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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Accidents du travail

Accidents du travail : « Pour une politique zéro mort ! »

Tribune publiée dans Le Monde

“En Europe, la France fait partie des pays où l’on meurt le plus au travail, avec 3,32 accidents mortels pour 100 000 personnes en activité (données Eurostat). Deux morts par jour, plus de 600 000 accidents du travail par an. Le constat est terrible.

Mais derrière ces chiffres, il y a des vies perdues ou blessées à jamais. Il y a aussi les vies brisées de familles laissées souvent seules face aux enquêtes, à la justice, aux institutions.

Les mobilisations du 28 avril, Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, ont permis de visibiliser et d’informer, encore timidement, sur cette « hécatombe invisible » des accidents du travail. Avec les organisations syndicales de salariés, nous y participons de toutes nos forces.

Mais il faut faire plus et plus vite. Nous défendons l’urgence d’affirmer et de mettre en œuvre une politique « zéro mort au travail ».

Le ministre du travail Olivier Dussopt a annoncé pour la fin septembre « une grande campagne de sensibilisation » sur les accidents du travail via des spots visibles sur différents supports (télévision, radio, affiches, réseaux sociaux). Personne ne peut trouver à y redire. Mais il serait faux de croire qu’une opération de communication permettra d’apporter, sur le terrain, une réponse suffisante et pérenne à la lutte contre les accidents du travail si elle n’est pas accompagnée de mesures d’urgence et d’un plan sur le long terme.

Des mesures d’urgence d’abord, en donnant aux familles dès le début des procédures une information et un droit d’accès aux éléments de l’enquête et en indemnisant de façon complète les victimes d’accidents et leurs ayants droit. Il faut aussi (re)construire un droit pénal du travail, actuel parent pauvre des tribunaux, en pénalisant fortement le non-respect des principes de prévention du code du travail, en n’hésitant pas à dire qu’un employeur qui ne respecte pas les lois du travail est un « délinquant », voire pire encore.

Les comités d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doivent être restaurés dans les entreprises, eux qui ont été supprimés par les « ordonnances Macron » de 2017, et qui manquent tant dans la lutte contre les accidents du travail.

Enfin, il faut renforcer les prérogatives des inspectrices et des inspecteurs du travail en étendant (aux situations de dangers graves et imminents, aux expositions à des fortes chaleurs…) le champ des dispositifs d’arrêt d’activité permettant de retirer un salarié d’une situation dangereuse, comme cela existe en cas de risque de chute de hauteur dans le BTP.

Des mesures sur le long terme doivent être mises en place ensuite, en faisant de la prévention des risques et de l’éducation à la santé, à la sécurité et à l’amélioration des conditions de travail un élément déterminant de la relation de travail dès l’apprentissage, dès l’école où des stages en entreprise s’organisent en classe de 3e.

C’est un travail essentiel pour sortir des stéréotypes selon lesquels l’accident du travail serait « la faute à pas de chance » ou, pire, la faute de la victime. Bien qu’obligatoire depuis 1992, l’évaluation des risques professionnels reste souvent considérée en entreprise comme une « formalité administrative de plus », alors qu’en 2021 on a décompté 105 000 accidents du travail chez les moins de 25 ans, dont 12 094 pour les apprentis, selon la Caisse nationale d’assurance-maladie.

Le long terme, ce sont aussi des moyens pour tous les services qui concourent à la prévention des risques au travail tels que la médecine du travail, les services de prévention des Caisses d’assurance-retraite et de santé au travail (Carsat), l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP)…

L’indigence doit aussi cesser à l’inspection du travail pour permettre d’atteindre à terme 4 000 agents sur le terrain, contre moins de 1 700 aujourd’hui, et alors qu’un quart des secteurs de contrôle en France (446 sur 2018) sont actuellement vides de tout inspecteur titulaire. Il est temps d’agir.

Fabienne Bérard et Caroline Dilly sont coprésidentes de l’association Collectif familles : Stop à la mort au travail ; 

Matthieu Lépine est professeur d’histoire et géographie, auteur de « L’Hécatombe invisible. Enquête sur les morts au travail » (Seuil, 224 p., 19 €) ; 

Anthony Smith, responsable syndical au ministère du travail, auteur de « 918 jours. Le combat d’un inspecteur du travail » (Arcane 17, 140 p., 13 €).”
https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/27/accidents-du-travail-pour-une-politique-zero-mort_6191247_3232.html

ARTE, deux minutes, c’est court sur le sujet:
https://www.arte.tv/fr/videos/116939-000-A/les-accidents-du-travail-font-deux-morts-par-jour-en-france

Les accidents du travail font deux morts par jour en France

Plus de 3000 personnes décèdent chaque année en Europe d’un accident du travail, dont près de 700 en France. Une situation qui place la France à la 4 ème position, du nombre d’accidents mortels, pour 100 000 travailleurs. Très loin devant les meilleurs élèves que sont l’Allemagne et les Pays-Bas. Le ministère du Travail a décidé de lancer une grande campagne de sensibilisation.  

Combien y a-t-il vraiment d’accidents du travail en France ?

Le gouvernement a lancé le 25 septembre une campagne de prévention des accidents du travail graves. Pour Philippe Saunier, syndicaliste CGT, une première chose à faire serait déjà de vraiment comptabiliser la totalité des accidents, sans camouflage.

https://basta.media/combien-y-a-t-il-vraiment-d-accidents-du-travail-en-france Philippe Saunier ,Syndicaliste CGT, ex-opérateur à la raffinerie Total de Gonfreville, auteur du livre Santé au travail et lutte des classes (Syllepse, 2023).

https://www.syllepse.net/sante-au-travail-et-luttes-de-classes-_r_46_i_1029.html

« On serre les dents, parfois ça casse » : ces accidents du travail non déclarés dans le BTP

https://basta.media/on-serre-les-dents-parfois-c%CC%A7a-casse-ces-accidents-du-travail-non-de%CC%81clare%CC%81s

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antifascisme

La lettre mensuelle antifasciste de VISA

Les articles parus sur VISA en août.
VISA 73-74 : AGIR SYNDICALEMENT CONTRE L’EXTRÊME DROITE
preview VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) est une association intersyndicale composée de plus de 120 structures syndicales : l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, la FSU et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT-SO, de la CNT et du Syndicat de la… afficher en ligne.
À Bourges l’extrême droite agresse encore des militant·e·s de solidaires
preview Samedi 23 septembre à l’angle des rues d’Auron et Jean François Deniau en se rendant à un rassemblement, deux de nos camarades ont été la cible d’intimidations, d’insultes et de vol. Les cinq agresseurs sont clairement identifiés comme membres de l’extrême droite Berruyère. Une fois de plus l’extrême-droite tombe le masque et montre son visage… afficher en ligne.
RASSEMBLEMENT ANTIFASCISTE Les Herbiers (85) – 2 septembre
preview Le samedi 2 septembre aura lieu aux Herbiers (85) une manifestation de l’ultra-droite fasciste organisée par des associations et collectifs royalistes, révisionnistes, catholiques intégristes, LGBT+phobes… Ce regroupement se veut ouvert au public afin de propager ses idéologies haineuses, discriminatoires, violentes et révisionnistes. Un très bref aperçu des invité·es d’honneur de l’événement : Les Herbiers, c’est cette petite ville du bocage de… afficher en ligne.
Intersyndicale de l’Allier : Les royalistes d’action française réunis dans l’Allier pour préparer leurs actions (violentes)
preview Les organisations syndicales la CGT, FSU, Solidaires de l’Allier, attachées à des valeurs de démocratie, de liberté et contre toute forme de discrimination s’expriment avec force à travers ce communiqué pour dénoncer le camp de « formation de l’Action Française » qui s’est tenu au château de Fourchaud, sur la commune de Besson. Ce bâtiment… afficher en ligne.
PAS DE PLACE POUR L’ANTISÉMITISME SUR LES SCÈNES DE CAEN ! DIEUDONNÉ, RESTE CHEZ TOI !
preview Le vendredi 22 septembre 2023 Dieudonné prévoit de se produire à Caen. Dieudonné est un antisémite récidiviste, condamné pour incitation à la haine raciale à plusieurs reprises. Sur scène il rit des chambre à gaz, admire Pétain, fait des saluts nazis. Acolyte du polémiste fasciste Alain Soral, Dieudonné cultive un entourage fermé et sectaire qui… afficher en ligne.
Intersyndicale de la Marne : communiqué contre le RN à la foire de Châlons-en-Champagne
preview La Foire de Chalons en Champagne est un rendez-vous commercia, mais aussi un lieu de rencontres et d’ecnanges avec le monde économique et politique. Ainsi plusieurs personnalités politiques seront presentes a Chalons en Champagne dans le période entre le 1 et le 11 septembre 2023 Un d’entre eux. qui est le président du Rassembiement National… afficher en ligne.
Avant-Première du film “Béziers, l’envers du décor”
preview Samedi 30 septembre à 18H à la CIMADE de Béziers (14 rue de la Rotonde) Film soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme de Béziers Construit en deux parties : 18H-19H30 1ère partie Buffet dinatoire organisé par l’association ACHM (association contre le harcèlement moral et la souffrance au travail) 20H30-22H 2ème partie et débat avec le réalisateur… afficher en ligne.
Intersyndicale éducation : Déclaration intersyndicale suite à l’audition du bilan de rentrée à l’Assemblée Nationale
preview Nos organisations FSU, UNSA Education, Fnec-FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, Snalc et Sud Éducation ont participé mercredi 20 septembre à une table ronde sur la rentrée 2023 dans le 1 er et le 2d degré organisée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Toutes nos organisations ont pointé les problèmes rencontrés… afficher en ligne.
Intersyndicale éducation 93 : L’extrême-droite n’a rien a faire dans nos établissement
preview Mardi 19 septembre 2023, deux députés du RN ont tenté de pénétrer dans l’enceinte du lycée Utrillo (Stains), sans y être invités, accompagnés de caméras et micros de média d’extrême droire dont la rédaction d’articles mensongers et racistes est le fond de commerce. La vigilance de la direction, dont nous saluons la probité, a permis… afficher en ligne.
Nouvelle Brochure de VISA : S’armer contre l’extrême droite. Tome 2. Bon de commande
preview La nouvelle brochure de VISA est maintenant disponible ! Commandez là en envoyant le bon de commande ci-dessous à assovisabis@gmail.com ! afficher en ligne.
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antifascisme Défense de nos libertés

14 octobre à Trappes débat LDH Extrême droite : défi global pour nos droits, riposte locale

L’extrême droite de plus en plus menaçante dans une politique de restriction des droits et des libertés

Face à des actions, intimidations et violences développées récemment dans les Yvelines, divers secteurs toujours plus nombreux ont été visés , et notamment :

  • Espaces dédiés à l’accueil des sans-abris, demandeurs d’asiles, réfugiés
  • Lieux de culture et d’enseignement, médias, universités, théâtres
  • Organisations,syndicats et associations qui sont les garants de la vie démocratique
  • Agressions physiques contre des personnes, à raison d’une identité d’origine, d’adhésion ou de genre, réelle ou présumée

C’est la déstabilisation de toute l’architecture institutionnelle qui contribue à installer et à garantir l’accès aux droits et libertés pour toutes et tous sur la base d’un principe d’égalité qui est visée par l’extrême droite.

Nous avons besoin d’échanger, de nous coordonner localement et de mettre en commun nos expériences et nos capacités de mobilisations.

C’est pourquoi nous vous invitons, dans un premier temps, à participer au débat organisé par la fédération des Yvelines de la Ligue des droits de l’Homme,

le 14 octobre 2023 de 15h à 17h

Maison des associations Espace 1901

22, rue Maurice Ravel, 78190 Trappes

Le thème en sera :

Extrême droite : défi global pour nos droits, riposte locale

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Conditions de travail Éducation Luttes féministes Rail

Protections hygiéniques pour toutes ! Campagne SUD Rail et SUD Éducation

Depuis deux ans la fédération SUD-Rail porte la revendication de faire installer des distributeurs de protections hygiéniques dans les différents établissements . C’est en ce sens que dans plusieurs CSE les délégué-e-s SUD-Rail ont posé des audiences pour porter cette revendication, proposé des distributeurs afin d’aider les femmes qui se trouveraient en situation précaire ou non.

Pour SUD-Rail, la SNCF aurait pu être avant-gardiste sur le sujet mais non, elle préfère attendre que ce soit le gouvernement qui légifère… Une telle mesure n’est pas inscrite dans les textes, mais les entreprises sont libres de l’accorder à leurs employées dans les conditions qu’elles fixeront. Rien n’empêche la SNCF d’être pionnière en proposant un ou plusieurs jours de congés.

L’exemple plus actuel et plus “proche” est celui de la DDETS, 31 qui a instauré une journée d’autorisation d’absence exceptionnelle par mois, pour les femmes qui estimeraient en avoir besoin.


Santé au travail : SUD éducation revendique un congé menstruel !

Pour notre santé, imposons le congé menstruel au travail !

Avec un taux de féminisation de plus de 70 %, il est grand temps pour le ministère de l’Éducation Nationale, mais aussi pour l’Enseignement Supérieur, de prendre des mesures concrètes. L’invisibilisation au travail des douleurs menstruelles et de l’endométriose conduit à la normalisation des douleurs, à nous rendre silencieuses face à la douleur et à perpétuer le tabou des règles. Les douleurs menstruelles sont minimisées, invisibilisées ou considérées comme normales. Pourtant, elles pèsent sur la rémunération des personnes menstruées qui subissent le jour de carence lorsque la douleur les empêche d’aller travailler.

Que préconise la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose du Ministère de la Santé et des Solidarités ?

“Améliorer les conditions d’exercice des femmes qui souffrent d’endométriose en aménageant leurs horaires et/ou poste de travail.
Recenser et valoriser les bonnes pratiques des employeurs accordant des jours de congés, rémunérés ou non, sans justificatif (congé menstruel) ou des aménagements alternatifs : horaires flexibles, espaces de repos, télétravail, temps dédié pour des consultations gynécologiques, etc. Cette action se fera en lien avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, le secrétariat d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail et la direction générale du Travail.”

La dysménorrhée

→ Près d’une femme* sur deux dit souffrir de dysménorrhée (règles douloureuses).
→ 65 % des femmes salariées ont déjà été confrontées à des difficultés liées à leurs règles au travail.
→ 19% ont renoncé à aller au travail en raison de règles douloureuses.
→ 27% n’ont pas osé dire à leur supérieur hiérarchique qu’elles étaient dans l’incapacité de travailler à cause de leurs règles (douloureuses, trop intenses, flux trop abondant…).
→ 35 % déclarent que leurs douleurs menstruelles impactent négativement leur travail.
Sondage IFOP de mai 2021.
*Le terme “femmes” est celui employé par l’IFOP. À SUD éducation, nous n’oublions pas que les femmes cis, les personnes non-binaires et les hommes trans peuvent avoir leurs règles.

L’endométriose

→ 1 femme sur 10 souffre d’endométriose.
L’endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la présence anormale, dans la cavité abdominale, de tissu endométrial. L’endométriose se traduit essentiellement par des crises de maux de ventre et des troubles de la fertilité.
Selon sa localisation, ce tissu endométrial peut provoquer des douleurs parfois insupportables ou entraîner une envie d’uriner permanente. Les personnes qui souffrent d’endométriose attendent en moyenne 7 ans pour que les médecins posent un diagnostic.
Pour l’instant, certaines formes d’endométriose peuvent être reconnues comme Affection Longue Durée 31 (ALD31), mais la démarche est longue et compliquée pour les patientes et accorde une protection insuffisante.

Attention aux potentielles discriminations

Ces revendications doivent s’inscrire dans un plan d’égalité femmes-hommes global et ambitieux afin que le congé menstruel ne devienne pas, par un effet pervers, un frein à la carrière des femmes : on peut en effet craindre que les employeur·euses choisissent de ne pas les recruter ou de ne pas les promouvoir parce qu’elles auraient un droit à des congés plus importants et seraient moins rentables.
Au contraire, la prise en charge de la santé menstruelle dans le monde du travail doit inciter non seulement les personnels de santé à mieux soigner la dysménorrhée et l’endométriose, mais aussi les employeur·euses à améliorer les conditions de travail de tou·tes.

D’autres l’ont déjà fait !

→ à la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS) 31, il existe un droit à absence pour règles douloureuses d’une journée par mois.

→ le Parlement espagnol a voté le 15 décembre 2022 un texte instituant un congé menstruel pour les femmes souffrant de règles douloureuses.

→ Au Japon, le congé menstruel existe depuis 1947. Néanmoins, seules 30% des entreprises remboursent ce congé.

Les revendications de SUD éducation pour la santé et l’égalité professionnelle !

Dans le cadre du prochain Plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans le MEN et le MESRI, SUD éducation proposera l’inclusion de mesures prenant en compte la santé et l’hygiène menstruelle au travail avec :

la mise en œuvre d’un congé menstruel sous la forme d’ASA (Autorisation Spéciale d’Absence), à raison de vingt jours par an. La demande d’ASA pour indisposition en raison de symptômes inconfortables liés à son cycle menstruel ne devra pas faire l’objet d’un justificatif, et sera sans jour de carence ni délai.

la reconnaissance de l’endométriose comme affection longue durée en tant qu’ALD 30 (prise en charge à 100 % des soins conventionnés et des déplacements sans avance de frais, congés maladies sans jour de carence, aménagement du temps de travail…)

la mise à disposition d’une salle de détente et des pauses adaptées aux besoins des personnes qui ont leurs règles.

la mise à disposition de protections périodiques dans tous les établissements : en tant que produits de première nécessité, elles doivent être accessibles au même titre que le papier hygiénique dans les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.

une formation des personnels sur l’intérêt et les enjeux de la santé menstruelle, afin d’améliorer les connaissances et de lever les tabous.

un recrutement massif de médecins du travail, formé·es en santé au travail ;

le bénéfice de la visite médicale annuelle pour l’ensemble des personnels.

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Conditions de travail Précarité

Non au travail obligatoire et à l’esclavage !

Lors de l’examen du projet de loi gouvernemental “pour le plein emploi” à l’assemblée nationale, la droite a réussi à faire passer une de ses marottes : obliger les allocataires du RSA à travailler au moins 15h par semaine pour bénéficier de leur allocation, tout cela au bénéfice du patronat qui n’aura pas un centime à verser. En réalité ce travail forcé n’a qu’un seul objectif : radier en masse les bénéficiaires du RSA et jeter dans la misère la plus noire les classes populaires !

Et non les allocataires du RSA ne sont pas des profiteurs-es du système ! Le RSA est une allocation inconditionnelle et un filet de sécurité minimal qui permet tout juste de survivre. Ce sont des travailleurs et travailleuses en forte galère de vie, pour beaucoup abimé-es par le travail et totalement incapables de travailler. Les vrais profiteurs, ce sont les rentiers et la finance, c’est le monde à Macron !

Aujourd’hui comme hier et comme demain, Solidaires est et sera aux côtés des travailleurs et des travailleuses les plus précaires. A bas le travail gratuit et l’esclavage !

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Retraites

24 octobre : tract des 9 organisations de retraité·e·s

Les prix augmentent bien plus que nos retraites et pensions

Le graphique ci-dessous montre l’évolution officielle des prix de l’indice Insee, avec une augmentation plus forte depuis deux ans et des produits de première nécessité et des dépenses incompressibles qui augmentent bien plus que l’inflation officielle : gaz 80 %, électricité 28 %, pâtes 37 %, légumes frais 33 %, beurre 30 %, fromages 25 %, viandes, poissons et œufs 16,4 %, …

Et pour les personnes en retraite, les prix augmentent bien plus, notamment pour la santé : la Sécurité sociale est de plus en plus remise en cause et remplacée par la complémentaire santé qui se voit confier les prothèses auditives et les lunettes, qui devient indispensable mais coûte de plus en plus cher et augmente avec l’âge. Une augmentation des tarifs de 10 % est déjà prévue pour 2024 !

L’enquête « Budget de famille » de l’Insee note que l’inflation frappe davantage les plus âgés, qui utilisent davantage du gaz ou du fioul, dont les prix ont bien plus augmenté que ceux de l’électricité, qui consacrent 20 % de leurs dépenses à l’alimentation à domicile (contre seulement 11 % chez les moins de 35 ans).

Les personnes en retraite souffrent davantage de la raréfaction des services publics qui leur deviennent de plus en plus indispensables.

Depuis le 1er janvier 2017, les années du Président Emmanuel Macron ont fait perdre 9,6 % et l’équivalent de 2,4 mois de pension, et même, pour celles et ceux qui ont subi l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, 11,5 % et 3,6 mois de pension ! Tout cela parce qu’il refuse d’appliquer la loi (article L161-25 du code de la Sécurité sociale) qui stipule que les pensions doivent être revalorisées au niveau de l’inflation.

Le gouvernement vient d’annoncer une revalorisation des pensions de 5,2 % au 1er janvier 2024.

Une nouvelle fois le gouvernement refuse d’appliquer la loi : les pensions devraient augmenter d’au moins 5,35 %, et même plus en ajoutant l’inflation des mois de septembre et octobre 2023 lorsqu’elle sera connue.

5,2 % : le compte n’y est pas !

Augmenter les pensions est un choix politique

Le gouvernement sait trouver de l’argent pour donner aux entreprises et aux personnes les plus riches. En un an en France, le nombre de personnes détenant plus d’un million de dollars est en hausse de 25 %, tandis que la richesse des ménages a reculé de 3,8 % en termes réels. Les inégalités augmentent, c’est un choix politique : augmenter les pensions et retraites, c’est possible !

De plus en plus de personnes en difficulté

C’est alarmant.

Le baromètre annuel du Secours populaire (étude Ipsos) l’illustre : 45% sont dans l’incapacité de payer certains actes médicaux (+6 points en 1 an), 35 % des personnes n’ont pas les moyens de faire trois repas par jour, près de 20 % de la population est à découvert tous les mois.

Toutes les associations caritatives subissent la hausse du nombre de demandeurs en raison de l’inflation, non compensée. Les achats alimentaires diminuent de 11,4 %, une chute sans précédent depuis 1980.

Augmentation immédiate de 10 % des pensions !

Les 9 organisations de retraité·e·s revendiquent une augmentation immédiate de 10 % des pensions, à valoir sur un véritable rattrapage du pouvoir d’achat, la compensation des pertes subies et appellent à intensifier la signature de la pétition https://chng.it/DWNh5nnd88

Elles exigent une revalorisation des pensions et retraites sur le salaire moyen, et non sur l’inflation.

10 % immédiatement et négociation pour rattraper le pouvoir d’achat perdu !

Les retraité·e·s le diront haut et fort le 24 octobre par des rassemblements et des manifestations partout.

A Paris, le rassemblement, au plus proche de Matignon, ira porter les cartes-pétitions à Mme Borne.

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antifascisme Éducation

Attaque contre l’éducation affective et sexuelle : beaucoup de bruit pour presque rien !

Ces derniers mois, les attaques contre les projets d’éducation à la vie affective et sexuelle mis en place dans les établissements scolaires se sont multipliées. Cette campagne est nourrie par des mensonges et la diffusion de fake news qui déforment complètement la réalité du terrain des séances d’éducation à la vie affective et sexuelle mises en place dans les écoles, collèges et lycées, quand elle est mise en place !

En Belgique, la mobilisation des intégristes religieux et de l’extrême droite contre un projet de décret relatif à l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (“Evras”) a conduit à l’incendie de plusieurs écoles. En France, sous l’impulsion des groupes de “Parents vigilants”, portés par les partisan·es d’Eric Zemmour, c’est une véritable campagne de désinformation à destination de l’opinion publique, et de pression sur la communauté éducative qui s’intensifie depuis la rentrée, avec en ligne de mire les élections des représentant·es de parents d’élèves du mois d’octobre.

Pourtant, institutions et organisations  cèdent à ces sirènes réactionnaires :    

– en ne soutenant pas systématiquement les équipes éducatives voire en entravant leur travail, comme cela a été par exemple le cas en Ariège où le DASEN a interdit l’intervention du Planning familial dans les écoles, malgré son agrément par le Ministère et son expertise reconnue pour produire des contenus adaptés à chaque public ;    

– en relayant cette campagne nauséabonde sur nos boîtes professionnelles comme l’a fait Action & Démocratie ;    

– en mettant en doute la pertinence d’une éducation à la vie affective et sexuelle abordant toutes les orientations sexuelles et identités de genre, comme l’a fait le Président Macron lors d’une interview s’agissant des écoles et du collège. C’est pourtant bien en abordant dès le plus jeune âge la question du consentement, du respect de l’intégrité physique, de la diversité des orientations amoureuses et des identités de genre que l’on œuvre à un véritable épanouissement personnel, débarrassé de rapports oppressifs et de normes étouffantes. C’est aussi pendant les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle que l’école peut identifier et prévenir les violences sexistes et sexuelles qui menacent les élèves, notamment l’inceste.    

Derrière ces attaques en règle contre l’éducation à la vie affective et sexuelle, sous couvert d’intérêt de l’enfant, il y a le refus de lutter contre les stéréotypes sexistes et les oppressions qu’ils produisent, la volonté d’imposer la norme hétérosexuelle et cisgenre comme seul horizon “naturel”.    

Derrière la mise en cause de sites dédiés comme « onsexprime » de Santé publique France, il y a le déni de la nécessité d’une politique d’information et de prévention sur les questions de sexualité, alors même qu’à l’âge de 12 ans, selon un récent rapport de l’ARCOM, plus de la moitié des garçons consulte régulièrement des sites pornographiques.    

Assurer une éducation à la sexualité est une des missions de l’école, inscrites dans le Code de l’Éducation (articles L 121-1 et L 312-16) et au lieu de céder à des « paniques morales » infondées et réactionnaires, notre  institution et toute la communauté éducative doit plutôt se préoccuper de l’effectivité de ces séances, qui ne sont le plus souvent pas mises en place faute de moyens et de politique volontariste.

À ces attaques contre l’éducation à la vie affective et sexuelle, s’est également ajouté en cette rentrée un appel du collectif “Parents vigilants” à intégrer les listes de parents élu·es. Les militant·es d’extrême droite sont encouragé·es par ce collectif à intervenir en conseil d’école ou en conseil d’administration des établissements scolaires et auprès des autres parents d’élèves.

SUD éducation dénonce cette intrusion réactionnaire au sein de l’école, apporte son soutien aux équipes éducatives qui mettent en place ces séances avec le souci de les adapter au mieux à chaque public, et défend avec force la nécessité d’une éducation à la vie affective et sexuelle de l’école à l’université. SUD éducation dénonce également l’entrisme de l’extrême droite au sein des instances scolaires.SUD éducation a interpellé le Ministre de l’Éducation nationale afin qu’il se tienne aux côtés des personnels contre cette offensive réactionnaire.

SUD éducation revendique :

  • – l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée et cisgenre, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre ;
  • – la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative ;
  • – la mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.
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Actu Solidaires 78 En grève ! Transport

Communiqués des grévistes de Kéolis Montesson (en grève depuis le 12 septembre)

Nos camarades de Keolis Montesson sont toujours en grève, ils ont besoin de notre soutien !

Communiqué du 25 septembre

“Aujourd’hui la grève est reconduite !”

SUD (fédé Urbains Interurbains) est le seul syndicat sur place et pleinement investi dans la grève dont un des portes paroles est le DS SUD et les autres les élus SUD au CSE.

Aujourd’hui sont venus sur le piquet Erik Meyer et Fabien Villedieu secrétaires fédéraux de SUD Rail .

Venue, discours et abondement à la caisse de grève très appréciés.

Sont venus depuis le début de la grève.

– usagers

– étudiant.es

– conducteurs de la CGT RATP

– délégations de l’Union syndicale Sud/Solidaires 78, de SUD Éducation et de SUD/UST Sépur

– Secrétaire général de l’Union Solidaires Transport

– Secrétaires fédéraux de SUD Rail

– députés William Martinet et Paul Vanier

– conseillers régionaux

Rappel sur l’importance d’abonder la caisse de grève car c’est essentiel pour eux.

https://www.leetchi.com/fr/c/conducteurs-de-bus-montesson-la-boucle-2773262

Les dons seront intégralement reversés aux conducteurs grévistes.

Et sur la venue de délégation sur le piquet de grève.

Au 156 avenue Paul Doumer à Montesson (78).

Même pour peu de temps… si en plus c’est pour annoncer un versement à la caisse de grève, c’est le top.

Merci, pour eux, de relayer ce communiqué sur vos réseaux (syndicats, sections, fédé, médias, réseaux sociaux…)


Devant la surdité de la direction, la grève continue !

Un des moteurs de la grève sera la caisse de grève.

Syndicats, syndiqué.es n’hésitez pas l’abonder

https://www.leetchi.com/fr/c/conducteurs-de-bus-montesson-la-boucle-2773262

Les dons seront intégralement reversés aux conducteurs grévistes pour les aider à tenir en atténuant leurs difficultés financières et pour marquer votre solidarité.

N’hésitez pas à venir les rencontrer sur le piquet de grève devant le dépôt.

Au 156 avenue Paul Doumer à Montesson (78360)

Les dernières rencontres sur le piquet

Jeudi, une délégation SUD Éducation 78 les a rencontré sur le piquet.

Aujourd’hui, le député des Yvelines William Martinet.

Lundi prochain deux secrétaires fédéraux de SUD Rail.

Pour les contacter grévisteskéolis@gmail.com

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