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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antimilitarisme Éducation

Militarisation de la jeunesse et de l’école : SUD éducation dit non !

Ce communiqué a été publié le 02/04/2026

Après l’ouverture de la campagne de recrutement pour le service national volontaire, les offensives se poursuivent et s’intensifient. L’objectif : enrôler la jeunesse et assurer la promotion de l’armée. Aux assauts du gouvernement s’ajoutent les initiatives de parlementaires déçus de n’avoir pu imposer, en remplacement du SNU, un service militaire obligatoire.

Le 26 mars, était ainsi adoptée à l’Assemblée nationale la proposition de loi portée par le député Modem du Calvados Christophe Blanchet pour rendre obligatoire, dès la classe de 6e, un enseignement à la défense et à la sécurité globale inscrit dans les programmes scolaires. Cette mesure constitue un pas de plus dans la militarisation de la jeunesse et le renforcement des liens entre l’école et les Armées.

Le ministre de l’Education nationale, favorable au resserrement des liens entre son ministère et celui des Armées, avait publiquement soutenu cette proposition de loi lors du Forum de Paris auquel il participait mardi 24 mars. Elle s’inscrit, en effet, dans le dispositif plus large qu’il déploie en complément de la mise en place du service national et qui comprend toute une série de mesures au service de la militarisation de l’école. Dès la rentrée 2026, la participation à un temps de commémoration sera rendue obligatoire dans les établissements scolaires, les classes de défense seront étendues à trois ans et valorisées au baccalauréat et dans Parcoursup. Ces mesures trouveront un écho zélé dans les mairies récemment gagnées par le RN. Les programmes d’extrême droite pour les élections municipales portaient, en effet, comme promesse de campagne, la généralisation des classes défense dans toutes les écoles d’une commune.

L’arsenal ainsi déployé vient par ailleurs compléter des pratiques inquiétantes déjà en place contribuant à faire de l’école un espace d’embrigadement. Depuis l’ouverture de la campagne pour le service national, le 12 janvier, les équipes pédagogiques font l’objet d’une multiplication de sollicitations pour faire connaître aux élèves le service national volontaire et les inciter à s’engager. Des personnels de direction relaient ainsi les courriers que leur adressent des unités militaires pour faire la promotion de ce dispositif.

SUD éducation dénonce cette militarisation de l’école à marche forcée, s’oppose aux mesures mises en place et aux discours tenus pour embrigader les élèves. À l’heure où les personnels et les parents d’élèves se mobilisent face à des suppressions de moyens lourdes de conséquences pour le service public d’éducation, ces mesures sont d’une scandaleuse indécence, parfaitement inappropriées. Le conditionnement de la jeunesse à un “effort de guerre” n’a sa place ni à l’école ni ailleurs. L’école ne doit pas se faire le relais de politiques bellicistes qui ciblent la jeunesse. C’est un grave dévoiement de ses missions. SUD éducation invite à construire des réactions collectives, à opposer à ces dangereuses mesures une éducation émancipatrice, des pédagogies anti-militaristes au service d’un projet de société pour la paix et la justice sociale.

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antimilitarisme Internationalisme

Cessez le feu immédiat et auto-détermination du peuple iranien ! (communiqué unitaire)

Publié le 13 mars 2026

Depuis le 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël poursuivent des bombardements sans relâche en Iran. Le bilan de ces opérations militaires est déjà lourd : plus d’un milliers de victimes civiles, des centaines de blessé-e-s dont de nombreux enfants, des destructions d’infrastructures, un pays mis à l’arrêt et une escalade des hostilités dans l’ensemble du Moyen-Orient et tout particulièrement au Liban.

Cette guerre engagée unilatéralement, est une guerre impérialiste qui met un coup d’arrêt au droit des Iraniennes et Iraniens à décider de leur avenir.

Sans mandat des Nations unies et en violation du droit international, cette guerre est menée sous le fallacieux prétexte de permettre au peuple iranien de se libérer de la dictature islamique. Mais la réalité apparaît bien plus sordide : cette guerre a été voulue par Trump afin de disposer d’un pouvoir à sa main à la tête de l’Iran, sans aucun souci de démocratisation.

Au-delà de ces faux-semblants, aucune démocratie n’a jamais été construite sur la base d’une attaque militaire visant à éliminer un dictateur ou un régime. Une agression militaire sur un pays souverain est, quelles qu’en soient les motifs et justifications, une violation du droit international, de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Toutes les violations présumées, notamment les attaques aveugles, disproportionnées, ciblant délibérément les populations et infrastructures civiles, les structures médicales et les écoles, doivent faire l’objet d’enquêtes rapides, indépendantes et transparentes.

Nous, organisations de défense des droits, qui avons manifesté pour dénoncer les massacres du régime des mollahs contre sa propre population, exprimons notre solidarité avec le peuple iranien face à cette nouvelle épreuve dans la lutte pour le choix de leur avenir :

– nous condamnons fermement les attaques contre l’Iran menées conjointement par les armées américaine et israélienne ;

– nous dénonçons les violations du droit international et appelons à des enquêtes rapides, indépendantes et transparentes sur les crimes commis en Iran ;

– nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, et à ce qu’un processus s’engage en vue d’une transition démocratique s’appuyant sur le respect des droits humains et du droit international ;

– nous appelons les autorités iraniennes à libérer immédiatement toutes les personnes arbitrairement détenues et les prisonnières et prisonniers politiques.

Nous appelons à rejoindre la Marche contre les guerres d’agression et en solidarité avec les peuples d’Iran, vendredi 13 mars à 18h30 à Paris, Place des fêtes.

Solidarité avec les luttes en Iran pour la justice et l’égalité ! 

Ni trône ni guide suprême !

Femmes, vie, liberté ! 

Vive la solidarité internationale entre les peuples!

Paris, le 12 mars 2026

Premiers signataires: CGT, FIDH (Fédération internationale pour les droits humains), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), RESU (Comité français du réseau européen de solidarité avec l’Ukraine), Solidaires, SOS Racisme, Ukraine CombArt.

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antimilitarisme Éducation

Courrier intersyndical – Non à la militarisation de l’École !

Dans un contexte de multiplication des initiatives visant à renforcer les liens entre l’école et les armées, un courrier intersyndical (FSU, FO, CGT et SUD éducation) a été adressé au ministre de l’Éducation nationale pour demander le retrait du guide “Acculturer les jeunes à la Défense” et l’abandon des “classes défense”.

L’urgence, dont témoignent les enquêtes de Santé publique France, c’est de donner les moyens nécessaires pour répondre à la détresse d’une jeunesse en grande souffrance psychique. L’urgence encore, face à un service public d’éducation qui s’effondre, c’est de donner des moyens pour de meilleures conditions d’accueil et d’apprentissage, en commençant par baisser les effectifs par classe.

À l’attention de Monsieur Édouard Geffray,
Ministre de l’Éducation nationale Monsieur le ministre, Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ». Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Éducation à la défense ». Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de « découverte professionnelle » des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ». La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’École et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée. Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves. C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée. Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation. Paris, le 4 février 2026
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(re)Penser notre syndicalisme antifascisme antimilitarisme Défense de nos libertés Violences policières

Les Utopiques numéro 30 : Quelle justice ? Quelle police ?

Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.

Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.

Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.

Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.

Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.

Pour commander le numéro ou s’abonner à la revue :

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme Santé-Social

STOP USA !!!




Nous, militant·e·s de SUD santé sociaux 78, affirmons ici notre solidarité avec le peuple Vénézuélien. Soyons clairs, nous ne soutenons absolument pas le dictateur Maduro qui a imposé un
système liberticide, antisocial, autoritaire et une répression envers ses opposant·e·s, dont des syndicalistes.


Nous sommes solidaires des travailleuses et travailleurs du monde entier car toustes, nous sommes victimes du capitalisme. L’impérialisme dont les USA font preuve en ce moment, comme tant de fois dans leur histoire, n’en est que l’incarnation dans son stade suprême. C’est à cela qu’une fois de plus nous assistons avec le kidnapping de Nicolas Maduro. La phase critique d’un capitalisme en crise à l’intérieur duquel les nations impérialistes sont prêtes à tout pour s’accaparer les ressources et contrôler le commerce international. Ne nous y trompons pas, il ne s’agit ici que de cela, les Etats Unis font ce qu’ils ont toujours fait : déstabiliser un concurrent commercial par l’action militaire.

Le kidnapping du Président Maduro par les USA est un acte de guerre au même titre que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous déplorons que le gouvernement Français, ainsi que la presse très obéissante, cautionnent ce qu’il vient de se passer. Nous aurions préféré qu’ils appellent, aussi fermement qu’ils l’ont fait dans le cas de la Russie, au gel des avoirs étatsuniens, à l’exclusion des athlètes étasuniens des JO, à des sanctions économiques contre les USA, au boycott de leurs produits notamment de leur gaz et pétrole de schiste, au renvoi des universitaires étatsuniens dans leur pays.


Comme pour l’intervention en Iran cet été, les USA, première puissance pétrolière du monde, tentent de déstabiliser le Venezuela afin que le prix du baril de pétrole Vénézuélien ne descende pas en dessous de 60 dollars. En dessous de ce prix, il serait trop compétitif et se vendrait mieux que le baril de pétrole de schiste étasunien. Les USA essaient ainsi de maintenir leur position hégémonique sur l’échiquier de la compétition mondiale capitaliste en contrôlant les exports et les prix. Pour cela ils cherchent à pourrir leurs concurrents et à vassaliser leurs partenaires. Tout le monde doit s’aligner sur leur organisation
commerciale et mercantile contrôlée par la guerre. C’est ce qu’ils font en Afrique, au Moyen Orient, mais aussi en Europe avec l’Ukraine. Travailleuses, travailleurs, ils nous emmèneront à la guerre car c’est leur intérêt et la montée des extrêmes droites européennes les y aidera. Celles-ci, en poste dans plusieurs
gouvernements européens dont la France, en collaboration avec le patronat, vont chercher à organiser via des réformes iniques et illégitimes, toujours plus de casse sociale. De la casse sociale pour financer des guerres et des guerres pour financer l’hégémonie américaine sur le monde.


Nous réaffirmons, nous travailleuses et travailleurs, ceux qui de tous temps sont les premier·e·s touché·e·s et les premier·e·s à voir leurs enfants mourir pour les intérêts des possédants capitalistes dans les guerres qu’ils organisent, que nous sommes solidaires des nôtres. C’est à dire de tous les travailleurs, de quelque couleur, religion, origine, genre qu’ils soient et que nous vomissons et combattons l’extrême droite et le fascisme. Ceci dans toutes ses formes et en premier lieu celui qui s’exprime par son impérialisme le plus crasse en la personne de Donald Trump pour le compte des USA. Nous défendons l’autodétermination des peuples, l’intérêt des travailleuses et travailleurs du Venezuela et d’ailleurs.

Syndicat SUD Santé Sociaux des Yvelines – CH Plaisir : 220 Rue Mansart 78370 Plaisir Mail :
sudsantesociaux78@gmail.com – Tél : 06 49 65 61 58

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Antihiérarchie antimilitarisme Éducation

Service militaire volontaire : pour SUD éducation, la militarisation de la jeunesse, c’est toujours non !

Emmanuel Macron accentue et accélère la logique belliciste dans laquelle il s’enferme. Annoncé depuis de longs mois, le rétablissement du service militaire, sur la base du volontariat, est désormais devenu concret lors de la visite, à Varces, du Président venu s’exprimer auprès de la 27e Brigade d’infanterie de montagne. La forme qu’il prendra, les mesures qu’il comprend, son plan de déploiement et son coût ont été dévoilés : estimé à 2 milliards d’euros pour 2026, ce dispositif devrait enrôler, à partir du prochain été, 3000 volontaires, âgé·es entre 18 et 19 ans avec un objectif de 10 000 conscrit·es pour 2030 et 50 000 pour 2035. Les volontaires seront notamment recruté·es lors de la journée de défense et de sécurité, transformée en « journée de mobilisation ».

Ce service militaire, quoique volontaire, s’inscrit dans une volonté affichée de militarisation de la jeunesse. Il prolonge le plan de « réarmement » que ne cessent de déployer Macron et ses gouvernements successifs et qui se manifeste dans des choix budgétaires, des mesures au service de l’armée et de la défense, une rhétorique martiale. Ce service militaire vient appuyer et valider le scandaleux discours « va t’en guerre » du chef d’état major des armées devant le congrès des maires de France : il illustre la pression mise par le militaire pour un enrôlement de la jeunesse, la préparation des esprits pour « accepter de perdre ses enfants ».

Ce service militaire vient prendre la suite du service national universel, mesure phare des quinquennats de Macron à laquelle il a dû renoncer faute d’adhésion de la jeunesse à ce dispositif onéreux, largement décrié et combattu. À travers ce service militaire, le Président bafoue les revendications portées par la jeunesse, les organisations syndicales, les collectifs mobilisés contre le SNU. Il renie également des décennies de lutte pour la suspension de l’ancien service militaire obtenue en 1997.  SUD éducation s’oppose à cette mesure qui franchit un cap dans la militarisation de la jeunesse et la combattra avec la même détermination que nous avons combattu le SNU.

Ce service militaire s’accompagne de toute une série de dispositions qui engagent l’Éducation nationale et renforcent les relations déjà très étroites entre l’école et l’armée. Ainsi, les classes défense, dispositif qui permet de nouer des partenariats entre des établissements scolaires et les forces de défense et de sécurité, verront leur durée étendue de un à trois ans. Les établissements scolaires devront, par ailleurs, organiser la participation des élèves à au moins une journée commémorative par an. Enfin, les élèves de seconde devront être incité·es à faire leur stage de fin d’année dans l’armée.

SUD éducation dénonce ces dispositifs qui vont à l’encontre du projet d’école émancipatrice que nous portons. Nous refusons que les missions de l’école soient dévoyées pour en faire un espace d’enrôlement et d’embrigadement de la jeunesse. Le service militaire annoncé par Macron et les mesures qui l’accompagnent traduisent une dangereuse mainmise de l’armée sur la jeunesse, instrumentalisant l’école au service de cet objectif, captant des moyens qui font défaut à un service public d’éducation en souffrance, incapable d’accueillir dans de bonnes conditions l’ensemble des élèves. Ce projet ne répond en rien aux besoins et préoccupations d’une jeunesse dont la santé mentale s’est largement dégradée comme le révèlent les enquêtes de Santé publique France. Elle  manifeste son inquiétude pour l’avenir de la planète et se heurte à une sévère répression dès lors qu’elle s’engage pour la justice sociale et climatique.

SUD éducation appelle à construire la résistance à ce service militaire, nouvelle démonstration du mépris du gouvernement envers la jeunesse. SUD éducation invite les personnels de l’éducation nationale à refuser toute participation aux dispositifs mis en place pour faire pénétrer l’armée dans les écoles et à se mobiliser contre la militarisation de la jeunesse et de la société.

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Antihiérarchie antimilitarisme

Service militaire volontaire : non à l’embrigadement de la jeunesse !

Après le fiasco du Service national universel, Emmanuel Macron récidive en proposant un Service militaire volontaire de 10 mois à deux milliards d’euros pour des jeunes de 18 et 19 ans, femmes et hommes, sélectionné∙es pour suivre une formation militaire sur le territoire national, et mobilisables ensuite en cas de “crise majeure”. Pour l’Union syndicale Solidaires, les politiques qui doivent être mises en place pour la jeunesse sont à l’opposé de leur exploitation par les armées. Les jeunes ont d’autres attentes, besoins et aspirations, à commencer par l’accès à des revenus décents, à des emplois et des services publics de qualité notamment dans la santé, et à une formation émancipatrice et gratuite.

Le service militaire volontaire est une version remilitarisée du SNU, pour répondre aux nouvelles menaces, russe notamment. Il s’inscrit dans la politique de réarmement voulue par Macron, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses à l’heure où chaque dépense est comptée dans l’élaboration du budget 2026. L’utilité de cette dépense de deux milliards est hautement discutable dans la mesure où peu de jeunes seront formé∙es, affecté∙es à des tâches subalternes, et où le dispositif mobilisera du personnel d’active dans des tâches d’encadrement. C’est une main-d’œuvre bon marché pour les casernes et l’opération Sentinelle que Macron souhaite en réalité !

Le président de la République et le gouvernement prétendent aussi agir pour favoriser l’engagement des jeunes et la cohésion sociale. Mais les jeunes n’ont pas besoin d’être mis∙es au pas pour que la société se porte mieux. Ils aspirent seulement à devenir adultes dans une société moins inégalitaire et plus juste. La politique économique menée a aggravé les situations de grande précarité pour la jeunesse, et Santé publique France alerte continuellement sur l’état de la santé mentale dans cette classe d’âge.

Pas d’économies sur la jeunesse !

Le gouvernement prône l’engagement des jeunes mais réprime toutes les mobilisations lycéennes et étudiantes.

Le gouvernement dépense 2 milliards pour enrôler quelques milliers de jeunes. L’Union syndicale Solidaires revendique au contraire l’extension du RSA aux 18-25 ans, l’abrogation de Parcoursup et un plan d’ampleur pour créer des places dans l’enseignement supérieur public.

Paris, le 2 décembre 2025

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antimilitarisme

Le SNU mort et enterré

Le renoncement au SNU n’en finit pas d’être annoncé et programmé. Vendredi 19 septembre, les services du premier ministre informaient, par un communiqué, de la suppression de la délégation générale du SNU au 1er janvier 2026. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une mission baptisée « Etat efficace », elle s’accompagne de la suppression de 6 autres délégations interministérielles.

Par cette mesure mise en place dans un contexte de restrictions budgétaires, le nouveau premier ministre prend le relais des annonces faites par Macron en mars dernier et acte, dans les faits, l’abandon du SNU.

L’annonce de Sébastien Lecornu a été précédée, mercredi 17 septembre, par la publication d’un rapport parlementaire sur le SNU, lequel préconise, sur la base des témoignages recueillis, la suppression du dispositif.

Plus rien ne semble pouvoir sauver le SNU, dispositif largement désapprouvé, coûteux, en total décalage avec les attentes et besoins de la jeunesse.

L’extinction du SNU se confirme : le site gouvernemental annonce qu’aucun séjour individuel hors temps scolaire n’est programmé pour l’année 2025-2026 ; le rapport parlementaire publié le 17 septembre relève, quant à lui, qu’aucun appel à projet n’a été lancé pour cette même année 2025-2026 concernant le label « classes et lycées engagés » (sur temps scolaire).

Non à une refonte du SNU, non au « réarmement » !

Si la mesure prise par Sébastien Lecornu confirme la mort du SNU et enterre le dispositif, elle consacre aussi son évolution vers un « service militaire volontaire », conformément aux annonces présidentielles de mars et juillet.

Le communiqué des services du premier ministre précise, en effet, que la suppression de la délégation générale du SNU s’opère « dans un contexte de mise en extinction du SNU et de création prochaine d’un service militaire volontaire ».

La volonté de « réarmement » dans lequel s’inscrivait le SNU n’est pas morte avec lui, loin s’en faut. Au contraire, elle se poursuit et s’intensifie, comme en témoignent la rhétorique martiale que ne cesse de déployer Macron ou encore les crédits alloués à la défense et aux armées. En sus du renforcement de la journée Défense et citoyenneté à laquelle s’oppose l’Union syndicale Solidaires aux côtés d’autres organisations, le gouvernement prévoit un nouveau dispositif d’embrigadement de la jeunesse, version rénovée et remilitarisée du SNU. L’Union syndicale Solidaires exige l’abandon pur et simple du SNU et refuse toute refonte du dispositif allant dans le sens d’une militarisation de la jeunesse et de la société.

La nomination d’un premier ministre qui a précédemment occupé le poste de ministre des Armées trahit la volonté de poursuivre la politique de « réarmement » dans laquelle Macron s’est engagée. Cette politique a des conséquences économiques délétères privant de moyens des postes budgétaires essentiels au profit de la défense et de l’armée. Elle est dommageable à la jeunesse qu’elle entend encadrer et recruter pour pallier l’absence de perspectives à lui proposer.

Cette politique se met au diapason des idées promues par l’extrême droite, partisane d’une mise sous contrôle de la jeunesse et d’un renforcement du militaire. Le programme du Rassemblement national porte, en effet, dans les mesures avancées le rétablissement d’un service national, militaire et obligatoire. Les critiques que les membres du RN ont pu faire entendre concernant le SNU constataient, de fait, son insuffisance en matière de mise au pas et de militarisation de la jeunesse et prônaient l’évolution que lui fait subir Macron et qu’entérine le nouveau premier ministre. De même, le député ciottiste (UDR) Maxime Michelet, co-auteur du rapport publié le 17 septembre, ne prône l’abandon du SNU que pour lui substituer un renforcement des dispositifs qui lient Ecole et Armées et une série de mesures visant à militariser les programmes et pratiques scolaires. Combattre le SNU et combattre son évolution vers un service militaire, c’est combattre l’extrême droite !

Des moyens pour la jeunesse !

Si l’abandon du SNU annoncé par le Premier Ministre peut permettre des économies, celles-ci seront nulles pour répondre aux réels besoins de la jeunesse. L’argent dégagé sera mis à profit pour la mise en place du service militaire prévu par le Président.

Pour rappel, en mai 2025, sur demande présidentielle, le Haut Commissariat au Plan avait proposé des scénarios possibles d’évolution du SNU et envisageait un service militaire volontaire, avec un objectif affiché de « renforcement de la culture de la défense » et de « facilitation du recrutement dans la réserve et/ou les armées ». Le coût de ce dernier était estimé à 1, 7 milliards d’euros par an.

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette attribution de crédits pour des mesures visant à l’enrôlement de la jeunesse. Les besoins sont autres, dans un contexte où la jeunesse connaît de plus en plus des situations de grande précarité, où les chiffres de Santé Publique France concernant la santé mentale des jeunes sont alarmants, où l’accès à la culture et aux études est entravé.

L’Union syndicale Solidaires exige que les moyens libérés par la suppression SNU soient réaffectés au secteur de l’éducation, aux associations d’éducation populaire et aux services sociaux. L’Union syndicale Solidaires s’oppose à toute entreprise de militarisation de la jeunesse.

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antimilitarisme Internationalisme

Non à la guerre Israël-Iran ! Soutien aux mouvements populaires !

Depuis le 13 juin, Israël et l’Iran échangent des frappes aériennes suite à une offensive israélienne dont l’objectif déclaré est d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Cette attaque d’Israël, contraire au droit international, est menée avec la complicité de nombreux gouvernements (dont notamment celui de la France), qui continuent d’armer et de soutenir l’État d’Israël, malgré le génocide en cours à Gaza. Ces frappes ont de lourdes conséquences sur la population iranienne comme sur le conflit israélo-palestinien.

Ce conflit fait subir une double punition au peuple iranien :

– De nouvelles sanctions économiques ont été décidées par l’Union européenne, et le cours de la monnaie iranienne a encore baissé ;

– Le régime iranien a renforcé sa guerre contre les femmes, les salarié.es, les minorités ethniques et de genre, etc. La guerre est utilisée comme prétexte pour étouffer les soulèvements sociaux qui s’expriment depuis plusieurs mois.

Du côté iranien, on dénombre déjà au moins 224 mort·es et plus d’un millier de blessé·es. De lourdes conséquences pèsent sur la lutte du peuple iranien contre le régime répressif, ayant notamment pris la forme du mouvement « Femme, Vie, Liberté ».

L’histoire le rappelle : la guerre n’émancipe pas les peuples.

Non au régime génocidaire israélien, non au régime réactionnaire de la République Islamique d’Iran !

Retrouvez la Déclaration commune des organisations indépendantes en Iran.

L’Union syndicale Solidaires réitère sa solidarité avec les prisonniers politiques et les défenseurs des droits humains en Iran.

Nous exigeons :

Des sanctions immédiates contre Israël ;

La fin de tout commerce d’armes avec Israël ;

La fin du génocide en Palestine.

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