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Éducation Répression

Non à la répression contre Kai Terada !

Jeudi 22 septembre, une mutation dans l’intérêt du service a été prononcée.
Notre communiqué : (à venir)
Communiqué intersyndical académique : ici
Communiqué intersyndical national : ici.

Les prochains rendez-vous

  • 7 octobre, Soirée de soutien au local de la CNT, 30 rue des Vignoles, Paris

    Evènements passés :
  • Vendredi 23 septembre : rassemblement devant la DSDEN 92 à partir de 15h30, venez nombreux·ses manifester votre soutien à Kai Terada et aux collègues du lycée Joliot-Curie
    Les élu·e·s au CA du lycée Joliot-Curie sont convoqué·e·s en présence de la Rectrice de l’académie de Versailles pour être informé·e·s des conclusions de l’enquête menée l’an dernier. Les organisations syndicales ne sont pas acceptées à cette entrevue. Voir CP IS 92 (à venir)
  • Jeudi 22 septembre, rassemblement devant le Rectorat de Versailles de 17h30 à 20h (3 bd de Lesseps, Versailles) pour soutenir Kai lors de sa convocation. Chaîne humaine devant Joliot-Curie : ici
  • Appel intersyndical Académie de Versailles :
  • Mercredi 21 septembre, rassemblement devant le ministère à 15h (place Jacques Bainville, 7ème) initié par les collègues du lycée Joliot-Curie. Appel intersyndical national : ici.
    Appel intersyndical 92 : ici.
    Vidéo intégrale du rassemblement : ici

Vidéo de Joliot-Curie d’appel au rassemblement 21/09 :
Vidéo des réprimé·e·s de l’Education nationale :
*Mardi 20 septembre : nuit des lycées/collèges/écoles

Mardi 13 septembre, rassemblement à 10h devant la DSDEN 92, demande d’audience . Photos, vidéos et compte-rendu

Mardi 13 septembre, AG de soutien à Kai Terada à 18h30, Bourse du travail, salle Louise Michel. Un centaine de collègues et de camarades d’autres secteurs présent·e·s.

Les outils pour soutenirSignez la pétition
Cagnotte de solidarité avec les collègues du lycée Joliot-Curie de Nanterre en grèvePhotos de soutien : prenez-vous en photo ou en selfie avec des pancartes pour témoigner de votre solidarité, individuellement ou collectivement, puis envoyez ces photos sur l’adresse mail suivante : soutienakai@gmail.com, et postez-les aussi si vous le souhaitez sur les réseaux sociaux (avec les hashtags #SoutienAKaiTerada et #SoisProfEtTaisToi).
Vous pouvez imprimer puis vous prendre en photo avec les visuels en bas de l’article.
Voir les premiers : 🤳THREAD CAMPAGNE NATIONALE DE PHOTOS / SELFIES DE #SoutienAKaiTerada ⤵️
➡️prenez-vous en photo ou selfie avec les pancartes de soutien (voir images ici) seul ou à plusieurs
➡️puis envoyez-les nous en DM ou ici direct
➡️on les retweetera toutes dans ce thread pour faire masse !
TOUCHE PAS MA ZEP (@tpamz) Site de soutien : https://www.soutienakaiterada.org/ /soutienakaiterada@gmail.comLes compte-rendus d’audience Compte-rendu de l’audience au ministère (21/09/2022 Les organisations SUD éducation, SNES-FSU, FNEC FP-FO et CGT éduc’action ont été reçues avec Kai Terada au ministère par la Direction générale des ressources humaines (DGRH) accompagnée du directeur de cabinet du rectorat de Versailles lors du rassemblement du mercredi 21 septembre.

Elles ont demandé collectivement la réintégration de Kai Terada au lycée Joliot-Curie de Nanterre, que le motif de cette suspension soit connu et que les jours de grève des collègues du lycée ne soient pas retirés.
Nous avons tous clairement dit qu’en l’absence de motif et avec un dossier vide, cette procédure constituait de la répression syndicale.

La DGRH affirme qu’il n’y a pas de rapport issu de la mission d’inspection à 360° qui n’en était pas une contrairement à ce que le rectorat de Versailles nous avait avancé. Elle ne nous a pas donné plus d’éléments sur la procédure et ses motivations, et transmet le recours hiérarchique déposé par Kai Terada au Ministre de l’éducation nationale Pap Ndiaye. 

Kai Terada sera reçu ce jeudi 22 septembre à 18h pour que la décision de réintégration ou de mutation dans l’intérêt du service lui soit annoncée.

Les organisations SUD éducation, SNES-FSU, FNEC FP-FO , CGT éduc’action, SNALC, SGEN-CFDT, SE UNSA (en attente) appellent à venir soutenir Kaï Terada ce jeudi 22 septembre devant le rectorat de Versailles, 3 boulevard de Lesseps, à partir de 17h30. Compte-rendu de l’audience à la DSDEN 92 (13/09/2022) « Une délégation a été reçue par la DAASEN et deux IPR dans une salle exiguë proche de bureaux désaffectés et de lieux de stockages du mobilier.

Cela a permis à Kai de remettre des dizaines de témoignages de soutien et de bonne moralité en réponse au seul argument donné à l’oral par le rectorat : l’avoir suspendu pour ramener la sérénité au lycée Joliot-Curie. Kai a également signifié qu’il va envoyer un recours hiérarchique auprès du Ministre Pape N’DIAYE.

L’administration de la DSDEN n’avait pas d’élément supplémentaire à apporter pour justifier cette suspension et la possible mutation dans l’intérêt du service qui risque d’être signifiée la semaine prochaine. La mission d’inspection à 360° est présentée comme ayant une objectivité et un regard extérieur qui sont seuls à même de savoir ce qu’il convient de faire pour aider le lycée, leur seule préconisation dont ont connaissance les collègues est la suspension de Kai Terada. » Compte-rendu de l’audience de Kai Terada auprès du DRH du Rectorat (08/09/2022) Kai Terada à été reçu ce jeudi 8 septembre au rectorat de Versailles par le Drh et la cheffe par intérim de la DPE.
Le dossier de Kai est toujours vide de motif pour ne pas dire vide tout court.

L’administration n’a pas engagé de procédure disciplinaire car il n’y a pas de motifs graves à lui reprocher (mœurs, harcèlement, nuire à l’image de l’administration, etc.).
Pourtant, la suspension est censée intervenir pour des motifs graves (Article L531-1).

La décision de suspendre Kai serait motivée par des éléments de l’enquête administrative qui s’est déroulée au lycée l’an dernier.
L’administration convoquera Kai dans les 15 jours pour lui notifier sa décision qui s’oriente plus vers la mutation dans l’intérêt du service que vers la réintégration.

Toujours selon l’administration, la mutation serait justifiée par le besoin de sérénité dans l’établissement.

Nous ne croyons pas que cette éventuelle décision discrétionnaire favorise la sérénité au sein de l’établissement, preuve en est du soutien témoigné par la grève et par écrit.

Si l’administration s’oriente vers une mutation dans l’intérêt du service, c’est selon nous pour sanctionner de façon déguisée notre camarade en utilisant la procédure dans l’intérêt du service qui est à la discrétion de l’administration et ne permet pas à celui qui la subit de se défendre en contradictoire.
Si la mutation dans l’ intérêt du service n’est pas une sanction, cela reste une décision discrétionnaire et arbitraire lorsqu’elle n’est pas prononcée à la demande des intéressés ou pour protéger des agent-es ou des usagers.

Nous espérons que les éléments que nous aiderons à apporter permettrons à l’administration de choisir la réintégration de notre camarade que nous revendiquons avec force.

Nous appelons l’ensemble des personnels sensibles à cette injustice et à la liberté d’expression syndicale, à se mettre en grève et venir soutenir notre collègue et camarade.
SUD éducation 92, le 08/09/2022 Les communiquésNotre communiqué COMMUNIQUE DE SUD EDUCATION 92 (07/09)
Non à l’arbitraire et à la répression syndicale, soutien à notre camarade Kai Terada !
Abandon total des poursuites administratives !
. Télécharger le communiqué en pdf. Communiqués syndicaux Communiqué SUD éducation 92, 07/09 Communiqué IS 92, 07/09 Communiqué IS 92, 09/09 Communiqué IS 92 16/09 Communiqué IS 92 25/09 Voeu CTA Versailles 08/09 SUD CTA Paris, 13/09 Communiqué IS Versailles 23/09 Communiqué Fédéral SUD, 09/09 CommuniquéIS national, 13/09 Déclaration au CSE, 15/09 Courrier Solidaires FP au Ministre de la FP Communiqué IS national, 23/09 CTMEN 23/09 Communiqué des personnels du lycée Joliot-Curie
23/09/2022 08/09/2022 04/09/2022 communique_kai_050922 Communiqués de soutien (trop nombreux pour suivre la publication) comité de soutien des 4 de Melle Communiqué des réprimé·e·s de l’éducation nationale Lettre au ministre FCPE Joliot-Curie Dans la presse Politis 23/09 : Malgré la mobilisation, le professeur Kai Terada muté « dans l’intérêt du service » actu.fr 23/09 : Des professeurs d’Île-de-France appellent à la grève après la mutation d’un enseignant à Nanterre
Le café pédagogique 23/09 : Kai Terada muté d’office Le Parisien 23/09 : « Il n’y a rien dans le dossier » : le professeur de maths de Nanterre suspendu muté à Saint-Germain-en-Laye Le parisien 21/09 : Mobilisation nationale contre la suspension d’un prof de maths à Nanterre

Droit de réponse de Joliot-Curie :
Médiapart Le nouveau « filon » pour muter des profs gênants sans s’encombrer d’une sanction (22/09)
Politis Dans l’Éducation nationale, « se mobiliser, c’est passer à la broyeuse »
TRIBUNE EN SOUTIEN A KAI : 74 responsables syndicaux·ales, personnalités politiques, du monde éducatif et de la culture appellent à participer au rassemblement du 21/09 à 15h au ministère de l’éducation nationale. A lire sur Mediapart, Regards, Politis et Basta. Tribune du comité de soutien à Kai Terada : Pap Ndiaye, rendez-nous Kai Terada !
L’anticapitaliste Sois prof et tais-toi : la répression des profs au lycée Joliot-CurieInterview de Kai Terada en vidéo :ici.
Rapports de force Kai Terada, enseignant syndiqué menacé de mutation : « il faut mettre un point d’arrêt à tout cet arbitraire »(14/09) La gazette La Défense : Suspendu par l’Académie de Versailles, ses collègues font grève Révolution permanente Répression contre Kai Terada, professeur : rassemblement devant le ministère de l’Education mercredi ! (19/09) etRépression contre Kai Terada, professeur : rassemblement devant le ministère de l’Education mercredi ! (19/09)
_*Révolution permanente Le combat pour la réintégration de Kai, prof arraché à ses élèves en pleine « pénurie »(11/09)Article de actu.fr : Nanterre. Un professeur de lycée suspendu par le rectorat “sans motif”, ses collègues se mobilisent
Le café pédagogique : Le collectif des réprimés de l’Ecole reçu au ministère
Le café pédagogique Retour de la “chasse aux rouges” rue de Grenelle ? (20/09) etLe café pédagogique Un professeur suspendu pour raison syndicale ? (12/09)) Le café pédagogique Rassemblement intersyndical en soutien à Kai Terada (15/09))Article du Parisien du 06/09/2022 : ici.

Les visuels Le fichier format imprimable :

Chansondes collègues du lycée Joliot-Curie :

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Éducation Répression

Soutien à Kai Terada : stop à la répression dans l’Éducation, stop à la discrimination syndicale contre SUD éducation !

SUD éducation a appris avec stupéfaction et colère l’entreprise de répression anti-syndicale dont est victime notre camarade Kai Terada, co-secrétaire départemental de SUD éducation 92.

Dimanche 4 septembre, Kai prenait connaissance de la décision de suspension de 4 mois notifiée par le rectorat sans motif. Jeudi 8 septembre, il était convoqué au rectorat de Versailles, qui lui a indiqué qu’il n’y avait pas lieu de convoquer une commission disciplinaire, mais qu’une procédure de “mutation dans l’intérêt du service” serait lancée sous 10 à 15 jours. Le dossier administratif est vide. Le rectorat avance comme motif de vouloir “ramener la sérénité dans l’établissement”, ce qui est jugé comme totalement irrecevable par les collègues de Kai, représenté·es en nombre à l’occasion de la convocation. Pour SUD, il est clair qu’il s’agit de répression anti-syndicale : Kai est en effet un militant très actif de notre syndicat, mais aussi un animateur du collectif Touche pas à ma ZEP, et un militant associatif dans le cadre de RESF.

La volonté du ministère de s’attaquer particulièrement à SUD éducation ne fait plus guère de doute. Nos équipes et militant·es, à travers l’ensemble du territoire, sont en effet en première ligne des mobilisations sociales depuis de nombreuses années. Blanquer s’était déjà exprimé à plusieurs reprises pour dénoncer SUD éducation, notamment pour son engagement antiraciste et antisexiste. Dans une grande majorité des affaires emblématiques de répression anti-syndicale ces dernières années, ce sont des militant·es de SUD éducation qui sont visé·es, au moins en partie : au collège République de Bobigny (93), au lycée de Melle (79), au lycée Mauriac de Bordeaux (33), au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (63), à l’école Marie Curie de Bobigny (93), ou encore à l’école Pasteur de Saint-Denis (93).

Pour SUD, la répression dont est victime Kai est l’affaire de trop. Nous appelons évidemment l’ensemble des personnels à participer activement aux initiatives décidées en soutien à Kai, à savoir la pétition en ligne, le rassemblement à Nanterre le 13 septembre à 10h et toutes autres initiatives décidées par le comité de soutien.

Nous appelons également à un grand rassemblement en soutien à Kai et contre la répression dans l’éducation le mercredi 21 à 15h devant le ministère (horaire à confirmer).

Enfin, afin de faire la lumière sur ce qui est désormais une forte présomption de discrimination syndicale contre SUD éducation, nous saisissons le Défenseur des droits. Une conférence de presse sera organisée au moment de la remise de la saisine.  

Pour signer la pétition en soutien à notre camarade Kai, c’est ici

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Collectivités territoriales Dans les Yvelines, une classe en lutte... Éducation En grève ! Luttes logement Répression Revue de presse

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 36

Au sommaire : répression syndicale (Poissy), logement (Les Mureaux), grève éducation (Houilles), fermeture des piscines (Mantes)


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org


Source : 78actu.fr

Source : 78actu.fr

Source : Actu 78.fr

Source :78actu.fr
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Actu Solidaires 78 Dans les Yvelines, une classe en lutte... Éducation En grève ! Répression Revue de presse Santé-Social

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 34

Au sommaire : grève foyer de l’enfance maltraitée (Mantes-la-Jolie) – Éducation : scandaleuses formations à la laïcité – Répression à Korian (Poissy) – Fermeture de classe (Vélizy)


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org


Source : 78actu.fr

Source 78actu.fr

Source : 78actu.fr

Source : 78actu.fr
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antifascisme Éducation Répression

Éducation – Mutations forcées des 6 de Pasteur : une enquête administrative fabriquée de toutes pièces

Suite à l’annonce des 6 mutations des collègues de l’école Pasteur de Saint-Denis (93) le 22 avril dernier, l’équipe enseignante et les parents d’élèves ont déposé une requête d’urgence au tribunal administratif (référé-liberté) en vue de faire annuler les décisions de l’administration.

Mardi 10 mai, nous apprenons que le tribunal rejette cette requête sans que le rectorat ne fournisse, en amont de l’audience, le rapport de l’enquête administrative qui aurait permis de préparer la défense. La juge avait pris l’engagement en fin d’audience de ne pas clôturer le dossier afin de permettre à l’avocat des enseignant·es de fournir des éléments complémentaires à la défense. Sans prévenir, elle a pourtant clôturé le dossier à la fin de l’audience, empêchant ainsi la possibilité du contradictoire.

Alors que les collègues alertaient depuis des semaines sur des dysfonctionnements graves, l’administration a fait le choix de diligenter une enquête composée exclusivement de membres de la hiérarchie.

Cette enquête s’appuie sur l’examen de 72 fiches de signalement pour « préconiser » les mutations dites « dans l’intérêt du service » de 6 collègues. Or, c’est le rôle du CHSCT (comité d’hygiène, santé, sécurité et conditions de travail), instance représentative des personnels, d’enquêter en cas d’alerte. Le CHSCT est donc dessaisi de son rôle au mépris de la loi.

En outre, l’administration utilise ces outils de défense des conditions de travail que sont les fiches du RSST (registre de santé et sécurité au travail) pour réprimer les personnels.

Aussi, si la justice est aujourd’hui sourde à la violence institutionnelle, nous, organisations syndicales Sud éducation 93, SNUipp-FSU 93, SNES-FSU 93 , CGT éduc’action93 et CNT éducation 93, ne comptons pas en rester là. La mutation des 6 de Pasteur est un cas d’école de l’idéologie de Blanquer : perte de liberté pédagogique ; construction fantasmée aux relents d’extrême-droite et propos méprisants envers les enseignant·es « gauchistes », « wokistes », « islamogauchistes » manque de moyens ; hiérarchie sourde, autoritaire et réactionnaire.

Monsieur, Madame le/la futur·e Ministre de l’éducation nationale, si vous voulez rétablir la confiance dans notre institution et restaurer la sérénité : levez les sanctions contre nos collègues lanceur·ses d’alerte de l’école Pasteur.

Nous continuerons à nous battre auprès des collègues et à faire respecter la loi et nous soutiendrons toutes les initiatives prévues pour la suite de la mobilisation.

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Défense de nos libertés International Répression

Collectif Palestine vaincra : un (gros) pavé dans le jardin sécuritaire de Macron !

En suspendant la dissolution du Collectif Palestine Vaincra, lequel a pour objectif le soutien aux luttes des populations palestiniennes contre l’oppression qui leur est faite par l’État d’Israël, le Conseil d’État vient d’infliger un revers majeur à la politique de répression mise en œuvre par Macron et son gouvernement contre la liberté d’association. En effet, depuis la publication de la loi séparatisme, ces derniers ne cessent de s’en prendre au milieu associatif dont les combats leur déplaisent : des associations luttant contre les discriminations faites aux populations musulmanes mais également luttant sur le terrain de l’antifascisme jusqu’à des médias exprimant ou relayant des positions politiques avec lesquelles ils sont en désaccord.

S’agissant du Collectif Palestine Vaincra, son soutien aux populations palestiniennes réprimées lui ont valu d’être dissout par Darmanin début mars en raison, entre autres, de ses positions et actions en faveur du boycott des produits israéliens commercialisés, de son soutien à la libération de prisonnier·es palestinien·nes ou encore pour ne pas avoir modéré des propos considérés comme haineux sur les réseaux sociaux, actes qui seraient de nature selon le gouvernement à favoriser le terrorisme.

Le Conseil d’État a répondu le 25 avril en procédure de référé que les griefs sont infondés, précisant notamment que « l’appel à boycott de produits israéliens qui est une modalité particulière d’exercice de la liberté d’expression ne saurait constituer en lui-même une provocation ou une contribution à la discrimination à la haine ou à la violence contre un groupe de personnes ». Il n’y a dès lors aucun motif à dissolution et le Conseil d’État conclue que le décret de dissolution est manifestement entaché d’un doute sérieux sur sa légalité. Quand il examinera dans quelques mois ce décret au fond, il y a de sérieuses probabilités que celui-ci soit envoyé à la poubelle d’où il n’aurait jamais dû sortir. En attendant le Collectif Palestine Vaincra est réhabilité et les arguments du Conseil d’État attestent de la légalité de nombre de combats légitimes en faveur des populations discriminées et opprimées.

C’est assurément une grande victoire dont l’union syndicale Solidaires, intervenante volontaire dans ce procès, se félicite. Elle démontre toute la nocivité de la loi séparatisme dont l’ensemble des dispositions doivent être abrogées et elle permet d’avoir de nouveaux éléments de droit à opposer dans les batailles juridiques contre la campagne BDS. Cette victoire renforce notre détermination à lutter toujours plus contre toutes les discriminations et oppressions, où qu’elles se situent et contre les mesures liberticides destinées à entraver nos combats pour la justice sociale !

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antifascisme Éducation Répression

L’Éducation nationale soutient l’extrême droite à l’école : faisons front contre la répression des équipes enseignantes du 93 !

Six enseignant.e.s de l’école élémentaire Louis Pasteur (Saint-Denis) ont été informé·e·s de leur mutation « dans l’intérêt du service » par la direction départementale de l’Éducation nationale suite à une enquête administrative menée à charge dont les propos des personnes auditionnées ont été complètement transformés sur les procès-verbaux..
 
Cette répression à l’encontre d’une équipe connue pour son engagement pédagogique et militant est d’autant plus scandaleuse qu’elle s’appuie sur une campagne de diffamation menée par l’extrême-droite contre ces enseignants. En plus d’imposer ses pratiques managériales, couplées à un véritable harcèlement sur les enseignant·e·s de l’école, l’ancienne directrice est en effet à l’origine d’un article, publié dans le journal d’extrême-droite l’Incorrect, dans lequel elle donne l’exemple des enseignant·e·s de son établissement pour attaquer le « gauchisme », « le syndicalisme d’extrême-gauche » et le « lobby LBGT » qui « gangrèneraient » les écoles. Il leur est notamment reproché… de lutter contre le sexisme à l’école, en refusant d’associer la couleur rose aux filles et le bleu aux garçons. Dans une vidéo sur le même thème, postée sur Youtube en février 2022, des noms et des numéros de téléphones d’enseignant·es sont donnés, en faisant des cibles potentielles pour la fachosphère.
Cette répression révoltante contre une équipe pédagogique est une illustration supplémentaire de la bienveillance et du soutien que l’institution et, à travers elle, le gouvernement, portent aux idéologies et aux offensives réactionnaires. Comme le souligne le communiqué de l’équipe enseignante, l’Éducation nationale et l’extrême-droite agissent ici « main dans la main » pour réprimer les enseignant·e·s. Une attaque dans la droite ligne de l’offensive réactionnaire menée par le Jean-Michel Blanquer et le gouvernement Macron sur le terrain idéologique et répressif, à travers la lutte contre le « wokisme » ou l’« islamo-gauchisme » et la mise en place les lois Sécurité globale et , ou encore les dissolutions autoritaires d’organisations militantes et politiques. A ce titre, Sud Éducation 93 était récemment attaqué en justice par le ministre Jean-Michel Blanquer et menacé de dissolution suite à une plainte de plusieurs parlementaires Les Républicains pour l’organisation d’un stage antiraciste. Une répression aujourd’hui susceptible de viser tous les collectifs et organisations qui se revendiquent de la lutte contre l’extrême-droite, de l’antiracisme, de l’anti-islamophobie, de la lutte contre le sexisme et toutes autres de formes de discrimination.
Face à cette offensive, nous appelons à faire front contre la répression que subissent les enseignant·e·s et contre les menaces de l’institution, qui chercher à faire des exemples pour discipliner le secteur et imposer dans les écoles l’idéologie réactionnaire portée par l’extrême-droite, soutenue par le gouvernement. Loin de ne concerner que l’école, l’offensive globale appelle à une riposte politique commune ! Et elle commence par la lutte pour obtenir le retrait de toutes les sanctions visant les travailleurs et travailleuses mobilisé·e·s !


Premiers signataires :
   
Laurence De Cock, historienne et enseignante
Véronique Decker, militante syndicale et pédagogique de Seine-Saint-Denis, retraitée de l’enseignement
Philippe Meirieu, pédagogue et président national des CEMEA
Grégory Chambat, syndicaliste et pédagogue
Judith Bernard, enseignante et metteuse en scène
Irène Periera, philosophe, IRESMO
Jérôme Martin, enseignant, ancien président d’Act Up-Paris
Nathalie Arthaud, enseignante et porte-parole de Lutte Ouvrière
Anasse Kazib, militant Sud-rail et porte-parole de Révolution permanente
Philippe Poutou, porte-parole du NPA
Eric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-denis
Clémentine Autain, députée LFI  
Stéphane Peu, député du parti communiste de la Seine-Saint-Denis
Sandrine Rousseau, enseignante et militante EELV
Julien Salingue, chercheur et militant au NPA
Elsa Faucillon, députée PCF
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA
Aurélie Trouvé, présidente de l’Union Populaire de la France Insoumise
Bally Bagayoko, chef de file de l’Union Populaire de la France Insoumise en Seine-Saint-Denis, ancien élu local et départemental, militant des quartiers populaires  
Patrick Braouzec, ancien député et maire de Saint-Denis
Adèle Haenel, comédienne
Aurore Koechlin,  sociologue et militante féministe
Sasha Yaropolskaya, militante et journaliste à XY media
Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes
Assa Traoré, militante antiraciste et membre du Comité Adama  
Youcef Brakni, militant antiraciste et membre du Comité Adama
Omar Slaouti, enseignant, militant antiraciste, conseiller municipal Argenteuil
Samir Elyes, militant antiraciste
Almamy Kanoute, activiste, consultant, acteur
Dominique Grange, chanteuse engagée
MRAP Saint-Denis 93
Françoise Verges, chercheuse, militante féministe et antiraciste
Taha Bouhafs, journaliste militant
Lauren Bastide, journaliste
Caroline de Haas, militante féministe
Titiou Lecoq, journaliste et féministe
Thomas Portes, président de l’observatoire national de l’extrême droite
Frédéric Lordon, philosophe
Hélène Nicolas, anthropologue, Université Paris 8 / LEGS
Juan Sebastian Carbonell, sociologue
Marie Dominique Garnier, chercheurse à l’Université Paris 8
Christiane Vollaire, philosophe, Chercheure associée au CNAM, Paris
Mathilde Larrère, historienne, maîtresse de conférence à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée
Silvia Capanema, maîtresse de conférence Université Paris 13 / Conseillère Départementale de Seine-Saint-Denis  
Florence Gauthier, historienne
Sophie Wahnich, historienne
Julie Pagis, sociologue
Ugo Palheta, sociologue
Gilles Martinet, géographe, Université ouverte
Sibylle Gollac, sociologue
Severine Kakpo, chercheuse en sciences de l’éducation, Université Paris 8
Nacira Guénif, professeure en Sciences de l’éducation, Université Paris 8
Etienne Penissat, sociologue
Marwan Mohammed, sociologue
Olivier Roueff, sociologue
Yasmine Siblot, sociologue, Université Paris 8
Karel Yon, sociologue, Université Paris-Nanterre CNRS
Séverine Chauvel, sociologue
Anne Clerval, géographe, Université Gustave Eiffel
Stéphanie Guyon, politiste, Université de Picardie Jules Verne
Pablo Rauzy, maître de conférences en informatique, Université Paris 8
Benoit Hazard, anthropologue, Ehess

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Éducation Répression

Soutien aux collègues de l’école Pasteur (Saint-Denis, 93) ! – Communiqué SUD-SNUipp-SNES-CGT-CNT

Après avoir été attaqué·es dans un mensuel d’extrême-droite, des collègues sont sous la menace d’une mutation-sanction par le DASEN de la Seine-Saint-Denis et le recteur de l’académie de Créteil !

Depuis le début de l’année scolaire, les collègues de l’école élémentaire Pasteur à Saint-Denis ont alerté la DSDEN 93, en envoyant des fiches SST et RPS, concernant la non organisation de l’école et la mise en danger des élèves et des enseignant-es. Sans avoir reçu l’équipe enseignante, le DASEN 93 et le recteur, au lieu de réunir un CHSCT extraordinaire, décident de diligenter une enquête administrative.

Pendant le déroulement de l’enquête, dans un mensuel d’extrême-droite paraît un article (janvier 2022) et sur Youtube une vidéo (février 2022) qui sont consacrés à un prétendu « gauchisme à l’école ». Sous couvert d’anonymat, la directrice décrit des situations totalement fausses et délirantes qui se dérouleraient dans cette école. Ces allégations diffamatoires mettent en cause des collègues qui sont clairement nommé·es et reconnaissables. Pour certains leurs numéros de téléphone personnels sont même identifiables. Les collègues demandent à être protégé·es par le rectorat et ont déposé une main courante. Malgré toutes ces menaces, les collègues ont poursuivi leur mission de service public d’éducation auprès de leurs élèves, tout en subissant une enquête administrative à charge.

Que se passe-t-il ensuite ?

Alors que les conclusions de l’enquête ne sont pas connues, que l’arrivée d’une nouvelle direction fin janvier 2022, a enfin permis de retrouver un climat serein entre tou·tes les acteur-trices de l’école (parents, équipe enseignante et élèves), lundi 4 avril, 6 collègues reçoivent un courrier les prévenant de mutations-sanctions dites « dans l’intérêt du service ».

Le DASEN 93 et le recteur de Créteil, en pleine campagne présidentielle où l’extrême-droite est au plus haut dans les sondages, prennent donc le parti de la directrice qui a jeté en pâture ses collègues dans un magazine d’extrême-droite et sanctionnent des membres de l’équipe enseignante. Équipe qui a le tort d’être investie auprès de leurs élèves et qui ne répond pas forcément à toutes les injonctions ministérielles.

Le climat nauséabond de banalisation des idées d’extrême-droite a des conséquences concrètes et graves pour celles et ceux qui en sont victimes. Depuis des semaines, ces collègues ainsi que tout le reste de l’équipe sont désormais sous la menace des réseaux d’extrême-droite. Et ce, sans qu’aucune réponse n’ait été donnée par le recteur à leur demande de protection fonctionnelle.

Cette décision de mutation est injuste, incohérente et irresponsable, compte tenu du climat qui s’apaisait depuis plusieurs semaines dans cette école.

Les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNES-FSU, CGT Educ’action, SUD éducation et CNT éducation apportent leur soutien à l’équipe enseignante et continueront de combattre les idées et les méthodes de l’extrême-droite. 

Elles exigent le maintien sur l’école des 6 collègues menacé·es de mutation-sanction et soutiennent les actions prévues localement, en particulier l’appel à la grève mardi 12 avril avec rassemblement à la DSDEN 93 à 12h, jour où des collègues iront consulter leur dossier.

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La Poste Répression

Non à la répression à La Poste

Le harcèlement organisé de la direction de l’établissement à l’encontre des représentants syndicaux doit cesser immédiatement !

Prise de parole de Georges

Il est intolérable que nous subissions des violences psychologiques et physiques de la part de la directrice d’Etablissement et de son équipe.

[Prise de parole de Vincent (secrétaire départemental du syndicat Sud PTT 78) le 6 avril avant le passage de Georges en entretien préalable]

Nous allons tout mettre en oeuvre pour faire cesser ce harcèlement, ces menaces, violences et pour stopper la réorganisation prévue sur la PDC de Versailles!

La direction doit abandonner toutes les procédures disciplinaires en cours!