9652.html>

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Histoire Internationalisme Luttes féministes

Il y a 13 ans, le Rana Plazza

Dans Solidaires et égales : N°47 – Mars/avril 2026

Publié le 17 avril 2026

Le 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh coûtait la vie à 1 138 personnes, majoritairement des femmes et des jeunes filles. Cette tragédie représente des failles d’un système économique basé sur le profit, un système qui s’allie à la dévalorisation du travail des femmes, surtout celles travaillant dans le Sud global.

L’effondrement est survenu après que des travailleuses eurent remarqué des fissures dans les murs et les piliers du bâtiment bétonné trop vieux, trop mal construit. Ces fissures avaient aussi étaient constatées par des experts, et les banques présentes dans l’immeuble avaient, elles, refusé d’ouvrir leurs portes. Pourtant, après une seule journée de fermeture, les propriétaires des usines de textile ont rappelé les ouvrières, les forçant à réintégrer leur poste sous peine de licenciement immédiat. Quelques heures plus tard, le bâtiment s’écroulait sur elles. Sur des milliers de corps de femmes broyés par l’impact.

Le profit avant la vie.

Face à ce massacre, l’indignation mondiale a mis en lumière un vide juridique : les multinationales donneuses d’ordres (dont plusieurs marques françaises) se dédouanaient de toute responsabilité, cachées derrière une cascade de sous-traitants. C’est pour mettre fin à cette impunité totale, où le donneur d’ordre ne “savait pas”, que la bataille pour le Devoir de Vigilance a commencé.

Une loi pionnière sous l’assaut des lobbies

En 2017, la France adoptait la loi sur le Devoir de Vigilance, une première mondiale arrachée de haute lutte. Elle oblige les multinationales à prévenir les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement chez leurs sous-traitants. Cette loi a permis en 2023 et 2024 à SUD PTT de faire condamner La Poste pour son plan de vigilance défaillant (travail dissimulé, harcèlement). Une victoire qui prouve que la loi est une arme… et c’est précisément pour cela que le patronat veut la briser.

Le double jeu de l’Union Européenne : l’offensive “Omnibus”

Alors qu’une directive européenne ambitieuse (CSDDD) avait été adoptée en 2024 pour généraliser ce devoir de vigilance, le vent a tourné. En novembre 2025, sous la pression des multinationales de l’énergie (TotalEnergies, ExxonMobil) et de la Fédération bancaire française, le Parlement européen a adopté la directive dite « Omnibus ».

Le résultat est catastrophique :

  • Seuil d’exclusion au rabais : Seules les entreprises de plus de 5 000 salarié·es et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires sont désormais concernées (contre 1 000 salarié·es auparavant).
  • Abandon environnemental : L’obligation d’un plan de transition pour respecter l’Accord de Paris est supprimée.
  • Impunité : Le régime de responsabilité civile et de sanctions est drastiquement raboté.

Macron propose, l’extrême droite exécute : le bilan d’un sabotage

Cette régression porte une signature politique claire. Dès le printemps 2025, Emmanuel Macron appelait à l’abrogation de ces contraintes au nom de la « compétitivité ». Il a trouvé ses alliés naturels : c’est l’alliance entre la droite et l’extrême droite qui, à l’automne dernier, a vidé la directive de sa substance.

Alors que la COP 30 d’octobre 2025 aurait dû marquer un tournant écologique, l’UE a envoyé le pire des signaux en sacrifiant le devoir de vigilance : les droits humains et la planète passent après les dividendes. Ce verrouillage politique entre libéraux et réactionnaires confirme que pour le patronat, la vie des travailleuses du Sud global n’est qu’une variable d’ajustement.

Solidaires ne lâche rien

L’Union syndicale Solidaires exige que toute entreprise soit contrainte au respect de l’ensemble des droits humains, sociaux et environnementaux quel que soit le lieu et le fabricant des marchandises dont elle fait ensuite commerce.

Nous n’oublions pas les mort·es du Rana Plaza. Le 28 avril, journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail, et le 1er mai, transformons notre colère en action !


Le poème : En mémoire des ouvrières du Rana Plaza

Contre ce luxe obscène bâti sur le silence,
Où chaque couture saigne une invisible violence,
Le 8 mars, ma grève est une question de décence.


Je me souviens de 2013, du ciel qui s’effondre,
Du Rana Plaza, de la poussière et des décombres.
Mille cent trente-huit ouvriers et ouvrières,
Ensevelies sous le poids d’une mode meurtrière.
Des murs qui se fissurent, des experts disaient “fuyez”,
Mais le profit hurlait “cadence” et les a sacrifiées.
Parce qu’un vêtement jetable vaut plus qu’une vie humaine,
On a cousu leur mort dans l’ourlet de nos laines.
Fils coupés, lendemains absents.
Machines tues, corps gisant.
Multinationales complices,
Aucune justice …

(silence)

Notre responsabilité.

(Silence)

Alors, contre ce luxe obscène bâti sur le silence,
Où chaque couture saigne une invisible violence,
Le 8 mars, ma grève est une question de décence.

____________________

Les entreprises présentes dans le Rana Plaza étaient au nombre de cinq : New Wave Style, Ether Tex, Canton Tech Apparel, Phantom Apparels et New Wave Bottoms. Celles-ci produisaient des vêtements pour les marques, entre autres : Mango, Benetton, The Children’s Place, Cato Corp, Joe Fresh possédée par la société canadienne Loblaws et vendues dans les magasins J.C. Penney, les marques Cerdarwood et Denim Co. de la compagnie irlandaise Primark, la marque Papaya Denim de la société britannique Matalan, Free Style Baby vendue dans la chaîne El Corte Inglés et la marque espagnole Velilla.

Des étiquettes de vêtements Carrefour (marque Tex), Auchan (marque In Extenso), Camaïeu et H&M ont été retrouvées dans les décombres du Rana Plaza résultant, selon ces distributeurs, d’actions de sous-traitance non déclarées.

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Internationalisme Palestine

Intersyndicale CGT FSU Solidaires – LA SOLIDARITÉ N’EST PAS UN CRIME : SOUTIEN AUX FLOTTILLES

Publié le 30 avril 2026

La nuit dernière, la flottille humanitaire Global Sumud a été interceptée dans les eaux

internationales par l’armée israélienne et plus de 200 personnes ont été arrêtées. Ce sont des militantes et militants syndicaux, politiques, associatifs, des membres de la société civile partis pour briser le blocus de Gaza et apporter de l’aide humanitaire.

Une fois de plus, une fois de trop, le gouvernement israélien a enfreint le droit maritime et le droit international humanitaire.

Nos organisations syndicales CGT, FSU et Union syndicale Solidaires condamnent fermement ces attaques contre des bateaux venus porter aide et assistance à la population de Gaza.

La bande de Gaza subit un blocus illégal depuis bientôt 20 ans, les Palestiniens et les Palestiniennes vivent un génocide depuis de nombreux mois, les travailleurs et travailleuses sur place, font face à des conditions de travail dramatiques. Ils sont exposés constamment à de nombreux risques : munitions non explosées, tirs de l’armée israélienne sur les infrastructures publiques comme les hôpitaux et les écoles ou ce qu’il en reste, journalistes volontaires visés, manque de matériel….

Face à l’inaction de nos États, et alors que le gouvernement israélien bafoue le droit international en toute impunité, la solidarité internationale est un recours impératif pour soutenir la population palestinienne.

La CGT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires appellent les syndicalistes à prendre part aux rassemblements qui auront lieu partout en France ce soir. Nous exigeons la libération des personnes arrêtées et la poursuite de la navigation des Flottilles.

La solidarité n’est pas un crime, les syndicalistes se tiendront toujours du côté de l’humanité, de la justice et de la paix !

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