La vidéo commence à 4:50 Julie Ferrua (co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires), Arya Meroni (membre de la rédaction du média Problématik), Charly Lebec (Sud Éducation) et Lucie Clamens (Solidaires Étudiant·es) se sont réuni·es pour parler des LGBTQIA+phobies et de nos moyens d’action pour lutter contre.
Tract unitaire (voir pièce jointe) : Un rapport accablant pour les conditions de travail au Ministère du Travail, de l’Emploi et des Solidarités
Contre la répression syndicale de deux inspecteurs du travail : rassemblements à Grenoble et à Paris, et pétition : Dans le contexte très tendu autour des contrôles de l’inspection du travail le 1er Mai, et suite à la parution d’un rapport d’un cabinet externe APTEIS ( qui a fuité dans la presse) sur la souffrance dans les services du ministère du travail, deux camarades grenoblois sont victimes de répressions syndicales de la part de leur direction. Ils ont même été entendu en audition pénale suite à la plainte pour harcèlement moral de leur cheffe de service qui est en fait une mesure de représailles pour leur militantisme.
La procédure judiciaire à l’encontre de notre militant Anasse a débuté le 18 avril 2024. Elle est initiée par la police antiterroriste de Bobigny à la suite d’une plainte déposée en janvier 2024 par une association d’extrême-droite (créée le 7 octobre 2023).
Après un premier renvoi de son procès en juin 2025, Anasse fait partie de ces syndicalistes, politiques, journalistes, avocats, étudiant·es… qui sont ciblé·es par le pouvoir en place actuellement.
Pour la fédération SUD-Rail, nous refusons d’associer toute forme de soutien au peuple palestinien à de l’apologie du terrorisme.
À peine un mois après la publication du décret raciste et antisocial imposant les frais d’inscription différenciés pour la majorité des étudiant·e·s étranger·ère·s non-européen·ne·s, le ministère de l’enseignement supérieur revient à l’attaque sur la question du prix à débourser pour pouvoir étudier, et cette fois-ci cela concernerait bien tous·te·s les étudiant·e·s !
En effet, depuis plusieurs mois, le ministère a réuni des “Assises de l’Enseignement Supérieur”pour réfléchir à l’avenir des universités, notamment en ce qui concerne leurs budgets. Le tout bien évidement dans une perspective capitaliste et néolibérale de sélection pour faire de l’université un lieu réservé aux enfants de bourgeois·e·s. Le rapport de ces “Assises” n’a pas encore été publié, cependant le ministère a commencé à dévoiler son projet lors du dernier CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche). Hier, le ministère de l’Enseignement supérieur a ainsi annoncé faire passer de 2,5 % à 10 % la part du budget des universités financée par les frais d’inscription.
L’État se désengage du financement de l’université publique et ce sont les étudiant·e·s qui devront compenser en payant 4 fois plus pour étudier ! Entre 1000 et 15000 euros l’année d’étude !
Depuis des années, Macron et ses gouvernements attaquent l’université publique. Après les frais d’inscription exorbitants imposés aux étudiant·e·s étranger·ère·s avec la politique « Bienvenue en France », ils s’attaquent désormais à l’ensemble de la jeunesse. Leur objectif est simple : faire de l’accès à l’université un privilège réservé à celleux qui peuvent payer.
Les écoles d’ingénieur·e·s subissent déjà de leur côté, des augmentations de leurs frais d’inscription. On peut citer les écoles du groupe Mines-Telecom qui voient leurs frais augmenter de 30% entre 2024 et 2027, pour atteindre des sommes allant de 3400 à plus de 4800 euros par an. Cela renforce encore plus cette fabrique à élitisme partout, enlevant de fait le droit aux prolétaires de devenir ingénieur·e·s.
Le gouvernement veut multiplier par 4 les frais d’inscription, ce qui va endetter les étudiant·e·s encore plus pour payer leurs études. Le renforcement de l’autonomie financière des universités, va amener celles-ci à rechercher des financements privés, pour compenser la perte de l’argent public, en se tournant vers des entreprises écocidaires et génocidaires comme Thalès ou Total.
Ce projet du gouvernement c’est : moins d’argent public, plus de sélection sociale et plus de dépendance aux entreprises génocidaires.
Alors que la précarité étudiante explose, que des millions d’étudiant·e·s sautent des repas, renoncent à des soins ou vivent dans des logements indignes, le gouvernement trouve une nouvelle fois des milliards pour l’armée mais prétend ne plus pouvoir financer correctement les universités. Ce choix est politique.
Nous refusons une université à l’américaine où les étudiant·e·s s’endettent pour étudier. Nous refusons que l’avenir de l’enseignement supérieur soit dicté par les logiques du marché. Nous refusons que le droit aux études dépende du portefeuille des familles.
L’enseignement supérieur est un droit, pas une marchandise.
Solidaires Étudiant-e-s appelle les étudiant·e·s à s’organiser et à se mobiliser contre cette nouvelle offensive. Face à la casse du service public, face à la sélection sociale et à la marchandisation de l’université, nous construirons le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement. Aucune victoire ne sera obtenue sans mobilisation et organisation collective !
Rejoins la lutte contre l’augmentation des frais d’inscription ! Rejoins Solidaires étudiant-e-s ! Le syndicat de luttes, de classes et révolutionnaire.
Le meurtre de la jeune Lyannah et les vagues de révélations qui entourent l’affaire Bruel viennent s’ajouter à la trop longue liste des violences sexistes et sexuelles, mettant en lumière le traitement structurellement défaillant de ces crimes. Les violences sexistes et sexuelles sont massives, systémiques et structurelles. Qu’elles concernent les femmes ou les enfants, ce sont les mêmes mécaniques à l’œuvre.
Chaque année, plus de 160 000 enfants et 325 000 femmes en sont victimes en France. Pourtant, la réponse politique, policière et judiciaire est bien en deçà de ce qu’elle devrait être. Face aux accueils défaillants dans les commissariats, aux failles des enquêtes et aux manquements de la justice, la France a d’ailleurs déjà été condamnée à plusieurs reprises devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
En tant que syndicat féministe, l’Union syndicale Solidaires, membre de la Coalition pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, affirme qu’aucune mesurette parcellaire ne suffira. Il faut un véritable changement de société. Nous exigeons l’adoption immédiate et le financement global des 140 recommandations portées par notre coalition.
Contre les violences sexistes et sexuelles, des moyens et des droits
Aujourd’hui, le parcours des victimes est complètement bloqué par le manque de moyens, mais surtout par une culture policière et judiciaire encore profondément patriarcale. Les grilles de lecture sexistes, la mauvaise prise en charge des plaintes et la minimisation des faits par les institutions expliquent pourquoi le taux de classement sans suite atteint le niveau faramineux de 94 % pour les plaintes pour viol. Au-delà du viol, les budgets de l’Etat restent dérisoires face à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles et paralysent l’ensemble de la lutte contre les violences de genre. L’Union syndicale Solidaires exige qu’un budget conséquent soit immédiatement débloqué pour renforcer la justice et créer des tribunaux spécialisés.
Le monde du travail doit également cesser d’être un angle mort. Parce que les violences sexistes et sexuelles traversent aussi le monde professionnel, nous exigeons des droits concrets et les moyens pour les faire respecter.
contrer les discours de l’extrême droite
Face à l’émotion et à la colère légitime qui traverse la société, l’extrême droite tente une fois de plus de faire son beurre politique en agitant ses vieux démons populistes. L’extrême droite feint de s’attaquer aux agresseurs après coup pour mieux masquer son refus de détruire les structures de la domination patriarcale.
C’est une hypocrisie totale : ce sont les mêmes qui combattent l’éducation au consentement à l’école et qui votent systématiquement contre les budgets de l’Aide Sociale à l’Enfance, du travail social et des associations féministes de terrain.
La loi intégrale : un projet de société global
La loi-cadre intégrale ne relève pas de la surenchère sécuritaire, elle porte un changement profond de société :
Éduquer et prévenir : Rendre enfin effectives au moins 3 séances annuelles d’EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) dès le plus jeune âge et de la maternelle au lycée.
Former : Rendre obligatoire la formation aux violences sexistes et sexuelles pour l’ensemble des professionnels de l’éducation, de la santé, de la justice et du monde du travail afin que chacun·e soit capable de repérer et réagir.
Réparer : Assurer le financement et le soutien pérenne des associations féministes et des structures de terrain spécialisées pour garantir l’écoute, l’accompagnement et l’hébergement d’urgence, et prendre en charge à 100 % les soins liés aux psychotraumatismes.
Protéger et agir : Mettre en place des mesures fermes contre la pédocriminalité, instaurer un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires et rapides pour briser l’impunité, et instaurer une justice réellement spécialisée.
Garantir des droits professionnels : Instaurer un droit à 20 jours de congés rémunérés et sans justificatif pour permettre aux victimes de réaliser les démarches d’urgence (soins, justice, déménagement, recherche de logement).
Financer : Allouer les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires à l’éradication des violences.
L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre massivement les rassemblements de la Coalition féministe et enfantiste tous les lundi à 19h devant les tribunaux partout en France, et à Paris Place Vendôme.
Le combat contre le patriarcat se mène partout : dans la rue, dans les tribunaux et dans nos entreprises. Signons la pétition, exigeons les 2,6 milliards d’euros globaux nécessaires et imposons la loi intégrale !
Ce matin, lors d’une conférence de presse réunissant Tayeb Khouira, secrétaire national de Solidaires et requérant, et son avocate Maître Marion Ogier, Véronique Poulain et Élie Lambert, secrétaires nationaux de l’Union syndicale Solidaires, ainsi que Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’Homme, Solidaires a annoncé le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif de Montreuil visant à engager la responsabilité de l’État.
Des faits graves, documentés, restés sans réponse judiciaire
En janvier 2024, Tayeb Khouira, alors représentant national de SUD Aérien, est convoqué par tromperie à un commissariat par des agents de la DGSI. Pendant deux heures, il est soumis à un interrogatoire à charge sur son supposé soutien à la cause palestinienne — sans PV, sans avocat·e, sans être informé du cadre juridique de l’entretien. Le numéro depuis lequel il avait été contacté était celui d’une carte prépayée, désactivée quelques heures plus tard.
Sa plainte pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle a été classée sans suite en septembre 2024, à l’issue d’une enquête expéditive. Cette impasse judiciaire rend d’autant plus nécessaire le recours administratif aujourd’hui déposé.
Une procédure inédite face à des méthodes inacceptables
Pour Maître Marion Ogier, avocate de Tayeb Khouira, « la procédure qu’on mène est inédite, parce que précisément, elle cible quelque chose en dehors de tout cadre légal ». Elle dénonce une méthode déloyale, qui a placé Tayeb Khouira en situation de vulnérabilité : convoqué sous un faux prétexte, il a été soumis à un entretien dont les agents ont sciemment entretenu l’ambiguïté quant à la nature et au cadre. Les questions posées n’étaient pas liées à l’intégrité de la nation — objectif pourtant constitutif des missions de la DGSI. Ce ne sont pas des méthodes acceptables dans l’État français.
L’enquêteur lui-même a reconnu une « erreur de ciblage » — sans que cela ne débouche sur la moindre conséquence.
Répression syndicale : des questions qui s’imposent
Ce que Tayeb Khouira a subi soulève des interrogations profondes sur les conditions d’exercice du militantisme syndical aujourd’hui. Il n’appartient à aucune organisation pro-palestinienne. En revanche, il a été l’un des meneurs du blocage de l’aéroport de Roissy lors du mouvement contre la réforme des retraites en 2023. Ces éléments, mis bout à bout, posent une question à laquelle l’État doit répondre : sur quelle base un syndicaliste combatif se retrouve-t-il convoqué par des agents du renseignement intérieur, associé à une menace terroriste, sans qu’aucune explication satisfaisante ne soit jamais apportée ?
Dans un contexte où les pressions sur le mouvement syndical s’intensifient, Solidaires estime que cette affaire ne peut rester sans suite. Le droit à militer, à se mobiliser, à défendre les travailleuses et les travailleurs ne saurait devenir, même indirectement, un motif de surveillance ou d’intimidation.
Un enjeu qui nous concerne toutes et tous
C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires et la Ligue des droits de l’Homme interviennent volontairement dans cette procédure. Cette affaire soulève des questions fondamentales : le droit à militer, la liberté d’expression, la lutte contre les discriminations, et le contrôle démocratique des services de renseignement.
Face à un gouvernement déterminé à imposer une cure austéritaire et à intensifier le tournant autoritaire en cours, il faut plus que jamais revendiquer nos droits à militer et à nous organiser.
Solidaires ne cèdera pas face aux intimidations.
Solidarité avec Tayeb Khouira et toutes les victimes de la répression anti-syndicale.
Dans la foulée des élections municipales, un déferlement de haine raciste a visé nombre d’élu-es de la République. L’extrême-droite et les médias qui lui sont affiliés ont orchestré des campagnes virulentes d’attaques racistes, amplifiées sur les réseaux sociaux. Visée par l’une d’elle, le maire de Saint-Denis-Pierrefitte-sur-Seine Bally Bagayoko a appelé à un rassemblement contre toutes les formes de racisme, que nos organisations ont soutenu et qui a été un succès de mobilisation de la société civile.
Nous, organisations de la société civile, considérons que Le 21 juin, nous avons la possibilité d’amplifier encore le mouvement, en manifestant à Paris, avant les festivités de la Fête de la Musique, pour affirmer la large cohésion de la société contre tous les racismes, les discriminations, la haine de l’autre et en faveur de l’égalité en droits.
C’est cette égalité que l’extrême-droite ne peut supporter, c’est cette égalité qu’elle continue d’attaquer frontalement partout où elle se sent suffisamment forte, là où elle a obtenu des municipalités, là où elle voudrait peser dangereusement sur les institutions. Ainsi, elle s’en prend à ce qui fait notre socle politique partagé depuis 1789, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et toutes les Constitutions républicaines depuis lors, qui proclament l’égalité de toutes et tous devant la loi.
Déterminé-es ensemble, partout, face à l’extrême-droite, pour l’égale dignité de tous les êtres humains, nos organisations appellent à rejoindre largement le cortège du 21 juin à Paris, 14h à Barbès.
Signataires : CGT (Confédération générale du travail), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Union syndicale Solidaires
Par un décret paru le 13 juin dernier, le gouvernement limite la durée d’indemnisation des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois en cas de prolongation. Un autre décret du même jour fixe à 4 ans la durée maximale des arrêts de travail pour les accidents du travail et maladies professionnelles.
Ces plafonds entrent en vigueur au 1er septembre 2026, sauf exception en raison de l’état de santé du patient, et s’appliquent aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes).
Comme si les salarié·es malades étaient responsables de leur situation ! Délais de carence, plafonnement des indemnisations : la finance pèserait-elle plus lourd que le soin et la guérison ?
Derrière cette décision gravée dans la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, c’est une révolution conservatrice qui s’opère. Alors que la Sécu est normalement là pour donner le temps nécessaire au soin et à la réparation, elle mettra désormais la pression pour faire revenir travailler, quitte à mettre la santé des travailleur·euses en danger. Le travail tue mais le gouvernement regarde ailleurs.
La réalité est cependant toute autre :
L’absentéisme reste élevé, notamment chez les cadres, avec une explosion des arrêts pour santé mentale devenue le deuxième motif des arrêts longs.
Les indemnités journalières explosent : 18 milliards d’euros pour la Sécu en 2025, en hausse d’1 milliard par an.
Et au lieu de s’attaquer aux causes réelles (conditions de travail pourries, sous-effectifs, management toxique…), le gouvernement choisit de renforcer les contrôles et raboter les indemnités journalières.
L’Union syndicale Solidaires dénonce cette logique injuste et dangereuse. Nous refusons que la santé des travailleurs soit sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.
Solidaires exige l’abrogation de ces décrets et un véritable financement de la sécurité sociale à commencer par l’abrogation des exonérations des cotisations patronales, une augmentation des cotisations et des salaires, une lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de travail. La justice sociale plutôt que le capital.
Le collège Sully rencontre des difficultés qui ont atteint leur apogée le lundi 8 juin 2026. L’établissement est un collège situé en zone péri-urbaine classée en “zone prévention violence / politique de la ville” accueillant environ 600 élèves et faisant partie des 800 collèges les plus en difficulté au niveau national. Nous ne voulons pas que la communication autour des événements graves de lundi éclipse le travail quotidien des élèves, des parents, des professeurs et des personnels qui, chaque jour, œuvrent pour la réussite de tous dans un climat apaisé. C’est pourquoi nous tenons à rétablir les faits et à expliquer les actions menées actuellement pour un retour à la sérénité.
1. Les évènements du lundi 8 juin 2026
Des bagarres entre élèves ont émaillé la journée du lundi 8 juin en l’absence d’un encadrement suffisant et suite au non remplacement des personnels en arrêt. Dès la récréation de 10 heures, dans la cour, des altercations isolées sont apparues parmi les élèves. Ces dernières ont été favorisées par un encadrement insuffisant, malgré la présence de personnels de différents services qui ont essayé de compenser ce manque.
Ces mêmes tensions sont réapparues aux différents moments de pause sur le temps méridien et à la récréation de 15 heures, où ces dernières ont culminé. Une AED (surveillante), suivie d’une CPE, interviennent pour séparer une première bagarre. Une foule agitée se forme autour de celle-ci, certains élèves se jetant à terre et les uns sur les autres, obligeant deux enseignants à intervenir pour dissiper la foule. La principale alertée par la rumeur dans la cour, intervient à son tour suivie de son adjoint. Les élèves bagarreurs sont isolés tandis que des groupes d’élèves se forment dans le but de prolonger, de nouveau, les bagarres et d’intensifier le mouvement de foule.
Les collègues venus en renfort sont impuissants face à un groupe de plusieurs centaines d’élèves incontrôlables. Certains personnels séparant les élèves ont reçu des coups perdus. Les tensions se poursuivent après la fin des cours : une mère d’élève venue chercher son fils menacé est empêchée de sortir par des élèves qui veulent en découdre. Ce dernier est mis en protection au sein des locaux.
Ayant peur que de nouvelles altercations surviennent, une dizaine de personnels décide d’assurer la sécurité aux abords du collège. La majorité des élèves encore présents montent alors dans les bus de manière sereine. Les forces de l’ordre reviennent alors progressivement et font état de la situation aux abords du collège et dans le centre-ville de Rosny-sur-Seine, où l’on apprend que les altercations se poursuivent. Les agressions filmées et diffusées sur les réseaux sociaux ne se déroulent donc pas dans ou aux abords du collège ni en présence d’un quelconque membre du personnel. Nous les condamnons fermement et nous apportons un soutien inconditionnel aux élèves blessés ainsi qu’à leurs familles et également à l’ensemble des jeunes choqués par ces incidents et victimes de la situation.
Ces événements résultent de plusieurs mois voire années de tensions accumulées au sein du collège. Ces dernières sont dues à un manque de moyens humains et matériels et des effectifs à 30 élèves par classe, le tout dans un contexte socio-économique défavorisé auquel s’ajoutent un absentéisme et des violences verbales et physiques croissantes. Dans ce cadre difficile, les personnels peinent à mener à bien les projets entrepris en classe et dans l’établissement en faveur de la réussite des élèves et d’une plus grande ouverture à l’autre et au monde.
2. La mobilisation des mardi 9 juin et mercredi 10 juin 2026
Le mardi, l’ensemble des personnels et quelques représentants des parents d’élèves se sont réunis en assemblée générale en début de matinée et a échangé au sujet de la situation déjà abordée à plusieurs reprises depuis le mois de janvier, entre autres avec le DAASEN (Directeur Adjoint Académique des Services de l’Éducation Nationale). Les personnels se sont ensuite rassemblés au réfectoire pour pouvoir échanger avec M. Rogie (DAASEN) et M.Perillat (Conseiller Technique Établissement Vie Scolaire) qui se sont déplacés suite à ces évènements d’ampleur inédite, accompagnés par Mme Moussaoui (principale) et M. Pezet (principal-adjoint).
Lors de cette réunion de crise, les personnels de l’ensemble des services ainsi que les représentants présents ont pu exprimer leurs inquiétudes et soumettre leurs demandes pour une reprise des cours apaisée, cadrée et rapide. Les échanges ont duré presque quatre heures.
L’ensemble des personnels se sont accordés à dire que nous ne pourrions reprendre les cours sereinement qu’en accueillant les élèves en demi-jauge et uniquement après avoir identifié les élèves initiateurs de ces incidents graves. Un bon nombre des élèves initiateurs ont déjà été placés en mesure conservatoire mais le DAASEN a refusé l’accueil en demi-jauge. Nous considérons cette décision inadaptée à la situation de tension qui règne dans la communauté éducative et qui impacte les élèves, les familles et les personnels.
C’est pourquoi nous avons décidé, ce mercredi 10 juin, de poursuivre nos actions afin d’obtenir satisfaction. Notre premier objectif est alors d’assurer une communication claire et détaillée à destination des familles qui, nous en sommes conscients, font face à un manque d’informations et une certaine incompréhension. Nous souhaitons également une demande d’audience avec le DASEN, principalement pour faire entendre nos revendications.
3. Nos revendications
L’équipe s’accorde sur les revendications suivantes :
a. Reprise des cours en demi-jauge jusqu’à la fin de l’année b. Nomination définitive de deux CPE à temps plein c. Renfort pérenne d’AED d. Nomination d’un Assistant Pédagogique à temps plein e. Passage du collège en REP f. Inclusion à la Cité Éducative du Mantois
La mobilisation ne prendra fin que lorsque nos revendications auront été entendues et que des mesures à la hauteur des problématiques de notre établissement auront été effectivement mises en place pour la sécurité, le bien-être et la réussite de nos élèves avant tout.
Les personnels et les familles du Collège Sully
Le Parisien
“Ce jeudi, une opération « collège mort » y avait été organisée, empêchant les cours de se tenir. Cette opération faisait suite à une série d’incidents violents survenus lundi. Dans la journée, des bagarres avaient éclaté d’abord dans la cour de récréation avant de se terminer dans la rue. La police avait été obligée d’intervenir et des témoins avaient même parlé de « lynchages » entre collégiens. Pour répondre à l’inquiétude des quelque 40 professeurs et des parents d’élèves, des responsables de la direction académique des Yvelines se sont rendus sur place ce jeudi et ont annoncé, dans la soirée, plusieurs mesures.”