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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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(re)Penser notre syndicalisme Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

17 mai 2026, au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTQIA+phobies !

Publié le 15 mai 2026

En 2026, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont plus que jamais menacés par une offensive réactionnaire à l’échelle mondiale. Les attaques se multiplient : agressions physiques de personnes LGBTQIA+, harcèlement des militant·es, interdictions et tentatives d’interdictions de Marches des Fiertés par des municipalités basculant à l’extrême droite ou dirigées par des partis conservateurs.

En France, l’offensive institutionnelle se durcit avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, permise par une alliance de fait entre le gouvernement, la droite et l’extrême droite. Cette loi est une attaque directe contre les personnes trans et étrangères, organisant la précarité et le fichage administratif. Parallèlement, le choix pressenti de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits nous inquiète fortement : comment confier la défense de nos libertés, la lutte contre les discriminations, à un homme qui a systématiquement combattu le mariage pour toustes et l’inscription de l’IVG dans la Constitution ?

Une internationale réactionnaire aux visages multiples

Au niveau international, la violence est attisée par des pouvoirs autoritaires, réactionnaires et conservateurs. Depuis 2025, l’administration Trump démantèle méthodiquement les protections contre les discriminations et exclut les personnes trans de la vie publique. Au Sénégal, un nouveau cap dans la répression a été franchi en mars 2026 avec le doublement des peines pour homosexualité.

En Europe, malgré la mobilisation historique de 1,2 million de citoyen·nes, la Commission européenne a manqué une occasion majeure en refusant d’interdire strictement les « thérapies » de conversion. Solidaires dénonce ce renoncement et continuera de lutter pour l’interdiction de ces pratiques barbares qui renvoient les orientations sexuelles non hétéronormées au rang de maladies.

Toujours plus de LGBTQIA+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTQIA+phobie au travail ne régresse pas. Elle est le fait de collègues (63 %) ou de supérieurs (49 %) et se manifeste par du harcèlement, du rejet (53 %) et des insultes (49 %). Dès l’embauche, où l’apparence physique sert encore de prétexte à l’exclusion, et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es et isolé·es.

L’étude IFOP/L’Autre Cercle rappelle que 37 % des personnes trans ont subi une agression sur leur lieu de travail. Ces violences génèrent une souffrance extrême : 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Pour Solidaires, voir son identité respectée est un droit fondamental lié à la dignité humaine. L’inaction des employeurs face à ces climats délétères est une faute.

Santé, école, justice : les violences institutionnelles persistent

La destruction des services publics, notamment de santé, frappe de plein fouet les plus précaires. Nous soutenons les luttes des salarié·es de la santé communautaire, comme à AIDeS ou encore la CASE de Santé à Toulouse, qui font face à des restructurations budgétaires menaçant l’accès aux soins. À l’école, les attaques contre l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) par des mouvements réactionnaires créent un climat de terreur pour les élèves trans et non binaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTQIA+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Solidaires revendique

Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses. Il est urgent d’imposer :

  • Des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur la lutte contre les LGBTQIA+phobies.
  • Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage.
  • La formation obligatoire des directions et des salarié·es pour déconstruire les stéréotypes de genre.
  • Des mesures concrètes de protection des victimes (frais d’avocats, enquêtes types).
Pour les droits LGBTQIA+, marchons partout ! Les mois de mai et juin sont ceux des fiertés. Face à la montée de l’extrême droite et des conservateurs, face aux politiques migratoires racistes qui mettent en danger les exilé·es LGBTQIA+, mobilisons-nous !
Solidaires appelle à participer massivement aux Marches des Fiertés pour porter haut nos revendications.

Listes (non exhaustive) des Prides 2026

  • 31 janvier : Molines-en-Queyras
  • 28 mars : Bourg-en-Bresse
  • 9 mai : Agen, Libourne
  • 16 mai : Besançon, Blois, La Roche-sur-Yon, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Paul-les-Dax, Valence, Vannes
  • 23 mai : Bourgoin-Jallieu, Reims, Poitiers
  • 30 mai : Alençon, Angers, Avignon, Belfort, Bordeaux, L’Arbresle, Laval, Lille, Narbonne, Niort, Orléans, Rodez, Saint-Nazaire, Tarbes, Vernon
  • 6 juin : Angoulême, Arles, Aix-en-Provence, Béziers, Bourges, Calais, Chartres, Douai, Douarnenez, Fougères, La Ciotat, La Rochelle, Mulhouse, Nancy, Roubaix, Saint-Gaudens, Saint-Quentin (02), Thionville, Toulouse, Tours, Troyes – Pride des banlieues, ville à préciser
  • 13 juin : Alès, Arras, Auxerre, Biarritz, Caen, Compiègne, Dijon, Montauban, Nantes, Nevers, Périgueux, Perpignan, Saint-Brieuc, Saintes, Toulon, Villefranche/Saône
  • 20 juin : Brest, Grenoble, Guéret, Montpellier, Rennes, Rouen, Saint-Martin-en-Haut, Strasbourg, Vesoul
  • 27 juin : Amiens, Carcassonne, Lisieux, Lorient, Lyon, Nîmes, Paris, Tourcoing
  • 4 juillet : Cluny, Le Mans, Marseille, Quimper, Roanne
  • 11 juillet : Lyon
  • 18 juillet : Annecy
  • 25 juillet : Chenevelles
  • 26 juillet : Pontrieux
  • 12 septembre : Clisson
  • 10 octobre : Chambéry

Initialement prévue le 30 mai, la Marche des Fiertés de Tinqueux est annulée en raison de la dissolution de l’association Couleur Champenoise, qui portait l’organisation et la coordination de cet événement sur le territoire Marnais.

A Lyon, une deuxième marche est organisée au mois de juillet par de nombreuses associations membres du Centre LGBTI+ Lyon en raison d’importantes divergences avec le Collectif Fierté Lyon qui organise depuis plusieurs années la manifestation. Constituées en inter-organisation, ces associations veulent « repenser le fonctionnement démocratique, renforcer les décisions collectives et répondre à des attentes complémentaires ». Leur objectif est de construire une mobilisation qui rassemble associations et collectifs, commerçant-es et artisan-es, acteurs du monde de la nuit, syndicats et partis souhaitant soutenir la marche, pour « renforcer ensemble la visibilité, le soutien et la défense des droits LGBTI+ ».

Cette année, Villefranche/Saône organise sa première pride caladoise, portée par Arc-en-Calade, collectif queer féministe, anticapitaliste et décolonial du beaujolais avec le soutien de l’UL Solidaires Villefranche Beaujolais. Le mot d’ordre : faire exister et rendre visible la résistance queer par un espace de fête, de création, de mémoire et de lutte.

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(re)Penser notre syndicalisme antiracisme Podcast Vidéo

Le Mégaphone revient ! RDV sur la chaîne Twitch de l’Union mardi 19 mai à partir de 19h pour discuter du racisme au travail

19 mai 2026 de 19:00 à 21:00

LE MÉGAPHONE REVIENT

On se retrouve avec Aziz Oguz, Nathalie Tehio et Tayeb Khouira pour parler de la tribune sortie la semaine dernière, sur le racisme, la suspicion permanente, les paroles qui se libèrent… et surtout l’égalité & la dignité.
Parce qu’on refuse que ces violences deviennent la norme.

RDV :

  • Mardi 19 mai 2026
  • dès 19h
  • sur Twitch : syndicatsolidaires

Venez écouter, débattre, réagir

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Commerce Conditions de travail

Mise en cause de l’Etat de droit au service de la dégradation des acquis sociaux – Retour sur l’ouverture des commerces le 1er mai 2026

Publié le 15 mai 2026

Communiqué commun CGT, FSU, LDH et Union syndicale Solidaires

Par un communiqué du 21 avril 2026, le Premier ministre a annoncé un nouveau projet de loi pour remettre en cause le jour chômé du premier mai à compter de 2027, en dépit de la motion préalable de rejet sur le précédent texte.

Ce même communiqué précisait que pour le 1er mai 2026, les services de l’Etat recevraient des instructions pour que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes puissent ouvrir « sans souffrir d’aucune conséquence », cela en méconnaissance d’une loi au demeurant d’ordre public.

Face à son échec pour modifier la loi, le gouvernement a créé de toute pièce un flou juridique en réalité inexistant. Plus encore, il s’est assis sur un principe fondamental du droit du travail que constitue l’indépendance de l’inspection du travail, consacré par de la convention 81 de l’OIT. Ce principe interdit notamment à l’exécutif de demander aux inspecteurs du travail d’exercer dans un sens déterminé, leur mission de contrôle de l’application de la législation du travail.

Sur le recours formé par plusieurs syndicats de travailleurs devant le Conseil d’Etat, le Premier ministre a rétropédalé, supprimé son communiqué et invité le Conseil d’Etat à constater qu’il n’y avait plus lieu de se prononcer. La décision rendue sur ce recours, qui condamne le Premier ministre au versement d’une somme de 4000 euros au bénéfice des requérants, constate et regrette la confusion persistant dans le public du fait de la communication gouvernementale.

La veille du 1er mai, le gouvernement a réitéré ses « engagements » vis-à-vis des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes, en totale contradiction avec les propos qu’il venait de tenir devant le Conseil d’Etat. Le 1er mai, le Premier ministre revendiquait l’ouverture des boulangeries.

Nos organisations condamnent cette stratégie de destruction des acquis sociaux qui consiste à encourager les employeurs à méconnaître la loi en se fondant sur des fausses incertitudes juridiques.

Elles fustigent le double discours adopté par le gouvernement lors de cette séquence et le mépris affiché pour l’indépendance des inspecteurs du travail.

Elles déplorent qu’un Premier ministre puisse appeler à ne pas tenir compte des lois en vigueur et constatent, avec gravité, une nouvelle attaque à l’Etat de droit émanant de ceux-là même qui doivent faire appliquer la loi.

Signataires : Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Union syndicale Solidaires

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antifascisme

Tribune : Nous ne laisserons pas le maire d’extrême droite de Carcassonne s’attaquer à nos libertés syndicales et associatives

Publié le 13 mai 2026

Julie Ferrua et Murielle Guilbert, co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires, sont signataires de la Tribune “Nous ne laisserons pas le maire d’extrême droite s’attaquer à nos libertés syndicales et associatives”.
Dans cette tribune, parue dans le journal l’Indépendant, les secrétaires générales et généraux des syndicats CFDT, CGT, Solidaires, FSU, UNSA ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme, demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, “de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des droits de l’homme”.

Lors du conseil municipal du 30 avril dernier, le nouveau Maire de Carcassonne a annoncé vouloir mettre fin à la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales qui avaient participé la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes de Carcassonne (Nous Carcassonne).

Cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses.

En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition, exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition.

Le message, à un an des élections présidentielles est tout aussi limpide, la Mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants.

D’ailleurs, le maire de Perpignan, et premier vice-président du Rassemblement national (RN), l’a confirmé lors du meeting du RN ce 1er mai à Mâcon en promettant aux 5000 sympathisants réunis « Ce que nous avons commencé [à l’échelon municipal], nous sommes prêts à le faire au plus haut niveau de l’État ».

Dans un contexte d’accroissement des inégalités sociales, nos organisations syndicales et associatives sont les remparts indispensables pour la défense des droits de toutes et tous, dont les droits des travailleurs et travailleuses, des précaires, des privés d’emplois et des retraités.

Affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter.

Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne.

Nous demandons solennellement à Monsieur le Maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l’Homme.


Signataires :

Marylise LÉON, Secrétaire générale de la CFDT

Sophie BINET, Secrétaire générale de la CGT

Laurent ESCURE, Secrétaire général de l’UNSA

Julie FERRUA et Murielle GUILBERT, Co-déléguées générales de Solidaires

Caroline CHEVÉ, Secrétaire générale de la FSU

Nathalie Téhio, Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme

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Agriculture anti-validisme Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Précarité

Pétition pour un statut des AESH

Publié le 12 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

La précarité n’a que trop duré et seul un statut permettra d’avancer vers une véritable amélioration des conditions de nos collègues Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap. Alors que les négociations avec le gouvernement vont enfin commencer (20 mai prochain) pour la mise en place d’un statut pour les AESH, l’Intersyndicale (CDFT EFRP, FO EA, SEA UNSA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et SNETAP-FSU) vous propose d’appuyer les collègues qui y participeront en envoyant massivement une carte postale signée à Madame La Ministre de l’Agriculture pour réclamer ce statut.

Pour signer en ligne cette carte pétition, nous vous proposons d’utiliser l’outil suivant : https://intersyndicale.fr/carte-postale/ qui fonctionne comme une pétition et qui crée une carte postale en ligne pour réclamer un statut pour les AESH. Ces cartes générées seront imprimées et envoyées par l’Intersyndicale à Madame la Ministre de l’Agriculture tous les 15 jours. Elles seront également remises en masse lors d’un temps fort au mois de juin

Nous vous remercions pour votre soutien !

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Retraites

Augmentez les pensions !

Publié le 11 mai 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici deux dépliants de l’Unirs :

  • Comme les étudiant.es dans les restaurants universitaires, exigeons des repas corrects et sains à un euro pour les millions de retraité.es pauvres !
  • En 2025, nos actions ont payé !

Et un tract des 7 organisations de retraité·es : il faut augmenter les salaires et les pensions

Flyer Repas 1 euro
Fiche 1 - La lutte paie
Tract 7 organisations Pouvoir d'achat 1
Tract 7 organisations Pouvoir d'achat 2
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antifascisme Collectivités territoriales Défense de nos libertés Répression

Le maire FN/RN de Carcassonne veut expulser des syndicats de leurs locaux ! Reportage au JT de France TV Languedoc-Roussillon

Publié le 4 mai 2026 par Solidaires Aude – 11

Le FN/RN passe son temps à expliquer qu’il n’est pas d’extrême-droite et là le maire veut virer SOLIDAIRES, CFDT, CGT, FSU, de leurs locaux parce que nous avons soutenu une marche contre l’extrême-droite ! Il fait lui-même la démonstration que la dédiabolisation du FN/RN est un leurre, un affichage de façade…injustice

Le journal télévisé de France TV Languedoc-Roussillon en a fait sa une le 5 mai 2026 : à voir ICI

Article du journal l’Indépendant du 6 mai 2026 :

En appelant à manifester, nous nous inscrivons dans une tradition syndicale qui fait suite aux manifestations violentes de l’extrême droite d’avant la première guerre mondiale. Celle-ci a toujours souhaité que les syndicats indépendants du patronat et de l’État soient mis au pas, placés sous tutelle, avec un objectif clair : nier la lutte des classes pour favoriser les entreprises.

– Extrait du livret économique du FN-RN présenté le 14 septembre 2024 à la presse : « Recréer les conditions d’une véritable liberté syndicale. Un dialogue social apaisé favorise la productivité des entreprises. Aussi […] la création de nouveaux syndicats sera facilitée et les candidatures libres autorisées ».

– Marion Maréchal a déclaré sur Cnews le 21 mai 2024 qu’« il faut une réforme syndicale dans notre pays et durcir les conditions du droit de grève en l’interdisant pendant les vacances scolaires ».

– Louis Alliot, maire de Perpigan, a dit sur BFMTV le 25 août 2022 que « Les syndicats sont les croque-morts du monde économique et du travail, ils ne servent à rien ».

– Éric Zemmour, lors d’un meeting en 2022, indiquait que son : « projet politique c’est la fin de la lutte des classes. Il faut réconcilier les patrons et les salariés dans un intérêt commun ».

– Cette année, à Liévin, près de Lens, ville RN de 30.000 habitants, le nouveau maire Dany Paiva a supprimé la cérémonie du 1er-Mai en mairie qui rend hommage aux mineurs morts. Il accuse les syndicats de propagande…

– En novembre dernier, le maire FN/RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois a demandé la révocation pour « conflit d’intérêt chronique ».de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel, secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial (CST) alors même que le conseil de discipline s’est prononcé pour une absence de sanction.

Le maire FN-RN a déclaré que les locaux mis à disposition étaient entretenus par la municipalité : nous avons notre local depuis bientôt 15 ans, nous payons depuis le début l’eau et l’électricité, l’assurance, et nous assurons nous-même le nettoyage des locaux. Nous nous y réunissons, nous y accueillons des salarié.es dans le cadre de notre représentativité de salariés et de la liste de défenseurs fixée par la préfecture. Par ailleurs, en partenariat avec une association qui a bénéficié d’une convention d’occupation dans les mêmes locaux que Solidaires, plusieurs centaines de personnes en situation de surendettement ont été reçues depuis octobre 2016.

Bref, nous faisons du syndicalisme en faveur des personnes les plus précaires, les plus fragiles, celles et ceux qui subissent la dure loi du marché imposé par le capitalisme avec le soutien de l’extrème-droite. Rappelons que Jordan Bardella a été auditionné par le Medef et qu’il y a eu un dîner entre Marine Le Pen et des patrons du CAC 40 dont, notamment, les patrons de TotalEnergies et de LVMH. Non seulement le FN/RN attaque les travailleuses et les travailleurs à travers nous, mais en plus il s’en prend directement aux plus pauvres, sans travail, sans revenus, sans toit.Solidaires_antifa

Nous prenons d’ores et déjà position publiquement et avons sollicité en ce sens les autres unions départementales de l’Aude. Nous allons faire le point avec elles dans les prochains jours.

A noter que les UL CFDT CGT FSU et FO de Narbonne ont sans tarder signé la motion de soutien adoptée par près de 800 personnes présentes au 1er mai exigeant la réintégration des syndicats carcassonnais dans leurs locaux.MOTION 1ER MAI 2026 NARBONNE

Contre l’expulsion des syndicats par le Maire RN de Carcassonne

Motion à télécharger au format PDF ICI

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Éducation Internationalisme Palestine

Comprendre la Palestine, soutenir l’éducation  !

Pourquoi est-il important de parler de la Palestine à l’école ?

Une partie de nos élèves se sent concernée par cette question. Pourtant, nous avons souvent du mal à apporter des réponses dans nos classes. Pire, nos élèves sont parfois criminalisé·es et sanctionné·es pour avoir exprimé leur tristesse, leur colère ou leur indignation sur un sujet d’actualité particulièrement dramatique.

La question du colonialisme peut avoir une forte résonance chez des élèves dont l’histoire familiale en est marquée.

C’est aussi le racisme, vécu au quotidien, qui favorise chez nos élèves une empathie plus forte pour d’autres groupes infériorisés et criminalisés auxquels ils peuvent s’identifier.

La complicité de la France, à travers sa coopération diplomatique et
économique, ses livraisons d’armes et ses discours politiques de soutien à l’occupant israélien, n’est plus à prouver.

Le consentement au génocide des Palestinien·nes a reposé sur un racisme assumé et une islamophobie décomplexée dans de nombreux médias et discours politiques, qui blessent nombre d’entre nous.

Nous pouvons donc imaginer le ressenti de nos élèves qui grandissent dans un monde qui les déshumanise et autorise les violences à leur encontre.

Histoire de la Nakba

Israël, État colonial

Depuis sa création, l’État d’Israël fait fi des droits humains et du droit international. Il poursuit son projet de colonisation de peuplement sur l’ensemble de la Palestine historique. Aucune solution définitive ne pourra exister sans respecter le droit au retour sur leurs terres des réfugié·es palestinien-nes et de leurs descendant·es

En 2018, la loi « Israël, Etat nation du peuple juif » consacre l’apartheid basé sur le racisme.

Le génocide en cours à Gaza n’est donc pas un accident. Il est le prolongement d’une politique coloniale et criminelle continue, théorisée dès la fin du XIXème siècle.

Dates clés

1947 • Le plan de partition

Ce plan découpe le territoire palestinien en cinq territoires : un territoire continu pour Israël du Nord au Sud et quatre morceaux de terre pour les Palestinien·nes.

Dès le plan de départ, il est impossible d’envisager un État palestinien ainsi morcelé. Mais le rapport de force dans un monde alors très colonial permet l’adoption de cette partition par 33 pays, alors que 13 ont voté contre et 10 se sont abstenus, la majorité des pays du continent africain n’étant pas décolonisée ou pas encore membre de l’ONU.

1948 • La Nakba

Ce terme, qui signifie « la catastrophe » en arabe, désigne l’expulsion de 700 à 800·000 Palestinien·nes, l’exécution de plus de 15·000 habitant·es de cette terre et la destruction de plus de 500 villages.
Cela représente le déplacement forcé de plus de 70% de la population palestinienne.

1967 • La Naksa

Ce terme, qui signifie « la rechute », désigne l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, Gaza, le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Plus de 300·000 Palestinien·nes sont chassé·es.

1993 • Le processus d’Oslo

Face à la colonisation continue de la Palestine et à la violence de l’occupation, sous la pression internationale, les représentant·es de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) acceptent de nouvelles négociations avec Israël alors que le rapport de force leur est défavorable.

Les accords d’Oslo, dont le contenu a été tenu secret, vont en réalité permettre à Israël de réorganiser l’occupation en Cisjordanie, en fragmentant le territoire en trois zones, dont la zone C qui correspond à de nouvelles confiscations de terres.

L’apartheid s’accentue alors puisque les Palestinien·nes sont soumis·es à des statuts administratifs différents.

Le processus d’Oslo doit durer cinq ans, durant lesquels l’Autorité palestinienne doit collaborer avec Israël pour assurer la sécurité de l’État occupant. Durant cette période, Israël continue à coloniser un maximum de terres en Cisjordanie.

Ainsi, en 1995, deux ans après la signature, Israël a déjà permis l’installation de 20·000 nouveaux colons sur ce qui devait devenir un État palestinien.

2002 • Début de la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie

Ce mur a été jugé illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 alors qu’il mesurait 190 km de long.
Aujourd’hui, cette barrière, ainsi que 89 barrages militaires israéliens qui entravent la circulation quotidienne des Palestinien·nes, mesure plus de 700 km et est équipée de technologies de surveillance et de reconnaissance faciale, en grande partie fournies par l’entreprise américaine HP.

2006 • Le blocus total de Gaza

Un an après l’évacuation des colonies à l’intérieur de la bande de Gaza, un blocus total (terrestre, aérien et maritime) est décrété par l’État colonial sur cette zone, déjà majoritairement peuplée de réfugié·es chassé·es d’autres régions de la Palestine. Cette enclave va ensuite subir régulièrement les assauts de l’armée israélienne : en 2009, 2012, 2014, 2018, 2021, 2022, 2023, puis les deux années du génocide en cours.

Pour aller plus loin :

Un boycott légitime, pour le boycott culturel et universitaire de l’Etat d’Israël, Eyal Sivan & Armelle Laborie, la Fabrique ;
Palestine un peuple qui ne veut pas mourir, Alain Gresh, Les Liens qui Libèrent ;
Comprendre la Palestine, Xavier Guignard et Alizée Pin, les Arènes ;
La palestine expliquée à tout le monde, Elias Sanbar, Seuil ;
Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, La Fabrique.

La campagne BDS Boycott Désinvestissement Sanctions

Les revendications

SUD éducation est engagée dans la campagne BDS.

Lancée en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne, elle mène des campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre l’État colonial israélien.

Trois revendications sont au cœur de la campagne BDS :

L’égalité des droits, c’est-à-dire la fin de l’apartheid
La fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine
Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes

Le boycott ciblé

La campagne BDS appelle au boycott ciblé de marques complices de la colonisation et du génocide en Palestine.

HP fournit des services aux prisons de haute sécurité qui enferment des milliers de prisonnier·es politiques palestinien·nes, équipe les checkpoints qui entravent leur circulation, et fournit des services aux autorités d’occupation pour stocker les données de l’État civil des Palestinien·nes.

Carrefour est complice de la colonisation en Cisjordanie par un accord de franchise avec une entreprise israélienne présente dans les colonies. Carrefour Israël s’est même vanté d’avoir fourni des colis aux soldats israéliens.

La banque et les assurances AXA détiennent des millions de dollars dans des entreprises qui arment Israël.

McDonald’s, à travers sa franchise israélienne, a fait des dons de repas aux soldats génocidaires.

Coca-Cola participe à la colonisation de la Palestine via sa franchise qui a notamment un centre de distribution dans une colonie.

Les enfants, le génocide et l’éducide

Dans l’Éducation, la situation est catastrophique. Les enquêteur·trices de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre les attaques israéliennes contre des écoles et dénoncent « l’anéantissement du système éducatif à Gaza ». Israël a détruit toutes les universités et 90·% des écoles. Pire encore, l’armée israélienne a utilisé l’université Al-Azhar pour en faire une base militaire. Plus de 658 000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es depuis 2 ans et plus de la moitié des sites religieux et culturels ont été réduits à néant.

Toujours selon une enquête de l’ONU, en Cisjordanie, le système éducatif a souffert de l’augmentation des opérations militaires de l’armée d’occupation israélienne, du harcèlement des élèves et de la multiplication des points de contrôle, des démolitions et des attaques de colons, qui ont touché plus de 806 000 élèves palestinien·nes.

SUD éducation rappelle que les droits des jeunes et des enfants doivent être respectés : le droit à l’égalité, le droit d’avoir une identité, le droit de vivre en famille, le droit à la santé, le droit à l’éducation et aux loisirs, le droit d’être protégé·e en temps de guerre, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes de violence, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes d’exploitation, le droit de s’exprimer et d’être entendu sur les questions qui les concernent, le droit de l’enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit au logement.

SUD éducation soutient l’accueil des étudiants gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France. C’est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités économiques et militaires de la France dans ce génocide.

Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS, exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Entre 2023 et 2025, plus de 658·000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es*.
Israël a détruit 90·% des écoles et tué des dizaines de milliers d’enfants. * Données de l’UNICEF
SUD éducation s’engage et soutient les élèves victimes du génocide en s’inscrivant dans toutes les actions de soutien éducatif aux enfants de Gaza comme l’initiative palestinienne « Education 4 Gaza ».

Le tract à télécharger pour diffusion dans vos établissements.

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Télécom

IL Y A URGENCE – STOP CESSION DE GLOBECAST – lettre ouverte de SUD Télécom IDF


Cette lettre ouverte de notre syndicat SUD Télécom IDF, est rédigée sous forme d’alerte sociale et économique. La direction d’Orange sous la houlette de la Directrice Générale Christel Heydemann dépasse les bornes de l’irresponsabilité en décidant que le groupe devrait se séparer de sa filiale Globecast en ce début d’année 2026.

Il y a urgence à mettre fin à une dérive stratégique qui a commencée avec l’arrivée de la Directrice Générale il y a 4 ans. Le dossier d’information-consultation de la cession de la holding Globecast passe au CSEC d’Orange le 16 avril 2026, présenté par son PDG, Philippe Bernard.

Bien avant la consultation obligatoire des Instances Représentatives du Personnel, l’annonce, bien que parcellaire de la cession a été faite dans les médias (Challenge, Les Échos). Le délit d’entrave ne freine pas les velléités de vente et l’appât du gain de la Direction d’Orange : faire du cash à tout prix pour satisfaire ses actionnaires, quitte à déséquilibrer l’intégrité du groupe Orange et à malmener son personnel, quitte à s’assoir sur la souveraineté de l’entreprise, voire à porter le flanc de la souveraineté nationale aux ingérences étrangères.

Les conséquences négatives de ces annonces précipitées sur la bonne marche de la filiale ne se sont pas faites attendre depuis octobre 2025, pertes de parts de ce marché très restreint, départ de client·e·s, le sentiment de gâchis et d’écœurement du personnel.

Le 19 février, les places financières ont pu assister à un show médiatique pour le lancement du second plan stratégique d’Orange : Trust the future.

Mais la ligne stratégique de la direction d’Orange reste la même depuis quatre ans : faire fructifier les stock-options et autres actions gratuites. Les salarié·e·s en sont toujours les premières victimes, et seront encore présent·e·s dans ce qu’il restera de l’entreprise démantelée, quand la DG, elle, repartira sans état d’âme après s’être enrichie sur son dos.

Mais dans un contexte international tendu, la souveraineté, notamment numérique est mise à mal : assujettissement à des serveurs étrangers, particulièrement états-uniens (Microsoft, Amazon…), asservissement à des constellations satellitaires appartenant à des milliardaires suprémacistes comme Starlink. Il est inacceptable de sacrifier la pépite Globecast : une filiale aux infrastructures complètes, un réseau mondial et un personnel aux compétences rares.

SUD Télécom IDF ne peut se satisfaire du compromis des représentant·e·s de l’Etat au Conseil d’Administration, qui acceptent que la filiale soit cédée, du moment que ce soit un repreneur sous pavillon français. En effet, l’état français détient encore 23% des actions de la maison-mère Orange. Quel manque de mémoire, quand on se souvient qu’Orange, partenaire prémium des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, a réussi à retransmettre ce spectacle qualitativement à 3 milliards de téléspectateurs et téléspectatrices, grâce à sa ressource interne exceptionnelle : Globecast.

Quel manque de lucidité des pouvoirs publics, à notre connaissance, un seul député s’en inquiète. C’est pourquoi, nous vous alertons, représentants et représentantes de la République, il y a urgence à mettre fin à cette manœuvre financière indigne de l’opérateur de télécommunications historique français.

Un réseau et des structures ont été construits en 25 années, sous l’enseigne Globecast. Filiale créée afin de poursuivre les activités historiques de France Télécom qui, depuis près d’un siècle assure les transmissions radio, TV et satellites.

Globecast achemine depuis un quart de siècle, des flux vidéo d’évènements mondiaux : le Tour de France, les JOP (Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris), les Coupes du Monde de football et les retransmissions de l’Elysée etc. C’est un réseau, actif, de 12 téléports satellitaires, 125 000km de fibre, 60 unités mobiles.

Une entreprise française de distribution mondiale de services en médias, fonctionnelle, autonome, dotée de sa propre infrastructure, est en passe d’être dispersée si la filiale est vendue à une entreprise spécialiste de « carve-out » (en français « détourage »). En résumé, une opération de cession à la découpe pour ne retenir qu’une partie des titres ou d’actifs, les plus rentables.

Il est inconséquent d’abandonner cet héritage industriel français, et de disperser son personnel expérimenté.

Parlons-en du personnel, l’éternel oublié, il est grand temps qu’il soit respecté. D’autre part, la transmission des connaissances, de l’expérience et des métiers rares serait irrémédiablement abandonnée avec les emplois supprimés, un véritable renoncement à cette richesse inestimable.

Orange a laissé pourrir la situation de la filiale en recyclant comme PDG notamment, l’ex-DRH Didier Barberot de 2010 à 2016, en procédure juridique depuis 2010, pour harcèlement institutionnel.  C’est dire le peu d’entrain de sa part pour soutenir cette filiale et son personnel pendant 6 ans. Malgré cette entrave, le personnel a pu se ressaisir pour réussir les JOP 2024.

Depuis plusieurs mois, il est laissé dans l’ignorance, l’expectative et le doute, à la suite des annonces médiatiques. Son PDG, Philippe Bernard a certes réuni son personnel, début 2026, mais le dirigeant prétend alors se taire, parce ce serait porter atteinte au “droit des affaires”. Sans aucune empathie pour le personnel plongé dans l’incertitude sur son avenir. Rien d’étonnant à ce digne successeur de Mr Barberot, DRH d’Orange déchu.

Avec ses 489 salarié·e·s (dont 206 en France) et 172 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 (dont 88 en France), Globecast représente peu à l’échelle des bientôt 48 milliards de recettes de sa maison-mère. Mais c’est une entreprise qui pèse lourd dans sa branche, réputée à l’international. Seulement, elle a été mise artificiellement en déficit, ce qui ne collerait pas avec les objectifs de rentabilité du groupe Orange.

Un salarié de Globecast témoigne : 

« Aucun effort pour garder les clients historiques : ni de plan après la fermeture du site historique d’Archives à Paris, ni de garantie financière. Les effets d’annonce de sa cession par Orange depuis plusieurs mois provoquent le rejet de fait des appels d’offre. Après lui avoir saboté le marché de l’événementiel, Orange prétexte que Globecast n’est plus rentable.

Il reste encore 38 fonctionnaires chez Globecast France. La gestion du personnel est délétère : on le pousse à partir, on remplace son directeur technique par un Américain ne parlant pas un mot de français et nous obligeant à tout faire en anglais !!!

Les CDI formés sont incités à quitter Globecast pour rejoindre la maison-mère Orange. Les alternants et des CDD partent dès qu’ils commencent à maitriser le boulot. Lorsqu’il y a un incident, on blâme l’opérationnel sans se dire que la gestion humaine est calamiteuse. Combien de DRH en 5 ans ? Je ne les compte plus !

L’enjeu serait aussi de garder des activités au sein du groupe pour ne pas devenir dépendant d’une autre entreprise, voire celui d’une entreprise suisse, allemande ou luxembourgeoise. Le dernier repreneur envisagé serait un liquidateur français. »

Quant à l’atteinte à la souveraineté nationale, la directrice générale d’Orange semble oublier que le téléport de Sainte Assise en Seine-et-Marne, héberge le centre de transmission de la Marine Nationale, une infrastructure classée « secret défense ».

Le réseau de Globecast est également étroitement imbriqué avec celui de l’armée française. Il serait préjudiciable de briser l’intégrité de ces réseaux entremêlés.

En conclusion : le désengagement en cours de Globecast, la filiale spécialisée dans la retransmission de flux et de contenus, est un abandon d’infrastructures existantes dans la diffusion, notamment satellitaire. Orange se passerait de réseaux terrestres, mais aussi d’équipements de téléports satellites. Outre le scandaleux montage financier en ce début d’année 2026, la perte d’influence mondiale pour le groupe entier serait également une ineptie de la direction d’Orange. Pour reprendre son slogan publicitaire : “Orange ne serait plus là” lors des grands évènements sportifs à venir.

Il est temps de mettre un terme au saccage du groupe Orange. Le groupe doit investir dans Globecast plutôt que de céder cette précieuse ressource interne.

Grève et rassemblement pendant l’AG des actionnaires d’Orange

13h mardi 19 mai face à la salle Pleyel

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Conditions de travail

Hausse des prix du carburant et de l’énergie : il y a urgence à augmenter nos salaires !

L’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a déclenché un choc pétrolier dont les effets se font directement ressentir sur notre niveau de vie. Pour qu’aller travailler ne coûte pas encore plus cher, il nous faut des mesures d’urgence.

Augmenter les salaires

La forte augmentation des prix à la pompe pèse directement sur nous. À cela s’ajoute parfois la facture de gaz ou de fioul. Alors que l’inflation repart en forte hausse, à 2,5% en mars, les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises. Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement et l’indexation des salaires sur l’inflation.

Encadrer les prix

Comme l’eau, l’énergie est un besoin essentiel pour se déplacer ou se chauffer. Ses prix doivent donc être sortis du marché spéculatif. Plutôt que d’enrichir les actionnaires il faut répondre aux besoins vitaux de la population. Nous revendiquons le blocage des prix du carburant et l’encadrement des prix de l’énergie.

Taxer les sur-profits

Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Une filiale de Total Energie a ainsi réalisé 1 milliards de $ de bénéfices en mars en pariant sur la hausse du prix du baril. Les prix à la pompe ont grimpé dès le début du conflit alors qu’il faut plusieurs semaines entre l’extraction du pétrole et son arrivée à la pompe (transport, raffinage…) et sans rapport avec le coût du brut. En France, les compagnies pétrolières amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour depuis le début de la crise. Nous revendiquons la taxation des sur-profits réalisés sur la flambée des prix de l’énergie et la réappropriation publique du secteur de la production d’énergie.

Stopper l’agression militaire

Il faut agir pour mettre fin aux guerres d’agression aux conséquences humaines dramatiques qui n’ont pour seul motif l’accaparement des ressources et entraînent de graves conséquences pour les populations et la planète.

Développer les alternatives au tout-voiture

Loyers chers qui obligent à habiter loin de son travail, insuffisances du réseau de transports collectifs, horaires décalés… Trop souvent, la voiture est la seule option pour se rendre à son travail. Nous revendiquons que le Forfait mobilité durable devienne obligatoire pour l’employeur et l’investissement dans le service public pour développer de réelles alternatives au véhicule individuel et des politiques tarifaires incitatives, pouvant aller jusqu’à la gratuité.

Ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer leurs crises et leurs guerres.

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