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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Minneapolis : mobilisation syndicale anti-raciste

Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

Suite au double meurtre de la  milice-police anti-immigrés à Minneapolis, Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250 a bien voulu répondre à nos questions notamment sur la mobilisation du mouvement syndical. Le syndicat CWA a été fondé en 1938 représente des travailleurs aux États-Unis, à Porto Rico et au Canada dans les domaines des communications et de l’information, ainsi que dans les médias, le transport aérien, la télévision (hertzienne et câblée), les services publics, l’enseignement supérieur, la santé, l’industrie manufacturière, les hautes technologies et bien d’autres secteurs. 700 000 travailleurs en sont membre dans les secteurs privé et public.

Quelle est la situation à Minneapolis concernant les migrant·es et la répression organisée par l’ICE ? Quelles mobilisations ou actions syndicales sont organisées ?

La situation des travailleur·euses migrant·es est critique. Trois mille agents de l’ICE et d’autres agents fédéraux ratissent la région métropolitaine de Minneapolis-St. Paul et l’État du Minnesota. Des milliers de travailleur·euses immigré·es ont été arrêté·es et envoyé·es dans des centres de détention dans d’autres États avant d’être expulsé·es du pays. Beaucoup ont été brutalisé·es. Au moins un homme, un ressortissant nicaraguayen, qui avait été enlevé à Minneapolis, est décédé dans un camp de détention fédéral au Texas. De très nombreux travailleur·euses latino-américains vivent pratiquement dans la clandestinité, ne quittant pas du tout leur domicile. Un Vénézuélien travaillant pour Door-Dash (un service de livraison basé sur une application) a été poursuivi par l’ICE, puis blessé par balle à la jambe alors qu’il s’enfuyait chez lui. Des travailleurs ont été agressés par l’ICE alors qu’ils sortaient les poubelles sur leurs lieux de travail. Un quartier scolaire populaire a signalé que l’ICE avait commencé à utiliser des enfants comme « appâts » pour piéger et enlever leurs parents (et souvent les enfants aussi !). La communauté somalienne, dont la grande majorité a un statut légal et dont la plupart sont désormais citoyens, a également été diabolisée et spécifiquement ciblée par la police fédérale. Plusieurs membres de syndicats ont été déportés, dont plus de 20 membres du SEIU 26 (concierges et agents de sécurité) et, cette semaine, 10 membres du HERE (employés d’hôtels et du secteur hôtelier) ont été déportés alors qu’ils-elles étaient à leur poste à l’aéroport. Trois membres du CWA, appartenant à des sections locales partenaires et non à la nôtre, ont également été déportés. De même pour deux travailleurs originaires du Laos qui vivaient aux États-Unis depuis 50 ans et travaillaient à l’usine New Flyer de St Cloud, dans le Minnesota, depuis 20 ans. Et un collègue mexicain qui était membre du syndicat Newspaper Guild, affilié au CWA, et travaillait dans une organisation locale à but non lucratif.

Quelle est la position de votre syndicat, le CWA 7250, et du mouvement syndical face à ces mesures répressives ?

Notre section locale ne compte pas beaucoup de membres immigrés, mais certains de nos membres ont un statut légal et d’autres ont des parents immigrés. Cependant, notre section locale croit fermement au principe « UNE BLESSURE POUR UN EST UNE BLESSURE POUR TOUS » [vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier américain]. Nous avons donc sensibilisé nos membres à leurs droits légaux, soutenu les actions et les déclarations anti-ICE dans les villes jumelles [Minneapolis–Saint Paul], et soutenu et organisé la « Journée de la vérité et de la liberté – PAS DE TRAVAIL – PAS D’ÉCOLE – PAS DE SHOPPING ». Nous avons mobilisé la majorité de nos membres pour qu’ils ne se rendent pas au travail le 23 janvier : un centre d’assurances a été complètement fermé (300 travailleurs) ; un centre d’appels a enregistré 86 % d’absents ; la majorité des travailleurs de 20 magasins de détail, que nous représentons, ont participé. Nous avons incité nos membres à participer à des actions de rue et certains de nos membres participent à des groupes de réaction rapide anti-ICE dans leur quartier. Une de nos membres a récemment été violemment agressée alors qu’elle faisait partie d’un groupe de réaction rapide de son quartier qui affrontait l’ICE lors d’un enlèvement près de son domicile.

Le 23 janvier, une manifestation de grande ampleur a été organisée sous le slogan « PAS DE TRAVAIL, PAS D’ÉCOLE, PAS DE SHOPPING ». Comment cela s’est-il déroulé ?

Ce fut un immense succès : des dizaines de milliers de travailleur·euses ont débrayé et jusqu’à 100 000 personnes ont défilé par une température de -20 °C. Plus tôt dans la journée, une grande action menée par des travailleur·euses et des membres du clergé a temporairement fermé l’aéroport international MSP, tandis que des militant·es ont bloqué le siège de l’ICE. À la suite de cela, dans ce qui semble être un acte de représailles évident, un infirmier syndiqué de l’hôpital des anciens combattants [Alex Pretti] a été exécutée en plein jour alors qu’elle filmait l’ICE à Minneapolis. Cet événement fait suite au meurtre similaire d’une mère au foyer homosexuelle [Renee Good] dans sa voiture alors qu’elle manifestait contre l’ICE, et, comme mentionné précédemment, à l’enlèvement d’un employé de restaurant nicaraguayen par l’ICE à Minneapolis, qui a été envoyé au Texas où il est décédé dans un camp de détention. Les syndicats, les groupes communautaires et les militants radicaux discutent des prochaines étapes, avec une manifestation massive et deux grandes meetings sont prévus aujourd’hui.

Vidéo d’entretien (en anglais) avec Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250

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Actu Solidaires 78 antiracisme Défense de nos libertés Luttes migrant·es

13 février : Le gouvernement fabrique des sans-papiers : il est urgent de respecter les droits et la dignité de toutes les personnes vivant en France

Le collectif “Bouge ta Pref” coordonne une mobilisation de protestation contre les conditions faites aux étrangers avec et sans papiers le 13 février simultanément dans tous les départements d’Ile de France.

Les collectifs d’associations CEFY et RAMY ont décidé de se joindre à cette mobilisation dans les Yvelines. Un tract est proposé par les organisations du collectif (en pièce jointe) Ce mouvement du 13 février sera suivi en mars par un rassemblement à Paris.

Dans les Yvelines nous organisons donc un rassemblement le Vendredi 13 février à 11h au plus près de la préfecture.
Nous voulons participer à une dynamique collective pour faire connaître notre désapprobation de la loi Darmanin, des circulaires Retailleau, du manque de moyens et des pratiques de la préfecture.

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antifascisme Culture

Mercredi 4 février L’extrême droite contre le livre

avec Pierre Jacquemain, Laurence de Cock, Nicolas Norrito, Thierry Discepolo, Clémence et Léa

Mercredi 04 février – Maison des métallos

#idées #littérature

À l’heure où les offensives contre la culture, le savoir et la pensée critique se multiplient, cette soirée propose d’examiner comment l’extrême droite s’en prend au livre, aux auteur·ices, aux maisons d’édition et, plus largement, à la liberté d’expression.

La librairie Libertalia et l’Observatoire national de l’extrême droite s’associent pour une rencontre publique autour des enjeux actuels de la diffusion des idées et de la résistance culturelle.

Animée par Pierre Jacquemain (Politis), la discussion réunira Laurence de Cock (historienne, vice-présidente de l’Oned), Nicolas Norrito (cofondateur de Libertalia), Thierry Discepolo (fondateur des éditions Agone) ainsi que Clémence et Léa (militantes Sud-Culture).

Une table ronde engagée pour défendre la vitalité du débat intellectuel et le rôle indispensable du livre dans la construction d’un espace démocratique.

Une initiative de l’Observatoire national de l’extrême droite

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Histoire

[Université Populaire du Mantois] – Vendredi 6 février à 19h au Pavillon Duhamel – Images de la grande dépression

Ce portrait d’une ouvrière migrante avec ses enfants, prise en 1936 pendant la grande dépression aux Etat-Unis par Dorothea Lange est devenu l’image même de la détresse humaine en temps de crise, indépendamment de toute référence temporelle.

Ce regard sur une terrible réalité sociale a été posé par des photographes (Lange, Evans, Post Wolcott, Lee …) recrutés par l’agence gouvernementale de la Farm Security Administration pour ”révéler la véritable situation du pays” et mettre en avant la politique du New Deal mis en place par le président démocrate Franklin Roosevelt.

Ces photographes ont sillonné le pays entre 1935 et 1943, créant une œuvre collective unique.

Jacques Jaudeau est un ancien professeur d’histoire-géographie, conférencier dans le domaine de la photographie

Cette intervention s’inscrit dans le cycle ”Aspirations démocratiques” de l’Université Populaire du Mantois.

Entrée libre et gratuite

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(re)Penser notre syndicalisme

Catalogue des formations syndicales Solidaires janvier / juillet 2026

Les inscriptions se font par les structures syndicales qui adressent au CEFI Solidaires Ile de France les fiches d’inscription. En ce qui concerne les formations dans le cadre d’un mandat CSE ainsi les demandes de congés dans le cadre d’un mandat de la Fonction Publique, merci d’envoyer les copies de demande de congés CSE/SSCT ou économique.

Pour les inscriptions et toutes les demandes, merci d‘écrire à l’adresse suivante :
formationidf@solidaires. org ou formationcefiidf@gmail.com

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Commerce Répression

Amazon : la répression n’aura pas raison de notre syndicalisme !

Rassemblement le 12 février à 11h devant le siège social d’Amazon France 67, Boulevard Leclerc – 92110 Clichy

Depuis que des équipes Solidaires sont implantées dans les entrepôts et sociétés de la galaxie Amazon en France faisant vivre un syndicalisme fondé sur la lutte, la multinationale n’a eu de cesse de tenter par tout moyen de s’en débarrasser. D’autant que depuis la crise du COVID, les équipes Solidaires lui ont démontré qu’il y avait de sérieuses limites à l’exploitation des travailleurs et travailleuses. Et que ceux-ci avaient des droits qu’Amazon n’avait d’autre choix que de respecter.

Malgré cela, Amazon n’a jamais accepté de se plier aux droits élémentaires respectant la santé et la sécurité de ses salarié-es. Tout comme elle n’a jamais accepté que son chiffre d’affaires puisse être contraint par le droit du travail et les droits sociaux des salarié-es. Toutes celles et ceux qui dans son personnel revendiquent le respect des règles collectives, des conditions de travail et un salaire digne doivent dégager au plus vite. D’où une pluie de sanctions et de licenciements sous des prétextes farfelus, inexistants ou instrumentalisant le moindre incident pour se débarrasser des gêneurs et des gêneuses !

Sauf que respecter le droit du travail, c’est permettre aux travailleurs-euses de travailler sereinement, base de leur efficacité. Amazon peut automatiser autant qu’il le veut, son personnel demeure la source indispensable de son chiffre d’affaires. La raison lui dicte par conséquent de respecter ses salarié-es, de les écouter plutôt que tenter de d’infantiliser et imposer la docilité en placardisant et réprimant ses représentant-es syndicaux.

Des mobilisations et rassemblements ont eu lieu ces derniers mois devant ses établissements. La direction d’Amazon a été interpellée pour que soit mis à fin à cette situation inadmissible qui porte préjudice au personnel et écorne sérieusement l’image sociale qu’elle voudrait se donner. Il est donc plus que temps qu’elle réponde favorablement aux intérêts de ses salarié-es, annule les sanctions prises, réintègre les syndicalistes injustement sanctionnés et fasse cesser son harcèlement.

Le 12 février, exigeons de la direction d’Amazon France l’annulation des sanctions et son engagement à ce que les droits des salarié-es soient réellement respectés. Si Amazon veut réellement faire croire à la démocratie sociale dans ses entrepôts, qu’elle commence par faire cesser la violence patronale contre celles et ceux qui produisent les richesses de l’entreprise. Le rapport de force est indispensable, mobilisons nous en masse devant d’Amazon France !

Non à la loi des patrons, pour le respect des salarié-es, toutes et tous à Clichy le 12 février !

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Histoire Rail Transport

Il y a 30 ans…

Le vendredi 26 janvier 1996, sur la région de Paris-Sud-Est, le premier syndicat SUD Cheminots qui deviendra très vite SUD-Rail, voit le jour. Très rapidement, d’autres syndicats régionaux seront créés à Paris-Est, Paris-Saint-Lazare, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Rouen, Metz-Nancy, Lyon, Chambéry et Montpellier. La position de la direction confédérale CFDT, durant le conflit social de 1995 dans le ferroviaire, a poussé des centaines d’adhérentes et d’adhérents à se coordonner, avec des camarades de la CGT, des non-syndiqué·es, pour créer un nouvel outil syndical avec comme ambition de « se donner les moyens d’un renouveau du syndicalisme ».

30 ans après, la fédération SUD-Rail est devenue une organisation syndicale incontournable dans le secteur ferroviaire et partie prenante du mouvement social avec l’Union syndicale Solidaires. En ce début 2026, nous sommes des milliers à faire vivre notre syndicalisme professionnel, interprofessionnel et international. Notre engagement est porté par trois incontournables : la défense immédiate des salarié·es, la volonté de changer la société et la nécessité constante d’être un contre-pouvoir.

Dans cette période de crises successives, notre projet syndical nécessite une réévaluation régulière, mais nous gardons toujours cette utopie qui peut avoir une incidence décisive sur les mouvements sociaux. Dès que nous le pouvons, nous faisons le maximum pour renforcer des luttes immédiates – dans les entreprises et dans la société – qui permettent de se dépasser dans l’action de classe.

Nous luttons, car nous voulons vivre de notre travail, sans aucune oppression et dans un monde en paix !

Cette année 2026 sera une occasion de partager, collectivement, des bilans de nos 30 dernières années pour tracer les 30 prochaines. Nous sommes un syndicat qui souhaite devenir un passage obligé pour les salarié·es et continuer d’être un espace d’émancipation individuelle et collective.

En 2026, allons chercher le plus de victoires pour offrir des perspectives et redonner du pouvoir d’agir à notre classe sociale. C’est la meilleure stratégie pour affronter la xénophobie, le racisme et l’extrême droite ! 30 ans, c’est l’âge pour prendre encore davantage ses responsabilités dans l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques !

Il va falloir continuer à compter sur nous !

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