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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Écologie Éducation

Alliance écologique et sociale – Budget : toujours pas assez d’investissements dans la rénovation des écoles

Les syndicats et associations réunis dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale (AES)* dénoncent la manipulation des annonces concernant le Fonds vert et rappellent que le budget actuel acte un recul scandaleux.

Dans le cadre des négociations autour du PLF 2026, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 200 millions d’euros du Fonds vert.
Si cette augmentation semble être une bonne nouvelle, elle est minime par rapport aux coupes colossales faites sur le Fonds vert ces deux dernières années : passé de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’euros cette année.

Les épisodes de canicule et de froid ne font que mettre en lumière la vétusté d’une grande partie des écoles et établissements scolaires publiques, où les températures peuvent aller de 8 à plus de 36 degrés :

  • 86% des établissements scolaires devraient être rénovés
  • au moins 10% présenteraient un état de vétusté important
  • 43 % des établissements ne disposent même pas de volets pour protéger les élèves de la chaleur l’été

Les travaux de rénovation n’avancent pas assez vite : à l’opposé des besoins, cette nouvelle baisse drastique du Fonds vert limiterait encore les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

L’Alliance écologique et sociale souligne l’urgence d’augmenter massivement les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

Dans son rapport L’École bien dans ses murs” publié en septembre dernier, l’AES montrait qu’il faudrait a minima 5 milliards d’€ par an sur 10 ans fléchés vers la rénovation des établissements scolaires.

Le rapport soulignait que la dégradation des bâtiments scolaires renforce les injustices scolaires, sociales et territoriales, tout en dégradant la santé et les conditions de travail des élèves et du personnel de l’établissement.

C’est pourquoi, ne pas abonder le Fonds vert à la hauteur des enjeux, c’est envoyer un mauvais signal aux personnels de l’Éducation nationale et aux élèves qui doivent pouvoir travailler et étudier dans des conditions dignes.

Au lieu de couper encore plus le budget du Fonds vert par rapport à l’année dernière, les organisations de l’Alliance écologique et sociale demandent de rehausser de manière significative l’enveloppe de ce dispositif pour atteindre 5 milliards d’€ pour la rénovation des écoles.

*La FSU, Sud Education, la CGT Educ’Action, Greenpeace France, Oxfam France, Les Amis de la Terre France, la Confédération paysanne et Attac 

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antifascisme Éducation

Après Bétharram : certainement pas les “oubliettes” !

Le SUNDEP Solidaires revient sur les violences en milieu scolaire, mises à jour notamment après les scandaleuses révélations sur l’établissement Bétharram.

Alors qu’est dévoilée aujourd’hui, dans la presse, une proposition de loi qui a pour objectif de «renforcer le contrôle des établissements privés», le président de la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC) pousse la provocation à vouloir envoyer Bétharram «aux oubliettes».

Violences en milieu scolaire : l’après Bétharram

Le scandale de Bétharram, puis la commission d’enquête Vannier-Spillebout qui en a découlé, ont révélé ce que le SUNDEP Solidaires dénonce depuis des années : la quasi-absence de contrôle des établissements privés, qu’ils soient sous contrat que hors contrat.

Ce manque de contrôle a entraîné l’invisibilisation de violences systémiques, de harcèlement moral et sexuel massif. Pendant des décennies, la parole des élèves a été méprisée. Directions, tutelles et État ont fermé les yeux. Ils ont non seulement laissé faire, mais ont passé sous silence les faits et réprimé les lanceur·euses d’alerte.

Six mois après le rapport de cette commission, où en est-on ?

Force est de constater que rien n’a réellement changé. Aucune mesure sérieuse n’a été prise, aucune protection des victimes mise en place. Des missions de contrôle sont certes engagées dans les établissements sous contrat, mais de manière très disparate selon les académies, sans cadre national ni transparence. Et malgré les manquements graves que relèvent 42 rapports d’inspection auxquels la presse a eu accès (Médiacités, 22 janvier 2026), aucune suite n’a été donnée par le ministère.

Pire encore : le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique démontre, par ses prises de positions publiques – notamment sur la prière en classe – que le respect de la loi n’est pas une priorité pour l’Enseignement catholique. Il dénonce une prétendue « instrumentalisation » des contrôles tandis que l’autorité de tutelle des établissements privés va jusqu’à évoquer un complot.

Le SUNDEP Solidaires exige la systématisation des inspections des établissements privés (finances, sécurité, pédagogie), la diffusion des rapports d’inspection et la mise en place de sanctions réellement dissuasives en cas de non-respect du contrat d’association. Nous demandons également le renforcement du statut de lanceur·euse d’alerte afin que celles et ceux qui dénoncent les dérives soient protégé·es et non sanctionné·es.

Ne laissons pas les établissements privés continuer à agir en dehors du droit et hors de tout contrôle.

Réaffirmons notre refus :

  • des cérémonies religieuses sur temps scolaire ;
  • des recrutements fondés sur le « caractère propre » pour l’accord collégial ;
  • de la 28ᵉ heure bénévole en maternelle et en primaire au service de la catéchèse ;
  • du détournement des fonds publics de la formation professionnelle pour diffuser une idéologie confessionnelle ;
  • de l’argument du « caractère propre », derrière lequel se réfugient les établissements.

Le SUNDEP Solidaires continuera à se battre pour la protection des élèves et des personnels, pour le respect de la laïcité et de la liberté de conscience des élèves et des enseignant·es, pour le respect des programmes – comme l’EVARS – et pour faire évoluer le statut de l’ensemble des personnels (y compris pour la vie scolaire et les directions) vers un système unifié et public de l’enseignement.

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Internationalisme Répression

Répression sanglante en Iran : Solidarité avec la population iranienne

Le 8 janvier, le régime iranien a décidé d’isoler l’Iran du reste du monde. Ce black-out lui permet ainsi de dissimuler la répression sanglante du soulèvement populaire, qui a débuté le 28 décembre 2025.

Les rares vidéos partagées sur les réseaux sociaux, parvenues avant la coupure d’Internet montrent l’ampleur des mobilisations mais également le chaos dans lequel la population est plongée. Comme d’habitude, la réponse du régime est sanglante. Ses forces répressives massacrent les manifestant·es en utilisant des armes létales et chimiques. Les provinces du Lorestan et d’Ilam, où vivent des minorités ethniques Kurde et Lors, ont été le théâtre des répressions les plus meurtrières.

De plus, de nombreuses vidéos et images présentent des familles cherchant à identifier leurs proches tué·es, devant des amoncellements de sacs mortuaires. Les corps sont rendus aux familles en échange d’aveux forcés, de cautions élevées, d’intimidations.

Le bilan de ce massacre a atteint selon Mai Sato, rapporteuse de l’ONU sur l’Iran : « des dizaines de milliers de victimes ».

Dans son dernier bilan, HRANA (Human Rights Activists News Agency) fait aussi état de l’arrestation d’au moins 41 283 personnes.

Le chef de l’autorité judiciaire iranienne a indiqué que les dossiers des manifestant·es accusé·es de violences risquent la peine capitale. Le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a également exprimé son inquiétude vendredi 23 janvier, redoutant le sort qui sera réservé aux manifestant·es arrêté·es.

« Les violences sexuelles sont utilisées comme une arme clé dans l’arsenal répressif des autorités iraniennes », confirme Amnesty international, dans un rapport concernant la répression du mouvement « Femme, vie, liberté ». Les violences sexuelles sont souvent accompagnées d’autres formes de torture et de mauvais traitements, notamment des passages à tabac, des flagellations, des décharges électriques, l’administration de pilules ou d’injections non identifiées.

Le 17 janvier dernier une manifestation de plus de 5 000 personnes a été organisée à Paris, à l’initiative de collectifs iraniens, de l’intersyndicale, et d’organisations féministes. Les participant·es ont dénoncé cette répression sanglante et ont exprimer leur soutien aux luttes populaires en Iran. Ils/elles dénonçaient la République islamique d’Iran et les actions menées par les monarchistes iraniens, en scandant « ni Shah, ni Mollah »

L’émancipation des iranien·nes est confrontée à une double instrumentalisation :

– Celle des forces impérialistes représentées en premier lieu par les États-Unis et Israël qui, sous prétexte de vouloir défendre les intérêts des iranien·nes, menacent d’intervenir militairement.

– D’autre part celle du fils de l’ancien Shah qui cherche à s’imposer en leader depuis son exil, et dont le projet est ultralibéral.

Le soulèvement populaire ne doit pas être confisqué par des ingérences étrangères qui ne portent pas la voix du peuple iranien.

L’Union syndicale Solidaires réitère son soutien inconditionnel à toutes formes de lutte du peuple iranien pour son émancipation.

Elle exige notamment :

la fin immédiate de la répression,

la liberté d’organisation et de manifestation,

la libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux,

le respect par l’Etat iranien de ses engagements internationaux en matière de droits humaines et de libertés syndicales,

l’arrêt immédiat des exécutions et l’abolition de la peine de mort,

l’abandon des projets d’intervention militaire des Etats-Unis et/ou d’Israël, que les monarchistes appellent de leurs vœux,

l’édiction de sanctions financières et pénales contre les auteurs/trices et commanditaires des violences et crimes perpétrés contre la population.

Paris, le 29 janvier 2026

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Actu Solidaires 78 Automobile Conditions de travail

Uni·es pour des garanties. Non à la fermeture de Stellantis Poissy

A l’usine Stellantis de Poissy, les travailleur.euses et des sous-traitants s’organisent. Sud industrie et sa section de Stellantis ont pour objectif de mettre en avant des garanties nécessaires pour que chacun·e des salarié·es puissent continuer à faire vivre sa famille après la fabrication de l’Opel Mokka. Ici, comme ailleurs, les travailleurs et travailleuses doivent s’organiser pour contrer les plans de licenciements et les fermetures d’usines.

Nous n’aurons rien sans lutter !

Solidaires/Canal Marches Expression Directe 2026 n°1

Diffusion le Mardi 20 janvier 2026 vers 00h30 sur France 2

Rediffusion le Jeudi 22 janvier 2026 vers 09h25 sur France 5

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(re)Penser notre syndicalisme antifascisme antimilitarisme Défense de nos libertés Violences policières

Les Utopiques numéro 30 : Quelle justice ? Quelle police ?

Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.

Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.

Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.

Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.

Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.

Pour commander le numéro ou s’abonner à la revue :

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antifascisme antiracisme Défense de nos libertés Éducation Luttes contre les discriminations Luttes migrant·es Précarité Solidarité ! Violences policières

Motion d’actualité : Mineur·es non accompagné·es

Cette motion d’actualité a été votée à la suite du 7e congrès du SUNDEP Solidaires qui s’est déroulé en décembre 2025 à Lille.

Nous appelons à ce que les droits des mineur·es non accompagné·es, sur tout le territoire français, soient respectés.
Nous continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires

Des mineur·es non accompagné·es sur le territoire français n’ont toujours pas accès, de façon pérenne, au logement et à la scolarisation.
Leur minorité est systématiquement examinée et trop souvent remise en question par les autorités : département et/ou rectorat. Ils et elles vivent tout ou partie de l’année dans des conditions inacceptables pour des adolescent·es.

Le SUNDEP Solidaires demande que ces mineur·es non accompagné·es soient scolarisé·es, nourri·es, logé·es, soigné·es et que ces jeunes puissent circuler gratuitement. Nous demandons également que, pour cela, les conseils départementaux et les rectorats appliquent les lois relatives à la protection de l’enfance.

Le SUNDEP Solidaires soutient et soutiendra, dans chaque académie, toutes les actions en faveur de la défense de ces mineur·es non accompagné·es qui sont aussi nos élèves quand ils et elles échappent à la rue.

Nous appelons à ce que leurs droits soient respectés et continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

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Internationalisme Luttes féministes

Soutien à la population Kurde de Syrie

Depuis la chute de Bachar Al-Assad et la prise de pouvoir par le groupe islamiste HTS et son chef Ahmed Al-Charaa, ancien dirigeant de la branche syrienne d’Al-Qaeda, les violences contre les minorités se multiplient en Syrie. Druzes, Alaouites et depuis cet été les Kurdes sont victimes d’attaques militaires menées par des combattants de groupes islamistes intégrés dans l’armée du nouveau régime syrien et soutenus également par la Turquie. La communauté internationale reste silencieuse face à ces violences et continue de soutenir le nouveau pouvoir à Damas. En effet, les pays occidentaux, et la France en premier lieu, lèvent au fur et à mesure les sanctions contre la Syrie et font pleuvoir des fonds pour la reconstruction du pays, accordant par conséquent un blanc-seing au nouveau régime malgré les exactions commises en son nom.

Le gouvernement intérimaire en Syrie a imposé un siège suffoquant aux zones sous contrôle de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie depuis le 25 septembre 2025, empêchant l’entrée de fournitures essentielles, l’aide d’urgence et l’aide médicale, et la farine.

Recrudescence des violences depuis le début d’année

Alors que la communauté kurde et ses allié·es se rassemblaient pour la commémoration des assassinats ciblés du 9 janvier 2013 et du 23 décembre 2022 à Paris contre des militant·es kurdes, les violences ont connu un pic dans les quartiers d’Alep de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh.

Les groupes armés affiliés au gouvernement transitoire syrien ont assiégé pendant plusieurs jours ces zones peuplées principalement de Kurdes, dont de nombreux·ses réfugié·es du canton d’Afrin envahi par la Turquie en 2018. Ils ont multiplié les bombardements à l’arme lourde, et commis de nombreuses exactions contre les civils. Dans la nuit du 10 janvier, les Asayish, force de sécurité kurdes, ont opéré un repli stratégique vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome et des Forces démocratiques syriennes qui assurent sa protection afin de mettre en sécurité la population kurde des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh, et de leur permettre d’accéder aux soins.

Ces violences ont entraîné le déplacement de milliers de réfugié·es kurdes vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome. Le retrait d’Alep risque de laisser des milliers de civils, majoritairement kurdes, sans défense face aux groupes armés islamistes. Les réfugié·es témoignent des meurtres, des viols et des pillages et affirment que les attaquant·es cherchent à semer la discorde entre Arabes et Kurdes, pour contrecarrer le projet de société démocratique, féministe, multiconfessionnel et multi-ethnique mis en place par l’Administration autonome selon le modèle du confédéralisme démocratique théorisé par Abdullah Öcalan. Les pays occidentaux restent silencieux sur ces violences. Alors même que le gouvernement transitoire bombardait les quartiers kurdes d’Alep, Ursula von der Leyen était à Damas pour verser un chèque en blanc de plus de 600 millions d’euros au gouvernement transitoire. La presse dominante française reste silencieuse sur ces massacres et l’invasion en cours des territoires autonomes menés par la Turquie et les forces syriennes.

Adoptant une position pro-étatiste, elle relaie les communiqués officiels des ambassades en se satisfaisant du retrait des forces kurdes, accusées de ne pas se soumettre au nouveau pouvoir syrien. En réalité c’est celui-ci qui voudrait balayer tout ce que l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a mis en place depuis le début de la révolution syrienne.

L’Union syndicale Solidaires condamne les massacres à caractère ethnique menées par des forces affiliées au gouvernement de transition syrien et soutenues par la Turquie.

Pour L’Union syndicale solidaires l’urgence est d’agir pour mettre fin :

  • au blocus mené sur les territoires d’Alep
  • à tous les massacres sur les minorités en Syrie.
  • à l’invasion syrienne et turque sur les territoires gérés par l’administration autonome du Rojava

L’Union syndicale Solidaires réaffirme son soutien

  • au processus de paix impulsé en Turquie en 2025 par le PKK auto-dissous
  • à la révolution et au projet confédéraliste au Rojava

L’Union syndicale Solidaires appelle également à la libération d‘Abdullah Ocalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie.

L’urgence est au respect de l’accord du 10 mars 2025 et à la reprise des négociations entre le gouvernement de transition et les porte-parole de l’AANES.

Nous appelons les adhérent·es de Solidaires à participer à toutes les actions et manifestations de solidarité envers la lutte des Kurdes.

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antifascisme antiracisme Internationalisme Luttes migrant·es

États-Unis : le 23 janvier 2026, PAS DE TRAVAIL, PAS D’ÉCOLE, PAS DE SHOPPING, Ice partout, justioce nulle part

Le 7 janvier 2026, Renée Nicole Good a été assassinée à Minneapolis par un agent de l’ICE, la police de l’immigration. Ces agents agissent en toute impunité, soutenus par le gouvernement américain : 9 personnes ont été abattues en 4 mois et 32 autres sont mortes dans des centres de détention en un an.

Le président Trump et ses sbires défendent publiquement les agents, leur accordant un permis de tuer.

Des perquisitions sont menées au domicile de journalistes, bafouant la liberté de la presse et assurant la montée de l’autoritarisme aux États-Unis.

Les citoyen·nes sont terrorisé·es. Dans chaque ville, des scènes d’arrestations au faciès violentes inondent les réseaux sociaux.

Mais les gens s’organisent pour tenter de déstabiliser cette milice : manifestations, utilisation de sifflets pour signaler la présence de la milice, blocage des convois, accueil des personnes poursuivies dans des maisons privées, etc.

À Minneapolis, une délégation syndicale et les instances régionales locales du travail organisent le 23 janvier comme une JOURNÉE DE LA VÉRITÉ ET DE LA LIBERTÉ.

Pour cette journée, un appel est lancé aux citoyen·nes et aux travailleurs et aux travailleuses : pas de travail, pas d’école, pas de courses.

Le fascisme tue, aujourd’hui, partout.

Solidaires soutient la journée de protestation du 23 janvier et condamne les actions de la milice ICE.

Solidaires soutient tous les travailleurs et travailleuses qui luttent contre l’autoritarisme, l’impérialisme et le fascisme, toujours et partout.

Ni oubli ni pardon.

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Banques - Assurances Conditions de travail Écologie Informatique

L’IA dans la banque, l’assurance et l’assistance : à qui profite-t-elle vraiment ?

L’intelligence artificielle percute de plein fouet nos vies, nos métiers et nos conditions de travail. Dans la bouche des gouvernements et des patrons, elle serait le remède à tout ! Les secteurs de la banque, de l’assurance et de l’assistance sont loin d’être épargnés. Toutes les entreprises de ces secteurs se sont lancées dans une course folle à son développement, au mépris de nos emplois et de nos conditions de travail. On vous propose de décrypter l’IA et ses conséquences.

L’IA, c’est un gain de temps… ou pas !

Le discours qui accompagne le déploiement de systèmes d’IA dans nos entreprises repose largement sur les bénéfices supposés pour les travailleurs et travailleuses. Gain de temps et suppression des tâches répétitives, sans valeur ajoutée. Dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’assistance comme dans toutes les professions, il existe des tâches rébarbatives, c’est un fait. Alors, quand le ou la patron·ne propose qu’une IA s’en charge à notre place, on peut être tenté·e ! En réalité, cela dissimule surtout une intensification du travail. Dans nos secteurs, on ne connaît pas de patron·nes qui cherchent à “soulager” les travailleur·euses. En revanche, on connaît bien celles et ceux qui sont engagé·es dans la course au toujours plus !

De plus, l’IA n’est pas totalement autonome et l’on demande aux salarié·es de contrôler son travail. C’est le cas, par exemple pour les outils de rédaction de mails aux client·es, ou les IA qui génèrent des plannings: il faut vérifier, corriger, reprendre ce qui a été produit. Cette charge de travail supplémentaire est largement invisibilisée. Elle pose aussi la question de la responsabilité. ! Si un mail généré par une IA, relu par un·e salarié·e, comporte des erreurs, ce qui n’est pas rare, qui en est responsable ? On n’a pas encore vu une IA sanctionnée ou passer en entretien préalable…

Quelles conséquences pour les emplois et les conditions de travail ?

Un mail généré à notre place, des préconisations et argumentations construites par un logiciel, des dossiers analysés par la machine… Le développement de systèmes d’IA dans nos métiers s’accompagne d’une perte de sens majeure. A terme, les travailleur·euses ne serviraient plus qu’à réciter ce que l’IA aurait décidé ! Là encore, se pose la question de la responsabilité.

L’introduction de l’IA exacerbe également la surveillance des salarié·es, avec le développement du management algorithmique. Ils dictent la façon de travailler, l’ordre des tâches, le temps accordé pour les exécuter… Tout est enregistré en temps réel ! S’y ajoutent des systèmes d’évaluation permanente, notamment dans les centres d’appel. Des IA analysent l’ensemble des appels : respect de la trame, intonation de la voix, utilisation de certains mots… les salarié·es sont scruté·es en permanence, sans tenir compte du contexte, des appels précédents ou de l’état de la personne. Les écoutes ne servent désormais plus qu’à contrôler, voire sanctionner !

Une entreprise comme Orange a quantifié le temps passé par les téléconseiller·es à rechercher une réponse juste à apporter aux client·es. Selon l’opérateur, c’est 30% du temps de l’appel qu’il espère « gagner » en remplaçant les salarié·es par des IA ! Et peu importe la qualité de la réponse qui sera finalement apportée… On peut parier sans trop de risque que cette réflexion soit partagée par de nombreux-ses patron·nes !

L’IA entraîne également l’apparition de nouvelles tâches chronophages et sans intérêt, une dépendance accrue aux outils informatiques : gare à la panne ou à la cyber attaque ! Ainsi que l’abandon de certaines missions. L’IA engendre la perte de savoir-faire professionnels et de technicité.

Cette technologie constitue une véritable épée de damoclès au-dessus de nos emplois. Une étude récente montre que près de 10 % des emplois du secteur bancaire en Europe sont menacés d’ici à 2030, soit 200 000 postes. Quand on sait que la majorité des projets intégrant de l’IA se mettent en place sans information des travailleur·euses et ni de leurs représentant·es, il y a de quoi s’inquiéter !

Et où vont les données ?

Désormais, lorsqu’un employeur annonce le déploiement d’un nouveau logiciel ou une mise à jour, il y a fort à parier qu’il intègre de l’IA… sans que cela soit clairement annoncé ! Et même lorsque c’est clairement indiqué, le flou demeure, notamment sur l’utilisation des données. Prenons l’exemple d’un logiciel d’écoute et d’analyse d’appels: qui peut dire où sont stockées les données échangées, lesquelles sont utilisées et dans quel but ? Le fonctionnement interne de l’IA reste opaque pour celleux qui les utilisent, directement ou indirectement. C’est ce qu’on appelle l’effet de boîte noire. Dans nos métiers, ce sont autant les données des client·es que celles des salarié.es qui sont aspirées par les IA,notamment via les outils de ressources humaines, souvent à l’insu de toutes et tous. Il n’est pas rare que les employeurs proposent (ou imposent !) aux travailleur·euses d’utiliser les AI intégrées à certains logiciels, comme ceux de Microsoft ou Google. Là encore, se posent les questions de la transparence et de la confidentialité ! En utilisant ces IA, les salarié.es fournissent en outre un travail gratuit pour les entraîner et accroître les profits de multinationales aussi puissantes que des Etats.

On peut agir face à l’IA !

Impact sur nos emplois, nos conditions de travail, nos données et sur l’environnement… Solidaires soutient une position technocritique : ni technophobe par principe, ni techno-solutionniste. Autrement dit : nous considérons qu’aucune technique ne peut constituer une réponse miracle aux crises sociales et environnementales engendrées par le capitalisme. A fortiori une technologie aussi vorace en eau, en énergie et en métaux rares que l’IA et qui aggrave les inégalités sociales et les oppressions systémiques.

Dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’ assistance, les structures membres de l’Union syndicale Solidaires sont aux côtés des salarié·es pour :

  • lutter contre le déploiement imposé aux travailleur·euses
  • contraindre les employeurs à informer et consulter le personnel et ses représentant·es
  • exiger que toute introduction d’IA fasse l’objet d’expertises et d’évaluations des risques professionnels, notamment sur la santé.

Nous continuerons à combattre les suppressions d’emplois.

Lutter contre le déploiement capitaliste de ces outils ne se fera pas sans prise de conscience des enjeux de domination, de recherche du profit au mépris des conditions de travail, d’ultra-surveillance des populations, de destruction environnementale, de remise en cause de l’objectif 0 carbone et du réchauffement climatique, de la réduction des libertés publiques. Aussi, et de toutes les façons possibles, y compris par la grève, nos syndicats, aux côtés des salarié·e, continueront à se mobiliser.

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Éducation

Interdiction des portables au lycée : l’analyse du SUNDEP Solidaires

Un Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a été convoqué en urgence début janvier pour rendre un avis sur le projet de loi qui consiste à étendre l’interdiction des portables au lycée.

Le SUNDEP Solidaires, qui siège au CSE au sein de l’Union syndicale Solidaires, relève les biais de cette discussion.

Lisez notre analyse dans cet article.

VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires

Le gouvernement accélère l’adoption d’une loi interdisant les téléphones portables dans les lycées, présentée comme une mesure de « protection des jeunes face aux écrans » . Cette précipitation, qui a conduit à convoquer le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) en urgence le 7 janvier 2026, masque une opération politique plutôt qu’une réflexion pédagogique. Le CSE s’est d’ailleurs prononcé contre l’article 2 de ce projet de loi, désormais examiné par le Conseil d’État.

Cette interdiction ne répond pas aux vrais enjeux  : l’usage excessif et non encadré des portables par les élèves, amplifié par les nouveaux programmes intégrant l’intelligence artificielle. Elle risque même de créer des dispositifs inapplicables, car le ministère n’a prévu ni matériel adapté ni moyens humains pour la mettre en œuvre. La loi actuelle (art. L511-5 du Code de l’éducation) interdit déjà l’usage du téléphone en classe et lors d’activités pédagogiques hors établissement, avec possibilité de confiscation. Étendre cette interdiction au lycée sans moyens supplémentaires est irréaliste et déresponsabilise les élèves sans les former à un usage réfléchi des outils numériques. Les problèmes réels restent  : distraction, manque de sommeil, fraudes, perturbations en classe, cyberharcèlement et surexposition aux écrans. Une interdiction pure et simple ne protège pas les élèves et ne résout pas ces questions  : elle ne fait qu’alimenter la communication politique.

Le SUNDEP Solidaires revendique : Une concertation réelle avec les enseignant·es et les acteur·ices de terrain avant toute mesure. Des moyens matériels et humains adaptés pour permettre un usage pédagogique des outils numériques. Une réflexion approfondie sur l’usage des écrans et des outils numériques, et non un projet de loi d’affichage électoraliste.

L’école doit rester un lieu d’émancipation et de réflexion ; elle ne doit pas devenir un instrument de communication politique. Interdire les téléphones sans formation, accompagnement et moyens, c’est faire croire à une protection illusoire.

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