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Non, les salariés de Renault ne toucheront pas une prime de 1000 €

La direction de Renault et certains syndicats laissent croire ce matin que les salariés de Renault vont toucher une prime de 1000 €. C’est faux. Ce qui ne figure pas dans les meures envisagée par Renault par contre, c’est une hausse des salaires à la mesure de l’inflation.

A l’issue de la réunion de négociation d’hier jeudi 22 septembre, la principale proposition de la direction de Renault concerne une prime de partage de la valeur de 500 euros. Les salariés qui viennent travailler en voiture ou en transport en commun pourraient en plus toucher une prime de transport de 100 €.

Quant aux autres mesures, elles sont aléatoires [1]. Les salariés ne seraient pas prélevés de cotisation mutuelle pendant 3 mois, mais à condition d’être affilié à la mutuelle de l’entreprise et pas à celle de son conjoint par exemple. La cotisation minimum de la mutuelle choisie par Renault est de 26,14 € par mois, ce qui ferait 78,42 € d’économie en tout, et pas 315 € comme annoncé. On est donc loin des 1000 € annoncés pour la majorité des salariés de Renault.

Ce qui ne figure pas dans les meures envisagée par Renault, c’est par contre une hausse des salaires à la mesure de l’inflation.

A la différence des primes, une hausse de salaire est durable. Et elle alimente les caisses de la Sécurité Sociale grâce aux cotisations sociales. Cela permettrait d’éviter une nouvelle dégradation de nos conditions de départ en retraite comme l’envisage de nouveau le gouvernement.

Le décrochage entre nos salaires et l’inflation signifie une baisse de nos salaires réels.

La direction de Renault se félicite de ses résultats financiers du 1er semestre 2022. Elle a relevé ses objectifs financiers pour l’année 2022. Elle doit aussi relever ses objectifs salariaux.

Ce qu’il faut, c’est une augmentation générale des salaires d’au moins 300 € par mois pour tous les salariés, ouvriers, techniciens et cadres.

SUD Renault appellent les salariés à participer le plus nombreux possible aux appels à la grève à aux manifestations du jeudi 29 septembre pour l’augmentation de nos salaires et la défense de nos retraites.

Communiqué SUD Renault Guyancourt/Aubevoye du 23 septembre 2022

Notes

[1] Mesures envisagées :

  • « Prime de partage de la valeur » de 500 € versée en octobre pour les CDI, CDD et intérimaires (ancienneté minimum 1 mois, hors DA)
  • Prime de transport de 100 € versée en novembre pour les CDI, CDD et intérimaires (hors DA) sauf pour les salariés qui ont un véhicule de fonction nominatif
  • Cotisation complémentaire santé entreprise du salarié prise en charge à 100% en octobre, novembre et décembre
  • Monétisation de 3 jours de CTI maximum avec une majoration de 25% jusqu’en décembre (possibilité de monétiser 1 jour de CTE ou CTC)
  • Déblocage anticipé du PEG possible jusqu’en décembre
  • Ouverture des NAO 2023 en décembre 2022
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Face à la hausse des prix, il faut augmenter les salair€s

Entre aout 2021 et 2022, les prix ont augmenté de 6,5% en France selon l’INSEE. C’est loin d’être le cas des salaires à Renault… sauf pour certains dirigeants. L’heure est à la mobilisation, seule capable d’obtenir une Augmentation Générale des Salaires afin de préserver notre pouvoir d’achat.

L’INSEE prévoit en aout une augmentation des prix de 5,8 % en glissement annuel (+22,2 % pour l’énergie). Quant à l’Indice des Prix à la Consommation Harmonisé (IPCH) utilisé pour les comparaisons entre membres de l’Union européenne, il augmente de 6,5 %.

À comparer avec le résultat des NAO 2022 à Renault :

  • 20 € d’augmentation mensuelle pour les APR (1,2%)
  • Suppression des Augmentations Générales de Salaire (AGS) pour les ETAM
  • Un budget de 1,9% pour les ETAM : 1,5% pour les Augmentation Individuelle (AI), 0,2% pour l’ancienneté, 0,2% pour les primes individuelles.
  • Un budget de 1,9% pour les Augmentations Individuelles des Cadres (la direction n’a fourni aucune donnée concernant les primes individuelles des Cadres).

Pourtant la direction se félicite des résultats financiers de Renault du 1er semestre 2022 :

  • « Amélioration significative de la profitabilité : 4,7 % de marge opérationnelle »
  • « Forte génération de free cash-flow : 956 millions d’euros »
  • « Renforcement de la structure financière : dette nette réduite de 1,2 milliard d’€ à -426 millions d’€ »
  • « Résultat net des activités poursuivies à 657 millions d’€, en hausse de 458 millions d’€ »

Il y a donc de quoi augmenter les salaires de tous : APR, ETAM et Cadres. La preuve avec la rémunération des cadres dirigeants de Renault :

  • En 2021, Luca De Meo a perçu 4,7 millions d’euros en 2021, soit +26% par rapport à 2020.
  • En mai 2022, l’Assemblée des actionnaires de Renault a approuvé, sur proposition du conseil d’administration, une révision des critères d’attribution des actions gratuites de De Meo pour qu’il n’en perde pas la totalité à cause de la crise liée au Covid.
  • En fait, toute une partie des cadres de Renault touche des actions gratuites. Ils se répartissent en 3 groupes : le groupe des 27 membres du Comité de direction Corporate, le groupe des cadres dirigeants et le groupe des « cadres supérieurs et des cadres à fort potentiel ». Soit entre 1000 et 2000 bénéficiaires d’actions gratuites selon les années.
  • En 2021, 2 015 Cadres de Renault ont ainsi touché 1 529 996 actions gratuites, soit 759 actions en moyenne par personne. Et plus on est haut dans la hiérarchie, plus c’est le jackpot. Les 10 plus hauts salaires ont touché en moyenne 16 000 actions gratuites chacun. Le reste des salariés devrait avoir cette année à 6 actions gratuites. L’« abondance » ne concerne pas tout le monde…
Télécharger le tract SUD du 6 septembre 2022

SUD demande la réouverture de négociations sur les salaires et appelle les salariés à la mobilisation, seule capable d’obtenir une Augmentation Générale des Salaires, dès la rentrée de septembre.

Nous n’aurons que ce que nous irons chercher

Oui, il faut augmenter les salaires au moins au niveau de l’inflation, pour ne pas perdre de pouvoir d’achat ni voir notre niveau de vie régresser. À la différence des primes ou de l’Intéressement, une hausse de salaire est en plus durable dans le temps et alimente les caisses de la Sécurité Sociale grâce aux cotisations sociales.
Cela permettrait d’éviter de nouvelles dégradations de nos retraites (conditions de départ, niveau des pensions) ou de la prise en charge de nos dépenses de santé.

Les cotisations sociales (qu’elles soient dites « patronales » ou « salariales ») sont bien une partie de notre salaire. Le gouvernement et le patronat parlent de « charge », comme ils parlent de notre salaire comme d’un « coût du travail ».

Dans cette logique, le Parlement vient d’adopter le 16 août 2022 une « loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat ». Celle-ci ne comprend ni hausse du SMIC, ni incitation à augmenter les salaires dans le Privé, mais une prime de « partage de la valeur » qui peut se monter jusqu’à 6000 euros exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.

Une bonne prime, ce serait toujours ça de pris. Mais elle n’est pas obligatoire et dépend du bon vouloir des employeurs… Autant dire qu’il va falloir de fortes mobilisations pour faire bouger la direction, que ce soit sur une prime ou sur les salaires !

SUD Renault va contacter les autres syndicats de l’établissement pour proposer des actions communes.

D’ores et déjà, l’union syndicale Solidaires, qui regroupe les syndicats SUD, et la CGT appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle et nationale jeudi 29 septembre pour les salaires et les retraites. Cette initiative a été rejointe par de nombreuses organisations syndicales et politiques : l’Alternative, ATTAC, CGT, Confédération paysanne, Convergence services publics, Copernic, EELV, FSU, Génération.s, LFI-NUPES, MAN, NPA, OXFAM, Union syndicale Solidaires, PCF, PS, UNEF…
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Samedi 1er octobre – rencontre Une féministe révolutionnaire à l’atelier en BD

Le 14 septembre sortira Une féministe révolutionnaire à l’atelier, l’adaptation en BD du livre de notre camarade Fabienne Lauret L’envers de Flins (déjà disponible en pré-commande sur le site de l’éditeur, La boîte à bulles).

Fabienne Lauret et Philippe Guillaume nous présenteront cet ouvrage le samedi 1er octobre à la librairie La Nouvelle Réserve (Limay) à 15 heures.


La vie d’engagement social et féministe d’une “établie” – ces militants révolutionnaires ayant choisi de travailler en usine après mai 68 – ouvrière à Renault Flins.

Scénario : Philippe Guillaume, Fabienne Lauret
Dessin : Elena Vieillard
Préface : Ludivine Bantigny

Comme d’autres “établis” – démarche amorcée à la suite de mai 1968 et visant à faire entrer des militants révolutionnaires dans les usines – Fabienne Lauret se fait embaucher à l’usine Renault-Flins, dans les Yvelines, le 3 mai 1972.

Son engagement pour la cause ouvrière, à l’instar de nombreux établis, deviendra très vite la trajectoire de toute une vie. Elle passera ainsi plus de trente-six ans à l’atelier de couture et au comité d’entreprise de l’usine.

Dans cette BD coscénarisée par Philippe Guillaume, Fabienne Lauret retrace une vie de luttes syndicales et féministes, de l’obtention du samedi comme jour de congé au droit à des conditions de travail et salaires décents. Véritable journal d’usine des années 1970 à 1990, ce témoignage raconte la condition ouvrière et les discriminations sexistes qui révoltaient Fabienne, sans oublier le racisme omniprésent envers les nombreux immigrés qui occupaient les postes les plus pénibles.

Un témoignage tout à la fois personnel, intime, sociologique et historique, à l’heure où la menace d’une fermeture plane sur Renault Flins…

Préface de l’historienne Ludivine Bantigny.


Extraits

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Sud Renault, 6,1% d’inflation : et nos salaires ?

Alors que de nombreux salariés Renault voient leur salaire stagner suite à la suppression des AGS, l’INSEE annonce en juillet une augmentation de 6,1 % des prix sur un an. SUD appelle les salariés à se mobiliser pour obtenir une augmentation significative et générale des salaires.

Selon l’INSEE, « en juillet 2022, les prix à la consommation augmentent de 6,1 % sur un an ». Face à cette flambée des prix, il faut une augmentation de salaire au moins égale à l’inflation pour qu’aucun salarié ne perde de pouvoir d’achat. Or la direction de Renault a supprimé les Augmentations Générales de Salaire (AGS) pour toutes les catégories de personnel, y compris cette année pour les APR et les ETAM.

La direction se félicite des bons résultats financiers du premier semestre 2022 [1] :

  • « Amélioration significative de la profitabilité : 4,7 % de marge opérationnelle »
  • « Forte génération de free cash-flow : 956 millions d’euros »
  • « Renforcement de la structure financière : dette nette réduite de 1,2 milliard d’euros à -426 millions d’euros »
  • « Résultat net des activités poursuivies à 657 millions d’euros, en hausse de 458 millions d’euros par rapport à l’année dernière »

Renaut a donc dans ses caisses de quoi augmenter les salaires de tous : APR, ETAM et Cadres.

SUD demande la réouverture de négociations sur les salaires et appelle les salariés à la mobilisation, seule capable d’obtenir des AGS dignes de ce nom, dès la rentrée de septembre.

Notes

[1] Source : Renault Group relève ses perspectives financières 2022 et accélère sa transformation

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Sud Renault 78 – Les effets pervers de l’Intéressement

La direction de Renault a choisi de remplacer les Augmentations Générales de Salaires par des primes d’Intéressement. Et si les salariés et tous les syndicats refusaient de marcher dans ce système aux effets pervers ?

Intéressement contre augmentation de salaire

En matière de rémunération, la direction de Renault et les syndicats signataires de l’accord Renouveau France 2025 (à savoir la CFE/CGC, la CFDT et FO) ont choisi comme seule mesure collective l’Intéressement au détriment des Augmentations Générales de Salaire (AGS). Les augmentations de salaire ne peuvent désormais être qu’individuelles.

L’accord d’intéressement aux performances locales 2022 mis en place actuellement par la direction de l’établissement Renault Guyancourt/Aubevoye se place dans le cadre des « principes généraux » énoncés dans l’accord Renouveau France 2025.

Ce choix a des conséquences désastreuses. La suppression des AGS accroit les inégalités salariales, laissant une partie des salariés sans augmentation de salaire. D’autre part, l’intéressement n’est pas soumis à cotisation sociale. Cela prive de ressources les caisses de la sécurité sociale alors que celles-ci sont en difficulté.

A l’heure où l’inflation explose, il serait au contraire urgent et nécessaire d’indexer les salaires sur la hausse des prix. SUD réclame l’ouverture de négociations salariales et invite les salariés à revendiquer une hausse générale des salaires au moins au niveau de l’inflation.

Les indicateurs de (la) Direction

Concernant l’accord d’Intéressement local 2022, SUD est en désaccord avec un certain nombre d’indicateurs choisis par la Direction :

  • Accidents du travail (taux FR2R [1]). Ce taux correspond à la fréquence des accidents de travail occasionnant au moins 1 jour d’arrêt. Indexer l’intéressement sur le nombre d’accident de travail avec arrêt est une incitation à ne pas les déclarer, ou du moins à ne pas s’arrêter après un accident ou à ne pas déclarer son arrêt. Rappelons que la sécurité au travail est de la responsabilité de l’employeur, pas des salariés.
  • Présentéisme. Ce taux est diminué notamment en cas d’arrêts maladie ou d’accidents de trajet (c’est la double peine : en plus de l’accident ou de la maladie, la prime est réduite), de certaines périodes de formation (alors que l’entreprise se vante d’encourager la formation) ou en cas de grève (le droit de grève étant pourtant un droit constitutionnel). Voici la liste complète des absences qui font baisser la prime d’intéressement :
    • Absence autorisée non payée
    • Absence autorisée non payée enfant
    • Absence autorisée non payée grossesse
    • Absence autorisée non payée procréation
    • Absence congé VAE
    • Accident de trajet
    • Arrêt maladie simple
    • Activité extérieure non payée
    • Congé sans solde (sabbatique, création entreprise)
    • Congé sans solde parental/ présence parentale
    • Congé sans solde pathologique
    • Congé sans solde suite maternité
    • Congé SS Immigré et Français d’Outre-Mer
    • Délai de route sans solde
    • Don de jours de repos (pour le bénéficiaire)
    • FONGECIF non indemnisé
    • Formation FONGECIF (> 1 semaine / ≤ semaine)
    • Formation intérieure non payée
    • Grève Interruption travail
    • Mise à pied sans solde (disciplinaire)
    • Préavis non travaillé non payé
    • Retard/bon de sortie non payé
    • Service national
  • Délais (ponctualité du KPI ratio de 50% top brands et de 50% niveau 3). La ponctualité des sorties de véhicules n’est pas de la seule responsabilité des salariés (citons par exemple les nombreuses interventions de Luca De Meo pour modifier le Design des véhicules et qui entrainent une surcharge de travail).

Indexer la prime d’intéressement sur ces indicateurs pousse les salariés à se mettre la pression entre eux (et certains syndicats signataires à mettre la pression sur les salariés) pour atteindre les objectifs fixés pour chaque indicateur.

La prime est collective, il faut donc que tous les salariés entrent dans le « jeu » pour gagner plus, c’est à dire en l’occurrence : ne pas faire de Fongecif, ne pas déclarer d’arrêt maladie, ne pas s’arrêter après un accident de travail, ne pas dépasser les jalons quitte à déclarer des indicateurs « pastèques », réduire les coûts quitte à faire de la sous-qualité… Bref, c’est un système pernicieux.

Pour toutes ces raisons, SUD n’est pas signataire de cet accord. Nous appelons au contraire les salariés et les élus des autres syndicats à se battre pour imposer un autre modèle social, à commencer par le rétablissement des Augmentations Générales de Salaires.

Notes

[1] FR2R : Frequency Rate 2 Renault ou Taux de Fréquence 2 Renault. Renault a aussi mis en place un indicateur FR1R qui concerne les accidents du travail sans arrêt.

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Sud Renault : une « ristourne CRAMIF » qui creuse le trou de la Sécu

Comme chaque année, la direction de l’établissement a demandé aux élus du personnel de Renault Guyancourt/Aubevoye de se prononcer sur sa demande de ristourne adressée à la Caisse Régionale d’Assurance Maladie d’IDF et qui lui permet de payer moins de cotisations sociales.

Comité Social et Économique du Jeudi 23 juin 2022 de l’Établissement Renault Guyancourt/Aubevoye

Déclaration SUD sur la demande de ristourne CRAMIF

Le dossier de demande de ristourne CRAMIF [1] qui nous est présenté cette année ne déroge pas à la règle. C’est un fourre-tout où la direction fait passer ses mesures d’économie comme des mesures visant à réduire les accidents de trajet.
En fait, l’augmentation du nombre de salariés en télétravail et du nombre de jours télétravaillés qui permettent de réduire les surfaces de travail avec le passage en bureaux partagés, ainsi que la limitation des déplacements professionnels pour faire des économies, sont les principales causes de la baisse des accidents de trajet.
Mais l’augmentation du télétravail engendre d’autres risques. Ainsi, nous déplorons la suppression du contrôle de l’ergonomie et de l’installation électrique du poste de travail qui était faite au domicile du salarié. Une mauvaise installation est pourtant source d’accident, de troubles musculosquelettiques (TMS) et de pathologie du dos qui, en plus des conséquences sur la santé du salarié, ont un coût pour la sécurité sociale.

Ces remarques sont aussi valables sur site, car l’immense majorité des bureaux au TCR et au CTA ne sont pas ou peu adaptés au travail prolongé sur écran. L’ergonomie de la table est défaillante (pas de réglage de la hauteur), ainsi que celle du fauteuil (manque de réglages pour le dos et les jambes). A ce jour, c’est au salarié de demander une étude de son poste de travail, ce que la plupart des salariés ignorent.

Le télétravail fait aussi entrer davantage la vie professionnelle dans la vie privée. Or le respect de cet équilibre est délégué au salarié. L’employeur se limite à lui donner de « bons conseils ». L’employeur pourrait pourtant prendre des mesures comme le contrôle, voire l’interdiction de se connecter aux outils informatiques de l’entreprise le soir, le week-end et durant ses congés (sauf dérogation exceptionnelle).
Ce déséquilibre vie professionnelle/vie privée fait partie des risques psychosociaux (RPS), et a aussi un impact sur la santé des salariés et sur les dépenses de la sécurité sociale.

Renault comme de nombreuses entreprises bénéficie déjà d’une profusion d’exonérations de cotisations sociales. Ce n’est pas la peine d’en rajouter avec une minoration de la cotisation des accidents de trajet [2].

Les baisses de cotisations sociales engendrent un manque à gagner pour la sécurité sociale, que les assurés paient au final par une baisse des prestations.
Pour toutes ces raisons, les élus SUD voteront contre la demande de ristourne CRAMIF.
 

Résultats des votes :

  • 26 Pour (CFE-CGC, CFDT, FO)
  • 9 Contre (SUD, SM-TE, CGT)

Notes

[1] La CRAMIF – Caisse Régionale d’Assurance Maladie d’Ile-de-France – peut accorder des ristournes aux établissements qui ont pris des mesures susceptibles de diminuer la fréquence et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles et/ou des accidents du trajet. Plus d’infos sur le site de la CRAMIF.

[2] L’an dernier, la ristourne CRAMIF a représenté pour les établissements Renault d’Ile-de-France plus de 1,4 millions d’euros d’exonération de cotisations sociales, soit autant de recettes en moins pour la Sécurité Sociale.

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Actu Solidaires 78 Automobile En grève ! Nettoyage Seule la lutte paie !

Victoire des salariés de PEI

Alors qu’ils étaient en grève reconductible depuis le 3 mai, les représentants des grévistes et la direction de PEI ont signé vendredi 3 juin un protocole de fin de conflit qui donne satisfaction à une grande partie des revendications des grévistes.

Le protocole de fin de conflit comprend les points suivants :

  • Un plan de départ volontaire du Technocentre réclamé par les salariés d’environ 30 personnes comprenant :
    • Des départs volontaires dans le cadre d’une Rupture Conventionnelle Collective, notamment pour les salariés les plus âgés, avec une indemnité supra-légale, c’est à dire en plus de l’indemnité légale de licenciement, d’au moins 20% de celle-ci.
    • La possibilité d’une dizaine de mutations au volontariat sur la région parisienne (rapprochement de son domicile, changement pour une meilleure adaptation de son temps de travail…)
  • Une répartition des heures de travail pour les salariés qui restent au Technocentre permettant d’éviter le recours au chômage partiel et la perte de salaire correspondante.
  • L’ouverture de négociations pour améliorer les conditions de travail et ajuster la charge de travail par un renforcement des effectifs si nécessaire.
  • Une nouvelle organisation du travail pour les salariés de PEI qui travaillent à Renault Lardy permettant de mettre fin au chômage partiel et à leur obligation de travailler sur plusieurs sites.
  • La fin du chômage partiel pour les salariés de PEI qui travaillent dans les usines Renault.
  • Le paiement des jours de grève.
  • L’engagement qu’il n’y ait aucune sanction pour fait de grève.

C’est donc une victoire pour les salariés de PEI, obtenue au bout d’un mois de grève !

Des grévistes manipulés et instrumentalisés ?

Pour la direction de Renault, les grévistes de PEI auraient été manipulés par leur direction et par certains syndicats qui « exploiteraient la misère et la détresse humaine ». Ce procès avait déjà eu lieu lors de la vague de suicides de 2007 au Technocentre contre les syndicats qui en dénonçaient les causes liées aux conditions de travail et au « Contrat 2009 » de Carlos Ghosn.

En vérité, cette grève était démocratique. Elle était dirigée par les grévistes qui prenaient la parole et votaient la grève en assemblée générale. Elle était pilotée par un comité de grève auquel participaient des non syndiqués. On aimerait une telle démocratie directe chez Renault pour une vraie Re(n)volution !

La direction de Renault répète que les informations données par la direction de PEI sur le contrat passé avec Renault, comprenant des « paliers » permettant à Renault de diminuer en cours de contrat le montant payé à PEI, étaient fausses. Mais la direction de Renault a refusé de donner ses propres chiffres.

Pour éviter toute manipulation, il faut que les salariés et leurs représentants aient accès aux contrats de sous-traitance et aux négociations entre donneurs d’ordres et prestataires.

Un conflit dû aux dérives de la sous-traitance

Les salariés de PEI ont été victimes d’une guerre commerciale entre Renault et PEI, où chaque camp se renvoyait la balle et les responsabilités, et accusait l’autre de mentir. C’est pourquoi SUD a demandé une réunion tripartite grévistes/PEI/Renault, ce qui a été refusé par Renault.

Le problème de fond est celui de la sous-traitance. Renault comme la plupart des employeurs a fait le choix d’externaliser de nombreuses activités, en créant par exemple en 2006 avec Veolia un GIE (Groupement Inter-Entreprises) dont le périmètre était les Services Généraux des établissements d’Ile-de-France. Tout un ensemble d’activités où travaillaient des salariés Renault (Reprographie, Maintenance, Logistique site, Implantations, Courrier, Centrale, SVE) a été externalisée progressivement.

Ce choix de la sous-traitance se fait au détriment des salariés sous-traitants, mais aussi des salariés Renault. L’externalisation permet à Renault de baisser ses coûts grâce à des appels d’offre réguliers. Une grosse partie des économies sont réalisées sur la masse salariale. Cela a un impact sur l’ensemble des salariés, y compris de Renault, en tirant les conditions de travail et les salaires vers le bas.

C’est le cas du nettoyage où des salariés de PEI travaillent au Technocentre depuis 25 ans passant par de nombreuses sociétés (ISS, Isor, TFN, Sodexo, Samsic…). Il y a pourtant des exceptions, comme à Renault Flins où le nettoyage est confié à des salariés Renault (dont des ouvriers de fabrication reclassés suite à leur usure au travail).

Quant Renault externalise ses plans sociaux

La sous-traitance permet à la direction de Renault d’ajuster les effectifs plus facilement en fonction de ses besoins, que ce soit à la hausse mais surtout à la baisse. Cette sous-traitance s’est aussi généralisée dans les « métiers » de l’Ingénierie et des Fonctions support.

Ce choix a aussi un coût en augmentant le nombre d’employeurs intermédiaires qui prennent leur marge au passage. Cela augmente aussi le turn-over des prestataires avec ses conséquences en termes de perte de compétences ou de temps passé à la formation des nouveaux arrivants.

Cette sous-traitance massive morcelle le collectif de travail. Elle affaiblit le rapport de force des salariés, divisés face à leurs employeurs.

La direction de PEI porte de lourdes responsabilités dans le déclenchement et la durée de la grève en rejetant toutes les fautes sur Renault. PEI n’aurait pas d’argent ? Pourtant son président et sa femme affichent devant leurs salariés payés au SMIC des signes ostentatoires de richesse (voitures et vêtements de luxe…) comme des nouveaux parvenus.

La direction de Renault est aussi responsable. Elle fait des économies sur le nettoyage, le réduit drastiquement les vendredis, et dit à PEI de se débrouiller avec ses salariés, car ce n’est pas à elle de financer son plan social… dont Renault est pourtant à l’origine.

C’est la détermination des grévistes qui leur a permis de gagner. Ils ont fait grève sur leur lieu de travail, avant d’être lock-outés par Renault qui a dévalidé leurs badges. Les grévistes ont occupé le siège de PEI à Morangis. Ils se sont adressés aux salariés de PEI de Renault Lardy, Boulogne ou Cléon.

Face aux effets pervers de la sous-traitance et pour une société plus juste : Il faut internaliser les activités et les salariés du nettoyage.
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Seule la lutte paie ! – PEI : une grève victorieuse !

Ce n’est plus aussi fréquent, pour qu’on ne s’en réjouisse pas !
Rappelons, qu’il s’agit des salarié(e)s du nettoyage (PEI), 120 pour un établissement, Renault Guyancourt, 10 000 travailleurs dont 3000 prestataires, sur des dizaines d’hectares de bureau, des milliers de postes de travail, des centaines de toilettes, des km de couloirs … entretenus quotidiennement par celles et ceux que certains nomment “les invisibles”. Payés à peine au SMIC, souvent à temps partiel, dont Renault a fait réduire, de par le télétravail, les contrats et donc les payes … et cerise sur le gâteau; Renault le mois dernier décide de fermer le site tous les vendredis, et donc que ces salariés voient leurs travail et leur salaire emputé d’un jour par semaine et annonce de suppressions de 30 emplois à venir. Alors, c’est l’explosion, du jamais vu ! Les revendications sont évidentes : paiement des salaires à 100%, maintien des emplois !

Il se mettent donc en grève, un mois durant, avec leurs délégués FO, SUD, CGT, CFDT, et surtout le soutien actif de militants SUD de Renault, et parfois de la CGT.

Il sont donc restés en grèves, toujours majoritaire, pendant plus d’un mois, où il leur aura fallu imposer leur présence dans l’établissement, malgré les entraves diverses, dont le débadgeage de tous les salarié(e)s et même l’empêchement, illégal, aux élus d’entrer dans l’établissement.. Et ça continue par les barrières cadenassées, vigiles renforcés et police appelés. Mais ils ont souvent réussi à déjouer la surveillance, et à bloquer des entrées entre autre des livraisons camions ou de la pompe à essence des cadres, sans parler de leurs passages, bien visibles eux, dans les couloirs et sur les plateaux de travail, calicots, badges et drapeaux déployés.
Ils auront été à Cléon, avec les militants CGT du site pour y rencontrer leurs collègues PEI, y subissant même l’agression physique de cadres et agents de maitrise dépêchés pour l’occasion et provoquant l’envoi à l’hôpital d’une des femmes. Ils se sont rendus à Lardy à l’occasion d’un rassemblement des salariés du site, sont allé occuper le hall du Siège social de Renault à Boulogne pour se faire entendre, et ont rejoints les militants CGT du groupe Renault la semaine dernière à l’entrée de l’AG des actionnaires à la Porte Maillot
Dans tous les cas, ils se réunissent souvent, presque quotidiennement, en AG ou en comité de grève, pour décider démocratiquement des initiatives à prendre et de la continuation de leur mouvement
Et enfin, après moult promesses non tenues, il aura fallu ce vendredi, qu’ils décident alors de prendre leurs dispositions pour rester définitivement sur place, pour que la direction les rappelle, en urgence, en fin d’après-midi …. c’est OK propositions d’un protocole de fin de grève, avec :
– Fin du chômage partiel
– Organisation du départ de 30 personnes, par mutation ou en Rupture Conventionnelle Collective -RCC- , au volontariat, avec indemnités supra-légales d’au moins 20%
– compensation d’une partie des jours de grève en congés et en un contingent d’heures à devoir …
Pour eux, C’est une victoire ! Le protocole est signé par les représentants syndicaux ET par des représentants du comité de grève, le travail reprendra mardi ! Bravo ! Et quelles leçons pour celles et ceux qui doutent de l’utilité de la lutte !

Correspondants Guyancourt

Publié le 5 juin 2022 par NPA Auto Critique.

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Les directions de Renault et de PEI choisissent l’épreuve de force

Dévalidation des badges des grévistes de PEI, envoi de vigiles, d’huissiers et de chiens.. La direction de Renault refuse même de rencontrer une délégation des salariés en grève depuis 3 semaines. Quant à celle de PEI, elle est aux abonnés absents.

Face aux revendications des salariés de PEI : le mépris et l’absence de dialogue

80 salariés de la société PEI, qui assurent le nettoyage du Technocentre, sont en grève depuis mardi 3 mai suite à l’annonce d’une nouvelle baisse de la prestation de nettoyage décidée par Renault.

Jeudi 5 mai, la direction de l’établissement a dévalidé les badges de tous les grévistes. Le prétexte invoqué a été « l’intrusion » des grévistes au Design. Or les grévistes de PEI, dont plusieurs travaillent habituellement au Design, ne sont pas entrés par « intrusion », mais avec l’autorisation du responsable de la sécurité du Technocentre. Les grévistes ont même laissé leur téléphone portable dans un sac avant d’entrer au Design, comme le responsable de la sécurité leur avait demandé.

C’est donc du fait de la direction de l’établissement que les grévistes sont bloqués à l’extérieur du Technocentre. C’est aussi la direction de Renault, et pas les grévistes, qui bloque les entrées du Technocentre pour empêcher les grévistes d’entrer sur leur lieu de travail.

Les grévistes ont également proposé de faire un service minimum de nettoyage, notamment des sanitaires. A ce jour, celui-ci leur est toujours refusé. Au contraire la direction de PEI, avec l’accord de celle de Renault, fait venir des salariés qui habituellement ne travaillent pas au Technocentre pour occuper les postes de travail des grévistes.

Les salariés de PEI qui travaillent se tirent une balle dans le pied. Ils affaiblissent la grève, dont la victoire leur serait aussi bénéfique. Et ils montrent qu’ils peuvent faire le travail à moins nombreux.

La direction de Renault veut faire des économies sur les salariés les plus mal payés du TCR. Les salariés de PEI ont été aux premières loges pendant le Covid. Ils ont travaillé sans masque lors du premier confinement. Plusieurs ont attrapé le Covid, le transmettant à leurs proches dont certains ont été en réanimation et sont toujours malades. Ils font des périodes de chômage partiel et perdent du salaire, et maintenant Renault supprime une partie du nettoyage les vendredis. Voilà comment ils sont remerciés !

Ces économies entrainent la suppression de 30 emplois parmi les salariés de PEI du Technocentre, et autant sur les sites Renault du Plessis, de Boulogne et de Paris.

Ce que les grévistes de PEI demandent :

  • Que ces suppressions de postes se fassent par un plan de départs volontaires (pour les salariés proches de la retraite notamment qui sont usés par le travail) avec des indemnités de départ supra-légales,
  • Qu’il n’y ait aucun licenciement ni mutation imposée,
  • Le maintien à 100 % des salaires qui sont déjà bas. En effet, la plupart des salariés gagnent le SMIC horaire, et beaucoup de salariés sont à temps partiel.
  • Que les salariés non-grévistes de PEI assurent uniquement la prestation correspondant à leur poste de travail habituel, et que les grévistes puissent assurer un service minimum.
  • Le déblocage des badges de tous les grévistes, y compris ceux des délégués de PEI, et l’accès au Technocentre des élus CSE et des Délégués Syndicaux de PEI.

Les directions de Renault et de PEI se renvoient la balle. La direction de Renault dit que ce n’est pas à elle de gérer la baisse du personnel de PEI. Tandis que celle de PEI dit qu’elle n’a pas d’argent pour maintenir les salaires et financer un plan de départs volontaires. Pourtant, cette diminution d’activité chez PEI est bien la conséquence d’une décision de Renault. Et PEI a été racheté par le groupe T2MC qui se vante d’être dans les 10 plus grosses sociétés de nettoyage de France.

Versez à la caisse de grève des PEI

Notre demande de CSSCT extraordinaire est restée sans réponse aussi bien de la part de la direction que des rapporteurs de proximité de la CFE-CGC et de la CFDT.

SUD demande la tenue d’une réunion entre toutes les parties, direction de Renault, de PEI, représentants des grévistes et des salariés du Technocentre, pour trouver une issue positive à ce conflit.

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Les salarié·e·s de la société de nettoyage de PEI occupent le siège social de Renault à Boulogne Billancourt

 

Les salarié·e·s de PEI qui assurent le nettoyage du Technocentre (Yvelines), en grève depuis le 3 mai, occupent depuis ce matin le siège de Renault quai Le Gallo à Boulogne Billancourt.Ils et elles dénoncent un plan d’économie de Renault qui se traduit par la suppression de 60 emplois sur les sites Renault d’Ile de France.

Il y a toujours le piquet de grève aux entrées PC 4 & PC 65 du Technocentre.

La direction de Renault qui refuse la tenue d’une réunion entre toutes les parties, les directions de Renault et de PEI, les représentant·e·s des grévistes et des salarié·e·s du Technocentre, pour trouver une issue positive à ce conflit est la seule responsable de ces blocages.

Les 3 mails envoyés à la direction ET aux rapporteurs de proximité de la CFE-CGC et de la CFDT demandant un CSSCT extraordinaire sont restés sans réponse. La situation des salarié·e·s de PEI semble ne pas intéresser ces gens-là.


Déclaration SUD sur la grève de PEI au CSE du 19 mai

Les élus SUD sont intervenus lors du Comité Social et Economique de Guyancourt/Aubevoye du Jeudi 19 mai 2022 pour demander la tenue d’une réunion entre toutes les parties (Renault, PEI et grévistes) pour trouver une issue positive à ce conflit.

Comité Social et Economique du Jeudi 19 mai 2022

Déclaration SUD sur la grève des salariés de PEI au Technocentre

Les salariés de la société PEI, qui assurent le nettoyage du Technocentre, sont en grève depuis mardi 3 mai suite à l’annonce d’une nouvelle baisse de la prestation de nettoyage décidée par la direction de Renault.

Mardi 3 mai, avant même le déclenchement de la grève, la direction de l’établissement a refusé l’accès au Technocentre à plusieurs délégués de PEI, dont la direction de PEI lui avait envoyé les noms. Cette situation perdure toujours aujourd’hui et constitue une entrave à la libre circulation des représentants du personnel et syndicaux.

Jeudi 5 mai, la direction de l’établissement a dévalidé les badges de tous les grévistes. Le prétexte invoqué a été l’« intrusion » des grévistes au Design. Nous avons déjà signalé à la direction que les grévistes de PEI, dont plusieurs travaillent habituellement au Design, ne sont pas entrés par « intrusion », mais avec l’autorisation du responsable de la sécurité du Technocentre. Les grévistes ont même laissé leur téléphone portable dans un sac avant d’entrer au Design, comme le responsable de la sécurité leur avait demandé.

Les grévistes, leurs représentants et les élus du syndicat SUD Renault Guyancourt/Aubevoye, demandent le déblocage des badges de tous les grévistes, y compris ceux des délégués de PEI.

C’est donc du fait de la direction de l’établissement que les grévistes sont bloqués à l’extérieur du Technocentre.

Les grévistes ont également proposé de faire un service minimum de nettoyage, notamment des sanitaires. A ce jour, celui-ci leur est toujours refusé.

Au contraire la direction de PEI, avec l’accord de celle de Renault, fait venir des salariés qui habituellement ne travaillent pas au Technocentre pour faire le ménage et occuper les postes de travail des grévistes.

Les grévistes, leurs représentants et les élus du syndicat SUD Renault Guyancourt/Aubevoye, demandent que cette situation cesse, que les salariés non-grévistes de PEI assurent uniquement la prestation correspondant à leur poste de travail habituel, et que les grévistes puissent assurer un service minimum.

Les élus du syndicat SUD Renault Guyancourt/Aubevoye demandent également la tenue d’un CSSCT extraordinaire sur le sujet du nettoyage, avec la présence d’élus du CSSCT de PEI.

Sur le fond de ce conflit, la direction de Renault veut faire des économies sur les salariés du nettoyage, c’est-à-dire les plus précaires et les plus mal payés du Technocentre. Ces salariés ont été aux premières loges pendant le covid. Ils ont travaillé sans masque lors du premier confinement. Nombre d’entre eux ont attrapé le Covid, le transmettant à leurs proches dont certains ont été en réanimation et sont toujours malades. Et voilà comment ils sont remerciés.

Ces économies entrainent la suppression de 30 emplois parmi les salariés de PEI du Technocentre, et autant sur les sites Renault du Plessis, de Boulogne et de Paris.
Les grévistes et leurs représentants demandent :

  • Que ces suppressions de postes se fassent par un plan de départs volontaires (pour les salariés proches de la retraite notamment qui sont usés par le travail) avec des indemnités de départ supra-légales,
  • Qu’il n’y ait aucun licenciement ni mutation imposée,
  • Le maintien à 100 % des salaires qui sont déjà bas. En effet, la plupart des salariés gagnent le SMIC horaire, et beaucoup de salariés sont à temps partiel.

Les directions de Renault et de PEI se renvoient la balle. La direction de Renault dit que ce n’est pas à elle de gérer la baisse du personnel de PEI. Tandis que celle de PEI dit qu’elle n’a pas d’argent pour maintenir les salaires et financer un plan de départs volontaires.

Pourtant, cette diminution d’activité chez PEI est bien la conséquence d’une décision de Renault. Pourtant, PEI a été racheté par le groupe T2MC qui se vante d’être dans les 10 plus grosses sociétés de nettoyage de France.

Les élus du syndicat SUD Renault Guyancourt/Aubevoye demandent la tenue d’une réunion entre toutes les parties, direction de Renault, de PEI, représentants des grévistes et des salariés du Technocentre, pour trouver une issue positive à ce conflit.

SUD Renault Guyancourt/Aubevoye
1, avenue du Golf
TCR LOG 0 23
78084 GUYANCOURT Cedex
www.sudrenault.org