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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme antiracisme

Newsletter VISA – Vigilance et initiatives syndicales antifascistes

Article VISA – Bilan des député·es FN/RN au Parlement Européen : Peu de travail, stratégie médiatique et votes antisociaux.
preview Alors que le scrutin pour les élections européennes approche à grands pas, le FN/RN ne cesse de se maintenir en tête des sondages et intentions de vote. Pourtant, si l’on regarde de près le « travail » de leurs membres élu·es au sein du Parlement européen lors de la mandature 2019-2024, on se rend compte… afficher en ligne.
Dossier VISA n°13 : L’EXTRÊME DROITE ET L’IMPOSTURE RURALE
preview Les votes en faveur de l’extrême droite dans les campagnes et les zones périurbaines ne cessent d’augmenter depuis plusieurs scrutins. À l’approche des élections européennes, VISA livre un état des lieux de cette évolution et propose une piste pour tenter d’enrayer ce cercle vicieux. Les discours du FN / RN sur la ruralité et l’agriculture… afficher en ligne.
Solidaires 33, ASSO Solidaires et Solidaires JS – STAGE DRAG ANNULÉ :EN GIRONDE, LES FACHOS ET L’ETAT SE PASSENT LA CORDE AU COU
preview Les syndicats Solidaires 33, Asso solidaires 33, ASSO solidaires, et Solidaires Jeunesse et Sports, souhaitent exprimer leur soutien sans faille à la MJC CLAL de Mérignac (Chemin Long Animation Loisirs) ainsi qu’à l’association Le Girofard, Centre LGBTQI+ de Bordeaux, contraintes d’annuler leur stage de Drag Queen en direction des jeunes de plus de 11 ans… afficher en ligne.
Solidaires : SOLIDARITÉ AVEC LA LIBRAIRIE PUBLICO (PARIS), VICTIME D’ATTAQUES DE L’EXTRÊME-DROITE
preview Au début du mois de mars, la librairie militante libertaire Publico, située dans le XIe arrondissement de Paris, a subi deux actes violents à quelques jours d’intervalle, qui émanent clairement de l’extrême-droite. A chaque fois, ces attaques n’ont fait que peu de dégâts et heureusement personne n’a été blessé, mais cela aurait pu être plus… afficher en ligne.
Appel urgent des syndicats européens : suspendre l’Accord d’Association avec Israël
Par l’Initiative syndicale européenne pour la justice en Palestine, le 2 avril 2024 Bruxelles, le 2 avril 2024 Présidente Ursula von der Leyen Vice-président exécutif Valdis Dombrovskis Commission européenne Monsieur Charles Michel Président du Conseil européen Mme Roberta Metsola Présidente du Parlement européen Premier ministre Alexander De Croo Présidence du Conseil de l’Union européenne M.… afficher en ligne.
Coordination varoise contre l’extrême droite : LES IMPOSTEURS
preview L’extrême droite au Parlement européen :il y a ce qu’elle dit à Paris… et ce qu’elle vote à Strasbourg ! Red And White Modern Press Release Document Depuis des années, à travers leurs votes au Parlement européen de Strasbourg, les dix-neuf député·es français·es d’extrême droite (dix-huit RN et un Reconquête) ont dit non aux droits… afficher en ligne.
Communiqué de Visa 44 contre l’acte abjecte de dégradation de la peinture représentant le drapeau palestinien à Nantes
preview Aux rédactions Le collectif intersyndical VISA 44 (vigilance et initiatives syndicales antifascistes) condamne fermement l’acte de recouvrement de la peinture réalisée sur les marches de la butte Ste-Anne à Nantes, représentant le drapeau palestinien, en soutien aux victimes de la guerre génocidaire menée par le gouvernement israélien d’extrême droite à Gaza et dans les autres… afficher en ligne.
Appel de Caen contre l’extrême droite : Pour déjouer le basculement du macronisme vers l’extrême droite, c’est la société tout entière qui doit se soulever »
preview Appel de Caen contre l’extrême droite En décembre 2023, la loi Immigration a été votée par la « minorité » présidentielle, avec le soutien de la droite et de l’extrême droite, bien qu’ayant été dénoncée par l’ensemble des organisations syndicales et étudiantes, les ONG, les associations de défense des droits des étrangèr·es, les partis politiques… afficher en ligne.
Hérault : APPEL DÉPARTEMENTAL UNITAIRE – MARCHONS POUR NOS LIBERTÉS, CONTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE
preview Chaque jour, la crise politique et démocratique s’accentue. Les urgences sociales ne sont pas prises en compte, alors que les inégalités se creusent dans le pays. Nous constatons que cette situation aggrave le quotidien des Françaises et des Français. Les politiques de rigueur et d’austérité imposées ne permettent plus à nos services et entreprises publiques… afficher en ligne.
Front Commun des côtes d’Armor : Manifestation Régionale Bretonne
preview Contre l’extrême-droite, pour la justice sociale et la solidarité, reprenons les rues le 21 avril 2024 ! 70 associations, commerces, collectifs militants, lieux de solidarité et de culture, syndicats et partis politiques appellent à prendre la rue pour combattre l’extrême-droite sous toutes ses formes : L’extrême-droite est de retour dans les rues. Dans les Côtes-d’Armor comme… afficher en ligne.
VISA 09 : MARCHE CONTRE LE RACISME – Jeudi 18 avril 2024 – 17h30 Halle Vilotte à Foix
preview Ces dernières semaines, en Ariège, une succession d’évènements d’une extrême gravité se sont enchainés : tags racistes dans un commerce fuxéen, agressions racistes contre des lycéens au sein d’établissements scolaires dans le Couserans et la haute Ariège, agression homophobe … Des insultes, des menaces, des tags, des agressions physiques: si ce phénomène n’est pas nouveau… afficher en ligne.
CGT SSCAAT 75 : RACISME ET MENACES DE SANCTIONS AUX RESERVES DU PALAIS GALLIERA : NOUVEAU PREAVIS DE GREVE POUR LE19 MARS!
Objet : Préavis de grève pour les journées du 19 mars à partir de Oh jusqu’au 20 mars à 7h, pour l’ensemble des personnels des réserves Servan. Madame la Maire et Présidente de l’Établissement Public Paris Musées, Depuis le 4 décembre dernier, 2 veilleurs de nuit des réserves Servan sont suspendus de leurs fonctions, Ils… afficher en ligne.
Communiqué de l’UD CGT 92 : Les Locaux de la Bourse du Travail de Gennevilliers ont encore été vandalisés
preview La Bourse du Travail de Gennevilliers qui abrite les locaux de notre Union Locale de Gennevilliers- Villeneuve la Garenne a de nouveau été vandalisée dans la soirée du 8 avril dernier. Depuis juillet 2023, c’est la troisième fois que les locaux de la Bourse du Travail sont attaqués. Les dégâts sont essentiellement dus à des… afficher en ligne.
Détournement illicite de publications de journalistes de L’Est Républicain : le SNJ exige des poursuites
preview Le dimanche 7 avril, deux militantes du collectif d’extrême-droite identitaire Nemesis faisaientirruption dans le défilé du carnaval de Besançon, en brandissant deux pancartes anti-migrants. Parailleurs, une banderole de la même teneur était accrochée sur une façade bordant l’itinéraire du défilé. Pour ces faits, l’une des militantes a été placée en garde à vue.Deux journalistes de… afficher en ligne.
Communiqué LCED 63 : Combattre l’idéologie d’extrême droite
https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/locales/communique-lced-63-combattre-lideologie-dextreme-droite Communiqué de presse du Collectif de lutte contre les extrêmes droites du Puy-de-Dôme (LCED 63), le 18 mars 2024. Tandis que le Rassemblement National poursuit sa progression, les diverses mouvances d’extrême droite ont multiplié la semaine passée les actions dans le Puy-de-Dôme . Lundi, le piratage informatique visant un établissement scolaire du Puy-de-Dôme a… afficher en ligne.
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antifascisme antiracisme Retraites

RN : ses promesses et mensonges, ses votes

Par l’UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

NON le Rassemblement National n’est pas une organisation politique comme une autre !

OUI le Rassemblement National – et toute l’Extrême droite – est liberticide, raciste, sexiste, réactionnaire en termes de droits de l’homme et du travail, d’écologie et de progrès social !

Les lois que votent ou que rejettent ses parlementaires le prouvent !

Le sujet est complexe, tant ce parti politique avance masqué sur de nombreux sujets (le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, notamment). Il est brûlant parce que cette organisation se présente, mais est aussi présentée comme totalement intégrée dans le paysage politique français, par un certain nombre de médias et de chroniqueurs et chroniqueuses (inconscient·e·s ?).

Voici le tract en 4 pages, sa synthèse en 2 pages, et l’analyse des votes du RN en 43 pages. Ci-dessous, le texte du tract en 2 pages.

NOS VALEURS, NOS LUTTES

LEURS PROMESSES, LEURS MENSONGES, LEURS VOTES

Le ministre de l’Économie l’a clairement annoncé : l’État Providence, c’est terminé ! Dommage qu’il n’explique pas ce qu’est l’État Providence tant critiqué par les libéraux : c’est à dire la redistribution de nos cotisations sociales et de nos impôts – le ruissellement, en quelque sorte – au profit des personnes les plus modestes ou en difficulté (chômeurs et chômeuses, précaires, retraité·e·s, handicapé·e·s), et pour le fonctionnement des institutions : Écoles, Hôpitaux, Justice, Services Publics … Ce n’est donc pas de l’argent qui vient de la générosité de quelques mécènes, mais c’est notre argent, à tous et toutes – enfin presque. Presque, en effet, puisque les cadeaux fiscaux faits aux entreprises, c’est plus de 30% de pertes pour le budget de l’État chaque année, et les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (notamment par Macron dès son arrivée en 2017 : plafonnement de l’imposition des dividendes et suppression de l’ISF) coûtent environ 8 milliards d’euros dans le budget 2024. Alors qu’au même moment, on demande 800 millions d’économies à l’Hôpital, et 1 milliard de sacrifices aux chômeurs et chômeuses.

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraité·e·s Solidaires, ce sont des syndicalistes qui, face aux multiples attaques dont les retraité·e·s sont l’objet, ont décidé de continuer la lutte syndicale afin d’améliorer les conditions de vie des retraité·e·s : montant minimum des pensions, augmentation des retraites, augmentation et élargissement des minima sociaux, développement des services d’aide à la personne, lutte contre l’explosion des restes à charge et dépassements d’honoraires dans la santé, mesures contre la fracture numérique, facilitation de la mobilité … Nous avons des revendications progressistes, et des propositions qui peuvent permettre d’y accéder : réforme des impôts, pour une fiscalité progressive, suppression des exonérations de cotisations non justifiées aux entreprises, instauration de cotisations sociales sur tous les revenus créés par le travail (salaires, dividendes, actions), lutte contre la fraude fiscale…

Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais la volonté politique de faire contribuer les plus aisé·e·s, et de répartir le budget autrement. Le ruissellement de Macron et de ses prédécesseurs, c’est des pauvres vers les riches : entre 2000 et 2020, les dividendes distribués aux actionnaires du CAC40 ont augmenté de 269 %. Pendant ce temps, entre 2004 et 2020, le montant moyen des pensions a augmenté de 35% ; entre 1996 et 2022, le salaire moyen dans le privé a augmenté de 14%.

En cette période de campagne électorale, nous allons être assailli·e·s de discours, de promesses, de slogans. Nous avons tout intérêt à bien lire ce qui nous est proposé, avant de voter, et de confronter les promesses aux actes, et tout particulièrement à ce que votent les élu·e·s des formations qui se présentent aux Élections Européennes. La démagogie sans complexes est de mise, et certain·e·s de ceux et celles qui se disent « candidat·e·s du peuple », très présent·e·s dans les médias, votent régulièrement, aux Parlements Européen et Français des mesures anti-sociales qui dégradent la vie des citoyen·ne·s « du peuple », justement : refus d’augmenter les salaires et les petites retraites, attaques contre la protection sociale, rejet des mesures à prendre pour protéger la planète et réduire la pollution, désaveu du soutien à l’Ukraine et de la condamnation de la guerre…

Salaires : L’arrivée de Macron à l’Élysée n’a pas amélioré la situation des « gens qui ne sont rien », des fainéant·e·s qui n’auraient qu’à « traverser la rue » pour trouver un job. Entre 2018 et 2023, le SMIC n’a augmenté que de 209 € bruts, soit environ 34€ par an (2,90€ par mois). Mais le parti présidentiel n’est pas seul à la manoeuvre, et le RN n’est pas en reste, qui rejette l’augmentation générale des salaires, et propose, en guise d’augmentation du pouvoir d’achat de 10%, d’exonérer les salaires de cotisations sociales jusqu’à 3 fois le SMIC. Ce que les salarié·e·s auront ainsi gagné de revenus, ils et elles devront supporter des baisses de remboursement santé et l’augmentation des assurances complémentaires (mutuelles).

Retraites : la lutte, en 2023, contre la réforme des retraites et le recul de l’âge de départ à 64 ans n’a pas mobilisé, à l’Assemblée nationale, un large éventail de député·e·s – et ceux et celles-ci étaient peu nombreux et nombreuses à faire « leur travail » de représentant·e·s des citoyen·ne·s et à les défendre. Le refus de débat du gouvernement, sa surdité face à la rue et à l’opinion et le passage de la loi par décret n’ont pas mécontenté tout le monde, voire même, par exemple, et malgré sa prétendue opposition à la réforme, le RN – qui n’a fourni aucun travail parlementaire, n’a proposé que quatre amendements – anti immigré·e·s – sur le sujet – a vu satisfaire sa revendication de retraite à 60 ans … après 40 années de cotisations ; c’est à dire, plus concrètement, le passage de l’âge de départ, au mieux à 64 ans – voire beaucoup plus, lorsque l’on sait que la moyenne d’âge d’entrée dans la vie active est à 25 ans.

Protection Sociale : La Sécurité Sociale est attaquée depuis bien des années, et ses ressources ne cessent de baisser, alors que la richesse du pays augmente. Les exonérations de cotisations pour les entreprises, le chômage de masse, la précarité, le blocage des salaires et des pensions : toutes ces mesures contribuent à affaiblir les finances de la Sécu. Les seules mesures que propose le gouvernement, c’est non pas d’accroître les recettes, mais de diminuer les remboursements en augmentant les franchises sur les médicaments, les transports, les actes médicaux … Ceci en complet accord avec les élu·e·s d’extrême droite qui votent avec les macronistes, en juillet 2022, des déductions supplémentaires de cotisations sociales.

Écologie : Le changement climatique, la pollution atmosphérique et la préservation de la planète sont devenus, à juste titre, la préoccupation de citoyen·ne·s de plus en plus nombreux et nombreuses. Pourtant, à l’Assemblée Nationale, le RN, « parti du peuple » a voté contre toutes les mesures visant à réduire la pollution due au transport routier, à favoriser l’installation de panneaux voltaïques sur les parkings, à stopper l’artificialisation des terres (constructions de bâtiments),à obliger les entreprises à produire un bilan carbone, à protéger les fonds marins contre l’exploitation minière, et a proposé la suppression d’un amendement sur les vols en jet privé, 5 à 14 fois plus polluants que les vols commerciaux.

Démocratie : Répression civile en Russie et Guerre déclenchée contre l’Ukraine. Nous, syndicalistes, sommes pour le respect des droits fondamentaux des peuples et des citoyen·ne·s, de la démocratie, de la liberté d’expression, et soutenons la lutte des Ukrainien·ne·s contre la guerre d’annexion menée par la Russie. Mais la défense de la démocratie, ici ou ailleurs, n’est pas une priorité pour tout le monde, et nous n’oublions pas que systématiquement les élu·e·s RN ont voté contre toutes les mesures prises contre la Russie de Poutine, contre la condamnation de la guerre et de la répression des civil·e·s russes et ukrainien·ne·s.

Ne nous y trompons pas : les projets des capitalistes et du patronat pour les années à venir ne sont pas en faveur des plus démuni·e·s. Les annonces faites pour 2024 et 2025 par le gouvernement vont engendrer de nouveaux reculs sociaux, et ces décisions sont souvent approuvées par des parlementaires qui font surtout du bruit et des discours, mais ne s’y opposent pas concrètement, et laissent faire (49% des textes proposés par le gouvernement depuis 2022 ont été votés par le RN).

DÉFENDONS LE PROGRÈS SOCIAL ET UN MEILLEUR AVENIR POUR TOU·TE·S !

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antifascisme

samedi 1er juin – Pour Clément, continuons le combat !

Il y a onze ans, Clément Méric, militant antifasciste et syndical, était assassiné par des néo-nazis, en plein Paris. Aujourd’hui, onze ans après sa mort, le combat que menait Clément est toujours aussi nécessaire.

Onze ans après avoir rejoint la longue liste des victimes du fascisme, cette même extrême droite néofasciste peut toujours parader, visages dissimulés, et arborer des croix celtiques dans la capitale. Encore nous assistons à la recrudescence des violences perpétrées par ces mêmes groupes comme il en a été le cas le 25 novembre 2023 à Roman sur Isère où près de 80 personnes venant de tout le territoire se sont données rendez-vous à l’entrée du quartier de la Monnaie pour une expédition punitive raciste.

Aujourd’hui leurs idées circulent librement, des plateaux télés jusqu’au sommet de l’État et l’on fait face partout dans le monde à l’essor spectaculaire des partis nationalistes, comme encore prochainement à l’occasion des élections européennes.

Depuis onze ans, nous avons vu la chasse aux migrant·e·s s’intensifier, les actes antisémites augmenter, le racisme institutionnel et l’islamophobie gagner en légitimité dans toutes les sphères de la sociéteé. Les violences policières se multiplient, tandis que des politiques néolibérales frappent de plein fouet les plus démuni·e·s. Les mouvements sociaux de ces dernières années ont été largement réprimés, cette répression s’étendant à celles et ceux qui luttent contre les idées réactionnaires, qu’ielles soient antifascistes, syndicalistes ou militant·e·s LGBTQIA+.

Dernièrement, c’est la solidarité avec les palestinien·ne·s qui subit de plein fouet cette répression, alors même que le peuple palestinien résiste avec courage à l’oppression d’un État colonial génocidaire. Cette lutte de libération résonne avec le soulèvement qui a lieu en ce moment même en Kanaky contre l’administration néocoloniale de l’État français et qui subit déjà une répression sanglante de la part de la police, de l’armée mais aussi de milices de civils.

Face au tournant autoritaire de l’État et à la radicalisation d’une large partie du champ politique français, nous serons dans la rue le samedi 1er juin, en mémoire de Clément, mais aussi pour appeler à poursuivre les combats qu’il menait, contre le fascisme et l’impérialisme, en France et partout où les opprimé·e·s luttent pour leur auto-détermination. 

Soyons nombreuses et nombreux ce samedi 1er juin, place de la République !


Clément Méric. Une vie, des luttes

5 juin 2013, Clément Méric, jeune libertaire, militant syndicaliste et antifasciste, meurt sous les coups de néonazis en plein Paris.
L’affaire fait grand bruit et provoque une vague d’émotion dans le pays. Mais, rapidement, l’indignation cède la place au doute, voire à un renvoi dos à dos des « extrêmes ».
Aujourd’hui, en dehors des cercles avertis, l’événement est quasi oublié.
Cet ouvrage collectif d’ami·es et de proches de Clément Méric évoque la vie du jeune homme engagé qu’il était. Il s’attache aussi à restituer la vérité des faits, ceux qui ont provoqué sa mort, et ceux qui ont conduit à un brouillage de son image et de celle de ses camarades.
Et parce que le meilleur hommage, c’est de continuer le combat, ce livre se voudrait un ferment pour les luttes présentes et à venir.

Les droits sont reversés au Comité pour Clément.

Cahier couleur 16 pages
240 pages — 10 €
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antifascisme Internationalisme

Solidarité avec les travailleuses et travailleurs en lutte en Argentine contre les mesures anti sociales du gouvernement de Milei !

Face à l’approfondissement de l’austérité , au démantèlement des services publics et la protection sociale , aux milliers de licenciements et la récession qui se poursuit les 3 centrales syndicales du pays CGT RA– CTA T – CTA A , appellent le 9 mai à une deuxième grève générale de 24h.

Le gouvernement Milei attaque les intérêts des travailleurs et travailleuses et de l’ensemble de la population d’ Argentine c’est pourquoi les organisations syndicales jouent un rôle clé contre ce gouvernement. Les 3 centrales syndicales ont mis en place un plan de lutte qui a commencé le 24 janvier par la grève générale, le 8 mars avec la grève des femmes et le 24 mars en hommage aux 30.000 disparu-es et la lutte pour la mémoire , la vérité et la justice que le gouvernement tente effacer .

La politique de Milei est un danger mortel pour le monde du travail, pour les services publics et pour l’environnement, et un mépris des principes démocratiques les plus élémentaires.

Nos organisations syndicales CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA et Solidaires expriment toute la solidarité aux travailleuses et travailleurs d’Argentine, et notamment aux confédérations syndicales CGT-RA, CTA-T et CTA-A.

Nous les soutenons inconditionnellement dans le processus de lutte qu’elles ont engagés pour faire face aux politiques mortifères de Milei et son gouvernement.

Nos organisations syndicales CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA et Solidaires rejoignent l’appel de l’ACAF (Asamblea de los ciudadanos argentinos en Francia) à se rassembler le jeudi 9 mai à 16h00 place de la République à Paris pour témoigner de notre solidarité avec les travailleuses et travailleurs, et les syndicats, en lutte pour défendre leurs droits et la démocratie.

Rassemblement de solidarité le jeudi 9 mai à 16h00 Place de La République à Paris

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Accidents du travail Actu Solidaires 78 antifascisme Conditions de travail Éducation Idées, débats, cultures Lecture Que faire ? Ressources juridiques Solidaires 78 Souffrances au travail

Avril – Mai : programme des accueils syndicaux Solidaires 78 à Limay

Venez nous rencontrer !

Le programme des accueils Solidaires 78, tous les mardis de 17 h à 19 h à la librairie La Nouvelle réserve, entrée libre et gratuite.

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antifascisme antiracisme

Antifascisme – AUCTORUM : les connaître pour mieux les combattre

Nos camarades de l’AFA 78 publient sur leur site un article très riche sur Auctorum, pilier de l’extrême droite versaillaise

Depuis plus d’une vingtaine d’années, l’extrême droite gagne du terrain sur l’échiquier politique français et européen. Les partis électoralistes de cette famille politique participent désormais régulièrement au second tour des différentes élections et ont réussi à imposer leurs thèses racistes dans le débat public. Mais le combat de l’extrême droite ne se mène pas seulement dans les urnes. En effet, si les groupes violents d’extrême droite sont réapparus depuis les années 60, ces dernières années ont vu leur nombre se multiplier, tout comme les agressions qu’ils commettent. C’est notamment le cas à Versailles avec Auctorum, dont nous allons vous faire une présentation.

Auctorum, un groupe fasciste versaillais

Auctorum est un groupe formé en octobre 2019. Implanté à Versailles, il a pu recruter dans un environnement favorable dans les milieux scouts, catholiques traditionalistes et dans les lycées versaillais. Ses jeunes membres se revendiquent d’un nationalisme catholique et ont pour slogan « Identité, communauté, justice sociale ». Leur objectif est, selon eux, « l’action sociale auprès des nôtres, la formation de la jeunesse et l’activisme politique »1. Derrière ce vernis pseudo social se cache en fait un groupuscule violent, adepte des agressions armées, qui assume clairement son inspiration fasciste et dont les valeurs font écho aux milieux de l’extrême droite la plus radicale et traditionaliste dans lesquels ses membres ont grandi. Ainsi, nous présenterons dans une première partie quelques piliers d’Auctorum, dont les profils permettront de comprendre ce que représente réellement ce groupe néofasciste.

En plus de quatre ans d’existence, Auctorum a su se faire une place dans les milieux néofascistes au point de développer de sérieuses relations avec d’autres groupes. Certains ont servi de modèle aux versaillais quand d’autres se sont développés en parallèle ou ont même bénéficié de l’arrivée de militant·e·s d’Auctorum dans leurs rangs au moment de leur création. Et si Auctorum ne participe à aucune activité électorale publique, il entretient tout de même des échanges avec des mouvements étudiants ou partis politiques, avec lesquels il partage des actions communes voire partage des militant·e·s. La deuxième partie de notre dossier aura donc pour objectif de dresser un premier bilan des liens entre Auctorum et ces autres formations politiques.

Enfin, Auctorum applique la devise « Engagement, Formation, Action » qui résume la logique du groupe. Derrière leur communication brossée, leurs formations et actions ne laissent aucun doute sur leur idéologie néofasciste faite de racisme et de haine des autres. Maraudes hebdomadaires au porc, afin d’exclure les « autres » de leurs bénéficiaires, stickages et collages racistes, entraînement aux sports de combat, conférences de cadres du FN ou d’autres groupes fascistes italiens, manifestations ou encore déploiement de banderoles contre les migrant·e·s… Autant d’activités détaillées dans la troisième et dernière partie de ce dossier.

1. https://auctorum-72.webself.net/qui-sommes-nous

Pour lire le reste du dossier :

AUCTORUM : Les connaître pour mieux les combattre


I. Les piliers d’Auctorum : écoles privées, culs-bénits et fascisme en famille


II. Auctorum et ses liens avec d’autres forces d’extrême droite


III. Les activités d’Auctorum : des sandwichs au jambon et des agressions

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antifascisme Défense de nos libertés Répression

Tribune collective “Contre une démocratie bâillonnée, défendons les libertés publiques !”

Tribune collective publiée sur Médiapart

Ces derniers jours ont été marqués par une nette aggravation des atteintes à la liberté syndicale, aux libertés d’expression et de manifestation. L’accumulation convergente de divers moyens de répression et d’intimidation contre des acteurs du débat public, en raison de leur positionnement sur les termes du conflit israélo-palestinien, constitue une limitation inacceptable du pluralisme démocratique.

Après l’appel à interdiction systématique des « manifestations pro-palestiniennes » lancé par Gérald Darmanin à l’automne 2023, immédiatement recadré par le Conseil d’État, des centaines d’amendes et de nombreux placements en garde à vue ont été décidés, notamment à l’encontre de personnes racisées.

Les atteintes aux libertés ont désormais franchi de nouveaux caps : l’interdiction administrative – finalement suspendue – de la marche du 21 avril 2024 et l’interdiction par arrêté préfectoral, notamment pour risque de « trouble à l’ordre public » d’une conférence organisée par l’association  Libre Palestine ».

À ces interdictions s’ajoutent les convocations par les services de police de l’une de ses intervenantes, par ailleurs candidate aux élections européennes ainsi que d’une présidente de groupe parlementaire, lesquelles interviennent après l’ouverture de plusieurs autres enquêtes judiciaires contre des militant·es, membres d’organisations syndicales (CGT, Solidaires, Sud Rail, Sud Aérien) et politiques pour des faits d’apologie du terrorisme.

Dans ce contexte, nous exprimons notre plus vive préoccupation devant des interprétations extensives et aléatoires du délit d’apologie du terrorisme et de la notion d’ « ordre public », ayant pour objet ou pour effet d’intimider lourdement des militants associatifs, syndicaux ou politiques.

Nous tenons ainsi à alerter l’ensemble des acteurs institutionnels concernés, de même que l’opinion publique, quant à l’existence de mécanismes de procédures bâillons ayant pour conséquence, in fine, l’éviction de certain·es militant·es associatifs, syndicaux ou politiques du débat public.

L’accumulation de décisions de ce type de la part des autorités administratives, policières et judiciaires s’inscrit dans un mouvement plus large qui tend à réprimer des formes toujours plus diversifiées de contestation sociale ou politique. Ces tentatives d’intimidation se font au demeurant à l’aide d’outils juridiques toujours plus nombreux (interdictions de manifester, gardes-à-vue préventives, tentatives de dissolutions ou retraits d’agrément ou de subventions d’associations, etc.). Leur dévoiement est d’ailleurs dénoncé par l’ONU, le Conseil de l’Europe, le Défenseur des droits et les organisations de défense des droits humains.

Les moyens préventifs, coercitifs et répressifs ne doivent pas servir à orienter ou restreindre le débat public. Nous appelons l’ensemble des magistrat·es à redoubler de vigilance afin de ne pas réduire la justice à un outil de censure du débat démocratique, alors qu’elle est censée être le dernier rempart des libertés publiques et individuelles.

Nous réaffirmons son rôle fondamental de contrôle du respect des garanties prévues par le code de procédure pénale et par la Convention européenne des droits de l’Homme, spécifiquement lorsqu’il est fait recours à des mesures privatives de liberté telles que la garde-à-vue. Le principe d’interprétation stricte de la loi pénale commande aux magistrat·es de se prémunir contre toute interprétation extensive des textes d’incriminations de ces infractions.

Nous exprimons, par suite, notre attachement à une conception ouverte et équilibrée de la liberté d’expression et de contestation en démocratie, constitutionnellement protégées.

Premier·es signataires

  • Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH)
  • Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail (CGT)
  • Fatima-Ezzahra Benomar, présidente de Coudes à Coudes
  • Murielle Guilbert, déléguée générale d’Union syndicale Solidaires
  • Judith Krivine, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF) 
  • Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature (SM)
  • Benoit Teste, secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
  • Marie-Pierre Vieu-Martin, co-présidente de la Fondation Copernic
  • Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac France

Soutenu·es par :

Syndicats

  • CGT Interieur-Police
  • Fédération Syndicale Étudiante (FSE)
  • Union syndicale de la psychiatrie (USP)
  • Union syndicale des étudiants de France (UNEF)
  • Union étudiante
  • Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social, SNPES-PJJ/FSU 
  • Syndicat national de l’enseignement supérieur, SNESUP-FSU

Associations et collectifs

  • Action Justice Climat Paris  
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT)
  • Association des Marocains de France (AMF)
  • Association féministe Apel-Égalité
  • Association France Palestine Solidarité (AFPS)
  • Collectif marche du 21 avril
  • Comité de soutien à Hanane Ameqrane
  • Coordination des comités de défense des quartiers populaires
  • Collectif féministe contre le cyberharcèlement
  • Collectif national pour les droits des femmes (CNDF)
  • Droit au logement (DAL)
  • Emmaus Roya
  • Embrase le monde 
  • Femmes Egalité 
  • Generation.s 46
  • Greenpeace
  • Groupe d’information et de soutien des immigré·es (GISTI) 
  • Institut de recherche de la FSU (IR-FSU)
  • Les Effronté·es
  • Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s -FASTI
  • La Cimade
  • Le mouvement de la paix
  • Le Planning familial
  • Le Paria
  • La Relève Féministe
  • Marche féministe antiraciste
  • Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) 
  • Nos Révolutions
  • Pôle de Renaissance communiste en France
  • Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR)
  • Roya citoyenne
  • Riposte Alimentaire
  • Vivre Ensemble Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT 37)
  • RED Jeunes
  • Union juive française pour la paix (UJFP)
  • Utopia 56

Organisations politiques

  • Ensemble
  • La France insoumise (LFI)
  • Le Parti socialiste (PS)
  • Les Écologistes 
  • Gauche écosocialiste (GES)
  • Gauche démocratique et sociale (GDS)  
  • Parti communiste français (PCF)
  • Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
  • Parti de Gauche (PG)
  • Parti Ouvrier Indépendant (POI)
  • Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)
  • Révolution Écologique pour le Vivant (REV)
  • Nouveau parti anticapitaliste (NPA)
  • Union Communiste Libertaire (UCL)

Signatures individuelles

  • Arié Alimi, avocat et auteur 
  • Anissa Baaziz, militante du Front de mères 
  • Amal Bentounsi, Collectif marche du 21 avril
  • Farid Bennaï, militant Front uni, des immigration et des quartiers populaires
  • Wiam Berhouma, militante anti-raciste, maire adjointe de Noisy-le-Sec
  • Claire Bornais secrétaire national de la FSU
  • Svadphaiphane Boulomsouk, artiste
  • Youcef Brakni, membre de l’Assemblée des quartiers populaires et non pas Parlement
  • Aliti Burhan, AIR
  • Claude Calame, historien EHESS, Paris, membre Conseil Scientifique d’ATTAC et LDH
  • Laurence de Cock, essayiste et historienne
  • Mouhieddine Cherbib, comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie
  • Vanessa Codaccioni, professeure des universités 
  • Laurence Cohen,  ancienne sénatrice 
  • David Dufresne, écrivain, réalisateur, Au poste
  • Françoise Davis, réalisatrice 
  • Nacer El Idrissi, Association des Travailleurs Maghrébins de France 
  • Jean-Baptiste Eyraud, Droit au logement (DAL)
  • Delahaye Gérard, Fondation Copernic 
  • Michelle Guerci, journaliste, militante féministe antiraciste
  • Magi Irving, Le Média
  • Pierre Jacquemain, journaliste
  • Magda Jouini, militante du Front de Mères et actrice de terrain
  • Raphaël Kempf, avocat
  • Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic 
  • Fadi Kassem, Pôle de Renaissance communiste en France
  • Lisa Lap, Le Média
  • Léna Lazare, membre des Soulèvements de la terre 
  • Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
  • Claire Le Strat, politiste, CoudeS à CoudeS
  • Carlos Lopez, membre du CDFN de la FSU
  • Frédéric Lordon, philosophe et économiste
  • Caroline Mecary, Fondation Copernic
  • Jean Malifaud, Fondation Copernic 
  • Christian Martinez Perez, CGT, sociologue
  • Bertrand Mertz, avocat
  • Ugo Palheta, MCF à l’Université de Lille
  • Lisa Noyal, journaliste indépendante
  • Dominique Paturel, PEPS
  • Willy Pelletier, sociologue
  • Pablo Pillaud-Vivien, Regards
  • Edwy Plenel, journaliste (Mediapart)
  • Juliette Polya-Somogyi, co-fondatrice de ODED 32 (Observatoire des Extrêmes Droites (Gers)
  • Raymonde Poncet, EÉLV Les Écologistes
  • Lorraine Questiaux, avocate
  • Lana Sadeq, Forum Palestine Citoyenneté
  • Éléonore Schmitt, Union étudiante
  • Laurent Sorel, conseiller de Paris FI 
  • Karel Talali, Union Étudiante
  • Stéphane Tassel, secrétaire national FSU
  • Gwenn Thomas-Alves, Union Syndicale Lycéenne
  • Anne Tuaillon, présidente de l’AFPS
  • Louis Weber, Les Editions du Croquant
  • Pedro Vianna, poète, homme de théâtre
Catégories
antifascisme Éducation

Radicalisation de Gabriel Attal : il veut briser la jeunesse !

Gabriel Attal a réussi à se mettre à dos l’ensemble de la communauté éducative en seulement quelques mois avec sa réforme de tri social, le Choc des savoirs. Alors que les personnels revendiquent de vrais moyens pour l’école publique afin d’assurer les remplacements, de garantir une vraie école inclusive et un vrai accompagnement médico-social des élèves mais aussi de baisser le nombre d’élèves par classe pour la réussite de tou·tes, Attal a choisi d’imposer des mesures qui trient les élèves, qui sanctionnent la difficulté scolaire et qui dépossèdent les enseignant·es de leur métier.

L’école est un sujet médiatique pour Gabriel Attal qui lui permet de parler à l’électorat d’extrême-droite. Pourtant, c’est avec le destin de millions d’élèves que joue le premier ministre.

Les annonces de ce jour sont particulièrement alarmantes et mettent en danger notre démocratie : l’État renonce à protéger les jeunes et à leur garantir l’égalité de traitement, il s’emploie à les criminaliser pour les rendre dociles, dans la continuité de la mise en place du SNU. Attal sait que la jeunesse est une force de transformation sociale, il est donc prêt à rompre avec les valeurs de notre démocratie pour la démoraliser, l’humilier, la briser. Pourtant la jeunesse n’est ni violente, ni incontrôlable, elle subit la violence sociale que le gouvernement fait régner aujourd’hui.

Attal a annoncé une série de mesures affectant l’école et sanctionnant les élèves, parmi lesquelles le retrait de points sur le brevet ou sur le bac avec une mention dans Parcoursup en cas d’événements disciplinaires survenus pendant la scolarité de l’élève et l’introduction de la réalisation d’activités d’intérêt général au sein de l’établissement scolaire pour effacer la mention et regagner les points. Ces dispositions sont de véritables ruptures du principe d’égalité des candidat·es à un examen national : Attal va plus loin que la très controversée note de vie scolaire puisque les élèves seront doublement sanctionnés : d’abord par la voie disciplinaire puis dans leur accès aux diplômes et à une orientation choisie. Cette sanction n’a aucune portée éducative et contrevient au rôle du service public d’éducation, qui doit aider les élèves à sortir de leurs difficultés, non les y enfoncer.

Ces mesures visant les examens et Parcoursup s’ancrent dans le renforcement d’un arsenal judiciaire qui tranche avec les dispositions de la Cour Internationale des Droits des Enfants qui disposent que leur intérêt supérieur est une considération primordiale pour chacun·e. L’État leur doit la protection, qu’importe les actes commis. SUD éducation dénonce toutes les mesures qui bafouent les droits des personnes mineures : la remise en cause de l’excuse de minorité, l’abaissement de 18 à 16 ans pour la mise en place d’une comparution immédiate devant le tribunal, les mesures de composition pénale qui permettrait la mise en œuvre d’une sanction sans procès contre un mineur de plus 13 ans, les comparutions immédiates pour les jeunes identifiés dans les écoles comme « commençant à partir à la dérive ». La place des personnes mineures est à l’école et non sur les bancs des accusé·es dans les tribunaux.

Pour habiller ses mesures iniques et dangereuses, Attal livre un ensemble de dispositions qui n’ont de républicaine que l’apparence. Il entend par exemple renforcer les équipes « valeurs de la République » dans les établissements scolaires et créer un contrat d’engagement à respecter l’autorité et les valeurs de la République entre les parents, les établissements et les élèves : Gabriel Attal réinvente donc le règlement intérieur qui existe pourtant déjà. La politique menée par le premier ministre tend à faire croire que l’école serait menacée par des élèves qui ne respecteraient pas la laïcité et les valeurs de la République. Pourtant en janvier 2024, on recensait uniquement 280 faits d’atteinte au principe de laïcité, alors que l’école accueille tous les jours 12 millions d’élèves. Gabriel Attal fait d’événements rares une priorité politique de premier ordre dans l’unique dessein de séduire l’électorat d’extrême droite et de créer un sentiment de peur dans la société. Sans avoir besoin de les nommer, le premier ministre pointe du doigt dans son discours les personnes pauvres, les personnes immigrées, les personnes racisées et les personnes musulmanes ou supposées comme telles. SUD éducation dénonce le racisme et l’islamophobie qui sous-tendent ces annonces.

Il faut pourtant rappeler que l’État est le premier responsable de l’insécurité dans les écoles et les établissements scolaires puisqu’il ne met pas les moyens en oeuvre pour assurer la sécurité des élèves et des personnels : l’école manque de personnels de Vie scolaire, de personnels médico-sociaux, d’enseignant·es… les élèves ne sont pas suffisamment accompagnés et protégés dans leur scolarité. 3000 enfants dorment à la rue, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, 10% des élèves sont victimes de harcèlement scolaire, les jeunes placés en famille d’accueil ont deux fois moins de chances que le reste de la population d’obtenir le baccalauréat : les réponses ne doivent pas être répressives mais éducatives et sociales. Le ministère de l’Éducation nationale refuse toujours aux Assistant·es de Service Social les revalorisations salariales indispensables pour recréer de l’attractivité et recruter ces personnels dont l’école manque cruellement.

Contre le rêve d’Attal d’une jeunesse docile soumise au SNU que nous combattons, SUD éducation appelle les personnels à défendre pied à pied les droits des élèves . La jeunesse a droit à la démocratie, au respect, à être protégée à l’école comme ailleurs ! 

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