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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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(re)Penser notre syndicalisme Conditions de travail Défense de nos libertés

Lancement de la coalition Hiatus, pour résister à l’IA et son monde !

Ce texte est le manifeste fondateur de « Hiatus », une coalition composée d’une diversité d’organisations de la société civile française qui entendent résister au déploiement massif et généralisé de l’intelligence artificielle (IA). À l’approche du sommet sur l’IA organisé par la France, les 10 et 11 février 2025, le lancement de Hiatus vise à dénoncer l’inféodation des politiques publiques aux intérêts de la tech, ainsi que les coûts humains et environnementaux de l’IA. Au cours des mois à venir, des actions communes seront organisées pour décliner ce manifeste sur le plan politique.

Tout concourt à ériger le déploiement massif de l’intelligence artificielle en priorité politique. Prolongeant les discours qui ont accompagné l’informatisation depuis plus d’un demi-siècle, les promesses abondent pour conférer à l’IA des vertus révolutionnaires et imposer l’idée que, moyennant la prise en compte de certains risques, elle serait nécessairement vecteur de progrès. C’est donc l’ensemble de la société qui est sommée de s’adapter pour se mettre à la page de ce nouveau mot d’ordre industriel et technocratique. Partout dans les services publics, l’IA est ainsi amenée à proliférer au prix d’une dépendance technologique accrue. Partout dans les entreprises, les managers appellent à recourir à l’IA pour « optimiser » le travail. Partout dans les foyers, au nom de la commodité et d’une course insensée à la productivité, nous sommes poussés à l’adopter.

Pourtant, sans préjuger de certaines applications spécifiques et de la possibilité qu’elles puissent effectivement répondre à l’intérêt général, comment ignorer que ces innovations ont été rendues possible par une formidable accumulation de données, de capitaux et de ressources sous l’égide des multinationales de la tech et du complexe militaro-industriel ? Que pour être menées à bien, elles requièrent notamment de multiplier la puissance des puces graphiques et des centres de données, avec une intensification de l’extraction de matières premières, de l’usage des ressources en eau et en énergie ?

Comment ne pas voir qu’en tant que paradigme industriel, l’IA a dores et déjà des conséquences désastreuses ? Qu’en pratique, elle se traduit par l’intensification de l’exploitation des travailleurs et travailleuses qui participent au développement et à la maintenance de ses infrastructures, notamment dans les pays du Sud global où elle prolonge des dynamiques néo-coloniales ? Qu’en aval, elle est le plus souvent imposée sans réelle prise en compte de ses impacts délétères sur les droits humains et l’exacerbation des discriminations telles que celles fondées sur le genre, la classe ou la race ? Que de l’agriculture aux métiers artistiques en passant par bien d’autres secteurs professionnels, elle amplifie le processus de déqualification et de dépossession vis-à-vis de l’outil de travail, tout en renforçant le contrôle managérial ? Que dans l’action publique, elle agit en symbiose avec les politiques d’austérité qui sapent la justice socio-économique ? Que la délégation croissante de fonctions sociales cruciales à des systèmes d’IA, par exemple dans le domaine de la santé ou l’éducation, risque d’avoir des conséquences anthropologiques, sanitaires et sociales majeures sur lesquelles nous n’avons aujourd’hui aucun recul ?

Or, au lieu d’affronter ces problèmes, les politiques publiques menées aujourd’hui en France et en Europe semblent essentiellement conçues pour conforter la fuite en avant de l’intelligence artificielle. C’est notamment le cas de l’AI Act adopté par l’Union européenne et présenté comme une réglementation efficace alors qu’elle cherche en réalité à promouvoir un marché en plein essor. Pour justifier cet aveuglement et faire taire les critiques, c’est l’argument de la compétition géopolitique qui est le plus souvent mobilisé. À longueur de rapports, l’IA apparaît ainsi comme le marchepied d’un nouveau cycle d’expansion capitaliste, et l’on propose d’inonder le secteur d’argent public pour permettre à l’Europe de se maintenir dans la course face aux États-Unis et à la Chine.

Ces politiques sont absurdes, puisque tout laisse à penser que le retard de l’Europe dans ce domaine ne pourra pas être rattrapé, et que cette course est donc perdue d’avance. Surtout, elles sont dangereuses dans la mesure où, loin de constituer la technologie salvatrice souvent mise en avant, l’IA accélère au contraire le désastre écologique, renforce les injustices et aggrave la concentration des pouvoirs. Elle est de plus en plus ouvertement mise au service de projets autoritaires et impérialistes. Non seulement le paradigme actuel nous enferme dans une course technologique insoutenable, mais il nous empêche aussi d’inventer des politiques émancipatrices en phase avec les enjeux écologiques.

La prolifération de l’IA a beau être présentée comme inéluctable, nous ne voulons pas nous résigner. Contre la stratégie du fait accompli, contre les multiples impensés qui imposent et légitiment son déploiement, nous exigeons une maîtrise démocratique de cette technologie et une limitation drastique de ses usages, afin de faire primer les droits humains, sociaux et environnementaux.

Premiers signataires :

La Quadrature du Net, la LDH, Union syndicale Solidaires, Scientifiques en rébellion, L’Atelier Paysan, Féministes contre le cyberharcèlement, SNES-FSU, Framasoft, Agir pour l’environnement, Attac France, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Stop Micro, Le Nuage était sous nos pieds, Génération Lumière, Halte au contrôle numérique, ritimo, Intérêt à Agir, L’Observatoire des multinationales, Sherpa, Le Mouton numérique, Lève les yeux.

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antiracisme Défense de nos libertés Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Publication lettre ouverte – 10 ans de non accueil

« Dix ans de non-accueil des personnes exilées en France » : le constat d’un collectif de plus de 80 organisations humanitaires et syndicales

Depuis dix ans, un régime de non-accueil sévit en France envers les personnes exilées, constate un collectif de plus de 80 organisations humanitaires et syndicales, dans une tribune au « Monde ». Une gestion à court terme est privilégiée, sans offrir de réponse aux besoins des nouveaux arrivants, de plus en plus contraints au sans-abrisme.


Mr le Président, il est urgent de résoudre 10 ans d’une situation intenable : celle du non-accueil et de la violence institutionnelle envers les personnes exilées. En 2015, le nombre de personnes venues demander l’asile en Europe augmente. Cette situation, rendue visible à Paris par l’installation de centaines puis de milliers de personnes dans des campements de rue, est qualifiée de « crise migratoire ». Une appellation que nous rejetons, constatant quotidiennement sur le terrain que c’est le système d’accueil qui est en crise. Pour les familles, enfants, femmes et hommes qui survivent dans ces lieux de vie informels, les conditions de vie sont délétères pour leur santé physique et psychique et parfois fatales.

Bien que très visible à Paris, cette situation a des répercussions nationales : le cycle infernal de démantèlements de ces campements et d’opérations de “mises à l’abri”, s’accompagne de la délocalisation en bus de ces personnes vers d’autres régions, la plupart du temps sans concertation avec elles. Elles subissent alors une perte de repères, de ressources et d’opportunités dans un contexte déjà précaire d’hypermobilité. Par ailleurs, Paris est souvent un lieu d’étape avant le littoral des Hauts-de-France où les atteintes aux droits fondamentaux sont innombrables et mortifères.

Un état de fait intolérable, auquel vous disiez précisément souhaiter mettre un terme lorsque vous déclariez, le 27 juillet 2017 : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

Cette situation de non-accueil, c’est aussi 10 ans de victoire idéologique de l’extrême-droite, car elle est pensée structurellement pour éviter un supposé « appel d’air ». Cette théorie infondée, largement infirmée depuis des années par les chercheur·es qui travaillent sur ces questions, propose une lecture erronée des dynamiques de l’exil consistant à croire que l’on fuirait les persécutions et la pauvreté non pas en dernière mesure pour se sauver, mais plutôt pour venir profiter à Paris d’une place d’hébergement ou de minimas sociaux. Les équipes gouvernementales successives ont ainsi appliqué une politique de non-accueil systématique et fait de la vie des primo-arrivant·es un enfer. Le passage par la case sans-abrisme est devenue à leurs yeux obligatoire pour supposément dissuader de venir, ou de rester, toutes celles et ceux qui viennent demander une protection dans notre pays.

Ces 10 dernières années ont été marquées par la maltraitance des personnes exilées à Paris et en Île-de-France. Diverses modalités de gestion de l’enregistrement des personnes ont été expérimentées

: des files d’attente interminables devant des dispositifs sous-dimensionnés, notamment durant l’épisode de la « Bulle humanitaire » à Porte de la Chapelle ; la dématérialisation du guichet de demande d’asile, devenu un numéro de téléphone payant en 2017, et qui participe à l’invisibilisation des personnes exilées des espaces publics sans pour autant faciliter leur accès aux dispositifs et à leurs droits. L’encampement des personnes exilées se traduit par l’existence de nombreux lieux de vie informels et notamment de campements regroupant parfois jusqu’à 4000 personnes à Paris et en petite couronne. Les nombreuses tentatives des autorités de mettre fin à ce phénomène par une politique de

« zéro points de fixation » se sont matérialisées par des scènes de violences répétées lors et suite aux démantèlements de ces lieux de vie. A l’instar du nettoyage social organisé à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP), la réponse politique a toujours été plus policière qu’humanitaire, dévoyant l’usage initial prévu du service public policier et faisant des expulsions et du harcèlement par les forces de l’ordre, l’une des conditions structurelles du quotidien des personnes exilées à Paris.

Mais cette décennie a aussi été marquée par plusieurs épisodes de prises en charge d’ampleur ; pendant la pandémie de la Covid-19 en mars 2020, lors de l’arrivée des 3000 Afghan·es qui fuyaient la prise de Kaboul par les talibans en août 2021, ou à l’occasion de l’accueil inconditionnel des Ukrainien·nes dès le mois de mars 2022.

Ce choix structurel du non-accueil et donc du renforcement du sans-abrisme dans notre pays et de son traitement partiel et très court-termiste dans une urgence perpétuelle, légitimée par l’emploi du terme de “crise”, semble être la méthode préfectorale envisagée pour encore de nombreuses années. En effet, depuis 2015, les préfectures d’Île-de-France ont organisé à minima 405 opérations de « mise à l’abri » de ces campements. Pourtant, dans une France qui se disait « prête à accueillir le monde » pour ces JOP et qui a vu lors de la cérémonie d’ouverture Filippo Grandi le Haut-Commissaire des Nations Unis pour les réfugiés recevoir les Lauriers olympiques, les campements et la rue restent le seul recours pour les futur·es arrivant·es.

Il y a urgence à mettre un terme à 10 ans de non-respect des droits humains et de nos engagements en droit international. Pour cela de nombreuses solutions existent : ouvrir des dispositifs de premier accueil inconditionnels à Paris et dans d’autres villes d’arrivée, calqués sur ceux prévus pour les Ukrainien·nes. Réquisitionner des bâtiments vides pour agrandir le parc de logement et d’hébergement au niveau national. Et enfin, mettre des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins, afin de faciliter l’insertion dans la société des personnes exilées dès leur arrivée, en rendant effectif leur accès au marché du travail, à des cours de français, à un logement digne et à un réel accompagnement social et sanitaire.

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(re)Penser notre syndicalisme Lecture

Mercredi 5 février – Invitation à la soirée 10 ans des Utopiques/ 25 ans de Solidaires

Publié le 29 janvier 2025

La revue des Utopiques a déjà 10 ans, et participe activement à donner du contenu politique, de réflexion, pour échanger librement sur le mouvement syndical, social dans un esprit d’ouverture.

Une soirée utile et conviviale avec la présence d’Annick Coupé et de Gérard Gourguechon notamment, ainsi que des contributeur-trices à la revue pour revenir sur la fondation de Solidaires et bien plus largement sur le rôle et l’importance du syndicalisme de lutte et de transformation sociale, dans un contexte mondial de plus en plus inquiétant !

Venez nombreux- nombreuses!

Inscription obligatoire via ce lien https://framaforms.org/participation-a-la-soiree-10-ans-des-utopiques-1736344533

18h-30 Accueil

18h-45 Brève présentation de 10 ans des Utopiques des Utopiques

en présence des contributeurs-trices à la revue depuis 2014! et quelle évolution pour la revue?

puis Interventions d’Annick Coupé, et Gérard Gourguechon fondateur-trice de Solidaires notamment, qui reviendront sur l’histoire de Solidaires, avec une mise en perspective sur Solidaires actuellement, avec Judy, qui a écrit “j’ai 25 ans, Solidaires aussi ”!

19h30 à 20h30 débat avec les participant-es

20h30 Apéro gratuit

C’est le : Le 5 février prochain, à partir de 18h30 à Solidaires, 31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris

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Internationalisme Palestine

Vendredi 7 février : manifestation Palestine à Versailles

Le génocide commis à Gaza et la colonisation meurtrière de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est nient toute humanité au peuple palestinien.
Israël, son armée, ses colons bafouent le droit international car ils se savent protégés par le monde occidental, y compris l’Europe.


NON À L’IMPUNITÉ !
NON AUX DÉPLACEMENTS FORCÉS !
ISRAËL DOIT RENDRE DES COMPTES !

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antifascisme Contre la transphobie ! Éducation Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Enfin un programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité !

Ce communiqué a été publié le 30/01/2025

Au terme de longs échanges, le Conseil supérieur de l’éducation, réuni les 29 et 30 janvier, a émis un avis favorable au programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars). Il aura donc fallu plus d’un an et demi, depuis la saisine du Conseil supérieur des programmes en juin 2023, pour qu’enfin un programme soit adopté. Un an et demi de tergiversations ministérielles, un an et demi d’avancées salutaires et de reculs scandaleux, un an et demi de débat public gangrené par la désinformation et un activisme réactionnaire débridé mené par l’extrême droite notamment.

Le ministère se donne enfin les moyens d’appliquer la loi de 2001 instaurant 3 séances d’éducation à la sexualité par an pour chaque élève tout au long de sa scolarité. Si SUD éducation se réjouit que des notions essentielles telles que l’identité de genre, l’homophobie ou la transphobie y aient été intégrées, le syndicat déplore que certains termes ne soient pas introduits plus tôt au cours de la scolarité pour rendre compte des réalités vécues par les élèves et mettre des mots sur des situations qui font le quotidien des classes : le terme “LGBTIphobies” n’apparaît ainsi qu’en terminale et le terme “identité de genre” n’est abordé qu’en troisième. SUD éducation continuera à défendre l’introduction de ces notions tout au long de la scolarité car elles sont essentielles à la construction d’une école véritablement inclusive et qui lutte durablement contre les LGBTIphobies.

Désormais, SUD éducation attend avec impatience la publication de ce programme et se montrera vigilant à ce que le ministère assume ses responsabilités :

  • en matière de formation des personnels (qui ne peut pas se résumer à un module en visioconférence !) pour que ce programme soit effectivement appliqué dans toutes les écoles et tous les établissements scolaires ;
  • en matière de protection face aux pressions, menaces, désinformations et agressions des milieux réactionnaires et d’extrême droite ;
  • en matière de communication, en direction des parents d’élèves et de l’ensemble de la société, pour ne pas laisser les personnels seul·es face aux questionnements et aux éventuelles remises en cause des enseignements.

L’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité est essentielle à la fois pour protéger les enfants des violences sexuelles et sexistes et lutter contre les stéréotypes et les discriminations mais aussi pour préparer la société égalitaire, inclusive, démocratique et juste de demain.

Les militant·es de SUD éducation et de son union interprofessionnelle Solidaires ne laisseront pas un bout de terrain à l’extrême droite dans cette bataille pour l’égalité et l’émancipation de toutes et tous !

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anti-validisme Éducation

À bas le validisme, à l’école comme partout !

Semaine de web conférences de la fédération SUD éducation pour les 20 ans de la loi de 2005

La loi du11 février 2005 pour «l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a 20 ans.

SUD éducation organise une semaine de web conférences à propos du handicap, du validisme, des conditions de vie et de scolarisation des personnes handicapées.Au cours de ces web conférences, il s’agira de faire le bilan de cette loi, de développer ensemble des réflexions sur le thème du handicap pour définir un positionnement politique et militant, une posture syndicale et des revendications en accord avec nos principes d’égalité et d’émancipation.

Cette soirée servira d’introduction à cette semaine de web conférences. Nous y définirons des concepts, en particulier celui du validisme, qui seront utilisés tout le reste de la semaine.

‪À suivre sur nos pages youtube, Facebook, Instagram. En raison de soucis techniques, les sous-titres ne seront accessibles que sur notre page Facebook…

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antifascisme antiracisme

Le gouvernement Bayrou-Macron compatible avec l’extrême droite

Le gouvernement de M. Bayrou, et en premier lieu son ministre de l’intérieur, s’emploie à multiplier les gages donnés à l’extrême droite.

Ainsi, M. Retailleau s’est dit dernièrement très proche du combat du groupe identitaire pseudo féministe Némesis, qui attribue le monopole des violences sexuelles aux “étrangers”, instrumentalisant honteusement cette lutte pour faire passer ses idées racistes. Devant les broncas que cela a suscité, il a relativisé ses propos en arguant de sa méconnaissance dudit groupe…un comble pour un ministre de l’intérieur à la tête des services de renseignements !

Pire, son annonce de l’abrogation de la circulaire Valls va restreindre drastiquement les possibilités de régularisation des personnes sans-papiers qui travaillent, vivent et cotisent ici. Elle s’inscrit dans les idées de l’extrême-droite, qui font des étranger-es les boucs émissaires des dysfonctionnements économiques et sociaux.

Dans la même veine, il pointe l’immigration comme responsable du narcotrafic.

Et loin de se cantonner aux ministres ayant été identifiés pour leur proximités idéologiques avec l’extrême droite, l’ouverture à l’extrême droite a été validée par Bayrou, se déclarant “totalement en phase avec Retailleau”.

Il a même enfoncé le clou, dans une interview télé, par des mots directement empruntés à Jean-Marie Le Pen, en parlant de “sentiment de submersion” quant à l’immigration, et la situation de certains départements métropolitains ou de Mayotte.

Il a ensuite validé ces propos qui font la part belle au racisme et à la xénophobie devant l’Assemblée nationale le lendemain, sous les acclamations du RN et de la droite, nouvelle manifestation selon eux de leur “victoire idéologique”.

Que ces propos soient le fruit d’un calcul ou d’une conviction n’est pas le propos. Ils viennent nourrir le racisme et le préjugés.

Pour Solidaires, ces idées et leurs diffusions ne feront qu’accentuer le racisme, la haine de l’autre, les violences à l’égard des personnes immigrées et/ou sans-papiers, l’islamophobie.

L’extrême droite et ses idées vont à l’encontre d’une société de justice et d’égalité, à l’encontre de l’intérêt des travailleurs-euses et de nos valeurs d’humanité.

Ce gouvernement, en masquant les vraies responsabilités de la situation sociale, la politique ultralibérale pratiquée depuis des décennies, en attisant ces idées de haine, a une lourde responsabilité dans le basculement toujours plus important vers l’extrême droite.

Solidaires continue à se battre contre tous ceux ou celles porteur-euses de ces idées nauséabondes et pour des valeurs d’égalité et de justice sociale.

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antifascisme Histoire

Rassemblement en mémoire des 80ans de la libération de Auschwitz : intervention de Solidaires

chers camarades,

Aujourd’hui, le 27 janvier 2025, nous nous réunissons pour commémorer les 80 ans de la libération d’Auschwitz, ce lieu tragique, symbole indélébile de la barbarie humaine. Là, plus d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants ont été exterminés simplement parce qu’ils et elles étaient juifs, tziganes, résistants, ou considérés comme des ennemis par une idéologie fondée sur la haine. La Shoah, la tentative systématique d’anéantir tout un peuple, nous rappelle la capacité de l’humanité à sombrer dans l’horreur. Auschwitz, symbole de cette barbarie, est un lieu où l’horreur a pris forme, où des vies ont été fauchées au nom de la haine et de l’intolérance.

Mais les persécutions n’ont pas touché seulement les juifs et les tziganes. Les lesbiennes et les homosexuels, considérés comme des « ennemis » de l’idéologie nazie, ont également été persécutés, emprisonnés et envoyés dans des camps de concentration, où beaucoup ont perdu la vie. 

Des centaines de milliers de personnes handicapées ont aussi été stérilisées de forces et exterminées au prétexte de “vies indignes d’être vécues” et de politiques eugénistes pour “purifier la race”.

Auschwitz est inscrit dans notre mémoire collective, non seulement comme un témoin du pire de l’humanité, mais aussi comme un appel à la vigilance. Un appel qui résonne fort et clair : Plus jamais ça.

Cependant, honorer la mémoire des victimes de la Shoah et d’Auschwitz ne doit pas nous faire détourner des réalités du présent. Les mécanismes qui ont alimenté la barbarie nazie, bien qu’ils aient pris de nouvelles formes, sont toujours présents. Racisme, antisémitisme, islamophobie, homophobie, discours de haine et intolérance sont encore trop visibles aujourd’hui, souvent encouragés par des figures influentes.

Parmi laquelle, l’élection récente de Donald Trump à la présidence des États-Unis constitue un tournant inquiétant. Son ascension au pouvoir a été marquée par des discours populistes et nationalistes, qui ont ravivé les tensions raciales et permis à l’extrême droite de se manifester ouvertement. En légitimant la xénophobie, le racisme, l’islamophobie et l’homophobie, Trump a nourri un climat de division au sein de la société américaine et au-delà. Ses propos sur les immigré·es, ses attaques contre les minorités, et sa politique de “retour aux valeurs américaines” ont profondément marqué un changement dans la manière dont les idéologies de haine sont perçues. Sous son influence, les droits des personnes LGBTQ+ sont menacés, notamment par des tentatives de limiter l’accès aux droits fondamentaux et par des soutiens à des politiques de division et d’exclusion.

Mais Trump n’est pas seul dans cette dérive. D’autres figures, comme Elon Musk, ont également alimenté ce climat. Le récent geste interprété comme un salut nazi de Musk ne doit pas être sous-estimé. Quel que soit le contexte, un tel geste est une banalisation de la haine et un signe inquiétant de la normalisation des symboles de l’extrême droite dans notre société. Ce genre de comportement rappelle des moments sombres de l’histoire et ne doit en aucun cas être toléré.

Et cette montée des idéologies extrémistes ne se limite pas aux États-Unis. En Europe, nous assistons à une ascension inquiétante des partis et mouvements d’extrême droite. Des groupes politiques qui prônent des idées nationalistes, xénophobes, homophobes et anti-immigrés prennent de plus en plus de place dans de nombreux pays, du Royaume-Uni à la France, de l’Allemagne à la Suède. L’Europe fait face à une recrudescence de discours de haine, de violences racistes et d’intolérance à l’encontre des minorités. Ces groupes, en profitant de la crise économique et des tensions sociales, cherchent à diviser les peuples et à renier les valeurs de solidarité, de justice sociale et d’égalité.

Dans le monde entier, la montée des extrêmes droite et des régimes autoritaires va de pair avec une montée de l’intolérance et de la haine. Des régimes qui n’hésitent pas à revendiquer des politiques discriminatoires, à réprimer les droits humains et à ériger des murs de séparation entre les peuples. Pour l’Union syndicale Solidaires, il est plus que jamais nécessaire de rester vigilants et vigilantes et de lutter contre ces idéologies qui menacent les principes mêmes de nos sociétés démocratiques.

L’extrême droite, encouragée par des figures comme Trump et Musk, cherche à diviser nos sociétés, à semer la peur et à rejeter ceux qui ne correspondent pas à leurs idéaux. Les Juifs, les musulmans, les migrants, les réfugiés et les personnes LGBTQ+, les femmes deviennent des boucs émissaires dans cette stratégie de division. Il est plus que jamais urgent de lutter contre cette montée de l’intolérance et de défendre les valeurs de solidarité, de respect et de dignité humaine.

Nous ne devons pas rester passifs face à cette menace grandissante. Chaque discours de haine, chaque geste révisionniste, chaque tentative de division doit être combattu. La mémoire des victimes de la Shoah, d’Auschwitz et des millions d’autres victimes de la haine doit être un guide pour notre action. Nous avons la responsabilité de ne pas laisser l’histoire se répéter.

Préserver cette mémoire, c’est agir aujourd’hui, c’est défendre une société plus juste, plus solidaire, et plus humaine. C’est aussi réaffirmer sans relâche que Plus jamais ça n’est pas une simple formule, mais un engagement à refuser la haine sous toutes ses formes.

Merci.

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