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Les utopiques n°14, syndicalisme et féminisme

Poursuivant le rythme prévu, malgré les vicissitudes de la période, nous venons de publier le numéro 14 des Cahiers Les utopiques. Le dossier de ce numéro a pour titre « Syndicalisme et féminisme ». Il est en cours de diffusion auprès de chaque abonné·e. Pensez à renouveler votre abonnement…

L’édito de ce numéro

Le syndicalisme est féministe. Bien sûr. Comme il est antiraciste, anticolonialiste, écologiste… Mais cela ne doit pas occulter que, dans la réalité, ce n’est pas si simple. C’est l’objet de débats, de luttes, de progrès et de reculs ; mais aussi de principes fondamentaux, de pratiques novatrices à mettre en œuvre. A travers ce numéro, nous ne prétendons pas explorer tout le champ féministe du syndicalisme, tout le champ syndical du féminisme. En plus de 20 ans, les journées intersyndicales femmes y ont largement contribué ; un article y est consacré.

Les femmes ont toujours travaillé, les femmes ont toujours lutté, les femmes ont toujours activement participé aux mouvements sociaux, politiques et syndicaux ; et les femmes ont régulièrement disparu des histoires retraçant tous ces moments. Sous des angles différents, plusieurs contributions reviennent sur la dette du mouvement ouvrier vis-à-vis des femmes. L’actualité récente, avec la crise sanitaire et sociale liée au Covid-19 est aussi l’occasion de dénoncer, et expliquer, cette invisibilité, organisée et à combattre. Elle montre également la nécessité de penser le croisement des oppressions et les débats, souvent difficiles, que cela sous-tend.

Le récent mouvement sur les retraites n’a-t-il pas démontré la nécessité de genrer nos cahiers revendicatifs ? La mixité des listes électorales facilite-t-elle le fait que les femmes prennent leur place dans le syndicalisme ? A propos de mixité, comment accepter que les statistiques à propos des violences conjugales fassent disparaître les femmes de plus de 70 ans ? Autant de questions soulevées dans ce numéro.

L’auto-organisation est une priorité : aussi bien comme moyens d’action immédiat, qu’en tant qu’ouverture vers la société égalitaire que nous voulons. Celle des femmes s’impose ; les premières concernées doivent pouvoir prendre toute leur place. Nous y revenons ici.

Le syndicalisme comme le féminisme ne connaissent pas de frontières. Nous évoquons dans ce numéro les femmes zapatistes, une grève de femmes au Pays basque, le 8 mars en Belgique, un collectif de femmes à Rome. Deux articles nous rappellent que le droit à l’avortement, libre et gratuit, demeure un combat, ici et ailleurs. De même, pour l’action syndicale contre les violences sexuelles et sexistes.

Enfin, à travers le film Ni les femmes Ni la terre, nous abordons l’écoféminisme, tandis que Cantomos sin medio nous invite à réfléchir sur un syndicalisme qui doit être culturel.

21 femmes, dont 17 syndicalistes, ont contribué à ce numéro. Le féminisme n’est pas l’affaire que des femmes, loin de là. Notamment, il doit interpeller l’ensemble des syndicalistes. Mais qui peut mieux en parler que des femmes syndicalistes ?

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Avec Sud éducation 78, l’école se mobilise aussi le 16 juin avec les soignant·es

Dans l’éducation aussi, tous et toutes en grève

De l’éducation…

On peut faire un constat accablant sur notre métier de personnel de l’éducation, que ce soit avant, pendant, ou après la crise sanitaire : réduction du nombre de classes et de postes, conditions de travail sans cesse dégradées, taylo­ri­sa­tion des gestes professionnels, mépris de la hiérarchie et surdité de l’État devant des mobilisations d’ampleur. La continuité pédagogique, imposée dans une improvisation totale, puis la réouverture des établissements scolaires dans des conditions sanitaires scandaleuses ont constitué le paroxysme du mépris de l’institution envers les personnels et les élèves.
Les soignant·es, de leur côté, ont fait un constat plus que similaire. Remplacez « classes » par « lits », « continuité pédagogique » par « état d’urgence sanitaire », « établissements scolaires » par « hôpitaux » et « élèves » par « patient·es »… Sans parler de tous les autres travailleurs et travailleuses en première ligne…

… à la solidarité interprofessionnelle

Une chose est sûre : ce n’est pas en restant isolé·es que nous arriverons à nous faire entendre et à enfin gagner ce que nous revendiquons depuis des années. Les constats que nous faisons dans chaque secteur professionnel ne sont que la conséquence logique d’une gestion capitaliste où les intérêts financiers priment sur tout autre intérêt : pédagogique, de santé publique, de dignité des salarié·es, voire tout simplement humain et solidaire.
La mobilisation contre la réforme des retraites a remis en lumière la puissance et la joie des luttes interprofessionnelles, regroupant des individus de tous milieux, de toutes professions, unis par la même envie de construire une société plus juste et plus égalitaire, contre le règne et les méfaits du capitalisme et de l’individualisme.
Si le confinement a freiné ces élans, en tout cas sur le terrain, il ne nous a pas empêché·es de faire vivre la solidarité : on l’a vu avec les cortèges de fenêtres ou encore avec la lutte victorieuse de Solidaires contre Amazon, qui mettait sciemment ses salarié·es en danger en pleine pandémie…
Nous avons lutté ensemble, nous avons applaudi les personnels en première ligne pendant le confinement, nous avons pris conscience des conditions de travail impi­toyables des hospitalièr·es.
Le déconfinement sonnera-t-il la fin de cette solidarité ?
Assurément, NON !

Des applaudissements au rassemblement, il n’y a qu’un pas : rejoignons les personnels de l’hôpital le mardi 16 juin pour une journée de grève et pour montrer que, après ces deux mois confinés, nous sommes toujours là, toutes et tous solidaires, pour gagner, pour l’hôpital et pour tous·tes les travailleur·ses.

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8 juin : à Mantes la Jolie aussi Journée nationale féministe !

Lundi 8 juin 18h30  : Rassemblement

Gare de Mantes la Jolie

Dans le respect des mesures sanitaires
(groupe de 10, espacé.e.s les un.e.s des autres, masqué.e.s)
Code couleur : Violet et noir. Masque violet.
Pancartes à volonté !

Face à la crise écologique, sanitaire, économique et sociale, un
plan d’urgence féministe !

Nous ne nous laisserons pas dicter en silence les mesures de «
l’après », celles-là mêmes qui auront pour seul objectif de sauver à tout prix le modèle patriarcal et capitaliste.
Nous revendiquons un déconfinement militant et féministe.

Nous exigeons :
la reconnaissance et la revalorisation salariale des métiers essentiels, très souvent occupés par des femmes
la reconnaissance des conséquences du travail sur notre santé,
l’égalité salariale entre les femmes et les hommes
la fin des politiques de casse des services publics et du code du
travail.
un accès gratuit et rapide à tous les soins de santé
nous défendons le droit à l’IVG et exigeons un allongement du
délai d’avortement sous toutes ses formes.
des logements de toute urgence pour les personnes qui subissent des violences familiales, sociales et économiques
un budget et des mesures conséquentes contre les violences faites aux femmes et aux enfants
des politiques d’éducation au genre et à la sexualité, essentielles à la construction d’une société égalitaire

Le féminisme a un fort pouvoir d’action politique et un rôle important à jouer pour la société que nous voulons : nos luttes féministes sont essentielles et doivent s’inscrire dans les transformations écologiques, sociales,économiques d’une société débarrassée de tous rapports d’exploitation, de domination, d’oppression.

La grève féministe déjà utilisée lors des mobilisations du 8 mars doit devenir un moyen d’action puissant et reste encore à construire.

Partout, depuis quelques mois, se créent des réseaux spontanés de solidarité et d’entraide, qui sont autant de preuves que l’auto-organisation constitue un fer de lance essentiel de la société à laquelle nous aspirons.

Nos mouvements féministes s’unissent et appellent à une coordination nationale féministe.

Les FFFRAC* en sont, et en seront, tant qu’il le faudra!

*Féministes Fortes Fières radicales et en Colère!

courriel: fffrac@protonmail.com

https://www.facebook.com/FFFRAC-102127754676887/?modal=admin_todo_tour