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Éducation Précarité

Plan social des Assistant·es d’éducation : nous ne laisserons pas faire !

L’année 2020-2021 n’a pas seulement été marquée par le Covid et par une défaillance extrême du ministère.

Elle a aussi mis en lumière la mobilisation de plus en plus importante des précaires de l’éducation, parmi lesquel·les les Accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) mais également les Assistant·es d’éducation (AED) qui ont organisé pas moins de 4 journées de grève sur l’année, au cours de 2 mouvements totalement inédits par leur ampleur et leur détermination. Revendication d’un statut, dénonciation de leur précarité, formations insuffisantes, salaires inacceptables, les AED, ces grand·es oublié·es de la crise sanitaire, se battent pour de meilleures conditions de travail et pour une reconnaissance de leurs missions, indispensables pour la vie d’un établissement.

En cette fin d’année, éprouvante et déstabilisante pour tou·tes, nous avons appris avec colère que dans plusieurs établissements, des équipes entières étaient démantelées par les directions, parfois sans motif et sans signes avant-coureurs : ce n’est que lors des entretiens de fin d’année – parfois même par simple courrier – que nos collègues ont appris que leur contrat n’était pas renouvelé, et avec cela la disparition de leur unique source de revenus.

Peu ou pas de réunion au cours de l’année pour signaler d’éventuelles défaillances, encore moins pour proposer un accompagnement ou une formation, nul entretien professionnel (pourtant prévu par les textes pour les personnels de 3 ans et plus d’ancienneté).

La raison évoquée lors de certains entretiens de fin d’année, c’est la contradiction apportée par les AED vis-à-vis de la hiérarchie, comme s’il était insupportable pour cette dernière d’entendre la moindre critique, d’ouvrir le moindre débat sur la gestion de la vie scolaire et de l’établissement alors que bien souvent, les AED ont une connaissance du terrain plus fine que les personnels de direction.

Certain·es ont également entendu de la part de leur hiérarchie des propos parfaitement déplacés au cours des entretiens, qui constituent une médiocre illustration supplémentaire, s’il en faut, du mépris témoigné par les directions à l’égard des AED.

L’intérêt du service, des élèves et des personnels n’entre nullement en ligne de compte, pas plus que la stabilité des équipes pourtant essentielle pour le fonctionnement des établissements : non ! Il s’agit une nouvelle fois, de purger les équipes des personnels les moins dociles, et de ne pas faire de vague.

Un « sois AED et tais-toi » en miroir grossissant du « sois prof et tais-toi » du ministre Blanquer, pour qui la répression est l’unique relation possible avec les protestataires. La situation des AED est d’autant plus inique que leurs contrats ressemblent à des sièges éjectables, et les directions d’établissement n’hésitent pas en à tirer profit, y compris dans un contexte de conséquences économiques dramatiques de la pandémie, réduisant drastiquement les possibilités d’emplois.

Sud Éducation 78 soutiendra les actions et les recours administratifs de nos collègues AED.

Nous rappellerons également, à toutes fins utiles, que le ministre Blanquer a été clairement désavoué par le Conseil d’état dans l’affaire des 4 de Melle, pour qui les sanctions prises par la rectrice pour des faits de grève (!) ont été levées.

À bon·ne ententeur·euse…

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Éducation Luttes migrant·es

RESF 78 : 15 ans et toujours là !

Samedi 3 juillet, nous nous sommes retrouvés comme prévu pour fêter nos 15 ans devant les grilles de la préfecture. Nous étions une centaine, jeunes, anciens jeunes et soutiens militants. Seule, la pluie annoncée n’est pas venue…. une trentaine de jeunes ou militants avaient excusé leur absence.

Depuis 2006, des centaines de jeunes du RESF 78 ont obtenu leur titre de séjour, certain(e)s sont maintenant français(es). Beaucoup ont fini leur formation, ont fondé une famille. Que ces jeunes soient devenu(e)s boulanger·e, peintre, maçon·ne, prof·fe, infirmier·re, technicien·ne, ingénieur·e,…. avec entre les mains leur CAP, bac-pro, BTS, master,.. c’est en France que ces enfants et ces jeunes adultes se sont formé·es. Aujourd’hui toutes et tous participent à la vie économique et sociale de notre pays… avec nous… ensemble !

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Éducation

Bac Blanquer : chaos et inégalités à tous les étages

À l’opposé de la communication du ministre, le baccalauréat est l’objet de la désorganisation la plus totale et d’inégalités de traitement criantes. C’est le résultat de l’application des lois Blanquer sur les lycées et les examens « quoi qu’il en coûte pour les personnels et les élèves ».

Pour les bacs généraux et technologiques, en philosophie, c’est la meilleure note entre le contrôle continu et celle de l’épreuve écrite qui sera retenue, alors que pour les bacs professionnels, toutes les épreuves terminales sont maintenues sans aménagement.

Grand oral : l’épreuve phare du Ministre n’évaluera rien d’autre que la maîtrise des codes socio-culturels des candidat·es

Quand on demande des précisions sur le barème du grand oral, le ministère répond « grille d’évaluation ». Et sur les cinq critères énoncés, trois concernent des questions de pure forme contre deux pour le contenu. La quantification de ces critères semble laissée aux commissions d’harmonisation. Selon les choix fait par ces commissions, tel-le candidat-e qui parle bien mais dont le discours n’est fondé sur aucune connaissance pourrait être mieux noté que tel-le candidate maîtrisant les contenus de sa spécialité mais qui peine à en parler. Le chaos est tel qu’on a pu voir dans une académie les initiales des spécialités apparaître sur la convocation des candidats donnant ainsi une indication sur les sujets susceptibles d’être choisis par les jurys.

Une surcharge de travail intolérable et injustifiée

À moins d’une semaine des épreuves de grand oral, certain·es collègues n’ont toujours pas de convocation, d’autres sont convoqué-e-s dans une autre académie que la leur à plusieurs heures de transport. Il est demandé à des collègues de lettres de corriger des dizaines de copies avec des sujets différents en deux jours. Dans certaines académies les collègues de philosophie ont plus de cent copies à corriger sur une plateforme numérique, à l’encontre de toute considération sur leurs conditions de travail. N’aurait-il pas été possible de rendre cette épreuve facultative, vu que les seules notes prises en compte sont celles qui seront supérieures à celles du contrôle continu ? Cela aurait fortement allégé la charge de travail des personnels de ce travail superflu.

SUD éducation appelle les personnels sur le terrain à discuter des modalités d’action qui s’imposent et met à disposition son préavis de grève pour la période.

SUD éducation revendique :

  • la suppression du grand oral ;
  • l’abrogation des réformes ORE, des lycées et du baccalauréat.

Pour SUD éducation, au regard des circonstances et afin de garantir l’égalité des candidat·es issu·es de lycées qui ont appliqué les demi-jauges et les autres établissements, souvent privés, qui se sont soustraits à sa mise en place, la question de la délivrance du baccalauréat à tou-te-s les candidat-e-s se pose.

Pour cette année exceptionnelle, SUD éducation refuse le dilemme entre contrôle continu injuste et examens finaux problématiques, et revendique la délivrance du baccalauréat et du brevet pour toutes et tous les candidat-e-s, et en conséquence l’augmentation du nombre de places à hauteur des besoins dans l’enseignement supérieur ainsi que la possibilité pour les élèves qui le souhaitent de redoubler.

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Actu Solidaires 78 Automobile Éducation Industrie Médias Poste / Télécom Santé-Social

Inauguration de l’accueil syndical Solidaires 78 sur le Mantois, une belle soirée…

Merci à tou·tes les camarades du Rail, des télécoms, de la Santé et du Social, de l’industrie automobile, de l’éducation, des médias, etc. qui ont participé à l’inauguration de l’accueil syndical mardi dernier à Limay.

Merci également à la CNT, aux militant.es d’autres organisations syndicales, collectifs et associations pour leur participation et à tou·tes les ami.es qui sont venu·es passer un beau moment avec nous.
Merci également à la Librairie la Nouvelle Réserve pour son accueil.

Pour rappel, les accueils syndicaux Solidaires 78 ont lieu tous les mardis de 17 h à 19 h à la librairie la Nouvelle Réserve à Limay.

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Actu Solidaires 78 Collectivités territoriales Éducation Nettoyage Santé-Social

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode 7

Un petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr


Nettoyage

Une vingtaine d’employées de la Compagnie parisienne de nettoyage, en charge, à MAntes-la-Ville, du nettoyage des écoles, des centres aérés, des crèches, des gymnases, des locaux de la police municipale, etc. voient leur statut menacé à la suite du nouvel appel d’offres remporté Val Services, une entreprise d’insertion qui compte parmi ses administrateurs la communauté urbaine, la commune de Mantes-la-Jolie, la SA Les Résidences Yvelines Essonne présidée par le patron du Département Pierre Bédier, entre autres

Alors que la règle est que l’entreprise entrante reprend les salariés aux mêmes conditions contractuelles (annexe 7 de la convention collective nationale des entreprises de propreté), Val Services n’entend pas respecter cette disposition conventionnelle, peut-être parce que cette entreprise d’insertion relève d’une autre convention collective : elle a ainsi proposé à plusieurs d’entre elles, titulaires d’un CDI à temps complet, un CDD d’insertion de 20 h par semaine dont la durée maximale serait de 24 mois.


Éducation

Les mobilisations contre les fermetures de classes se poursuivent dans le département face à l’il-logique comptable de l’administration…

Source : 78actu.fr

Santé – Grève illimitée à l’hôpital de Meulan

Les sept manipulateurs radio du Centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux (Chimm) ont installé ce jeudi 24 juin 2021 des banderoles explicites devant le hall du site Henri IV : « Arrêtez de nous manipuler », pouvait-on notamment lire.

Depuis plus d’un an et demi, ils réclament le versement de la prime de risque pour les personnels des urgences annoncée en 2019 par Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé et des solidarités. Une prime de risque de 100 euros nets mensuels à laquelle sont éligibles les salariés qui passent plus de 50 % de leur temps aux urgences.

Source : 78actu.fr
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Actu Solidaires 78 Collectivités territoriales Dans les Yvelines, une classe en lutte... Éducation Santé-Social

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode 6

Un petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr


Éducation : mobilisations contre les fermetures de classe


Collectivités territoriales

Grève des communaux à Limay…


Transports

Grève à Verneuil-sur-Seine


Hôpital

Mobilisation à Rambouillet

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Éducation Secteur associatif

Le Service national universel : c’est toujours non !

Le Collectif national contre le Service national universel a tenu une réunion le 10 juin 2021. C’est l’occasion pour les organisations et collectifs locaux qui le composent de réaffirmer leur refus de ce projet gouvernemental.

Plus que jamais, la plateforme unitaire que nous avons adoptée il y a deux ans est d’actualité.

Les ministres réquisitionnés pour aller chercher les volontaires

Inquiet de ne pas avoir ses 25 000 volontaires pour cette année 2021, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens : un nombre considérable de ministres a été mis à contribution pour aller chercher ces jeunes volontaires, à grand renfort de réunions organisées dans les départements. L’objectif gouvernemental est tout juste atteint. Les gros efforts de persuasion qui ont été nécessaires montrent à quel point le gouvernement peine à convaincre les jeunes des bienfaits de ce projet, a fortiori s’il est rendu obligatoire. C’est un motif important de notre opposition !

Le SNU : silence dans les rangs …

La fédération nationale de la Libre pensée, membre du collectif Non au SNU, avait demandé à être reçue par la secrétaire d’Etat en charge de celui-ci. Une importante liste de questions lui avait été soumise afin de préparer au mieux la rencontre. Madame El Haïry a décidé de ne pas donner suite à cette demande !Confier les jeunes à l’armée, c’est dangereux

On nous présente le SNU comme un moyen « d’éduquer» les jeunes mineur∙es qui y seraient astreint∙es, de leur expliquer « la république » … Nous ne sommes pas dupes des vraies intentions. Mais l’actualité rappelle aussi à quel point il serait dangereux de confier chaque année ces jeunes mineur∙es à l’institution dont nombre de responsables de haut rang viennent encore de s’illustrer à travers un appel à l’épuration ethnique du pays et à consolider « l’ordre social » par un recours à l’armée.Agissons contre le SNU ! Les organisations membres du collectif poursuivent le travail d’information sur la réalité du SNU. Les collectifs locaux agissent dans les départements, pour sensibiliser les jeunes, les parents, les enseignantes et enseignants, les éducatrices et éducateurs, etc. C’est ainsi que sous l’impulsion du collectif unitaire de Meurthe-et-Moselle, les syndicats départementaux FSU, CGT Education et SUD Education ont adressé une information spécifique à 40 000 travailleuses et travailleurs de l’Education nationale en Lorraine ; c’est un exemple parmi d’autres.

Nous encourageons à développer des initiatives pendant les mois d’été et prendrons une initiative nationale en novembre prochain.

Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans, c’est une opération de soumission de la jeunesse : il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes…

Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques.

La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses: les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800 000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.

Des dépenses considérables: 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée.Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent.

Mais c’est déjà le cas ! Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc.

Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager ! Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ? Non au SNU ! Abrogation du SNU !

Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, ASSO-Solidaires, Solidaires Lycéen·nes région parisienne, Fédération Solidaires Étudiant·e·s, Fédération SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, CNT Santé, Éducation, Social et Territoriale de Lorraine, Fédération éducation/recherche de la CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, Les Jeunesses Syndicalistes, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, ATTAC-France, Stop Fuelling War, Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Mouvement de l’Objection de Conscience Nancy, GRATLIB, Queer Education, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne ML, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Mouvement Résilience, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif. Collectifs locaux unitaires Non au SNU Loire-Atlantique, Lyon, Bordeaux, Angoulême, Nancy, Chambéry, Hérault…

Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

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Éducation Luttes migrant·es

Que sont-ils devenus ? La brochure RESF des 20 témoignages

À l’occasion des 15 ans de RESF 78, nous remettons en circulation cette brochure…

Pour combattre la loi sur l’immigration du printemps 2018, nous avions choisi de donner la parole à ces jeunes que nous accompagnons pour les aider à être scolarisés, à se former, à vivre en France.

Nous avons réuni les 20 témoignages parus entre février et juillet 2018 en une brochure.
Cette brochure réaffirme ce que nous défendons : ils sont une richesse pour notre pays.

Vous pouvez imprimer tout ou partie de ces témoignages sans les dénaturer, en respectant leur l’esprit et celui de l’ensemble de la démarche.
Vous pouvez les partager avec des plus jeunes , des militants , avec des citoyens, les utiliser lors de vos activités associatives…

Le lien vers les témoignages

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Actu Solidaires 78 Éducation Précarité

3 juin à Mantes : les AESH plus que déter !

A l’appel de l’intersyndicale, les AESH du Mantois ont manifesté jeudi 3 juin pour dénoncer la précarité de l’école inclusive du ministre de l’Éducation nationale Blanquer. C’est la troisième journée de mobilisation depuis le début de l’année scolaire.

Tout d’abord c’est quoi ces sigles encore ??? Accompagnante d’Enfants en Situation d’Handicap.

Ce sont les petites mains de l’Éducation nationale. Elles sont en majorité des femmes dans la profession, payées pour 24 heures environs 800 euros (rémunération en dessous du seuil de pauvreté), des conditions de travail qui se dégradent depuis la mise en place du PIAL (Pôle Inclusif pour l’Accompagnement Localisés), très peu de considération car pas un vrai statut et de vrais formations, nous avons des enfants avec des handicaps différents, il faudrait une formation continue et nous n’avons rien pour les AESH du second degré et les filières professionnels…

En gros, une AESH, c’est une personne  qui accompagne les enfants ayant différents troubles cognitives ou physiques dans leur scolarité pour des “miettes de pains” et on doit remercier les différents gouvernements de nous faire travailler dans de si mauvaises conditions et d’avoir un irrespect total pour notre professionnalisme, voir du mépris …

Jeudi 3 juin, avec les camarades du collectif AESH du 78 nous avions organisé un rassemblement devant la mairie de Mantes-la-Jolie de 11h à 16h, pour dénoncer nos conditions de travail, nous avions choisit ce lieu car nous savions qu’il y a la permanence du député LR, le bureau du maire LR de Mantes la Jolie, c’est un lieu ou il y a beaucoup de  passage,  un moyen de visibiliser notre combat au niveaux local.

Nous étions une trentaine: des accompagnantes (AESH), des enseignant(e)s, des parents et des sympathisant(e)s, nous avions improvisé un orchestre, avec des cuillères en bois et casseroles ce qui a sûrement maintenu le soleil sur le Mantois, avec des slogans tels que “AESH en colères on en a marre de notre misère ! on en a marre d’être précaire, nous aussi on veut vivre de notre salaire…” ou alors “le PIAL on en veut pas on veut des vrais moyennes pour nos élèves en situation d’handicap”.

Nous avons distribué des tracts (nous remercions les commerçants de Mantes la Jolie de nous avoir fait des photos copies gratuitement et nous déplorons le comportement des écoles élémentaires Curry et Lumière de nous avoir refusé ce service). C’est ça aussi la solidarité de notre ministère qui ne veut ni nous voir ni nous entendre ! Ce qui génère une vraie souffrance au travail, c’est pour cela que beaucoup de collègues AESH démissionnent.

Sans nous c’est l’école inclusive qui disparait, avez vous réellement prit la teneur de cette réalité : les enseignant·es ne peuvent plus enseigner, les parents ne peuvent travailler, les enfants ne peuvent pas être scolarisés et Blanquer peut aller se rhabiller avec ses promesses électorales…

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Actu Solidaires 78 Éducation Luttes migrant·es

RESF : 15 ans après… on est toujours là…

Depuis 2006, des centaines de jeunes du RESF 78 ont obtenu leur titre de séjour, certain(e)s sont maintenant français(es). Beaucoup ont fini leur formation, ont fondé une famille. Que ces jeunes soient devenu(e)s boulanger, peintre, maçon, prof, infirmière, technicien, ingénieur,…. avec entre les mains leur CAP, bac-pro, BTS, master,.. c’est en France que ces enfants et ces jeunes adultes se sont formé(e)s. Aujourd’hui toutes et tous participent à la vie économique et sociale de notre pays… avec nous… ensemble !

RESF 78 va fêter ses 15 ans en juin. Cela se passera le SAMEDI 3 JUILLET après-midi.

Cela sera pour nous une occasion de faire le bilan des ces 15 années de mobilisations, soutiens, accompagnements, réussites…

Et avec le retour des OQTF, on va retrouver les bancs du tribunal administratif….Il fut un temps, où nous les fréquentions souvent. La page BD de Brouck dessinée à l’occasion de l’accompagnement de Sandra en octobre 2011 est là pour nous le rappeler (remise en pj).

Aujourd’hui, Sandra a non seulement son titre de séjour en poche, mais aussi son master.

Il y a aussi eu Keshav parrainé à l’assemblée nationale le 27 avril 2015 par Benoit Hamon.

Là cela n’a même pas été utile d’aller au tribunal…. régularisé une heure avant le parrainage !

Keshav a bien-sûr son titre de séjour en poche et est maintenant un papa heureux.

Notre dernière mobilisation départementale date d’il y a 4 ans en mars 2017.

Il s’agissait de soutenir celui que l’on appelait Bambino ; malgré sa minorité, il s’était retrouvé enfermé au CRA de Plaisir dans le cadre d’une procédure Dublin.

Aujourd’hui, il a le statut de réfugié.

Au vu de l’actualité nationale et locale, nous allons à nouveau avoir besoin de vous.

Ce qu’il se passe partout en France, peut nous faire craindre le pire … en attendant voilà le slam qui nous vient du RESF 92 tout juste sorti : “à quoi ça sert!” Sur le site RESF  : https://reseau-resf.fr/Slam-A-

Nos mots d’ordre n’ont pas changé :

Pas une chaise vide dans nos établissements scolaires !

Pas un patron en manque de son apprenti !

Elles et ils vivent ici

Elles et ils se sont formés ici

Elles et ils doivent pouvoir rester ici