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GPSO: AUGMENTATION SALÉE POUR EAU ADOUCIE

BATAILLES POUR UNE GESTION PUBLIQUEDROIT À L’EAU & TARIFICATION

 L’Association pour le retour de l’eau en régie publique dans la vallée de la Seine (AREP Val de Seine) tacle les élus de Grand Paris Seine et Oise suite à l’augmentation du prix de l’eau votée au dernier conseil communautaire.

Communiqué de l’AREP Val de Seine (décembre 2021)

GPS&O : Nouvelle augmentation du prix de l’eau et de l’assainissement.

– Le GPS&O a décidé, dans sa séance du 16 décembre 2021, d’augmenter le prix de l’eau de 0,25 € le m 3 (à partir du 1 er janvier 2022), l’assainissement de + 2,57 %, les redevances, enfin, de 2 à 5 centimes le m 3.

NB: Pour les communes desservies par Veolia, la part eau de la facture était précédemment à 1,42 € le m3, soit une augmentation de 17,6%!

Total facture en 2021 (eau, assainissement, taxes) : 3,46 € le m3 +  abonnement annuel à 16,44 €
Facture à partir du 1er janvier 2002 : 3,74 à 3,79 € le m3 (l’augmentation des taxes est variable) + 16,44 € d’abonnement annuel (apparemment il n’augmente pas). Soit une augmentation de l’ordre de 8% de la facture totale.

Au total, pour une facture de 120 m 3 annuels, la dépense supplémentaire est de 37 € environ.

– Le GPS&O a également réaffirmé sa volonté de poursuivre l’harmonisation des prix des quelque 56 contrats (presque tous en Délégation de Services Publics, c’est-à-dire confiés aux sociétés privées) qui gèrent le secteur dans les 73 communes de l’agglomération.

– Le GPS&O a, en outre, approuvé le principe d’une augmentation annuelle systématique équivalent à l’indice du coût de la vie calculé par l’INSEE, à partir de 2023.

– La raison invoquée pour « justifier » ces augmentations est la mise en place de la décarbonatation (eau adoucie avant distribution) et le renouvellement « patrimonial » des réseaux dont l’entretien a été longtemps négligé par les délégataires.

– A noter que la délibération mettait à part la situation particulière de la seule régie publique de l’agglomération, celle de Limay/Guitrancourt, qui propose la fourniture gratuite de 40 % des m 3 à usage domestique. Le Maire de Limay a été amené à intervenir pour rappeler cet acquis social important dont bénéficient les familles et les habitants desservis par cette régie publique, et que le GPS&O voulait faire disparaître par une augmentation uniforme.

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Lorsque notre Association s’est constituée en 2009 dans le cadre de l’ancienne CAMY, elle a obtenu, grâce à une démonstration implacable comparant les prix de la régie publique de Limay à ceux pratiqués par Suez et Veolia qui se « partageaient » les communes de la CAMY, une baisse de 30% du prix de l’eau et de 72 % du tarif de l’abonnement en 2010.

De même, à Poissy et aux Mureaux, des Associations comparables (Eau Val de Seine, Les Mur’eau) ont combattu pour le retour ou le maintien de régies publiques dans leurs communes pour la distribution de l’eau et l’assainissement.

La loi NOTRe de 2015 a contraint les communes et les communautés d’agglo à fusionner dans de gigantesques ensembles, tel le GPS&O qui regroupe 73 communes de la Vallée de la Seine et plus de 400 000 habitants.

Les prérogatives traditionnelles qui relevaient auparavant des communes, comme la gestion de l’eau potable, ont été déléguées à ces gigantesques intercommunalités qui décident désormais des tarifs et de la reconduction des contrats, presque tous confiés aux délégataires privés Suez et Veolia qui n’étaient « concurrents » qu’en apparence et qui, depuis 2021, ne constituent plus qu’une seule entreprise « monopolistique », puisque Veolia a racheté Suez !

A ce propos, il faut rappeler la position de l’AMF (Association des Maires de France) et de l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France)  qui « demandent de laisser les communes, les communautés de communes et d’agglomération organiser librement les compétences eau et assainissement ; alors que le mécanisme de délégation (…) ne le rend en réalité peu applicable au regard de sa compétence ». (12 novembre 2019).

Or, force est de constater que très peu de Maires et d’élus du GPS&O défendent cette revendication qui est pourtant la position officielle des Associations dont ils sont membres !

Le résultat est connu : les contrats de DSP (au privé) sont systématiquement reconduits, les prix augmentent de manière uniforme, l’harmonisation se fait plutôt à la hausse et la seule régie publique de Limay/Guitrancourt, qui a mis en place une tarification sociale, doit combattre pour la défendre.

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En 2016, l’AREP-CAMY a donc proposé aux Associations de Poissy et des Mureaux de fusionner pour devenir l’AREP-Val de Seine afin de pouvoir intervenir au niveau communautaire.

Mais chacun comprend que l’intervention et le contrôle des citoyens est devenu beaucoup plus difficile à ces niveaux « monstrueux »… qui ont d’ailleurs été conçus pour cet objectif !

Il existe pourtant une solution conforme, à la fois, à la position de l’AMF et de l’AMRF et à l’intérêt des citoyens :

  • Créer dès maintenant le cadre d’une régie publique à l’échelle de la communauté d’agglomération afin d’accueillir progressivement les communes à échéance de leurs actuels contrats de DSP qui ne seraient donc pas reconduits.
  • Adopter une tarification sociale à l’exemple de la régie de Limay/Guitrancourt qui rend gratuits 40 % des m 3 à destination domestique.

L’AREP-Val de Seine continuera de faire valoir ces propositions auprès des élus du GPS&O à qui elle s’est déjà adressée à plusieurs reprises.

Dans l’immédiat, l’AREP-Val de Seine proteste contre les augmentations adoptées le 16 décembre 2021 et contre la décision d’une augmentation annuelle systématique.

Coordination EAU Île-de-France103 bis, rue de Charenton75012 PARISTel: 09 80 48 71 26

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Actu Solidaires 78 Automobile Écologie Industrie

Renault Flins : une reconversion en trompe-l’oeil

Jean-Dominique Senard et Luca De Meo ont inauguré le 30 novembre les nouveaux ateliers de réparation des véhicules d’occasion de Renault Flins. Mais derrière les discours triomphalistes, la reconversion du site est loin de fournir autant d’activité et d’emplois qu’il y en a actuellement.

Renault a présenté le 30 novembre 2021 l’avancée de son projet « Refactory », lancé il y a un an pour transformer le site de Flins en « usine dédiée à l’économie circulaire de la mobilité ».

À cette occasion, Jean-Dominique Sénard et Luca De Meo ont inauguré la « Factory VO » spécialisée dans le reconditionnement de Véhicules d’Occasion (VO), où travaillent 120 personnes. Cette conversion s’inscrit dans le cadre de la fin de l’assemblage final de véhicules à Flins d’ici 2024, que le Président de Renault et son Directeur Général ont annoncé en juin 2020.

Et qu’ils ont commencé à mettre en œuvre. Alors que la fin de vie de la Nissan Micra est prévue pour 2023, et celle de la Renault ZOE en 2024, la baisse des ventes de ces deux modèles risque de ne plus occuper autant de personnes que prévu l’an prochain. L’usine a produit 160 000 voitures en 2019, puis 129 000 en 2020. Et la production devrait encore baisser en 2021. Les salariés enchainent des périodes chômées. Et la direction vient d’annoncer la suppression d’une équipe en 2022 au Montage et en Tôlerie, en plus de l’équipe de nuit.

En 2022, Renault prévoit qu’à peine 200 salariés auront rejoint la Factory VO. Le site compte actuellement 4000 salariés, dont 1200 intérimaires. On est loin du compte en termes de reclassement.

La direction de Renault table sur un chiffre d’affaires pour Flins de 200 millions en 2025 lié à l’ensemble des nouvelles activités de recyclage :

  • Re-Trofit : reconditionnement des véhicules d’occasion
  • Re-Energy : réparation des batteries et stockage stationnaire d’énergie à partir de batteries
  • Re-Cycle : recyclage et réemploi de pièces et de matières
  • Re-Start : prototypage, impression 3D, reconditionnement de robots, formations professionnelles

En 2019, le Chiffre d’Affaires (CA) de l’usine de Flins était de 440 millions. En passant à 200 millions de CA en 2025 [1], Renault prévoit donc de réduire l’activité de Flins (qui inclue désormais aussi celle de Renault Choisy qui y a été transférée [2]) de plus de la moitié. C’est donc à une perte considérable d’emplois qu’il faut s’attendre, bien loin des propos rassurants et triomphalistes de la direction.

La « refactory » ressemble surtout une opération de communication externe et interne, visant à accompagner la fin d’un site d’assemblage de véhicules ouvert en 1952 et à éviter tout conflit social. Pas sûr que cela fonctionne. Un mouvement de grève a eu lieu la semaine dernière en réaction à la suppression d’une équipe. Un bon début…

Notes

[1] Luca De Meo annonce un Chiffre d’Affaires d’1 milliard d’euros réalisé à Flins en 2030. 1 milliard, ça sonne bien mais ça n’engage à rien. D’ici là, sera-t-il encore aux manettes ?

[2] En 2019, les activités d’échange standard, réalisées notamment sur le site de Renault Choisy, ont généré un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros pour Renault.

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Écologie Énergie

Tribune SUD-Energie sur la hausse des prix de l’électricité

Dans son numéro du 15 octobre 2021, le journal Le Monde a publié une tribune de SUD-Energie intitulée : « Electricité : Il est nécessaire de s’émanciper des prix de gros, très volatils et incontrôlables ».

Nous y exposons notre analyse des causes de la flambée des prix, en distinguant coût du système électrique, prix de gros et facture. Et nous concluons ainsi : « « Il est nécessaire de s’émanciper des prix de gros, très volatils et incontrôlables, qui ne peuvent servir ni à rémunérer les producteurs ni à facturer les clients. Il faudra alors admettre que le mécanisme de marché est inadapté au secteur électrique ».

La tribune est  accessible sur le site du Monde  pour les abonnés et sur notre site SUD-Energie pour tout le monde, téléchargeable ici :2021-10-15-Tribune-LeMonde-SUD-EnergiePrix-EnergieTélécharger

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Écologie

Marches des Terres sur Paris les 9 & 10 Octobre

Pour la préservation de notre bien commun et des terres nourricières, les 9 & 10 octobre, du Nord, du Sud, de l’Est et l’Ouest de l’Île-de-France, marchons ensemble sur Paris!
Contre le Grand Péril Express, rejoignez les Marches des Terres!

Partout en Île-de-France des milliers d’hectares de terres fertiles sont menacés : Grand Paris, J.O., entrepôts, data centers, spéculation, gares en plein champs, déblais polluants… Les nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express battent tous les records : déjà 39 milliards d’euros engagés, 43 millions de tonnes de déchets. Le sol vivant est détruit sans souci des besoins des populations.

Pourtant, on sait que les infrastructures de transport rapides induisent l’étalement urbain, source d’inégalités sociales croissantes. On sait que l’autonomie alimentaire en Île-de-France n’est que de 3 jours. Il est urgent de garantir à tou.te.s un approvisionnement local et de qualité!
Les scientifiques signalent que la bétonisation des sols augmente pollution de l’air, canicules et inondations, la population demande l’arrêt immédiat de ces ravages, mais les décideurs continuent de détruire et de bétonner.

A la veille des JO de Paris qui vont faire couler à flot le béton et au lendemain de l’expulsion des Jardins À Défendre d’Aubervilliers, alors que 2000 hectares de surfaces agricoles disparaissent chaque année dans la région seule, nous, militant.e.s de différents collectifs en lutte, exigons un moratoire immédiat sur l’artificialisation des terres en Île-de-France.

Contre ce Grand Péril Express, et pour la préservation de notre bien commun et des terres nourricières, nous marcherons Samedi 9 octobre prochain, depuis les champs de Gonesse, la zad du plateau fertile de Saclay, le Val Breon et Thoiry en direction de Paris.
Nous nous retrouverons place de l’Hôtel de Ville le Dimanche 10 à midi, pour pique-niquer et converger ensemble vers Matignon!

Le détail des différents trajets peut être consulté par ici.

SAMEDI 9 OCTOBRE

  • Départ du giratoire de la Patte d’Oie (angle Chemin de la Justice) samedi à 9h00 pour Gonesse
  • Départ en vélo devant la ferme communautaire des Chapelles-Bourbon samedi à 9h00 pour le Val Bréon
  • Départ depuis le camp de Zaclay (sur RD 36 entre CEA et Villiers-le-Bâcle, parking au Christ de Saclay) samedi à 9h00 pour Saclay
  • Départ de Thoiry dans les Yvelines samedi, (heure et lieu exact encore à confirmer)

DIMANCHE 10 OCTOBRE

  • Départ de Pantin à 9h00 Dimanche pour Gonesse
  • Départ de Malakoff à 9h00 Dimanche pour Saclay
  • Rendez-vous pour les quatre marches à midi place de l’Hôtel de Ville à Paris!

Du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, rejoignez-nous!

Note

Collectif Citoyen contre la ligne 18, France Nature Environnement Île-de-France, Collectif pour le Triangle de Gonesse, Collectif Stop Val Béton, Jardins À Défendre d’Aubervilliers, Confédération Paysanne d’Île-de-France, Association Retrouvons le Nord de la Gare du Nord, Collectif Sauvons les Yvelines, Collectif Oin Saclay, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement 93, Les Soulèvements de la Terre.

https://les-marches-des-terres.com/index.htmlhttps://lessoulevementsdelaterre.org/blog/marche-sur-paris
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Écologie Éducation Revue de presse Transport

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode 11


Environnement

La cimenterie Calcia de Gargenville : une pollution inacceptable !

Source : 78actu.fr

Covid : 99 classes fermées dans le 78

Source : Le Parisien

Santé : fermeture de l’unité pédopsychiatrique des Mureaux

Source : Le Parisien

À Triel, entre l’usine d’incinération et les lignes haute tension, le scandale des aires d’accueil pour les gens du voyage…

Source : Le Parisien

Transport – Rail

La SNCF prévoit la fermeture de 20 guichets sur la ligne J…

Source : 78actu.fr

Un collectif vélo sur le Mantois


La forêt livrée au privé

Source : 78actu.fr
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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés Écologie

Vaincre le virus, préserver nos droits et libertés, changer le système

Nous faisons face au développement du variant delta. La vaccination est un élément clef pour stopper ou limiter les dégâts de l’épidémie. Mais le gouvernement, par le biais du pass sanitaire, adopte une démarche autoritaire. Pire, il n’annonce que des mesures de régression sociale et rien sur la crise écologique.

Vaccination et pass sanitaire

La vaccination obligatoire de certaines professions sert à cacher l’incurie du gouvernement depuis le début de la pandémie. Alors que les personnels de santé ont été exposé-es sans protection, sans matériel adéquat pendant de nombreux mois, c’est la culpabilisation sur la vaccination, voir le licenciement qui leurs sont imposés. Les héros et héroïnes d’hier, qui étaient sommé-e-s de travailler auprès des patient-e-s même quand ils/elles étaient positives au covid, sont stigmatisé.es aujourd’hui.

Les cartes de vaccination en région parisienne montrent que ce sont les villes ou les quartiers les plus riches où la vaccination est la plus importante. Cela révèle à quel point l’accès à la vaccination reste une question sociale. Le pass sanitaire qui restreint les libertés et la vie sociale est bien aussi une mesure inégalitaire et antisociale.

Se faire vacciner doit rester un acte de volontariat. C’est l’information transparente, convaincre de cette nécessité qui doit primer. Il faut multiplier le travail de terrain et les points de vaccination pour rapprocher la possibilité de se faire vacciner du plus grand nombre, donner des droits sur le temps de travail… Il y a nécessité de fournir aux personnes les plus éloignées de l’information, les moyens d’appréhender le sujet et de répondre à leurs questions. La pédagogie et les moyens plutôt que le bâton et l’autoritarisme.

Ce n’est pas une forme de répression, de restriction des droits, le contrôle chaque jour un peu plus poussé de la population, qui pourra nous faire aller vers une responsabilisation collective sereine. L’annonce de sanctions professionnelles à partir du 15 septembre ou de privation de salaire ne sont pas acceptables.

L’autoritarisme se cache souvent sous les meilleures intentions et malheureusement les lois sécurité globale, et “séparatisme” nous ont déjà prouvé les dérives autoritaires et liberticides de ce gouvernement.

Où sont les moyens pour le service public de santé ?

Les choix qui sont faits ne remettent toujours pas en cause les politiques néolibérales qui ont cassé l’hôpital et plus généralement le service public de santé, et mis en danger les malades et les soignant-es lors des premières vagues.

Nous n’oublions pas les milliers de suppressions de lits pour raisons « économiques », les nombreux hôpitaux fermés, les démissions de soignant-es liées aux conditions de travail dégradées !

Nous voulons vaincre ce virus. Nous portons des revendications dans ce sens depuis le début de la crise. Cela passe par la gratuité des masques, la création de lits et de services et le recrutement massif des personnels nécessaires dotés des moyens matériels indispensables pour les hôpitaux publics, les EHPAD, les associations sociales et médico-sociales, un accès facile aux soins sur l’ensemble des territoires.

La lutte contre le virus est internationale. Les annonces de “dons de vaccins” sont une fois de plus l’exercice du pouvoir des pays riches sur les plus pauvres. Croire que nous pourrons vaincre la maladie sur un seul territoire est un leurre. Pour bloquer le virus, c’est une solidarité mondiale qu’il faut développer, qui passe par la levée des brevets sur les vaccins et les traitements anti covid, et enfin la constitution d’un pôle public du médicament pour en finir avec les lobbys pharmaceutiques en pleine course au profit.

Fuite en avant anti-sociale

Dans ces circonstances où chacun·e ressent un épuisement plus ou moins grand, nous n’oublions pas non plus les effets économiques et dégâts humains que cela signifie, de cette pandémie qui n’en finit pas.

Et c’est à ce moment que Macron nous annonce, en termes elliptiques, qu’il va continuer de dérouler sa politique de casse sociale à court ou moyen terme. Nos retraites et notre protection sociale, nos services publics (avec une énième “réorganisation” de l’État), les indemnisations des chômeuses et chômeurs… sont les cibles.

Ce n’est pas l’annonce d’un “revenu d’engagement” pour les jeunes de 18 à 25 ans dans une logique de “devoirs et de droits”, sorte de garantie jeunes revisitée, qui permettra de répondre aux enjeux de précarités.

C’est une véritable remise en cause de notre modèle social et une volonté de destruction de notre protection sociale. Le gouvernement entend protéger les plus riches et les dominants. Le monde d’après de Macron, c’est bien celui d’avant en pire.

Rien sur l’urgence écologique

Alors que la crise écologique et climatique s’aggrave, Macron propose un même modèle de société basé sur un capitalisme prédateur et destructeur. C’est acter une fuite en avant irrémédiable.

L’urgence d’une rupture et de mesures fortes

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est vraiment temps de changer de politique, et ce système qui ne peut qu’aggraver les inégalités sociales, les catastrophes écologiques, et la répression de la population.

Nous pouvons vaincre le chômage et la misère. Il y a nécessité de poser la question du partage du temps de travail, de nouveaux types de financement pour les services publics, d’un modèle de transition écologique ambitieux. Cela passe forcément par un autre partage des richesses et une rupture avec le mode de production et de consommation capitaliste.

Passons à l’action !

Dans ce contexte, l’Union syndicale Solidaires continue à construire unitairement la lutte en appelant à la convergence, en proposant nos alternatives syndicalement et dans le cadre du collectif “Plus jamais ça”. Nous n’obtiendrons rien sans nous mobiliser fortement !

Il est plus qu’urgent de changer de politique et de système, pour la justice sociale, écologique et un monde où les dominations et inégalités cessent.

L’Union syndicale appelle dès à présent à construire une rentrée sociale à la hauteur des attaques en préparation contre le monde du travail.

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Actu Solidaires 78 Agriculture Écologie

Hectar : non à l’ouverture de l’école d’agriculture de Xavier Niel

Mardi 29 juin, des organisations de l’enseignement public agricole (FSU, CGT, FO, SUD, UNSA), du monde paysan (Confédération paysanne, Fadear) ou de parents d’élève (FCPE) organisaient un pique-nique citoyen dans les Yvelines contre l’ouverture en septembre d’Hectar, une école d’agriculture privée pouvant accueillir 2000 personnes par an et bénéficiant de fonds publics. À cette occasion, nous avons interrogé Dominique Blivet, secrétaire national de Sud-Rural-Territoires.

Qu’est-ce que le projet Hectar ?

C’est un projet de formation agricole privé pour adultes financée par Xavier Niel (patron de Free et actionnaire du journal Le Monde – NDLR). Le but officiel est de faire face aux nombreux départs dans le monde agricole. Mais l’objectif est surtout pour Xavier Niel de se placer sur le marché de la formation agricole pour adultes.

Vous dénoncez une vision libérale de l’enseignement agricole. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Pour nous, l’agriculture ne peut pas être considérée comme une marchandise. Les enjeux d’autonomie alimentaire sont des fondamentaux qui ne peuvent être laissés aux entreprises privées. Nous sommes favorables à une formation agricole publique, gratuite, et tournée vers la transition écologique et agricole.

En quoi Hectar représente-t-il une menace pour l’enseignement public ?

Hectar est un projet qui se présente comme philanthrope, mais il est déjà financé par la région île de France. De même, il est financé par des fondations comme celle de Danone qui en profite pour faire de l’optimisation fiscale. Tout cet argent public serait bien plus utile pour financer la formation agricole qui a de réels besoins que l’État ne prend plus en charge.

Le gouvernement favorise-t-il ce type de projet ?

Le gouvernement favorise ce genre d’initiative puisque dans leur logique libérale tout ce qui est service public est présenté comme ringard, tout ce qui relève des multinationales est vu comme moderne et innovant. L’État organise la pénurie de moyens pour le service public pour mieux vanter les mérites des acteurs privés. Au-delà de Xavier Niel, l’autre actionnaire de ce projet n est autre que Audrey Bourolleau, ancienne conseillère d’Emmanuel Macron, chargée de faire une évaluation de la formation agricole publique. Elle a bien compris les enjeux, mais elle ne partage pas nos remèdes. Elle a pris les infos et a pu se créer son entreprise.

Source : Site Rapport de forces


NON à l’ouverture du campus « Hectar »

Le 29 juin, SUD Rural Territoire se joindra aux camarades du SNETAP-FSU, de la CGT Agri, de FO Enseignement Agricole, du SEA-UNSA, la FCPE, de la Confédération Paysanne et d’ISF Agrista (Ingénieurs sans frontières) pour exprimer notre indignation et notre désaccord contre l’ouverture de l’école privée d’agriculture Hectar.

Hectar est un projet financé par le richissime Xavier Niel et mené par Audrey Bourolleau (ex-conseillère de M. Macron) qui vise à ouvrir le « plus grand campus agricole du monde » dès septembre 2021 : une offre de formation aux métiers de l’agriculture, gratuite et destinée aux adultes… de quoi mettre à mal une fois de plus l’avenir des CFPPA et des établissements publics de la région ! Ce projet a également reçu le soutien financier du conseil régional d’Île-de-France alors que les budgets dédiés à l’enseignement agricole s’amenuisent intolérablement et que des postes d’agents sont supprimés !

L’annonce de l’ouverture pour septembre prochain du Campus agricole « Hectar » est un signal négatif pour l’enseignement agricole public. Cette école misant sur la formation de pair à pair a l’ambition de former 2 000 agriculteurs à l’heure où le renouvellement des générations d’agriculteurs est un vrai défi.

L’agriculture et l’alimentation sont des Biens Communs. Les notion de souveraineté et de sécurité alimentaires sont à la base du fondement du concept de l’État. Plus que jamais, nous avons besoin de nous organiser collectivement à l’échelle nationale et internationale pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux liés à l’alimentation et à la production agricole. Plus que jamais nous avons besoin de citoyens et de producteurs ayant une conscience des enjeux globaux et d’une vision complexe des agro-écosystèmes. Une telle école privée et gratuite sera libre de promouvoir ses propres valeurs accompagnées de ses propres solutions technicistes. Quelles seront les garanties sur le fond de ces formations ?

Crédits d’impôts, subventions du conseil régional d’Île-de-France, nos gouvernants choisissent d’accorder des moyens à une école privée sans exercer de regards sur les programmes et méthodes employés. Alors que les moyens pour l’enseignement agricole public se réduisent comme peau de chagrin (-300 équivalents temps plein sur le quinquennat), la marchandisation de la formation professionnelle introduite par la loi Penicaud de 2018 favorise un enseignement privé.

Contre l’école Hectar, il nous faut collectivement refuser et dénoncer cette vision libérale de la formation professionnelle et d’une agriculture toujours plus techniciste sans réelle approche globale. Il est de notre devoir d’exiger la priorité à l’offre publique de formation corrélée à un plan ambitieux. Il permettra d’assurer le renouvellement de la moitié des agricultrices et agriculteurs qui partiront en retraite sous 8 à 10 ans. Il accompagnera la nécessaire transition agro-écologique et la ré-installation sur tout le territoire de fermes à taille humaine respectueuses des animaux, de la terre, des femmes et des hommes qui y travaillent.

SUD Rural Territoire, en intersyndicale, appelle à un rassemblement devant le site prévu pour cette école à Lévis Saint Nom dans les Yvelines le mardi 29 juin à 11h pour un pique nique citoyen.

Communiqué de presse au format PDF

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Écologie Idées, débats, cultures

(Paris) Exposition dans les locaux de Solidaires : “Congère !”

Le samedi 26 juin 2021 de 11 h à 19 h aura lieu dans les locaux de Solidaires, 31 rue de la Grange aux belles, à Paris, une exposition d’une trentaine d’artistes contemporains. A l’heure où le capitalisme à travers le “mécénat d’entreprise”, où les fondations des milliardaires Pinault ou Arnault s’accaparent l’art,où les entreprises les font s’exposer au milieu des travailleurs essorés, un certain nombre d’artistes ont voulu élaborer dans un pied de nez et une affirmation du côté de la barricade où ils se placent exposer des œuvres originales pendant une journée dans les locaux de celles et ceux qui luttent et ont choisi ceux de Solidaires. L’exposition était initialement prévue sur plusieurs semaines en avril mai 2020, puis reportée à l’hiver dernier, et puis les confinements sont passés par là…

L’entrée est bien entendu libre pour une seule journée, le 26 juin de 11h à 19 h. Pour celles et ceux qui ne pourront pas passer, nous ferons dans les semaines à venir un catalogue de cette exposition.

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Dans les Yvelines, une classe en lutte... Écologie Éducation

Dans les Yvelines, une classe en lutte !

Nouvelle rubrique pour notre site, un petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr

Source : 78actu.fr

Des militants de Greenpeace ont posé des stickers anti-OGM dans des rayons d’alimentation du magasin Carrefour de Saint-Quentin-en-Yvelines.


Source : 78actu.fr

«Sur seize enseignants, neuf ont été malades. Un collègue très sportif est resté au lit pendant 10 jours. Douze gamins ont également été contrôlés positifs. Cela devenait trop dangereux. »
Bastien Deschamps Enseignant à l’école élémentaire Paul-Raoult

« En tant que syndicaliste, dans les moments difficiles, je préfère être aux côtés de mes collègues, des enfants, des parents. Je suis pris entre le marteau et l’enclume, je ne sais pas si je vais reprendre avant la fin de l’année (ndlr : il dispose d’une autorisation spéciale d’absence). »