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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Éducation Enseignement supérieur, recherche

Parcoursup et Mon Master 2026

Si tu es accepté-e ou en attente

Sur Parcoursup:

Si tu as reçu une proposition d’admission, c’est que ta candidature a été acceptée. Surtout pense à répondre dans les délais indiqués sur la plateforme. Une absence de réponse peut entraîner la perte de ta place.

  • Si tu préfère attendre encore un autre voeu : tu peux valider provisoirement car tu garde alors une place dans une formation et tu laisse une chance aux autres formations pour lesquelles tu es en attente.
  • Si c’est la formation que tu souhaites le plus tu peux accepter définitivement et renoncer à tous tes autres voeux.

Si tu es en liste d’attente, rien n’est joué : les classements évoluent tout au long de la procédure au rythme des désistements. Tu peux regarder ta place dans la file d’attente et comparer avec la dernière place acceptée l’année dernière (attention ça change chaque année).

Sur Mon Master:

Pareil ! Tu peux valider ton vœu provisoirement ou définitivement selon que tu préfère attendre d’autres résultat, cela va évoluer tous les jours.

Attention si tu accepte provisoirement tu perds les autres admissions reçues le même jour mais tu garde tes vœux encore en attente.

Ton vœu doit être validé définitivement le 16 juin sinon il sera perdu !

Ne refuse pas une proposition !

Non seulement tu perds le vœu définitivement et tu pourra pas le redemander en phase complémentaire mais tu ne pourras en plus pas faire de recours au rectorat si tu n’a pas d’autres propositions d’admissions.

Si tu es refusé-e

Pas de panique ! Il y a la phase complémentaire !

Parcoursup:

À partir du 5 et jusqu’au 8 juin tu dois classer tes veoux en attente par ordre de préférence et à partir du 11 juin et jusqu’au 8 septembre, la phase complémentaire permet également de formuler de nouveaux vœux (10) dans les formations qui disposent encore de places. Même si tu n’as pas été candidat en phase initial ou que tu as déjà accepté une proposition d’admission tu peux participer.

Toutes les formations n’y sont plus dans la phase complémentaire car il n’y a plus que là où il reste des places.

Mon Master:

Du 19 juin au 19 juillet tu peux participer à la phase complémentaire si tu n’as accepté aucune admission définitivement. Même si tu n’as pas participé à la phase initiale tu peux y candidater. Entre le 19 et le 25 juin tu peux alors classer par ordre de préférence les candidatures que tu souhaites garder.

Conserve tes vœux en attente de la phase initial : tu peux encore y être admis !

Attention tu ne peux pas candidater pour des formations auxquelles tu as été refusé (sauf si c’est un parcours différent au sein de cette même candidature).

Durant la phase de désistement du 20 juillet au 30 août tu peux encore recevoir une proposition d’admission si tu as encore des voeux en attente et que tu n’as rien accepté définitivement (mais tu perdras toutes tes candidatures les moins bien classées dans ton ordre de préférence).

Les recours possibles

Parcoursup:

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission ou si tu contestes une décision, plusieurs recours existent. Tu peux d’abord effectuer un recours gracieux auprès de l’établissement concerné afin de demander des explications sur le refus et de solliciter un réexamen de ton dossier. Pour ça tu contact la personne en charge de la formation de l’université pour lui envoyer ton dossier : bulletins et lettre de motivation.

Si, tu restes sans affectation et que tu as bien fait des voeux en phase principale et complémentaire, tu peux saisir la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) depuis ton dossier Parcoursup. Cette commission, placée sous l’autorité du rectorat, a pour mission d’accompagner les candidat·es sans proposition et de leur faire des offres de formation en fonction de leur projet, de leur situation personnelle et des places disponibles. Tu peux la saisir à partir du 1er juillet et jusqu’à la rentrée !

Mon Master

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission en master alors que tu es titulaire d’une licence, tu peux saisir le rectorat afin de faire valoir ton droit à la poursuite d’études. Attention : cette démarche doit être effectuée dans les 15 jours suivant ton dernier refus (ou l’obtention de ta licence si elle intervient après). Le rectorat doit alors te proposer des formations compatibles avec ton parcours et ton projet d’études. Pense également à demander les motifs de tes refus et à effectuer, si nécessaire, un recours gracieux auprès des universités concernées. Pour le recours gracieux il vaut mieux attendre fin août ou débit septembre, quand des places se libèrent.

Ces recours existent, mais ils ne suffisent pas !

Chaque année, des milliers d’étudiant·es sont trié·es, refusé·es ou orienté·es par défaut faute de places suffisantes dans le supérieur. Pour Solidaires Étudiant·e·s, le problème n’est pas individuel mais politique : c’est la sélection et le manque de moyens dans l’université qu’il faut remettre en cause. L’accès aux études supérieures doit être un droit, pas une compétition entre étudiant-e-s précaires.

Pour lutter contre la sélection rejoins Solidaires Etudiant-e-s !

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Accidents du travail

Accidents de travail des jeunes : pour le gouvernement c’est « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires, Sud Éducation, Sud Travail Affaires Sociales et le SUNDEP

Il y a près d’un an, le 17 juin 2025, Axel, élève au lycée Curie-Corot de Saint-Lô, était victime d’un accident de travail mortel lors du stage d’observation en milieu professionnel qu’il accomplissait dans le cadre de son parcours scolaire en classe de seconde générale. Ce drame inacceptable n’aurait pas dû se reproduire, et pourtant… La mort d’Axel n’est pas un phénomène isolé.

Cet événement tragique a fait prendre conscience des dangers auxquels sont exposé·es les jeunes sur les lieux de travail que leur scolarité ou leur formation les contraint à fréquenter. Selon les données portées à la connaissance de l’inspection du travail, relayées par les ministères de l’Éducation nationale et du Travail, en 2025, ce sont cinq mineurs qui ont subi des accidents de travail mortels lors de périodes de stage ou de formation. Parallèlement à ces drames, nous déplorons également le décès de plusieurs très jeunes majeur·es au travail.

Malgré ce bilan accablant, les mesures qui auraient dû s’imposer n’ont pas été prises et, en 2026, on compte encore de nouvelles victimes : le 17 avril, un adolescent de 15 ans, élève de seconde en lycée professionnel, trouvait à nouveau la mort, dans le Gard, suite à un accident de travail lors d’un stage en milieu professionnel ; le 27 mai, un jeune ouvrier de 19 ans est décédé à la suite d’un malaise après avoir travaillé toute une journée en toiture alors que la température dépassait 31 °C.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures se mobilisent et exigent du gouvernement des mesures significatives pour prévenir et empêcher la répétition de tels drames. Personne ne doit perdre sa vie au travail, encore moins quand on est un enfant. L’Union syndicale Solidaires et ses structures soutiennent et accompagnent les parents d’Axel dans leur combat pour exiger la suppression des stages en milieu professionnel prévus dans les parcours des classes de 2nde et de 3e, pour mettre un terme à tout un système qui propulse les jeunes, de manière toujours plus précoce et toujours plus longue, dans le monde du travail.

Mobilisée sur ce sujet dont elle fait une revendication prioritaire, l’Union syndicale Solidaires a interpellé, à deux reprises, en juin 2025 puis en avril 2026, les ministres de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Fonction publique et du Travail.

Dans la réponse qu’il nous adresse le 11 mai 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, se contente de formules creuses et ineptes. Il ne suffit pas d’écrire que la « sécurité des jeunes […] constitue une priorité absolue », il faut donner les moyens nécessaires pour assurer pleinement cette sécurité. Il ne suffit pas de se référer à un cadre juridique, qui non seulement peine à être appliqué mais qui a encore été assoupli pour lever des protections, ni de s’en remettre aux équipes de l’inspection du travail, empêchées d’accomplir leurs missions faute de moyens humains et financiers.

Le ministre de l’Éducation nationale oublie de préciser que, depuis 2015, le décret dit Rebsamen a facilité les dérogations aux travaux dangereux interdits aux moins de 18 ans, en supprimant l’autorisation préalable de l’inspection du travail et limitant de ce fait les visites de contrôle sur les conditions de travail.

Le ministre de l’Éducation nationale se félicite du « Plan Avenir » mis en place à la rentrée 2025 mais oublie d’indiquer qu’il s’accompagne d’un « Plan santé scolaire » qui limite les visites médicales à une par cycle, quand le Code du travail impose le renouvellement annuel des visites médicales d’aptitude pour les jeunes affectés à des travaux dangereux.

Édouard Geffray se réfugie derrière la mission flash diligentée avec le ministère du Travail pour évincer nos revendications, pour contourner les questions que nous posons. Édouard Geffray ne répond pas à la demande d’audition que nous avons sollicitée dans le cadre de cette « mission flash ». Le ministre semble ne pas vouloir entendre la voix que nous portons, refusant de prendre les responsabilités que sa fonction lui impose.

La position du gouvernement, exprimée par Édouard Geffray, est irresponsable. Aux accidents mortels s’ajoute l’ensemble des risques auxquels les expose leur insertion précoce et non préparée sur les lieux de travail (entreprises, chantiers, administrations, etc.) : pressions hiérarchiques, conditions de travail dangereuses, violences sexuelles et sexistes, etc. Les recherches universitaires montrent qu’un quart des apprenti·es, mineur·es ou adultes, sont exposé·es à un risque cancérogène ou toxique pour la reproduction. Les premières victimes sont les enfants de milieux défavorisés, issu·es de familles dépourvues de capital social et, dès lors, livré·es aux stages souvent les plus rudes en termes de conditions de travail.

Face à ce constat désastreux, les affirmations répétées des ministres du Travail et de l’Éducation nationale sur l’atout que constitue la confrontation des élèves au monde du travail ne sont pas acceptables. L’exposition à des risques qui peuvent conduire à la mort n’est jamais un atout.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures continuent de revendiquer la suppression des stages d’observation en milieu professionnel en 2nde et en 3e : la place des élèves n’est pas dans les entreprises, mais à l’école pour recevoir une éducation émancipatrice.

Pas d’économies sur la vie des jeunes !

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Rail Transport

SUD Rail – Pouvoir d’achat : dans le ferroviaire, le mépris patronal a encore frappé !

Plus de 25% d’augmentation du prix du carburant à fin mars 2026, une inflation qui dépasse allègrement les 2,5% sur la même période. Le SMIC qui va augmenter de 2,4% au ler Juin mais pour le patronat du ferroviaire, tout va très bien dans le meilleur des mondes et rien ne justifie de prendre des mesures pour les travailleurs du ferroviaire. Lors des échanges de la branche ferroviaire qui se sont tenu le 28 Mai, leur posture a été d’un cynisme absolu : selon eux, il n’y a tout simplement pas de problème de pouvoir d’achat !

C’est bien dans chacune de nos entreprises dans le secteur ferroviaire qu’il faudra imposer une meilleure répartition des richesses que nous creons par notre travail !

Restons unis, informés et prêts à nous mobiliser pour imposer le respect et le salaire que nous méritons.

Ne nous laissons plus faire, rejoignez SUD-Rail pour aller gagner de nouveaux droits et de meilleurs salaires ! Nous ne gagnerons rien si nous ne sommes pas organisés!

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antifascisme Collectivités territoriales

À Hénin-Beaumont le maire RN exclut deux syndicalistes SUD CT pour 1 et 2 ans !

Publié le 23 mai 2026

Djelloul Kheris et Fabienne Payen, militant·es SUD Collectivités Territoriales à la mairie d’Hénin Beaumont viennent d’apprendre leur exclusion de la Fonction publique territoriale pour respectivement 2 et 1 ans sans traitement.

Dans deux procédures distinctes montées de toutes pièces, nos camarades avaient été blanchi·es par le conseil de discipline. Le maire a décidé de passer outre et de prendre de lourdes sanctions qui vont avoir de graves conséquences pour Fabienne et Djelloul .

Le but est limpide : détruire le syndicat en empêchant la constitution de listes pour les élections professionnelles de décembre et faire de Djelloul et Fabienne un exemple pour dissuader l’organisation collective en faisant régner la peur.

C’est la même logique qu’à Carcassone où le maire veut expulser les syndicats de la Bourse du Travail.

Face à l’arbitraire de l’extrême droite, la solidarité est notre arme. L’Union syndicale Solidaires et la Fédération SUD Collectivités Territoriales se tiennent aux côtés de nos camarades et prendront toutes les initiatives pour mettre en échec cette mesure de répression antisyndicale et obtenir leur réintégration.

Dans l’urgence, deux recours en référé seront déposés.

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antifascisme Conditions de travail

Tribune Flambée des prix des carburants : le RN en défense des géants pétroliers !

Publié le 24 mai 2026

Tribune parue dans l’Humanité

Par Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

Alors que les prix flambent depuis l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le Rassemblement national martèle sa recette miracle sur les plateaux télé, sur ses affiches et a même lancé une pétition : il faut baisser les taxes.

Si la solution peut séduire tant le prix du carburant peut peser sur les budgets, elle est révélatrice de la boussole du Rassemblement national : épargner les grandes entreprises. Dans la poursuite de l’opération séduction engagée par Jordan Bardella auprès des grands patrons, le parti d’extrême droite se fait ainsi le défenseur des marges de Total et des géants pétroliers.

Baisser la TVA à 5,5 %, cela a un coût pour les finances publiques, estimé autour de 17 milliards d’euros par an. C’est autant de moins pour financer nos services publics : nos hôpitaux, écoles, transports… Et c’est inutile sans encadrement des prix ! L’expérience de la restauration a montré que les prix ne baissent pas car la différence est affectée à l’augmentation des marges. C’est surtout ne pas toucher un seul euro des superprofits réalisés à l’occasion de la guerre. Ainsi, Total a réalisé à lui seul 5 milliards d’euros de bénéfices sur les 3 premiers mois de 2026. Pour le seul mois de mars, les surprofits du secteur représentaient 2,5 milliards d’euros. Ces profits sont réalisés en spéculant sur la guerre et les cours du pétrole.

Pour ne plus avoir à choisir entre remplir le caddie et remplir le réservoir, il existe d’autres solutions.

Premièrement, bloquer les prix à la pompe. C’est possible, ça a déjà été fait, c’est immédiat, et ça ne coûte rien. Plus généralement, nous défendons l’encadrement des prix de l’énergie comme bien de première nécessité pour se nourrir ou se chauffer. Deuxièmement, taxer les surprofits, pour faire contribuer les géants du pétrole et les milliardaires plutôt que de détruire encore plus nos services publics. Troisièmement, augmenter les salaires, pour que plus personne ne soit à la merci d’une augmentation de 40 centimes le litre pour boucler le mois.

Ces trois solutions simples, le RN les rejette toutes. En juillet 2022, il a voté contre l’augmentation du SMIC à l’Assemblée nationale. En octobre 2022, il a voté contre la taxe sur les superprofits au niveau européen. Et plutôt que le blocage des prix, il propose la subvention des pétroliers par l’argent public. Des paroles aux actes il y a un gouffre : loin de la défense parfois revendiquée du monde du travail, le RN défend ainsi les puissants.

La crise actuelle est structurelle. Elle doit faire l’objet de mesures d’urgence mais aussi accélérer la sortie de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles. La loi-cadre sur le financement des transports en discussion au parlement devrait ainsi tenir compte du contexte pour organiser le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun, pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

Certaines entreprises doivent aussi se reconvertir. Mais pas sur le dos de leurs salarié·es. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires. Nous devons imaginer un nouveau statut du ou de la salarié·e de la transition écologique, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Faisons de la nécessaire rupture écologique un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.
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Agriculture Éducation Ruralité

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : main basse sur l’eau et retour à la féodalité.

Publié le 22 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles :

Annie Genevard souhaite faire main basse sur l’eau et revenir à un système féodal.

La précarité agricole et le mal-être des agricultrices et agriculteurs, éleveurs et éleveuses et paysan·ne·s est une réalité sordide. L’âpreté de la tâche et sa maigre valorisation financière constituent un cocktail explosif que l’on ne peut que déplorer. Il est nécessaire d’agir, et vite. Annie Genevard, forte de sa connaissance du monde rural, a mis les bottes et « engagé un dialogue approfondi » avec les représentant·e·s du monde agricole (on imagine aisément celles et ceux qu’elle a écouté·e·s). La promesse étant d’agir vite, le projet de loi intitulé « urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » a vu le jour le 8 avril. Au début, on applaudit : le projet de loi vise à renforcer notre souveraineté alimentaire et à protéger les agricultrices et agriculteurs d’une concurrence déloyale. Des mesures qui vont plutôt dans le bon sens, donc. Très vite, on déchante : avant même de « s’attaquer » à la fureur capitaliste qui asservit et saigne les paysan·ne·s, et alors que le changement climatique est clairement identifié comme une nouvelle menace sur l’agriculture, les articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi nous ramènent à une agriculture qu’on aurait crue d’un autre temps, ultra-productiviste, obsolète, qui tue le vivant plus qu’elle ne le protège.

Selon le gouvernement, la lutte contre le changement climatique passe par le développement facilité des bassines de retenues d’eau, permettant de maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel en bout de course. Plus de réunions publiques : il s’agit de simplifier la vie des exploitant·e·s et de les protéger contre les « oppositions susceptibles de se cristalliser ». Prétexter l’impérieuse nécessité de maintenir le calme pour éviter tout débat et faciliter la privatisation de notre ressource vitale est une manœuvre politique sournoise et dangereuse, au parfum nauséabond de censure citoyenne. Sur le même thème, les préfet·e·s auront désormais (dans le monde merveilleux d’Annie Genevard) le pouvoir, si l’envie leur en prend, de se substituer à l’organisme unique de gestion collective (OUGC), structure en charge de la répartition des volumes d’eau prélevés à usage agricole. Ils et elles pourront également contourner les prescriptions des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour faciliter la réalisation des bassines. Donner le pouvoir de répartition et de stockage de l’eau aux préfet·e·s, c’est renforcer les baronnies locales et l’arbitraire, c’est rendre omnipotent le ministère de l’Intérieur, incompétent en matière d’agriculture et d’environnement, dont les seules connaissances dans ces domaines se résument à ce que lui murmurent à l’oreille les portes-voix départementaux des grands lobbys agricoles. C’est rendre un peu plus complexe la vie au travail de nos collègues, qui portent au quotidien les enjeux de protection de l’eau.

La répartition de la ressource en eau est un enjeu bien trop important, qui doit être traitée collégialement. Donner la main aux préfet·e·s, c’est s’exposer à d’obscures et inégales manœuvres politiciennes, menant à la disparition des exploitations les plus fragiles et les moins représentées, au profit de toujours plus de concentration entre les mains de grand·e·s exploitant·e·s.

Apparaissant comme une priorité absolue, le stockage de l’eau revêt pourtant une importance bien moindre lorsqu’il est question des zones humides, écosystèmes capables de ce genre de prouesses, mais qui ne trouvent pas grâce aux yeux de nos politiques en place. L’article 7 de ce projet de loi prévoit de s’affranchir de toute mesure compensatoire si des travaux relatifs à des installations agricoles impactent une zone humide en mauvais état. Proportionner la compensation en fonction de l’état de l’écosystème affecté, c’est planter le dernier clou dans le cercueil de la politique de restauration des milieux, que tentent difficilement de porter les agent·e·s des services déconcentrés des ministères de l’écologie et de l’agriculture auprès des élu·e·s. On attend d’ailleurs toujours une intervention de Monique Barbut…

Enfin, le projet de loi expose clairement son objectif de protéger les terres agricoles. L’article 9 prévoit une mise en place systématique de l’étude préalable agricole, ainsi qu’un suivi des mesures énoncées dans ladite étude. Sur le papier, pourquoi pas, mais penser que cette simple démarche permettra de protéger les terres agricoles est absurde. S’engager dans la protection des terres agricoles, c’est adhérer pleinement et sans réserve à la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, qui met en place tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion sans fin du béton que l’on subit depuis des décennies. Ce que Madame Genevard semble oublier, c’est que la plus grande menace pour la préservation des terres agricoles n’est autre que sa famille politique, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son hostilité à cette loi, et en a déjà largement minoré les effets. Appeler à la protection des terres agricoles dans le projet de loi d’urgence agricole, c’est sciemment occulter les dispositifs existants, sous prétexte qu’ils n’emportent pas la pleine adhésion des copains de notre ministre.

C’est donc au mieux de la bassesse politicienne, au pire, de l’ignorance crasse, au détriment des agent·e·s. Quoi qu’il en soit, ce projet de loi est encore très loin des grands enjeux structurels de demain.

Parce qu’il est temps de protéger l’ensemble de nos agriculteurs et agricultrices, parce que l’eau est un bien commun, parce que le changement climatique appelle à une nouvelle agriculture, et parce que l’autonomie des ministères de l’agriculture et de l’écologie est indispensable à la mise en place d’une politique durable, SUD Rural Territoires appelle au retrait définitif des articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi.

SUD Rural Territoires rappelle son opposition au renforcement systématique du pouvoir des préfet·e·s, en cours depuis plusieurs années, et appelle au retour de directions ministérielles de plein exercice.

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Internationalisme Palestine

Flottille Gaza un billet de D. Mermet

Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet

La joie, ça nous déborde

J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.

Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.

Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.

Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.

Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.

Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.

Daniel Mermet

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Retraites

Compte-rendu de la réunion du CA UNIRS des 4 et 5 mai 2026

Publié le 19 mai 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici le compte-rendu complet de la réunion du CA de l’Unirs, particulièrement long (40 pages) avec les documents en annexe et les intervenants extérieurs :

  • Julien Troccaz, de SUD-Rail, qui participe à l’AES (Alliance Écologique et Sociale) et à la commission Écologie de Solidaires.
  • Patrick Farbiaz, militant de l’UDIRS 75 et membre de la commission Écologie de Solidaires.
  • Laurent Mauduit, journaliste (notamment à Libération puis au Monde) et cofondateur de Médiapart.
  • Aude Grémy-Domingo, membre de la fédération Sud éducation qui la mandate au sein de la commission de Solidaires, Riposte Syndicale contre l’extrême droite. Elle participe également à l’organisation Visa (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes).

Ordre du jour de ce CA : 

  • Actualités
  • Groupe des Neuf (G9)
  • Trésorerie
  • Débat sur le dérèglement climatique, ses conséquences sur la santé des sénior·es et les luttes à amplifier
  • Débat sur la lutte contre l’extrême droite
  • Permanences à la GAB
  • Réunions nationales de Solidaires (CN, BN, préparation du congrès, commissions)
  • Les associations et les retraité·es
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