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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Conditions de travail

Cancer et travail (Tribune parue dans le Monde)

Tribune parue dans le Monde le 3 novembre 2025

Une récente publication du Lancet place la France en tête des pays les plus touchés par le cancer, avec plus de 433 000 personnes touchées chaque année. Ce nombre a doublé en vingt ans.

Cette situation très inquiétante est rapportée aux seuls comportements individuels à risque (tabac, alcool, activité physique).

Et pourtant ?

Est-ce que cette jeune femme, fleuriste – dont l’enfant est morte à 11 ans d’un cancer du sang après sept ans de lourds traitements – avait « choisi » d’être contaminée par les pesticides dont étaient imprégnées les fleurs de son activité de travail, pesticides cancérogènes non seulement pour ellemême mais pour l’enfant à naître.
Les ouvrières du laboratoire Tetra Medical ont-elles « choisi » le procédé de stérilisation à l’oxyde d’éthylène, cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (CMR) qui les a empoisonné durablement, elles et leurs enfants ?
Les ouvriers des usines chimiques ont-ils « choisi » les PFAS au redoutable pouvoir toxique?
Sans parler des employées du nettoyage, contaminées par les cancérogènes des produits d’entretien.

Le travail et ses risques, facteurs de risque avérés du cancer, n’apparaissent pas dans l’article du Lancet, qui reprend le discours dominant et culpabilisant faisant reposer la responsabilité de la survenue des cancers sur les victimes elles-mêmes.

Vous reprendrez un peu de pinkwashing avec Octobre rose ?

Il y a peu nous étions en octobre, octobre rose en soutien aux femmes victimes de cancer du sein.
Parmi d’autres (pesticides et rayonnements ionisants notamment), une des causes de celui-ci, avérée scientifiquement, est le travail de nuit ou posté. Chez les femmes, celui-ci a augmenté de 150% entre 1982 et 2015, en progression dans de multiples secteurs où il n’est nullement indispensable (industrie, commerce, nettoyage).
Sa contribution à l’augmentation du cancer du sein est indéniable et pourtant « oubliée » des discours officiels d’octobre rose!

Nous, signataires de cette tribune, nous voulons rappeler le travail inlassable et les mobilisations de tous ceux et celles – militants associatifs et syndicalistes, chercheurs, médecins, avocats – qui depuis plus de 40 ans alertent sur ces risques évitables que sont les multiples situations de mise en danger de la vie d’autrui dans le travail exposé aux cancérogènes.

Ne pas perdre sa vie à la gagner

En 1985 puis en 2015, deux ouvrages collectifs réunissant chacun une centaine d’autrices et auteurs, intitulés « Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner » (Ed. la Découverte), s’en sont faits l’écho.

Les enquêtes conditions de travail et SUMER (Surveillance Médicale des Risques) du ministère du Travail, alertent, depuis les années 1970, à longueur de décennies, sur les graves expositions aux risques chimiques, aux poussières, aux rayonnements.

En toute indifférence!

Deux fortes mobilisations sociales (années 1970 puis 1990), ont fait éclater le scandale sanitaire des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs, exposés sans protection aux fibres d’amiante.
Dans l’intervalle, les industriels avaient pu imposer le mythe mensonger de « l’usage contrôlé de l’amiante ».

Il a fallu la mobilisation de multiples collectifs, la démonstration faite en 1994 par Henri Pézerat – spécialiste de la cancérogenèse de l’amiante – de l’extrême dangerosité de cette 2 fibre mortelle, pour qu’enfin l’amiante soit interdit en France en 1997.
Mais des 80kg d’amiante par habitant présents partout en France, bien peu a été enlevé et cela, souvent, dans des conditions de mise en danger des personnes exposées, tant dans le travail que l’environnement.

Au mépris des règles du code du Travail.

D’autres toxiques, toujours en usage, font régulièrement l’objet de scandales sanitaires : les pesticides, les PFAS, l’oxyde d’éthylène, l’arsenic et bien d’autres.

Au rang des scandales : non seulement l’incendie de Notre-Dame a pollué durablement au plomb les abords de la cathédrale, mais la reconstruction « à l’identique » sur injonction gouvernementale – avec 400 tonnes de plomb posées sur la toiture et la flèche – a contaminé durablement les ouvriers exposés (ainsi que les riverains et riveraines) par cette substance CMR et neurotoxique.

Le recours à la sous-traitance et à l’intérim par les grandes entreprises rend invisible le travail dangereux et ses conséquences.

Cancérogène connu, la radioactivité est omniprésente dans une industrie auto-proclamée propre et sans danger : l’industrie nucléaire. L’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants y est supportée à 90% par les travailleurs et travailleuses dits « extérieurs », intervenant en sous-traitance et intérim dans la maintenance et le démantèlement des installations. Ils circulent de site en site, ne bénéficient pas du statut protecteur d’EDF ou du CEA, puis disparaissent sans laisser de trace. Les atteintes cancéreuses de la radioactivité sont dissoutes dans cet immense continent des victimes de cancer dont l’activité professionnelle n’est jamais questionnée.

La sous-déclaration et la sous-reconnaissance des cancers professionnels ne sont plus à démontrer.

Cours d’Appel et cour de Cassation, saisies par de trop rares victimes, reconnaissent l’impact certain de la multi-exposition professionnelle aux cancérogènes dans la survenue de ces cancers et soulignent le fait que les Comités de Reconnaissance en Maladie Professionnelle opposent aux victimes des refus de prise en charge, injustifiés au regard des connaissances scientifiques.

En dépit de celles-ci et des mobilisations sociales, il n’est tenu aucun compte, ni dans la production des chiffres du cancer, ni dans les décisions de politiques publiques, de ce rôle avéré des risques professionnels dans l’épidémie de cancer.

Pourtant, qui peut nier que les cancers trouvent le plus souvent leur origine dans la production industrielle et donc le travail.

Ceux qui en sont victimes sont d’abord les ouvriers et les ouvrières. Maladie de classe, trop souvent.

Le dire, l’écrire, c’est aider à la prévention. Le taire, c’est faire le contraire.

Signataires

Annie Thébaud-Mony, Présidente de l’Association Henri Pézerat, Santé, Travail, Environnement
Benoît Martin, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT – Paris
Cathy Guironnet, Porte-Parole du Collectif des ex-salarié.es Tetra Medical –
Annonay Christian Micaud, Président de l’Association des Malades de la Chimie (AMC) Fleur Breteau, Porte-Parole du Collectif Cancer Colère
Francis Talec, Porte-parole du Collectif des Irradiés des Armes Nucléaires de l’Ile Longue à Brest 3 Franck Refouvelet, Président de l’Association Entr’aide et Défense des Acteurs de Télécoms Exposés aux Toxiques (EDATET)
Gérard Semme, Président du Comité Amiante Prévenir et Réparer – les Ancizes
Jean-Marie Birbès, Président de l’Association Départementale de Défense des Victimes de l’Amiante du Tarn (ADDEVA 81)
Josette Roudaire, Présidente du Comité Amiante Prévenir et Réparer – Puy de Dôme
Julie Ferrua et Murielle Guilbert, co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires
Laurent Indrusiak, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT – Montluçon
Marie Thibaut, Fondatrice du Collectif Stop aux Cancers de nos Enfants
Marie-Reine Chalvignac, Présidente du Comité Amiante Prévenir et Réparer – Issoire
Michel Besnard, Président du Collectif de Soutien aux Victimes de Pesticides de l’Ouest Nicole Voide, Secrétaire Générale de Ban Asbestos-France
Raphaël Fois, Secrétaire Général de l’Union Locale CGT – Annonay
Serge Allegre, Secrétaire général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques – CGT

Contact : assohp@gmail.com

Une version courte de cette tribune a été publiée dans le Monde du 3 novembre 2025 sous le titre : Le travail est un facteur de risque avéré du cancer https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/03/le-travail-est-un-facteur-de-risque-avere-ducancer_6651318_3232.html

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antifascisme Répression

Non à la répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont ! Non à la révocation de Djelloul !

Publié le 13 novembre 2025

C’est avec colère et stupéfaction que nous avons appris cette semaine que le Maire RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois demandait finalement la révocation pure et simple de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel et secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales Hénin-Beaumont.

Son excuse, l’apparition de Djelloul dans le teaser du documentaire « les nimbes au monde » sur la lutte de l’association culturelle l’Escapade que Briois a expulsé de son lieu d’hébergement il y a un an. Les deux affaires sont intimement liées et le piège s’est refermé sur Djelloul. Après avoir expulsé l’Escapade, Steve Briois veut virer notre camarade !

Mise sous tutelle de la culture et répression anti-syndicale sont deux des marqueurs consubstantiels de l’extrême droite au pouvoir, de sa violence visant les forces de résistance. Le RN, on l’essaye tous les jours dans les collectivités territoriales, que ce soit en tant qu’agent.e, administré.e, syndicaliste, membre d’association… Et l’essayer, ce n’est clairement pas l’adopter ! L’essayer, c’est le dénoncer, c’est le combattre !

Notre réponse doit être à la hauteur de cette attaque.

La Fédération SUD Collectivités Territoriales et l’Union syndicale Solidaires dénoncent cette “mise à mort” professionnelle annoncée. C’est une attaque inadmissible envers le syndicalisme, qui vise à détruire la vie d’un camarade et à annihiler toute résistance au sein de la collectivité.

Elles appellent à un rassemblement le lundi 17 novembre à 11h devant la mairie d’Hénin-Beaumont pendant le conseil de discipline de notre camarade.

Soyons nombreuses et nombreux pour démontrer notre solidarité et notre soutien à Djelloul qui en a plus que jamais besoin. Démontrer aux fachos que nous serons toujours sur leur chemin !

Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est nous attaquer toutes et tous !

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antifascisme Médias

29 novembre : “Médias et extrême droite : construire les résistances”

Une rencontre “Médias et extrême droite : construire les résistances”, qui aura lieu samedi 29 novembre à la Bourse du travail de Paris, rue du château d’eau, de 9h30 à 17h30Il s’agit d’une initiative unitaire VISA, ACRIMED, SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes.


Sont prévues 4 tables-rondes et une action de solidarité avec les journalistes de Gaza :

10h à 11h15 : Banalisation du vocabulaire et des thématiques d’extrême droite dans les médias avec Pauline Perrenot (Acrimed), Samuel Bouron (chercheur), Sébastien Fontenelle (Blast)

11h30 à 12h45 : A l’international, les journalistes face à l’extrême droite au pouvoir avec Pablo Aiquel (Fédération européenne des journalistes), Dominique Pradalié (Fédération internationale des journalistes) et des journalistes étranger-es *

12h45 : Solidarité avec les journalistes de Gaza

14h à 15h15 : comment enquêter aujourd’hui sur l’extrême droite avec Marie Allenou (Rue 89), Thomas Lemahieu (L’Humanité), la rédaction de Streetpress et le collectif Hors Cadre

15h30 à 16hh45 : les résistances syndicales et sociales face aux offensives de l’extrême droite sur les médias avec les collectifs anti Bolloré, Agnès Briançon (SNJ Le Dauphiné libéré – EBRA), Emmanuel Vire (SNJ-CGT Prisma Media), Agnès Duperrin (CFDT Bayard Presse)

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En grève ! Retraites

2 décembre : budget, salaires, retraites, toutes et tous en grève !

Les mobilisations engagées depuis septembre ont d’ores et déjà permis de faire bouger les lignes. Alors que le débat budgétaire va entrer dans la dernière ligne droite mi-décembre, nous devons enfoncer le clou pour faire barrage au budget d’austérité et obtenir plus de justice fiscale, sociale et environnementale. Le 2 décembre, enterrons les mesures anti-sociales et gagnons l’augmentation des salaires.

Se mobiliser ça paie !

Nos grèves, actions et manifestations ont permis des modifications substantielles du projet de budget Bayrou qu’avait repris à son compte Lecornu :

✖-suppression des deux jours fériés

✖gel des pensions de retraite

✖gel des minimas sociaux

✔suspension/ décalage de la réforme des retraites

Le compte n’y est pas !

Ces avancées prouvent que la mobilisation paie. Mais le compte n’y est pas ! La suspension de la réforme des retraites est un premier pas dont la suite logique doit être l’abrogation de la réforme Borne et le retour à 60 ans et à 37,5 annuités de cotisation. Pour financer nos retraites, Solidaires exige la fin des exonérations de cotisations sociales patronales, l’égalité salariale femmes/hommes…

Au-delà, il faut maintenir la pression pour éviter tout retour en arrière et enterrer les mauvaises mesures qui subsistent et notamment :

  • suppressions de postes dans la Fonction publique
  • gel des salaires des agent·es de la Fonction publique
  • baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad
  • limitation de la durée des arrêts maladie

De l’argent il y en a !

Alors que les entreprises du CAC 40 réalisent des bénéfices records qui se chiffrent en milliards d’euros, nos salaires ne suivent pas. Pire, les plans de licenciement se multiplient dans des entreprises qui font des bénéfices dans le seul but de maximiser les dividendes versés aux actionnaires. Pour la justice sociale et fiscale nous exigeons :

  • la fin des milliards d’aides publiques versées aux entreprises sans conditions
  • le droit de veto des CSE sur les licenciements
  • l’augmentation immédiate des salaires
  • l’indexation des salaires sur l’inflation
  • l’égalité salariale femmes/hommes
Enterrons les mesures anti-sociales.
Gagnons l’augmentation des salaires.

En grève et en manifestation le 2 décembre.

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Conditions de travail

Campagne : Pas d’économies sur nos vies

Le gouvernement Lecornu a dévoilé son projet de budget 2026. Sous prétexte de « faire des économies » pour « maîtriser les dépenses publiques », il propose un plan d’austérité qui n’a qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es… C’est non ! L’union syndicale Solidaires mène campagne pour mettre en échec ce projet injuste et brutal.

Des attaques tout azimut à mettre en échec

Le projet de Sébastien Lecornu comporte de nombreuses mesures inacceptables. Budget 2026 : analyse et revendications de Solidaires Budget Lecornu : combattons un projet au service des ultra-riches !

Un budget sous le signe de l’austérité

La fonction publique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire ! Budget Lecornu : combattons un projet de budget au service des riches !

Des expressions unitaires contre le budget Lecornu

Pour la justice fiscale, sociale et écologique, le projet de budget 2026 doit être abandonné. Tribune de l’AES – Budget 2026 : l’heure d’un sursaut pour la justice fiscale

PLFSS 2026 : défendre la Sécurité sociale

La sécurité sociale, une lutte toujours très actuelle ! La sécu a 80 ans ! ne soyons pas les garants de sa disparition ! Brochure du Tour de France Pour la Santé : Notre Sécurité Sociale, c’est le choix de la solidarité

Transport, salaires, santé : des économies sur nos vies

Les mesures “d’économies” vont avoir des effets concrets sur nos vies. Salaires bloqués voire en baisse, offre de transport dégradée et dont le coût va augmenter, médicaments moins bien remboursés, arrêts maladies non-indemnisés… Tout augmente… sauf nos salaires Les transports en commun sont un bien… commun Dans le privé comme dans le public, les arrêts maladies sont dans le viseur

Interpellez vos député·es : parce que c’est notre budgeeet !

Ces prochains jours s’annoncent décisifs pour que les député·es écoutent enfin les aspirations populaires et votent un budget plus juste en faisant contribuer ceux qui aujourd’hui échappent largement à l’impôt : les ultras-riches.

Le budget 2026 ne doit pas être un budget d’austérité. La France connaît un taux de pauvreté qui n’a jamais été aussi haut depuis 30 ans. Pendant que le pouvoir d’achat des Français·es est en chute libre, la fortune des 500 plus grandes fortunes a été multipliée par 14 au cours des 30 dernières années, pour atteindre 1200 milliards d’euros cumulés.

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antifascisme antiracisme Défense de nos libertés Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes contre les discriminations Luttes migrant·es

Proposition de loi rétablissant le délit de séjour irrégulier : On ne lutte pas contre l’extrême droite en votant ses propositions (communiqué unitaire)

Communiqué commun de la CGT -LDH – Cimade – Femmes égalité – CFDT – UNSA – FSU – Solidaires – Attac – SOS Racisme

Dans sa niche parlementaire le RN ambitionne de rétablir le délit de séjour irrégulier. C’est ce texte qui sera discuté en séance publique ce jeudi 30 octobre 2025. Celui-ci prévoit d’instaurer une amende de 3 750 euros à tout étranger âgé de plus de 18 ans qui séjourne en France sans titre de séjour. L’étranger ainsi condamné pourrait également encourir une peine complémentaire d’interdiction du territoire français d’une durée maximale de 3 ans.

Le délit de séjour irrégulier a été abrogé en 2012 car il était contraire à la directive retour de l’Union européenne qui impose de laisser un délai à la personne pour quitter le territoire de sa propre initiative.

Mais, ce n’est pas la première fois que le délit de séjour irrégulier est remis sur la table. En effet, même s’il était absent du projet de loi initial qui a donné lieu à la loi immigration du 26 janvier 2024, ce délit a été réintroduit par les sénateurs « les Républicains » dont M Retailleau avant d’être supprimé par les député·es en commission des lois, puis finalement réintégré par la commission mixte paritaire à la suite de l’avis favorable de Gérald Darmanin. Le Conseil constitutionnel l’a ensuite censuré comme cavalier législatif.

A nouveau ce délit de séjour irrégulier refait surface, porté par l’extrême droite. Nos organisations condamnent fermement cette volonté de stigmatiser et criminaliser les étrangers et étrangères vivants sur notre territoire. Celles et ceux qui voteront ce texte porteront la responsabilité d’un naufrage politique et moral en soutenant un des projets loi qui vient en contradiction avec les fondements de la République.

Nos organisations exigent au contraire des mesures pour la régularisation, notamment par le travail, qui permettraient de sortir de la clandestinité des milliers de personnes qui contribuent à la richesse de notre pays.

Ce n’est pas d’une énième loi sur l’immigration et contre les étrangers et étrangères dont ont besoin les citoyens et citoyennes de notre pays, c’est de progrès social, de mesures de justices sociales et fiscales qui permettent de vivre dignement de son travail ou de sa retraite. 

Voter ce texte ne fera pas oublier les exigences sociales qui s’expriment fortement depuis quelques mois, nous appelons l’ensemble des député·es qui se disent de l’arc républicain à ne pas voter ce texte.

Montreuil, le 29 octobre 2025

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(re)Penser notre syndicalisme Cycle autogestion

4 novembre : un cycle sur l’autogestion à l’accueil syndical Solidaires 78

Librairie La Nouvelle Réserve, de 17 à 19 h, ouvert à toustes, entrée libre et gratuite

Mardi 23 septembre a débuté un cycle de travail sur l’autogestion dans le cadre de l’accueil syndical de Solidaires 78 à Limay.

Cette première séance avait pour but de déterminer des questionnements communs et des axes de réflexion pour l’année à venir.

Un débat… à l’écrit !

Pour cela, les participantEs se sont appuyéEs sur une pratique d’éducation populaire de débat : les nappes tournantes.

Chaque personne a eu une feuille sur laquelle écrire. Dans un 1er temps, nous avons chacunE noté ce que le mot « autogestion » évoquait, ce que nous savions dessus, les questions que cela nous posait, les critiques et limites que nous voulions formuler, etc.

Il était possible d’écrire des phrases, des mots, de dessiner. Pas de normes imposées.

Au bout de 3-4 minutes, nous avons tourné : chacunE a récupéré la feuille de la voisine ou du voisin pour la lire, y réagir, commenter ou ajouter des éléments.

Nous avons tourné ainsi plusieurs fois afin d’avoir la réaction de tout le groupe sur chacune des nappes tournantes. C’est à partir de ces écrits à plusieurs mains que nous avons pu faire émerger des questionnements et des envies collectives autour de l’autogestion.

Ici, pas de prise de parole interminables de quelques-uns, pas de participation dominante avec toujours les mêmes qui s’imposent par leurs expériences, leurs habitudes militantes, leur « aura ». Chacune et chacun a pu prendre le temps de mûrir sa réflexion, de se confronter à celles des autres, d’y prêter attention, de voir comment ça fait bouger – ou non – ses propres représentations.

C’est une pratique qui permet de se décentrer un peu de soi, de se rendre compte des questionnements et des besoins qui émergent du collectif sur un thème donné.

Nous avons également pu évoquer comment chacunE a rencontré la problématique de l’autogestion, dans le cadre du travail ou du militantisme, par exemple.

Voir l’article

Quels questionnements communs ? Quelles orientations pour un travail syndical sur l’autogestion ?

– est-ce que ça marche ? Quelles expériences d’autogestion ? Plusieurs films ont été évoqués, avec l’idée d’organiser des projections.

– quels sont outils de l’autogestion ?

– c’est quoi un mandat ? quels sont les types de mandats ? Faut-il les contrôler ? Si oui, comment les contrôler ?

– autogestion, anti-hiérarchie : comment tenir sur le long terme face au conditionnement social et politique à vouloir se donner ou être des chef-fes ?

– l’autogestion, c’est pas facile ! Quelles sont les difficultés ? Comment y faire face ?

– travailler sur l’histoire de l’autogestion : d’où ça vient, comment ça s’est traduit dans les mouvements de lutte, dans les entreprises, dans la vie de tous les jours ?

– peut-on tout autogérer ?

– la part individuelle et la part collective dans l’autogestion ; quelle part de responsabilité des individus et du collectif ?

– comment aborder la question du partage des tâches dans l’autogestion ?

– comment mettre en avant la joie et l’enthousiasme qui peuvent naître de l’autogestion ?

Prochaine séance le 4 novembre : on s’y retrouve ?

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En grève ! Retraites

Jeudi 6 novembre : au travail, au chômage ou en retraite : toutes et tous mobilisé·es le 6 novembre contre le budget Lecornu !

Le gouvernement Lecornu a dévoilé son projet de budget 2026. Sous prétexte de « faire des économies » pour « maîtriser les dépenses publiques », il propose un plan d’austérité qui n’a qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es… C’est non !

L’austérité du budget 2026 frapperait tout le monde. D’après les calculs de l’OCDE : un·e salarié·e perdrait 105 € par an, une personne au chômage 180 € … et un ménage comprenant un·e ou plusieurs retraité·es 350 € à cause de la seule année dite blanche : gel des pensions, augmentation des impôts et de la CSG par le gel des barèmes, gel de l’ASPA (minimum vieillesse). Des retraité·es changeraient de taux de CSG et verraient leur pension nette baisser.

En plus, les retraité·es seraient victimes de mesures spécifiques : suppression des 10 % d’abattement pour les impôts sur le revenu qui ferait perdre jusqu’à 390 € par an. Une partie d’entre elles et eux, qui ne payaient pas d’impôts, en paieraient et perdraient des exonérations des prestations versées sous conditions de revenus (tarifs sociaux, chèques énergie, tarifs de transport réduits, aides au logement, etc.).

Les femmes retraité-es de par leur niveau de pension inférieur en moyenne de 40% seront encore une fois les grandes perdantes.

Tout le monde subirait d’autres mesures, le doublement des franchises médicales, la régression des services publics, mais ce sont les personnes âgées qui ont le plus besoin de se soigner, qui utilisent le plus les services publics.

Les mesures proposées par le gouvernement sont une rupture violente de ce qui a constitué le fonctionnement de notre modèle social depuis 1945 avec la création de la Sécurité Sociale : la solidarité entre les générations, où chacun·e prend en charge le bien-être de tou·te·s. Faire exploser ce système ne règlera en rien la situation des finances, mais ne fait qu’opposer les citoyen·ne·s entre elles et eux, au plus grand bénéfice des plus fortunés qui s’enrichiront encore de ces divisions. Les retraité·es seraient frappé·es fortement par le budget d’austérité, ils et elles ont raison de se mobiliser dans l’unité le 6 novembre.

Au-delà, c’est bien l’ensemble de la population qui serait touché par l’austérité : c’est tous et toutes ensemble qu’il faut s’exprimer dans la rue le 6 novembre ! Il n’y a pas de fatalité. Nos mobilisations peuvent changer les choses.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre de manière interprofessionnelle les manifestations des retraité·es du 6 novembre. Leurs revendications sont les nôtres.

Manifestons le 6 novembre !

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