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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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(re)Penser notre syndicalisme antifascisme

Syndicalistes – Nos tâches immédiates face à l’extrême droite

Dans le cadre de notre rubrique “(re)penser le syndicalisme” nous proposons cette contribution qui n’émane pas de Solidaires mais qui peut contribuer à alimenter le débat syndical.

Article publié le mercredi 12 juin 2024 sur le site Syndicalistes !

Quelques semaines avant des élections législatives où l’extrême-droite plus forte que jamais pourrait bien accéder au gouvernement, que peut faire le syndicalisme ? Quelle action des militant·es de base pour être la hauteur de l’urgence politique, sans céder à un électoralisme naïf qui laisserait penser que tout se jouerait lors des deux tours du scrutin ? Pistes de réflexion… et d’action.

Des élections où il y a beaucoup à perdre

Pourquoi intervenir dans le jeu électoral, malgré la longue tradition de mise à distance des enjeux politiciens par le syndicalisme français ? Parce qu’il en va ni plus ni moins que de l’arrivée d’un parti ouvertement d’extrême-droite au gouvernement, mettant en jeu la survie même du mouvement syndical (parmi beaucoup d’autres choses). Que l’on pense à l’impressionnant appareil répressif bâti patiemment ces dernières années, et à l’usage qui en serait fait s’il venait à tomber entre les mains du Rassemblement national…

Nul besoin de tourner en boucle sur les entraves à la démocratie, la politique raciste, la répression tous azimuts, les attaques généralisées contre le salariat menées par Macron ces dernières années : nous avons été en première ligne pour les combattre, et sommes donc assez bien au courant de leur ampleur. Mais on parle ici d’un potentiel saut qualitatif dans la vitesse, la généralisation et la violence de l’offensive réactionnaire si l’extrême-droite venait à gagner ces élections. Sans parler de l’effet libératoire qu’elle aurait pour les violences policières ainsi que pour toutes les forces fascistes extra-parlementaires violentes, ou encore pour le patronat qui aurait une garantie d’impunité complète face à nos organisations syndicales, etc.

Il y a donc un vrai enjeu à freiner autant que possible l’extrême-droite lors de ces élections. Non pas que cela résoudrait la situation politique. Mais ce serait a minima un gain de temps, un répit avant les prochaines échéances électorales, et surtout l’occasion de retrouver une dynamique de victoire et un certain enthousiasme dans le mouvement syndical. Cela étant dit, comment contribuer à cette victoire depuis nos syndicats ?

D’abord, et c’est ce qui a déjà bien commencé, mettre une pression suffisante sur les forces de gauche pour qu’elles acceptent l’unité lors de ce scrutin. C’est non seulement une condition pour espérer un score acceptable, mais aussi pour envisager une mobilisation dans les syndicats, sans entre-déchirements entre militant·es appartenant à différents partis politiques. Il s’agit aussi d’impulser une dynamique, de permettre à tou·tes les militant·es sous le choc ou abattu·es par le climat politique de ces dernières années, de reprendre confiance, de relever la tête et de se jeter dans le combat.

Ensuite, faire un travail de conviction partout où nous sommes, auprès des salarié·es susceptibles de voter pour l’extrême-droite, en démontant le mirage social du Rassemblement national, et défendant pied à pied un antiracisme combatif. Mais aussi en allant chercher les salarié·es qui ne votent pas, en leur fournissant un appui technique au remplissage d’une procuration, en impulsant une dynamique de front populaire sur les lieux de travail, qui doit aller bien au-delà de ce que proposent les partis qui en sont actuellement à l’initiative.

Notre rôle est essentiel ici : de part son maillage, son implantation, son ancrage dans le salariat, le mouvement syndical de lutte, aussi diminué soit-il et malgré des porosités locales avec l’extrême-droite que, bien qu’exceptionnelles, il ne faut pas nier, demeure la première force antifasciste organisée. Il reste aussi le seul à même d’organiser le mouvement social nécessaire, après les élections, à la complétion d’une véritable dynamique de front populaire.

Ne pas s’enfermer dans le court terme

Mais il ne faut pas se faire d’illusions : quelle que soit l’issue de cette élection législative, nous aurons besoin d’un syndicalisme fort ensuite. Que la gauche l’emporte, et il faudra un mouvement social puissant pour imposer de vraies réformes et la pousser à aller au-delà d’un agenda très timoré (faut-il rappeler que les conquêtes de juin 36 l’ont largement été contre le gouvernement, par un mouvement ouvrier réveillé et revigoré par la victoire électorale de l’alliance des gauches ?). Que le parti présidentiel conserve sa majorité, alors seul un mouvement social encore plus massif que celui de l’année 2023 pourra stopper son glissement autoritaire et sa volonté d’en finir avec tous les droits salariaux. Enfin, que l’extrême-droite gagne, et elle aura un boulevard pour déployer ses politiques racistes et ultra-capitalistes : il faudra alors un syndicalisme solide pour tenir le coup. Et quoi qu’il en soit, une défaite électorale de l’extrême-droite ne solderait pas sa fin : ses partis sont désormais solidement ancrés localement, comptent des militants nombreux et formés, et se prépareraient à mieux revenir en 2027.

Ne faisons pas de fausses promesses, donc : tout ne va pas se jouer lors de cette élection. Nous ne sommes pas là pour faire croire que seul le jeu électoraliste en vaut la peine. Il faut traiter le moment à la hauteur de ses enjeux réels, sans les exagérer ni les minimiser : oui, nous devons diminuer autant que possible le nombre de sièges qui reviendront à l’extrême droite à l’Assemblée, et y envoyer le maximum de député·es de gauche (aussi molle soit-elle) que possible. Mais sans en faire la seule carte à jouer : la dynamique de ces prochaines semaines doit permettre de lancer un travail dans la durée, seule voie possible pour renverser le cours des choses.

Travail dans la durée pour se préparer au pire : que l’extrême-droite gagne les prochaines élections ou non, elle ne restera pas loin du pouvoir, et il faut dès aujourd’hui anticiper ce que deviendraient nos organisations sous un régime autoritaire assumé, comment continuer nos activités militantes, comment faire face à une répression démultipliée, etc.

Mais travail dans la durée aussi pour préparer le meilleur : pour porter l’ambition syndicale de transformation sociale radicale, autour d’une extension de la Sécurité sociale et de la rupture écologique. Parce que c’est l’objectif qu’on poursuit, et parce que pour défaire la vision sociale raciste de l’extrême-droite, il faut y opposer d’autres aspirations et d’autres projets susceptibles de soulever l’enthousiasme.

Ces deux faces doivent être tenues ensemble, et abandonner l’une des deux serait se condamner à l’impuissance. Toutes deux, très concrètement, demandent un effort massif de syndicalisation, un mouvement déterminé et volontariste en direction des salarié·es non syndiqué·es, un travail d’organisation redoublé, une mobilisation généralisée des équipes militantes.

Tout cela demande de ne pas dilapider son énergie. Les rassemblements symboliques entre convaincu·es peuvent être utiles pour peser sur l’union des forces de gauche, mais ils ne convaincront pas les électeur·ices, et ne permettent que rarement d’organiser de futur·es militant·es. Si nous y participons, ce doit être en cherchant à y discuter pour « prendre la température » des présent·es, et pour montrer que nos syndicats sont un débouché concret aux volontés de mobilisation. Mais l’efficacité de notre action dans ces prochaines semaines sera d’abord fonction du temps passé avec celles et ceux qu’on ne voit pas d’habitude : les syndiqué·es et syndicats qui se trouvent hors de la vie de l’organisation et qu’il s’agit de remobiliser, mais aussi les salarié·es non syndiqué·es, les déserts syndicaux – typiquement dans les secteurs féminisés – où aucune voix de gauche ne va jamais porter.

Une responsabilité syndicale

Un risque serait que les forces syndicales ne viennent qu’en appui de la dynamique lancée par les partis politiques, en leur délégant un rôle d’impulsion et de production des mots d’ordre. Ce serait tomber dans l’illusion d’une autosuffisance des élections. Encore une fois, on ne stoppe pas l’extrême-droite en un jour. La montée du fascisme est aussi le produit de l’affaiblissement du mouvement syndical, de son incapacité à adapter ses structures pour organiser le salariat actuel et de proposer une perspective émancipatrice rassembleuse et crédible.

Il est tard… mais attendre n’y changera rien. Ne serait-ce pas le moment, dans l’urgence, de s’atteler enfin à la refondation syndicale nécessaire pour nous doter d’une organisation de classe capable de gagner contre l’extrême-droite ? En remisant les esprits de chapelle de tous côtés pour travailler à une unification du pôle combatif du syndicalisme, qui devra être l’occasion d’une remise à plat des structures avec un seul objectif en tête : impulser une dynamique d’organisation capable de syndiquer massivement et de multiplier les luttes sur la durée, dès les prochains mois. Par exemple en (re)lançant en urgence des Unions locales (intersyndicales si possible) dans les territoires où il n’y a plus aucune présence de gauche, en y dédiant des moyens humains et financiers importants, pour refaire exister une autre voix politique dès maintenant là où l’extrême droite a le champ libre. 

Les syndicats, par leur incapacité à se réformer pour se renforcer et faire face aux évolutions récentes du capitalisme, ont leur responsabilité dans la situation politique actuelle. Il s’agit donc de ne pas se dédouanner de ce qu’il adviendra ces prochaines semaines en se disant que la balle est désormais dans le camp de la gauche unie, mais de prendre pleinement notre part au combat antifasciste et de nous atteler à la reconstruction à la base de forces organisées capables de résister à l’extrême-droite.

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antifascisme antiracisme Éducation

SUD éducation : L’extrême droite ne doit pas arriver au pouvoir : mobilisons-nous !

Ce communiqué a été publié le 10/06/2024

L’extrême droite cumule près de 40% des suffrages aux élections européennes. La situation est grave car demain nous pourrions être gouverné par l’extrême droite. 

L’extrême droite a toujours été, et demeure plus que jamais l’ennemie mortelle des travailleurs et des travailleuses, des étranger⋅ères, des personnes racisées, des LGBTQIA+ et de la démocratie. Son programme conduit à une accélération de la crise écologique.

Le programme de toutes les extrêmes droites, c’est de préserver les privilèges du patronat et des classes sociales favorisées, en désignant des boucs-émissaires à la colère sociale : les étranger⋅es, les femmes, les personnes non-blanches, les LGBTQIA+…

Le gouvernement a une lourde responsabilité dans la montée de l’extrême droite : en menant une politique antisociale et raciste, avec les réformes des retraites, de l’assurance chômage ou la loi immigration, il a d’une part suscité de la défiance et de la colère envers les cadres institutionnels de notre société et il a d’autre part participé à dédiaboliser le FN/RN. Ainsi dans l’Éducation nationale, le Choc des savoirs et  l’uniforme, l’interdiction du port de l’abaya constituent des mesures tout droit issues du programme de l’extrême droite.

Nous sommes à présent au pied du mur, face à la menace de l’arrivée au pouvoir du FN/RN avec le risque de ministres d’extrême droite, y compris à l’Éducation nationale et dans l’Enseignement supérieur et la Recherche. Les conséquences seraient catastrophiques. À l’Assemblée nationale, le FN/RN s’est opposé à l’augmentation du Smic, c’est-à-dire aux augmentations de salaire pour les personnels AED et AESH. Dans son programme, l’école n’est qu’un prétexte pour taper sur l’immigration et imposer une idéologie nationaliste, raciste, lgbtiphobe et sexiste. L’école doit préparer la société démocratique de demain, avec le FN/RN au pouvoir, on peut craindre la pire des politiques pour l’éducation.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir sur leurs lieux de travail, avec leurs collègues et à se mobiliser partout sur le territoire contre l’extrême droite.

SUD éducation mènera le débat en son sein mais aussi avec les autres organisations du mouvement syndical pour faire progresser une véritable alternative sociale et démocratique à l’extrême droite.

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antifascisme antiracisme Culture

SUD Culture – L’extrême droite n’est pas L’alternative à la macronie !

Le résultat des élections européennes dimanche soir confirme, malgré une abstention toujours forte, le renforcement du FN/RN, parti issu du fascisme et de la collaboration. Cette organisation s’appuie sur la peur, la frustration et la colère du peuple exacerbées par les choix politiques actuels. Il utilise ce ressentiment légitime en proposant des solutions simplistes qui pointent des boucs émissaires.

Ce parti et son idéologie ont depuis plusieurs années profité des médias du groupe Bolloré qui diffusent sa doctrine en continu et la normalise. Elle prône la loi du plus fort, la soumission à l’ordre établi et l’utilisation de la force comme mode de gouvernement, faisant du rejet de l’autre le fondement de toute relation sociale.

Le macronisme n’a eu de cesse de lui d’accorder du crédit en reprenant des pans de son programme et le justifie, en renforçant la répression des mouvements sociaux, négligeant la concertation démocratique et les mobilisations populaires et syndicales. L’extrême droite s’est toujours nourrie de l’amertume, et force est de constater que le mépris social n’a cessé de ruisseler au cours des dernières mandatures.

L’extrême droite n’est pas L’alternative à la macronie ! En convoquant des élections anticipées 3 semaines après que l’extrême droite a emporté la première place aux européennes, Macron lui donne l’opportunité de se renforcer au Parlement.

Ne nous leurrons pas ! Le FN/RN est un danger d’autant plus grand que l’autoritarisme des gouvernements successifs a doté le pouvoir politique d’outils de répression et d’entrave au pluralisme inédits. La perspective de son arrivée au pouvoir doit, plus que jamais, nous unir dans l’action.

Le rejet d’une gouvernance ultra-libérale, toujours plus brutale, ne doit pas nous conduire à faire le choix de l’enfermement dans une société où règne l’ordre, la soumission et la haine de ce qui n’est pas nous-même.

Profondément attaché.es aux valeurs antifascistes et antiracistes et résolu.es à les défendre, nous appelons à faire bloc contre l’extrême droite en rejetant son programme clivant et préjudiciable à l’ensemble des travailleurs·euses.

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antifascisme antiracisme Santé-Social

L’Extrême Droite, un danger pour notre santé !

Après une élection européenne qui voit l’extrême-droite à près de 40% et l’annonce par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée Nationale, le Rassemblement National est aux portes du pouvoir.

Les politiques menées de casse des services publics et de la protection sociale en portent pour l’essentiel la responsabilité.

L’extrême droite, c’est le rejet de l’autre, la haine de l’étranger, la remise en question des droits des femmes. C’est aussi une politique attaquant les services publics et la protection sociale.

Parce que nous défendons :

  • l’accès aux soins pour toutes et tous,
  • l’hôpital public et les moyens qui lui sont nécessaires : embauches, réouvertures de lits …
  • l’ouverture de centres de santé de proximité pour lutter contre les déserts médicaux.
  • une Sécurité Sociale solidaire et universelle, prenant en charge intégralement à 100% les frais de santé dans un périmètre étendu et défini selon les besoins des populations, sans aucune condition ni discrimination, intégrant en son sein l’Aide Médicale d’Etat plus que jamais menacée.
  • le droit des femmes à disposer de leur corps, le droit à la contraception et à l’avortement, le maintien et la réouverture de centres IVG et de maternités de proximité
  • une société solidaire
Nous, organisations impliquées dans le Tour de France pour la Santé et organisations signataires, appelons toutes les forces progressistes à se rassembler pour faire barrage au Rassemblement National lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet et à s’opposer aux politiques anti-sociales.
Face au péril d’extrême-droite, nous appelons plus que jamais citoyens, syndicats, associations, mutuelles, partis progressistes à se mobiliser ensemble pour défendre le droit à la santé pour toutes et tous.

Les signataires :

Syndicats : Fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Syndicale Unitaire, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Jeunes Médecins Généralistes, Syndicat National des Infirmier(e)s Conseiller(e)s de Santé-FSU, Syndicat National Unitaire des Assistants Sociaux de la Fonction Publique-FSU, Union Fédérale Médecins Ingénieurs Cadres et Techniciens-CGT, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé, Union Syndicale Solidaires

Mutuelles : Fédération des Mutuelles de France, Mutuelle Générale d’Avignon, Mutuelle Mutami, La Mutuelle des Pays de Vaucluse, Union des Mutuelles de Vaucluse

Associations, collectifs : Act Up Sud-Ouest, Appel des Appels, Association des Médecins Urgentistes de France, ATTAC France, Changer de Cap, Collectif InterUrgences, Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux soins, Conseil National de la Nouvelle Résistance, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception, Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique, Femmes égalité, Femmes Solidaires, Fondation Copernic, Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, Médicament Bien Commun, Mouvement d’Insoumission aux Ordres Professionnels, Notre Santé en Danger, Printemps de la Psychiatrie, Réseau Eco Syndicaliste, Stop Précarité

Organisations locales et régionales : Amis de la Nature section de Rouen, Collectif de Défense de la Santé du Doubs, Collectif 37 Notre Santé en Danger, Collectif Santé Pays-Haut (54), Collectif Tenon pour l’IVG, Comité de défense de l’hôpital de Concarneau, Comité de défense de l’hôpital public et de l’offre de soins du Pays de Guingamp, Comité de défense des hôpitaux du Nord Essonne, Comité Ivryen pour la Santé et l’Hôpital public, Comité pour la Défense de l’Hôpital et le Droit à la Santé de Douarnenez, Comité de Vigilance des Services publics de Haute-Saône, Le Manifeste Comité de St Affrique-Millau, L’Esprit Vitry, Médecins du Monde Rouen, Parti de Gauche Alpes Maritimes, Sud Santé Sociaux Finistère, Union des syndicats CGT du Bassin Villeneuvois

Organisations politiques : ENSEMBLE !, Gauche Démocratique et Sociale, Gauche écosocialiste, Génération.s, La France Insoumise, Les Ecologistes, Nouvelle Donne, NPA L’Anticapitaliste, Parti de Gauche, Pôle de Renaissance Communiste en France, Pour une Ecologie Populaire et Sociale,

Le 14 juin 2024

Contact : tour-france-sante-plfss@mailo.com

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antifascisme antiracisme Poste / Télécom

SUD – PTT – L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST DISSOUTE, PAS LES LUTTES !

11/06/2024

Les organisations d’extrême droite viennent d’obtenir, sans réelle surprise, un score historique lors des élections Européennes du dimanche 09 juin 2024. C’est dans ce contexte que le président Macron a annoncé une dissolution de l’Assemblée nationale et ouvert la porte à un éventuel gouvernement dirigé par Bardella.

Dans la séquence électorale qui s’annonce, il pourrait sembler à certain·es que les organisations syndicales doivent garder une certaine réserve. La fédération Sud PTT pense que le mouvement social, le mouvement ouvrier, a des choses à dire et à proposer. Sans se faire les chantres d’une liste ou d’une autre nous tenons à exprimer clairement une chose, le RN et consorts sont les ennemis des travailleuses et des travailleurs. Partout où ce courant est au pouvoir, comme en Italie, en Hongrie, en Pologne ou encore en Argentine, les droits de grève, de manifestation, les droits des femmes sont attaqués.

Dans aucun de ces pays, les salarié·es n’ont obtenu de meilleurs salaires, de meilleures retraites/pensions, une meilleure protection sociale et nulle part les femmes, les minorités de genre ou d’origine n’ont obtenu plus de droits. C’est le contraire qui se passe et c’est la répression généralisée contre les opposant.es qui s’expriment. Les salarié·es n’ont aucun intérêt à voir ces gens au pouvoir, bien au contraire. Ils feront le jeux du patronat et seront comme Macron vis à vis des revendications ouvrières, comme Macron pour casser le droit du travail, la répression policière augmentera et ils seront réactionnaires sur les questions dites « sociétales ».

La solution pour le mouvement social et syndical, c’est d’utiliser ses propres moyens : les assemblées générales, les grèves et la manifestation. Libre à chacun.e de compter sur un vote pour changer la vie mais les expériences des 20 dernières années ont souvent démontré que, au minimum, cette option ne suffit pas. Macron joue à l’apprenti sorcier (ou pyromane) en provoquant des élections législatives anticipées. Il pense sans doute être le plus malin de la bande et préparer finement les présidentielles 2027 mais les petites manœuvres électorales du président des patrons ne doivent pas nous faire oublier son bilan de régression sociale.

Des millions de personnes ont défilé l’année dernière contre la réforme des retraites, des millions se sont mobilisées au moment des gilets jaunes ou de la loi travail. Ce sont ces forces qui pourront obtenir des changements, comme à chaque fois que des acquis sociaux ont été obtenus. C’est à l’organisation de cette riposte que s’attelle la Fédération Sud PTT et nous appelons d’ores et déjà à participer à l’ensemble des manifestations qui vont se dérouler dans la période qui s’ouvre. Partout où nous le pouvons organisons des AG, des réunions pour discuter de la situation et du mouvement qu’il nous appartient de construire.

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antifascisme Rail Transport

SUD Rail – L’extrême droite : une fraude sociale, écologiste, contre les femmes et les LGBT

Le Rassemblement National veut encore une fois apparaître comme un parti qui serait du côté des salarié-e -s et des travailleur-euse – s. Il n’y a rien de plus faux !
L’extrême droite a toujours été du côté de la bourgeoisie et du patronat. Depuis plusieurs années la machine à laver « l’honneur » du FN est en marche. En commençant par changer de nom mais les idées restent identiques, RN/FN même combat.

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Actu Solidaires 78 antifascisme

L’extrême droite, plus que jamais un danger mortel !

Cela était annoncé, cela est malheureusement arrivé. L’extrême droite cumule près de 40% des suffrages. Ces élections européennes rendent manifeste la gravité de la situation. L’extrême droite a toujours été, et demeure plus que jamais l’ennemie mortelle des travailleurs et des travailleuses, des étranger⋅ères, des personnes racisées, des LGBTQI+, et de la démocratie. Le programme de toutes les extrêmes droites, c’est de préserver les privilèges du patronat qui continue d’accumuler des dividendes records et des classes sociales favorisées, en désignant des boucs-émissaires à la colère sociale : les étranger⋅es, les femmes, les LGBTQI+…

La percée de l’extrême droite est la conséquence de la politique menée par le gouvernement ces deux derniers quinquennats qui a notamment méprisé les luttes menées par les travailleurs et travailleuses comme par exemple lors de la réforme des retraites. Les gouvernements successifs et certains partis ont sans cesse par les propos ou par les actes légitimé les thèses racistes. Les politiques anti-sociales des gouvernements successifs conduisent directement à la progression de l’extrême droite aux élections.

Mais derrière les discours de l’extrême droite qui se prétend être le défenseur des travailleurs et travailleurs, du pouvoir d’achat, voici ce qu’a voté l’extrême à l’Assemblée Nationale :

  • Contre le blocage des prix pendant la crise
  • Contre l’augmentation du SMIC à 1500 €
  • Contre l’indexation des salaires sur l’inflation
  • Contre le gel des loyers
  • Contre la gratuité des premiers mètres cubes d’eau
  • Les seules fois où l’extrême droite va en manifestation, c’est pour tabasser les travailleurs et travailleuses qui luttent pour la défense de l’emploi et de leurs droits.

L’extrême droite, c’est surtout l’allié des patrons et de la classe bourgeoise. A ce sujet, ils ont voté :

  • Contre le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune (ISF)
  • Contre la taxe sur les super profits

L’extrême n’aime pas les femmes et le prouve par ses votes :

  • Contre le fond de 1 milliard contre les violences sexistes et sexuelles
  • Une partie a voté Contre l’inscription de l’IVG dans la Constitution

Il n’est pas à exclure que l’extrême droite, en cas de majorité, essaie de retirer de la Constitution à l’IVG. Pour eux, la place de la femme est à la maison à s’occuper des mômes et du foyer pendant que le bon mari ramène le salaire pour faire vivre sa petite famille. Travail, Famille Patrie comme disait Pétain.

L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République rend imminent le péril de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Ce faisant, il joue aux apprentis-sorciers et se fait le marchepied de l’extrême droite.

Localement, l’Union syndicale Solidaires 78 vous donne rendez-vous lors de son accueil, mardi 11 juin de 17 à 19 à la librairie La Nouvelle Réserve (Limay) pour débattre sur la situation et envisager ensemble une riposte collective

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Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 69

Une classe en lutte dans les Yvelines !


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org





Source : Le Parisien

Source : Le Parisien

Source : actu.fr

Source : actu.fr

Source : actu.fr

Source : actu.fr

Source : actu.fr

Source : actu.fr

Source : actu.fr
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antifascisme

Intervention de Solidaires au rassemblement pour Clément du 5 juin 2024. Continuons son combat !

Déjà 11 ans que Clément a été assassiné par l’extrême droite.

Pour l’Union syndicale Solidaires, se souvenir de Clément, des combats qu’il menait, se souvenir de son assassinat par l’extrême droite est plus qu’un devoir de mémoire. C’est aussi un devoir de justice et d’action pour nous. Celui de répéter que l’extrême droite tue, et qu’elle tue encore. Celui de dénoncer la banalisation grandissante de ses idées nauséabondes, racistes, sexistes, lgbtqiphobes…

Encore plus aujourd’hui alors que les discours réactionnaires sont plus que jamais véhiculés sur les plateaux télé et jusqu’au plus haut sommet de l’état et cible particulièrement nos adelphes trans, immigrées, musulman-es, alors que les idées d’extrême droite se répandent partout en Europe à travers des discours et des lois xénophobes qui tuent à nos frontières, alors que les actes antisémites et islamophobes se multiplient, alors qu’il y a quelques jours encore un de nos camarades a été agressé par des militants d’extrême-droite à Montpellier en marge du festival des fanfares..

Notre Union syndicale, et chacun-e de ses membres portent plus que jamais une responsabilité particulière de vigilance et de résistance.

On fait face partout dans le monde à l’essor des partis nationalistes, comme encore aujourd’hui à l’occasion des élections européennes.
Combattre le capitalisme qui mène aux inégalités et à la misère sociale, à la destruction de notre environnement, est inséparable de notre combat contre toutes les formes de dominations et d’oppressions, et notamment contre le fascisme dont les idées circulent librement.

Notre responsabilité est immense, et ce combat ne pourra se gagner que si une construction unitaire forte prend de l’ampleur, que si chaque acteur-actrice du mouvement social, chaque syndicat, association, groupe anti-a y consacre une énergie déterminée et convergente.

Ce combat de justice et de résistance est urgent et immense.

Clément dans nos cœurs nous en donne la force.

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antifascisme antiracisme Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Retraites

RN : ses promesses et mensonges, ses votes

Publié le 24 mai 2024 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

NON le Rassemblement National n’est pas une organisation politique comme une autre !

OUI le Rassemblement National – et toute l’Extrême droite – est liberticide, raciste, sexiste, réactionnaire en termes de droits de l’homme et du travail, d’écologie et de progrès social !

Les lois que votent ou que rejettent ses parlementaires le prouvent !

Le sujet est complexe, tant ce parti politique avance masqué sur de nombreux sujets (le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, notamment). Il est brûlant parce que cette organisation se présente, mais est aussi présentée comme totalement intégrée dans le paysage politique français, par un certain nombre de médias et de chroniqueurs et chroniqueuses (inconscient·e·s ?).

Voici le tract en 4 pages, sa synthèse en 2 pages, et l’analyse des votes du RN en 43 pages. Ci-dessous, le texte du tract en 2 pages.

NOS VALEURS, NOS LUTTES

LEURS PROMESSES, LEURS MENSONGES, LEURS VOTES

Le ministre de l’Économie l’a clairement annoncé : l’État Providence, c’est terminé ! Dommage qu’il n’explique pas ce qu’est l’État Providence tant critiqué par les libéraux : c’est à dire la redistribution de nos cotisations sociales et de nos impôts – le ruissellement, en quelque sorte – au profit des personnes les plus modestes ou en difficulté (chômeurs et chômeuses, précaires, retraité·e·s, handicapé·e·s), et pour le fonctionnement des institutions : Écoles, Hôpitaux, Justice, Services Publics … Ce n’est donc pas de l’argent qui vient de la générosité de quelques mécènes, mais c’est notre argent, à tous et toutes – enfin presque. Presque, en effet, puisque les cadeaux fiscaux faits aux entreprises, c’est plus de 30% de pertes pour le budget de l’État chaque année, et les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (notamment par Macron dès son arrivée en 2017 : plafonnement de l’imposition des dividendes et suppression de l’ISF) coûtent environ 8 milliards d’euros dans le budget 2024. Alors qu’au même moment, on demande 800 millions d’économies à l’Hôpital, et 1 milliard de sacrifices aux chômeurs et chômeuses.

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraité·e·s Solidaires, ce sont des syndicalistes qui, face aux multiples attaques dont les retraité·e·s sont l’objet, ont décidé de continuer la lutte syndicale afin d’améliorer les conditions de vie des retraité·e·s : montant minimum des pensions, augmentation des retraites, augmentation et élargissement des minima sociaux, développement des services d’aide à la personne, lutte contre l’explosion des restes à charge et dépassements d’honoraires dans la santé, mesures contre la fracture numérique, facilitation de la mobilité … Nous avons des revendications progressistes, et des propositions qui peuvent permettre d’y accéder : réforme des impôts, pour une fiscalité progressive, suppression des exonérations de cotisations non justifiées aux entreprises, instauration de cotisations sociales sur tous les revenus créés par le travail (salaires, dividendes, actions), lutte contre la fraude fiscale…

Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais la volonté politique de faire contribuer les plus aisé·e·s, et de répartir le budget autrement. Le ruissellement de Macron et de ses prédécesseurs, c’est des pauvres vers les riches : entre 2000 et 2020, les dividendes distribués aux actionnaires du CAC40 ont augmenté de 269 %. Pendant ce temps, entre 2004 et 2020, le montant moyen des pensions a augmenté de 35% ; entre 1996 et 2022, le salaire moyen dans le privé a augmenté de 14%.

En cette période de campagne électorale, nous allons être assailli·e·s de discours, de promesses, de slogans. Nous avons tout intérêt à bien lire ce qui nous est proposé, avant de voter, et de confronter les promesses aux actes, et tout particulièrement à ce que votent les élu·e·s des formations qui se présentent aux Élections Européennes. La démagogie sans complexes est de mise, et certain·e·s de ceux et celles qui se disent « candidat·e·s du peuple », très présent·e·s dans les médias, votent régulièrement, aux Parlements Européen et Français des mesures anti-sociales qui dégradent la vie des citoyen·ne·s « du peuple », justement : refus d’augmenter les salaires et les petites retraites, attaques contre la protection sociale, rejet des mesures à prendre pour protéger la planète et réduire la pollution, désaveu du soutien à l’Ukraine et de la condamnation de la guerre…

Salaires : L’arrivée de Macron à l’Élysée n’a pas amélioré la situation des « gens qui ne sont rien », des fainéant·e·s qui n’auraient qu’à « traverser la rue » pour trouver un job. Entre 2018 et 2023, le SMIC n’a augmenté que de 209 € bruts, soit environ 34€ par an (2,90€ par mois). Mais le parti présidentiel n’est pas seul à la manoeuvre, et le RN n’est pas en reste, qui rejette l’augmentation générale des salaires, et propose, en guise d’augmentation du pouvoir d’achat de 10%, d’exonérer les salaires de cotisations sociales jusqu’à 3 fois le SMIC. Ce que les salarié·e·s auront ainsi gagné de revenus, ils et elles devront supporter des baisses de remboursement santé et l’augmentation des assurances complémentaires (mutuelles).

Retraites : la lutte, en 2023, contre la réforme des retraites et le recul de l’âge de départ à 64 ans n’a pas mobilisé, à l’Assemblée nationale, un large éventail de député·e·s – et ceux et celles-ci étaient peu nombreux et nombreuses à faire « leur travail » de représentant·e·s des citoyen·ne·s et à les défendre. Le refus de débat du gouvernement, sa surdité face à la rue et à l’opinion et le passage de la loi par décret n’ont pas mécontenté tout le monde, voire même, par exemple, et malgré sa prétendue opposition à la réforme, le RN – qui n’a fourni aucun travail parlementaire, n’a proposé que quatre amendements – anti immigré·e·s – sur le sujet – a vu satisfaire sa revendication de retraite à 60 ans … après 40 années de cotisations ; c’est à dire, plus concrètement, le passage de l’âge de départ, au mieux à 64 ans – voire beaucoup plus, lorsque l’on sait que la moyenne d’âge d’entrée dans la vie active est à 25 ans.

Protection Sociale : La Sécurité Sociale est attaquée depuis bien des années, et ses ressources ne cessent de baisser, alors que la richesse du pays augmente. Les exonérations de cotisations pour les entreprises, le chômage de masse, la précarité, le blocage des salaires et des pensions : toutes ces mesures contribuent à affaiblir les finances de la Sécu. Les seules mesures que propose le gouvernement, c’est non pas d’accroître les recettes, mais de diminuer les remboursements en augmentant les franchises sur les médicaments, les transports, les actes médicaux … Ceci en complet accord avec les élu·e·s d’extrême droite qui votent avec les macronistes, en juillet 2022, des déductions supplémentaires de cotisations sociales.

Écologie : Le changement climatique, la pollution atmosphérique et la préservation de la planète sont devenus, à juste titre, la préoccupation de citoyen·ne·s de plus en plus nombreux et nombreuses. Pourtant, à l’Assemblée Nationale, le RN, « parti du peuple » a voté contre toutes les mesures visant à réduire la pollution due au transport routier, à favoriser l’installation de panneaux voltaïques sur les parkings, à stopper l’artificialisation des terres (constructions de bâtiments),à obliger les entreprises à produire un bilan carbone, à protéger les fonds marins contre l’exploitation minière, et a proposé la suppression d’un amendement sur les vols en jet privé, 5 à 14 fois plus polluants que les vols commerciaux.

Démocratie : Répression civile en Russie et Guerre déclenchée contre l’Ukraine. Nous, syndicalistes, sommes pour le respect des droits fondamentaux des peuples et des citoyen·ne·s, de la démocratie, de la liberté d’expression, et soutenons la lutte des Ukrainien·ne·s contre la guerre d’annexion menée par la Russie. Mais la défense de la démocratie, ici ou ailleurs, n’est pas une priorité pour tout le monde, et nous n’oublions pas que systématiquement les élu·e·s RN ont voté contre toutes les mesures prises contre la Russie de Poutine, contre la condamnation de la guerre et de la répression des civil·e·s russes et ukrainien·ne·s.

Ne nous y trompons pas : les projets des capitalistes et du patronat pour les années à venir ne sont pas en faveur des plus démuni·e·s. Les annonces faites pour 2024 et 2025 par le gouvernement vont engendrer de nouveaux reculs sociaux, et ces décisions sont souvent approuvées par des parlementaires qui font surtout du bruit et des discours, mais ne s’y opposent pas concrètement, et laissent faire (49% des textes proposés par le gouvernement depuis 2022 ont été votés par le RN).

DÉFENDONS LE PROGRÈS SOCIAL ET UN MEILLEUR AVENIR POUR TOU·TE·S !

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