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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Agriculture Éducation Ruralité

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : main basse sur l’eau et retour à la féodalité.

Publié le 22 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles :

Annie Genevard souhaite faire main basse sur l’eau et revenir à un système féodal.

La précarité agricole et le mal-être des agricultrices et agriculteurs, éleveurs et éleveuses et paysan·ne·s est une réalité sordide. L’âpreté de la tâche et sa maigre valorisation financière constituent un cocktail explosif que l’on ne peut que déplorer. Il est nécessaire d’agir, et vite. Annie Genevard, forte de sa connaissance du monde rural, a mis les bottes et « engagé un dialogue approfondi » avec les représentant·e·s du monde agricole (on imagine aisément celles et ceux qu’elle a écouté·e·s). La promesse étant d’agir vite, le projet de loi intitulé « urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » a vu le jour le 8 avril. Au début, on applaudit : le projet de loi vise à renforcer notre souveraineté alimentaire et à protéger les agricultrices et agriculteurs d’une concurrence déloyale. Des mesures qui vont plutôt dans le bon sens, donc. Très vite, on déchante : avant même de « s’attaquer » à la fureur capitaliste qui asservit et saigne les paysan·ne·s, et alors que le changement climatique est clairement identifié comme une nouvelle menace sur l’agriculture, les articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi nous ramènent à une agriculture qu’on aurait crue d’un autre temps, ultra-productiviste, obsolète, qui tue le vivant plus qu’elle ne le protège.

Selon le gouvernement, la lutte contre le changement climatique passe par le développement facilité des bassines de retenues d’eau, permettant de maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel en bout de course. Plus de réunions publiques : il s’agit de simplifier la vie des exploitant·e·s et de les protéger contre les « oppositions susceptibles de se cristalliser ». Prétexter l’impérieuse nécessité de maintenir le calme pour éviter tout débat et faciliter la privatisation de notre ressource vitale est une manœuvre politique sournoise et dangereuse, au parfum nauséabond de censure citoyenne. Sur le même thème, les préfet·e·s auront désormais (dans le monde merveilleux d’Annie Genevard) le pouvoir, si l’envie leur en prend, de se substituer à l’organisme unique de gestion collective (OUGC), structure en charge de la répartition des volumes d’eau prélevés à usage agricole. Ils et elles pourront également contourner les prescriptions des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour faciliter la réalisation des bassines. Donner le pouvoir de répartition et de stockage de l’eau aux préfet·e·s, c’est renforcer les baronnies locales et l’arbitraire, c’est rendre omnipotent le ministère de l’Intérieur, incompétent en matière d’agriculture et d’environnement, dont les seules connaissances dans ces domaines se résument à ce que lui murmurent à l’oreille les portes-voix départementaux des grands lobbys agricoles. C’est rendre un peu plus complexe la vie au travail de nos collègues, qui portent au quotidien les enjeux de protection de l’eau.

La répartition de la ressource en eau est un enjeu bien trop important, qui doit être traitée collégialement. Donner la main aux préfet·e·s, c’est s’exposer à d’obscures et inégales manœuvres politiciennes, menant à la disparition des exploitations les plus fragiles et les moins représentées, au profit de toujours plus de concentration entre les mains de grand·e·s exploitant·e·s.

Apparaissant comme une priorité absolue, le stockage de l’eau revêt pourtant une importance bien moindre lorsqu’il est question des zones humides, écosystèmes capables de ce genre de prouesses, mais qui ne trouvent pas grâce aux yeux de nos politiques en place. L’article 7 de ce projet de loi prévoit de s’affranchir de toute mesure compensatoire si des travaux relatifs à des installations agricoles impactent une zone humide en mauvais état. Proportionner la compensation en fonction de l’état de l’écosystème affecté, c’est planter le dernier clou dans le cercueil de la politique de restauration des milieux, que tentent difficilement de porter les agent·e·s des services déconcentrés des ministères de l’écologie et de l’agriculture auprès des élu·e·s. On attend d’ailleurs toujours une intervention de Monique Barbut…

Enfin, le projet de loi expose clairement son objectif de protéger les terres agricoles. L’article 9 prévoit une mise en place systématique de l’étude préalable agricole, ainsi qu’un suivi des mesures énoncées dans ladite étude. Sur le papier, pourquoi pas, mais penser que cette simple démarche permettra de protéger les terres agricoles est absurde. S’engager dans la protection des terres agricoles, c’est adhérer pleinement et sans réserve à la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, qui met en place tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion sans fin du béton que l’on subit depuis des décennies. Ce que Madame Genevard semble oublier, c’est que la plus grande menace pour la préservation des terres agricoles n’est autre que sa famille politique, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son hostilité à cette loi, et en a déjà largement minoré les effets. Appeler à la protection des terres agricoles dans le projet de loi d’urgence agricole, c’est sciemment occulter les dispositifs existants, sous prétexte qu’ils n’emportent pas la pleine adhésion des copains de notre ministre.

C’est donc au mieux de la bassesse politicienne, au pire, de l’ignorance crasse, au détriment des agent·e·s. Quoi qu’il en soit, ce projet de loi est encore très loin des grands enjeux structurels de demain.

Parce qu’il est temps de protéger l’ensemble de nos agriculteurs et agricultrices, parce que l’eau est un bien commun, parce que le changement climatique appelle à une nouvelle agriculture, et parce que l’autonomie des ministères de l’agriculture et de l’écologie est indispensable à la mise en place d’une politique durable, SUD Rural Territoires appelle au retrait définitif des articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi.

SUD Rural Territoires rappelle son opposition au renforcement systématique du pouvoir des préfet·e·s, en cours depuis plusieurs années, et appelle au retour de directions ministérielles de plein exercice.

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Agriculture anti-validisme Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Précarité

Pétition pour un statut des AESH

Publié le 12 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

La précarité n’a que trop duré et seul un statut permettra d’avancer vers une véritable amélioration des conditions de nos collègues Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap. Alors que les négociations avec le gouvernement vont enfin commencer (20 mai prochain) pour la mise en place d’un statut pour les AESH, l’Intersyndicale (CDFT EFRP, FO EA, SEA UNSA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et SNETAP-FSU) vous propose d’appuyer les collègues qui y participeront en envoyant massivement une carte postale signée à Madame La Ministre de l’Agriculture pour réclamer ce statut.

Pour signer en ligne cette carte pétition, nous vous proposons d’utiliser l’outil suivant : https://intersyndicale.fr/carte-postale/ qui fonctionne comme une pétition et qui crée une carte postale en ligne pour réclamer un statut pour les AESH. Ces cartes générées seront imprimées et envoyées par l’Intersyndicale à Madame la Ministre de l’Agriculture tous les 15 jours. Elles seront également remises en masse lors d’un temps fort au mois de juin

Nous vous remercions pour votre soutien !

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Éducation Internationalisme Palestine

Comprendre la Palestine, soutenir l’éducation  !

Pourquoi est-il important de parler de la Palestine à l’école ?

Une partie de nos élèves se sent concernée par cette question. Pourtant, nous avons souvent du mal à apporter des réponses dans nos classes. Pire, nos élèves sont parfois criminalisé·es et sanctionné·es pour avoir exprimé leur tristesse, leur colère ou leur indignation sur un sujet d’actualité particulièrement dramatique.

La question du colonialisme peut avoir une forte résonance chez des élèves dont l’histoire familiale en est marquée.

C’est aussi le racisme, vécu au quotidien, qui favorise chez nos élèves une empathie plus forte pour d’autres groupes infériorisés et criminalisés auxquels ils peuvent s’identifier.

La complicité de la France, à travers sa coopération diplomatique et
économique, ses livraisons d’armes et ses discours politiques de soutien à l’occupant israélien, n’est plus à prouver.

Le consentement au génocide des Palestinien·nes a reposé sur un racisme assumé et une islamophobie décomplexée dans de nombreux médias et discours politiques, qui blessent nombre d’entre nous.

Nous pouvons donc imaginer le ressenti de nos élèves qui grandissent dans un monde qui les déshumanise et autorise les violences à leur encontre.

Histoire de la Nakba

Israël, État colonial

Depuis sa création, l’État d’Israël fait fi des droits humains et du droit international. Il poursuit son projet de colonisation de peuplement sur l’ensemble de la Palestine historique. Aucune solution définitive ne pourra exister sans respecter le droit au retour sur leurs terres des réfugié·es palestinien-nes et de leurs descendant·es

En 2018, la loi « Israël, Etat nation du peuple juif » consacre l’apartheid basé sur le racisme.

Le génocide en cours à Gaza n’est donc pas un accident. Il est le prolongement d’une politique coloniale et criminelle continue, théorisée dès la fin du XIXème siècle.

Dates clés

1947 • Le plan de partition

Ce plan découpe le territoire palestinien en cinq territoires : un territoire continu pour Israël du Nord au Sud et quatre morceaux de terre pour les Palestinien·nes.

Dès le plan de départ, il est impossible d’envisager un État palestinien ainsi morcelé. Mais le rapport de force dans un monde alors très colonial permet l’adoption de cette partition par 33 pays, alors que 13 ont voté contre et 10 se sont abstenus, la majorité des pays du continent africain n’étant pas décolonisée ou pas encore membre de l’ONU.

1948 • La Nakba

Ce terme, qui signifie « la catastrophe » en arabe, désigne l’expulsion de 700 à 800·000 Palestinien·nes, l’exécution de plus de 15·000 habitant·es de cette terre et la destruction de plus de 500 villages.
Cela représente le déplacement forcé de plus de 70% de la population palestinienne.

1967 • La Naksa

Ce terme, qui signifie « la rechute », désigne l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, Gaza, le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Plus de 300·000 Palestinien·nes sont chassé·es.

1993 • Le processus d’Oslo

Face à la colonisation continue de la Palestine et à la violence de l’occupation, sous la pression internationale, les représentant·es de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) acceptent de nouvelles négociations avec Israël alors que le rapport de force leur est défavorable.

Les accords d’Oslo, dont le contenu a été tenu secret, vont en réalité permettre à Israël de réorganiser l’occupation en Cisjordanie, en fragmentant le territoire en trois zones, dont la zone C qui correspond à de nouvelles confiscations de terres.

L’apartheid s’accentue alors puisque les Palestinien·nes sont soumis·es à des statuts administratifs différents.

Le processus d’Oslo doit durer cinq ans, durant lesquels l’Autorité palestinienne doit collaborer avec Israël pour assurer la sécurité de l’État occupant. Durant cette période, Israël continue à coloniser un maximum de terres en Cisjordanie.

Ainsi, en 1995, deux ans après la signature, Israël a déjà permis l’installation de 20·000 nouveaux colons sur ce qui devait devenir un État palestinien.

2002 • Début de la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie

Ce mur a été jugé illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 alors qu’il mesurait 190 km de long.
Aujourd’hui, cette barrière, ainsi que 89 barrages militaires israéliens qui entravent la circulation quotidienne des Palestinien·nes, mesure plus de 700 km et est équipée de technologies de surveillance et de reconnaissance faciale, en grande partie fournies par l’entreprise américaine HP.

2006 • Le blocus total de Gaza

Un an après l’évacuation des colonies à l’intérieur de la bande de Gaza, un blocus total (terrestre, aérien et maritime) est décrété par l’État colonial sur cette zone, déjà majoritairement peuplée de réfugié·es chassé·es d’autres régions de la Palestine. Cette enclave va ensuite subir régulièrement les assauts de l’armée israélienne : en 2009, 2012, 2014, 2018, 2021, 2022, 2023, puis les deux années du génocide en cours.

Pour aller plus loin :

Un boycott légitime, pour le boycott culturel et universitaire de l’Etat d’Israël, Eyal Sivan & Armelle Laborie, la Fabrique ;
Palestine un peuple qui ne veut pas mourir, Alain Gresh, Les Liens qui Libèrent ;
Comprendre la Palestine, Xavier Guignard et Alizée Pin, les Arènes ;
La palestine expliquée à tout le monde, Elias Sanbar, Seuil ;
Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, La Fabrique.

La campagne BDS Boycott Désinvestissement Sanctions

Les revendications

SUD éducation est engagée dans la campagne BDS.

Lancée en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne, elle mène des campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre l’État colonial israélien.

Trois revendications sont au cœur de la campagne BDS :

L’égalité des droits, c’est-à-dire la fin de l’apartheid
La fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine
Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes

Le boycott ciblé

La campagne BDS appelle au boycott ciblé de marques complices de la colonisation et du génocide en Palestine.

HP fournit des services aux prisons de haute sécurité qui enferment des milliers de prisonnier·es politiques palestinien·nes, équipe les checkpoints qui entravent leur circulation, et fournit des services aux autorités d’occupation pour stocker les données de l’État civil des Palestinien·nes.

Carrefour est complice de la colonisation en Cisjordanie par un accord de franchise avec une entreprise israélienne présente dans les colonies. Carrefour Israël s’est même vanté d’avoir fourni des colis aux soldats israéliens.

La banque et les assurances AXA détiennent des millions de dollars dans des entreprises qui arment Israël.

McDonald’s, à travers sa franchise israélienne, a fait des dons de repas aux soldats génocidaires.

Coca-Cola participe à la colonisation de la Palestine via sa franchise qui a notamment un centre de distribution dans une colonie.

Les enfants, le génocide et l’éducide

Dans l’Éducation, la situation est catastrophique. Les enquêteur·trices de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre les attaques israéliennes contre des écoles et dénoncent « l’anéantissement du système éducatif à Gaza ». Israël a détruit toutes les universités et 90·% des écoles. Pire encore, l’armée israélienne a utilisé l’université Al-Azhar pour en faire une base militaire. Plus de 658 000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es depuis 2 ans et plus de la moitié des sites religieux et culturels ont été réduits à néant.

Toujours selon une enquête de l’ONU, en Cisjordanie, le système éducatif a souffert de l’augmentation des opérations militaires de l’armée d’occupation israélienne, du harcèlement des élèves et de la multiplication des points de contrôle, des démolitions et des attaques de colons, qui ont touché plus de 806 000 élèves palestinien·nes.

SUD éducation rappelle que les droits des jeunes et des enfants doivent être respectés : le droit à l’égalité, le droit d’avoir une identité, le droit de vivre en famille, le droit à la santé, le droit à l’éducation et aux loisirs, le droit d’être protégé·e en temps de guerre, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes de violence, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes d’exploitation, le droit de s’exprimer et d’être entendu sur les questions qui les concernent, le droit de l’enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit au logement.

SUD éducation soutient l’accueil des étudiants gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France. C’est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités économiques et militaires de la France dans ce génocide.

Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS, exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Entre 2023 et 2025, plus de 658·000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es*.
Israël a détruit 90·% des écoles et tué des dizaines de milliers d’enfants. * Données de l’UNICEF
SUD éducation s’engage et soutient les élèves victimes du génocide en s’inscrivant dans toutes les actions de soutien éducatif aux enfants de Gaza comme l’initiative palestinienne « Education 4 Gaza ».

Le tract à télécharger pour diffusion dans vos établissements.

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Éducation

Campagne pour la baisse des effectifs par classe

SUD éducation a lancé une campagne pour obtenir la baisse des effectifs dans les classes du premier et second degré. Retrouvez ci dessous le matériel produit à cette occasion.

4 pages La baisse des effectifs par classe : une nécessité pour tou·tes !
Communiqué fédéral Réduire les effectifs des classes pour améliorer la scolarité des élèves et les conditions de travail des personnels
Un exemple de motion
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antimilitarisme Éducation

Militarisation de la jeunesse et de l’école : SUD éducation dit non !

Ce communiqué a été publié le 02/04/2026

Après l’ouverture de la campagne de recrutement pour le service national volontaire, les offensives se poursuivent et s’intensifient. L’objectif : enrôler la jeunesse et assurer la promotion de l’armée. Aux assauts du gouvernement s’ajoutent les initiatives de parlementaires déçus de n’avoir pu imposer, en remplacement du SNU, un service militaire obligatoire.

Le 26 mars, était ainsi adoptée à l’Assemblée nationale la proposition de loi portée par le député Modem du Calvados Christophe Blanchet pour rendre obligatoire, dès la classe de 6e, un enseignement à la défense et à la sécurité globale inscrit dans les programmes scolaires. Cette mesure constitue un pas de plus dans la militarisation de la jeunesse et le renforcement des liens entre l’école et les Armées.

Le ministre de l’Education nationale, favorable au resserrement des liens entre son ministère et celui des Armées, avait publiquement soutenu cette proposition de loi lors du Forum de Paris auquel il participait mardi 24 mars. Elle s’inscrit, en effet, dans le dispositif plus large qu’il déploie en complément de la mise en place du service national et qui comprend toute une série de mesures au service de la militarisation de l’école. Dès la rentrée 2026, la participation à un temps de commémoration sera rendue obligatoire dans les établissements scolaires, les classes de défense seront étendues à trois ans et valorisées au baccalauréat et dans Parcoursup. Ces mesures trouveront un écho zélé dans les mairies récemment gagnées par le RN. Les programmes d’extrême droite pour les élections municipales portaient, en effet, comme promesse de campagne, la généralisation des classes défense dans toutes les écoles d’une commune.

L’arsenal ainsi déployé vient par ailleurs compléter des pratiques inquiétantes déjà en place contribuant à faire de l’école un espace d’embrigadement. Depuis l’ouverture de la campagne pour le service national, le 12 janvier, les équipes pédagogiques font l’objet d’une multiplication de sollicitations pour faire connaître aux élèves le service national volontaire et les inciter à s’engager. Des personnels de direction relaient ainsi les courriers que leur adressent des unités militaires pour faire la promotion de ce dispositif.

SUD éducation dénonce cette militarisation de l’école à marche forcée, s’oppose aux mesures mises en place et aux discours tenus pour embrigader les élèves. À l’heure où les personnels et les parents d’élèves se mobilisent face à des suppressions de moyens lourdes de conséquences pour le service public d’éducation, ces mesures sont d’une scandaleuse indécence, parfaitement inappropriées. Le conditionnement de la jeunesse à un “effort de guerre” n’a sa place ni à l’école ni ailleurs. L’école ne doit pas se faire le relais de politiques bellicistes qui ciblent la jeunesse. C’est un grave dévoiement de ses missions. SUD éducation invite à construire des réactions collectives, à opposer à ces dangereuses mesures une éducation émancipatrice, des pédagogies anti-militaristes au service d’un projet de société pour la paix et la justice sociale.

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Éducation Internationalisme Palestine

Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide à Gaza et l’apartheid en Palestine

Hewlett Packard….

✖︎  fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu ➜ au service des criminels de guerre ;

✖︎  fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne qui expulse et démolit les maisons des Palestinien·nes ➜  au service de la colonisation ;

✖︎  fournit des serveurs aux autorités israéliennes pour contrôler l’Etat civil du peuple palestinien occupé, et la technologie pour les cartes d’identité à ségrégation raciale ➜  au service de l’apartheid ;

✖︎  fournit des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes      ➜  permet la violation des droits des prisonnier·es.

HP dans nos écoles c’est…

✖︎  Des centaines de milliers d’ordinateurs HP sont mis à disposition des collégien·nes ou lycéen·nes (dans l’Essonne par exemple, ce sont 60 000 ordinateurs qui ont été fournis aux collégien·nes, la Région Pays de la Loire a fourni 142 323 ordinateurs HP dans les lycées. )

✖︎  À travers “Préau” (association créée et financée par le Ministère de l’Éducation nationale afin de faire “bénéficier de nouveaux avantages sociaux” aux personnels via des tarifs réduits sur différents produits), le ministère incite les personnels à acheter des ordinateurs HP via des promotions.

Le génocide c’est…

✖︎  plus de 70 000 Palestinien·nes assassiné·es par Israël depuis 2 ans, 186 000 selon un journal scientifique

✖︎  au moins 20 000 étaient des enfants. Cela représente un enfant tué chaque heure depuis deux ans

✖︎  169 679 Palestinien·nes ont été blessée·es par les attaques israéliennes et l’UNICEF estime entre 3 000 et 4 000 le nombre d’enfants ayant subi une amputation

✖︎  plus de 10 800 Palestinien·nes, dont 450 enfants, sont actuellement emprisonné·es dans les prisons israéliennes

✖︎  une catastrophe sanitaire sans précédent : 96 % des ménages sont désormais dans une situation d’insécurité hydrique

✖︎  la famine orchestrée : 460 Palestinien·nes sont mort·es de faim et de malnutrition à Gaza depuis deux ans dont 127 enfants.

Pour SUD éducation, les ordinateurs HP doivent disparaître de nos salles de classes.

Stop aux soutiens du génocide !

Comment agir ?

➜  avec SUD éducation, j’interpelle mon ou ma chef·fe d’établissement en CA, ou j’aborde le sujet en conseil d’école, pour dénoncer l’achat de matériel HP et exiger le changement de fournisseur. 

https://cloud.sudeducation.org/s/Fokyz2XG5spr2JJ

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antifascisme Éducation Solidarité !

Communiqué Q2C : retour sur le procès de Lyon…

Ce lundi 30 mars se tenait à Lyon le procès intenté contre le collectif Questions de classe(s) par M. René Chiche et son syndicat Action & Démocratie. Ces derniers contestent leur présence sur notre cartographie de l’extrême droite et ses allié.es autour de la question scolaire.

Le rassemblement de soutien devant le tribunal de Lyon a été un succès : plusieurs organisations (CGT éducation, CNT, FSU, Solidaires, SUD, Calaap, VISA, etc.) y ont ainsi témoigné de leur solidarité avec le collectif et de leur volonté de lutter contre les procédures bâillons et les intimidations qui se multiplient à l’encontre de leur combat antifasciste.

L’audience a en effet été l’occasion pour notre avocate de dénoncer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques et syndicales et de rappeler que l’analyse des positionnements des un·es et des autres relève du libre débat démocratique et académique.

En intervenant dans des médias d’extrême droite (Radio Courtoisie, Breizh info, Le Tocsin), en participant à un congrès d’un parti d’extrême droite (Les Patriotes de Florian Philippot), en appelant à voter aux présidentielles pour la candidate du RN, en laissant un de ses représentants intervenir à un colloque organisé par les Parents vigilants du parti Reconquête ou encore en relayant les thèses sur l’Evars d’officines proche de l’extrême droite (SOS Éducation) ou de la sphère complotiste (Mamans louves), Action & Démocratie et son vice-président ne peuvent nier leur proximité avec les idées de l’extrême droite sur l’éducation. Plusieurs de ses composantes (le collectif Racine des « enseignants patriotes », le Forum École & Nation) affichent d’ailleurs leur soutien à ce syndicat.

Nous attendons donc, avec sérénité, le jugement qui sera rendu le 17 avril prochain.

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antiracisme Défense de nos libertés Éducation Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Samedi 11 avril Versailles : Immigration : indifférence, indignation, déshumanisation

Date : *Samedi 11 avril 2026* à *14 h 00*

Lieu : *Salle Montgolfier à l’Hôtel de ville de Versailles*

Nous recevrons *Catherine Wihtol de Wenden*, politologue française, spécialiste de la question des migrations, autour de son dernier ouvrage /Immigration : indifférence, indignation, déshumanisation/

(Éditions Autrement <https://www.autrement.com/immigration-indifference-indignation-deshumanisation/9782080447630> 2025).

En partenariat avec l’association *Réseau Education Sans Frontières* (*RESF*) ———————————————————————— *Présentation de l’éditeur*

« La souffrance de ceux qui ont eu le malheur de naître dans un pays pauvre et mal gouverné est considérée comme un fait acquis. L’absence de droits qui en découle aussi. »/ Comment penser un monde qui repose sur les mobilités quand la question de l’immigration donne lieu à tant de crispations sociales et identitaires ? Coups d’État, catastrophes environnementales, flux de migrants économiques et de réfugiés de pays en guerre : les crises se multiplient et s’installent dans un paysage politique marqué par la peur de l’Autre. Indifférent à ceux qui meurent aux frontières, le choix des approches sécuritaires s’affirme. Coupée des réponses humanitaires, économiques et démographiques, cette politique ignore et dénigre les propositions réelles des chercheurs et des associations. Réunir le politique, le savant et l’opinion publique, tel est l’enjeu du livre de Catherine Wihtol de Wenden.

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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés Éducation

Tribune de soutien au collectif Questions de classe(s) attaqué en justice

Nous vous invitons à signer ce texte de soutien dont SUD Éducation 78 et SOLIDAIRES 78 sont signataires…

Lien vers la pétition

« Nous soutenons le collectif Questions de classe(s) attaqué en justice par M. René Chiche et le syndicat Action et Démocratie » est une tribune de soutien au collectif visé par une procédure baillon pour avoir mis en ligne en mai 2024 une cartographie intitulée « L’extrême droite et ses allié·es contre l’école ».

« A travers cette procédure judiciaire, il s’agit bien d’empêcher un collectif de produire le fruit de son travail, toujours étayé par des recherches conséquentes et sourcées, et d’en tirer une analyse. Il s’agit de faire taire toute parole qui déplairait à ces gens-là. C’est la vie démocratique et la liberté de presse qui sont visées au cœur : une telle décision pourrait, à terme, rendre délicat tout travail de défrichage et de mise en lumière des soubassements idéologiques des politiques éducatives » dénonce et alerte la tribune de soutien au collectif  Questions de classe(s), attaqué en justice,

Nous, syndicats, collectifs, associations, individus, dénonçons l’attaque que subit le collectif Questions de classe(s) et son directeur de publication, Grégory Chambat, suite à la mise en ligne en mai 2024 sur le site questionsdeclasses.org d’une cartographie intitulée « L’extrême droite et ses allié·es contre l’école ». Cette action en diffamation, déposée par le syndicat Action et Démocratie, la branche éducation de la CFE CGC, et par son porte-parole René Chiche, évoque une « atteinte à l’honneur » des requérants du fait de leur présence sur la cartographie.

Grégory Chambat est convoqué devant le tribunal de Lyon le 30 mars prochain.

Il n’est pas anodin qu’un collectif qui met en avant les liens entre la pédagogie, le syndicalisme et les luttes sociales soit attaqué en justice par un syndicat enseignant, quel que soit celui-là.

À l’approche des élections professionnelles dans l’éducation, échéance plusieurs fois rappelée dans l’assignation reçue, nous nous inquiétons de cette instrumentalisation de la justice à des fins électorales mais aussi de la tendance actuelle des voix réactionnaires de tous bords à vouloir faire taire celles et ceux qui osent les dévoiler et les critiquer (tout en proclamant sur tous les médias qu’« On ne peut plus rien dire… »).

Mais surtout, à travers cette procédure judiciaire, il s’agit bien d’empêcher un collectif de produire le fruit de son travail, toujours étayé par des recherches conséquentes et sourcées, et d’en tirer une analyse. Il s’agit de faire taire toute parole qui déplairait à ces gens-là. C’est la vie démocratique et la liberté de presse qui sont visées au cœur : une telle décision pourrait, à terme, rendre délicat tout travail de défrichage et de mise en lumière des soubassements idéologiques des politiques éducatives.

Ce n’est tout simplement pas acceptable.

C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien au collectif Questions de classe(s) et à son directeur de publication et déclarons qu’il nous est insupportable qu’une telle censure s’installe, à la veille des élections professionnelles, mais surtout en toutes circonstances. Nous nous sentons toutes et tous concerné·es et solidaires, et nous avons conscience que, toustes, nous pourrions subir de telles procédures-bâillons

Dans le cadre des débats démocratiques sur l’école, nous aurions attendu par ailleurs qu’une organisation qui porte en étendard le beau mot de démocratie se défende sur le terrain, par les actes et la confrontation d’idées, et pas devant les tribunaux.

La pétition à signer 

Signataires

Aggiornamento Histoire-Géographie

CGT Éduc’action Paris

ICEM – Pédagogie Freinet

Queer Education

SUD éducation Paris

SUD éducation 92

SUD éducation 29

SUD éducation 45

SUD éducation Lorraine

Solidaires Loiret

Solidaires 92

Solidaires 22

Confédération nationale du travail (CNT)

CNT ESS 34

FSU 78

Union syndicale Solidaires

SUD éducation 78

Revue Casse-rôles

SUD éducation Alsace

CGT Éduc’action 78

CNT Fédération éducation

Le comité de rédaction des Carnets rouges

SUD Santé Sociaux 78

SUD éducation 44

CNT-STE 75 (syndicat des travailleuses et travailleurs de l’éducation)

Fédération SUD éducation

SUD industrie francilien

Solidaires finances publiques 78

Union Locale Solidaires de Malakoff

Sud éducation 21-71

Observatoire National de l’Extrême Droite (ONED)

Groupe Henri Laborit de la Fédération anarchiste

SUD éducation 85

Fédération unifiée de l’enseignement et de la recherche de la CNT-SO

SUD éducation 69

Le groupe Sud, CGT et affinités du lycée Paul Eluard (Saint-Denis, 93)

UDIRS 78

Attac-sud 78

CRAP – Cahiers pédagogiques

ICEM pédagogie Freinet 69

Collectif des réprimé·es de l’Éducation nationale

Café pédagogique

SUD Culture Solidaires, Section de la Bibliothèque nationale de France

Association L’Allumette

Handi-social

Union syndicale Solidaires 03

F.O.L. Vendée, La Ligue de l’enseignement

Union syndicale Solidaires 69

Syndicat Lutte de Classes éducation Hauts de France

Émancipation Tendance intersyndicale

Fédération LDH des Yvelines

Union syndicale Solidaires Auvergne

SUD Éducation 77

Union Locale Solidaires des 5éme-13éme arrondissements de Paris et d’Ivry

Union syndicale Solidaires 94

Enseignant·es pour la planète

SUD éducation 73-74

Individus

  • Alain Chevarin, syndicaliste
  • Philippe Meirieu, professeur honoraire à l’université Lumière-Lyon 2
  • Laurence De Cock, historienne, enseignante, vice présidente de l’ONED
  • Mélanie Fabre, historienne et enseignante
  • Magali Jacquemin, professeure des écoles
  • Mathilde Larrère, historienne
  • Servane Marzin, enseignante
  • Viviane Youx, enseignante
  • Mathieu Billière, enseignant
  • Paul Devin, syndicaliste FSU
  • Arnaud Saint-Martin, député LFI/NFP
  • William Blanc, historien
  • Ugo Palheta, sociologue
  • Benjamin Chevalier, sociologue
  • Jadran Svrdlin, enseignant
  • Ludivine Bantigny, historienne
  • Pascal Diard, vice-président et militant du GFEN
  • Pierre Jeanneteau-Goalec, syndicaliste à la CNT éducation 35
  • David Sauzé, professeur des écoles, syndiqué Sud éducation
  • Laure Jabrane, enseignante
  • Alain Boudou
  • Philippe Ferret
  • Jean-Patrick Abelsohn, président de l’association de soutien à l’Université Populaire du Mantois
  • Kai Terada, enseignant
  • Eric Fassin, sociologue
  • Hélène Gontier, professeur-documentaliste
  • Christine Passerieux, rédactrice en cheffe des Carnets rouges
  • Frédéric Grimaud, professeur des écoles, chercheur en sciences de l’éducation
  • Françoise Vergès, actrice, militante féministe, décoloniale, antiraciste
  • Guillaume Habens,
  • Catherine Chabrun, militante pédagogique et des droits de l’enfant
  • Franck Antoine, enseignant, syndicaliste CNT
  • Jean-Pierre Fournier, enseignant
  • François Spinner, syndicaliste
  • Dussart, Catherine, syndicaliste
  • Cécile Thomas, enseignante
  • Christine Sabourin, enseignante
  • Julien Marsay, auteur
  • Jérôme Martin, professeur à Saint-Denis (93), militant LGBTQI, santé, antiraciste
  • Léo Walter, directeur d’école rurale, syndicaliste FSU-SNUipp, ancien député des Alpes-de-Haute-Provence
  • Thomas Portes, président de l’ONED (Observatoire national de l’extrême droite), député de Seine-Saint-Denis
  • Hélène Careil, PE, militante de l’icem et membre du collectif des réprimées.es de l’Éducation nationale.
  • Patrick Rayou, universitaire, membre du collectif de Carnets rouges
  • Louis Weber
  • Martin Belaud, ouvrier agricole, recherche en sociologie rurale
  • Jean-Denis Dupuis, militant SUD Santé-Sociaux 78, militant UDIRS 78
  • Solene Lalfert, enseignante
  • Cécile Morzadec, enseignante
  • Francis Rodriguez, enseignant
  • Hugues Lenoir, enseignant-chercheur émérite en Sciences de l’éducation à l’Université Paris-Nanterre
  • Jacqueline Triguel, militante à SUD éducation 78, membre de Questions de classe(s) et du Collectif Une seule école (Cuse)
  • Béatrice Le Moën
  • Eric Dussard, syndicaliste à Solidaires 83
  • Gaëtan Le Porho, professeur de philosophie, CGT SDEN 92
  • Eric Bezout, ancien cheminot
  • Marie-Claude Pignol, CRAP, citoyenne
  • Claude Lelièvre, historien de l’éducation
  • Frédéric Cantegreil, professeur des écoles, syndicaliste Sud Education
  • Sébastien Nesme, enseignant
  • Margaux Leconte, enseignante, militante à CGT Educ’action Paris, membre de Questions de classe(s)
  • Cyril Giraudet, représentant syndical CGT Educ’action Paris 1er degré, enseignant
  • Arthur Serret, professeur des écoles et militant pédagogique à Questions de classe(s) et ICEM
  • Franck Plazanet – Fédération Anarchiste
  • Djéhanne Gani, rédactrice en chef du Café pédagogique
  • Fatna Seghrouchni, enseignante et syndicaliste
  • Léo Fuentes, professeur d’histoire-géographie
  • Céline Cael, professeure de sciences économiques et sociales
  • Marianne Acqua, professeure
  • Renaud Béziat, enseignant
  • Thyde Rosell ancienne enseignante co -fondatrice du centre éducatif libertaire Bonaventure
  • Sandrine Weil, coordonnatrice pédagogique lycée Nouvelle Chance, enseignante et autrice
  • Steven Masson, enseignant, militant syndical
  • Viviane Brunel, enseignante, militante syndicale et pédagogique
  • Gilles Sert, SUD Culture Solidaires / UDIRS 78
  • Véronique Simonin
  • Murielle Saindrenan, PE
  • Jaime Abad, enseignant
  • Yann sauvat, enseignant
  • Anie Gonzalez, enseignante
  • Philippe Sabourin, retraité
  • François Roussette de Pina, retraité informatique
  • David Doillon, Nada éditions
  • Julia Vidit, Comédienne, metteuse en scène et formatrice
  • Jean-Michel Bocquet, pédagogue
  • Jean-Paul NEGRE, Conseiller d’orientation psychologue retraité
  • Olivier Chartrain, journaliste
  • Quynh-Anh NGRE, Professeure des écoles retraitée
  • Véronique Hummel, SUD éducation Mayotte
  • Christine Reynaud, professeur des écoles et directrice
  • Stéphane Bonnet
  • Thierry Duez, Inspecteur de l’Éducation nationale retraité
  • Christian Lorinquer, PE formateur à la retraite
  • Philippe Bouvard, SUD éducation 69
  • Nicole Roux, Professeure de sociologie, Université de Brest, Sud éducation
  • Renaud GUY, enseignant spécialisé, membre du Collectif Une Seule Ecole (CUSE) et de la CGT Educ’69
  • Houyem Rebai : Enseignante, militante décoloniale et autrice
  • Manel Ben Boubaker, enseignante et militante
  • Mariane Schouler, professeuse agrégée de lettres classiques
  • Hélène Leclerc, LDH, GT Éducation, jeunesse et droits de l’enfant
  • Cécile BOUKABZA, SUD éducation 69
  • Guillaume Sabin, ethnologue
  • Erwan Charny, SUD éducation 63 03.
  • Denis Pourrat, enseignant, Sud Education 69
  • Kelen Auduc, enseignante, Sud Education 69
  • Veronique Busson, Cnt éduc 66, retraitée
  • François Le Ménahèze, ex-enseignant, formateur, auteur
  • ‌Robert Bussière, retraité, syndiqué à CGT retraité
  • Maria-Alice Médioni
  • Olivier Vinay, élu Emancipation au bureau national de la FSU
  • Charlotte Hilbert, Professeure d’HG-EMC en collège, syndiquée SNES FSU
  • Annie Portelette
  • Raymond Jousmet, directeur-gérant de l’Émancipation syndicale et pédagogique
  • Rivereau Marie, Collectif féministe pour l’égalité et syndiquée CGT éducation
  • Perrine Boutin, Maîtresse de conférences – université Sorbonne Nouvelle Paris
  • Cyril Boisseau, SUD éducation 78
  • Sabine Kahn
  • Albert Sousbie
  • Phlippe Leroyer, professeur certifié (SVT) à la retraite, à SUD Education
  • Louis BEAUFRERE, enseignant d’histoire géographie, Sud Éducation 78
  • Dominique Bucheton, chercheuse en sciences de l’éducation
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Actu Solidaires 78 Éducation En grève ! Seule la lutte paie !

Communiqué de SUD éducation 78 – Première victoire après 12 jours de grève des AESH de l’école élémentaire Maurice-Thorez (Trappes)


À l’origine de cette grève, il y a la dégradation des conditions de travail des collègues AESH après le départ d’une de leurs collègues en janvier, alors que la situation de cette école, sur laquelle l’équipe précédente avait déjà alerté l’administration, était critique du point de vue du taux d’accompagnement des élèves à besoins particuliers.


En effet, en plus d’accompagner les élèves en situation de handicap pour lesquels elles ont une notification, il leur était demandé d’accompagner d’autres élèves avec notification MDPH en attente d’AESH, réduisant de fait le nombre d’heures pour les
autres élèves, et augmentant l’épuisement des collègues.


Elles débutent alors une grève illimitée le lundi 2 février 2026, et, grâce à leur détermination exemplaire, et malgré les diverses pressions qu’elles ont subies, un rapport de force s’installe. Le 12ème jour, un représentant de la direction académique
annonce le recrutement d’une nouvelle AESH à partir de lundi 16 février lors d’une réunion d’urgence.


Cette grève confirme :

  • que sans accompagnement humain, pas d’école inclusive. Malgré l’enjeu essentiel qu’elle représente pour l’école, les élèves en situation de handicap sont inclus à l’école
    dans des conditions au rabais, les restrictions budgétaires poussant à bloquer le recrutement des aides humaines, dont les AESH, en laissant le personnel et les élèves
    en difficulté, voire dans une souffrance extrême. De plus, l’école ne pourra réellement être inclusive que ces élèves en situation de handicap bénéficient dans l’école publique
    des professionnels du soin et du handicap des instituts spécialisés ;
  • que la grève peut faire plier les institutions, que c’est bien l’outil le plus puissant pour créer un véritable rapport de force, dès lors qu’elle est organisée par les travailleuses
    elles-mêmes, dans la durée. Nous sommes fiers en tant que syndicat d’avoir soutenu juridiquement, humainement, financièrement cette grève. L’école inclusive, la reconnaissance, le statut de fonctionnaire pour les AESH, tout cela ne se fera que par le rapport de forces. Nos camarades de l’école Maurice-Thorez ont montré le chemin par cette première victoire.
    Nous demandons donc, afin de poursuivre le combat :
  • des moyens humains à la hauteur des besoins de l’école en termes de notifications MDPH ;
  • un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH, accompagné d’une rémunération digne ;
  • l’arrêt de toute pression sur les travailleuses en grève ;
  • des recrutements massifs de tous les types de personnels de l’Éducation nationale pour assurer des conditions de travail et d’apprentissage satisfaisantes.

Pour arracher de plus amples victoires, il faut multiplier partout ces grèves locales, et construire un mouvement large, à la base, étendu à toutes les catégories de personnel, dans la durée, et surtout, jusqu’à la victoire !
Limay, le 19 février 2026

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