« La classe-promenade fut pour moi la planche de salut. Au lieu de somnoler devant un tableau de lecture, à la rentrée de la classe de l’après-midi, nous partions dans les champs qui bordaient le village. Nous nous arrêtions en traversant les rues pour admirer le forgeron, le menuisier ou le tisserand dont les gestes méthodiques et sûrs nous donnaient envie de les imiter. Nous observions la campagne aux diverses saisons, quand l’hiver les grands draps étaient étalés sous les oliviers pour recevoir les olives gaulées, ou quand les fleurs d’oranger épanouies au printemps semblaient s’offrir à la cueillette. Nous n’examinions plus scolairement autour de nous la fleur ou l’insecte, la pierre ou le ruisseau. Nous les sentions avec tout notre être, non pas seulement objectivement mais avec toute notre naturelle sensibilité. Et nous ramenions nos richesses : des fossiles, des chatons de noisetier, de l’argile ou un oiseau mort. » Célestin Freinet
La nécessité de faire sortir les élèves de l’école, lors de promenades et autres sorties au grand- air, apparaît dans les instructions officielles dès les débuts de l’école de la IIIe République. Cependant, à l’époque, il s’agit tout autant de développer la connaissance de leur milieu par les élèves, dans un souci purement pratique, que de leur faire faire de l’exercice physique. Plus tard, Edmond Blanguernon, enseignant puis inspecteur d’académie de l’enseignement primaire, instaure les « classes-promenade » en Haute- Marne. Nous sommes en 1909 et, pour lui, il s’agit d’orienter l’enseignement primaire vers des méthodes moins livresques et plus actives. Participant à améliorer le bien-être des élèves, les classes- promenades, qui finissent par être inscrites dans les programmes scolaires en 1923, sont également conçues comme un temps d’observation et d’apprentissage (1). Cette approche inspire ensuite Lucien Gachon, qui expérimente les classes- promenade en Auvergne dans les années 1920, et s’en sert notamment pour travailler la lecture de paysages (2), puis Célestin Freinet. Pour Freinet, la classe promenade consiste en une sortie libre, sans a priori ni nécessaire but (ce qui est contradictoire avec l’injonction faite aux enseignants, de nos jours, de motiver une sortie scolaire) ; elle doit être, de préférence, récurrente et a pour buts l’observation, l’expérience avec les pairs d’un espace souvent familier, le développement de la curiosité. C’est une approche sensitive des espaces explorés, qui mène à des restitutions de diverses natures (dessins, écrits, débats, questionnements…) puis à d’autres sorties (3). De nos jours, notamment face aux enjeux écologiques actuels, la « classe-promenade », qui n’a pas seulement vocation à s’intéresser aux éléments naturels, mais aussi aux réalisations humaines et aux humains, concerne plusieurs disciplines et se prête à des approches transdisciplinaires, a encore, sans aucun doute, toute sa place dans nos pratiques pédagogiques.
« La classe promenade : on observe, on s’arrête, on prend note, on dessine, on arpente, on cube, on marche, on s’arrête, on s’assied et à nouveau on explique, on prend note de mots, de phrases, on prépare sa composition française, on inscrit des données d’un problème, bref on fait provision de matériaux qui seront ensuite élaborés proprement, minutieusement à l’école même. Car après la classe de plein air, il faut faire la classe dans la classe, celle où on sort la langue dans la tension de l’effort après avoir bien respiré, bien ri et bien chanté, dehors dans la liberté de la nature sauvage, ou sur les routes civilisées ». Lucien Gachon, « La pédagogie de l’enseignement primaire », La Classe promenade, Journal des instituteurs
Classe promenade, quelles démarches administratives ?
Le ministère de l’Éducation distingue différents types de sorties scolaires en fonction de leur caractère obligatoire ou facultatif, de leur durée (avec ou sans nuitée : sortie scolaire vs voyage scolaire), de la distance parcourue (sortie de proximité, sortie scolaire, voyage scolaire), de la régularité (récurrente – piscine, bibliothèque, etc. ou occasionnelle), payante ou gratuite, etc. En ce qui concerne la classe promenade, elle est considérée comme une « sortie de proximité » Dans ce cadre, les règles à respecter sont : Documents à demander aux familles : s’il s’agit d’une sortie obligatoire qui a lieu sur le temps scolaire habituel, sans participation financière demandée aux familles, la classe promenade ne nécessite pas d’autorisation parentale ni d’attestation d’assurance. Autorisation – L’enseignant·e doit informer le/la directeurice ou sa hiérarchie (2d degré) de sa sortie (classe concernée, durée, lieu, etc.). Notification – L’enseignant doit informer les familles des conditions d’organisation de la sortie, y compris le lieu, le jour et les horaires. Durée – Depuis les nouveaux textes de 2024, le temps du midi ne fait plus basculer une sortie dans la catégorie facultative mais peut modifier le taux d’encadrement. Sécurité – En cas de plan Vigipirate, certaines sorties peuvent être suspendues pour assurer la sécurité des enfants. En cas de situation mettant sérieusement en cause la qualité de la séance ou la sécurité des élèves, l’enseignant·e suspend ou interrompt immédiatement la sortie et rend compte de tout incident à sa hiérarchie. Encadrement – Le projet de sortie de proximité est conduit par un·e ou plusieurs enseignant·es dans le cadre du projet d’école ou d’établissement, en appui des programmes scolaires et du projet pédagogique de la classe. À l’école maternelle, l’enseignant·e, accompagné·e d’un·e adulte, peut se rendre avec sa classe sur un lieu situé à proximité de l’école pour une durée globale qui ne dépasse pas la demi-journée de classe. Au-delà de 24 élèves, la présence d’un adulte supplémentaire est recommandée. À l’école élémentaire, l’enseignant·e peut encadrer seul·e sa classe pour une durée globale qui ne dépasse pas la demi-journée de classe. Dans le second degré, il appartient au/à la chef·fe d’établissement d’évaluer le nombre d’accompagnateurices nécessaire, au regard de ses obligations en matière de surveillance, et compte tenu de l’âge des élèves, de l’importance du groupe, de la durée du déplacement et des difficultés ou des risques que peut comporter le parcours des élèves. L’inclusion de tous les élèves – L’organisation des sorties scolaires nécessite la prise en compte des besoins d’aménagement et d’accompagnement des élèves en situation de handicap ou à besoin médical spécifique. Dès l’organisation du projet de sortie scolaire, la participation de ces élèves doit être anticipée sous tous ses aspects : destination, transport, aide humaine, organisation de soins, hébergement le cas échéant, etc. En particulier, le choix du prestataire de transport ou d’hébergement doit tenir compte de leurs besoins spécifiques. En aucun cas les frais supplémentaires liés à la participation d’un élève en situation de handicap ou à besoin médical spécifique ne peuvent être imputés à sa famille. Les AESH : dans la mesure où leurs missions sont centrées sur la prise en charge d’un élève, l’AESH ne peut être comptabilisé·e dans le taux d’encadrement de la sortie scolaire et participer à la surveillance de l’ensemble des élèves du groupe classe. • les volontaires en service civique, s’ils peuvent y participer, ne peuvent être en situation de surveillance ou d’encadrement d’un groupe d’élèves. Ils ne sont pas comptabilisés parmi les accompagnateurices nécessaires à l’encadrement d’une sortie.
En résumé Classe promenade = sortie de proximité > Sortie dans le cadre des horaires scolaires + gratuité = pas d’assurance, pas d’autorisation parentale > Informer en amont direction ou hiérarchie > En primaire et secondaire, l’enseignant·e seul·e peut encadrer, en maternelle, 2 adultes (par ex. l’Atsem) > Le temps du midi ne rend plus une sortie « facultative ».
Notes 1. Fabienne Serina- Karsky, Pratiques éducatives et bien- être de l’enfant à l’école : la contribution de l’Éducation nouvelle (1910- 2010). Pour un nouveau paradigme éducatif, Thèse de sciences de l’Education, Université Paris 8 Vincennes- Saint- Denis, 2013. 2. « Histoire d’une pratique éducative : la classe promenade », Le Nouvel éducateur, n° 183, novembre 2006. 3. « La classe promenade, notre outil d’exploration », Éduc’Freinet, n°266, février 2024.
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Retrouvez Solidaires sur la fête de l’Humanité le week-end des 11, 12 et 13 septembre. Vous pourrez également rencontrer sur notre stand des camarades des Soulèvements de la Terre.
Programme du stand
Vendredi :
18h30 Inauguration du stand
Musique 21h-22h Jimenarsss (breakbeat, techno mental et industrielle)
Musique 22h30-1h30 Nova Stepa (Clubing UK, Bass music, House)
Samedi :
Débat 11h-12h30 : Kanaky, il finit quand le temps des colonies ?
Avec des acteurs/actrices et témoins des luttes actuelles :Yewa Waetheane (Union Calédonienne), Jean Yves Waimo (responsable de l’USTKE à Ouvéa), Mina Kherfi (représentante de l’USTKE en France)
Débat 14h30-16h Organiser la résistance face à l’extrême droite
Djelloul Kheris (représentant SUD CT à la mairie d’Hénin-Beaumont), Gérard Ré (secrétaire confédéral de la CGT) Nathalie Tehio (présidente de la LDH), Raphaël Pradeau (porte-parole d’Attac)
Débat 16h30-18h00 La planète brûle : quelles alliances pour transformer la société ?
Enora Chopard (Déroute des routes), Nina Lejeune (Confédération paysanne/Alliance écologique et sociale), Une membre des Soulèvements de la Terre, Julie Le Mazier (Solidaires/Alliance écologique et sociale)
Musique 21h-22h Just MC (électro)
Musique 22h30-00h30h SanaCB (techno hardstyle et hardore)
Musique 00h30 MC danse pour le climat b2b RemremX (Planète Boum Boum)
Dimanche :
Débat 11h00-12h30 29 septembre : vers une grande grève de la Fonction publique ?
Gaëlle Martinez (Solidaires FP), Sylvie Aebischer (UFSE CGT), Caroline Chevé (FSU), un·e représentant·e de SUD SDIS
Musique 12h30 Mymytchell (chanson politique)
13h30 : Tirage au sort de la tombola
Débat 14h-15h30 Attaques contre l’université publique, “bienvenue en France”, comment construire le rapport de force?
Avec Solidaires étudiant·es, l’Union étudiante, l’Unef et la FSE
Débat 15h30-17h00 Contre l’artificialisation des sols et des terres de Saclay
Avec des membres du collectif d’Agro en Lutte et un représentant de SUD Ouvriers agricoles
Retrouver Solidaires ailleurs sur la fête
“oui le meilleur est à venir, et ce sera sans l’extrême droite”
vendredi 11 septembre , 15h30
Lieu : Village des médias indépendants
Murielle Guilbert, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires
Pour un système de santé antiraciste
Vendredi 11 septembre, 17h30
Lieu : stand SOS Racisme
Tayeb Khouira, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires
Et si on partageait les richesses ?
samedi 12 septembre, 11h
Lieu : Stand d’Attac
Sandra Demarcq (Secrétaire générale de Solidaires Finances publiques)
Après l’Afrique du Sud, la Palestine : comment le boycott culturel et sportif est-il un levier de changement?
Date : samedi 12 septembre
Heure : 13h30
Lieu : Stand de BDS
Linda Sehili (Union syndicale Solidaires)
Écologie populaire : comment construire du commun face au repli sur soi et à l’accaparement des ressources du modèle capitalo-nationaliste
samedi 12 septembre, 14h
Lieu : stand de Non-Violence XXI, orga par Action Justice Climat ParisJulie Le Mazier (Solidaires/Alliance écologique et sociale)
“Oui, battre l’extrême droite en 2027 est possible”
L’accueil syndical de Solidaires 78 reprend mardi prochain, le 8 septembre, toujours de 17 h à 19 h à la librairie La Nouvelle Réserve de Limay.
L’entrée est libre est gratuite et cet accueil est ouvert à toustes…
En juin dernier, nous avions pris la décision de lancer des Mardis antifascistes dans le cadre de ces accueils. Dès le 8 septembre, nous pourrons échanger sur la forme que pourraient prendre ces rencontres régulières de combat contre l’extrême droite. Venez avec vos idées, vos questions, votre envie de lutter et votre bonne humeur (on peut aussi apporter de quoi boire un peu et manger)
L’Alliance écologique et sociale défend une écologie protectrice du monde du travail et des plus précaires, par le biais de mesures d’urgence pour la justice sociale et environnementale.
Un levier essentiel : des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires. Une mesure centrale : pas de services publics essentiels à plus d’une demi-heure en transports (centre de santé, poste, école…) !
Le mardi 23 juin de 18h à 19h30, l’Alliance écologique et sociale organise avec l’UFSE-CGT un séminaire en hybride pour mettre en avant cette mesure, avec :
Clara Deville, sociologue spécialiste du recul des services publics en milieu rural et de ses effets
Tu es victime de discriminations LGBTQI+ au travail ?
Etre LGBTQI+, et parfois plusieurs de ces identités/vécus en France à l’heure actuelle, c’est encore affronter des vexations et des discriminations systémiques.
Sur le lieu de travail, les employeurs ont « l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de prohiber les actes discriminatoires.». La discrimination LGBTQI+ peut prendre des formes diverses : être écarté d’un recrutement, d’un stage ou d’une formation, être sanctionné ou licencié. Elle peut aussi être constituée de mesures, ou d’un ensemble de mesures, visant à empêcher l’accès à l’embauche, la formation, à faire obstacle ou, au contraire, provoquer une mutation, à ralentir l’évolution salariale, à bloquer l’accès à une qualification, une classification ou une promotion professionnelle.
L’article L1132-3-2 du code du travail précise qu’aucune sanction, mesure de licenciement ou mesure discriminatoire ne peut être prise à l’encontre d’un-e salarié-e qui refuse « en raison de son orientation sexuelle une mutation géographique dans un Etat incriminant l’homosexualité ». –
La violence ne s’arrête jamais à la porte du travail, c’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, syndicat de lutte et de transformation sociale, lutte pour les droits des personnes LGBQI+ au travail mais aussi dans l’ensemblre de la société.
Qui contacter ?
Les représentant-es du personnel : iels peuvent vous accompagner dans vos démarches auprès des directions, des prud’hommes, ou vous donner toutes les informations nécessaires pour contacter les associations.
La section syndicale : accompagnement, soutien, les équipes syndicales locales peuvent intervenir directement auprès des directions, faire valoir les accords d’entreprise (ou simplement les rappeler !) lorsqu’ils existent, et te permettre de ne pas effectuer seul-e tes démarches. Le syndicat peut se porter partie civile aux côtés de la victime dans la procédure pénale, ou bien être intervenant volontaire dans la procédure prud’hommale.
L’Union syndicale Solidaires : 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris – solidaires.org –contact@solidaires.org pourra répondre à tes questions et t’orienter vers les des personnes référentes sur l’ensemble du territoire.
Le défenseur des droits : c’est une autorité indépendante (et non un juge) qui peut être saisie par un courrier motivé directement par la victime. S’il choisit de donner suite à la saisine, il dispose de pouvoirs d’enquête et d’audition, de vérification dans les locaux.
Les associations : outre SOS homophobie qui agit au niveau national, Justice LGBT https://www.justice-lgbt.com/ ; Le RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agression et de Discrimination) : https://ravad.org/ ; il existe des associations LGBT (Lesbiennes – Gays – Bi – Trans) dans certains secteurs professionnels.
Tu veux témoigner d’une discrimination ?
Les témoins de ces agissements discriminatoires sont protégé-es contre toute sanction, licenciement ou toute mesure discriminatoire, s’iels les attestent dans une procédure ou s’iels les relatent.
En 2026, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont plus que jamais menacés par une offensive réactionnaire à l’échelle mondiale. Les attaques se multiplient : agressions physiques de personnes LGBTQIA+, harcèlement des militant·es, interdictions et tentatives d’interdictions de Marches des Fiertés par des municipalités basculant à l’extrême droite ou dirigées par des partis conservateurs.
En France, l’offensive institutionnelle se durcit avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, permise par une alliance de fait entre le gouvernement, la droite et l’extrême droite. Cette loi est une attaque directe contre les personnes trans et étrangères, organisant la précarité et le fichage administratif. Parallèlement, le choix pressenti de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits nous inquiète fortement : comment confier la défense de nos libertés, la lutte contre les discriminations, à un homme qui a systématiquement combattu le mariage pour toustes et l’inscription de l’IVG dans la Constitution ?
Une internationale réactionnaire aux visages multiples
Au niveau international, la violence est attisée par des pouvoirs autoritaires, réactionnaires et conservateurs. Depuis 2025, l’administration Trump démantèle méthodiquement les protections contre les discriminations et exclut les personnes trans de la vie publique. Au Sénégal, un nouveau cap dans la répression a été franchi en mars 2026 avec le doublement des peines pour homosexualité.
En Europe, malgré la mobilisation historique de 1,2 million de citoyen·nes, la Commission européenne a manqué une occasion majeure en refusant d’interdire strictement les « thérapies » de conversion. Solidaires dénonce ce renoncement et continuera de lutter pour l’interdiction de ces pratiques barbares qui renvoient les orientations sexuelles non hétéronormées au rang de maladies.
Toujours plus de LGBTQIA+phobies au travail
Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTQIA+phobie au travail ne régresse pas. Elle est le fait de collègues (63 %) ou de supérieurs (49 %) et se manifeste par du harcèlement, du rejet (53 %) et des insultes (49 %). Dès l’embauche, où l’apparence physique sert encore de prétexte à l’exclusion, et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es et isolé·es.
L’étude IFOP/L’Autre Cercle rappelle que 37 % des personnes trans ont subi une agression sur leur lieu de travail. Ces violences génèrent une souffrance extrême : 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Pour Solidaires, voir son identité respectée est un droit fondamental lié à la dignité humaine. L’inaction des employeurs face à ces climats délétères est une faute.
Santé, école, justice : les violences institutionnelles persistent
La destruction des services publics, notamment de santé, frappe de plein fouet les plus précaires. Nous soutenons les luttes des salarié·es de la santé communautaire, comme à AIDeS ou encore la CASE de Santé à Toulouse, qui font face à des restructurations budgétaires menaçant l’accès aux soins. À l’école, les attaques contre l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) par des mouvements réactionnaires créent un climat de terreur pour les élèves trans et non binaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTQIA+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.
Solidaires revendique
Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses. Il est urgent d’imposer :
Des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur la lutte contre les LGBTQIA+phobies.
Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage.
La formation obligatoire des directions et des salarié·es pour déconstruire les stéréotypes de genre.
Des mesures concrètes de protection des victimes (frais d’avocats, enquêtes types).
Pour les droits LGBTQIA+, marchons partout ! Les mois de mai et juin sont ceux des fiertés. Face à la montée de l’extrême droite et des conservateurs, face aux politiques migratoires racistes qui mettent en danger les exilé·es LGBTQIA+, mobilisons-nous !
Solidaires appelle à participer massivement aux Marches des Fiertés pour porter haut nos revendications.
Listes (non exhaustive) des Prides 2026
31 janvier : Molines-en-Queyras
28 mars : Bourg-en-Bresse
9 mai : Agen, Libourne
16 mai : Besançon, Blois, La Roche-sur-Yon, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Paul-les-Dax, Valence, Vannes
23 mai : Bourgoin-Jallieu, Reims, Poitiers
30 mai : Alençon, Angers, Avignon, Belfort, Bordeaux, L’Arbresle, Laval, Lille, Narbonne, Niort, Orléans, Rodez, Saint-Nazaire, Tarbes, Vernon
6 juin : Angoulême, Arles, Aix-en-Provence, Béziers, Bourges, Calais, Chartres, Douai, Douarnenez, Fougères, La Ciotat, La Rochelle, Mulhouse, Nancy, Roubaix, Saint-Gaudens, Saint-Quentin (02), Thionville, Toulouse, Tours, Troyes – Pride des banlieues, ville à préciser
4 juillet : Cluny, Le Mans, Marseille, Quimper, Roanne
11 juillet : Lyon
18 juillet : Annecy
25 juillet : Chenevelles
26 juillet : Pontrieux
12 septembre : Clisson
10 octobre : Chambéry
Initialement prévue le 30 mai, la Marche des Fiertés de Tinqueux est annulée en raison de la dissolution de l’association Couleur Champenoise, qui portait l’organisation et la coordination de cet événement sur le territoire Marnais.
A Lyon, une deuxième marche est organisée au mois de juillet par de nombreuses associations membres du Centre LGBTI+ Lyon en raison d’importantes divergences avec le Collectif Fierté Lyon qui organise depuis plusieurs années la manifestation. Constituées en inter-organisation, ces associations veulent « repenser le fonctionnement démocratique, renforcer les décisions collectives et répondre à des attentes complémentaires ». Leur objectif est de construire une mobilisation qui rassemble associations et collectifs, commerçant-es et artisan-es, acteurs du monde de la nuit, syndicats et partis souhaitant soutenir la marche, pour « renforcer ensemble la visibilité, le soutien et la défense des droits LGBTI+ ».
Cette année, Villefranche/Saône organise sa première pride caladoise, portée par Arc-en-Calade, collectif queer féministe, anticapitaliste et décolonial du beaujolais avec le soutien de l’UL Solidaires Villefranche Beaujolais. Le mot d’ordre : faire exister et rendre visible la résistance queer par un espace de fête, de création, de mémoire et de lutte.
On se retrouve avec Aziz Oguz, Nathalie Tehio et Tayeb Khouira pour parler de la tribune sortie la semaine dernière, sur le racisme, la suspicion permanente, les paroles qui se libèrent… et surtout l’égalité & la dignité. Parce qu’on refuse que ces violences deviennent la norme.