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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Conditions de travail Défense de nos libertés Répression

Ils ne nous empêcheront pas de lutter !

Contre toutes les répressions

Manifestation samedi 20 juin à 15h à Paris
Du siège de la Banque Postale en passant par le ministère des Affaires Étrangères pour finir au ministère du Travail

Il est facile de constater que plus les gouvernements déroulent leurs politiques anti-sociales, racistes et militaristes, plus le patronat et l’État répriment les mouvements et les militants et militantes du monde du travail et de la jeunesse.

En 2025, les rassemblements contre la répression vis-à-vis des militants et militantes syndicaux, contre la guerre à Gaza ou dans la jeunesse ont souvent été des succès sur le plan numérique. Des milliers de personnes se sont rassemblées en solidarité avec celles et ceux qui subissaient les coups des patrons ou de l’État. 

À La Poste, entreprise qui supprime des milliers d’emplois chaque année, cette logique répressive se déploie avec force. Pour ce faire elle emploie contre ceux et celles qui luttent des méthodes expéditives et brutales. On y respire un parfum d’impunité !

Impunité alors qu’un reportage d’Envoyé spécial avait fait la lumière sur une « cellule spéciale » qui au plus haut niveau de l’entreprise visait (et vise encore ?) à étouffer les causes professionnelles des suicides à La Poste. Étouffé aussi le scandale de centaines de milliers de masques chirurgicaux stockés et non distribués aux postiers et postières pendant l’épidémie du Covid en 2020.

Impunité également sur la « carte des partenaires », document RH interne qui classe les agents selon leur opposition aux projets de suppressions d’emplois et qui préconise « la contrainte » pour qu’ils s’y rallient. Contournement de l’obligation de transparence sur la quantification de la charge de travail des facteurs et factrices. La Poste va jusqu’à combattre juridiquement le Règlement Intérieur du CSE Central qui permet aux élu·es de se déplacer librement dans les locaux de l’entreprise et de communiquer oralement avec les salariés.

Cerise sur le gâteau : la pratique des faux témoignages visant à calomnier, faire condamner ou licencier abusivement des syndicalistes de l’entreprise est monnaie courante dans la plus grande entreprise du pays. L’un des exemples les plus graves : un haut cadre de La Poste avait tenté de salir Gaël en l’accusant d’avoir des liens avec des djihadistes auprès de la rédaction de France 2 pour tenter d’empêcher la diffusion du reportage d’Envoyé spécial. La Poste veut aujourd’hui, 8 ans après cette grève de 2018 et une victoire juridique en cour d’appel de Versailles de janvier 2019, remettre en cause sa liberté de circulation dans les centres.  

Le 10 juillet 2025, Gaël, Yann, Mohamed, Brahim et Dalila ont été condamnés à des amendes pour « violation de domicile professionnel ». Gaël a même été sanctionné par 6 mois de prison avec sursis pour « violation de domicile et violences » plus de 11 ans après les faits. Des peines qui vont largement au-delà de ce que prouvent les vidéos et des réquisitions du procureur, pourtant peu soupçonnable de sympathie à l’égard des militants syndicalistes puisqu’il demandait des Travaux d’Intérêt Général. Un verdict clairement politique.

Alors, de quoi nos camarades postiers et postières sont-ils coupables ? D’avoir représenté leurs collègues grévistes ? De s’être rendus au siège de leur entreprise lors d’un conflit du travail ? D’avoir exercé leurs mandats syndicaux ? D’avoir obligé la Poste à embaucher des collègues précaires ? D’avoir démontré durant leur procès que la Poste a menti sur les faits de violences et fait mentir depuis onze ans plusieurs de ses salariés pour se débarrasser de syndicalistes ? D’avoir rassemblé plus de 600 personnes lors du procès du 12 juin 2025, des postiers en grève, des syndicalistes CGT, Solidaires, des militants de gauche et d’extrême gauche, déterminés à s’unir face à la répression patronale et d’État indépendamment de leurs étiquettes respectives ? 

Gaël, Brahim, Dalila, Mohamed et Yann ont fait appel. De l’audience qui se tiendra en appel, il nous appartiendra de faire le procès d’une justice au service des patrons et d’en faire une tribune pour exiger la réintégration de Gaël, Yann et Mohamed. S’ils sont définitivement condamnés ce sont toutes nos actions militantes qui seront impactées.

En 2026, La Poste a licencié Samuel, facteur à Thuir et représentant du personnel pour SUD PTT 66. C’est bien son activité syndicale (dénoncer les dysfonctionnements, veiller sur les agents, combattre les suppressions de postes…) qui dérange la direction. La preuve : après avoir analysé le dossier monté par La Poste, deux inspecteurs du travail se sont prononcés contre le licenciement ! Pour avoir fait grève durant le conflit contre la réforme des retraites, Alexandre, facteur à Perpignan, secrétaire général de la CGT FAPT 66 est sanctionné de 24 mois de mise à pied dont 6 avec sursis. Notre camarade s’est donc vu interdire de travailler à La Poste et privé de salaire pendant 18 mois ! 

Et il y en a malheureusement beaucoup d’autres à La Poste. Des centaines, et cette campagne contre la répression va s’attacher à les rendre visibles : Salim, Éric, Yann, Olivier, Stéphanie, Didier, Florence, Nazha, Samir, Florian, Mounir, Willy, Djeamel, Man, Medhi, Gracilien, Thomas, Sébastien… 

Mais la lutte contre la répression à La Poste ce sont aussi des victoires : Vincent, secrétaire départemental de SUD Poste 78 qui a définitivement fait condamner la direction de La Poste pour discrimination syndicale, harcèlement et « préjudice direct à l’intérêt collectif de la profession. » C’est aussi le cas de Christophe, de la CGT FAPT 14, qui après avoir été sali par des accusations infondées a arraché sa réintégration au terme d’une bataille juridique acharnée de quatre ans et demie. Nous espérons pareille victoire dans le cadre de la procédure engagée par plusieurs CSE contre la note d’orientation qui permet à La Poste d’imposer ses réorganisations et ses suppressions d’emplois dans tous les métiers.

La répression à La Poste a une logique d’ensemble qui vise à faire taire ceux qui refusent la privatisation à l’œuvre dans l’entreprise. Nous avons besoin de plus de bureaux de Poste dans nos villes, de plus de postiers et postières avec des salaires et des conditions de travail qui nous permettent de vivre et pas de survivre. Une commission d’enquête parlementaire devrait faire toute la lumière sur ces « pratiques baillons. »

Mais la répression n’est pas propre à La Poste, ni à SUD ou la CGT. D’après les chiffres de la confédération CGT ce sont plus de 1000 syndicalistes CGT qui sont sous le coup de la répression. Ils veulent une classe qui se tienne sage parce que nous luttons pour nos conditions de vie et d’existence, contre l’islamophobie et tous les racismes, contre les violences policières, contre la colonisation, les guerres et les agressions militaires, pour la solidarité entre les travailleurs et les peuples du monde entier. 

Pour toutes ces raisons, nous devons faire bloc ! Nous sommes aux côtés de Tayeb Khouira de SUD Aérien, de Baptiste Anglade de la CGT 38, de David Pijoan de la FSU 33, d’Anasse Kazib de Sud Rail Gare du Nord, d’Alex Pelico de Solidaires Informatique 57, de Olivia Zemor présidente d’Europalestine, de Rima Hassan Eurodéputé pour la France Insoumise… et de tous ceux et toutes celles qui font face à la répression et à l’acharnement de l’État et des patrons pour leurs combats pour la justice et l’émancipation.

IIs ne nous empêcheront pas de lutter ! Contre toutes les répressions : toutes et tous à Paris

Manifestation le samedi 20 juin 2026, à 15h

Du Siège de La Banque Postale au Ministère du Travail en passant par le ministère des affaires étrangères.

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Luttes contre les discriminations Luttes féministes

Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles : La loi intégrale doit advenir, maintenant !

La loi intégrale doit advenir, maintenant !

le 10 juin 2026

Les mobilisations qui ont eu lieu lundi soir dans près de 200 villes partout en France, rassemblant plus de 150 000 personnes, sont un moment historique.

Ces rassemblements massifs, divers en âges, catégories sociales et territoires témoignent de l’ampleur de l’onde de choc et de tristesse provoquée par la mort tragique de Lyhanna. Partout, la colère, l’indignation, mais aussi la détermination à faire changer les choses se sont exprimées vivement.

Ces rassemblements sont l’incarnation d’une exigence politique : que la lutte contre les violences sexuelles devienne enfin une priorité à la hauteur de l’ampleur du phénomène et de la gravité des conséquences sur les victimes et sur la société entière.

Les pouvoirs publics ont fait preuve d’une grande irresponsabilité en interdisant le rassemblement place Vendôme, à peine plus de 2h avant le rassemblement, divisant la mobilisation parisienne. Malgré cette interdiction, la foule a déferlé vers la place Vendôme, tout en étant également rassemblée de manière compacte place Louis-Lépine.

L’irresponsabilité est allée jusqu’à placer en garde à vue l’une des principales organisatrices du rassemblement, Andréa Bescond, qui a passé la nuit dernière en garde à vue, et à qui nous apportons tout notre soutien.

Cet aveuglement quant à l’ampleur de l’indignation s’est également manifesté encore mardi matin, alors que les ministres de l’Intérieur et de la Justice n’ont cessé de nier la problématique des moyens financiers ou législatifs devant la commission des lois du Sénat.

Pourtant, plusieurs victoires ont déjà été obtenues grâce à la mobilisation inédite du mouvement féministe et enfantiste, nous rapprochant de l’adoption de la loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui rassemble désormais plus de 220 000 signataires.

Nous saluons notamment la demande de la présidente de l’Assemblée nationale d’inscrire à l’ordre du jour d’une session extraordinaire la proposition de loi transpartisane visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants – à laquelle notre coalition a contribué -, et sa saisine prochaine du Conseil d’État pour faire avancer le processus législatif.

Devant l’ampleur des mobilisations, le Premier ministre a également fait part de sa volonté, dans un courrier adressé à ses ministres le soir même, que la loi intégrale soit transmise au Conseil d’Etat en vue d’un examen prochain au Parlement.

Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Néanmoins, nous appelons à la vigilance : c’est la loi intégrale que nous exigeons, toute la loi, et non quelques mesures reprises du texte, adoptées sans moyens, comme le Premier ministre le propose dans le cadre de l’examen prochain d’un texte sur la protection de l’enfance.

La loi intégrale est prête, elle est portée déjà par 110 député.es et soutenue par 81% des Français.es, elle doit être mise à l’ordre du jour et adoptée et dotée des moyens nécessaires.

Chaque année, plus de 160 000 enfants et plus de 325 000 femmes sont victimes de violences sexuelles. 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite. Ces chiffres ne décrivent pas des situations isolées.

Ils révèlent un système défaillant et une impunité organisée.

Aucune affaire, aussi emblématique soit-elle, ne suffira à elle seule à y mettre fin.

C’est un changement global de société qui doit advenir. Tant que cette loi n’est pas à l’ordre du jour, nous poursuivrons notre mobilisation.

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antiracisme Internationalisme Luttes migrant·es

Face au Pacte asile et au Règlement « Retour » : Contre l’Europe forteresse et ses politiques racistes, mobilisons-nous !

Ce vendredi 12 juin 2026, le « Pacte européen sur la migration et l’asile » entre officiellement en vigueur. Fruit d’une alliance honteuse entre la droite et l’extrême-droite au Parlement européen, cet ensemble de textes organise le tri, l’enfermement de masse — y compris d’enfants dès l’âge de 6 ans avec le fichage biométrique — et le refoulement systématique aux frontières. Sous couvert de réformer la politique européenne, ce pacte attaque le droit d’asile et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Avec l’adoption du Règlement « Retour » c’est une véritable machine de guerre raciste inspirée des méthodes de l’ICE américain qui se met en place : ce texte allonge la durée de rétention jusqu’à 24 mois, légalise des « hubs de retour » (des prisons délocalisées hors de l’UE comme les accords passés avec l’Ouganda), et autorise les perquisitions policières à domicile sans mandat et dans les lieux associatifs où vivent des personnes migrantes. Plus grave encore : il prétend imposer aux fonctionnaires et agent·es de la fonction publique une obligation de signalement et de dénonciation des personnes en séjour irrégulier !

Cette brutalité n’est que la continuité de la politique sécuritaire que nous dénoncions déjà au début de l’année dans notre analyse de la dérive autoritaire et xénophobe.

L’Union syndicale Solidaires refuse toute logique visant à précariser davantage les personnes étrangères et à recycler les propositions rejetées de la loi Darmanin. À l’instar de nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes qui refusent d’être les auxiliaires d’une répression mortifère aux frontières, Solidaires réaffirme sa position : si des directives manifestement illégales et attentatoires à la dignité humaine sont imposées aux agent·es publics, nous appellerons à la désobéissance.

Nous exigeons :

  • L’abrogation totale du Pacte Asile et Migration et du Règlement « Retour ».
  • L’abrogation des lois et circulaires racistes nationales comme la Loi Darmanin et la circulaire Retailleau.
  • Un service public de l’asile et de l’accueil digne (logement, soins, scolarisation, accès à l’emploi), totalement indépendant et doté de moyens à la hauteur. Et des moyens pour les associations qui accompagne les personnes exilées.
  • La régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’accès inconditionnel au droit.

Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil ! D’où que l’on vienne, où que l’on soit né·e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous luttons ici !

Solidaires appelle à rejoindre les mobilisations qui auront lieu demain sur l’ensemble du territoire ce vendredi 12 juin et dans les jours qui viennent.

A Paris, Solidaires appelle à se joindre au rassemblement impulsé par la CGT avec le cadre Né·es ici ou venu·es d’ailleurs à 13h place de la République et à rejoindre la manifestation à l’appel des collectifs des Sans-Papiers d’Ile de France et de la Marche des Solidarité ce vendredi 12 juin 2026 à 17h00, place de la République.


Déclaration unitaire cadre né·es ici ou venu·es d’ailleurs

12 juin : Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes de l’Union européenne, mobilisons-nous ! (Déclaration unitaire)

Nos organisations appellent à une mobilisation intersyndicale et unitaire le 12 juin 2026 en réaction à l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile et pour garantir un accueil digne pour toutes les personnes migrantes !

Le Pacte européen sur la migration et l’asile, adopté officiellement le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l’Union européenne et d’établir un système d’asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l’accès au droit d’asile et aux garanties procédurales, est inique.

Enfermement dès 6 ans, placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention, fichage biométrique, interdiction de séjour sur le territoire européen et externalisation de l’asile sont au cœur de ces textes. Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l’Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Alors que les syndicats et associations alertent depuis des années sur la criminalisation constante des personnes étrangères et l’absence de moyens pour offrir des conditions d’accueil dignes, nous ne pouvons rester sans réagir devant une telle politique !

Nos organisations refusent toute logique visant à précariser davantage les étrangers vivant sur le territoire national et tendant à encore durcir les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.

Cette tendance répressive qui ne s’arrête pas là se retrouve dans un nouveau texte, le Règlement « Retour », qui vient d’être adopté dans sa version finale par les institutions européennes dans la continuité du Pacte et, qui avec cette version va inclure des éléments dignes de l’ICE aux Etats-Unis en autorisant des « mesures de détection » pouvant prendre la forme de descentes de police dans les domiciles privés sans mandat, d’intensification des contrôles d’immigration dans les espaces publics. Il est même question d’une obligation de signalement aux forces de l’ordre imposée aux fonctionnaires pour dénoncer les personnes en séjour irrégulier !

Nous exigeons :

  • Un accès au droit inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l’instar de ce qu’il devrait être pour toutes et tous.
  • Des conditions d’accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce, sans privation de liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l’emploi).
  • Un service public de l’asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant de toute influence extérieure.
  • Des moyens suffisants pour les associations.
  • Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil !

Nos organisations, avec le collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à se mobiliser, à Paris le 12 juin contre cette politique migratoire européenne indigne, répressive et dangereuse.

Le 12/06/2026 Rendez-vous à 13h00 – Place de la République

Signataires : CGT – FSU – Solidaires – UNEF – Syndicat de la Magistrature – LDH – Mrap – SOS Racisme – Femmes Egalité – CLARA – OXFAM
Le collectif né.es ici venu.es d’ailleurs


Appel de la coordination des Sans Papiers d’Ile de France, de la Marche des Solidarités, Guerre à la guerre, etc

Contre le pacte asile et migration
Contre le Règlement “Retour”

ENFERMEMENT, EXPULSION, EXTERNALISATION DES FRONTIÈRES

Ce sont les mots d’ordre des projets racistes et répressifs de l’Union Européenne : le « Pacte européen sur la migration et l’asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « Règlement retour », qui en est à l’étape des dernières négociations.

C’est l’alliance de la droite avec l’extrême-droite au Parlement européen qui a permis le vote de ces textes. Face au danger fasciste, notre riposte doit être massive !

PLUS D’EXPULSIONS, MOINS DE LIBERTÉ DE CIRCULATION :

– Allongement de la durée de rétention jusqu’à 24 mois ;

– Expulsion sur la base d’une décision prise par un autre Etat (l’Italie pourrait expulser une personne qui fait l’objet d’une OQTF en France) ;

– Toute demande d’asile peut être rejetée sans examen si la personne est passée par un pays sur la liste des “pays tiers sûrs” (Tunisie, Maroc, Kosovo…) ;

– Perquisitions de la police dans des domiciles ou lieux associatifs où vivent des personnes migrantes.

EXTERNALISATION : L’UE DÉLOCALISE LE FLICAGE ET L’ENFERMEMENT

– Enfermement des demandeurs d’asile à la frontière pendant 3 mois ;

– Expulsion de personnes vers des prisons dans des pays sans lien avec où elles vivent ou d’où elles viennent (comme les accords entre les Pays-Bas et l’Ouganda).

Ces deux textes s’inscrivent dans une politique sécuritaire inhérente au projet même de l’Union Européenne, grâce à laquelle elle s’est construite et se maintient. Ce n’est pas l’immigration qui la détruit, ce sont les politiques, le racisme et l’injustice.

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.es, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Alors chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble !

Nous appelons à nous retrouver :
VENDREDI 12 JUIN à République à 17h00 pour une MANIFESTATION contre la destruction du droit d’asile et la criminalisation des personnes migrantes.

CONTRE L’EUROPE FORTERESSE ET SES POLITIQUES RACISTES, MOBILISONS-NOUS !

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme

Vendredi 19 juin, Paris. Guerres, paix, impérialismes, armement, désarmement, défense populaire…

Les situations sont complexes, les débats s’entremêlent :

Venez en discuter, le vendredi 19 juin 2026 avec

Rendez-vous à partir de 9 heures, à la salle Traversière

15 bis rue Traversière, 75012, Paris (métro, RER, bus : Gare de Lyon)

Débat de 9h30 à 13h30, suivi d’une collation.

Inscriptions, cliquer ici : https://forms.gle/jj1tYZfJHzx7zEzy6

Débat organisé par l’Union nationale interprofessionnelle des retraité‧es Solidaires.

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Accidents du travail

La prévention des risques professionnels des jeunes au travail doit être une priorité !

Le 11 juin prochain, l’Assemblée nationale débattra de la proposition de loi portée par Elsa Faucillon, députée des Hauts de Seine, “visant à renforcer la protection des mineurs en formation professionnelle”.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte accablant, marqué par une série d’accidents de travail mortels dont ont été victimes des mineur·es. Entre 2025 et 2026, d’après les chiffres dont nous disposons, ce sont 7 mineur·es qui ont trouvé la mort suite à un accident de travail pendant un stage ou une formation professionnelle. Il y a donc urgence à agir pour protéger les enfants sur les lieux de travail que leur parcours scolaire ou leur formation professionnelle les contraint à fréquenter. Il s’agit de prévenir l’ensemble des risques auxquels sont exposé·es ces enfants prématurément propulsé·es dans le monde du travail. Il est indispensable de rétablir et renforcer un cadre juridique qui a été assoupli et mis à mal au nom de la rentabilité et de l’employabilité des jeunes, au détriment de leur nécessaire protection. Il faut plus largement lutter contre un système qui pousse les jeunes vers le monde de l’entreprise de plus en plus tôt, qui les considère comme une main d’œuvre exploitable et corvéable, qui les met en danger et néglige leur protection et leur formation.

L’Union syndicale Solidaires souscrit aux exigences posées par cette proposition de loi, laquelle reprend plusieurs des revendications que nous avons portées aux côtés d’autres organisations syndicales. Il faut abolir le décret dit Rebsamen et rétablir l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux. Il faut renforcer l’usage du droit de retrait, donner des outils aux jeunes pour connaître et faire respecter leurs droits face aux risques et aux violences subies sur les lieux de travail, notamment les violences sexuelles et sexistes. Il faut enfin imposer aux entreprises des mesures contraignantes pour protéger les jeunes qu’elles reçoivent comme stagiaires ou apprenti·es.

Un cadre juridique ne saurait cependant suffire s’il n’est pas accompagné des moyens nécessaires pour le faire appliquer et respecter. L’Union syndicale Solidaires exige un renforcement des services de l’inspection du travail, qui connaissent une pénurie organisée par les gouvernements successifs, et un renforcement de l’accompagnement éducatif des stages par les formateurs, les formatrices et les enseignant∙es.

Plus largement, c’est tout un système qui est à revoir. Les choix politiques des dernières années ont renforcé les liens entre l’école et l’entreprise, organisé une confrontation des jeunes au monde du travail toujours plus précoce et plus longue. Asphyxiant l’école et l’université publiques, l’État externalise la formation des jeunes en la confiant aux entreprises, qui n’ont comme seule ambition que former une main d’œuvre corvéable et immédiatement disponible. Il s’agit ainsi de domestiquer les jeunes en les accoutumant le plus tôt possible à des rapports de subordination au travail. Pourtant, la place des jeunes n’est pas dans les entreprises, mais à l’école, pour y recevoir une formation émancipatrice.

L’Union syndicale Solidaires revendique :

– le rétablissement de l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015 ;

– l’élargissement de la procédure de retrait des jeunes travailleur·euses, des apprenti·es et des stagiaires en cas de situation dangereuse ;

– un renforcement des services de l’inspection du travail pour pouvoir exercer les contrôles qui s’imposent et s’assurer de la mise en place des mesures de prévention ;

– le rétablissement d’un véritable contrôle par l’État des organismes de formation qui proposent et organisent les formations en alternance ;

– la suppression des stages d’observation en milieu professionnel pour les élèves de seconde générale et technologique et de troisième ;

– la formation spécifique aux risques au travail des enseignant·es, et du temps libéré afin de pouvoir vérifier la qualité de l’accueil des élèves et apprenti·es au sein des entreprises ;

– un accès gratuit et garanti aux équipements de protection individuelle pour tou·tes les élèves, et ce dès le début de la scolarité en lycée professionnel ou en CFA (centre de formation d’apprenti·es), avant tout stage en milieu professionnel ;

– la mise en place d’un certificat de compétence pour les tuteur·rices en entreprises et l’obligation d’avoir des sauveteur·euses secouristes du travail dans toutes les entreprises accueillant des jeunes travailleur·euses ;

– l’instauration d’un module de formation au droit du travail, à la prévention des risques professionnels et à la sécurité pour tou·tes les jeunes ;

– la mise en place effective de l’Evars avec des modules sur les VSST (violences sexistes et sexuelles au travail).

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Rail Transport

Grève dans le ferroviaire : un avertissement pour Jean Castex !

Cela fait plusieurs années, que nous n’avions pas connu une mobilisation aussi importante de 24 heures au sein de la SNCF sur la base de revendications professionnelles. Malgré les difficultés actuelles de pouvoir d’achat, des milliers de cheminotes et cheminots ont décidé de se mettre en grève dans tous les services et dans tous les collèges.

Cette journée du 10 juin et les taux de grévistes très importants, dans beaucoup de collectifs de travail, confirment la légitimité des revendications portées unitairement par les fédérations cheminotes. La direction de l’entreprise n’a pas le choix : des négociations doivent s’ouvrir très rapidement.

Le rapport de forces est de notre côté !

C’est le moment d’aller chercher des avancées sociales !

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(re)Penser notre syndicalisme Agriculture Ruralité Services publics

Séminaire pour des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires

L’Alliance écologique et sociale défend une écologie protectrice du monde du travail et des plus précaires, par le biais de mesures d’urgence pour la justice sociale et environnementale.

Un levier essentiel : des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires. Une mesure centrale : pas de services publics essentiels à plus d’une demi-heure en transports (centre de santé, poste, école…) !

Le mardi 23 juin de 18h à 19h30, l’Alliance écologique et sociale organise avec l’UFSE-CGT un séminaire en hybride pour mettre en avant cette mesure, avec : 

  • Clara Deville, sociologue spécialiste du recul des services publics en milieu rural et de ses effets
  • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France
  • Isabelle Mathurin, co-présidente de la Convergence Nationale Services Publics
  • Marie Pla, co-porte-parole du collectif Nos services publics
  • des agent·es publics qui font vivre et militent pour des services publics de qualité et de proximité.

Pour qui ? Séminaire public sur inscription (indispensable pour faciliter l’organisation ou pour recevoir le lien de connexion). 

Où ? En présentiel dans les locaux de la FSU à Bagnolet, 22 rue Malmaison, ou à distance.

Toutes les informations sur le programme et les modalités d’inscription sont dans le flyer joint. 

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antifascisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Le Mégaphone revient le mercredi 10 juin à 19h : “Mois des fiertés – se mobiliser syndicalement contre les LGBTQIA+phobies“

Publié le 9 juin 2026

Alors que l’extrême droite et les discours conservateurs se font de plus en plus agressifs en France et à l’international, le milieu du travail, les lieux d’études restent des terrains de lutte cruciaux. Entre violences institutionnelles, hausse des agressions et urgence de s’unir, nous aurons beaucoup de choses à poser sur la table en 1h15 avec :

  • Charly Lebec, Sud Éducation
  • Lucie Clamens, Solidaires Étudiant·es Syndicat de Lutte
  • Arya Meroni, Membre de la rédaction de Problematik
  • Julie Ferrua, co-déléguée générale de Solidaires

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antifascisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Les LGBTQIA+phobies tuent : justice pour Noahm !

L’Union syndicale Solidaires exprime sa profonde tristesse et sa colère, et envoie ses sincères condoléances à la famille, aux ami·es et aux proches de Noahm, tué à l’âge de 19 ans.

Dans la nuit du 30 mai à Metz, Noahm a été mortellement agressé et roué de coups en raison de son expression de genre et de son homosexualité présumée par ses agresseurs. Alors que le mois des Fiertés débute, ce meurtre vient rappeler une réalité : en France, en 2026, un pas de côté hors des normes patriarcales cis-hétéronormées peut encore coûter la vie.

Au-delà des minutes de silence institutionnelles ou des hommages hypocrites au sommet de l’État, nous exigeons des actes et de la justice. Nous dénonçons le refus initial du parquet de retenir la circonstance aggravante de l’homophobie. Dissimuler la haine derrière le récit d’une simple « rixe », c’est invisibiliser la violence systémique que subissent les personnes LGBTQIA+.

Ce meurtre ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans un climat de haine décomplexée, alimenté par la montée des discours d’extrême droite, des réseaux conservateurs et des médias Bolloré qui ciblent quotidiennement les existences de celleux qu’iels ne considèrent pas dans la “norme”. Nous n’oublions pas qu’au lendemain des élections européennes, des militants néofascistes du GUD, proches de cadres du RN, s’étaient déchaînés dans les rues en affirmant vouloir « casser du PD » en attendant la victoire de leur camp.

Cette offensive réactionnaire se traduit par une explosion des agressions dans la rue, mais aussi par une violence quotidienne sur nos lieux de travail, où les discriminations et le harcèlement brisent des vies dans l’indifférence des employeurs et des institutions. Ce meurtre fait écho au suicide de Caroline Grandjean, professeure des écoles et directrice d’école dans le Cantal, poussée à bout par le harcèlement lesbophobe de parents d’élèves et par l’inaction de son administration. Au travail comme dans la rue, le silence des institutions tue.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la lutte contre le fascisme et le capitalisme est indissociable du combat pour les droits, l’autodétermination et la sécurité des personnes LGBTQIA+. Face à la haine qui s’organise, la riposte doit être collective et syndicale.

Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses à rejoindre massivement les rassemblements de soutien et les Marches des Fiertés partout sur le territoire.

Nous ne plierons pas, nous ne nous cacherons pas.

Justice pour Noahm et pour toutes les victimes des LGBTQIA+phobies !

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Internationalisme

Soutien aux travailleurs·euses de l’éducation en lutte au Venezuela

Miércoles 10 de junio : nueva jornada de movilización en Venezuela.

La Unión sindical Solidaires, respalda la acción sindical unitaria del sector de la educación en Venezuela, quien con el apoyo del Comité Nacional de conflicto de trabajadores en lucha (CNCTL) y la Central Unitaria de trabajadores de Venezuela (CUTV) estará en las calles por una mejoría de salarios, de las pensiones, de la convención colectiva y de los derechos laborales.

¡ Ni tutelaje imperialista, ni continuismo autoritario y neoliberal, solidaridad internacionalista !

Mercredi 10 juin : une nouvelle journée de mobilisation au Venezuela !

L’Union syndicale Solidaires soutient les travailleurs et travailleuses de l’éducation du Venezuela qui, à l’appel notamment du Comité Nacional de Conflicto de los Trabajadores en lucha (CNCTL) et de Central Unitaria de Trabajadores de Venezuela (CUTV), seront dans l’action le 10 juin pour revendiquer une amélioration des salaires, des retraites, une convention collective protectrice et l’amélioration du droit du travail.

Contre la tutelle impérialiste et contre l’autoritarisme néo-libéral, solidarité internationaliste !

Paris 8 de junio de 2026

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