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3 décembre – Rencontre avec Fabienne Lauret (St Quentin-en -Yvelines)

Rencontre avec Fabienne Lauret

Le 3 décembre 2022 à 15h00

Librairie Le Pavé du Canal

La librairie est ravie d’accueillir Fabienne Lauret pour une rencontre autour du roman graphique Une féministe révolutionnaire à l’atelier.

Rendez-vous le samedi 3 décembre 2022 en librairie !

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Affronter la peur : que nous apprennent les femmes iraniennes ?

Une émission à écouter…

Depuis la mort de Masha Amini, le 16 septembre dernier, nombre d’Iraniennes se sont filmées en train de se couper les cheveux et sont descendues dans la rue crier leur colère face au régime en place et à la loi instaurée depuis la révolution islamique de 1979.

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25 novembre – Mantes – Mobilisation journée mondiale contre les violences sexistes et sexuelles

Dans le cadre de la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles un rassemblement à l’appel des Fffrac aura lieu à Mantes-la-Jolie le vendredi 25 novembre devant la mairie à partir de 18 h avec la participation de la chorale féministe du Mantois les Fracassantes !

Tract Solidaires 78


Rendez-vous parisien :

Samedi 19 novembre – Départ à Place République via Bastille puis Nation

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25 novembre – Les Mureaux – Film « La Nuit du 12 »: une histoire de Femmes et d’Hommes

Vendredi 25 Novembre 2022 20h30

Entrée libre

au Cinéma Frédéric Dard des Mureaux

Film de Dominique Moll, avec Bastien Bouillon, Bouli Lanners, Pauline Seriez, Mouna Soualem, Anouk Grinberg.

« La Nuit du 12 »: une histoire de Femmes et d’Hommes. 

Soirée initiée par Attac 78 Nord


Pour son film, Dominik Moll s’est intéressé à un fait divers particulier, présent en fin de livre (” 18.3.Une année à la PJ” de Pauline Guéna), lui permettant de traiter les violences faites aux femmes.

Le cinéaste ne fait pas que montrer l’atrocité d’un meurtre, mais souhaite mettre en avant le machisme ambiant qui règne dans la société actuelle, y déplorant par exemple qu’une femme ne puisse pas encore sortir la nuit en mini-jupe sans craindre une agression.

Interrogé par la police, la meilleure amie de la victime en dit long sur les travers modernes des inégalités des sexes : « elle a été tuée parce que c’est une femme ».


Cette réflexion, puis celle d’une collègue amènent l’enquêteur à prendre conscience des ambiguïtés de son point de vue masculin.


Voilà pourquoi nous, Attac 78N avons choisi ce film pour la journée du 25 Novembre,

journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Le débat sera animé par des femmes de la région.

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Contre les violences sexistes et sexuelles, mobilisons-nous ! du 19 au 25 novembre et toute l’année

TRACT SOLIDAIRES: DU 19 AU 25 NOVEMBRE, PLUS QUE JAMAIS SOYONS DANS LA RUE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES !

5 ans après #Metoo, le constat est celui d’une plus grande dénonciation des violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes, mais on reste loin des mesures nécessaires pour espérer éradiquer ou minimiser fortement ces violences. Elles sont ancrées dans un système patriarcal qui n’est pas combattu à la hauteur de ce qu’il devrait être.

Les chiffres des féminicides en France viennent le rappeler :

122 femmes tuées en 2021 par leur compagnon ou ex-compagnon. Près d’une femme sur trois (32 %) avait déjà subi des violences et 64 % de celles-ci avaient signalé ces violences et parmi ces dernières, 84 % avaient déposé une plainte. Depuis le début de l’année 2022 118 femmes victimes par compagnon ou ex-compagnon et donc 118 hommes ont tué leur compagne ou ex-compagne. C’est le constat d’un échec en soi.

Dans la société, dans la rue, dans les espaces publics, ce sont quasiment 100 % des femmes qui déclarent avoir subi du sexisme, du harcèlement, des agressions sexuelles. Les plaintes de violences sexistes et sexuelles sont en augmentation de 30 % en 2021.

Depuis plusieurs années, Solidaires, avec d’autres organisations syndicales et féministes réclament :

  • un milliard pour lutter contre les violences : faire en sorte que l’impunité n’existe plus, que partout les formations soient opérantes, que les associations aient les moyens de réaliser l’accueil et la prise en charge des femmes et personnes victimes
  • une éducation non sexiste, inclusive dès l’enfance et dans tout le parcours scolaire,
  • la prévention des violences sexistes et sexuelles comme sujet obligatoire de négociation à tous les niveaux sous peine de sanction pour les employeurs
  • une vraie déclinaison dans le droit du travail de la convention de l’OIT : suppression des jours de carence, aménagement des horaires, interdiction de licenciement, des femmes victimes

MANIFESTONS, CRIONS NOTRE RAGE, DÉNONÇONS ET EXIGEONS LA FIN DE CES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES !


TEXTE D’APPEL À LA MANIFESTATION DU 19 NOVEMBRE 2022 POUR QUE NOS VIES NE SOIENT PLUS CLASSÉES SANS SUITE. #19NOVEMBRE

Le collectif #NousToutes et l’ensemble des associations féministes et organisations syndicales signataires de ce texte appellent tou·tes celles et ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles à manifester le samedi 19 novembre 2022 à Paris et partout en France. La mobilisation continuera toute la semaine jusqu’au 25 novembre, date de la journée mondiale de lutte contre les violences à l’égard des femmes.


Les tracts et communications des différentes structures de Solidaires

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FICHE Solidaires N° 25 – LE HARCÈLEMENT SEXUEL

Quelle définition du harcèlement sexuel ?Quelle protection des victimes et des témoins de harcèlement sexuel ?Quelles obligations de prévention ?Quel rôle des organisations syndicales, des associations ?Quelles sanctions à l’encontre de l’auteur de harcèlement sexuel ? Où m’adresser ?

https://solidaires.org/connaitre-ses-droits/fiche-droits/fiche-n-25-le-harcelement-sexuel/
Selon l’enquête par questionnaire menée par l’IFOP en 2019 dans cinq pays européens, près d’une Française sur trois (30 %) a déjà été harcelée ou agressée sexuellement sur son lieu de travail au sens juridique du terme, soit une proportion quasi identique à celle mesurée par l’IFOP en janvier 2018 (32 %) sur une catégorie de travailleuses très similaire. Les violences sexuelles et sexistes peuvent être le fait de supérieurs hiérarchiques, de collègues n’exerçant pas d’autorité hiérarchique ou encore de personnes extérieures à l’entreprise (clients, fournisseurs, etc.). Vous n’êtes responsable ni des actes commis ni des propos tenus à votre encontre. Parlez-en, faites-vous aider, il est possible d’agir.

Pour plus d’informations, consultez le guide de Solidaires « Agir syndicalement contre les violences sexistes et sexuelles au travail »

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/brochures/brochures-et-argumentaires-interpro/agir-syndicalement-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-au-travail/

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19 NOVEMBRE POUR QUE NOS VIES NE SOIENT PLUS CLASSÉES SANS SUITE. #19NOVEMBRE

Le collectif #NousToutes et l’ensemble des associations féministes et organisations syndicales signataires de ce texte appellent tou·tes celles et ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles à manifester le samedi 19 novembre 2022 à Paris et partout en France.

Rendez-vous parisien :

Samedi 19 novembre – Départ à Place République via Bastille puis Nation

Dans les Yvelines, rassemblement appelé par les Fffrac le  vendredi  25 novembre 18h devant la Mairie de Mantes la Jolie, avec un seul texte lu et surtout chants féministes de la chorale Les Fffracassantes

La mobilisation continuera toute la semaine jusqu’au 25 novembre, date de la journée mondiale de lutte contre les violences à l’égard des femmes.

La suite du texte ici https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/nationales/texte-dappel-a-la-manifestation-du-19-novembre-2022-pour-que-nos-vies-ne-soient-plus-classees-sans-suite-19novembre/

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Comment en finir avec les inégalités salariales femmes-hommes ?

Article paru dans l’Humanité le 30 octobre 2022 – Interview de Murielle Guilbert, co-déléguée de l’Union Syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires porte depuis longtemps la revendication de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Dans cette période de lutte sur les salaires, c’est une revendication de justice sociale à part entière, au même titre que la revalorisation du SMIC à 1700 euros nets, ou que la réduction des écarts de salaires de 1 à 5.

Malgré de nombreuses lois dans le privé (depuis 1972), et des protocoles égalité dans la fonction publique (depuis 2013), ces inégalités ne régressent que très lentement, et restent un effet visible notoire du système patriarcal dans le monde du travail.

Selon les derniers éléments de l’INSEE (Mars 2022), les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 26% de moins que les hommes dans le privé et 17 % de moins dans la fonction publique. En « équivalent temps plein » (en enlevant les écarts issus du temps partiel) les femmes gagnent 17 % de moins dans le privé et 14 % de moins que les hommes dans la fonction publique.

Pour Solidaires, il est urgent d’agir sur l’ensemble des types d’inégalités salariales et leurs causes :

  • Il y a les inégalités existantes pour un travail à niveau égal : c’est en quelque sorte la face visible de l’iceberg. Pour Solidaires, malgré la démarche contraignante affichée, l’Index (outil de mesure des inégalités depuis 2018) a le grand défaut de ne pas prendre en compte des facteurs centraux dans les inégalités salariales : l’ impact réel des maternités, des congés parentaux, du temps partiel imposé ou « choisi »(mais largement pris par les femmes), les choix stéréotypés dans l’attribution des postes à rémunération élevées, la sous reconnaissance salariale dans les métiers dits « féminisés », le plafond de verre. C’est pourquoi Solidaires exige notamment des mesures concrètes de rattrapage quant à l’évolution de carrière, de postes, entre les femmes et les hommes, une continuité des augmentations salariales pendant la période de maternité ou d’adoption, et de congé parental ainsi que la rémunération complète de ces congés.
  • Par ailleurs, 45 % des femmes travaillent dans des secteurs où les salaires sont relativement faibles : le secteur public, l’enseignement, les soins, l’aide à domicile et l’action sociale. Tandis qu’on a vu l’importance des « métiers de première nécessité » très féminisés avec le Covid, les revalorisations salariales n’ont été que faibles. Il est plus qu’urgent que côté privé, comme public de véritables assises de la revalorisation des métiers féminisés voient le jour !

Pour l’Union syndicale Solidaires, combattre les inégalités salariales femmes-hommes, suppose de s’en donner les moyens, avec un budget consacré, et des contraintes/sanctions qui ne soient pas symboliques ou uniquement ciblées sur les catégories supérieures. Ce gouvernement en est loin, comme les précédents. Il s’agit maintenant d’accélérer ce combat contre cette injustice fondamentale.

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Communiqué Solidaires – Solidarité avec les femmes d’Iran

Le 13 septembre, Masha Jina AMINI, âgée de 22 ans, originaire de la région du Kurdistan (nord-ouest du pays), a été arrêtée par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». Elle est morte trois jours plus tard en détention, après être tombée dans le coma. Après sa mort tragique, la foule s’est rassemblée devant l’hôpital où elle est décédée. Les forces de sécurité ont battu et arrêté un nombre important de femmes et d’hommes et ont rapidement transféré le corps de Masha Jina à Saquez, sa ville natale.

Malgré la pression exercée par les autorités pour que Masha Jina soit enterrée immédiatement, ses funérailles ont eu lieu samedi 17 matin, avec une présence massive de la population de Saquez, en deuil, et en colère. Ils ont scandé des slogans contre la République islamique, le hijab obligatoire et l’oppression systématique des femmes en Iran. L’épitaphe sur la pierre tombale de Masha Jiina se lit en kurde : « Bien-aimée Jina, tu ne mourras pas ; ton nom sera un symbole ».

Ce drame suscite une vague de colère à travers l’Iran, ce qui se traduit par des manifestations partout dans le pays. Des slogans hostiles au régime théocratique sont scandés, tels que « mort au dictateur », « mort à la République islamique » !

En soutien, une foule de femmes ont manifesté tête découverte, d’autres ont également décidé de couper leurs cheveux. Sur les réseaux sociaux aussi, la colère gronde. Sur Twitter, le hashtag #Mahsa_Amini en persan arrivait en tête dimanche 18, avec près de 1,5 million de tweets. Dans la capitale, des étudiant·es ont lancé des mouvements de protestation dans plusieurs universités, dont celles de Téhéran et de Shahid Beheshti. Ils/elles scandent des slogans comme “Mort à la dictature, celle du Guide comme celle du Chah”.

Le Syndicat VAHED des travailleurs des autobus de Téhéran et de sa banlieue condamne fermement ce crime. Il exige des poursuites, un procès public et la punition de tous les responsables du meurtre de Mahsa Amini. Lundi 19 à Saqqez (Kurdistan), la ville natale de Mahsa Jina AMINI, les partis politiques kurdes ont appelé à la grève générale.

Ces mouvements de contestation ont été violemment réprimés par les forces de sécurité, cinq personnes auraient été tuées.

L’application de la charia est régulièrement contestée dans le pays et le décès de Mahsa Jina AMINI réveille les critiques envers la police des mœurs (chargée notamment de faire respecter le port obligatoire du foulard en public), et ses interventions violentes.

L’Union syndicale Solidaires affirme sa solidarité avec les femmes iraniennes et soutient leurs revendications dont :

– Le droit essentiel des femmes à disposer de leurs corps ;
– L’abrogation de l’obligation de porter le voile.
Le régime iranien doit respecter les Conventions internationales qu’il a ratifiées, dont celles sur la liberté de manifestation.
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Une féministe révolutionnaire à l’usine

Ce samedi 1er octobre, Fabienne Lauret et Philippe Guillaume sont venu·es, à la librairie La Nouvelle Réserve de Limay, présenter le roman graphique Une féministe révolutionnaire à l’atelier, l’envers de Renault Flins(La Boite à bulles).

Une rencontre passionnante qui a débuté par un rappel des liens entre la librairie La Réserve (l’ancêtre de la Nouvelle réserve) et l’établissement en usine de militant·es révolutionnaires dans les années 70. Puis ce fut une présentation de la genèse de l’ouvrage, un projet qui a vu le jour ici, dans le Mantois.

Dans la continuité du livre de Fabienne, L’Envers de Flins, cette BD en est à la fois et une synthèse et un prolongement avec l’évocation de nouveaux aspects des engagements de notre camarade.

Un livre à se procurer d’urgence !




Extrait de la préface de Ludivine Bantigny

Revue de presse…

Une belle BD sociale avec Une féministe révolutionnaire à l’atelier : L’envers de Renault Flins aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 14 septembre 2022

Par Stanislas Claude – 3 septembre 2022

L’auteur Philippe Guillaume raconte avec Fabienne Lauret une histoire d’hommes et de femmes au coeur de la France industrielle. La jeune Fabienne a débuté en 1972 son travail à l’usine Renault de Flins, haut lieu du syndicalisme et des luttes pour protéger les droits des ouvriers. La lutte a aussi concerné les droits des travailleurs immigrés et des femmes alors que les élections ne donnaient jamais les forces de gauche en tête des élections, jusqu’en 1981 et l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Le trait et les bulles sont hyper dynamiques pour raconter l’histoire de la lutte des ouvriers au XXe siècle, une passionnante histoire.

La lutte des classes par le menu

L’envie de défendre ses camarades a très tôt animé Fabienne Lauret. Les 144 pages de la BD livrent un récit vibrant d’une vie passée à défendre les camarades et à se confronter à toutes les luttes du quotidien. Face aux tentatives de déstabilisations du partenariat, aux réflexes souvent machistes des ouvriers et aux difficultés de la vie, la syndicaliste CFDT fait face, apportant son soutien à ceux qui en ont besoin. L’histoire est vibrante d’implication, jamais démentie malgré les coups du sort personnels et la dureté des journées de travail dans les usines. Les dessins d‘Elena Vieillard sont à mi-chemin entre la BD belge et le manga, donnant une énergie considérable aux récits et aux dialogues.

Les 144 pages se lisent sans effort, pour une plongée sans fard dans le quotidien de la classe ouvrière tout le long du XXe siècle. Un très beau moment de lecture.

Synopsis:

Comme d’autres « établis » – démarche amorcée à la suite de mai 1968 et visant à faire entrer des militants révolutionnaires dans les usines – Fabienne Lauret se fait embaucher à l’usine Renault-Flins, dans les Yvelines, le 3 mai 1972.

Son engagement pour la cause ouvrière, à l’instar de nombreux établis, deviendra très vite la trajectoire de toute une vie. Elle passera ainsi plus de trente-six ans à l’atelier de couture et au comité d’entreprise de l’usine.

Dans cette BD coscénarisée par Philippe Guillaume, Fabienne Lauret retrace une vie de luttes syndicales et féministes, de l’obtention du samedi comme jour de congé au droit à des conditions de travail et salaires décents. Véritable journal d’usine des années 1970 à 1990, ce témoignage raconte la condition ouvrière et les discriminations sexistes qui révoltaient Fabienne, sans oublier le racisme omniprésent envers les nombreux immigrés qui occupaient les postes les plus pénibles.

Un témoignage tout à la fois personnel, intime, sociologique et historique, à l’heure où la menace d’une fermeture plane sur Renault Flins…

Préface de l’historienne Ludivine Bantigny. »

Auteur: Philippe Guillaume & Fabienne Lauret (scénario), Elena Vieillard (dessin), Ludivine Bantigny (préface)

Editeur: La Boite à Bulles

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 19 euros


Une féministe révolutionnaire à l’atelier  : l’envers de Renault Flins

Alors autant vous le dire tout de suite, vous n’êtes pas prêts. Non vous n’êtes pas prêts à lire ce titre à moins d’avoir vécu comme l’auteure. Cette plongée dans le monde ouvrier, dans le milieu syndical révolutionnaire et dans l’atmosphère de la lutte féministe des années 70… c’est d’une violence morale voir physique…. assez dingue.

Ce titre bibliographie de Fabienne Lauret qui va volontairement se faire embaucher dans l’usine Renault Flins pour défendre la cause des ouvriers est dépoussiérant. Car oui on a tous vu aux actus les grèves de ces entreprises, on a tous entendu la revendication des acquis sociaux obtenus au bout des jours, mois, années de grêves mais non, on ne se rend pas bien compte de ce que ça veut dire derrière.
Grêve générale.

Derrière cela il y a donc Fabienne et tant d’autres personnes qui ont patiemment expliqué, pris parti, pris en pleine tête (aussi) qu’un autre monde était possible. On découvre les magouilles des patrons mais aussi et surtout des syndicats entre eux et entre partis. Effarant. On découvre les cadances infernales, les taux de rendements, les accidents de travail, tout un univers ouvrier qui est peu connu et encore moins reconnu.

On salut le dessin en noir en blanc très simple, et il le fallait vu le nombre d’infos qu’on doit digérer. Le rouge vient reveiller tout cela, le rouge symbole de la lutte. On se perd parfois un petit peu dans les prénoms des collègues syndicalistes et dans les dates des grèves, mais l’important n’est pas là.
Tu es toute seule Fabienne.

Enfin Fabienne a défendu les causes feministes, autant dire que dans un milieu d’hommes ça n’a pas été chose simple. Sans oublier l’accès à la culture, qui est percu comme un luxe. Bref, je n’étais pas prête pour cette plongée en eaux sombres et on ressort forcement un peu changé.

https://bd.krinein.com/bd-boite-a-bulles-feministe-revolutionnaire-atelier-envers-renault-flins/