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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Écologie Luttes logement

Dérèglement climatique : le droit au logement ne peut plus attendre !

Tribune sur les conséquences des vagues de chaleur et des incendies qui ne touchent pas tout le monde de la même manière. Pour la Plateforme Logement pour Tou·tes, ainsi qu’un ensemble d’organisations, il est temps de faire du droit à un logement protecteur une priorité sociale, écologique et démocratique : « Le logement n’est pas une marchandise comme une autre, il doit être régulé. »


Les incendies et les vagues de chaleur qui ont frappé notre pays cet été rappellent que le dérèglement climatique est déjà là. Mais ses conséquences ne touchent pas tout le monde de la même manière. Les premières victimes sont les habitant·es les plus modestes, les locataires, les travailleuses et travailleurs précaires, celles et ceux qui vivent dans des logements mal isolés, qui perdent leur toit après une catastrophe, un accident de la vie, une expulsion, ainsi que les personnes sans-abri.

Nous savons désormais qu’une passoire thermique est non seulement un frigo l’hiver, mais aussi une bouilloire l’été, et qu’elle menace les personnes vulnérables, enfants, personnes âgées, malades ou porteuses d’un handicap… C’est dans ce contexte qu’un projet de loi sur le logement présenté par le gouvernement et discuté au Sénat les 7 et 8 juillet 2026, en urgence et en première lecture, a reporté de 3 à 6 ans l’obligation de réaliser des travaux dans les passoires thermiques F, G, et G+, et a ouvert la voie à des dérogations massives.

Début juillet, le gouvernement a décidé de limiter les aides aux propriétaires occupants de passoires qui ne peuvent financer des travaux d’ampleur. De plus, pour la deuxième fois en un an, il vient de modifier à la baisse les critères de calcul du DPE, faisant sortir 400 000 logements locatifs privés du statut de passoire thermique… Là encore, il condamne les plus modestes à subir la crise climatique, à payer des factures d’énergie toujours plus élevées, afin de protéger M. Vautour.

Alors qu’il faudrait accélérer la rénovation thermique des logements, en intégrant des mesures de rafraichissement et de protection contre les canicules, le gouvernement et la droite sénatoriale préfèrent repousser l’adaptation et soutenir la rente locative. Ce projet de loi et ces mesures gouvernementales abandonnent les locataires de bouilloires et insultent la mémoire de celles et ceux qui y ont laissé leur vie.

Beaucoup de personnes sans-abri sont aussi décédées cet été, sans que le gouvernement ne prenne la moindre mesure telle un « plan grande chaleur », ou la réquisition d’immeubles vacants. Là, pour épargner des vies ou des souffrances, des réponses immédiates étaient possibles. Au contraire, il a supprimé des places d’hébergement, laissant toujours plus de personnes affronter la canicule.

Nous faisons part de notre solidarité avec les sinistrés des incendies qui ont détruit de nombreuses habitations. Non seulement il faut reloger au plus vite celles et ceux qui sont dans la précarité et ont tout perdu, mais il faut indemniser rapidement toutes les victimes des incendies, qui ont perdu leur maison, leur récolte, leur emploi, leur entreprise…

La crise climatique impose de nouveaux choix. Il faut investir dans la rénovation thermique et les mesures de rafraîchissement des logements, renforcer les moyens de prévention et de lutte contre les incendies, développer un service public du logement et garantir à chacune et chacun un logement digne. Ces politiques doivent être financées par la taxation des profits tirés de la spéculation immobilière et par une contribution plus importante des plus grandes fortunes et des entreprises qui tirent profit de la crise.

Le logement n’est pas une marchandise comme une autre, il doit être régulé. Il est un droit fondamental et une protection contre les catastrophes climatiques, la précarité, la maladie, une protection pour la vie de famille… Renoncer à mettre en œuvre le droit au logement, c’est abandonner toujours plus de personnes à la misère, à la détresse, c’est laisser se creuser les inégalités, c’est aggraver la crise climatique. Nous refusons ce choix délétère. Il est temps de faire du droit à un logement protecteur une priorité sociale, écologique et démocratique.

Premiers signataires :

DAL

ALDA

Femmes égalité

CNL

Association APPUII

ATTAC

ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France )

AFVS – Association des familles victimes du saturnisme

Construire

Pas sans nous

CGT (Confédération)

FSU

Union Syndicale Solidaires

UNEF le syndicat étudiant

Solidaires étudiant-e-s

Confédération paysanne

Alliance écologique et sociale (AES)

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(re)Penser notre syndicalisme Écologie Éducation Pédagogie

La classe promenade

« La classe-promenade fut pour moi la planche de salut. Au lieu de somnoler devant un tableau de lecture, à la rentrée de la classe de l’après-midi, nous partions dans les champs qui bordaient le village. Nous nous arrêtions en traversant les rues pour admirer le forgeron, le menuisier ou le tisserand dont les gestes méthodiques et sûrs nous donnaient envie de les imiter. Nous observions la campagne aux diverses saisons, quand l’hiver les grands draps étaient étalés sous les oliviers pour recevoir les olives gaulées, ou quand les fleurs d’oranger épanouies au printemps semblaient s’offrir à la cueillette. Nous n’examinions plus scolairement autour de nous la fleur ou l’insecte, la pierre ou le ruisseau. Nous les sentions avec tout notre être, non pas seulement objectivement mais avec toute notre naturelle sensibilité. Et nous ramenions nos richesses : des fossiles, des chatons de noisetier, de l’argile ou un oiseau mort. » Célestin Freinet

La nécessité de faire sortir les élèves de l’école, lors de promenades et autres sorties au grand- air, apparaît dans les instructions officielles dès les débuts de l’école de la IIIe République. Cependant, à l’époque, il s’agit tout autant de développer la connaissance de leur milieu par les élèves, dans un souci purement pratique, que de leur faire faire de l’exercice physique.
Plus tard, Edmond Blanguernon, enseignant puis inspecteur d’académie de l’enseignement primaire, instaure les « classes-promenade » en Haute- Marne. Nous sommes en 1909 et, pour lui, il s’agit d’orienter l’enseignement primaire vers des méthodes moins livresques et plus actives. Participant à améliorer le bien-être des élèves, les classes- promenades, qui finissent par être inscrites dans les programmes scolaires en 1923, sont également conçues comme un temps d’observation et d’apprentissage (1).
Cette approche inspire ensuite Lucien Gachon, qui expérimente les classes- promenade en Auvergne dans les années 1920, et s’en sert notamment pour travailler la lecture de paysages (2), puis Célestin Freinet.
Pour Freinet, la classe promenade consiste en une sortie libre, sans a priori ni nécessaire but (ce qui est contradictoire avec l’injonction faite aux enseignants, de nos jours, de motiver une sortie scolaire) ; elle doit être, de préférence, récurrente et a pour buts l’observation, l’expérience avec les pairs d’un espace souvent familier, le développement de la curiosité. C’est une approche sensitive des espaces explorés, qui mène à des restitutions de diverses natures (dessins, écrits, débats, questionnements…) puis à d’autres sorties (3).
De nos jours, notamment face aux enjeux écologiques actuels, la « classe-promenade », qui n’a pas seulement vocation à s’intéresser aux éléments naturels, mais aussi aux réalisations humaines et aux humains, concerne plusieurs disciplines et se prête à des approches transdisciplinaires, a encore, sans aucun doute, toute sa place dans nos pratiques pédagogiques.

« La classe promenade : on observe, on s’arrête, on prend note, on dessine, on arpente, on cube, on marche, on s’arrête, on s’assied et à nouveau on explique, on prend note de mots, de phrases, on prépare sa composition française, on inscrit des données d’un problème, bref on fait provision de matériaux qui seront ensuite élaborés proprement, minutieusement à l’école même. Car après la classe de plein air, il faut faire la classe dans la classe, celle où on sort la langue dans la tension de l’effort après avoir bien respiré, bien ri et bien chanté, dehors dans la liberté de la nature sauvage, ou sur les routes civilisées ».
Lucien Gachon, « La pédagogie de l’enseignement primaire », La Classe promenade, Journal des instituteurs

Classe promenade, quelles démarches administratives ?

Le ministère de l’Éducation distingue différents types de sorties scolaires en fonction de leur caractère obligatoire ou facultatif, de leur durée (avec ou sans nuitée : sortie scolaire vs voyage scolaire), de la distance parcourue (sortie de proximité, sortie scolaire, voyage scolaire), de la régularité (récurrente – piscine, bibliothèque, etc. ou occasionnelle), payante ou gratuite, etc.
En ce qui concerne la classe promenade, elle est considérée comme une « sortie de proximité »

Dans ce cadre, les règles à respecter sont :

Documents à demander aux familles  : s’il s’agit d’une sortie obligatoire qui a lieu sur le temps scolaire habituel, sans participation financière demandée aux familles, la classe promenade ne nécessite pas d’autorisation parentale ni d’attestation d’assurance.
Autorisation – L’enseignant·e doit informer le/la directeurice ou sa hiérarchie (2d degré) de sa sortie (classe concernée, durée, lieu, etc.).
Notification – L’enseignant doit informer les familles des conditions d’organisation de la sortie, y compris le lieu, le jour et les horaires.
Durée – Depuis les nouveaux textes de 2024, le temps du midi ne fait plus basculer une sortie dans la catégorie facultative mais peut modifier le taux d’encadrement.
Sécurité – En cas de plan Vigipirate, certaines sorties peuvent être suspendues pour assurer la sécurité des enfants. En cas de situation mettant sérieusement en cause la qualité de la séance ou la sécurité des élèves, l’enseignant·e suspend ou interrompt immédiatement la sortie et rend compte de tout incident à sa hiérarchie.
Encadrement – Le projet de sortie de proximité est conduit par un·e ou plusieurs enseignant·es dans le cadre du projet d’école ou d’établissement, en appui des programmes scolaires et du projet pédagogique de la classe.
À l’école maternelle, l’enseignant·e, accompagné·e d’un·e adulte, peut se rendre avec sa classe sur un lieu situé à proximité de l’école pour une durée globale qui ne dépasse pas la demi-journée de classe. Au-delà de 24 élèves, la présence d’un adulte supplémentaire est recommandée.
À l’école élémentaire, l’enseignant·e peut encadrer seul·e sa classe pour une durée globale qui ne dépasse pas la demi-journée de classe.
Dans le second degré, il appartient au/à la chef·fe d’établissement d’évaluer le nombre d’accompagnateurices nécessaire, au regard de ses obligations en matière de surveillance, et compte tenu de l’âge des élèves, de l’importance du groupe, de la durée du déplacement et des difficultés ou des risques que peut comporter le parcours des élèves.
L’inclusion de tous les élèves – L’organisation des sorties scolaires nécessite la prise en compte des besoins d’aménagement et d’accompagnement des élèves en situation de handicap ou à besoin médical spécifique.
Dès l’organisation du projet de sortie scolaire, la participation de ces élèves doit être anticipée sous tous ses aspects : destination, transport, aide humaine, organisation de soins, hébergement le cas échéant, etc. En particulier, le choix du prestataire de transport ou d’hébergement doit tenir compte de leurs besoins spécifiques.
En aucun cas les frais supplémentaires liés à la participation d’un élève en situation de handicap ou à besoin médical spécifique ne peuvent être imputés à sa famille.
Les AESH : dans la mesure où leurs missions sont centrées sur la prise en charge d’un élève, l’AESH ne peut être comptabilisé·e dans le taux d’encadrement de la sortie scolaire et participer à la surveillance de l’ensemble des élèves du groupe classe.
• les volontaires en service civique, s’ils peuvent y participer, ne peuvent être en situation de surveillance ou d’encadrement d’un groupe d’élèves. Ils ne sont pas comptabilisés parmi les accompagnateurices nécessaires à l’encadrement d’une sortie.

En résumé
Classe promenade = sortie de proximité
> Sortie dans le cadre des horaires sco­laires + gratuité = pas d’assurance, pas d’autorisation parentale
> Informer en amont direction ou hiérarchie
> En primaire et secondaire, l’enseignant·e seul·e peut encadrer, en maternelle, 2 adultes (par ex. l’Atsem)
> Le temps du midi ne rend plus une sortie « facultative ».

Textes de référence
La circulaire du 16 juillet 2024 relative à l’organisation des sorties et voyages scolaires dans les écoles, les collèges et les lycées publics regroupe les principes généraux applicables aux sorties et voyages scolaires.
Un guide officiel d’Eduscol 1er degré (https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/guide-sorties-et-voyages-scolaires-premier-degre-101622.pdf)

Notes
1. Fabienne Serina- Karsky, Pratiques éducatives et bien- être de l’enfant à l’école : la contribution de l’Éducation nouvelle (1910- 2010). Pour un nouveau paradigme éducatif, Thèse de sciences de l’Education, Université Paris 8 Vincennes- Saint- Denis, 2013.
2. « Histoire d’une pratique éducative : la classe promenade », Le Nouvel éducateur, n° 183, novembre 2006.
3. « La classe promenade, notre outil d’exploration », Éduc’Freinet, n°266, février 2024.

Une version mise en page à imprimer est à télécharger ici !

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Conditions de travail Écologie Éducation

Canicule : dans les Yvelines comme partout ailleurs, la mise en danger des élèves et des personnels a continué ! (tract SUD éducation 78)

Durant toute la fin de l’année scolaire passée, la canicule nous a saisi·es et nous avons pu constater de nouveau l’impréparation des établissements scolaires et les décisions hasardeuses du ministère et des hiérarchies, alors même que ces situations ont lieu plusieurs fois chaque année maintenant.
En juin, la canicule a duré 10 jours. 
10 jours durant lesquels les élèves et les personnels ont subi des températures extrêmes dans les classes : 30°C, 40°C parfois 50°C étaient relevés dans les salles et dans les cours extérieures. 
10 jours où nous avons vu des personnels et des élèves assis·es ou allongé·es dans les couloirs, lorsque ceux-ci étaient plus frais, où nous avons vu des élèves transpirant·es et rouges de chaleur, les larmes aux yeux ou ulcéré·es de ne pas savoir comment trouver du bien-être, où nous avons entendu les collègues parents de jeunes enfants parler de leurs nuits écourtées et de leur épuisement.
10 jours durant lesquels le ministère de l’Éducation nationale et les hiérarchies ont improvisé et n’ont pas pris au sérieux les risques pour la santé de toustes, malgré les avertissements et les recommandations de tous les organismes officiels comme le ministère de la santé ou l’organisation mondiale de la santé. Et pourtant, des fiches Santé et sécurité au travail ont été remplies à de nombreuses reprises, des malaises d’élèves et de personnels ont été signalés…
10 jours durant lesquels nous avons toustes souffert, physiquement et psychiquement, à devoir accueillir un maximum d’élèves dans des conditions dangereuses, avec la sensation de devoir assumer l’irresponsabilité des décideurs et décideuses.
Les aménagements ont été bien tardifs, souvent déclenchés après le passage en vigilance rouge du département, le dimanche 21 juin, alors que nous suffoquions déjà depuis 5 jours.

Car, en effet, il fallait que nous soyons dans les établissements, coûte que coûte ! Il fallait que nous travaillions, il fallait que les élèves travaillent !
– Des examens ont été maintenus à l’Université de Versailles Saint-Quentin, malgré des températures allant jusqu’à 36°C.
– Les épreuves du baccalauréat ont été maintenues, avec parfois des épreuves d’endurance sous 30°C. Des oraux ont eu lieu jusqu’au mercredi 24 juin, à 14h.
– L’épreuve du brevet du vendredi 26 juin, où il a fait jusqu’à 40°C à l’extérieur, a été maintenue. Ceci après 9 jours de canicule, dans des établissements qui macéraient dans leur chaleur non évacuable la nuit et après plusieurs mauvaises nuits pour toustes. Des élèves se sont d’ailleurs endormi·es durant l’épreuve. 
– Si certains établissements ont pu acheter des ventilateurs, dans d’autres, il fallait compter sur les personnels et les familles pour prêter les leurs !
– Les pannes de courant qui ont eu lieu sur certains secteurs comme Triel, Mantes-la-Jolie, les Mureaux ou encore Limay, ont aggravé la situation dans les écoles et dans les foyers.
– Sauf rares exceptions, les personnels de direction ont attendu la vigilance rouge et les consignes préfectorales pour proposer aux familles qui le pouvaient de garder les enfants à la maison.
– Tardivement, les cours de l’après-midi ont été annulés (ou bien entièrement, ou bien partiellement…) mais des conseils de classe ou d’administration ont été maintenus en fin de journée, y compris lorsque les personnels ont réclamé une visio, pour pouvoir se mettre à l’abri de la chaleur dans leurs propres logements.
– Des mairies irresponsables ont refusé que les emplois du temps des collègues Atsem soient aménagés.
– L’obsession pour le travail est telle qu’il est même des établissements où les chef·fes imposent des journées de prérentrée plus longues, pour compenser les heures non travaillées du fait de la canicule !
– Enfin, ce n’est qu’au passage en vigilance rouge, alors même que les températures étaient déjà extrêmes dans les établissements, que les personnels dit·es vulnérables se sont vus proposer la possibilité de ne pas se rendre au travail ! Mais là encore, les inégalités de traitement ont été perceptibles : des collègues AESH, par exemple, ont dû remplir des attestations sur l’honneur témoignant de leur vulnérabilité, contrairement aux autres catégories de personnels.

On voit bien, avec toutes ces situations issues de plusieurs établissements des Yvelines, à quel point le manque de clarté et de préparation conduit à la mise en danger des individus lors de ces épisodes caniculaires. Le caractère aléatoire des décisions amplifie les risques et le sentiment d’insécurité. Le cas par cas ne peut en aucun cas se substituer à un cadrage commun.

Nous appelons les personnels à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail en signalant les situations dangereuses pour leur santé et pour celle des élèves dans le Registre santé et sécurité au travail, en s’emparant du Document unique d’évaluation des risques professionnels et en s’adressant directement à leurs chef·fes de service pour exiger la mise en place d’un protocole clair, précis et activable rapidement, a minima sur la base des recommandations ministérielles qui ne sont toujours pas respectées dans trop d’établissements.
Le faire en cours d’année, avant les grandes chaleurs, permettra sans aucun doute de mieux inciter nos hiérarchies à anticiper et agir !

Pour atténuer les effets de la canicule et assurer au mieux la protection des élèves et des personnels, SUD éducation 78 exige : 

>> Un protocole clair, précis et activable rapidement dans tous les établissements, inscrit dans le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), comportant les éléments suivants : 
– La mise à disposition d’eau et l’installation de points d’eau pour se rafraîchir.
– Dès 28°C dans les classes, l’annulation de tous les cours de l’après-midi et la possibilité pour les élèves comme pour les personnels, notamment vulnérables, de ne pas se rendre dans les établissements, avec au besoin un système tournant pour assurer la surveillance des élèves qui seraient présent·es ; et ceci, sans mise en place de cours en distanciel car les capacités cognitives sont largement impactées durant la canicule et de nombreuses familles ont des logements qui ne les protègent pas. Des cours en distanciels accentueraient ainsi les inégalités entre les élèves qui disposent de logements les protégeant de la chaleur et celles et ceux dont les logements sont des fournaises. De même, les cours et réunions annulées du fait de la canicule ne sauraient donner lieu, a posteriori, à du temps de travail supplémentaire, considéré comme un rattrapage !
– Dès 30°C, l’annulation des événements sportifs ou festifs extérieurs.
– Le repérage clair et diffusé à tous les personnels des salles les plus chaudes / les moins chaudes.
– Si des conseils de classe, d’école ou d’administration doivent se tenir, qu’ils puissent se faire en distanciel.
– L’adaptation des services de restauration, pour protéger les personnels agent·es : repas froids ; décalage de la plonge à des horaires plus favorables ; aménagements des horaires.

>> Un investissement des collectivités territoriales et de l’État dans l’adaptation et la rénovation des établissements :
A minima, des solutions provisoires comme :
– l’investissement dans des machines programmables pour la plonge, à déclencher la nuit afin de limiter les effets de la chaleur dégagée sur les agent·es ;
– la mise à disposition de ventilateurs pour les salles de classe et les bureaux ;
– la réparation des fenêtres qui ne ferment pas ;
– la réparation de tous les volets extérieurs et l’installation de volets extérieurs là où il n’y en a pas ;
– l’installation de film de protection solaire sur les fenêtres exposées au soleil.


A plus long terme, nous réclamons une application des mesures déjà proposées par les organisations syndicales pour rénover le bâti scolaire et l’adapter aux conditions climatiques.

https://www.sudeducation.org/communiques/communique-unitaire-lecole-bien-dans-ses-murs-pour-une-renovation-ecologique-du-bati-scolaire-public/
https://www.sudeducation.org/lecole-bien-dans-ses-murs-pour-une-renovation-ecologique-du-bati-scolaire/
https://www.sudeducation.org/tracts/sud-education-appelle-a-rejoindre-les-luttes-environnementales/
https://www.sudeducation.org/brochures/brochure-n92-changer-lecole-pas-le-climat/

SUD éducation 78 est à vos côtés !

Comment nous contacter ?
Par mail : sudeducation78@ouvaton.org
Par téléphone : 07 52 08 85 03 (bassin de Trappes – Versailles)
06 71 48 60 88 (bassin de Mantes – Thoiry)
06 01 77 93 49 (bassin des Mureaux – St Germain)

Vous pouvez télécharger une version pdf ci-dessous, pour l’imprimer et le diffuser dans vos établissements !

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Agenda militant Conditions de travail Écologie

Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique

Appel intersyndical aux marches du 26 septembre

Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique

L’été que nous vivons confirme brutalement la réalité du dérèglement climatique. Plus que jamais, il est manifeste que gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en termes d’adaptation et d’atténuation.

Par conséquent les travailleurs et les travailleuses subissent de plein fouet les fortes chaleurs au travail et dans leur logement. Ce sont les agent∙es des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), des hôpitaux, de l’éducation nationale, des collectivités territoriales et trop souvent des bénévoles qui sont en première ligne pour affronter la crise. Des habitant∙es ont tout perdu et le bilan humain des canicules et mégafeux est encore à établir. Le monde agricole, déjà en grande souffrance, voit se profiler la disparition d’exploitations en raison des incendies et sécheresses.

Les conséquences de cet été seront durables : baisse des rendements, inflation, effets à long terme sur la santé des personnes dus à l’accumulation des canicules, incluant celles qui ont vécu les incendies et respiré les fumées, tant du fait des particules fines que des pesticides répandus dans les forêts qui ont brûlé, explosion de l’éco-anxiété.

Nous ne tournerons pas la page avec la baisse probable des températures à la fin de l’été. Nous exigeons des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation du dérèglement climatique à la hauteur des crises à venir, des mesures de justice sociale permettant à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, de vivre mieux.

Le budget 2027 ne pourra ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois. Plusieurs cadres, associatifs, citoyens, préparent en ce sens des marches le 26 septembre sur tout le territoire. Des organisations syndicales représentatives des sapeurs-pompiers appellent à des actions à partir de cette date.

Nous, organisations syndicales, appelons à rejoindre les marches du 26 septembre, pour y porter les revendications du monde du travail.

Nous revendiquons des mesures de protection des salarié∙es :

  • Garantir un suivi médical gratuit renforcé aux pompiers, travailleur∙ses vulnérables, bénévoles, habitantes et habitants exposé∙es aux fumées.
  • Créer un dispositif d’arrêt d’activité à la main de l’inspection du travail (sur le modèle des arrêts pour risque de chute de hauteur), et doubler les sections d’inspection du travail.
  • Rétablir les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
  • Étendre le dispositif de chômage intempéries pour chaleur à tous les secteurs.
  • Réduire les rythmes de travail et aménager les horaires en cas de forte chaleur, en fonction des situations de travail.
  • Mettre en place des protocoles nationaux dans les services publics en associant les agent∙es à leur élaboration.
  • Programmer des négociations dans toutes les branches professionnelles.

Nous revendiquons des mesures d’adaptation :

  • Recruter massivement et garantir des moyens dans les services publics en première ligne dans la prévention et la gestion des canicules, des feux, des sécheresses, à commencer par les SDIS, l’Office national des Forêts, le ministère de l’Environnement et la santé.
  • Construire un plan de rénovation du bâti des administrations et des services qui accueillent du public, notamment les jeunes, les malades et les personnes âgées, des entreprises et des logements.
  • Établir un plan de rénovation des infrastructures ferroviaires et électriques.
  • Transposer les conventions OIT pour un droit à un environnement de travail sain et l’indépendance de tous les préventeurs.
  • Financer le plan d’adaptation par des mesures volontaristes de justice fiscale et sociale, et conditionner les aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux.

Il faut enfin atténuer le dérèglement climatique et ses conséquences par un plan d’ampleur :

  • Taxer les superprofits et le patrimoine financier et immobilier des très riches pour financer la bifurcation écologique.
  • Instaurer des prix garantis pour assurer un revenu décent aux agriculteurs et agricultrices et une meilleure rémunération des pratiques agro-écologiques.
  • Assurer des investissements pérennes pour les énergies renouvelables.
  • Financer une politique des transports centrée sur le train et les moyens de transports les moins émetteurs.
  • Garantir de nouveaux droits aux salarié∙es et aux agent∙es de la fonction publique, ainsi qu’à leurs représentant∙es, pour leur permettre de peser sur les stratégies et choix de production de leur entreprise ou service, et réorienter ainsi l’économie vers une industrie relocalisée et décarbonée, sans licencier ni fermer d’usines.

Paris, le 7 septembre 2026

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La planète brûle et les pyromanes gouvernent

Solidaires rejoint les mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre.

L’Union syndicale Solidaires adresse ses pensées solidaires aux sinistré·es et aux nombreux·euses travailleurs et travailleuses mobilisé·es pour lutter contre les incendies en cours dans le Var, en Gironde, dans les Landes ainsi qu’ailleurs dans le pays et dans le monde. Ces incendies ont des conséquences pour de nombreux·euses salarié·es évacué·es, qui ont tout perdu, ou dont les entreprises sont fermées, parfois détruites. Nombre de saisonnier·ères sont également concernées. L’Union syndicale Solidaires est à leur côté pour faire respecter leurs droits. 

Sapeurs-pompiers professionnel·les et volontaires, agent·es de l’Office national des Forêts et des collectivité·es, protection civile, bénévoles et salarié·es d’associations de solidarité se retrouvent engagé·es dans des conditions extrêmement difficiles. L’Union syndicale Solidaires salue l’élan de solidarité au service de l’effort commun. Mais celui-ci ne peut masquer les défaillances de l’État : sous-investissement chronique dans les services publics et désorganisation rendent indispensable le recours au système D et font trop souvent reposer sur la générosité des populations le ravitaillement des sapeurs-pompiers. Les agent·es alertent depuis des années sur le manque de moyens, d’effectifs permettant le repos et la rotation des équipes, d’équipements de protection respiratoire adaptés, de bus… et aujourd’hui iels sont à bout de force. La politique de rentabilisation maximale des forêts et de monoculture intensive en accélère également la vulnérabilité. La canicule qui reprend à partir du 28 juillet va aggraver la situation tandis que les salarié·es pourront être dans l’impossibilité de ventiler les locaux en raison des fumées. 

Pourtant, les capitalistes sont largement responsables du changement climatique qu’ils alimentent par leur course débridée au profit. Il est donc logique qu’ils en paient le prix. Il faut réquisitionner les moyens nécessaires à la lutte contre les incendies. 

“Qui aurait pu prédire ?” interrogeait candide le président de la République lors de ses vœux 2022. La succession de canicules records et les méga-feux ne sont pas une surprise. Ces phénomènes sont annoncés par les scientifiques depuis des dizaines d’années. 

Ils nous rappellent brutalement l’urgence d’agir pour changer complètement de trajectoire. 

Pourtant, l’écologie est régulièrement la variable d’ajustement des budgets successifs tandis que le gouvernement vient de faire adopter la loi d’urgence agricole. 

Dans l’immédiat, l’Union syndicale Solidaires exige des autorisations d’absences sans retenue de salaire pour tou·tes les salarié·es concerné·es et des analyses de la qualité de l’air dans tous les territoires touchés par les fumées. L’Alliance écologique et sociale rendra publiques à l’automne ses propositions pour une écologie protectrice. Pour qu’enfin, cessent les économies sur nos vies, tandis que leurs profits et nos forêts flambent. 

Communiqué SUD SDIS – Don’t look up

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Solidaires rejoint les mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre

L’Union syndicale Solidaires rejoint l’appel, initié au cœur de l’été, à des mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités le samedi 26 septembre. Elle continuera de travailler avec ses alliés pour l’élargir au plus grand nombre. 

Méga-feux, canicules et sécheresses font vivre un été infernal à la population, au monde du travail, aux plus précaires. 220 000 personnes ont été évacuées face aux incendies. Certaines d’entre elles ont tout perdu. D’autres ont inhalé des fumées toxiques et des résidus de pesticides utilisés sur les pins. Habitant∙es de bouilloires thermiques, usager∙es et personnel des écoles, des hôpitaux, des Ehpads subissent les canicules et plus encore l’absence de plan d’ampleur pour rénover les bâtiments publics comme privés. Les salarié∙es les plus exposé∙es aux fortes chaleurs sont confronté∙es à des risques importants pour leur santé, pouvant aller jusqu’à la mort, et à des accidents du travail qui peuvent survenir plus facilement en raison de la fatigue, sans adaptation du monde du travail. Le monde agricole alerte sur le nombre de fermes qui pourraient disparaître et sur les menaces qui pèsent sur notre souveraineté alimentaire. Partout, les agent∙es des services publics, pompiers, soignant∙es, agent∙es de l’Office national des Forêts, prévisionnistes de Météo France sont en première ligne pour gérer la crise, avec une insuffisance criante de moyens sur laquelle ils et elles alertent depuis des années.

Tou∙tes auraient pu céder à la sidération. Au contraire, de toutes parts se construisent des mobilisations. Ce sont d’abord les solidarités concrètes qui ont permis aux pompiers et aux personnes évacuées de tenir. C’est ensuite l’intersyndicale des agent∙es des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) qui a construit une mobilisation inédite qui devrait déboucher sur la colonne de renfort de la colère, convergeant à partir du 26 septembre place de la République à Paris. C’est enfin l’appel à des marches dans tous les territoires le 26 septembre pour exiger un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation du réchauffement climatique, sans attendre un été de plus. 

Pour Solidaires, la réussite de ces mobilisations dépend des alliances larges que nous saurons construire, et suppose la participation massive des travailleurs et des travailleuses du pays. Pointons les véritables responsables de cette crise : les gouvernements qui n’ont pas initié de politiques climatiques sérieuses, les patrons de l’industrie fossile et de l’agro-business. Imposons des mesures qui protègent le monde du travail et les plus précaires sans leur faire payer les coûts de la crise climatique et des reconversions à venir.

Le 26 septembre ne sera pas une date isolée. Les agent∙es des services publics seront un levier central des transformations colossales qui s’imposent, et seront en grève le 29 septembre, jour de mobilisation de la Fonction publique.

Préparons un automne sans concessions !

Pour rejoindre les mobilisations du 26 septembre : 26septembre.org.

Retrouvez notre dossier complet sur l’adaptation du droit du travail à la crise climatique.

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Écologie Rail Transport

Nous construisons des alliances pour nos emplois et le service public ferroviaire

Publié le 19 mai 2026 par SUD Rail

Depuis son dernier congrès, la fédération SUD-Rail a fait le choix de construire des alliances avec des associations environnementales pour renforcer nos revendications dans notre secteur et défendre ensemble une vision profondément sociale et environnementale de notre société. C’est dans ce cadre que nous participons activement aux campagnes de l’Alliance Ecologique et Sociale : des combats basés sur des actions concrètes, collectives et ancrées dans la réalité des luttes. Avec de nombreux collectifs, nous revendiquons que le transport ferroviaire soit au cœur des politiques publiques de transport et constitue une réponse indispensable à l’urgence climatique, sociale et territoriale.

La fédération SUD-Rail appelle les cheminotes et cheminots à participer massivement aux actions locales. En se mobilisant à côté des citoyennes et citoyens, nous défendrons également nos emplois dans les gares, les trains, les postes d’aiguillage … sur nos territoires. A quelques jours de la grève unitaire du 10 juin, et pendant qu’une loi sur le financement des transports est en débat au Parlement, nous devons imposer d’autres choix politiques : investir dans le rail plutôt que dans les grands projets routiers inutiles et polluants en renforçant ces luttes locales. La direction SNCF et les pouvoirs publics ont peur d’un front commun : cheminots et usagers ! C’est justement cette convergence des luttes qui peut permettre de gagner sur nos revendications et d’imposer un véritable développement du service public ferroviaire.

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Écologie

Printemps des luttes locales – Campagne contre l’artificialisation des sols du 23 au 26 mai

L’Union syndicale Solidaires rejoint le printemps des luttes locales, une campagne contre l’artificialisation des sols du 23 au 26 mai initiée par Terres de Luttes.


👏📆 À l’appel de plusieurs organisations nationales, associations, collectifs, du 23 au 26 mai auront lieu plusieurs journées d’actions décentralisées contre l’artificialisation des sols et la confiscation de nos territoires pour des intérêts privés. Mobilisons-nous à travers la France via nos unions départementales et locales pour que toutes nos luttes puissent faire entendre leur opposition et qu’à l’échelon national il ne soit plus possible d’ignorer la voix de toutes celleux qui veulent reprendre la main sur leurs territoires ! Chaque lutte locale qui comporte une dimension de refus de l’artificialisation des sols est invitée à rejoindre la campagne sur ses propres mots d’ordre.

📣👉 L’appel est à retrouver ici.

Alors que l’artificialisation des sols croit partout et que les projets destructeurs continuent de se multiplier à travers la France, notre résistance elle aussi est toujours plus grande ! Il existe aujourd’hui plus de 600 collectifs en lutte partout sur le territoire contre les projets imposés et polluants✊.

🚧 Ces journées seront l’occasion de visibiliser la gravité de la destruction des espaces naturels et agricoles en France, de faire parler de nos luttes, de se donner de la force ensemble, mais aussi de mettre un coup de pression aux nouveaux élus locaux tout juste arrivés pour leur signifier qu’on ne laissera pas faire ces nouveaux projets. La pression semble déjà fonctionner puisque l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) s’inquiète dans un communiqué datant du 29 mars du printemps des luttes locales, qui risque de « bloquer, occuper, voire perturber des sites industriels ». Maintenons et augmentons la pression !

⚒️ Une cartographie sera mise en place pour nos/vos actions, et d’ici mai des formations antirep, action et com, seront visibles sur le site du printemps des luttes locales juste ici.

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Écologie

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale – Vers le 1er mai, point de départ d’un cycle de conquêtes sociales

Communiqué à retrouver sur le site de l’Alliance écologique et sociale.

La séquence des municipales se clôt, et leurs résultats auront des effets importants sur nos vies. Nous saluons la combativité des militant∙es associatifs, syndicaux, politiques qui ont rendu possible la victoire de listes progressistes dans de nombreuses villes. Cependant, de nombreuses villes sont passées ou restées à l’extrême droite. Dans ces communes, nous appelons nos structures à s’organiser pour défendre les populations les plus vulnérables face à ses attaques. L’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et des travailleuses, de l’écologie, de la démocratie.

Nos mobilisations portent leurs fruits : le travail d’enquête, de sensibilisation et de revendication sur la rénovation écologique du bâti scolaire, déjà amorcé par l’intersyndicale des personnels de l’éducation, en a fait un thème incontournable des projets des listes progressistes.

D’ores et déjà nous nous mettons en ordre de bataille pour remettre les luttes sociales et environnementales au cœur du débat public, et pour établir une fiscalité socialement juste et écologique, qui répartisse les richesses en mettant à contribution les plus riches et les grandes entreprises. Nos organisations appellent à se mobiliser massivement lors des manifestations du 1er mai. Des mesures d’urgence sont nécessaires pour répondre à la crise sociale et environnementale. Les problèmes rencontrés au travail, pour l’accès à la santé et aux services publics, doivent être la boussole des décisions politiques et le centre des débats lors des échéances électorales à venir. Les classes populaires risquent de se retrouver en première ligne non seulement des impacts du dérèglement climatique et des pollutions, mais aussi des effets de politiques de transition écologique construites sans elles. Une partie d’entre elles est dépendante des énergies fossiles par leur emploi, les modes de transport qui leur sont imposés, dans leur logement. Nous défendrons pied à pied une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires, et qui dessine un avenir de transformation sociale.

Pour cela, il nous faut :

  1. De nouveaux droits pour les salarié∙es des entreprises conduites à se reconvertir : un nouveau statut du salarié∙e basé sur une Sécurité sociale professionnelle. Il faut des droits à la formation professionnelle, la continuité du salaire entre deux emplois, le maintien des droits du salarié∙e tels que l’ancienneté et leur transférabilité d’un emploi à l’autre, pour leur éviter de passer par la case chômage et leur garantir une amélioration de leurs conditions de travail et de vie.
  2. Des services publics de qualité et de proximité, accessibles à moins d’une demi-heure en transports : maison médicale, poste, école… ce qui impose un plan de développement massif et d’extension des services publics accessibles à tou·tes.
  3. Une politique des transports qui ne contraigne personne à subir les coûts de la voiture individuelle thermique. Cela passe par le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire (voyageurs∙euses et marchandises), notamment les lignes de desserte fine du territoire, et les transports en commun.
  4. Des politiques qui permettent de s’affranchir des pesticides, en protégeant le revenu et l’emploi des paysan∙nes, des salarié∙es agricoles et de tou∙tes les travailleurs et travailleuses de la filière.
  5. L’accès et le droit au logement de qualité pour toutes et tous.

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