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Défense de nos libertés Santé-Social

Sud Santé sociaux : attaques gouvernementales de nos droits et libertés !

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce la nouvelle série de mesures annoncées par le Président Macron ce lundi 12 juillet 2021 à 20h en direct du Grand Palais éphémère qui seront débattues de nouveau en urgence et sur période estivale à partir du 21 juillet

Syndicat des secteurs de la Santé, du Social et de l’Animation, la Fédération SUD Santé Sociaux est favorable à toute mesure sanitaire raisonnable et sensée qui permettrait d’enrayer la pandémie de Covid 19.

Or depuis plus d’un an déjà, nous constatons l’incohérence des mesures prises et désormais des dérives autoritaires que le gouvernement a la prétention de mettre en place.

Le 12 juillet à 20h le Président Macron annonce plusieurs mesures qui menacent dangereusement les libertés individuelles et collectives sans apporter de solution sanitaire crédible. Obligation vaccinale sous menace de sanctions voire de licenciement… pass sanitaire étendu, tests payants, plan de relance, …

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, si la vaccination a pour objet la protection universelle, le gouvernement doit la proposer à tout le monde tout en laissant à chaque individu la possibilité d’y adhérer ou pas, et en levant les brevets sur les vaccins pour que l’ensemble de la population mondiale puisse en bénéficier.

Or à compter du 15 septembre 2021, le gouvernement veut contraindre les salarié.es à se vacciner sous peine de sanctions, de licenciements voire de privation de salaire, une menace d’une brutalité extrême.

Après s’être servi de leur image pour galvaniser les foules et leur avoir offert une médaille, les personnels de santé, sont aujourd’hui les boucs émissaires d’une politique de santé publique depuis le début marquée par un manque dramatique de crédibilité. Ils et elles sont aujourd’hui stigmatisé·es comme principal·es vecteurs du virus alors que le même gouvernement les a envoyé·es, démuni·es, sans matériel, sans protection en première ligne face à la Covid et parfois même malgré leur statut COVID+ !

Pour ce gouvernement, ses échecs sont toujours la faute des autres, en somme.

Mais comment notre système de santé fonctionnera-t-il si le gouvernement continue à organiser la dégradation des conditions de travail ou à licencier les personnels non vacciné·es ? Que recherche ce gouvernement ? Une crise sociale sans précédent, un désert public, sanitaire, l’inégalité de prise en charge sur le territoire ;ce pour toujours plus de privatisation et le profit d’une minorité ?

Avec le pass sanitaire étendu ce sont les libertés fondamentales de toutes et tous qui à terme sont remises en question, soit de se déplacer, se rendre au travail, d’aller faire ses courses, de se soigner, …

A quand le retour du livret ouvrier ? Rendre les tests PCR payants pour les non vacciné·es, c’est dégrader l’accès au dépistage pour les populations les plus précarisées soit une aberration en matière de santé publique et de lutte contre la pandémie.

Conditionner la gratuité d’un dispositif de santé à un jugement moral pourrait par exemple amener la fin du remboursement des soins contre le cancer pour des fumeurs.

Enfin, le plan de relance annoncé par le gouvernement n’évoque pas celui de la santé. Où sont les moyens pour le service public de santé et du social ? Notamment pour les travailleur·ses du secteur médico-social qui attendent depuis plusieurs mois une revalorisation de leur salaire mais qui auront pour obligation de se faire vacciner.

Depuis des années, la réponse du Gouvernement est toujours la même : fermetures de places, de services et d’établissements;conditions de travail toujours dégradées qui entraînent usure et départs des personnels.

Paris, le 13 juillet 2021

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Défense de nos libertés Santé-Social

Démocratie ou Santé ?

Communiqué de la Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité

Emmanuel Macron a annoncé que la vaccination anti-covid serait rendue obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, ainsi que pour les professionnels et bénévoles intervenant auprès des personnes âgées à domicile. Il a fixé l’échéance au«15septembre» et annoncé«des contrôles et des sanctions». Les soignants non vaccinés au 15 septembre « ne pourront plus travailler et ne seront plus payés » .

Il a aussi indiqué que, dès le 21juillet, le pass sanitaire sera étendu sur tout le territoire pour les«lieux de loisir, de culture, de transport et les centres commerciaux »rassemblant plus de 50 personnes et même évoqué la possibilité, en fonction de l’évolution de la situation, d’étendre l’obligation vaccinale à tous les Français après avoir affirmé quelque temps auparavant qu’il était hors de question d’y recourir.Oui, il est impératif d’organiser la lutte contre le coronavirus, de limiter sa propagation et, c’est indéniable, cette responsabilité incombe à nos gouvernants.

Oui la vaccination est un moyen d’y parvenir mais elle doit rester le résultat d’un choix libre et éclairé.La législation établit que le consentement du patient doit obligatoirement être obtenu par le médecin pour la pratique de tout acte médical ou la mise en application d’un traitement. Elle ne prévoit que deux exceptions: la situation d’urgence qui nécessite une action immédiate parce que le pronostic vital du patient est engagé et l’impossibilité de joindre la personne de confiance dans le cas d’un patient dans l’incapacité de s’exprimer.

L’obligation vaccinale contrevient à ces dispositions et nécessitera, avant le 15 septembre, une modification de la réglementation en vigueur qui ne pourra qu’attenter gravement à des libertés fondamentales.

Le Président de la République et le gouvernement ont choisi d’agiter les peurs, de brandir la menace et de recourir à la contrainte plutôt que d’informer, d’éclairer, de faire appel à l’intelligence et au bon sens des Français qui, dans leur immense majorité, sont pourtant soucieux de leur santé et conscients des enjeux.

Il sera intéressant de voir quelle forme prendra cette modification de la réglementation qui va soumettre l’exercice de certaines professions ou de certains actes du quotidien à une vaccination: Voie législative et consultation des représentants de la nation ou voie réglementaire et fait du prince.

Il sera également intéressant d’observer les réactions des politiques, des médias et de la population face à ce que certains qualifient de dictature sanitaire en contestant sa légitimité et sa pertinence.

R. VACHON

Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité

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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés Écologie

Vaincre le virus, préserver nos droits et libertés, changer le système

Nous faisons face au développement du variant delta. La vaccination est un élément clef pour stopper ou limiter les dégâts de l’épidémie. Mais le gouvernement, par le biais du pass sanitaire, adopte une démarche autoritaire. Pire, il n’annonce que des mesures de régression sociale et rien sur la crise écologique.

Vaccination et pass sanitaire

La vaccination obligatoire de certaines professions sert à cacher l’incurie du gouvernement depuis le début de la pandémie. Alors que les personnels de santé ont été exposé-es sans protection, sans matériel adéquat pendant de nombreux mois, c’est la culpabilisation sur la vaccination, voir le licenciement qui leurs sont imposés. Les héros et héroïnes d’hier, qui étaient sommé-e-s de travailler auprès des patient-e-s même quand ils/elles étaient positives au covid, sont stigmatisé.es aujourd’hui.

Les cartes de vaccination en région parisienne montrent que ce sont les villes ou les quartiers les plus riches où la vaccination est la plus importante. Cela révèle à quel point l’accès à la vaccination reste une question sociale. Le pass sanitaire qui restreint les libertés et la vie sociale est bien aussi une mesure inégalitaire et antisociale.

Se faire vacciner doit rester un acte de volontariat. C’est l’information transparente, convaincre de cette nécessité qui doit primer. Il faut multiplier le travail de terrain et les points de vaccination pour rapprocher la possibilité de se faire vacciner du plus grand nombre, donner des droits sur le temps de travail… Il y a nécessité de fournir aux personnes les plus éloignées de l’information, les moyens d’appréhender le sujet et de répondre à leurs questions. La pédagogie et les moyens plutôt que le bâton et l’autoritarisme.

Ce n’est pas une forme de répression, de restriction des droits, le contrôle chaque jour un peu plus poussé de la population, qui pourra nous faire aller vers une responsabilisation collective sereine. L’annonce de sanctions professionnelles à partir du 15 septembre ou de privation de salaire ne sont pas acceptables.

L’autoritarisme se cache souvent sous les meilleures intentions et malheureusement les lois sécurité globale, et “séparatisme” nous ont déjà prouvé les dérives autoritaires et liberticides de ce gouvernement.

Où sont les moyens pour le service public de santé ?

Les choix qui sont faits ne remettent toujours pas en cause les politiques néolibérales qui ont cassé l’hôpital et plus généralement le service public de santé, et mis en danger les malades et les soignant-es lors des premières vagues.

Nous n’oublions pas les milliers de suppressions de lits pour raisons « économiques », les nombreux hôpitaux fermés, les démissions de soignant-es liées aux conditions de travail dégradées !

Nous voulons vaincre ce virus. Nous portons des revendications dans ce sens depuis le début de la crise. Cela passe par la gratuité des masques, la création de lits et de services et le recrutement massif des personnels nécessaires dotés des moyens matériels indispensables pour les hôpitaux publics, les EHPAD, les associations sociales et médico-sociales, un accès facile aux soins sur l’ensemble des territoires.

La lutte contre le virus est internationale. Les annonces de “dons de vaccins” sont une fois de plus l’exercice du pouvoir des pays riches sur les plus pauvres. Croire que nous pourrons vaincre la maladie sur un seul territoire est un leurre. Pour bloquer le virus, c’est une solidarité mondiale qu’il faut développer, qui passe par la levée des brevets sur les vaccins et les traitements anti covid, et enfin la constitution d’un pôle public du médicament pour en finir avec les lobbys pharmaceutiques en pleine course au profit.

Fuite en avant anti-sociale

Dans ces circonstances où chacun·e ressent un épuisement plus ou moins grand, nous n’oublions pas non plus les effets économiques et dégâts humains que cela signifie, de cette pandémie qui n’en finit pas.

Et c’est à ce moment que Macron nous annonce, en termes elliptiques, qu’il va continuer de dérouler sa politique de casse sociale à court ou moyen terme. Nos retraites et notre protection sociale, nos services publics (avec une énième “réorganisation” de l’État), les indemnisations des chômeuses et chômeurs… sont les cibles.

Ce n’est pas l’annonce d’un “revenu d’engagement” pour les jeunes de 18 à 25 ans dans une logique de “devoirs et de droits”, sorte de garantie jeunes revisitée, qui permettra de répondre aux enjeux de précarités.

C’est une véritable remise en cause de notre modèle social et une volonté de destruction de notre protection sociale. Le gouvernement entend protéger les plus riches et les dominants. Le monde d’après de Macron, c’est bien celui d’avant en pire.

Rien sur l’urgence écologique

Alors que la crise écologique et climatique s’aggrave, Macron propose un même modèle de société basé sur un capitalisme prédateur et destructeur. C’est acter une fuite en avant irrémédiable.

L’urgence d’une rupture et de mesures fortes

Pour l’Union syndicale Solidaires, il est vraiment temps de changer de politique, et ce système qui ne peut qu’aggraver les inégalités sociales, les catastrophes écologiques, et la répression de la population.

Nous pouvons vaincre le chômage et la misère. Il y a nécessité de poser la question du partage du temps de travail, de nouveaux types de financement pour les services publics, d’un modèle de transition écologique ambitieux. Cela passe forcément par un autre partage des richesses et une rupture avec le mode de production et de consommation capitaliste.

Passons à l’action !

Dans ce contexte, l’Union syndicale Solidaires continue à construire unitairement la lutte en appelant à la convergence, en proposant nos alternatives syndicalement et dans le cadre du collectif “Plus jamais ça”. Nous n’obtiendrons rien sans nous mobiliser fortement !

Il est plus qu’urgent de changer de politique et de système, pour la justice sociale, écologique et un monde où les dominations et inégalités cessent.

L’Union syndicale appelle dès à présent à construire une rentrée sociale à la hauteur des attaques en préparation contre le monde du travail.

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Dans les Yvelines, une classe en lutte... Défense de nos libertés Santé-Social

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode 9

Un petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr


Rambouillet : souriez, vous êtes filmé·es…

Source : 78actu.fr

Grève à Handi Val de Seine

Source : 78actu.fr
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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés

Danser encore – 24 avril à Mantes-la-Jolie

Auto-métro-boulot-conso
Auto attestation qu’on signe
Absurdité sur ordonnance
Et malheur à celui qui pense
Et malheur à celui qui danse

Chaque mesure autoritaire
Chaque relent sécuritaire
Voit s’envoler notre confiance
Ils font preuve de tant d’insistance
Pour confiner notre conscience

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Danser encore, HK

Danser encore samedi 24 avril, à l’appel des FFRAC qui a rejoint l’appel national de HK et les Saltimbamks à le faire partout avec la chouette fanfare mantaise des Bâtons dans les rues (qui accompagne souvent nos manifs et rassemblements) On peut dire que c’était très réussi, pendant 30 mn au marché de Mantes la Jolie, près de 80 personnes de tous âges (notamment du secteur culturel ), dans super ambiance très chaleureuse, avec comme une énorme envie de lien social, de dire la résistance collective qui libère, les yeux brillants sur les visages masqués. On en redemande  !

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Actu Solidaires 78 antifascisme Défense de nos libertés

Marche des Familles de victimes de violences policières

La marche (nationale) annuelle des familles et blessé-es contre les violences policières, organisée par les collectifs des familles aura lieu le 20 mars 2021 dans de nombreuses villes de France et à 13h12 à Paris.

Appel Stop à l’impunité ! du réseau d’entraide vérité et justice avec les familles de victimes, des blessé·e·s et des mutilé·e·s.

Tract de la Marche de Solidarité dont Solidaires est membre : “On étouffe, de l’air”.

Documents à télécharger

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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés

Pour le rétablissement et la sauvegarde des libertés individuelles et collectives…

Pour la démocratie, seule garantie du droit d’expression et d’action des citoyens

Le 2 décembre 2020, le gouvernement a publié en catimini, trois décrets autorisant l’organisation d’un fichage généralisé de la population, depuis l’état de santé jusqu’à la situation financière ou familiale, en passant par les opinions politiques, religieuses ou syndicales. Il n’y a aucune restriction.

Tout le monde est potentiellement concerné

!A cela s’ajoutent deux projets de loi, actuellement en cours d’examen: la loi dite de «Sécurité globale» et la loi dite «contre le séparatisme». Cette dernière, annoncée le 2 octobre aux Mureaux par le Président de la République, en stigmatisant une population, aujourd’hui les musulmans ou supposés tels, cherche à diviser la société, faire diversion et imposer les atteintes aux droits de tous.

Ces projets bouleversent l’équilibre des grandes lois de liberté mises en place à la fin du 19ème et au début du 20ème: sur la liberté de la presse, les libertés communales, l’instruction gratuite et obligatoire, la liberté syndicale, la liberté d’association … et la liberté de conscience, dont la liberté religieuse, par la loi de 1905 de séparation des églises et de l’État.

La situation sanitaire que nous vivons est complexe, anxiogène et facteur d’injustice. Elle mérite des mesures exceptionnelles en faveur du système de soin et non l’état d’urgence restrictif des libertés individuelles et collectives. Non seulement, le gouvernement s’est montré dépassé dès le début par la crise sanitaire mais il refuse de tirer le bilan et les leçons de ses actions. Il en porte pourtant la responsabilité et il a contribué à la gravité de la situation actuelle.Il a multiplié les actes de répression: contre le mouvement des gilets jaunes, les syndicalistes, le smanifestants, les jeunes scolarisés mobilisés pour leur avenir contre Parcours Sup, les soignants demandant des moyens, dès avant l’épidémie et après les confinements.Sans oublier les acteurs et salariés du monde culturel, de la restauration, les étudiants, les enseignants, … qui sont laissés pour compte…

De nombreuses catégories sociales sont considérées par le gouvernement comme des empêcheurs d’accumuler les richesses et des forces hostiles alors que chacune exprime ses besoins et contribue à la vie de la société. C’est pour cela qu’il y a urgence.

Nous assistons à une dérive grave, dangereuse, liberticide et autoritaire que nous ne pouvons ni ignorer, ni tolérer. Les associations soussignées décident d’alerter et de mobiliser la population, d’agir ensemble pour l’arrêt de ces dérives et d’interpeller les autorités et les élus.

Nous rappelons les manifestations prévues à Paris (sous réserve: se renseigner avant):

•mardi 16 mars à 16 h, jour de l’arrivée de la proposition de loi « Sécurité globale » en séance, devant le Sénat, square Francis Poulenc

•samedi 20 mars à 14 h, lors des marches des collectifs de familles et victimes de violences policières, de la place Edmond-Rostand vers Bastille.

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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés Traçage

Psychose sécuritaire dans les lycées franciliens…


La Région, présidée par Madame Pécresse, est en train d’équiper les lycées franciliens d’un réseau de vidéosurveillance.

C’est scandaleux !


Au lycée de Villaroy à Guyancourt, le montant de cette opération s’élève à presque 50 000 € (caméras de surveillance autour et sur le lycée).
Ce projet au coût démesuré survient en pleine crise sanitaire. Pendant ce temps, les élèves et les personnels doivent payer eux-mêmes leurs masques et les besoins en personnels d’entretien (agentes/agents) et de surveillance humaine (AED) ne sont pas couverts…


La communauté éducative s’interroge : cette vidéosurveillance est-elle nécessaire ? Est-elle souhaitée ? Sommes-nous donc si menacés que cela ? Devons-nous être placés sous surveillance ?
Quelle société nous impose-ton ? Vivre sous la peur et le menace ? Qu’engendre la peur et la suspicion ?
Que cherche Mme Pécresse, présidente de la Région, qui va financer ce réseau de surveillance : une société de craintes, de défiance et donc de tricherie, de dissimulation ?
Quelle image donne-t-on à nos jeunes en évoluant dans un climat d’inquiétude perpétuelle ?
La peur comme outil de contrôle, comme outil de soumission. Faire peur pour tout contrôler !
Nous faire peur pour nous paralyser devant les décideurs, nous faire peur pour nous faire taire !
A quoi mène le tout sécuritaire ? Moins d’attentats, d’agressions depuis 10 ans ?

Décidons collectivement de nous tenir debout et refusons de prendre cette décision sous l’effet de la peur, en risquant de perdre encore un peu plus de notre liberté.

Le plus scandaleux serait que personne ne trouve cela scandaleux !!

Sud éducation – Lycée Villaroy , le 15 février 2021


Sud éducation 78 – Lycée Villaroy
Contact presse – Robert B. : 06 11 10 40 64





Pour tout contact : 06 71 48 60 88 | sudeducation78ouvaton.org
Permanence d’accueil syndical dans le Mantois :
Tous les mardis de 16 à 18 heures – Librairie La Nouvelle Réserve (Limay)

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Actu Solidaires 78 Défense de nos libertés Poste / Télécom Traçage

Sud PTT : Le pouvoir place insidieusement ses jalons liberticides !

Noyées au sein d’un matraquage médiatique sur la pandémie, le gouvernement et Macron tentent régulièrement de caser des mesures portant atteinte aux libertés publiques, au droit à la vie privée, à la liberté d’expression et de manifestation, au contrôle démocratique de la force publique.

En effet, le contexte de crise sanitaire et d’état d’urgence permanent, qui induit mécaniquement une crise économique, est propice à cette dérive. En sortant du confinement en mai 2020, il avait été question de remplacer la simple déclaration de manifestation en une demande d’autorisation auprès de la préfecture, il aurait donc fallu lever le doigt avant de protester publiquement.

Revue de détail des principales mesures….

1-Le maintien de l’ordre

Depuis septembre 2020, un véritable arsenal de mesures s’accumule. Le nouveau schéma national de maintien de l’ordre (SNMO) confirme l’utilisation d’armes de guerre, du LBD éborgneur à la grenade de désencerclement, le canon à eau et les tanks feraient leur entrée systématique dans la capitale.Quant aux méthodes, les contacts musclés avec les manifestant.es et la permanence de la présence martiale de groupes d’interventions sont devenus la règle, avec la présence permanente de la BAC (brigade anti-criminalité). Le discours, lui, couvre les violences et les justifie en mentant délibérément (cf. ci-contre ). Les Brave-M (brigades de répression de l’action violente motorisées), elles, ont été instaurées par le Préfet de police de Paris Lallemand en 2019. Un copier-coller des voltigeurs de feu Charles Pasqua, assassins de Malik Oussekine pendant la contestation étudiante contre le projet de loi Devaquet. Les pelotons de voltigeurs motoportés (PVM) seront alors dissous…

2 -Fichage

Les décrets du 2 décembre 2020 étendent le fichage de toute la population. Les techniques le permettent à grande échelle avec une puissance de collecte et d’archivage quasi illimitée. Il suffisait d’ouvrir la boite de pandore réglementaire, en catimini, pour violer la protection des données personnelles.Le champ est très large car il suffit qu’il y ait une présomption d’une pseudo atteinte aux valeurs républicaines (voir ci-contre) : collecte des opinions politiques, philosophiques, religieuse, syndicales, l’état de santé, les pratiques sportives et même les facteurs de fragilité familiaux, sociaux, économiques… Avec ces derniers décrets, faits et gestes, “habitudes de vie” (écrit textuellement), l’opinion ou l’opinion supposée, la présomption, l’intention -ensemble de critères aux contours mal définis -, pourront être récoltés. Pour sans nul doute établir un profil, un étalonnage de la dangerosité de chacun et chacune ! La docilité deviendrait la norme, le macronisme dans toute sa dérive, une société qui « se tiendrait bien sage » en quelque sorte… le Conseil d’État vient de valider ces trois décrets, au nom de « la sûreté de l’État ». Et plus seulement au nom de l’ordre public.

3 -Répression

Le projet de loi « Sécurité globale » resserre le carcan sécuritaire qui s’en prend aux libertés individuelles et collectives, politiques et syndicales… Permettre aux forces de police de filmer par un drone ou par caméra-piéton est un nouveau moyen de menacer, d’intimider les manifestant.es.Qui pourraient être irrémédiablement reconnu.es et poursuivi.es par la suite, ou au mieux catalogué.es dans un fichier de la police. Les prérogatives de la Police nationale pourraient également être déployées vers la police municipale et des entreprises privées de sécurité. C’est, de fait, aggraver une situation où abus de pouvoir et violences policières se multiplient ! Le 24 novembre dernier, 338 députés ont voté en première lecture ce projet qui permettrait les violences policières sans aucune preuve, en interdisant toute image de fonctionnaire en opération. La liberté de la presse, et la liberté tout court, sont ainsi bafouées. Associée au SNMO, cela permettrait également à la police de sélectionner les lieux de reportage et de filtrer les journalistes, attitrés, pas trop regardants.

4 -Stigmatisation

L’idée même de la loi sur le séparatisme est de diviser la société en stigmatisant une partie de la population, annoncée par Macron aux Mureaux le 2 octobre 2020, en banlieue parisienne. Oubliée la galère quotidienne partagée par nombre d’autres villes dont ce Président ne dit pas un mot : le chômage qui explose, les boulots précaires et mal payés, le logement, l’avenir bouché des jeunes, la pollution environnementale, les services publics démantelés, les violences contre les femmes, les contrôles de police au faciès… Mais comme le précise la tribune unitaire dans le journal Le Monde : « ce projet porte en lui les germes de la division avec la stigmatisation de l’islam et de ses pratiquants. ( l’intégralité de l’appel ici : https://solidaires.org/Il-n-y-aura-pas-de-mobilisation-reelle-contre-les-derives-sectaires-sans-une )

5 -Vers la fabrique du consentement

Ce que veut ce gouvernement pour notre société : museler la jeunesse, lui formater l’esprit à la docilité quitte à remettre en place aujourd’hui un très coûteux Service National Universel, chercher à briser toute velléité émancipatrice de futurs citoyen.iennes dès 2026, un programme militaire pour les jeunes et bien “tendres” encore à 16 ans… Le SNU, rendu obligatoire, ce serait aussi la banalisation du travail gratuit et le vol de temps de liberté pour 800 000 jeunes. (https://solidaires.org/Non-au-Service-national-universel-22642 )

Alors, pour nos libertés, on ne cède rien… et nous serons là le 20 mars contre les violences policières !

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Défense de nos libertés Ressources juridiques

La vidéo-surveillance en 8 questions

La direction peut installer la vidéosurveillance pour surveiller les salarié·e·s ?

Non ! La vidéosurveillance ne peut être installée sur un lieu de travail qu’à des fins de sécurité des biens et des personnes à titre dissuasif ou pour identifier les auteurs de vols, de dégradations ou d’agressions.

Les caméras peuvent être installées au niveau des entrées et sorties des bâtiments, des issues de secours et des voies de circulation.

Elles peuvent aussi filmer les zones où sont entreposés de la marchandise ou des biens de valeur.

Elles ne doivent pas filmer les salarié·e·s sur leur poste de travail (sauf circonstances particulières : salarié·e manipulant de l’argent, mais la caméra doit davantage filmer la caisse que le/la caissier·e).

Les caméras ne doivent pas filmer les lieux de pause ou de repos, les toilettes ou les locaux syndicaux.

Si des dégradations sont commises sur les distributeurs alimentaires par exemple, les caméras ne doivent filmer que les distributeurs, et non toute la pièce.

Sur le lieu de travail comme ailleurs, les salarié·e·s ont droit au respect de leur vie privée.

Pour voir les autres questions, téléchargez le document :

Connaitre-ses-droits-Solidaires, un outil au service des salarié·e·s… quel que soit leur statut !

L’ensemble des fiches « Connaître ses droits pour les faire appliquer » est disponible à cette adresse :

https://solidaires.org/Fiches-Connaitre-ses-droits-actualisees-octobre-2020

Les syndicats membres de Solidaires appartiennent à des secteurs professionnels très divers, du secteur public ou du secteur privé : banques et finances, chimie, commerce, culture, énergie, métallurgie, nettoyage, santé, services, transports, éducation… Solidaires entend promouvoir un syndicalisme de contre-pouvoir qui lie défense quotidienne des salarié·e·s et trans-formation de la société :

• Un syndicalisme de lutte pour la construction de réels rap-ports de forces pour contrer les politiques libérales.

• Un syndicalisme de lutte pour la mise en œuvre de projets alternatifs favorables aux salarié·e·s, chômeur·euse·s, pré-caires…

En résumé, Solidaires c’est d’abord le constat que le syndicalisme qui se satisfait des miettes lancées par les directions des entreprises ne permet jamais de négocier d’égal à égal avec des patrons toujours plus arrogants. Seul un syndicalisme fort peut avoir ce rôle important et nécessaire de contre-pouvoir au patronat et aux pouvoirs publics. Pour cela, nous avons besoin de tous et toutes !