Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
antimilitarisme Éducation

Militarisation de la jeunesse et de l’école : SUD éducation dit non !

Ce communiqué a été publié le 02/04/2026

Après l’ouverture de la campagne de recrutement pour le service national volontaire, les offensives se poursuivent et s’intensifient. L’objectif : enrôler la jeunesse et assurer la promotion de l’armée. Aux assauts du gouvernement s’ajoutent les initiatives de parlementaires déçus de n’avoir pu imposer, en remplacement du SNU, un service militaire obligatoire.

Le 26 mars, était ainsi adoptée à l’Assemblée nationale la proposition de loi portée par le député Modem du Calvados Christophe Blanchet pour rendre obligatoire, dès la classe de 6e, un enseignement à la défense et à la sécurité globale inscrit dans les programmes scolaires. Cette mesure constitue un pas de plus dans la militarisation de la jeunesse et le renforcement des liens entre l’école et les Armées.

Le ministre de l’Education nationale, favorable au resserrement des liens entre son ministère et celui des Armées, avait publiquement soutenu cette proposition de loi lors du Forum de Paris auquel il participait mardi 24 mars. Elle s’inscrit, en effet, dans le dispositif plus large qu’il déploie en complément de la mise en place du service national et qui comprend toute une série de mesures au service de la militarisation de l’école. Dès la rentrée 2026, la participation à un temps de commémoration sera rendue obligatoire dans les établissements scolaires, les classes de défense seront étendues à trois ans et valorisées au baccalauréat et dans Parcoursup. Ces mesures trouveront un écho zélé dans les mairies récemment gagnées par le RN. Les programmes d’extrême droite pour les élections municipales portaient, en effet, comme promesse de campagne, la généralisation des classes défense dans toutes les écoles d’une commune.

L’arsenal ainsi déployé vient par ailleurs compléter des pratiques inquiétantes déjà en place contribuant à faire de l’école un espace d’embrigadement. Depuis l’ouverture de la campagne pour le service national, le 12 janvier, les équipes pédagogiques font l’objet d’une multiplication de sollicitations pour faire connaître aux élèves le service national volontaire et les inciter à s’engager. Des personnels de direction relaient ainsi les courriers que leur adressent des unités militaires pour faire la promotion de ce dispositif.

SUD éducation dénonce cette militarisation de l’école à marche forcée, s’oppose aux mesures mises en place et aux discours tenus pour embrigader les élèves. À l’heure où les personnels et les parents d’élèves se mobilisent face à des suppressions de moyens lourdes de conséquences pour le service public d’éducation, ces mesures sont d’une scandaleuse indécence, parfaitement inappropriées. Le conditionnement de la jeunesse à un “effort de guerre” n’a sa place ni à l’école ni ailleurs. L’école ne doit pas se faire le relais de politiques bellicistes qui ciblent la jeunesse. C’est un grave dévoiement de ses missions. SUD éducation invite à construire des réactions collectives, à opposer à ces dangereuses mesures une éducation émancipatrice, des pédagogies anti-militaristes au service d’un projet de société pour la paix et la justice sociale.

Catégories
anti-validisme Santé-Social

Pour une société réellement inclusive : Stop à une inclusion scolaire de façade !

L’inclusion ne peut pas se limiter à des paroles, une appellation administrative ou à un déplacement d’enfants d’une institution à une autre, quelle qu’elle soit (ESMS, écoles, MECS…). 

L’inclusion ne commence pas à la porte de l’école. L’inclusion est nécessaire partout parce qu’elle est le fruit de siècles de mise au ban de personnes catégorisées comme non conformes à une société fondée sur une idéologie patriarcale, capitaliste et donc validiste, raciste, sexiste… Elle commence partout, chaque jour.

Quand on veut prendre le métro, on doit circuler dans les couloirs.

Quand on circule en ville, on doit trouver des trottoirs accessibles à toutes et tous.

Quand on cherche un logement, un emploi, des soins, une formation, on ne doit pas être écarté·e parce qu’on est jugé·e « différent·e » ou « non rentable ».

Une société qui inclut réellement tous·tes celles et ceux que notre monde capitaliste exclut : personnes en situation de handicap, personnes en grande précarité, personnes migrantes…

Une société inclusive, c’est une société organisée et adaptée aux besoins de toutes et tous, qui accueille, qui met tout en œuvre pour favoriser son accessibilité et non l’inverse.

L’inclusion c’est le devoir de permettre à toutes et tous d’accéder à ses droits. 

Quand l’inclusion génère de l’exclusion

D’abord, les enfants et adolescents accompagné·es par des établissements sanitaires, sociaux et médicosociaux (ESMS) !

Soumis à une inclusion à marche forcée, les enfants et adolescent·es accompagné·es par des établissements sociaux et médico-sociaux arrivent dans des établissements scolaires en grande difficulté, non préparés et dépourvus de moyens malgré toute la bonne volonté des enseignant·es eux-mêmes démuni·es. Tous ces jeunes se retrouvent trop souvent dans des environnements hostiles, non pensés pour eux·elles ni avec eux·elles, contraint·es de se replier avec leur accompagnant·e éducatif·ve dans des espaces supposés « sécurisants ».

Nous sommes bien loin de l’idéal affiché de l’inclusion, nous sommes dans l’exclusion interne bien plus délétère et la stigmatisation.

Comment garantir la sécurité des jeunes dans un espace scolaire normatif où les élèves ne sont pas protégés des violences ?

Cette inclusion imposée fait déjà des ravages, au quotidien :

•            Des rythmes de vie intenables, où les enfants doivent constamment s’adapter à de nouvelles injonctions institutionnelles peu malléables, et deviennent des variables d’ajustement du prix de journée. 

•            Des amplitudes horaires démesurées, des trajets interminables, avec des équipes éducatives réduites au strict minimum. Enfants et professionnel·les sont épuisé·es par des journées harassantes d’exigences d’adaptabilité.

•            Une souffrance physique et psychique accrue : fatigue, stress, tensions, violences banalisées, dans un contexte où l’inclusion se résume trop souvent à une adaptation forcée à un système encore trop rigide et normatif. 

•            Des classes inadaptées en termes de locaux et d’accessibilités pour accueillir des élèves en situation de handicap, alléguant les élèves à des espaces informels de garderie.

•            Des classes inadaptées en termes d’effectifs, d’aménagements et d’accompagnements pour accueillir les enfants avec des troubles aux conséquences multiples.

•            Un système d’inclusion à deux vitesses auquel les plus « aptes intellectuellement » peuvent accéder tandis que les autres voient leurs camarades partir en journées inclusives.

Ensuite les équipes éducatives, soignantes et sociales, à bout de souffle !

Il est demandé aux équipes du secteur social et médico-social d’exécuter des missions toujours plus lourdes, dans un contexte de coupes budgétaires (SERAFIN-PH) qui place le financier au cœur des projets, au détriment de l’humain.

Après des années d’abandon du secteur, d’organisation de la pénurie de personnel et de moyens, les professionnel·les sont à bout. On leur impose :

•            Des glissements de tâches servant à réduire les effectifs,

•            La remise en cause permanente des projets éducatifs et thérapeutiques ce qui nuit à l’équilibre des enfants et adolescent·es accompagné·es,

•            La quantification absurde de chaque acte du quotidien (toilette, repas, accompagnement),

•            Une délocalisation des établissements en invisibilisant les personnes accueillies, rompant les liens avec le quartier, la commune, la ville : tout ce qui fait société.

Enfin, les familles et la société toute entière !

Le souhait de l’inclusion n’est pas que le combat des familles pour l’accompagnement de leur enfant et adulte en devenir mais bien une politique sociétale, qui doit considérer toute personne quelle que soit sa particularité comme un·e citoyen·ne à part entière avec les mêmes droits.

Car ce sont bien les enfants que nous accompagnons et leurs familles et, à terme, l’ensemble de la société, qui paient le prix de ces politiques destructrices. 

L’inclusion : nous savons ce que c’est…

 Contrairement aux discours technocratiques venus « d’en haut », l’inclusion n’est pas un concept nouveau pour les équipes éducatives et soignantes. Nous la pratiquons depuis des décennies.

Par des projets culturels, sportifs, de loisirs, de vie quotidienne, par la création d’espaces éducatifs et thérapeutiques structurants et sécurisants, nous permettons aux enfants de participer pleinement à la vie sociale.

L’inclusion, pour nous, c’est le vivre-ensemble, l’apprentissage par la vie quotidienne, le respect des rythmes et des besoins de chacun·e et elle ne peut se limiter à des pansements sur l’école, elle doit se penser dans un véritable projet de société.

Mais aujourd’hui, les coupes budgétaires et la logique gestionnaire nous ont privés de nos outils. Nos projets doivent être « économiquement viables » avant d’être humainement justes. Le sens même de notre travail est attaqué.

L’inclusion ne peut se réduire à une simple intégration scolaire, dans un système lui-même en crise, symptôme d’une société validiste et élitiste.

La défense d’un réel projet de société inclusive dépasse largement le cadre scolaire et doit s’inscrire dans l’ensemble de la vie sociale, avec des ressources, des apprentissages et des accompagnements adaptés. 

SUD Santé Sociaux revendique :

•            Des actes concrets, et non des discours de façade simplistes. L’inclusion nécessite que tous les partenaires gravitant autour du projet de l’enfant reconnaissent les missions propres à chacun et participent à construire ensemble le chemin vers une société inclusive.

•            Une approche systémique et globale de l‘accompagnement professionnel pour l’inclusion, prenant en compte le temps nécessaire pour la construction et la pérennisation du partenariat et du réseau.

•            Des moyens d’accompagnement renforcés, à la hauteur des besoins réels des enfants accueillis en institutions sanitaires, sociales, médico-sociales et dans les établissements scolaires.

•            Une politique sociale ambitieuse centrée sur l’humain.

•            La fin des politiques de destruction massive de nos secteurs sous couvert de désinstitutionalisation orchestrée par les financeurs et mises en place par les employeurs gestionnaires qui ont oublié leur militantisme d’antan.

•            Ces politiques précarisent le travail, généralisent l’intérim, l’auto-entrepreneuriat, les entreprises lucratives, et détruisent les fondations d’un secteur construit par des familles militantes, des militant·es et des professionnel·les engagé·es.

•            Une véritable politique de revalorisation du secteur : recrutements, formations, parcours professionnels, salaires dignes, reconnaissance de travail en équipe pluridisciplinaire.

L’“INCLUSION” actuelle, telle qu’elle est pensée et mise en œuvre, ne peut que générer de la violence INSTITUTIONNELLE. Luttons pour obtenir les moyens nécessaires pour une société réellement inclusive !

Paris, le 22 janvier 2026

Catégories
Culture

1er mai 2026 : la culture bourgeonne de luttes !

Faisons du 1er Mai 2026, journée internationale de lutte pour les droits des travailleureuses, une journée de fête et de mobilisation !

SUD Culture Solidaires appelle l’ensemble du secteur culturel à se mobiliser et à manifester partout sur le territoire, pour célébrer nos conquis sociaux et en faire un jalon dans nos mobilisations en cours et à venir.
Tandis qu’une proposition de loi est à l’étude pour « permettre » à certaines structures professionnelles de travailler le 1er Mai, SUD Culture Solidaires rappelle que le 1er Mai est avant tout une journée de lutte, fériée et chômée grâce à la lutte des travailleureuses elleux-mêmes. Nous refusons que l’on nous « permette » de travailler plus alors que l’heure devrait être au partage du temps de travail !

Pour une culture vivante, capable de se projeter dans l’avenir !

Notre syndicat défend une culture forte, ouverte à toustes, accessible et populaire. Cela passe aussi par des moyens à la hauteur de ces ambitions. C’est pourquoi nous nous battons contre la précarité dans nos emplois, contre les suppressions de postes et les baisses de subvention. SUD Culture Solidaires est aujourd’hui engagé dans une bataille judiciaire contre de nombreux musées (le Louvre, le Mucem, le
musée Gainsbourg, entre autres) pour emploi illégal de main d’œuvre en sous-traitance. Un premier pas dans la lutte contre la sous-traitance ! Mettons fin aux pratiques illégales et destructrices dans nos institutions, et gagnons de meilleures conditions de travail !

Pour une culture internationaliste !

Dans un monde en guerre, la culture et les gens qui la font vivre sont directement menacés. Notre syndicat refuse les logiques impérialistes et coloniales, et se bat pour une société juste et pour l’autodétermination des peuples. À Gaza, le génocide passe aussi par un épistémicide, soit une destruction de la culture gazaouie et palestinienne, visant un anéantissement culturel et
identitaire.

Le programme PAUSE, qui permet à des artistes et scientifiques, ainsi qu’à leur famille, d’être accueilli·es en urgence en France a été stoppé pour Gaza depuis janvier 2026. C’est la première fois que le programme décide d’exclure un territoire. SUD Culture Solidaires revendique sa réouverture immédiate ainsi que l’accueil sans condition de toustes les Palestinien·nes, et la mise en oeuvre réelle du droit au retour.

Nous revendiquons aussi que toutes les institutions culturelles françaises prennent position et mettent en place avec les institutions des pays en guerre des mesures de sauvegarde des patrimoines menacés et refusent les partenariats avec les institutions israéliennes, étasuniennes et russes tant que ces États
seront engagés dans les conflits actuels. SUD Culture Solidaires soutient à ce titre la campagne Boycott,
Désinvestissement, Sanctions (BDS) et appelle tous les secteurs et les syndicats à l’amplifier.

Pour une culture antifasciste et antiraciste !

Nos secteurs culturels sont directement menacés par la montée en puissance des extrêmes droites. Les attaques contre les librairies, bibliothèques, cinémas, théâtres, musées et autres structures culturelles démontrent qu’elle ne s’est pas « normalisée » et qu’elle ne recule devant aucune méthode pour s’imposer et intimider ses opposant·es. La main-mise de Bolloré sur la presse et l’édition et les
financements de productions théâtrales par Pierre-Edouard Stérin sont la manifestation de l’investissement par les extrêmes droites dans la bataille des idées, pour nous biberonner de propagande toujours plus grossière, haineuse et raciste.

Là où les extrêmes droites ont remporté les élections municipales, les financements culturels, pour le secteur privé comme pour la fonction publique territoriale, sont en danger. Les mairies brunes réorientent la politique culturelle des localités où elles s’installent au profit de projets soutenant leur vision du monde, étroite, xénophobe et raciste.

La lutte antifasciste est donc pour nous une obligation, pour faire vivre une culture ouverte à l’altérité, riche de ses échanges et de ses liens.

Pour une culture écolo !

Le développement de l’intelligence artificielle générative (IA) dans nos secteurs participe à la course au réchauffement, portée par des enjeux financiers et une volonté toujours plus présente de diminuer les coûts de production en supprimant des emplois. Alors que l’IA consomme énormément de ressources en eau et en électricité — notamment à travers l’installation de datacenters toujours plus grands —, nous
nous insurgeons contre sa généralisation et son hégémonie au mépris des droits d’auteurices, de notre travail et de nos missions. Les enjeux liés aux changements climatiques sont multiples pour nous. Les bâtiments culturels, souvent patrimoniaux, ne sont pas adaptés aux chaleurs de plus en plus intenses que nous subissons. Il est urgent de travailler à leur isolation, pour nos conditions de travail, mais aussi car les musées, théâtres, bibliothèques, tiers lieux… sont des lieux d’accueil de la population où chacun·e devraient pouvoir venir se réfugier. Cette mesure indispensable n’est qu’un palliatif, une adaptation nécessaire à un changement climatique subi. Il est aussi absolument indispensable de remettre en cause notre modèle écocide, pour limiter la crise climatique.

Pour une culture féministe et queer !

Après les #metoo théâtre, cinéma, musique, l’affaire Christian Nègre au ministère de la Culture, l’enquête au CNAC de Grenoble, c’est au Mucem aujourd’hui d’être l’objet d’une enquête administrative (IGAC) pour un fait de harcèlement sexuel. Notre secteur est trop longtemps resté sous l’emprise de vieux barons, et SUD Culture Solidaires se bat pour en finir avec la culture du viol dans nos institutions, nos lieux de travail, nos collectifs. Les femmes et les personnes LGBTQIA+ ne devraient pas avoir à se
battre pour gagner leur place dans une culture qu’iels contribuent tous les jours à façonner et à construire.

Revendiquons l’égalité réelle partout, tout le temps !

SUD Culture Solidaires
8 avril 2026

Tract au format pdf à télécharger ci-dessousTract 1er mai 2026 Sud culture SolidairesTéléchargerTélécharger en PDF

Catégories
Télécom

Lettre ouverte du syndicat SUD Télécom IDF

SUD Télécom IDF – 87 avenue de Paris 94800 Villejuif
  01 45 21 97 92 – sudtidf@sudptt.fr

    Samedi 11 avril 2026

Objet : Cession de Globecast, filiale d’Orange

Madame la Députée,

Cette lettre ouverte de notre syndicat SUD Télécom IDF, est rédigée sous forme d’alerte sociale et économique. La direction d’Orange sous la houlette de la Directrice Générale Christel Heydemann dépasse les bornes de l’irresponsabilité en décidant que le groupe devrait se séparer de sa filiale Globecast en ce début d’année 2026.

Il y a urgence à mettre fin à une dérive stratégique qui a commencée avec l’arrivée de la Directrice Générale il y a 4 ans. Le dossier d’information-consultation de la cession de la holding Globecast passe au CSEC d’Orange le 16 avril 2026, présenté par son PDG, Philippe Bernard.

Bien avant la consultation obligatoire des Instances Représentatives du Personnel, l’annonce, bien que parcellaire de la cession a été faite dans les médias (Challenge, Les Échos). Le délit d’entrave ne freine pas les velléités de vente et l’appât du gain de la Direction d’Orange : faire du cash à tout prix pour satisfaire ses actionnaires, quitte à déséquilibrer l’intégrité du groupe Orange et à malmener son personnel, quitte à s’assoir sur la souveraineté de l’entreprise, voire à porter le flanc de la souveraineté nationale aux ingérences étrangères.

Les conséquences négatives de ces annonces précipitées sur la bonne marche de la filiale ne se sont pas faites attendre depuis octobre 2025, pertes de parts de ce marché très restreint, départ de client·e·s, le sentiment de gâchis et d’écœurement du personnel.

Le 19 février, les places financières ont pu assister à un show médiatique pour le lancement du second plan stratégique d’Orange : Trust the future.

Mais la ligne stratégique de la direction d’Orange reste la même depuis quatre ans : faire fructifier les stock-options et autres actions gratuites. Les salarié·e·s en sont toujours les premières victimes, et seront encore présent·e·s dans ce qu’il restera de l’entreprise démantelée, quand la DG, elle, repartira sans état d’âme après s’être enrichie sur son dos.

Mais dans un contexte international tendu, la souveraineté, notamment numérique est mise à mal : assujettissement à des serveurs étrangers, particulièrement états-uniens (Microsoft, Amazon…), asservissement à des constellations satellitaires appartenant à des milliardaires suprémacistes comme Starlink. Il est inacceptable de sacrifier la pépite Globecast : une filiale aux infrastructures complètes, un réseau mondial et un personnel aux compétences rares.

SUD Télécom IDF ne peut se satisfaire du compromis des représentant·e·s de l’Etat au Conseil d’Administration, qui acceptent que la filiale soit cédée, du moment que ce soit un repreneur sous pavillon français. En effet, l’état français détient encore 23% des actions de la maison-mère Orange. Quel manque de mémoire, quand on se souvient qu’Orange, partenaire prémium des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, a réussi à retransmettre ce spectacle qualitativement à 3 milliards de téléspectateurs et téléspectatrices, grâce à sa ressource interne exceptionnelle : Globecast.

Quel manque de lucidité des pouvoirs publics, à notre connaissance, un seul député s’en inquiète. C’est pourquoi, nous vous alertons, représentants et représentantes de la République, il y a urgence à mettre fin à cette manœuvre financière indigne de l’opérateur de télécommunications historique français.

Un réseau et des structures ont été construits en 25 années, sous l’enseigne Globecast. Filiale créée afin de poursuivre les activités historiques de France Télécom qui, depuis près d’un siècle assure les transmissions radio, TV et satellites.

Globecast achemine depuis un quart de siècle, des flux vidéo d’évènements mondiaux : le Tour de France, les JOP (Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris), les Coupes du Monde de football et les retransmissions de l’Elysée etc. C’est un réseau, actif, de 12 téléports satellitaires, 125 000km de fibre, 60 unités mobiles.

Une entreprise française de distribution mondiale de services en médias, fonctionnelle, autonome, dotée de sa propre infrastructure, est en passe d’être dispersée si la filiale est vendue à une entreprise spécialiste de « carve-out » (en français « détourage »). En résumé, une opération de cession à la découpe pour ne retenir qu’une partie des titres ou d’actifs, les plus rentables.

Il est inconséquent d’abandonner cet héritage industriel français, et de disperser son personnel expérimenté.

Parlons-en du personnel, l’éternel oublié, il est grand temps qu’il soit respecté. D’autre part, la transmission des connaissances, de l’expérience et des métiers rares serait irrémédiablement abandonnée avec les emplois supprimés, un véritable renoncement à cette richesse inestimable.

Orange a laissé pourrir la situation de la filiale en recyclant comme PDG notamment, l’ex-DRH Didier Barberot de 2010 à 2016, en procédure juridique depuis 2010, pour harcèlement institutionnel.  C’est dire le peu d’entrain de sa part pour soutenir cette filiale et son personnel pendant 6 ans. Malgré cette entrave, le personnel a pu se ressaisir pour réussir les JOP 2024.

Depuis plusieurs mois, il est laissé dans l’ignorance, l’expectative et le doute, à la suite des annonces médiatiques. Son PDG, Philippe Bernard a certes réuni son personnel, début 2026, mais le dirigeant prétend alors se taire, parce ce serait porter atteinte au “droit des affaires“. Sans aucune empathie pour le personnel plongé dans l’incertitude sur son avenir. Rien d’étonnant à ce digne successeur de Mr Barberot, DRH d’Orange déchu.

Avec ses 489 salarié·e·s (dont 206 en France) et 172 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 (dont 88 en France), Globecast représente peu à l’échelle des bientôt 48 milliards de recettes de sa maison-mère. Mais c’est une entreprise qui pèse lourd dans sa branche, réputée à l’international. Seulement, elle a été mise artificiellement en déficit, ce qui ne collerait pas avec les objectifs de rentabilité du groupe Orange.

Un salarié de Globecast témoigne : 

« Aucun effort pour garder les clients historiques : ni de plan après la fermeture du site historique d’Archives à Paris, ni de garantie financière. Les effets d’annonce de sa cession par Orange depuis plusieurs mois provoquent le rejet de fait des appels d’offre. Après lui avoir saboté le marché de l’événementiel, Orange prétexte que Globecast n’est plus rentable.

Il reste encore 38 fonctionnaires chez Globecast France. La gestion du personnel est délétère : on le pousse à partir, on remplace son directeur technique par un Américain ne parlant pas un mot de français et nous obligeant à tout faire en anglais !!!

Les CDI formés sont incités à quitter Globecast pour rejoindre la maison-mère Orange. Les alternants et des CDD partent dès qu’ils commencent à maitriser le boulot. Lorsqu’il y a un incident, on blâme l’opérationnel sans se dire que la gestion humaine est calamiteuse. Combien de DRH en 5 ans ? Je ne les compte plus !

L’enjeu serait aussi de garder des activités au sein du groupe pour ne pas devenir dépendant d’une autre entreprise, voire celui d’une entreprise suisse, allemande ou luxembourgeoise. Le dernier repreneur envisagé serait un liquidateur français. »

Quant à l’atteinte à la souveraineté nationale, la directrice générale d’Orange semble oublier que le téléport de Sainte Assise en Seine-et-Marne, héberge le centre de transmission de la Marine Nationale, une infrastructure classée « secret défense ».

Le réseau de Globecast est également étroitement imbriqué avec celui de l’armée française. Il serait préjudiciable de briser l’intégrité de ces réseaux entremêlés.

En conclusion : le désengagement en cours de Globecast, la filiale spécialisée dans la retransmission de flux et de contenus, est un abandon d’infrastructures existantes dans la diffusion, notamment satellitaire. Orange se passerait de réseaux terrestres, mais aussi d’équipements de téléports satellites. Outre le scandaleux montage financier en ce début d’année 2026, la perte d’influence mondiale pour le groupe entier serait également une ineptie de la direction d’Orange. Pour reprendre son slogan publicitaire : “Orange ne serait plus là” lors des grands évènements sportifs à venir.

Il est temps de mettre un terme au saccage du groupe Orange. Le groupe doit investir dans Globecast plutôt que de céder cette précieuse ressource interne.

Freddy Bruneel

Secrétaire de SUD Télécom IDF

06 71 21 44 23

sudt78@orange.fr

sudtidf@sudptt.fr

https://sud-telecom-ile-de-france.frama.io/
Catégories
Éducation Internationalisme Palestine

Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide à Gaza et l’apartheid en Palestine

Hewlett Packard….

✖︎  fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu ➜ au service des criminels de guerre ;

✖︎  fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne qui expulse et démolit les maisons des Palestinien·nes ➜  au service de la colonisation ;

✖︎  fournit des serveurs aux autorités israéliennes pour contrôler l’Etat civil du peuple palestinien occupé, et la technologie pour les cartes d’identité à ségrégation raciale ➜  au service de l’apartheid ;

✖︎  fournit des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes      ➜  permet la violation des droits des prisonnier·es.

HP dans nos écoles c’est…

✖︎  Des centaines de milliers d’ordinateurs HP sont mis à disposition des collégien·nes ou lycéen·nes (dans l’Essonne par exemple, ce sont 60 000 ordinateurs qui ont été fournis aux collégien·nes, la Région Pays de la Loire a fourni 142 323 ordinateurs HP dans les lycées. )

✖︎  À travers “Préau” (association créée et financée par le Ministère de l’Éducation nationale afin de faire “bénéficier de nouveaux avantages sociaux” aux personnels via des tarifs réduits sur différents produits), le ministère incite les personnels à acheter des ordinateurs HP via des promotions.

Le génocide c’est…

✖︎  plus de 70 000 Palestinien·nes assassiné·es par Israël depuis 2 ans, 186 000 selon un journal scientifique

✖︎  au moins 20 000 étaient des enfants. Cela représente un enfant tué chaque heure depuis deux ans

✖︎  169 679 Palestinien·nes ont été blessée·es par les attaques israéliennes et l’UNICEF estime entre 3 000 et 4 000 le nombre d’enfants ayant subi une amputation

✖︎  plus de 10 800 Palestinien·nes, dont 450 enfants, sont actuellement emprisonné·es dans les prisons israéliennes

✖︎  une catastrophe sanitaire sans précédent : 96 % des ménages sont désormais dans une situation d’insécurité hydrique

✖︎  la famine orchestrée : 460 Palestinien·nes sont mort·es de faim et de malnutrition à Gaza depuis deux ans dont 127 enfants.

Pour SUD éducation, les ordinateurs HP doivent disparaître de nos salles de classes.

Stop aux soutiens du génocide !

Comment agir ?

➜  avec SUD éducation, j’interpelle mon ou ma chef·fe d’établissement en CA, ou j’aborde le sujet en conseil d’école, pour dénoncer l’achat de matériel HP et exiger le changement de fournisseur. 

https://cloud.sudeducation.org/s/Fokyz2XG5spr2JJ

Catégories
Accidents du travail Actu Solidaires 78

28 avril – Pas d’économies sur la santé des jeunes au travail !

Publié le 10 avril 2026

L’année 2025 a été marquée par un bilan dramatique pour la sécurité des jeunes au travail, puisque 5 mineur·es ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en formation en entreprise (en stage ou en apprentissage). Plus généralement, les 15-24 ans connaissent 2,5 fois plus d’accidents du travail que l’ensemble des salarié∙es. Ce n’est pas une fatalité ! Le 28 avril, c’est la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Mobilisons-nous pour une réglementation protectrice !

La place des mineur∙es n’est pas au travail

Depuis plus de dix ans, l’État s’est efforcé de déréguler le travail des jeunes. Le décret Rebsamen de 2015 a ainsi augmenté le nombre de dérogations aux postes interdits aux moins de 18 ans et supprimé l’autorisation préalable de l’inspection du travail pour affecter des jeunes travailleurs et travailleuses aux travaux dangereux, qui rendait presque systématiques des visites de contrôles sur les conditions de travail. En 2018, les règles de durée du travail des apprenti∙es ont été allégées. Enfin, le plan “santé scolaire” en 2025 ne prévoit qu’une visite médicale par cycle, quand le Code du travail impose le renouvellement annuel des avis médicaux d’aptitude. De même, les gouvernements successifs n’ont cessé de développer les stages en entreprise : en troisième, seconde générale et technologique, et en augmentant le nombre de semaines de stages en lycée professionnel.

Ces mineur∙es, qui sont des enfants juridiquement parlant, sont propulsé∙es dans un monde d’adultes, soumis∙es à des pressions hiérarchiques, à des conditions de travail dangereuses, à des violences sexistes et sexuelles. Les recherches universitaires montrent qu’un quart des apprenti∙es, mineur∙es ou adultes, sont exposé∙es à un risque cancérogène ou toxique pour la reproduction. Les premières victimes sont les enfants issus de milieux défavorisés, soumis aux stages les moins valorisants et les plus rudes en termes de conditions de travail.

Les jeunes ne sont pas de la chair à patrons

Asphyxiant l’école et l’université publiques, l’État externalise la formation des jeunes en la confiant aux entreprises, perçues pour des raisons purement idéologiques comme plus aptes à former au marché du travail. Il s’agit ainsi de domestiquer les jeunes en les accoutumant le plus tôt possible à des rapports de subordination au travail.

Or l’apprentissage, largement promu ces dernières années, n’a pas fait ses preuves en matière d’insertion. Il permet par contre de subventionner de la main d’œuvre bon marché pour les patrons, aux frais du contribuable : le coût moyen d’un∙e apprenti∙e est en effet de 26 000 euros par an, soit deux fois le coût d’un∙e étudiant∙e du supérieur d’une voie classique.

Si les moins de 25 ans subissent davantage d’accidents du travail, ce n’est pas par témérité, mais bien parce qu’ils et elles occupent des positions subalternes, où leurs employeurs s’autorisent à les mettre en danger.

L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • le rétablissement de l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015 ;
  • l’élargissement de la procédure de retrait des jeunes travailleur·euses, des apprenti·es et des stagiaires en cas de situation dangereuse ;
  • un renforcement des services de l’inspection du travail pour pouvoir exercer les contrôles qui s’imposent et s’assurer de la mise en place des mesures de prévention ;
  • le rétablissement d’un véritable contrôle par l’État des organismes de formation qui proposent et organisent les formations en alternance ;
  • la suppression des stages d’observation en milieu professionnel pour les élèves de seconde générale et technologique et de troisième ;
  • la formation spécifique aux risques au travail des enseignant·es, et du temps libéré afin de pouvoir vérifier la qualité de l’accueil des élèves et apprenti·es au sein des entreprises ;
  • un accès gratuit et garanti aux équipements de protection individuelle pour tou·tes les élèves, et ce dès le début de la scolarité en lycée professionnel ou en CFA (centre de formation d’apprenti∙es), avant tout stage en milieu professionnel ;
  • la mise en place d’un certificat de compétence pour les tuteur·ices en entreprises et l’obligation d’avoir des sauveteur·euses secouristes du travail dans toutes les entreprises accueillant des jeunes travailleur·euses ;
  • l’instauration d’un module de formation au droit du travail, à la prévention des risques professionnels et à la sécurité pour tous les jeunes, la mise en place effective de l’Evars avec des modules sur les VSST.

Soyons nombreux et nombreuses aux rassemblements et actions du 28 avril pour la sécurité et la santé au travail !

Catégories
Écologie

Printemps des luttes locales – Campagne contre l’artificialisation des sols du 23 au 26 mai

L’Union syndicale Solidaires rejoint le printemps des luttes locales, une campagne contre l’artificialisation des sols du 23 au 26 mai initiée par Terres de Luttes.


👏📆 À l’appel de plusieurs organisations nationales, associations, collectifs, du 23 au 26 mai auront lieu plusieurs journées d’actions décentralisées contre l’artificialisation des sols et la confiscation de nos territoires pour des intérêts privés. Mobilisons-nous à travers la France via nos unions départementales et locales pour que toutes nos luttes puissent faire entendre leur opposition et qu’à l’échelon national il ne soit plus possible d’ignorer la voix de toutes celleux qui veulent reprendre la main sur leurs territoires ! Chaque lutte locale qui comporte une dimension de refus de l’artificialisation des sols est invitée à rejoindre la campagne sur ses propres mots d’ordre.

📣👉 L’appel est à retrouver ici.

Alors que l’artificialisation des sols croit partout et que les projets destructeurs continuent de se multiplier à travers la France, notre résistance elle aussi est toujours plus grande ! Il existe aujourd’hui plus de 600 collectifs en lutte partout sur le territoire contre les projets imposés et polluants✊.

🚧 Ces journées seront l’occasion de visibiliser la gravité de la destruction des espaces naturels et agricoles en France, de faire parler de nos luttes, de se donner de la force ensemble, mais aussi de mettre un coup de pression aux nouveaux élus locaux tout juste arrivés pour leur signifier qu’on ne laissera pas faire ces nouveaux projets. La pression semble déjà fonctionner puisque l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) s’inquiète dans un communiqué datant du 29 mars du printemps des luttes locales, qui risque de « bloquer, occuper, voire perturber des sites industriels ». Maintenons et augmentons la pression !

⚒️ Une cartographie sera mise en place pour nos/vos actions, et d’ici mai des formations antirep, action et com, seront visibles sur le site du printemps des luttes locales juste ici.

Catégories
Internationalisme Palestine

Flottille pour Gaza – Journal de bord

Depuis quelques jours une flottille est route en direction de Gaza.

L’Union syndicale Solidaires prend toute sa place dans cette initiative, aux côtés d’associations, d’ONG, d’organisations syndicales et de forces politiques réunies dans la campagne française pour la Flottille Liberté.

Des camarades de l’Union sont à bord. Leur présence s’inscrit dans une volonté claire : ne pas rester spectateurs face à une situation humanitaire dramatique.

À Gaza, la population subit depuis des années un blocus qui organise l’asphyxie du territoire. L’accès aux soins, aux médicaments, aux produits essentiels est de plus en plus restreint. La flottille vise à acheminer une aide indispensable, mais aussi à dénoncer cette situation insoutenable.

Face à l’inaction des gouvernements et à la gravité de la situation, la solidarité ne peut pas attendre. Nous continuerons à agir.

Nous mettrons au fur et à mesure à jour ce journal de bord avec des vidéos des camarades et des écrits de l’Union, ci-dessous


J+2 :

Déjà 2 jours de navigation, pour briser le blocus à Gaza – solidarité et détermination, Maxime nous en dit plus :

J-0 : Le départ

Le 4 avril à Marseille, nous nous sommes retrouvé·es dès 9h30 sur le port de l’Estaque là où nos camarades de Thousand Madleens ont aménagé un lieu totalement autogéré et où étaient amarrés les 20 bateaux dont les deux de la Coalition « Flottille liberté pour Gaza » dont notre Union est membre .

C’est vraiment très impressionnant ce qu’ils et elles ont réussi à faire en quelques semaines : un lieu où des militants et les militantes venu·es de la France entière retrouvent des habitants et habitantes en soutien au projet et à la Palestine, un lieu de partage des savoirs et des cultures : des marins qui ont préparé les bateaux aux artistes qui les ont décoré, des camarades qui ont préparé les banderoles à celles et ceux qui ont collecté médicaments et matériel humanitaire pour apporter aux gazaoui·es.

Un lieu où se côtoient des musiciens passés faire un concert , des habitant·es passés donner à manger, des militant·es politiques, syndicaux, associatifs, un lieu de débats où tout le monde fait de la politique, un lieu où l’on parle de Gaza, de la Palestine, mais aussi plus largement des problématiques actuelles et du partage des richesses.

La conférence de presse a réunit plusieurs médias nationaux et locaux, français et étrangers. Nous avons pu prendre la parole pour l’Union syndicale Solidaires, cela a été l’occasion d’affirmer notre fierté de faire parti de cette flottille avec l’envoi de deux camarades, de rappeler que cette mobilisation s’inscrit dans une continuité d’action temporelle (puisque notre porte parole Annick était déjà sur les bateaux en 2011), et dans une pluralité d’actions : notre participation aux campagnes de désinvestissements sur nos lieux de travail, aux mobilisations sur Terre et à l’envoi récent d’une délégation à la rencontre de syndicalistes en Cisjordanie.

Puis les bateaux sont partis de l’Estaque sous les youyous, les fumigènes et les applaudissements jusqu’au J4, à côté du Mucem pour celles et ceux qui connaissent la ville, où là aussi des centaines de personnes participaient à un rassemblement et saluaient le départ des Flottilles.

Nos camarades de Solidaires 13 étaient aussi présents et présentes.

Une journée importante et émouvante en soutien au peuple palestinien. Cela a été précisé plusieurs fois, c’est une flottille politique dont le but est de briser le blocus et de continuer à parler de la situation à Gaza.

Et maintenant ?

A présent nos camarades voguent vers le sud de l’Italie où un point sur la suite et les enjeux de sécurité sera fait.

Il est important aussi que la cagnotte continue à tourner partout dans les UD et les fédés car la flottille aura encore besoin de soutien financier :

https://www.helloasso.com/associations/les-amis-des-peuples-de-la-mediterranee/formulaires/1

Il y aura aussi des initiatives partout sur le territoire dans les prochaines semaines.

Bien sûr il y aura des pressions sur la flottille et nous avons la responsabilité collective d’être les yeux de tout ce qu’il se passera en mer. Nous pourrons suivre les flottilles en temps réel dans les prochains jours à partir du site internet Thousand Madleens.

Enfin, je reprends les propos du journaliste palestinien Anas al-Sharif assassiné par Israel en août 2025 “Les flottilles ont fait ce que les gouvernements ont été impuissants à accomplir : réveiller les consciences à l’échelle mondiale et nous rappeler à tous que Gaza n’est pas seule…”

En tant que syndicat internationaliste, relayons, amplifions toutes les mobilisations autour de cette initiative.

Solidairement

Des membres de la commission international de l’Union syndicale Solidaires

J-2

vidéos
articles
international
interpro national
grèves, blocages et mobilisations
conflits armés et guerres
solidarité internationale

Nous contacter

Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles – 75 010 Paris
01 58 39 30 20
Nous contacter

RSS
Follow by Email