Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
antifascisme Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Intervention de Solidaires au rassemblement de soutien au militant antifasciste Gino du 12 mars 2025

Ce mercredi 12 mars, notre camarade Gino, militant antifasciste incarcéré à la prison de Fresnes depuis novembre dernier, comparaissait à la Cour d’Appel de Paris. Suite à un mandat d’arrêt émis par la Hongrie qui l’accuse d’avoir participé à des violences contre des militants néo-nazis à Budapest en 2023, Gino risque d’y être extradé.

Si l’État français décide de le remettre aux autorités hongroises, Gino encourt jusqu’à 24 ans de prison et risque de voir ses droits les plus élémentaires bafoués. Cette audience, qui décidera ou non de son extradition, est donc cruciale pour le sort de Gino. Un rassemblement de soutien était organisé ce jour devant le Palais de Justice à 12h00 où ont eu lieu des prises de paroles du Comité pour la libération de Gino.

Nous refusons l’extradition vers la Hongrie de Gino et exigeons sa libération immédiate. Prise de parole de Aude pour l’Union syndicale Solidaires.

L’union syndicale Solidaires tient à apporter tout son soutien à Gino et aux autres camarades antifascistes incarcéré·e·s, inculpé·es ou inquiété·es par les autorités dans cette affaire dite « de Budapest ». Nous étions présent·es il y a un mois lors de la précédente audience, et nous continuerons à apporter notre soutien quelle qu’en soit l’issue.

Nous l’avons déjà dit, mais nous ne cesserons de rappeler notre solidarité à des camarades, mais aussi notre inquiétude pour les libertés publiques. 

La décision de la police française d’appliquer un mandat d’arrêt international à l’encontre de militant·e·s politiques s’inscrit dans une dynamique de criminalisation du mouvement social, de répression des militants & militants, ce qui suscite inquiétude et indignation.

En tant que syndicat, nous dénonçons cette logique répressive qui s’en prend à celles et ceux qui se mobilisent qui contre un rassemblement néonazi, contre une loi inique, contre la destruction de terres pour un projet imposé, contre la réduction de nos conquis sociaux…..

Ce qui se joue en Hongrie et Allemagne avec l’application des mandats d’arrêts européens, ce qui se dessine en Italie avec la DDL sicurezza, ce qui a eu lieu en Europe et dans le reste du monde a de quoi nous inquiéter. La montée des extrêmes droites et du fascisme n’est pas un épouvantail que les syndicats, collectifs antifas & militant·es agitent pour s’amuser : c’est un risque réel et qui a des implications concrètes pour celles et ceux qui sont ciblées par les discours réactionnaires, nationalistes & racistes.

Revenons à Gino et aux camarades antifascistes italien·nes, car les projets du gouvernement Meloni, soutenu par certains membres du groupement Bayrou, nous concernent tous et toutes.

Le contenu de la DDL sicurezza nous inquiète au plus haut point car il va plus loin que les lois scélérates, présentées par les états comme des lois de “sécurité globale”. En France, les lois Kasbarian, de Sécurité Globale, les lois Damarnin et les sorties ultra sécuritaires de Retailleau sont du même acabit.

Mais ne nous y trompons pas, c’est bien le mouvement social qui est attaqué. C’est une chasse aux pauvres, à celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases, une chasse contre celles et ceux qui font le choix de l’occupation car les prix des loyers nous étranglent, contre celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers ou contre celles et ceux pour qui la solidarité et le secours mutuels ne sont pas que des mots. 

En tant que syndicat nous dénonçons la collusion entre les groupes d’extrême droite hongrois et le gouvernement Orban, qui déploie une politique d’extreme droite, réactionnaire, qui fait la part belle aux intérêts des patrons tout en limitant les droits et libertés publiques. La Hongrie vient d’ailleurs d’être épinglée par des instances européennes sur ces sujets… Et Gino, comme Maja, comme les autres camarades inquiétés par les autorités, risquent un procès inique, fabriqué de toutes pièces.

Le procès de Maja a débuté la semaine dernière : mais notre camarade a refusé la mascarade de la justice hongroise : malgré des conditions de détention contraires aux lois et traités internationaux, Maja a réaffirmé son engagement pour un autre projet de société et pour la liberté de toustes face à la répression.

A l’heure où la France et l’Europe ferment leurs frontières et mènent des politiques d’extrême droite, à l’heure où le ministère de I’intérieur envoie la police réprimer les manifestations féministes qui refusent que des réactionnaires & des nationalistes défilent le 8 mars, à l’heure où nos camarades/compagnons sont emprisonné·e·s pour s’être dressés contre le fascisme (comme Gino, comme Maja et de nombreux·ses autres), nous sommes là et nous serons là, pour réaffirmer que ce n’est pas le projet de société que nous voulons.

En tant que syndicat, nous ferons front partout, tout le temps, et tant qu’il le faudra, pour défendre les droits des travailleur·se·s, pour défendre l’accès à la culture et aux services publics pour tous·te·s, pour des moyens de vivre et de se loger dignement, pour nos salaires, et pour une réelle émancipation de chacun & chacune.
Et pour ce projet de société, c’est une lutte quotidienne que nous menons, contre les oppressions de classe, de genre; contre le racisme, contre l’antisémitisme, mais aussi contre l’enfermement, les frontières et la répression.
Nous sommes ici aujourd’hui pour exprimer notre solidarité, car la lutte antifasciste est internationale.

Free Gino ! Free Maja! Free all antifas !

Catégories
Rail Transport

SUD Rail – INFOS FEDErales de mars

L’INFOS FEDErales n°213 avec son sommaire : 

  • On continue le 8 mars dans nos établissements, dans le ferroviaire …
  • Restructuration nationale dans les RCAD : SUD-Rail refuse !
  • Elections dans les filiales créées fin 2024
  • Liaison Circulation : un collectif national dynamique 
  • ASCT : un conflit très suivi sur l’Axe Sud Est
  • SUD-Rail s’implante aux Chemins de Fer de la Corse
  • Des nouvelles de la restauration ferroviaire
  • Le 1er mai sera mis en place une Protection Sociale Complémentaire à la SNCF 
Catégories
En grève ! Fonction publique

Appel à la grève le 1er avril 2025 à FRANCE TRAVAIL

ublié le 14 mars 2025 par Solidaires SUD Emploi

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 1ER AVRIL 2025 !

POUR NOS MISSIONS, POUR NOS METIERS, POUR NOS EMPLOIS POUR NOS SALAIRES ET TRAITEMENTS !

La mobilisation du 5 décembre 2024 a permis d’obtenir un sursis et d’éviter les suppressions de postes envisagées par le précédent gouvernement.

Néanmoins, la présentation d’un Plan dit « d’efficience » concernant « 3700 postes a minima » d’ici 2027 – soit 800 de plus qu’annoncés en juillet dernier au Conseil d’Administration – et la négociation d’un prochain accord sur la « Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels » n’augurent rien de bon tant pour nos missions, que pour nos métiers et nos emplois ! Les collègues exerçant en « fonction supports » et les établissements comme la Direction Générale ou la DSI vont être les premières victimes en 2025 d’un redéploiement forcé avec des mutations professionnelles voire géographiques imposées. A terme, ce sont de nombreux collègues qui seront concernés par des changements d’activités voire d’emploi.

Pour toutes et tous, l’intensification du travail va s’accroître et les conditions de travail se détériorer.

L’Entretien D’Orientation (EDO), l’Accompagnement Intensif, les 15h d’activités hebdomadaires (sans que nous n’en ayons encore ni la définition ni leurs conséquences) et le Contrôle de la Recherche d’Emploi dit « rénové » sont les principales priorités de la Direction Générale. Ces priorités ne répondent en rien aux besoins de nos usager.es et vont aggraver nos conditions de travail.

La mise en oeuvre – à marche forcée – de la Loi Plein emploi – dans un cadre budgétaire austéritaire et dans une période de plans de licenciements massifs – contraint à l’inscription plusieurs centaines de milliers de personnes sans emploi sans que France Travail et encore moins les autres opérateurs (Missions Locales, Cap Emploi, Départements…) aient les moyens pour les accompagner.

Le budget de France Travail présenté au Conseil d’Administration ce 27 février renforce notre inquiétude. Une nouvelle fois l’Etat se désengage notamment dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences, la part des prestataires privés se maintient à un niveau très élevé (466 millions d’€) et aucune revalorisation de nos salaires et traitements n’est envisagée ! Aucune organisation syndicale n’a voté pour ce budget !

Plus que jamais, l’intersyndicale CFTC, CGT, FSU, STC, SUD exige :

  • Le maintien de toutes nos missions au service des besoins des usager.es,
  • L’augmentation des effectifs de France Travail et la titularisation de nos collègues en contrats précaires,
  • L’arrêt du recours massif à l’externalisation et à la privatisation de nos missions,
  • La revalorisation des salaires et des traitements.

L’INTERSYNDICALE NATIONALE APPELLE L’ENSEMBLE DES AGENTS DE FRANCE TRAVAIL A LA GREVE LE 1ER AVRIL

et à participer aux initiatives intersyndicales régionales.

Catégories
antifascisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes féministes

Communiqué de presse 9 mars 2025 : pas de fascistes dans nos manifestations !

Le 8 mars a été une grande réussite de par le nombre et la diversité des participant·es sur l’ensemble du territoire.

Cependant à Paris, nous avons à dénoncer les tentatives d’intrusion du collectif identitaire d’extrême droite Nemesis qui instrumentalise les droits des femmes à des fins racistes.

Heureusement de nombreux-euses manifestant·es et leurs slogans antifascistes et antiracistes les ont empêchés de rejoindre la manifestation. La préfecture de Paris était prévenue que ce collectif n’était aucunement accepté et antinomique des valeurs de cette manifestation.

Nous dénonçons l’attitude des forces de l’ordre qui ont chargé de manière violente à plusieurs reprises le service de protection des manifestant·es.

Plusieurs militant·es ont été extirpé·es sans ménagements de cette ligne de protection suite à ces charges, dont un camarade de Solidaires. Après une nuit en garde à vue notre camarade est sorti sans aucune poursuite. D’autres sont encore à cette heure-ci en garde à vue.

Solidaires condamne ces procédés violents et choquants envers le service de protection d’une manifestation. Nous remercions les camarades qui y ont participé. Sans eux et elles, ce sont les dizaines de milliers de manifestant·es qui auraient été chargées.
Nous condamnons aussi le fait que la préfecture a encore une fois décidé de protéger et accompagner un groupuscule d’extrême droite dans une manifestation féministe plutôt que de leur en interdire l’accès.

SIAMO TUTTE ANTIFASCISTE !

Catégories
Luttes féministes Santé-Social Vidéo

Lutte contre les fresques sexistes et la culture carabine

Lucie et Isabelle reviennent sur la lutte qu’elles ont mené sur leur lieu de travail contre les fresques sexistes, la culture carabine et la culture du viol.
Elles expliquent aussi comment une victoire locale a pu permettre d’obtenir une jurisprudence qui a servi à d’autres collègues dans d’autres établissements de santé, puis d’obtenir une instruction ministériel pour le retrait des fresques sexistes/pornographiques de tous les établissements de santé. (https://cme.aphp.fr/si…)

Catégories
Retraites

20 mars – Journée nationale de mobilisation des retraité·es pour l’accès aux soins de toutes et tous… RDV 78 à Houdan

Journée nationale de mobilisation des retraité.es

Dans toute la France à l’appel des organisations de retraité.es

RASSEMBLONS-NOUS LE 20 MARS

Pour l’accès aux soins de toutes et tous
Pour la défense et le développement de l’hôpital public
Pour une loi « grand âge » finançant la perte d’autonomie
Pour la reconquête de la Sécu 

A HOUDAN, 10h30, à côté de l’hôpital (rue des remparts)

Actives, Actifs, Retraitées, Retraités ensemble le 20 mars à Houdan

La santé ne concerne pas que les retraité.es

Catégories
Informatique

10 – 14 mars, Ubisoft – L’heure du procès

10-14 MARS 2025
Le 15 Juillet 2021, une plainte était déposée auprès du Procureur de Bobigny par maître Maude Beckers représentant à la fois le syndicat Solidaires Informatique et plusieurs victimes au sein de l’entreprise, concernant des faits de harcèlement moral, sexuel et d’agressions sexuelles existants dans l’entreprise depuis de
nombreuses années, avec la complaisance des services des Ressources Humaines, protégeant les harceleurs et réduisant les victimes au silence.

Lire la suite sur le tract…

Catégories
Éducation En grève ! Enseignement supérieur, recherche

Mardi 11 mars : Mobilisation massive de l’enseignement supérieur et de la recherche !

Depuis le mois de décembre 2024, la mobilisation des étudiant·es et personnels se développe dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) contre le budget d’austérité adopté par le gouvernement, qui fait suite à des budgets déjà largement insuffisants ces dernières années pour faire face à l’augmentation des effectifs étudiants et des missions de service public. L’objectif affiché d’atteindre 50 % d’une génération avec un diplôme du supérieur doit être soutenu budgétairement, au risque de ne pouvoir ouvrir les formations faute de personnel. La précarisation croissante de l’université, de ses étudiant·es, et de ses personnels est déjà manifeste depuis le début du premier “quinquennat Macron”.

Nos organisations ont mis en avant à de multiples reprises les sources de financements possibles pour le service public de l’ESR via, par exemple, une réaffectation des moyens du crédit impôt recherche, un contrôle des aides à l’apprentissage ou un arrêt du financement public pour les établissements privés. Alors qu’il manque aujourd’hui au moins 8 milliards à l’ESR public pour remplir ses missions, que 80 % des universités affichent de réelles difficultés financières, le budget voté par l’Assemblée Nationale le 6 février dernier porte à presqu’un milliard les coupes budgétaires sur le périmètre de la Mission Interministérielle de l’ESR (MIRES) depuis la loi de finances initiale 2024. Si le budget augmente quelque peu pour le programme 150, cela ne compense qu’à moitié la hausse des charges financières contraintes (hausse des cotisations employeur pour les retraites, mesures Guerini ou liées à la LPR), cela ne permettra pas d’enrayer la crise financière des établissements. Pour leur part, les programmes concernant la recherche et celui concernant la vie étudiante font directement les frais de cette réduction budgétaire et parfois drastiquement (moins 77M€ pour la vie étudiante, moins 33M€ pour les recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires, moins 91M€ pour la recherche spatiale, moins 540M€ pour la recherche dans les domaines de l’énergie, du développement et de la mobilité durables, etc..).

Après des années de sous-financement, les conséquences délétères se concrétisent déjà pour l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche et vont s’aggraver dès ce second semestre : dégradation des conditions de travail et d’études, suppression de filières entières, réduction drastique des capacités d’accueil, annonces de la libéralisation des droits d’inscription, non-remplacement des départs à la retraite, recours massif aux heures complémentaires pour les titulaires, aux contrats courts dans les services et les laboratoires et à des vacataires (massif en 1er cycle notamment) qui contribuent à faire tourner l’Université à moindres frais, concurrence entre organismes de recherche et universités, réduction des frais de missions, disparition de pans entiers de recherche, etc.

Dans de telles conditions, les missions fondamentales des universités et des organismes de recherche, la formation et la recherche, sont menacées à très court terme. Les évaluations défavorables rendues par l’HCERES concernant les diplômes de licences et de masters de la vague E, associées à ce contexte budgétaire d’austérité font craindre un dépeçage de l’ESR public qui va contre l’intérêt de la jeunesse et de notre pays, et plus largement de tou·tes les citoyen·nes. Le projet, toujours menaçant, du PDG du CNRS de concentrer les moyens sur quelques “key labs” procède de la même démarche de division pour rendre admissible une réduction des crédits.

La communauté universitaire, les universités et les organismes de recherche ne supporteront pas un énième coup de rabot alors que les enjeux de la recherche publique et d’une formation de qualité pour toutes et tous n’ont jamais été aussi importants.

Face à ces attaques, nous appelons à une riposte massive et unitaire pour défendre, de toutes nos forces, le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et ses missions fondamentales de recherche et de formation, et obtenir un tout autre budget qui permette la rénovation des bâtiments, la création d’emplois statutaires ainsi que l’amélioration des conditions de travail, d’études et de vie pour tou·tes les personnels et les étudiant·es.

Nos organisations appellent à poursuivre et amplifier la mobilisation unitaire entamée en décembre qui s’étend dans nombre d’universités.

Elles appellent tous les personnels et étudiant·es à élargir le mouvement en cours contre la casse du service public de l’ESR et à se mettre en grève et/ou à se mobiliser massivement le11 mars prochain, jour de CNESER budgétaire.

D’ici-là, l’intersyndicale appelle à faire des jeudis 20, 27 février et 6 mars, des “jeudis de lutte contrelacasseduservicepublicdel’enseignementsupérieuretdelarecherche”,àpoursuivre la diffusion d’informations et à se réunir en assemblées générales ou heures d’informations syndicales afin de discuter des modalités d’action et des revendications prioritaires des étudiant·es et personnels qui pourraient être portées en mars auprès des parlementaires et du gouvernement.

Paris,le19février2025

RSS
Follow by Email