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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Communiqué intersyndical : au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTIphobies !

Publié le 19 mai 2026

Paris le 19 mai 2026

Les attaques contre les personnes LGBTI+ se multiplient et s’intensifient : menaces sur les financements des centres de santé et du planning familial, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es et tentatives d’interdiction de Marches des Fiertés par certaines municipalités. Dans le même temps, l’offensive contre les droits des personnes trans s’est ancrée dans l’agenda parlementaire avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, qui menace de précariser gravement les personnes trans et étrangères par des obstructions administratives et un fichage systémique.

Médias d’extrême droite, responsables politiques réactionnaires et groupuscules conservateurs : les discours de haine sont de plus en plus décomplexés. Les inégalités perdurent dans tous les domaines : discriminations à l’emploi, au logement, et entraves aux droits reproductifs et à la filiation.

Plus largement, au niveau international, les actes violents sont attisés par une “internationale réactionnaire”. Si des victoires historiques ont été marquées en Thaïlande ou par la Cour de justice européenne (qui contraint la Pologne à reconnaître les unions LGBTI+ scellées dans d’autres pays de l’UE), nous constatons un recul alarmant dans les pays où des pouvoirs réactionnaires ou autoritaires s’installent, notamment aux États-Unis ou au Sénégal avec le durcissement des lois pénales.

Toujours plus de LGBTI+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTIphobie au travail demeure une réalité massive : elle représente le 4ème lieu de discrimination recensé. Elle est majoritairement le fait des collègues (63 %) ou des supérieurs hiérarchiques (49 %). Elle se caractérise par le rejet et l’ignorance (53 %), les insultes (49 %) et le harcèlement (41 %).

Dès l’embauche et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es, isolé·es et discriminé·es. Cela va des prétendues « blagues » aux refus de promotion, jusqu’aux violences physiques. Le rapport souligne que 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Ces agressions ont des conséquences directes sur la carrière : mutations subies, ruptures de contrat ou précarisation forcée, particulièrement pour celles et ceux qui subissent des discriminations croisées (handicap, précarité, racisme).

Voir son identité de genre et son orientation sexuelle respectées n’est ni un caprice ni une mode, c’est un droit fondamental reconnu comme une composante essentielle de la dignité humaine.

Impact des fermetures des services publics sur les personnes LGBTI+

La destruction des services publics, notamment de santé, entrave d’autant plus un accès aux soins déjà précaire. Les attaques envers l’école, portées par le gouvernement ou des organisations d’extrême droite comme Parents Vigilants, génèrent un climat particulièrement hostile pour les élèves trans et non binaires ! Reconnue comme un outil efficace pour lutter contre les LGBTIphobies, l’éducation à la sexualité est devenue un symbole systématiquement attaqué par les mouvements réactionnaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTI+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Face à la haine, la solidarité est notre force

Les employeurs ont l’obligation légale d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de sanctionner les actes discriminatoires.

Il est urgent de mettre en place :

● Des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises intégrant la lutte contre les discriminations.

● Un plan ambitieux de prévention et de lutte contre les LGBTIphobies dans la fonction publique

● Des outils effectifs de prévention et de suivi du harcèlement.

● La formation obligatoire des salarié·es et agent·es de la fonction publique, ainsi que de l’encadrement et des directions pour déconstruire les stéréotypes de genre.

● Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage dans toutes les entreprises et administrations.

● Des mesures concrètes de protection des victimes (prise en charge des frais d’avocats, procédures d’enquêtes types, protection fonctionnelle dans la fonction publique…).

Nous rappelons que lorsque l’extrême droite progresse, les droits de toutes et tous sont menacés. Elle prolifère en exacerbant les clivages pour diviser les travailleurs et travailleuses. Nos organisations syndicales sont particulièrement inquiètes quant au sort des personnes LGBTI+ migrantes et demandent un droit d’asile effectif.

Alors que s’ouvre la période des Marches des Fiertés, nos organisations syndicales appellent le monde du travail à participer aux rassemblements de soutien et aux différentes Marches des Fiertés.
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Contre les discriminations LGBTQI+ au travail

Publié le 13 mai 2024

Tu es victime de discriminations LGBTQI+ au travail ?

Etre LGBTQI+, et parfois plusieurs de ces identités/vécus en France à l’heure actuelle, c’est encore affronter des vexations et des discriminations systémiques.

Sur le lieu de travail, les employeurs ont « l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de prohiber les actes discriminatoires.». La discrimination LGBTQI+ peut prendre des formes diverses : être écarté d’un recrutement, d’un stage ou d’une formation, être sanctionné ou licencié. Elle peut aussi être constituée de mesures, ou d’un ensemble de mesures, visant à empêcher l’accès à l’embauche, la formation, à faire obstacle ou, au contraire, provoquer une mutation, à ralentir l’évolution salariale, à bloquer l’accès à une qualification, une classification ou une promotion professionnelle.

L’article L1132-3-2 du code du travail précise qu’aucune sanction, mesure de licenciement ou mesure discriminatoire ne peut être prise à l’encontre d’un-e salarié-e qui refuse « en raison de son orientation sexuelle une mutation géographique dans un Etat incriminant l’homosexualité ». –

La violence ne s’arrête jamais à la porte du travail, c’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, syndicat de lutte et de transformation sociale, lutte pour les droits des personnes LGBQI+ au travail mais aussi dans l’ensemblre de la société.

Qui contacter ?

Les représentant-es du personnel : iels peuvent vous accompagner dans vos démarches auprès des directions, des prud’hommes, ou vous donner toutes les informations nécessaires pour contacter les associations.

La section syndicale : accompagnement, soutien, les équipes syndicales locales peuvent intervenir directement auprès des directions, faire valoir les accords d’entreprise (ou simplement les rappeler !) lorsqu’ils existent, et te permettre de ne pas effectuer seul-e tes démarches. Le syndicat peut se porter partie civile aux côtés de la victime dans la procédure pénale, ou bien être intervenant volontaire dans la procédure prud’hommale.

L’Union syndicale Solidaires : 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris – solidaires.org –contact@solidaires.org pourra répondre à tes questions et t’orienter vers les des personnes référentes sur l’ensemble du territoire.

Le défenseur des droits : c’est une autorité indépendante (et non un juge) qui peut être saisie par un courrier motivé directement par la victime. S’il choisit de donner suite à la saisine, il dispose de pouvoirs d’enquête et d’audition, de vérification dans les locaux.

Les associations : outre SOS homophobie qui agit au niveau national, Justice LGBT https://www.justice-lgbt.com/ ; Le RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agression et de Discrimination) : https://ravad.org/ ; il existe des associations LGBT (Lesbiennes – Gays – Bi – Trans) dans certains secteurs professionnels.

Tu veux témoigner d’une discrimination ?

Les témoins de ces agissements discriminatoires sont protégé-es contre toute sanction, licenciement ou toute mesure discriminatoire, s’iels les attestent dans une procédure ou s’iels les relatent.

Pour connaître nos revendications

https://solidaires.org/se-syndiquer/nos-positions/#agir-contre-les-lgbtiphobies

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17 mai 2026, au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTQIA+phobies !

Publié le 15 mai 2026

En 2026, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont plus que jamais menacés par une offensive réactionnaire à l’échelle mondiale. Les attaques se multiplient : agressions physiques de personnes LGBTQIA+, harcèlement des militant·es, interdictions et tentatives d’interdictions de Marches des Fiertés par des municipalités basculant à l’extrême droite ou dirigées par des partis conservateurs.

En France, l’offensive institutionnelle se durcit avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, permise par une alliance de fait entre le gouvernement, la droite et l’extrême droite. Cette loi est une attaque directe contre les personnes trans et étrangères, organisant la précarité et le fichage administratif. Parallèlement, le choix pressenti de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits nous inquiète fortement : comment confier la défense de nos libertés, la lutte contre les discriminations, à un homme qui a systématiquement combattu le mariage pour toustes et l’inscription de l’IVG dans la Constitution ?

Une internationale réactionnaire aux visages multiples

Au niveau international, la violence est attisée par des pouvoirs autoritaires, réactionnaires et conservateurs. Depuis 2025, l’administration Trump démantèle méthodiquement les protections contre les discriminations et exclut les personnes trans de la vie publique. Au Sénégal, un nouveau cap dans la répression a été franchi en mars 2026 avec le doublement des peines pour homosexualité.

En Europe, malgré la mobilisation historique de 1,2 million de citoyen·nes, la Commission européenne a manqué une occasion majeure en refusant d’interdire strictement les « thérapies » de conversion. Solidaires dénonce ce renoncement et continuera de lutter pour l’interdiction de ces pratiques barbares qui renvoient les orientations sexuelles non hétéronormées au rang de maladies.

Toujours plus de LGBTQIA+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTQIA+phobie au travail ne régresse pas. Elle est le fait de collègues (63 %) ou de supérieurs (49 %) et se manifeste par du harcèlement, du rejet (53 %) et des insultes (49 %). Dès l’embauche, où l’apparence physique sert encore de prétexte à l’exclusion, et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es et isolé·es.

L’étude IFOP/L’Autre Cercle rappelle que 37 % des personnes trans ont subi une agression sur leur lieu de travail. Ces violences génèrent une souffrance extrême : 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Pour Solidaires, voir son identité respectée est un droit fondamental lié à la dignité humaine. L’inaction des employeurs face à ces climats délétères est une faute.

Santé, école, justice : les violences institutionnelles persistent

La destruction des services publics, notamment de santé, frappe de plein fouet les plus précaires. Nous soutenons les luttes des salarié·es de la santé communautaire, comme à AIDeS ou encore la CASE de Santé à Toulouse, qui font face à des restructurations budgétaires menaçant l’accès aux soins. À l’école, les attaques contre l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) par des mouvements réactionnaires créent un climat de terreur pour les élèves trans et non binaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTQIA+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Solidaires revendique

Les employeurs ont l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses. Il est urgent d’imposer :

  • Des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur la lutte contre les LGBTQIA+phobies.
  • Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage.
  • La formation obligatoire des directions et des salarié·es pour déconstruire les stéréotypes de genre.
  • Des mesures concrètes de protection des victimes (frais d’avocats, enquêtes types).
Pour les droits LGBTQIA+, marchons partout ! Les mois de mai et juin sont ceux des fiertés. Face à la montée de l’extrême droite et des conservateurs, face aux politiques migratoires racistes qui mettent en danger les exilé·es LGBTQIA+, mobilisons-nous !
Solidaires appelle à participer massivement aux Marches des Fiertés pour porter haut nos revendications.

Listes (non exhaustive) des Prides 2026

  • 31 janvier : Molines-en-Queyras
  • 28 mars : Bourg-en-Bresse
  • 9 mai : Agen, Libourne
  • 16 mai : Besançon, Blois, La Roche-sur-Yon, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Paul-les-Dax, Valence, Vannes
  • 23 mai : Bourgoin-Jallieu, Reims, Poitiers
  • 30 mai : Alençon, Angers, Avignon, Belfort, Bordeaux, L’Arbresle, Laval, Lille, Narbonne, Niort, Orléans, Rodez, Saint-Nazaire, Tarbes, Vernon
  • 6 juin : Angoulême, Arles, Aix-en-Provence, Béziers, Bourges, Calais, Chartres, Douai, Douarnenez, Fougères, La Ciotat, La Rochelle, Mulhouse, Nancy, Roubaix, Saint-Gaudens, Saint-Quentin (02), Thionville, Toulouse, Tours, Troyes – Pride des banlieues, ville à préciser
  • 13 juin : Alès, Arras, Auxerre, Biarritz, Caen, Compiègne, Dijon, Montauban, Nantes, Nevers, Périgueux, Perpignan, Saint-Brieuc, Saintes, Toulon, Villefranche/Saône
  • 20 juin : Brest, Grenoble, Guéret, Montpellier, Rennes, Rouen, Saint-Martin-en-Haut, Strasbourg, Vesoul
  • 27 juin : Amiens, Carcassonne, Lisieux, Lorient, Lyon, Nîmes, Paris, Tourcoing
  • 4 juillet : Cluny, Le Mans, Marseille, Quimper, Roanne
  • 11 juillet : Lyon
  • 18 juillet : Annecy
  • 25 juillet : Chenevelles
  • 26 juillet : Pontrieux
  • 12 septembre : Clisson
  • 10 octobre : Chambéry

Initialement prévue le 30 mai, la Marche des Fiertés de Tinqueux est annulée en raison de la dissolution de l’association Couleur Champenoise, qui portait l’organisation et la coordination de cet événement sur le territoire Marnais.

A Lyon, une deuxième marche est organisée au mois de juillet par de nombreuses associations membres du Centre LGBTI+ Lyon en raison d’importantes divergences avec le Collectif Fierté Lyon qui organise depuis plusieurs années la manifestation. Constituées en inter-organisation, ces associations veulent « repenser le fonctionnement démocratique, renforcer les décisions collectives et répondre à des attentes complémentaires ». Leur objectif est de construire une mobilisation qui rassemble associations et collectifs, commerçant-es et artisan-es, acteurs du monde de la nuit, syndicats et partis souhaitant soutenir la marche, pour « renforcer ensemble la visibilité, le soutien et la défense des droits LGBTI+ ».

Cette année, Villefranche/Saône organise sa première pride caladoise, portée par Arc-en-Calade, collectif queer féministe, anticapitaliste et décolonial du beaujolais avec le soutien de l’UL Solidaires Villefranche Beaujolais. Le mot d’ordre : faire exister et rendre visible la résistance queer par un espace de fête, de création, de mémoire et de lutte.

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Conditions de travail Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Au travail comme ailleurs, stop aux LGBTIphobies

Publié le 21 avril 2026

Le monde du travail favorise les discriminations et notamment les LGTBIphobies : injures, stigmatisations, harcèlements, outing forcés, inégalités, renoncements aux droits et licenciements.

Solidaires défend et accompagne toustes les salarié.es victimes liées à son orientation sexuelle ou son identité de genre. Stop aux LGBTIphobies. Amplifions la lutte syndicale !


Solidaires – Canal Marches – 2026
Film réalisé dans le cadre de Expression Directe
diffusion France 3 : 19/04/2026 à 10h40

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Conditions de travail Luttes antivalidistes Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations Luttes féministes

Transposition de la Directive Européenne sur la Transparence salariale : Pour le gouvernement, l’égalité femmes hommes attendra !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance du projet de loi de transposition de la Directive Européenne 2023/970 visant à renforcer l’égalité salariale. Bien que adoptée par le parlement européen en mai 2023, elle devait être transposée dans le droit français au plus tard en juin 2026.

Le projet de loi a été mis sur la table seulement le 6 mars 2026, dans l’urgence, excluant la possibilité de tenir les délais !

Le constat est amer : sous couvert de “simplification”, le gouvernement vide la directive de sa substance et s’entête à maintenir un système d’Index qui a déjà prouvé son inefficacité.

L’oubli délibéré de l’Intersectionnalité

Alors que les articles 3 (paragraphe 2, point e) et 16 (paragraphe 2), de la Directive européenne consacrent pour la première fois la discrimination intersectionnelle, ce dont la Defenseure des Droits s’était félicitée, le projet de loi français l’ignore purement et simplement. En refusant de croiser les données de genre avec l’origine, le handicap ou l’âge, le gouvernement condamne les femmes les plus précaires à rester dans l’angle mort des statistiques. Sans l’outil de l’intersectionnalité, les barrières invisibles resteront intactes. On ne peut pas combattre les inégalités de salaire sans voir que les femmes racisées ou handicapées subissent une double, voire une triple peine salariale.

La “Valeur Égale” livrée à l’arbitraire patronal

L’article 5 du projet de loi français permet à l’employeur de définir seul, par décision unilatérale, les catégories de “travail de valeur égale”. Alors que la directive place les organisations syndicales au centre de l’élaboration des mesures notamment dans les moyens de comparer les métiers de “valeur” équivalente. En laissant au patronat la possibilité en cas d’échec de décider seul, le sexisme des grilles de classification qui dévaluent les métiers du soin, du lien et de l’humain perdurera. À titre d’exemple, on continuera d’accepter un écart de plusieurs centaines d’euros entre une sage-femme (Bac+5) et un ingénieur informatique (Bac+5) au sein d’un même établissement.

Un seuil de 5 % qui légalise l’inégalité salariale

Le projet de loi renvoie à un décret le soin de fixer le seuil d’écart toléré avant toute action correctrice. Or, quand le gouvernement communique sur un écart de salaire “inexpliqué” qui serait tombé à 4,5 %, il prépare le terrain : si le seuil légal est à 5 %, les entreprises n’auront plus rien à corriger ! Pour Solidaires, un écart de 4,9 % reste un vol du patronat aux travailleuses. Nous exigeons un seuil de déclenchement à 0 %. L’égalité ne se négocie pas à la marge.

Enfin, le projet de loi limite l’obligation de rendre les salaires publics aux seules entreprises de plus de 50 salarié·es. C’est abandonner des millions de travailleuses employées dans les TPE et PME à l’opacité la plus totale. Pour Solidaires, la transparence des données salariales doit s’appliquer à tous les employeurs, publics comme privés, dès le ou la premier·e salarié·e.

Solidaires revendique une transposition ambitieuse de la directive 2023/970 :

  • L’intégration immédiate de la notion de discrimination intersectionnelle dans le Code du Travail.
  • La transparence totale des rémunérations (primes et avantages inclus) accessible aux représentant·es du personnel (CSE dans le privé, Comités Sociaux dans le public)
  • La revalorisation immédiate des métiers majoritairement féminisés, en intégrant dans l’évaluation du “travail de valeur égale” des critères jusqu’ici invisibilisés comme la charge émotionnelle, la responsabilité humaine et la pénibilité nerveuse.
  • Des sanctions réellement dissuasives, inspirées du modèle islandais (amendes journalières jusqu’à mise en conformité).
L’égalité salariale n’est pas une option, c’est un droit.
Solidaires ne laissera pas le gouvernement transformer une avancée européenne majeure en termes de droit du travail et d’égalité en une simple opération de communication.

Le 13 mars 2026

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Le Mégaphone S2E12 – 8 mars : grève féministe !

L’émission commence à 5:24

Avec Anissa (SUD Santé Sociaux), Aude (SUD Education), Halima (SUD Santé Sociaux), Marie (secrétaire nationale de Solidaires) et Violette (Solidaires Paris) nous avons discuté de la grève féministe, des métiers féminisés, de précarité, d’intersectionnalité, de l’offensive de l’extrême droite contre nos droits, nos vies !

Le 8 mars : Toutes et tous en Grève !

Emission diffusé en live sur notre chaîne Twitch le 3 mars 2026

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Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Le tract : Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).

En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.

Violences sexistes et sexuelles dans l’Education nationale, pas de double peine pour les victimes – le tract de la campagne

Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.

Fiche analyse : Les violences sexistes et sexuelles au sein de l’Éducation nationale

En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.

Matériel de la campagne
Affiche : Premiers secours en cas de violences sexistes et sexuelles
Une fiche pratique pour demander la protection fonctionnelle

 Qu’est ce que la protection fonctionnelle ? 

C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Saisir le conseil sur le conseil d’administration sur la question des VSST
Fiche pratique : accompagner une victime de violence sexiste et sexuelle
Proposition au CA ou au conseil d’école concernant les violences sexistes et sexuelles au travail
8 mars 2026, grève féministe !

Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Quelques Ressources pédagogiques sur les violences sexistes et sexuelles

Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.

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20 novembre 2025: journée du souvenir trans, Solidaires appelle à rejoindre les différents événements du TDoR!

Le 20 novembre, la communauté trans commémore ses adelphes assassiné·es et suicidé·es, à l’occasion de la journée du souvenir trans, déclinaison française du Trans Day of Remembrance (TDoR). Cette journée, initiée en 1999 en hommage à Rita Hester, femme trans assassinée, est une occasion de rappeler l’urgence de protéger les personnes trans et de construire des ripostes collectives face aux violences systémiques qu’elles subissent. L’Union Syndicale Solidaires appelle les personnes trans et leurs allié·es à rejoindre les mobilisations organisées partout en France.

La transphobie tue et discrimine de manière systémique. Pour la seule année 2025, près de 250 décès liés à la transphobie ont déjà été recensés à travers le monde. Cette violence physique se double d’une violence institutionnelle et sociale quotidienne.

En France, les agressions anti-LGBT+ ont augmenté de 5% en 2024, et 85% des personnes transgenres signalent avoir subi un acte transphobe au cours de leur vie (Rapport 2025 SOS Homophobie).

La transphobie ne se limite pas aux agressions physiques ; elle prend la forme d’exclusions de l’emploi, du logement, de l’école et de la santé. Les difficultés persistantes pour obtenir un changement d’état civil simple et la pathologisation de la transition sont des violences d’État.

Contre la transphobie, l’Union syndicale Solidaires revendique :

  • Le respect du prénom et des pronoms d’usage partout, dans les entreprises comme dans les administrations.
  • La possibilité de changement d’état civil libre et gratuit par simple déclaration devant un officier d’état civil en mairie, sans intervention des pouvoirs médicaux et judiciaires.
  • Une transition dépsychiatrisée, libre et gratuite.
  • Le remboursement à 100 % des frais médicaux de transition sans condition, y compris à l’étranger lorsqu’elles ne peuvent pas être réalisées en France.
  • Une réelle formation des travailleurs·es de l’éducation, de la santé et des collectivités territoriales à l’accueil des personnes trans.
  • Des financements à la hauteur des besoins des associations trans et un respect des libertés associatives de plus en plus souvent attaquées.
  • Le droit d’asile automatique pour toutes les personnes LGBTQI+.

Lutter contre la transphobie, c’est lutter pour une société plus juste, plus inclusive et plus solidaire.

Paris, le 19 novembre 2025

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Éducation Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Collectif contre les LGBTIphobies : déclaration intersyndicale sur l’EVARS au CSE

Ce communiqué a été publié le 09/10/2025

Déclaration intersyndicale et associative du Collectif Éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire

Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,

Notre intersyndicale et associative souhaite alerter une nouvelle fois sur le décalage préoccupant entre les engagements validés ici même fin janvier 2025 et affichés par le ministère dans le cadre des programmes EVAR·S et les moyens réellement mis en œuvre pour garantir son application effective dans les établissements.

Si nous saluons l’existence de ce programme, il demeure largement insuffisant dans sa mise en œuvre. Le manque de moyens humains et de formation empêchent une véritable appropriation par les équipes éducatives et rendent les ambitions affichées inatteignables. Or, sans déploiement concret, les LGBTIphobies continuent de peser lourdement sur la vie et le parcours des élèves.

Nous attirons plus particulièrement votre attention sur une contradiction majeure :

D’un côté, les programmes EVAR·S reconnaissent explicitement la légitimité et l’importance des interventions en milieu scolaire par des associations agréées, expertes dans la prévention des discriminations et la promotion de l’égalité.i

De l’autre, la foire aux questions ministérielleii ainsi que certaines circulairesiii ou réponses administratives interdisent ces interventions en école primaire, privant ainsi les enfants d’un accompagnement précoce pourtant essentiel.

Cette incohérence fragilise le travail des équipes pédagogiques, menace les associations investies et envoie un signal négatif : celui d’un engagement de façade, où les textes promettent mais où les pratiques bloquent.

Cette incohérence questionne également la légitimité accordée par notre ministère au CSE.

Nous demandons donc :

1. La levée claire de l’interdiction faite aux associations agréées d’intervenir en primaire, et une communication en cohérence auprès des parents, des écoles et des enseignant·es.

2. Des instructions précises, unifiées et cohérentes données aux rectorats et directions académiques pour garantir l’application du programme EVARS sur l’ensemble du territoire.

3. Les moyens humains et financiers nécessaires pour former les personnels et soutenir les interventions associatives.

4. L’assurance par le ministère de respecter les décisions prises en CSE, fruits de négociations entre les partenaires.

L’école et l’université doivent être des espaces sûrs, inclusifs et protecteurs. Cela suppose de la clarté, de la cohérence et surtout des actes concrets.

Nous appelons le ministère à prendre ses responsabilités et à transformer enfin les intentions en réalités. 

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