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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Luttes féministes

Communiqué de la coalition pour une Loi Intégrale contre les VSS suite à l’intervention du Président Macron le 18 juin et appel à mobilisations

Publié le 19 juin 2026

Le Président de la République, questionné le jeudi 18 juin par Caroline Roux sur France 2, persiste à refuser toute forme de responsabilité politique dans la mort tragique de Lyhanna, renvoyant la situation à de simples dysfonctionnements, erreurs, ou manques de priorisation.

Alors que depuis 2 semaines l’indignation est immense dans toute la population, et que la loi intégrale est demandée par plus de 150 parlementaires, 320 000 personnes et 81% des Français, il refuse d’entendre les solutions portées par la société civile et les expert·es. Ces solutions permettraient pourtant de sauver concrètement des vies.

Le satisfecit auquel s’est livré le Président est contredit par les drames récents, toutes les commissions, rapports et études sur le sujet, ainsi que par les nombreux responsables politiques qui admettent un manque criant de moyens et une approche intégrale à adopter. 

La loi intégrale, présentée au Conseil d’Etat, nécessite l’accord du gouvernement pour être examinée par l’Assemblée Nationale. Face à ces atermoiements irresponsables au regard de l’urgence, la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale appelle à nouveau à se mobiliser lundi place Vendôme à Paris et devant les tribunaux partout en France.

Elle appelle également à une grande marche le samedi 4 juillet prochain à Paris et à des mobilisations partout en France, pour permettre la participation du plus grand nombre et montrer la détermination des citoyen·nes à obtenir enfin la mise à l’agenda de cette loi intégrale en septembre et des actes concrets concernant les moyens alloués à la lutte contre les violences sexuelles.”

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antifascisme Luttes féministes

Face aux violences sexistes et sexuelles : l’Union syndicale Solidaires exige la loi-cadre intégrale et refuse les leurres sécuritaires de l’extrême droite

Publié le 15 juin 2026

Le meurtre de la jeune Lyannah et les vagues de révélations qui entourent l’affaire Bruel viennent s’ajouter à la trop longue liste des violences sexistes et sexuelles, mettant en lumière le traitement structurellement défaillant de ces crimes. Les violences sexistes et sexuelles sont massives, systémiques et structurelles. Qu’elles concernent les femmes ou les enfants, ce sont les mêmes mécaniques à l’œuvre.

Chaque année, plus de 160 000 enfants et 325 000 femmes en sont victimes en France. Pourtant, la réponse politique, policière et judiciaire est bien en deçà de ce qu’elle devrait être. Face aux accueils défaillants dans les commissariats, aux failles des enquêtes et aux manquements de la justice, la France a d’ailleurs déjà été condamnée à plusieurs reprises devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

En tant que syndicat féministe, l’Union syndicale Solidaires, membre de la Coalition pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, affirme qu’aucune mesurette parcellaire ne suffira. Il faut un véritable changement de société. Nous exigeons l’adoption immédiate et le financement global des 140 recommandations portées par notre coalition.

Contre les violences sexistes et sexuelles, des moyens et des droits

Aujourd’hui, le parcours des victimes est complètement bloqué par le manque de moyens, mais surtout par une culture policière et judiciaire encore profondément patriarcale. Les grilles de lecture sexistes, la mauvaise prise en charge des plaintes et la minimisation des faits par les institutions expliquent pourquoi le taux de classement sans suite atteint le niveau faramineux de 94 % pour les plaintes pour viol. Au-delà du viol, les budgets de l’Etat restent dérisoires face à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles et paralysent l’ensemble de la lutte contre les violences de genre. L’Union syndicale Solidaires exige qu’un budget conséquent soit immédiatement débloqué pour renforcer la justice et créer des tribunaux spécialisés.

Le monde du travail doit également cesser d’être un angle mort. Parce que les violences sexistes et sexuelles traversent aussi le monde professionnel, nous exigeons des droits concrets et les moyens pour les faire respecter.

contrer les discours de l’extrême droite

Face à l’émotion et à la colère légitime qui traverse la société, l’extrême droite tente une fois de plus de faire son beurre politique en agitant ses vieux démons populistes. L’extrême droite feint de s’attaquer aux agresseurs après coup pour mieux masquer son refus de détruire les structures de la domination patriarcale.

C’est une hypocrisie totale : ce sont les mêmes qui combattent l’éducation au consentement à l’école et qui votent systématiquement contre les budgets de l’Aide Sociale à l’Enfance, du travail social et des associations féministes de terrain.

La loi intégrale : un projet de société global

La loi-cadre intégrale ne relève pas de la surenchère sécuritaire, elle porte un changement profond de société :

  • Éduquer et prévenir : Rendre enfin effectives au moins 3 séances annuelles d’EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) dès le plus jeune âge et de la maternelle au lycée.
  • Former : Rendre obligatoire la formation aux violences sexistes et sexuelles pour l’ensemble des professionnels de l’éducation, de la santé, de la justice et du monde du travail afin que chacun·e soit capable de repérer et réagir.
  • Réparer : Assurer le financement et le soutien pérenne des associations féministes et des structures de terrain spécialisées pour garantir l’écoute, l’accompagnement et l’hébergement d’urgence, et prendre en charge à 100 % les soins liés aux psychotraumatismes.
  • Protéger et agir : Mettre en place des mesures fermes contre la pédocriminalité, instaurer un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires et rapides pour briser l’impunité, et instaurer une justice réellement spécialisée.
  • Garantir des droits professionnels : Instaurer un droit à 20 jours de congés rémunérés et sans justificatif pour permettre aux victimes de réaliser les démarches d’urgence (soins, justice, déménagement, recherche de logement).
  • Financer : Allouer les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires à l’éradication des violences.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre massivement les rassemblements de la Coalition féministe et enfantiste tous les lundi à 19h devant les tribunaux partout en France, et à Paris Place Vendôme.

Le combat contre le patriarcat se mène partout : dans la rue, dans les tribunaux et dans nos entreprises. Signons la pétition, exigeons les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires et imposons la loi intégrale !

www.loi-integrale.fr

La loi intégrale doit advenir, maintenant !

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Luttes contre les discriminations Luttes féministes

Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles : La loi intégrale doit advenir, maintenant !

La loi intégrale doit advenir, maintenant !

le 10 juin 2026

Les mobilisations qui ont eu lieu lundi soir dans près de 200 villes partout en France, rassemblant plus de 150 000 personnes, sont un moment historique.

Ces rassemblements massifs, divers en âges, catégories sociales et territoires témoignent de l’ampleur de l’onde de choc et de tristesse provoquée par la mort tragique de Lyhanna. Partout, la colère, l’indignation, mais aussi la détermination à faire changer les choses se sont exprimées vivement.

Ces rassemblements sont l’incarnation d’une exigence politique : que la lutte contre les violences sexuelles devienne enfin une priorité à la hauteur de l’ampleur du phénomène et de la gravité des conséquences sur les victimes et sur la société entière.

Les pouvoirs publics ont fait preuve d’une grande irresponsabilité en interdisant le rassemblement place Vendôme, à peine plus de 2h avant le rassemblement, divisant la mobilisation parisienne. Malgré cette interdiction, la foule a déferlé vers la place Vendôme, tout en étant également rassemblée de manière compacte place Louis-Lépine.

L’irresponsabilité est allée jusqu’à placer en garde à vue l’une des principales organisatrices du rassemblement, Andréa Bescond, qui a passé la nuit dernière en garde à vue, et à qui nous apportons tout notre soutien.

Cet aveuglement quant à l’ampleur de l’indignation s’est également manifesté encore mardi matin, alors que les ministres de l’Intérieur et de la Justice n’ont cessé de nier la problématique des moyens financiers ou législatifs devant la commission des lois du Sénat.

Pourtant, plusieurs victoires ont déjà été obtenues grâce à la mobilisation inédite du mouvement féministe et enfantiste, nous rapprochant de l’adoption de la loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui rassemble désormais plus de 220 000 signataires.

Nous saluons notamment la demande de la présidente de l’Assemblée nationale d’inscrire à l’ordre du jour d’une session extraordinaire la proposition de loi transpartisane visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants – à laquelle notre coalition a contribué -, et sa saisine prochaine du Conseil d’État pour faire avancer le processus législatif.

Devant l’ampleur des mobilisations, le Premier ministre a également fait part de sa volonté, dans un courrier adressé à ses ministres le soir même, que la loi intégrale soit transmise au Conseil d’Etat en vue d’un examen prochain au Parlement.

Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Néanmoins, nous appelons à la vigilance : c’est la loi intégrale que nous exigeons, toute la loi, et non quelques mesures reprises du texte, adoptées sans moyens, comme le Premier ministre le propose dans le cadre de l’examen prochain d’un texte sur la protection de l’enfance.

La loi intégrale est prête, elle est portée déjà par 110 député.es et soutenue par 81% des Français.es, elle doit être mise à l’ordre du jour et adoptée et dotée des moyens nécessaires.

Chaque année, plus de 160 000 enfants et plus de 325 000 femmes sont victimes de violences sexuelles. 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite. Ces chiffres ne décrivent pas des situations isolées.

Ils révèlent un système défaillant et une impunité organisée.

Aucune affaire, aussi emblématique soit-elle, ne suffira à elle seule à y mettre fin.

C’est un changement global de société qui doit advenir. Tant que cette loi n’est pas à l’ordre du jour, nous poursuivrons notre mobilisation.

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Histoire Internationalisme Luttes féministes

Il y a 13 ans, le Rana Plazza

Dans Solidaires et égales : N°47 – Mars/avril 2026

Publié le 17 avril 2026

Le 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh coûtait la vie à 1 138 personnes, majoritairement des femmes et des jeunes filles. Cette tragédie représente des failles d’un système économique basé sur le profit, un système qui s’allie à la dévalorisation du travail des femmes, surtout celles travaillant dans le Sud global.

L’effondrement est survenu après que des travailleuses eurent remarqué des fissures dans les murs et les piliers du bâtiment bétonné trop vieux, trop mal construit. Ces fissures avaient aussi étaient constatées par des experts, et les banques présentes dans l’immeuble avaient, elles, refusé d’ouvrir leurs portes. Pourtant, après une seule journée de fermeture, les propriétaires des usines de textile ont rappelé les ouvrières, les forçant à réintégrer leur poste sous peine de licenciement immédiat. Quelques heures plus tard, le bâtiment s’écroulait sur elles. Sur des milliers de corps de femmes broyés par l’impact.

Le profit avant la vie.

Face à ce massacre, l’indignation mondiale a mis en lumière un vide juridique : les multinationales donneuses d’ordres (dont plusieurs marques françaises) se dédouanaient de toute responsabilité, cachées derrière une cascade de sous-traitants. C’est pour mettre fin à cette impunité totale, où le donneur d’ordre ne “savait pas”, que la bataille pour le Devoir de Vigilance a commencé.

Une loi pionnière sous l’assaut des lobbies

En 2017, la France adoptait la loi sur le Devoir de Vigilance, une première mondiale arrachée de haute lutte. Elle oblige les multinationales à prévenir les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement chez leurs sous-traitants. Cette loi a permis en 2023 et 2024 à SUD PTT de faire condamner La Poste pour son plan de vigilance défaillant (travail dissimulé, harcèlement). Une victoire qui prouve que la loi est une arme… et c’est précisément pour cela que le patronat veut la briser.

Le double jeu de l’Union Européenne : l’offensive “Omnibus”

Alors qu’une directive européenne ambitieuse (CSDDD) avait été adoptée en 2024 pour généraliser ce devoir de vigilance, le vent a tourné. En novembre 2025, sous la pression des multinationales de l’énergie (TotalEnergies, ExxonMobil) et de la Fédération bancaire française, le Parlement européen a adopté la directive dite « Omnibus ».

Le résultat est catastrophique :

  • Seuil d’exclusion au rabais : Seules les entreprises de plus de 5 000 salarié·es et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires sont désormais concernées (contre 1 000 salarié·es auparavant).
  • Abandon environnemental : L’obligation d’un plan de transition pour respecter l’Accord de Paris est supprimée.
  • Impunité : Le régime de responsabilité civile et de sanctions est drastiquement raboté.

Macron propose, l’extrême droite exécute : le bilan d’un sabotage

Cette régression porte une signature politique claire. Dès le printemps 2025, Emmanuel Macron appelait à l’abrogation de ces contraintes au nom de la « compétitivité ». Il a trouvé ses alliés naturels : c’est l’alliance entre la droite et l’extrême droite qui, à l’automne dernier, a vidé la directive de sa substance.

Alors que la COP 30 d’octobre 2025 aurait dû marquer un tournant écologique, l’UE a envoyé le pire des signaux en sacrifiant le devoir de vigilance : les droits humains et la planète passent après les dividendes. Ce verrouillage politique entre libéraux et réactionnaires confirme que pour le patronat, la vie des travailleuses du Sud global n’est qu’une variable d’ajustement.

Solidaires ne lâche rien

L’Union syndicale Solidaires exige que toute entreprise soit contrainte au respect de l’ensemble des droits humains, sociaux et environnementaux quel que soit le lieu et le fabricant des marchandises dont elle fait ensuite commerce.

Nous n’oublions pas les mort·es du Rana Plaza. Le 28 avril, journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail, et le 1er mai, transformons notre colère en action !


Le poème : En mémoire des ouvrières du Rana Plaza

Contre ce luxe obscène bâti sur le silence,
Où chaque couture saigne une invisible violence,
Le 8 mars, ma grève est une question de décence.


Je me souviens de 2013, du ciel qui s’effondre,
Du Rana Plaza, de la poussière et des décombres.
Mille cent trente-huit ouvriers et ouvrières,
Ensevelies sous le poids d’une mode meurtrière.
Des murs qui se fissurent, des experts disaient “fuyez”,
Mais le profit hurlait “cadence” et les a sacrifiées.
Parce qu’un vêtement jetable vaut plus qu’une vie humaine,
On a cousu leur mort dans l’ourlet de nos laines.
Fils coupés, lendemains absents.
Machines tues, corps gisant.
Multinationales complices,
Aucune justice …

(silence)

Notre responsabilité.

(Silence)

Alors, contre ce luxe obscène bâti sur le silence,
Où chaque couture saigne une invisible violence,
Le 8 mars, ma grève est une question de décence.

____________________

Les entreprises présentes dans le Rana Plaza étaient au nombre de cinq : New Wave Style, Ether Tex, Canton Tech Apparel, Phantom Apparels et New Wave Bottoms. Celles-ci produisaient des vêtements pour les marques, entre autres : Mango, Benetton, The Children’s Place, Cato Corp, Joe Fresh possédée par la société canadienne Loblaws et vendues dans les magasins J.C. Penney, les marques Cerdarwood et Denim Co. de la compagnie irlandaise Primark, la marque Papaya Denim de la société britannique Matalan, Free Style Baby vendue dans la chaîne El Corte Inglés et la marque espagnole Velilla.

Des étiquettes de vêtements Carrefour (marque Tex), Auchan (marque In Extenso), Camaïeu et H&M ont été retrouvées dans les décombres du Rana Plaza résultant, selon ces distributeurs, d’actions de sous-traitance non déclarées.

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Transposition de la Directive Européenne sur la Transparence salariale : Pour le gouvernement, l’égalité femmes hommes attendra !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance du projet de loi de transposition de la Directive Européenne 2023/970 visant à renforcer l’égalité salariale. Bien que adoptée par le parlement européen en mai 2023, elle devait être transposée dans le droit français au plus tard en juin 2026.

Le projet de loi a été mis sur la table seulement le 6 mars 2026, dans l’urgence, excluant la possibilité de tenir les délais !

Le constat est amer : sous couvert de “simplification”, le gouvernement vide la directive de sa substance et s’entête à maintenir un système d’Index qui a déjà prouvé son inefficacité.

L’oubli délibéré de l’Intersectionnalité

Alors que les articles 3 (paragraphe 2, point e) et 16 (paragraphe 2), de la Directive européenne consacrent pour la première fois la discrimination intersectionnelle, ce dont la Defenseure des Droits s’était félicitée, le projet de loi français l’ignore purement et simplement. En refusant de croiser les données de genre avec l’origine, le handicap ou l’âge, le gouvernement condamne les femmes les plus précaires à rester dans l’angle mort des statistiques. Sans l’outil de l’intersectionnalité, les barrières invisibles resteront intactes. On ne peut pas combattre les inégalités de salaire sans voir que les femmes racisées ou handicapées subissent une double, voire une triple peine salariale.

La “Valeur Égale” livrée à l’arbitraire patronal

L’article 5 du projet de loi français permet à l’employeur de définir seul, par décision unilatérale, les catégories de “travail de valeur égale”. Alors que la directive place les organisations syndicales au centre de l’élaboration des mesures notamment dans les moyens de comparer les métiers de “valeur” équivalente. En laissant au patronat la possibilité en cas d’échec de décider seul, le sexisme des grilles de classification qui dévaluent les métiers du soin, du lien et de l’humain perdurera. À titre d’exemple, on continuera d’accepter un écart de plusieurs centaines d’euros entre une sage-femme (Bac+5) et un ingénieur informatique (Bac+5) au sein d’un même établissement.

Un seuil de 5 % qui légalise l’inégalité salariale

Le projet de loi renvoie à un décret le soin de fixer le seuil d’écart toléré avant toute action correctrice. Or, quand le gouvernement communique sur un écart de salaire “inexpliqué” qui serait tombé à 4,5 %, il prépare le terrain : si le seuil légal est à 5 %, les entreprises n’auront plus rien à corriger ! Pour Solidaires, un écart de 4,9 % reste un vol du patronat aux travailleuses. Nous exigeons un seuil de déclenchement à 0 %. L’égalité ne se négocie pas à la marge.

Enfin, le projet de loi limite l’obligation de rendre les salaires publics aux seules entreprises de plus de 50 salarié·es. C’est abandonner des millions de travailleuses employées dans les TPE et PME à l’opacité la plus totale. Pour Solidaires, la transparence des données salariales doit s’appliquer à tous les employeurs, publics comme privés, dès le ou la premier·e salarié·e.

Solidaires revendique une transposition ambitieuse de la directive 2023/970 :

  • L’intégration immédiate de la notion de discrimination intersectionnelle dans le Code du Travail.
  • La transparence totale des rémunérations (primes et avantages inclus) accessible aux représentant·es du personnel (CSE dans le privé, Comités Sociaux dans le public)
  • La revalorisation immédiate des métiers majoritairement féminisés, en intégrant dans l’évaluation du “travail de valeur égale” des critères jusqu’ici invisibilisés comme la charge émotionnelle, la responsabilité humaine et la pénibilité nerveuse.
  • Des sanctions réellement dissuasives, inspirées du modèle islandais (amendes journalières jusqu’à mise en conformité).
L’égalité salariale n’est pas une option, c’est un droit.
Solidaires ne laissera pas le gouvernement transformer une avancée européenne majeure en termes de droit du travail et d’égalité en une simple opération de communication.

Le 13 mars 2026

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Le Mégaphone S2E12 – 8 mars : grève féministe !

L’émission commence à 5:24

Avec Anissa (SUD Santé Sociaux), Aude (SUD Education), Halima (SUD Santé Sociaux), Marie (secrétaire nationale de Solidaires) et Violette (Solidaires Paris) nous avons discuté de la grève féministe, des métiers féminisés, de précarité, d’intersectionnalité, de l’offensive de l’extrême droite contre nos droits, nos vies !

Le 8 mars : Toutes et tous en Grève !

Emission diffusé en live sur notre chaîne Twitch le 3 mars 2026

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Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Le tract : Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).

En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.

Violences sexistes et sexuelles dans l’Education nationale, pas de double peine pour les victimes – le tract de la campagne

Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.

Fiche analyse : Les violences sexistes et sexuelles au sein de l’Éducation nationale

En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.

Matériel de la campagne
Affiche : Premiers secours en cas de violences sexistes et sexuelles
Une fiche pratique pour demander la protection fonctionnelle

 Qu’est ce que la protection fonctionnelle ? 

C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Saisir le conseil sur le conseil d’administration sur la question des VSST
Fiche pratique : accompagner une victime de violence sexiste et sexuelle
Proposition au CA ou au conseil d’école concernant les violences sexistes et sexuelles au travail
8 mars 2026, grève féministe !

Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Quelques Ressources pédagogiques sur les violences sexistes et sexuelles

Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.

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En grève ! Luttes féministes

8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes : Toutes et tous en grève et en manifestation !

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos administrations. Cette discrimination, les femmes ne l’acceptent plus. Elles refusent d’attendre encore 80 ans pour être considérées dans le travail et rémunérées à l’égal de leurs collègues masculins. Elles exigent l’application du principe inscrit dans la Loi « à travail de valeur égale, salaire égal ».

Pourtant, le Conseil d’Analyse Economique, évalue le coût de ces inégalités à une perte de 10 points de PIB, qui affecte la santé économique générale de notre pays. Cet argument, qui devrait suffire à les convaincre de l’urgence à agir, n’est pourtant jamais mis en avant par les gouvernements successifs et les employeurs.

Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes diminuent ainsi très lentement et s’élèvent encore à 22% en moyenne. Ces inégalités sont amplifiées à la retraite, avec des écarts moyens de pension de 38% en défaveur des femmes.

La France, comme les autres pays européens, a cette année une occasion historique de se doter d’outils permettant de progresser vers l’égalité. La directive européenne de transparence des rémunérations, si elle est transposée de manière ambitieuse, donne des leviers pour atteindre l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes.

Reconnaître la valeur du travail des femmes, est d’abord une exigence de justice sociale. Cela suppose d’identifier et de mettre un terme aux biais sexistes qui aujourd’hui encore pèsent sur l’orientation des filles, au détriment de la mixité des métiers, sur la reconnaissance des compétences mises en œuvre dans les métiers à prédominance féminine, notamment les métiers du soin et du lien, sur les opportunités de carrière et l’accès aux postes les mieux rémunérés.

Un travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles, les entreprises et les grilles de la fonction publique. Ce travail doit être mené particulièrement là où les femmes sont plus nombreuses et où persistent des discriminations structurelles clairement identifiées.

Des services publics forts et de qualité sont également une autre nécessité pour répondre aux besoins d’égalité. Les femmes sont à la fois les premières usagères et employées des services publics. Ceux-ci doivent être renforcés et répondre aux besoins croissants, notamment dans la prise en charge de la petite enfance et de la dépendance, aujourd’hui majoritairement assumée par les femmes.

Mieux articuler vie professionnelle et vie personnelle est par ailleurs une demande de plus en plus forte de tous, femmes et hommes, et un gage de plus d’égalité en permettant que les femmes ne soient plus contraintes au temps partiel pour assurer les tâches domestiques et parentales.

Cette exigence n’est pas compatible avec les mesures rétrogrades récemment appliquées dans la Fonction publique, qui pénalisent en premier lieu les femmes, telles que les 10 % de décote salariale en cas de congés maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, ou le projet de réduction du nombre de jours d’absence « enfant malade ».

Enfin, comme l’illustre le dernier rapport sur le sexisme du Haut Conseil à l’Egalité, les discours masculinistes décomplexés se répandent. Pourtant le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, nous demandons que soit transposée sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique

Face aux forces réactionnaires qui s’organisent et qui nient aux femmes le droit à disposer de leur corps, qui prônent leur retour à la maison au nom de soi-disant valeurs traditionnelles, qui combattent toutes les politiques en faveur de l’égalité, nos organisations syndicales continuent de défendre l’émancipation des femmes et l’égalité réelle avec les hommes, notamment par le travail.

En ce 8 mars 2026, nous appelons donc toutes et tous à se mobiliser, y compris par la grève, et rejoindre les manifestations organisées dans tous les territoires. L’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu démocratique, mais aussi économique, qui ne peut plus attendre !

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8 mars 2026, grève féministe !

Publié le 14 février 2026

Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !


Le tract national

Le tract national Solidaires pour le 8 mars, avec une version personnalisable, est ici : https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/nationales/8-mars-si-on-sarrete-tout-sarrete/


Le bulletin Solidaires et égales

Bulletin Solidaires et Egales Janvier/février 2026Lire plus de publications sur Calaméo


Plusieurs syndicats de l’Union appellent à la grève


Appel intersyndical à la grève

à venir


Le collectif #GrèveFéministe

Le collectif #GrèveFéministe, regroupant des associations féministes et syndicats (dont l’Union syndicale Solidaires), avec le soutien d’organisations politiques, appelle à une grève féministe d’ampleur ce 8 mars et à des manifestations massives partout en France : https://www.grevefeministe.fr/8-mars-2026-journee-internationale-de-lutte-pour-les-droits-des-femmes/

N’hésitez pas à compléter la carte des événements : https://www.grevefeministe.fr/mobilisations/


Les appels du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

à venir


L’appel de l’Alliance Ecologique et Sociale :

à venir


Les différents lieux de mobilisation :

8 MARS : Face aux impérialismes, aux droites et ex- trêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent !

Le 8 Mars 2026 à Clermont-Ferrand : Avec les femmes du monde entier, pour les droits de toutes les femmes


Vidéos, visuels, affiches

Diverses vidéos de précédentes mobilisations sont aussi déjà disponible sur notre chaine Viméo et sur notre chaine Youtube.

Et de nouveaux visuels 🙂

La marche des femmes sur Versailles, le 5 octobre 1789

Solidaires revendique des mesures concrètes pour faire disparaître les écarts de salaires entre femmes et hommes avec des mesures collectives de rattrapage. Ces mesures doivent être définies en s’appuyant sur un bilan égalité salariale. (Extrait congrès Solidaires 2014 – l’Egalité femmes/hommes : un enjeu syndical)conge-hormonal

Solidaires revendique un droit à un congé hormonal dont menstruel de 26 jours par an, extensible en fonction des besoins, sans préavis, sans justificatif médical, et inconditionnel. Rémunéré et sans jour de carence. Accessible à toutes et tous, quel que soit le genre ou la mention de genre à l’état civil. (Extrait congrès Solidaires 2024 – Enrichir, adapter et faire évoluer notre revendicatif)regles-menopause

Femme allongée, Henri Matisse, 1921

Solidaires milite pour la reconnaissance des maladies liées aux cycles menstruels, et préconise l’adaptation de postes de travail si nécessaire.

Solidaires revendique un recrutement massif de médecins du travail, formé·es en santé au travail et aux questions de genre

Solidaires revendique des financements supplémentaires pour la recherche publique sur ces sujets.(Extrait congrès Solidaires 2024 – Enrichir, adapter et faire évoluer notre revendicatif)point-median

Le Madras rouge, Henri Matisse, 1907

La féminisation des textes est un élément parmi d’autres de la lutte contre le patriarcat. Le recours à la féminisation va de pair avec une réflexion de la part des femmes et des hommes sur la domination masculine. (Extrait congrès Solidaires 2014 – l’Egalité femmes/hommes : un enjeu syndical)

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