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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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anti-validisme Santé-Social

Pour une société réellement inclusive : Stop à une inclusion scolaire de façade !

L’inclusion ne peut pas se limiter à des paroles, une appellation administrative ou à un déplacement d’enfants d’une institution à une autre, quelle qu’elle soit (ESMS, écoles, MECS…). 

L’inclusion ne commence pas à la porte de l’école. L’inclusion est nécessaire partout parce qu’elle est le fruit de siècles de mise au ban de personnes catégorisées comme non conformes à une société fondée sur une idéologie patriarcale, capitaliste et donc validiste, raciste, sexiste… Elle commence partout, chaque jour.

Quand on veut prendre le métro, on doit circuler dans les couloirs.

Quand on circule en ville, on doit trouver des trottoirs accessibles à toutes et tous.

Quand on cherche un logement, un emploi, des soins, une formation, on ne doit pas être écarté·e parce qu’on est jugé·e « différent·e » ou « non rentable ».

Une société qui inclut réellement tous·tes celles et ceux que notre monde capitaliste exclut : personnes en situation de handicap, personnes en grande précarité, personnes migrantes…

Une société inclusive, c’est une société organisée et adaptée aux besoins de toutes et tous, qui accueille, qui met tout en œuvre pour favoriser son accessibilité et non l’inverse.

L’inclusion c’est le devoir de permettre à toutes et tous d’accéder à ses droits. 

Quand l’inclusion génère de l’exclusion

D’abord, les enfants et adolescents accompagné·es par des établissements sanitaires, sociaux et médicosociaux (ESMS) !

Soumis à une inclusion à marche forcée, les enfants et adolescent·es accompagné·es par des établissements sociaux et médico-sociaux arrivent dans des établissements scolaires en grande difficulté, non préparés et dépourvus de moyens malgré toute la bonne volonté des enseignant·es eux-mêmes démuni·es. Tous ces jeunes se retrouvent trop souvent dans des environnements hostiles, non pensés pour eux·elles ni avec eux·elles, contraint·es de se replier avec leur accompagnant·e éducatif·ve dans des espaces supposés « sécurisants ».

Nous sommes bien loin de l’idéal affiché de l’inclusion, nous sommes dans l’exclusion interne bien plus délétère et la stigmatisation.

Comment garantir la sécurité des jeunes dans un espace scolaire normatif où les élèves ne sont pas protégés des violences ?

Cette inclusion imposée fait déjà des ravages, au quotidien :

•            Des rythmes de vie intenables, où les enfants doivent constamment s’adapter à de nouvelles injonctions institutionnelles peu malléables, et deviennent des variables d’ajustement du prix de journée. 

•            Des amplitudes horaires démesurées, des trajets interminables, avec des équipes éducatives réduites au strict minimum. Enfants et professionnel·les sont épuisé·es par des journées harassantes d’exigences d’adaptabilité.

•            Une souffrance physique et psychique accrue : fatigue, stress, tensions, violences banalisées, dans un contexte où l’inclusion se résume trop souvent à une adaptation forcée à un système encore trop rigide et normatif. 

•            Des classes inadaptées en termes de locaux et d’accessibilités pour accueillir des élèves en situation de handicap, alléguant les élèves à des espaces informels de garderie.

•            Des classes inadaptées en termes d’effectifs, d’aménagements et d’accompagnements pour accueillir les enfants avec des troubles aux conséquences multiples.

•            Un système d’inclusion à deux vitesses auquel les plus « aptes intellectuellement » peuvent accéder tandis que les autres voient leurs camarades partir en journées inclusives.

Ensuite les équipes éducatives, soignantes et sociales, à bout de souffle !

Il est demandé aux équipes du secteur social et médico-social d’exécuter des missions toujours plus lourdes, dans un contexte de coupes budgétaires (SERAFIN-PH) qui place le financier au cœur des projets, au détriment de l’humain.

Après des années d’abandon du secteur, d’organisation de la pénurie de personnel et de moyens, les professionnel·les sont à bout. On leur impose :

•            Des glissements de tâches servant à réduire les effectifs,

•            La remise en cause permanente des projets éducatifs et thérapeutiques ce qui nuit à l’équilibre des enfants et adolescent·es accompagné·es,

•            La quantification absurde de chaque acte du quotidien (toilette, repas, accompagnement),

•            Une délocalisation des établissements en invisibilisant les personnes accueillies, rompant les liens avec le quartier, la commune, la ville : tout ce qui fait société.

Enfin, les familles et la société toute entière !

Le souhait de l’inclusion n’est pas que le combat des familles pour l’accompagnement de leur enfant et adulte en devenir mais bien une politique sociétale, qui doit considérer toute personne quelle que soit sa particularité comme un·e citoyen·ne à part entière avec les mêmes droits.

Car ce sont bien les enfants que nous accompagnons et leurs familles et, à terme, l’ensemble de la société, qui paient le prix de ces politiques destructrices. 

L’inclusion : nous savons ce que c’est…

 Contrairement aux discours technocratiques venus « d’en haut », l’inclusion n’est pas un concept nouveau pour les équipes éducatives et soignantes. Nous la pratiquons depuis des décennies.

Par des projets culturels, sportifs, de loisirs, de vie quotidienne, par la création d’espaces éducatifs et thérapeutiques structurants et sécurisants, nous permettons aux enfants de participer pleinement à la vie sociale.

L’inclusion, pour nous, c’est le vivre-ensemble, l’apprentissage par la vie quotidienne, le respect des rythmes et des besoins de chacun·e et elle ne peut se limiter à des pansements sur l’école, elle doit se penser dans un véritable projet de société.

Mais aujourd’hui, les coupes budgétaires et la logique gestionnaire nous ont privés de nos outils. Nos projets doivent être « économiquement viables » avant d’être humainement justes. Le sens même de notre travail est attaqué.

L’inclusion ne peut se réduire à une simple intégration scolaire, dans un système lui-même en crise, symptôme d’une société validiste et élitiste.

La défense d’un réel projet de société inclusive dépasse largement le cadre scolaire et doit s’inscrire dans l’ensemble de la vie sociale, avec des ressources, des apprentissages et des accompagnements adaptés. 

SUD Santé Sociaux revendique :

•            Des actes concrets, et non des discours de façade simplistes. L’inclusion nécessite que tous les partenaires gravitant autour du projet de l’enfant reconnaissent les missions propres à chacun et participent à construire ensemble le chemin vers une société inclusive.

•            Une approche systémique et globale de l‘accompagnement professionnel pour l’inclusion, prenant en compte le temps nécessaire pour la construction et la pérennisation du partenariat et du réseau.

•            Des moyens d’accompagnement renforcés, à la hauteur des besoins réels des enfants accueillis en institutions sanitaires, sociales, médico-sociales et dans les établissements scolaires.

•            Une politique sociale ambitieuse centrée sur l’humain.

•            La fin des politiques de destruction massive de nos secteurs sous couvert de désinstitutionalisation orchestrée par les financeurs et mises en place par les employeurs gestionnaires qui ont oublié leur militantisme d’antan.

•            Ces politiques précarisent le travail, généralisent l’intérim, l’auto-entrepreneuriat, les entreprises lucratives, et détruisent les fondations d’un secteur construit par des familles militantes, des militant·es et des professionnel·les engagé·es.

•            Une véritable politique de revalorisation du secteur : recrutements, formations, parcours professionnels, salaires dignes, reconnaissance de travail en équipe pluridisciplinaire.

L’“INCLUSION” actuelle, telle qu’elle est pensée et mise en œuvre, ne peut que générer de la violence INSTITUTIONNELLE. Luttons pour obtenir les moyens nécessaires pour une société réellement inclusive !

Paris, le 22 janvier 2026

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Santé-Social

PLFSS 2026 : UNE LOI QUI SACRIFIE LA SANTÉ ET LES PERSONNELS !

En décembre 2025, le PLFSS 2026 a été adopté. Derrière les discours rassurants se cache une attaque grave contre nos métiers, nos missions et la qualité des soins. Ce PLFSS est le résultat d’années d’inaction politique. Les gouvernements successifs ont été des acteurs majeurs de la destruction de notre système de santé, pourtant perçue comme un modèle a l’échelle mondiale il y a de cela quelques décennies ! Aujourd’hui, se sont les patient.es, les résident.es et nous-mêmes les professionne.les qui subissons les conséquences du manque de personnel, des fermetures de lits et la dégradation de nos conditions de travail.

Conditions de travail encore plus dégradées !

Ce PLFSS n’apporte pas plus de moyens… bien au contraire !

Nouvelle vague de suppression de postes, de budgets et de lits dans les hôpitaux, EHPADs ,domicile et établissements médico-sociaux.
Conséquences : délais d’admission allongés, urgences saturées, soins différés ou refusés au détriment de nos ainé.es.

Les équipes sont épuisées, surchargées et démoralisées.

Les missions de soins et d’accompagnement sont impossibles à assurer correctement, avec des risques accrus pour les patientes, résidentes et personnels.
Tout ceci ne fait que renforcer la maltraitance institutionnelle !

Une politique inacceptable !

Ce PLFSS sacrifie la santé, la dignité des citoyennes, citoyens et des professionnel.les
Il fragilise les établissements déjà au bord de la rupture alors que nous avons besoin de moyens humains et matériels supplémentaires.
Et tout cela, les politiques l’ont laissé se produire sans intervenir sérieusement avec hypocrisie en s’offusquant de ce qui est mis en lumière (les fossoyeurs, korian, …) alors qu’ils en sont à l’origine.
Il ne faut pas compter sur ceux qui créent les problèmes pour qu’ils les résolvent.

C’est à nous d’agir !!

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme Santé-Social

STOP USA !!!




Nous, militant·e·s de SUD santé sociaux 78, affirmons ici notre solidarité avec le peuple Vénézuélien. Soyons clairs, nous ne soutenons absolument pas le dictateur Maduro qui a imposé un
système liberticide, antisocial, autoritaire et une répression envers ses opposant·e·s, dont des syndicalistes.


Nous sommes solidaires des travailleuses et travailleurs du monde entier car toustes, nous sommes victimes du capitalisme. L’impérialisme dont les USA font preuve en ce moment, comme tant de fois dans leur histoire, n’en est que l’incarnation dans son stade suprême. C’est à cela qu’une fois de plus nous assistons avec le kidnapping de Nicolas Maduro. La phase critique d’un capitalisme en crise à l’intérieur duquel les nations impérialistes sont prêtes à tout pour s’accaparer les ressources et contrôler le commerce international. Ne nous y trompons pas, il ne s’agit ici que de cela, les Etats Unis font ce qu’ils ont toujours fait : déstabiliser un concurrent commercial par l’action militaire.

Le kidnapping du Président Maduro par les USA est un acte de guerre au même titre que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous déplorons que le gouvernement Français, ainsi que la presse très obéissante, cautionnent ce qu’il vient de se passer. Nous aurions préféré qu’ils appellent, aussi fermement qu’ils l’ont fait dans le cas de la Russie, au gel des avoirs étatsuniens, à l’exclusion des athlètes étasuniens des JO, à des sanctions économiques contre les USA, au boycott de leurs produits notamment de leur gaz et pétrole de schiste, au renvoi des universitaires étatsuniens dans leur pays.


Comme pour l’intervention en Iran cet été, les USA, première puissance pétrolière du monde, tentent de déstabiliser le Venezuela afin que le prix du baril de pétrole Vénézuélien ne descende pas en dessous de 60 dollars. En dessous de ce prix, il serait trop compétitif et se vendrait mieux que le baril de pétrole de schiste étasunien. Les USA essaient ainsi de maintenir leur position hégémonique sur l’échiquier de la compétition mondiale capitaliste en contrôlant les exports et les prix. Pour cela ils cherchent à pourrir leurs concurrents et à vassaliser leurs partenaires. Tout le monde doit s’aligner sur leur organisation
commerciale et mercantile contrôlée par la guerre. C’est ce qu’ils font en Afrique, au Moyen Orient, mais aussi en Europe avec l’Ukraine. Travailleuses, travailleurs, ils nous emmèneront à la guerre car c’est leur intérêt et la montée des extrêmes droites européennes les y aidera. Celles-ci, en poste dans plusieurs
gouvernements européens dont la France, en collaboration avec le patronat, vont chercher à organiser via des réformes iniques et illégitimes, toujours plus de casse sociale. De la casse sociale pour financer des guerres et des guerres pour financer l’hégémonie américaine sur le monde.


Nous réaffirmons, nous travailleuses et travailleurs, ceux qui de tous temps sont les premier·e·s touché·e·s et les premier·e·s à voir leurs enfants mourir pour les intérêts des possédants capitalistes dans les guerres qu’ils organisent, que nous sommes solidaires des nôtres. C’est à dire de tous les travailleurs, de quelque couleur, religion, origine, genre qu’ils soient et que nous vomissons et combattons l’extrême droite et le fascisme. Ceci dans toutes ses formes et en premier lieu celui qui s’exprime par son impérialisme le plus crasse en la personne de Donald Trump pour le compte des USA. Nous défendons l’autodétermination des peuples, l’intérêt des travailleuses et travailleurs du Venezuela et d’ailleurs.

Syndicat SUD Santé Sociaux des Yvelines – CH Plaisir : 220 Rue Mansart 78370 Plaisir Mail :
sudsantesociaux78@gmail.com – Tél : 06 49 65 61 58

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antiracisme Santé-Social

La discrimination n’a pas sa place à l’hôpital – SUD Santé Sociaux 78

Le syndicat SUD Santé Sociaux 78 dénonce fermement les méthodes qui se multiplient dans les établissements de santé français et qui ciblent injustement nos collègues féminines.
Pour nous, les faits sont clairs : il s’agit de racisme et de discrimination.
De plus en plus de professionnelles sont exclues de leur hôpital ou de leur établissement médico-social sous prétexte qu’elles portent un couvre-chef. En outre, cette discrimination est faite
seulement aux femmes dites “racisées”.
Cette différence de traitement est inadmissible !
Nous constatons une intensification de la stigmatisation visant des collègues perçues comme étrangères ou supposées usulmanes. SUD Santé Sociaux 78 refuse que ces pratiques
discriminatoires s’installent dans nos structures.
Le gouvernement, par ses discours et décisions, aidé par la résonnance offerte par les médias, participe à un climat délétère qui renforce ces comportements racistes. Nous le dénonçons avec force.
C’est une nouvelle discrimination subit et vécue par les femmes, s’ajoutant à la longue liste déjà existante.
SUD Santé Sociaux 78 appelle l’ensemble des professionnel·le·s des établissements publics et privés à se mobiliser, témoigner et dénoncer ces pratiques injustes.
Nous rappelons notre attachement au principe de laïcité tel qu’inscrit dans la loi du 9 décembre 1905, qui garantit la neutralité de l’État et la liberté de conscience.
La discrimination n’a pas sa place dans nos établissements de santé !

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Luttes féministes Santé-Social Services publics

Clap de fin pour la maternité de Lilas, un symbole féministe s’éteint

C’est une page de l’histoire des droits des femmes qui se tourne : la Maternité des Lilas, institution emblématique de la Seine-Saint-Denis et pionnière du modèle d’accouchement humaniste, ferme définitivement ses portes ce 31 octobre 2025.

La fermeture de la Maternité des Lilas est la 41e depuis que Macron est au pouvoir et la conséquence directe de politiques de santé publique obsédées par la rentabilité néo-libérale.

Un haut lieu de la mémoire des luttes pour les droits des femmes

Fondée sur un modèle d’accompagnement privilégiant l’humain et s’opposant à la surmédicalisation, la Maternité des Lilas était bien plus qu’un lieu de naissance :

  • Pionnière de l’accouchement sans douleur en France : Elle a milité pour le droit des femmes à un accouchement respecté, une approche novatrice depuis 1964.
  • Pionnière de l’IVG : Elle a pratiqué des Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) avant même la loi Veil de 1975 et a fait face aux commandos anti-IVG.
  • Pionnière dans l’accompagnement des personnes trans : Elle fut la première à accompagner les grossesses des personnes trans, faisant d’elle un lieu de référence pour un public souvent marginalisé·es.

La fermeture de cet établissement représente une perte inestimable pour les femmes, les personnes LGBTQI+, les familles et toutes les personnes qui ont bénéficié de son approche solidaire et féministe.

Un modèle de travail digne brisé

La fermeture de la Maternité des Lilas n’est pas seulement une perte pour les usagères et usagers ; c’est aussi un modèle en termes de conditions de travail auquel les politiques néo-libérales ont mis fin.

Le modèle des Lilas reposait sur une approche humaine qui garantissait également des conditions de travail plus respectueuses pour l’ensemble des salarié·es : sages-femmes, auxiliaires de puériculture, médecins, administratives, et agentes d’entretien.

Contrairement aux grandes structures, la Maternité offrait une plus grande autonomie et une charge de travail qui permettait un accompagnement de qualité, loin de la pression de l’abattage des actes.

Ce personnel, souvent en première ligne des luttes (notamment via l’équipe SUD Santé Sociaux), a fait preuve d’une solidarité et d’une résilience exceptionnelles. Il a mené le combat jusqu’au bout pour préserver la qualité des prises en charge et leur propre vision humaniste du métier.

La fin des Lilas est la mise à mort d’un lieu où les professionnel·les se sentaient respecté·es dans leur cœur de métier. Leur combat pour le droit à l’accouchement humaniste est indissociable du combat pour des conditions de travail de qualité.

Stop à la marchandisation de la Santé

Le personnel de la Maternité des Lilas, ainsi que les usagers, les ex-patient-es et les élu-es locaux, ont lutté jusqu’au dernier jour pour défendre ce modèle de soin et de société.

Il reste à obtenir la garantie qu’un centre de santé / CIVG sera bien maintenu à sa place. Et à faire vivre la mémoire des “Lilas”, pour imposer demain une autre politique de santé, respectueuse des professionnel·les et des personnes prises en charge.

Le combat continue !

Pas d’économies sur notre santé, pas d’économies sur nos vies !

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