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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Non à l’expulsion de Mme Radulescu !

Mail envoyé via Resf78 sur le cas d’une mère de famille sans papiers refusant l’expulsion et donc incarcérée. Manif prévue à Nanterre début de semaine prochaine. Vendredi matin, hier, madame Radulescu , enfermée au CRA du Mesnil  Amelot depuis le 13 juin, a été conduite à l’embarquement, elle l’a  refusé, ce qui d’après ce que dit sa famille, s’est produit avec les  violences habituelles : menaces, pressions physiques et morales. Il est urgent d’obtenir la libération de cette mère de 7 enfants tous très jeunes, et scolarisés à l’école Elsa triolet de Nanterre, et faire  monter la mobilisation en étant nombreux au rassemblement annoncé devant la préfecture de Nanterre mercredi prochain 29 juin  à 10 heures.

Signons tous, relayons et faisons signer la pétition exigeant sa libération: https://reseau-resf.fr/Le-Prefet-des-Hauts-de-Seine-signe-l-expulsion-d-une-mere-de-famille-de-7

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Automobile

Sud Renault : une « ristourne CRAMIF » qui creuse le trou de la Sécu

Comme chaque année, la direction de l’établissement a demandé aux élus du personnel de Renault Guyancourt/Aubevoye de se prononcer sur sa demande de ristourne adressée à la Caisse Régionale d’Assurance Maladie d’IDF et qui lui permet de payer moins de cotisations sociales.

Comité Social et Économique du Jeudi 23 juin 2022 de l’Établissement Renault Guyancourt/Aubevoye

Déclaration SUD sur la demande de ristourne CRAMIF

Le dossier de demande de ristourne CRAMIF [1] qui nous est présenté cette année ne déroge pas à la règle. C’est un fourre-tout où la direction fait passer ses mesures d’économie comme des mesures visant à réduire les accidents de trajet.
En fait, l’augmentation du nombre de salariés en télétravail et du nombre de jours télétravaillés qui permettent de réduire les surfaces de travail avec le passage en bureaux partagés, ainsi que la limitation des déplacements professionnels pour faire des économies, sont les principales causes de la baisse des accidents de trajet.
Mais l’augmentation du télétravail engendre d’autres risques. Ainsi, nous déplorons la suppression du contrôle de l’ergonomie et de l’installation électrique du poste de travail qui était faite au domicile du salarié. Une mauvaise installation est pourtant source d’accident, de troubles musculosquelettiques (TMS) et de pathologie du dos qui, en plus des conséquences sur la santé du salarié, ont un coût pour la sécurité sociale.

Ces remarques sont aussi valables sur site, car l’immense majorité des bureaux au TCR et au CTA ne sont pas ou peu adaptés au travail prolongé sur écran. L’ergonomie de la table est défaillante (pas de réglage de la hauteur), ainsi que celle du fauteuil (manque de réglages pour le dos et les jambes). A ce jour, c’est au salarié de demander une étude de son poste de travail, ce que la plupart des salariés ignorent.

Le télétravail fait aussi entrer davantage la vie professionnelle dans la vie privée. Or le respect de cet équilibre est délégué au salarié. L’employeur se limite à lui donner de « bons conseils ». L’employeur pourrait pourtant prendre des mesures comme le contrôle, voire l’interdiction de se connecter aux outils informatiques de l’entreprise le soir, le week-end et durant ses congés (sauf dérogation exceptionnelle).
Ce déséquilibre vie professionnelle/vie privée fait partie des risques psychosociaux (RPS), et a aussi un impact sur la santé des salariés et sur les dépenses de la sécurité sociale.

Renault comme de nombreuses entreprises bénéficie déjà d’une profusion d’exonérations de cotisations sociales. Ce n’est pas la peine d’en rajouter avec une minoration de la cotisation des accidents de trajet [2].

Les baisses de cotisations sociales engendrent un manque à gagner pour la sécurité sociale, que les assurés paient au final par une baisse des prestations.
Pour toutes ces raisons, les élus SUD voteront contre la demande de ristourne CRAMIF.
 

Résultats des votes :

  • 26 Pour (CFE-CGC, CFDT, FO)
  • 9 Contre (SUD, SM-TE, CGT)

Notes

[1] La CRAMIF – Caisse Régionale d’Assurance Maladie d’Ile-de-France – peut accorder des ristournes aux établissements qui ont pris des mesures susceptibles de diminuer la fréquence et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles et/ou des accidents du trajet. Plus d’infos sur le site de la CRAMIF.

[2] L’an dernier, la ristourne CRAMIF a représenté pour les établissements Renault d’Ile-de-France plus de 1,4 millions d’euros d’exonération de cotisations sociales, soit autant de recettes en moins pour la Sécurité Sociale.

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Ressources juridiques

Faire des accidents du travail dans l’entreprise un enjeu collectif

RENDRE VISIBLES LES ACCIDENTS DU TRAVAIL DANS LES ENTREPRISES

La plupart du temps les accidents du travail sont considérés de façon isolée, sous l’angle individuel, sous l’angle des risques du métier et des risques professionnels voire comme des faits divers. Alors qu’ils vont parfois laisser des traces durables voire irréversibles sur l’état de santé des salarié·es, ils ne sont guère rendus visibles dans l’espace professionnel.
Or l’invisibilité des accidents du travail a des conséquences pour les victimes ainsi que sur la prévention des risques professionnels. Ainsi tout accident survenu sur le lieu de travail devrait être un signal d’alerte sur les conditions de travail, l’occasion d’interroger les conditions dans lesquelles il s’est produit, les raisons qui ont conduit à sa survenue afin d’éviter qu’il ne se reproduise. Cela nécessite d’enquêter, de questionner l’organisation du travail, les conditions dans lesquelles exerce le ou la salarié·e (son statut, sa formation…) et donc d’en faire une question collective.

Pour cela il est nécessaire que le syndicat et le Comité social économique (CSE) s’investissent dans le suivi et la mise en visibilité des at- teintes à la santé d’origine professionnelle ainsi que des risques d’éviction du poste ou de l’emploi qui peuvent s’ensuivre. Cela nécessite un travail de proximité avec les salarié·es pour qu’ils et elles déclarent chaque acci- dent survenu par le fait du travail et obtiennent réparation, pour qu’ils et elles résistent aux pressions de l’employeur ou de l’encadrement qui pour éviter une augmentation de leur taux de cotisation1, vont tout mettre en œuvre pour les dissuader de faire une déclaration. L’accompagnement lors de la reprise du travail est aussi essentiel pour favoriser le reclasse- ment le cas échéant et pour éviter les rechutes ou l’aggravation de l’état de santé.

Il est aussi important de redonner dans l’entreprise une visibilité aux victimes, à leur parcours parfois très compliqué pour recouvrer leur état de santé, aux incapacités temporaires ou permanentes qui peuvent s’en suivre et entraver leur parcours professionnel d’une manière durable.

Ensuite, il reviendra au CSE d’agir pour que l’accident du travail devienne dans l’entreprise un fait social qu’il faut questionner collectivement en analysant ses causes organisationnelles et structurelles. Pour supprimer et réduire les risques du travail, il est essentiel de développer localement des capacités d’action individuelles et collectives sur le travail et son organisation et d’obtenir de l’employeur le respect de ses obligations légales en matière de santé et de sécurité au travail.

La question des accidents doit être abordée sous l’angle de la réparation (individuelle) et de la prévention (collective). Les équipes syndicales doivent appréhender ces questions en tenant compte de différents éléments. Il faudra s’interroger sur qui sont ces salarié·es accidenté·es (des hommes, des femmes qui le plus souvent occupent les emplois les moins qualifiés ou les emplois précaires) en sachant que le risque de se blesser au travail n’est pas le même pour toutes et tous. Il faudra également interroger les causes des accidents en dépassant les à priori des employeurs, qui le plus souvent les abordent sous l’angle technique, sur les règles de sécurité qui n’auraient pas été respectées. Dans ce prolongement, la prévention pour l’employeur passe uniquement par d’autres mesures de sécurité et le changement de comportement des salarié·es. Or nous devons mettre un terme à ces approches essentiellement techniques et/ou individuelles et placer l’organisation du travail au centre de nos réflexions.

Rendre visibles les accidents du travail et les accidenté·es du travail dans les entreprises, c’est rendre visibles les risques professionnels et les mauvaises conditions de travail.

Cette brochure est un outil destiné aux équipes syndicales pour leur donnerlesmoyensd’agirsyndicalementsurlesconditionsdetravail,inciter lessalarié·esàsignalertouteslesatteintesàleursantéenlienavecleurtravail, réduire les risques professionnels.
Nous pensons que là où c’est possible, il pourrait être intéressant de lancer
dans l’entreprise,dans un service ou unatelier une campagnepour luttercontrelesaccidentsdutravailenyassociantlessalarié·es.
Nous
avonsfaitlechoixden’aborderquelesaccidentsdutravail,les maladiesprofessionnellesétantplusdifficilesàappréhenderetfaisantappel à d’autres notions beaucoup plus complexes. Nous utiliserons toutefois le termeAT/MPpourmontrerquecertainesrèglesoudispositionssontcommunes à l’accident et à la maladie professionnelle.

Sommaire

INTRODUCTION
Rendre visibles les accidents du travail dans l’entreprise

CHAPITRE 1
Les obstacles à la déclaration des accidents du travail

CHAPITRE 2
Qu’est-ce qu’un accident du travail ?

CHAPITRE 3
Comment et pourquoi déclarer les accidents du travail ?

CHAPITRE 4
La reprise après un accident du travail

CHAPITRE 5
Les pratiques syndicales à développer autour des accidents du travail

ANNEXES

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antifascisme En grève !

Après les législatives, nos luttes feront toutes les différences !

L’Union syndicale Solidaires, indépendante de tout parti politique, retient plusieurs éléments de ce scrutin :

  • Les élections législatives ont été marquées par une abstention extrêmement massive qui montre l’affaiblissement croissant de la démocratie représentative.

  • La forte progression de l’extrême-droite en nombre de député-es est très inquiétante. Alors qu’il avait été élu en 2017 avec la promesse de combattre l’extrême droite, le président de la république, ses ministres et député·es en portent une lourde responsabilité. En multipliant les mesures antisociales, ils ont favorisé le désespoir. En adoptant des lois liberticides, ils ont couru après le discours et le projet de société de l’extrême-droite. Par ailleurs, on ne peut renvoyer dos à dos un parti raciste et une autre force politique, créer des amalgames, sans salir le débat public et s’esquiver ensuite de la responsabilité d’avoir facilité l’élection de députés d’extrême droite.

  • Les urnes ont confirmé l’élection de deux ministres accusés de violences sexuelles. Pour Solidaires, l’écoute réelle de la parole des femmes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles a encore un long chemin à faire. Le choix de maintenir de telles personnes au gouvernement marque là aussi le déni de cette lutte essentielle par le pouvoir macronien.

  • Un pas en arrière pour la parité en politique avec 37% de femmes élues députées à l’issue des législatives (soit un recul de 2% par rapport à 2017).

Pour l’Union syndicale Solidaires, les priorités sont sociales, écologiques, elles sont de construire l’égalité contre les discriminations et les dominations multiples.

Face à l’inflation, il faut une hausse immédiate du SMIC pour le mener à 1700 euros net, avec un alignement des pensions de retraites et des minimas sociaux sur ce minimum. Nous revendiquons une hausse de 400 euros par mois pour toutes et tous, avec une limitation de l’échelle des salaires de 1 à 5. Nous exigeons l’égalité salariale réelle pour les femmes et les hommes.

Nous sommes pour la retraite à 60 ans, avec 37,5 annuités de cotisations. Nous lançons la campagne “Partageons le travail” qui va permettre d’aller à partir de cet été vers nombre de travailleuses et travailleurs pour échanger sur ce sujet et porter des solutions.

Nous n’attendons pas grand-chose d’une assemblée dont le centre de gravité risque de se porter encore plus vers des projets ultra-libéraux, contre les intérêts de la grande majorité des salarié·es, ceux des chômeurs·euses, retraité·es, étudiant·es et satisfaire les intérêts des puissants et des riches.

Nous devons avant tout compter sur nous-mêmes. Pour nous défendre au quotidien et ne pas rester isolé·e, se syndiquer est une première étape. Ensuite, c’est par nos actions, nos luttes, indépendantes, unitaires et auto organisées que nous ferons toutes les différences. Ils ont le pouvoir et les milliards ? Nous sommes des millions !

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Retraites

Arguments contre le recul de l’âge de départ en retraite

Le Président Macron a annoncé le recul de l’âge légal de départ en retraite de 62 à 65 ans et il a fait préciser que cela « se fera progressivement, à raison de quatre trimestres par an pendant neuf ans et que les métiers particulièrement usants, les carrières longues obéiront à l’âge légal de 62 ans et que les travailleurs handicapés pourront partir à 55 ans ». Si le recul commence en 2023, il sera achevé en 2032.

Le Président Macron avance plusieurs arguments :

– « Nous sommes dans une société qui vieillit, il est donc normal, surtout compte tenu de la nature des comptes publics, que nous travaillions plus ». Pour lui, il faut travailler plus longtemps parce que le nombre de personnes âgées augmente et parce qu’il faut dépenser moins pour les retraites.

– L’obligation de ne pas augmenter les dépenses de retraite (malgré l’augmentation du nombre de personnes en retraite) et, de façon contradictoire, il explique que les économies sur les retraites permettront d’améliorer les pensions (les 1 100 € pour une carrière complète) et payer l’aide à l’autonomie.

Le Président Macron veut reculer l’âge de départ en retraite, ce qui va susciter des réflexions, des mobilisations. Cette fiche a pour objectif de lister et de contester tous les (faux) arguments avancés par E. Macron et le gouvernement. Ces éléments alimenteront nos publications ultérieures.

La société vieillit ?

Selon le document de la DREES d’octobre 2021

(https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-10/ER1213.pdf) :

– Certes, l’espérance de vie à la naissance continue de progresser, signe des progrès de la médecine et de l’hygiène. Depuis 1994, elle est passée de 81,8 ans à 85,4 ans en 2014 pour les femmes et de 73,6 ans à 79,7 ans en 2019 pour les hommes, même si elle régresse légèrement depuis pour les femmes (85,1 ans en 2020) et pour les hommes (79,1 ans).

– Certes, l’espérance de vie à 65 ans (notion plus importante que celle à la naissance pour une personne de l’âge de la retraite) augmente légèrement à long terme, même si elle connait un palier depuis 2013 et baisse en 2020 à cause de la pandémie.

– Certes, l’espérance de vie à 65 ans sans incapacité augmente un peu plus, d’environ 2 mois par an ces 12 dernières années. En 2020, à 65 ans, un homme peut espérer vivre 10,6 ans sans incapacité et une femme 12,1 ans. L’espérance de vie à 65 ans sans incapacité sévère atteint 15,7 ans pour les hommes et 18,1 ans pour les femmes.

Autre élément du dernier rapport de l’Insee basé sur les calculs d’Eurostat : l’espérance de vie sans incapacité (à la naissance) était en 2020 de 65,9 ans pour les femmes et de 64,4 ans pour les hommes. Les personnes au-dessus de ces moyennes ne profiteront pas vraiment leur retraite, en partant à 65 ans.

À 65 ans, combien d’années d’espérance de vie ?

espérance de vie 65 ans

Mais la question essentielle, pour une personne en retraite et pour les dépenses de retraite, concerne le nombre d’années passées en retraite.

Et là, la baisse est flagrante, les contre-réformes passées ont déjà grignoté les gains d’espérance de vie, ont réduit le nombre d’années passées en retraite, ont fait perdre les meilleures années de retraite dont on peut profiter en étant encore en bonne santé.

Les causes sont connues :

– La loi Fillon II en 2010 sous Sarkozy a supprimé 2 ans de retraite, en repoussant progressivement l’âge légal à 62 ans, ce qui s’est appliqué totalement en 2017. Elle a aussi repoussé l’âge de suppression de la décote de 65 à 67 ans.

– La loi Touraine – Hollande de 2014 augmente progressivement le nombre de trimestres de cotisations requis pour une retraite à taux plein, d’un trimestre tous les trois ans : la génération 1973 doit 43 ans de cotisations, un diplômé de master II travaillant à 23 ans aura sa retraite complète à 66 ans. Le même diplômé né en 1981 partira à 67 ans.

Cette régression sociale a été mesurée dans le scénario central du COR. La durée de vie moyenne à la retraite s’est raccourcie depuis la génération 1949, partie à 60 ans en 2009, avec l’espoir de passer 27,5 ans (femme), 23,8 ans (homme) en retraite. La génération 1955, partie à 62 ans en 2017, passera 26,2 ans (femme), 22,7 ans (homme) en retraite, elle a déjà perdu plus d’un an de retraite à cause des contre-réformes, le recul de l’âge de départ de 2 ans et l’allongement de la durée de cotisation ont été plus importants que l’augmentation de l’espérance de vie. Les générations 1969 et 1970 pouvaient espérer vivre en retraite 26,1 ans (femme), 22,8 ans (homme) soit aussi longtemps que la génération 1955.
Mais Macron leur promet une diminution du temps de retraite, 24,6 ans (femme), 21,3 (homme) soit une perte supplémentaire d’un an et demi en retraite !
Cette inadmissible régression sociale créée une inégalité entre les générations.

Tableau comparatif

Le recul de l’âge de départ à 65 ans, voulu par E. Macron, replacerait les hommes dans la situation de la génération 1930, et les femmes dans une génération encore plus lointaine. Le recul de l’âge de départ va plus vite que l’augmentation de l’espérance de vie. Quarante ans après, l’augmentation de l’espérance de vie n’aurait pas augmenté la durée de la retraite. Quel recul social !

L’évolution de l’espérance de la durée de retraite par génération apparait sur le graphique interactif :

https://www.alternatives-economiques.fr/un-age-legal-a-65-ans-reduirait-de-15-an-duree-de-retraite/00102541.

Voici ce graphique figé.graphique alternatives économiques

Trop de personnes en retraite ?

Macron et le gouvernement ne mettent en avant que l’augmentation du nombre de personnes âgées et que la diminution du nombre d’actifs pour une personne en retraite ce qu’ils traduisent faussement par une difficulté grandissante de dépenser autant pour les retraites.

Il sous-entend que ces évolutions seraient infinies, alors que l’augmentation forte du nombre des retraité·e·s va s’éteindre progressivement, à cause de la fin du baby-boom d’après-guerre.

Moins d’actifs pour un retraité ?

C’est discutable, ce ratio dépend des politiques de naissances et d’immigration :

Le nombre de naissances par femme est passé de 2 entre 2006 et 2014 à 1,87 en 2019, mais la politique de la petite enfance n’évolue pas, la plus grande exigence des entreprises au travail et la politique du « travailler plus » se concilient mal avec le temps demandé pour l’éducation d’un enfant.

L’hypothèse basse de moins de 75 000 migrations par an est retenue par le COR (rapport de juin 2021) pour ses projections. La France n’est pas un pays qui accueille généreusement, elle pourrait faire mieux et ainsi améliorer le ratio actif / retraité·e, d’autant plus qu’il s’agit d’une majorité d’adultes qui peuvent travailler, cotiser, qui ne suscitent pas de dépenses pour les écoles, les hôpitaux et pas encore pour les retraites.

Le COR (page 115) calcule qu’un solde migratoire plus faible de 20 000 personnes, les dépenses de retraite augmenteraient de 0,2 point de PIB en 2030, 0,5 point de PIB en 2050 et 0,7 point de PIB à l’horizon 2070 en raison d’un moindre nombre de cotisants. On peut penser, qu’à l’inverse, au lieu d’avoir en 2070 une part des dépenses de retraites entre 11,3 et 13 % du PIB, la migration haute (près de 125 000, soit + 50 000 personnes) porterait cette part entre 13 et 14,7 % soit le niveau actuel…COR graphique page 115

Mais là aussi, la question essentielle est ailleurs, elle porte sur la productivité, la quantité de travail qu’un actif doit et peut fournir pour la prise en charge d’une personne en retraite.

La propagande rabâche qu’il serait normal, nécessaire, naturel de travailler plus longtemps alors que la diminution régulière du temps de travail depuis plus de 150 ans a été l’une des plus grandes conquêtes sociales au service de la qualité de vie et de la santé des travailleurs/ses. Depuis le début de l’ère industrielle et jusqu’aux premières mesures régressives des années 1993, le temps de travail a été divisé par deux, en le diminuant sur la journée (elle était de 12 h en 1848), sur la semaine (70 h en 1909), sur l’année (avec les congés payés) et sur la vie avec l’interdiction du travail des enfants, le temps des études et la retraite. Dans le même temps, la productivité horaire a été multipliée par 30 et, malgré la baisse du temps de travail, la richesse produite a été multipliée par 16 et a permis toutes les avancées sociales. A chaque fois, le patronat a crié à la catastrophe économique … qui ne s’est jamais produite, au contraire !

Et bien sûr, notre argumentation politique porte aussi sur le chômage (inutile de tenter de laisser les plus de 60 ans au travail avec tant de jeunes au chômage), sur les conditions de travail et la prise en compte des pénibilités (voir les éléments en bas de page 6).

Dépenser moins pour les retraites ?

Les dépenses ne sont pas préoccupantes. Le rapport du COR de juin 2021 montre l’effet des contre-réformes déjà prises. Sans réforme, elles auraient augmenté ce qui aurait pu être un choix d’une société dans laquelle le nombre de retraité·e·s augmentait. Avec les « réformes », elles sont maintenues, malgré l’augmentation du nombre de personnes en retraite.

Ce graphique illustre l’effet important de l’indexation des pensions et des salaires portés au compte sur les prix et non plus des salaires et le maintien de la part des dépenses dans le PIB en-dessous de 14 %.COR 2.3

Les dépenses de retraite dans le PIB sont programmées à la baisse, sans même avoir besoin de prendre de mesure supplémentaire.

Le graphique 2.1 ci-contre montre aussi la forte dépendance à l’évolution de la productivité. Les dépenses de retraite ne bougent pas, mais prennent une part croissante dans le PIB lorsque celui-ci progresse peu (cas du 1 %). A l’inverse, les dépenses de retraite stables diminuent fortement en part de PIB lorsque celui-ci augmente fortement (cas du 1,8 %). De façon paradoxale, la société pourrait faire un effort pour les retraites lorsque la productivité est forte, mais c’est dans cette période qu’elle pénalise davantage les retraité·e·s. C’est ce qui en motive certains pour en revenir à une indexation des pensions sur le salaire moyen … moins 1 ou 2 %.COR 2.1

Un plus grand nombre de personnes en retraite devront se partager une part plus petite de PIB, ce qui diminue la pension moyenne par rapport au salaire moyen. Le graphique 2.4a du COR en montre l’ampleur.
Macron et le gouvernement n’en sont pas choqués, c’est un moyen de diminuer les dépenses de retraite alors que le rapport baisse entre les nombres de cotisants et de retraités (graphique 2.4b).COR 2AB

Les comptes ne sont pas mauvais et vont encore s’améliorer au détriment des retraité·e·s (baisse d’1/3 des pensions et d’¼ du niveau de vie, taux remplacement à 35 % en 2070) … laissant ainsi de la place au développement de la retraite par capitalisation.

Les projections de juin 2021 du COR à 2070 vont d’un retour à l’équilibre dès 2030 dans certains scénarios à un déficit constant sur les cinquante prochaines années. Mais les dépenses, exprimées en pourcentage du PIB, qui ont grimpé à 14,7 % en 2020, devraient revenir, une fois la parenthèse de la crise sanitaire refermée, à leur niveau pré-Covid, soit 13,7 %, et s’y maintenir sur la décennie, avant de décliner à partir de 2030 dans tous les scénarios du COR.

Macron ne cache pas sa politique « il nous faudra poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production ». Il veut diminuer l’ensemble des dépenses de l’État, de la Sécu, … La logique de se priver de nouvelles recettes et de réduire les cotisations sociales et les d’impôt, laisse prévoir des coupes dans les dépenses sociales, notamment dans le plus gros poste, les retraites … après avoir réduit les dépenses sur le chômage, en réduisant les droits des chômeuses et des chômeurs.

Macron l’avoue en disant que c’est avec les économies sur les retraites qu’il paiera l’amélioration des petites retraites et le financement de l’aide à l’autonomie, en quelque sorte les carottes pour faire avancer le recul de l’âge de départ.

Ce qu’il n’avoue pas, c’est sa volonté de faire de la place aux assurances, à la retraite par capitalisation.

Le retraité n’est ni privilégié ni riche

Les arguments ne sont pas repris ici, ils figurent dans la fiche https://solidaires.org/Retraites-NON-a-une-baisse-des-pensions qui s’appuie sur les données du COR et de la DREES.

Contenu de cette fiche :

La part des retraites dans le PIB n’augmente pas.

Le niveau de vie des retraité·e·s est inférieur à celui des actifs (chômeurs et salarié·e·s), (comparaison plus juste qu’à celui de l’ensemble de la population qui inclut les jeunes sans ressources).

La pension moyenne des personnes en retraite baisse et cette diminution s’accélère depuis 2013. Cette pension moyenne semblait mathématiquement augmenter par l’arrivée en retraite de personnes plus riches que celles qui décèdent, mais ce n’est plus le cas depuis 2018.

Les retraité·e·s pauvres sont nombreux.

Dans 50 ans, les pensions auront chuté d’1/3 par rapport aux salaires et le niveau de vie d’1/4.

Selon le COR, du fait du découplage entre le niveau des pensions et des revenus, la pension brute représentera en 2070 35 % du revenu brut, contre 50 % actuellement. Le niveau de vie des retraités en 2070 pèsera au plus 80 % de celui des actifs… comme dans les années 1980 !

Le recul de l’âge de départ augmente les inégalités

L’inégalité devant la mort, l’écart de 13 ans d’espérance de vie pour les hommes (8 ans pour les femmes) entre les 5 % les plus riches et les 5 % les plus pauvres, provoque une inégalité devant la retraite :

– Avec un départ à 62 ans, 25 % des personnes faisant partie des 5 % les plus pauvres ne profiteront pas de leur retraite, ils seront morts avant. Et seulement 5 % des plus riches seront dans le même cas.

– À 65 ans, c’est 32 % des pauvres et 6 % des riches qui n’auront pas de retraite.

Le recul de l’âge de départ augmente l’inégalité devant la retraite.(tableau ci-dessous)

Inégalité retraite

L’inégalité sociale.

Un départ à 65 ans ne change rien pour celles et ceux qui sortent d’études à 23 ans, doivent travailler 43 et partir à 66 ans.

Pour un chômeur à 62 ans, c’est 3 ans de plus dans la galère, surtout pour les 21% de chômeurs de plus de 55 ans qui sont au RSA. Seulement 20 % environ des travailleurs et travailleuses ont un emploi à temps complet ou partiel à 62 ans (COR, juin 2019, figure 1.25). Taux d’emploi en 2020 : 73,3 %.des 55-59 ans ; 33 % des 60-64 ans.

Pour un·e salarié·e usé·e par un travail pénible, 3 ans de plus, c’est s’user davantage et mourir plus tôt. Le report du départ, c’est provoquer une explosion des arrêts maladie, des départs de l’entreprise, c’est allonger la période de survie avec des prestations sociales, les minima sociaux, la solidarité familiale, c’est attendre plus longtemps le moment d’avoir le droit de partir en retraite. Outre ce traitement inhumain, le maintien au travail prive d’emploi un jeune, dont 9 sur 10 trouve un travail en remplaçant un·e retraité·e.

Celles et ceux qui ont travaillé tôt, souvent dans des métiers pénibles, ont une faible espérance de vie à 65 ans (6,7 ans).

À l’inverse, la retraite protège la santé

Une étude des économistes Thomas Barnay et Eric Defebvre (https://hal-sciencespo.archives-ouvertes.fr/hal-03621346/document) montre le rôle protecteur de la retraite sur la santé physique et mentale. Il s’observe chez tout le monde, mais les bénéfices sont les plus visibles pour les hommes non diplômés et exposés à de fortes contraintes physiques. La probabilité de se déclarer en mauvaise santé diminue alors de plus de 21 points de pourcentage (20 points chez les femmes) par rapport aux hommes non diplômés qui ne subissent pas la même exposition aux risques physiques. Même chose pour la probabilité de déclarer une dépression chez les travailleurs qui ont été exposés à des risques psychosociaux.

La faible amélioration des comptes des retraites.

De plus, plusieurs études mesurent les conséquences limitées du report de l’âge de départ à 64 ans :

– Pour le COR (https://www.cor-retraites.fr/node/583), l’amélioration du solde des finances publiques serait très modeste, entre 0,1 point et 0,14 point de PIB. Le taux de chômage augmenterait de 0,9 point.

– La Direction du Trésor, très généreuse, pronostique une amélioration du solde des finances publiques de 0,9 point de PIB en s’appuyant sur une méthode dite « comptable ».

– Bercy trouve que le solde des finances publiques s’améliorerait de 0,4 point de PIB, à partir d’un autre modèle néo-keynésien (Mésange).

Le recul de l’âge dégrade d’autres comptes financiers

L’idée des libéraux, mise en avant par E. Macron, est d’améliorer les comptes des retraites en prolongeant la durée du travail, ce qui présente théoriquement deux effets complémentaires : augmentation du nombre de personnes qui cotisent, diminution des pensions à verser.

Cette théorie ne résiste pas à la vraie vie. L’âge moyen de l’arrêt du travail est à peine supérieur à 60 ans, et 40 % des personnes qui liquident aujourd’hui leur pension sont déjà sorties du marché du travail (chômage, invalidité, minimas sociaux). Les deux tiers des plus de 60 ans déjà en inactivité ne cotisent plus, mais reçoivent des prestations sociales. Le recul de l’âge de départ ne peut pas avoir que des effets positifs sur les comptes.

Laisser les personnes âgées au travail, au moins celles qui peuvent encore travailler :

C’est augmenter les dépenses des minima sociaux, d’arrêts maladie, de pensions d’invalidité… qui représentent un coût équivalent à 1⁄4 des pensions non versées.

C’est se priver de tout ce que la personne en retraite encore en bonne santé apporte à la société de façon bénévole : près de 63 % des maires, 37,3 % des conseillers municipaux, 27,5 % des conseillers régionaux et territoriaux, 41,2 % des conseillers départementaux et 55,8 % des communautaires.

Et les retraité·e·s président nombre d’associations ou en font partie, pallie aux insuffisantes prises en charge de la petite enfance…Capture les echos retraires

Le recul de l’âge à 64 ans est déjà en route

Selon le COR, les contre-réformes déjà appliquées, notamment l’allongement de la durée de cotisation (merci Touraine-Hollande) auront pour conséquence de reculer l’âge de départ à 64 ans. La « réforme » Macron n’aurait pour conséquence « que » de reculer d’un an supplémentaire et de rendre ce recul obligatoire au lieu de l’obligation de partir plus tard pour ne pas subir une forte décote.

Cela limite fortement les gains escomptés.

Quelques améliorations des retraites ?

Pour faire passer sa « réforme », E. Macron met en avant ce qu’il présente comme des améliorations :

– Aménagements pour travail pénible (mais Macron en a réduit la liste), invalidité, …

– Prise en compte des carrières longues pour un départ plus tôt.

– Une pension minimum à 1 100 € pour les nouveaux ayant cotisé 43 ans

Aménagements pour travail pénible

Emmanuel Macron, dans les faits, a supprimé en 2017 quatre des dix facteurs de pénibilité qui permettaient de partir plus tôt en retraite : manutentions manuelles de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, risque chimique. À l’inverse, il promet maintenant de revoir le régime de la pénibilité, la liste de facteurs d’usure professionnelle qui permettra de partir plus tôt à la retraite, jusqu’à 55 ans. Il déclare que cela passe par « des critères plus individualisés », par la mesure de « la fatigue dans le temps de vie », par exemple en mesurant le nombre d’années de travail de nuit. Cette individualisation de la mesure de la pénibilité s’oppose aux régimes spéciaux qui attribuent le droit de partir plus tôt à certains métiers. Toutefois, elle ne concernerait que le secteur privé, car les catégories actives de la fonction publique resteraient en place.

La pénibilité serait mesurée par la médecine du travail et la création de trois nouveaux bilans de santé intégralement remboursés par la Sécurité sociale, à 25 ans, 45 ans et 60 ans.

Prise en compte des carrières longues

Les « carrières longues », les personnes qui ont commencé à travailler avant l’âge de 20 ans et qui peuvent aujourd’hui partir à 60 ans, subiront aussi le recul de l’âge, mais « seulement » à 62 ans, au lieu de 65.

Une retraite au moins à 1 100 euros

Cette promesse n’est pas nouvelle. Elle vient après la promesse d’une pension minimum à 1 000 € (85 % du Smic net, légèrement inférieur au seuil de pauvreté), inscrite dans la loi depuis 2003 mais dont le décret n’est jamais sorti. Elle fait partie aussi des promesses présidentielles du Président Macron, réaffirmée lors de son allocution du 12 juillet 2021 … promesse non tenue pendant son premier quinquennat. Sera-t-elle tenue cette fois-ci ?

Le rapport Turquois-Causse remis au gouvernement le 10 mai 2021 (à consulter en cliquant ici) comporte des informations intéressantes, il s’appuie sur une étude de la CNAV, donc sans tenir compte des fonctionnaires. La pension brute inférieure à 1 000 euros concerne 5,7 millions de retraité·e·s (37 % des 15,5 millions) dont ¾ de femmes … mais seulement 1,8 million ont une carrière complète ou quasi complète (plus de trente années de cotisation), condition imposée par Macron pour avoir droit aux 1 100 €. Ces personnes bénéficieraient (pour atteindre 1 000 €) d’une augmentation moyenne de 163 €, ce qui aurait un coût annuel de 2,1 milliards d’euros.

Le scandale des pensions inférieure à 1 100 €, parfois même au seuil de pauvreté après avoir travaillé toute sa vie, va-t-il disparaitre ? Ce n’est pas prévu pour les personnes n’ayant pas cotisé pendant 43 ans. Macron la conditionne au recul de l’âge de départ à 65 ans…

Une majorité de la population s’oppose au recul de l’âge de départ.

Un sondage Elabe a demandé à 1 531 personnes ce qu’elles pensaient de plusieurs mesures pour assurer la pérennité du système de retraite :

– 70 % s’opposent au recul de l’âge de départ,

– 83 % refusent une baisse des pensions,

– et 63 % demandent une augmentation des impôts ou des taxes pour les plus aisés.

Cela augure bien des capacités de mobilisation…

La retraite à points

Au-delà de ce recul de l’âge, le Président Macron a échoué à mettre en place un système de retraite universel par points, mais il n’a pas renoncé, il fait dire à Richard Ferrand que ce système à points « n’est absolument pas enterré », qu’il « faudra continuer à le mettre sur la table, en faisant en sorte, à une date qu’il nous faudra définir, que les nouveaux entrants sur le marché du travail rentrent dans ce système plus juste et plus ambitieux ».

Il précise lui-même qu’il faut aller « par la concertation », vers « un système totalement universel porté par les partenaires sociaux, qui s’autorégule, sur le modèle de l’Agirc-Arrco », modèle qui est un système à points.

E. Macron a tiré le bilan de son échec d’imposer frontalement son système à points. Il a compris qu’il fallait démobiliser (appliquer les nouvelles règles seulement aux nouveaux salarié·e·s) et qu’il fallait procéder par étapes :

– recul de l’âge de départ,

– fin des rares régimes spéciaux encore en place,

– calculer la pension des fonctionnaires à partir des meilleures 25 années en intégrant les primes,

– régime à points.

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Actu Solidaires 78 Éducation Précarité

Éducation : le grand vide…

Dans l’éduc, les résultats définitifs au concours de profs des écoles dans l’académie de Versailles : 1430 postes, 428 admis-es. Qui fera donc la rentrée? 

D’un côté, nous avons les personnels en poste qui sortent épuisés de leur année scolaire, soumis à des pressions hiérarchiques de tous ordres, dans la digne ligne du New public management, leur demandant d’évaluer leur école, de s’autoévaluer eux-mêmes et elles mêmes, de faire des fiches projets pour l’année suivante, de s’inscrire à des formations, de participer à des réunions vaines… sans compter les perspectives accablantes pour la rentrée, face à la baisse de moyens sur le département (fermetures de classe, classes surchargées, postes supprimés). Cet épuisement conduit trop de nos collègues à penser ou acter leur démission.  

De l’autre côté, nous avons nombre de personnels précaires qui reçoivent progressivement un courrier de non-reconduction de leur contrat ou une convocation à un entretien de non-renouvellement.  

Et pour finir, nous avons les résultats officiels des concours de recrutement qui tombent. A commencer par le concours de professeur-es des écoles : 1430 postes proposés au concours. 428 admis-es. Soit 1002 postes non pourvus par des stagiaires à la rentrée.  

La conclusion ?   

Entre les collègues épuisé-es, les collègues que l’administration se fait un plaisir de chasser (souvent pour ne pas les CDIser), et les postes non pourvus aux concours: qui donc fera la rentrée?    Face à la volonté de démanteler le service public d’éducation, seules la solidarité et les actions collectives permettront de construire les résistances!   

Rejoignez-nous!

Sud éduc 78   

Voir aussi : http://solidaires78.org/2022/06/06/scandale-des-jobdating-la-consequence-dannees-successives-de-casse-du-service-public-deducation/

Invitation au space de la Fédé ce lundi 27/06 soir

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antifascisme

La lutte contre l’extrême droite doit continuer et s’amplifier

Avec l’Élection de 89 députés, le Rassemblement national entre en force à la chambre des députés. C’est un coup dur pour la démocratie et pour le rayonnement de notre pays dans le monde. L’Allier n’a malheureusement pas été épargnée par cette poussée historique du parti de Marine Le Pen, puisque sur la deuxième circonscription, c’est le candidat du RN qui l’a emporté, face à une candidate de la NUPES que Solidaires Allier avait fait le choix de soutenir pour conjurer ce péril.

Malheureusement, une faible majorité (un peu plus d’un centaine de voix) a permis au candidat du RN de s’imposer, sans faire campagne, et en refusant toute confrontation avec les médias durant la campagne.

Pour la ville de Montluçon, c’est un véritable séisme. La ville dont Jean Dormoy, puis Max Dormoy furent les Maires emblématiques a aujourd’hui la “gueule de bois”. Mais pour Solidaires Allier, le combat que menèrent les antifascistes de notre ville contre l’extrême droite et ses idées nauséabondes ne s’arrêtera pas pour autant. Au contraire, avec les autres forces progressistes, nous continuerons à défendre les droits des immigré-es, et à nous investir dans les luttes antiracistes, féministes, LGBT+, et contre toutes les formes de discrimination d’où qu’elles viennent. Pour nous, l’extrême droite est et restera un danger mortel pour la société.

Lire ICI le communiqué national de L’Union Syndicale Solidaires

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En grève ! Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Une délégation de Solidaires au ministère du travail. Régularisez les Sans-papiers en grève !

Une délégation de l’Union syndicale Solidaires a été reçue par le Ministre du Travail Olivier Dussopt le lundi 20 juin 2022. Aboubacar Dembele , représentant de la lutte des sans-papiers face à La Poste, entreprise d’État et ses filiales (Chronopost et DPD) et à l’agence d’intérim RSI était présent au sein de la délégation.

Il a pu porter les revendications des sans- papiers, en grève depuis 8 mois mois pour dénoncer leurs conditions de travail, leur exploitation et la demande de leur régularisation.

Il a pu répondre à toutes les questions du Ministre nouvellement nommé, qui a dit avoir découvert la situation il y a 3 jours. Celui-ci a demandé le nombre de personnes qui demandaient leur régularisation, a parlé de la dénonciation par La Poste du contrat avec le sous-traitant Derichebourg.

Aboubacar Dembele a précisé le nombre de demandes de régularisation par sous-traitant, a dénoncé le fait que la dénonciation du contrat par La Poste ne résolvait pas le problème des sans-papiers, a rappelé que G. Darmanin refusait de les rencontrer et qu’ils se heurtaient à un mur vis à vis des préfectures, alors que certains sans- papiers avaient les Cerfa (promesses d’embauche).

Le ministre s’est engagé à reprendre contact avec la délégation de Solidaires pour dire les avancées possibles.

La balle est dans le camp du Ministre du travail ! Il est plus que tant que l’État prenne enfin ses responsabilités, et cesse de soutenir de fait, par son inaction (comme il le fait pour tant d’autres), les employeurs qui exploitent les travailleurs sans-papiers de DPD, Chronopost et RSI. Il est temps que le gouvernement donne l’ordre aux préfectures de recevoir les grévistes et leurs représentants, et régularise les travailleurs en lutte !

La mobilisation et le soutien continuent !

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