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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Défense de nos libertés

Libertés syndicales et renseignement : Solidaires dépose un recours contre l’État

Ce matin, lors d’une conférence de presse réunissant Tayeb Khouira, secrétaire national de Solidaires et requérant, et son avocate Maître Marion Ogier, Véronique Poulain et Élie Lambert, secrétaires nationaux de l’Union syndicale Solidaires, ainsi que Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’Homme, Solidaires a annoncé le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif de Montreuil visant à engager la responsabilité de l’État.

Des faits graves, documentés, restés sans réponse judiciaire

En janvier 2024, Tayeb Khouira, alors représentant national de SUD Aérien, est convoqué par tromperie à un commissariat par des agents de la DGSI. Pendant deux heures, il est soumis à un interrogatoire à charge sur son supposé soutien à la cause palestinienne — sans PV, sans avocat·e, sans être informé du cadre juridique de l’entretien. Le numéro depuis lequel il avait été contacté était celui d’une carte prépayée, désactivée quelques heures plus tard.

Sa plainte pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle a été classée sans suite en septembre 2024, à l’issue d’une enquête expéditive. Cette impasse judiciaire rend d’autant plus nécessaire le recours administratif aujourd’hui déposé.

Une procédure inédite face à des méthodes inacceptables

Pour Maître Marion Ogier, avocate de Tayeb Khouira, « la procédure qu’on mène est inédite, parce que précisément, elle cible quelque chose en dehors de tout cadre légal ». Elle dénonce une méthode déloyale, qui a placé Tayeb Khouira en situation de vulnérabilité : convoqué sous un faux prétexte, il a été soumis à un entretien dont les agents ont sciemment entretenu l’ambiguïté quant à la nature et au cadre. Les questions posées n’étaient pas liées à l’intégrité de la nation — objectif pourtant constitutif des missions de la DGSI. Ce ne sont pas des méthodes acceptables dans l’État français.

L’enquêteur lui-même a reconnu une « erreur de ciblage » — sans que cela ne débouche sur la moindre conséquence.

Répression syndicale : des questions qui s’imposent

Ce que Tayeb Khouira a subi soulève des interrogations profondes sur les conditions d’exercice du militantisme syndical aujourd’hui. Il n’appartient à aucune organisation pro-palestinienne. En revanche, il a été l’un des meneurs du blocage de l’aéroport de Roissy lors du mouvement contre la réforme des retraites en 2023. Ces éléments, mis bout à bout, posent une question à laquelle l’État doit répondre : sur quelle base un syndicaliste combatif se retrouve-t-il convoqué par des agents du renseignement intérieur, associé à une menace terroriste, sans qu’aucune explication satisfaisante ne soit jamais apportée ?

Dans un contexte où les pressions sur le mouvement syndical s’intensifient, Solidaires estime que cette affaire ne peut rester sans suite. Le droit à militer, à se mobiliser, à défendre les travailleuses et les travailleurs ne saurait devenir, même indirectement, un motif de surveillance ou d’intimidation.

Un enjeu qui nous concerne toutes et tous

C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires et la Ligue des droits de l’Homme interviennent volontairement dans cette procédure. Cette affaire soulève des questions fondamentales : le droit à militer, la liberté d’expression, la lutte contre les discriminations, et le contrôle démocratique des services de renseignement.

Face à un gouvernement déterminé à imposer une cure austéritaire et à intensifier le tournant autoritaire en cours, il faut plus que jamais revendiquer nos droits à militer et à nous organiser.

Solidaires ne cèdera pas face aux intimidations.

Solidarité avec Tayeb Khouira et toutes les victimes de la répression anti-syndicale.

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antiracisme

Communiqué commun CGT, FSU, LDH, MRAP et Solidaires : Manifestons contre tous les racismes dimanche 21 juin à Paris

Dans la foulée des élections municipales, un déferlement de haine raciste a visé nombre d’élu-es de la République. L’extrême-droite et les médias qui lui sont affiliés ont orchestré des campagnes virulentes d’attaques racistes, amplifiées sur les réseaux sociaux. Visée par l’une d’elle, le maire de Saint-Denis-Pierrefitte-sur-Seine Bally Bagayoko a appelé à un rassemblement contre toutes les formes de racisme, que nos organisations ont soutenu et qui a été un succès de mobilisation de la société civile.

Nous, organisations de la société civile, considérons que Le 21 juin, nous avons la possibilité d’amplifier encore le mouvement, en manifestant à Paris, avant les festivités de la Fête de la Musique, pour affirmer la large cohésion de la société contre tous les racismes, les discriminations, la haine de l’autre et en faveur de l’égalité en droits.

C’est cette égalité que l’extrême-droite ne peut supporter, c’est cette égalité qu’elle continue d’attaquer frontalement partout où elle se sent suffisamment forte, là où elle a obtenu des municipalités, là où elle voudrait peser dangereusement sur les institutions. Ainsi, elle s’en prend à ce qui fait notre socle politique partagé depuis 1789, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et toutes les Constitutions républicaines depuis lors, qui proclament l’égalité de toutes et tous devant la loi.

Déterminé-es ensemble, partout, face à l’extrême-droite, pour l’égale dignité de tous les êtres humains, nos organisations appellent à rejoindre largement le cortège du 21 juin à Paris, 14h à Barbès.

Signataires : CGT (Confédération générale du travail), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Union syndicale Solidaires

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Conditions de travail

Plutôt que financer la sécu, le gouvernement attaque encore nos arrêts maladie !

Par un décret paru le 13 juin dernier, le gouvernement limite la durée d’indemnisation des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois en cas de prolongation. Un autre décret du même jour fixe à 4 ans la durée maximale des arrêts de travail pour les accidents du travail et maladies professionnelles.

Ces plafonds entrent en vigueur au 1er septembre 2026, sauf exception en raison de l’état de santé du patient, et s’appliquent aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes).

Comme si les salarié·es malades étaient responsables de leur situation ! Délais de carence, plafonnement des indemnisations : la finance pèserait-elle plus lourd que le soin et la guérison ?

Derrière cette décision gravée dans la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, c’est une révolution conservatrice qui s’opère. Alors que la Sécu est normalement là pour donner le temps nécessaire au soin et à la réparation, elle mettra désormais la pression pour faire revenir travailler, quitte à mettre la santé des travailleur·euses en danger. Le travail tue mais le gouvernement regarde ailleurs.

La réalité est cependant toute autre :

  • L’absentéisme reste élevé, notamment chez les cadres, avec une explosion des arrêts pour santé mentale devenue le deuxième motif des arrêts longs.
  • Les indemnités journalières explosent : 18 milliards d’euros pour la Sécu en 2025, en hausse d’1 milliard par an.

Et au lieu de s’attaquer aux causes réelles (conditions de travail pourries, sous-effectifs, management toxique…), le gouvernement choisit de renforcer les contrôles et raboter les indemnités journalières.

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette logique injuste et dangereuse. Nous refusons que la santé des travailleurs soit sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

Solidaires exige l’abrogation de ces décrets et un véritable financement de la sécurité sociale à commencer par l’abrogation des exonérations des cotisations patronales, une augmentation des cotisations et des salaires, une lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de travail. La justice sociale plutôt que le capital.

Paris le 15 juin 2026

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Éducation En grève !

Mobilisation au collège Sully de Rosny-sur-Seine : communiqué de presse du 10 juin 2026

Le collège Sully rencontre des difficultés qui ont atteint leur apogée le lundi 8 juin 2026.
L’établissement est un collège situé en zone péri-urbaine classée en “zone prévention violence / politique de la ville” accueillant environ 600 élèves et faisant partie des 800 collèges les plus en difficulté au niveau national.
Nous ne voulons pas que la communication autour des événements graves de lundi éclipse le travail quotidien des élèves, des parents, des professeurs et des personnels qui, chaque jour, œuvrent pour la réussite de tous dans un climat apaisé.
C’est pourquoi nous tenons à rétablir les faits et à expliquer les actions menées actuellement pour un retour à la sérénité.

1.​ Les évènements du lundi 8 juin 2026

Des bagarres entre élèves ont émaillé la journée du lundi 8 juin en l’absence d’un encadrement suffisant et suite au non remplacement des personnels en arrêt. Dès la récréation de 10 heures, dans la cour, des altercations isolées sont apparues parmi les élèves. Ces dernières ont été favorisées par un encadrement insuffisant, malgré la présence de personnels de différents services qui ont essayé de compenser ce manque.

Ces mêmes tensions sont réapparues aux différents moments de pause sur le temps méridien et à la récréation de 15 heures, où ces dernières ont culminé. Une AED (surveillante), suivie d’une CPE, interviennent pour séparer une première bagarre. Une foule agitée se forme autour de celle-ci, certains élèves se jetant à terre et les uns sur les autres, obligeant deux enseignants à intervenir pour dissiper la foule. La principale alertée par la rumeur dans la cour, intervient à son tour suivie de son adjoint. Les élèves bagarreurs sont isolés tandis que des groupes d’élèves se forment dans le but de prolonger, de nouveau, les bagarres et d’intensifier le mouvement de foule.

Les collègues venus en renfort sont impuissants face à un groupe de plusieurs centaines d’élèves incontrôlables. Certains personnels séparant les élèves ont reçu des coups perdus.
Les tensions se poursuivent après la fin des cours : une mère d’élève venue chercher son fils menacé est empêchée de sortir par des élèves qui veulent en découdre. Ce dernier est mis en protection au sein des locaux.

Ayant peur que de nouvelles altercations surviennent, une dizaine de personnels décide d’assurer la sécurité aux abords du collège. La majorité des élèves encore présents montent alors dans les bus de manière sereine. Les forces de l’ordre reviennent alors progressivement et font état de la situation aux abords du collège et dans le centre-ville de Rosny-sur-Seine, où l’on apprend que les altercations se poursuivent. Les agressions filmées et diffusées sur les réseaux sociaux ne se déroulent donc pas dans ou aux abords du collège ni en présence d’un quelconque membre du personnel. Nous les condamnons fermement et nous apportons un soutien inconditionnel aux élèves blessés ainsi qu’à leurs familles et également à l’ensemble des jeunes choqués par ces incidents et victimes de la situation.

Ces événements résultent de plusieurs mois voire années de tensions accumulées au sein du collège. Ces dernières sont dues à un manque de moyens humains et matériels et des effectifs à 30 élèves par classe, le tout dans un contexte socio-économique défavorisé auquel s’ajoutent un absentéisme et des violences verbales et physiques croissantes. Dans ce cadre difficile, les personnels peinent à mener à bien les projets entrepris en classe et dans l’établissement en faveur de la réussite des élèves et d’une plus grande ouverture à l’autre et au monde.

2.​ La mobilisation des mardi 9 juin et mercredi 10 juin 2026

Le mardi, l’ensemble des personnels et quelques représentants des parents d’élèves se sont réunis en assemblée générale en début de matinée et a échangé au sujet de la situation déjà abordée à plusieurs reprises depuis le mois de janvier, entre autres avec le DAASEN (Directeur Adjoint Académique des Services de l’Éducation Nationale). Les personnels se sont ensuite rassemblés au réfectoire pour pouvoir échanger avec M. Rogie (DAASEN) et M.Perillat (Conseiller Technique Établissement Vie Scolaire) qui se sont déplacés suite à ces évènements d’ampleur inédite, accompagnés par Mme Moussaoui (principale) et M. Pezet (principal-adjoint).

Lors de cette réunion de crise, les personnels de l’ensemble des services ainsi que les représentants présents ont pu exprimer leurs inquiétudes et soumettre leurs demandes pour une reprise des cours apaisée, cadrée et rapide. Les échanges ont duré presque quatre heures.

L’ensemble des personnels se sont accordés à dire que nous ne pourrions reprendre les cours sereinement qu’en accueillant les élèves en demi-jauge et uniquement après avoir identifié les élèves initiateurs de ces incidents graves. Un bon nombre des élèves initiateurs ont déjà été placés en mesure conservatoire mais le DAASEN a refusé l’accueil en demi-jauge. Nous considérons cette décision inadaptée à la situation de tension qui règne dans la communauté éducative et qui impacte les élèves, les familles et les personnels.

C’est pourquoi nous avons décidé, ce mercredi 10 juin, de poursuivre nos actions afin d’obtenir satisfaction. Notre premier objectif est alors d’assurer une communication claire et détaillée à destination des familles qui, nous en sommes conscients, font face à un manque d’informations et une certaine incompréhension. Nous souhaitons également une demande d’audience avec le DASEN, principalement pour faire entendre nos revendications.

3.​ Nos revendications

L’équipe s’accorde sur les revendications suivantes :

a.​ Reprise des cours en demi-jauge jusqu’à la fin de l’année
b.​ Nomination définitive de deux CPE à temps plein
c.​ Renfort pérenne d’AED
d.​ Nomination d’un Assistant Pédagogique à temps plein
e.​ Passage du collège en REP
f.​ Inclusion à la Cité Éducative du Mantois

La mobilisation ne prendra fin que lorsque nos revendications auront été entendues et que des mesures à la hauteur des problématiques de notre établissement auront été effectivement mises en place pour la sécurité, le bien-être et la réussite de nos élèves avant tout.

Les personnels et les familles du Collège Sully

Le Parisien

“Ce jeudi, une opération « collège mort » y avait été organisée, empêchant les cours de se tenir. Cette opération faisait suite à une série d’incidents violents survenus lundi. Dans la journée, des bagarres avaient éclaté d’abord dans la cour de récréation avant de se terminer dans la rue. La police avait été obligée d’intervenir et des témoins avaient même parlé de « lynchages » entre collégiens.
Pour répondre à l’inquiétude des quelque 40 professeurs et des parents d’élèves, des responsables de la direction académique des Yvelines se sont rendus sur place ce jeudi et ont annoncé, dans la soirée, plusieurs mesures.”

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Conditions de travail Défense de nos libertés Répression

Ils ne nous empêcheront pas de lutter !

Contre toutes les répressions

Manifestation samedi 20 juin à 15h à Paris
Du siège de la Banque Postale en passant par le ministère des Affaires Étrangères pour finir au ministère du Travail

Il est facile de constater que plus les gouvernements déroulent leurs politiques anti-sociales, racistes et militaristes, plus le patronat et l’État répriment les mouvements et les militants et militantes du monde du travail et de la jeunesse.

En 2025, les rassemblements contre la répression vis-à-vis des militants et militantes syndicaux, contre la guerre à Gaza ou dans la jeunesse ont souvent été des succès sur le plan numérique. Des milliers de personnes se sont rassemblées en solidarité avec celles et ceux qui subissaient les coups des patrons ou de l’État. 

À La Poste, entreprise qui supprime des milliers d’emplois chaque année, cette logique répressive se déploie avec force. Pour ce faire elle emploie contre ceux et celles qui luttent des méthodes expéditives et brutales. On y respire un parfum d’impunité !

Impunité alors qu’un reportage d’Envoyé spécial avait fait la lumière sur une « cellule spéciale » qui au plus haut niveau de l’entreprise visait (et vise encore ?) à étouffer les causes professionnelles des suicides à La Poste. Étouffé aussi le scandale de centaines de milliers de masques chirurgicaux stockés et non distribués aux postiers et postières pendant l’épidémie du Covid en 2020.

Impunité également sur la « carte des partenaires », document RH interne qui classe les agents selon leur opposition aux projets de suppressions d’emplois et qui préconise « la contrainte » pour qu’ils s’y rallient. Contournement de l’obligation de transparence sur la quantification de la charge de travail des facteurs et factrices. La Poste va jusqu’à combattre juridiquement le Règlement Intérieur du CSE Central qui permet aux élu·es de se déplacer librement dans les locaux de l’entreprise et de communiquer oralement avec les salariés.

Cerise sur le gâteau : la pratique des faux témoignages visant à calomnier, faire condamner ou licencier abusivement des syndicalistes de l’entreprise est monnaie courante dans la plus grande entreprise du pays. L’un des exemples les plus graves : un haut cadre de La Poste avait tenté de salir Gaël en l’accusant d’avoir des liens avec des djihadistes auprès de la rédaction de France 2 pour tenter d’empêcher la diffusion du reportage d’Envoyé spécial. La Poste veut aujourd’hui, 8 ans après cette grève de 2018 et une victoire juridique en cour d’appel de Versailles de janvier 2019, remettre en cause sa liberté de circulation dans les centres.  

Le 10 juillet 2025, Gaël, Yann, Mohamed, Brahim et Dalila ont été condamnés à des amendes pour « violation de domicile professionnel ». Gaël a même été sanctionné par 6 mois de prison avec sursis pour « violation de domicile et violences » plus de 11 ans après les faits. Des peines qui vont largement au-delà de ce que prouvent les vidéos et des réquisitions du procureur, pourtant peu soupçonnable de sympathie à l’égard des militants syndicalistes puisqu’il demandait des Travaux d’Intérêt Général. Un verdict clairement politique.

Alors, de quoi nos camarades postiers et postières sont-ils coupables ? D’avoir représenté leurs collègues grévistes ? De s’être rendus au siège de leur entreprise lors d’un conflit du travail ? D’avoir exercé leurs mandats syndicaux ? D’avoir obligé la Poste à embaucher des collègues précaires ? D’avoir démontré durant leur procès que la Poste a menti sur les faits de violences et fait mentir depuis onze ans plusieurs de ses salariés pour se débarrasser de syndicalistes ? D’avoir rassemblé plus de 600 personnes lors du procès du 12 juin 2025, des postiers en grève, des syndicalistes CGT, Solidaires, des militants de gauche et d’extrême gauche, déterminés à s’unir face à la répression patronale et d’État indépendamment de leurs étiquettes respectives ? 

Gaël, Brahim, Dalila, Mohamed et Yann ont fait appel. De l’audience qui se tiendra en appel, il nous appartiendra de faire le procès d’une justice au service des patrons et d’en faire une tribune pour exiger la réintégration de Gaël, Yann et Mohamed. S’ils sont définitivement condamnés ce sont toutes nos actions militantes qui seront impactées.

En 2026, La Poste a licencié Samuel, facteur à Thuir et représentant du personnel pour SUD PTT 66. C’est bien son activité syndicale (dénoncer les dysfonctionnements, veiller sur les agents, combattre les suppressions de postes…) qui dérange la direction. La preuve : après avoir analysé le dossier monté par La Poste, deux inspecteurs du travail se sont prononcés contre le licenciement ! Pour avoir fait grève durant le conflit contre la réforme des retraites, Alexandre, facteur à Perpignan, secrétaire général de la CGT FAPT 66 est sanctionné de 24 mois de mise à pied dont 6 avec sursis. Notre camarade s’est donc vu interdire de travailler à La Poste et privé de salaire pendant 18 mois ! 

Et il y en a malheureusement beaucoup d’autres à La Poste. Des centaines, et cette campagne contre la répression va s’attacher à les rendre visibles : Salim, Éric, Yann, Olivier, Stéphanie, Didier, Florence, Nazha, Samir, Florian, Mounir, Willy, Djeamel, Man, Medhi, Gracilien, Thomas, Sébastien… 

Mais la lutte contre la répression à La Poste ce sont aussi des victoires : Vincent, secrétaire départemental de SUD Poste 78 qui a définitivement fait condamner la direction de La Poste pour discrimination syndicale, harcèlement et « préjudice direct à l’intérêt collectif de la profession. » C’est aussi le cas de Christophe, de la CGT FAPT 14, qui après avoir été sali par des accusations infondées a arraché sa réintégration au terme d’une bataille juridique acharnée de quatre ans et demie. Nous espérons pareille victoire dans le cadre de la procédure engagée par plusieurs CSE contre la note d’orientation qui permet à La Poste d’imposer ses réorganisations et ses suppressions d’emplois dans tous les métiers.

La répression à La Poste a une logique d’ensemble qui vise à faire taire ceux qui refusent la privatisation à l’œuvre dans l’entreprise. Nous avons besoin de plus de bureaux de Poste dans nos villes, de plus de postiers et postières avec des salaires et des conditions de travail qui nous permettent de vivre et pas de survivre. Une commission d’enquête parlementaire devrait faire toute la lumière sur ces « pratiques baillons. »

Mais la répression n’est pas propre à La Poste, ni à SUD ou la CGT. D’après les chiffres de la confédération CGT ce sont plus de 1000 syndicalistes CGT qui sont sous le coup de la répression. Ils veulent une classe qui se tienne sage parce que nous luttons pour nos conditions de vie et d’existence, contre l’islamophobie et tous les racismes, contre les violences policières, contre la colonisation, les guerres et les agressions militaires, pour la solidarité entre les travailleurs et les peuples du monde entier. 

Pour toutes ces raisons, nous devons faire bloc ! Nous sommes aux côtés de Tayeb Khouira de SUD Aérien, de Baptiste Anglade de la CGT 38, de David Pijoan de la FSU 33, d’Anasse Kazib de Sud Rail Gare du Nord, d’Alex Pelico de Solidaires Informatique 57, de Olivia Zemor présidente d’Europalestine, de Rima Hassan Eurodéputé pour la France Insoumise… et de tous ceux et toutes celles qui font face à la répression et à l’acharnement de l’État et des patrons pour leurs combats pour la justice et l’émancipation.

IIs ne nous empêcheront pas de lutter ! Contre toutes les répressions : toutes et tous à Paris

Manifestation le samedi 20 juin 2026, à 15h

Du Siège de La Banque Postale au Ministère du Travail en passant par le ministère des affaires étrangères.

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Luttes contre les discriminations Luttes féministes

Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles : La loi intégrale doit advenir, maintenant !

La loi intégrale doit advenir, maintenant !

le 10 juin 2026

Les mobilisations qui ont eu lieu lundi soir dans près de 200 villes partout en France, rassemblant plus de 150 000 personnes, sont un moment historique.

Ces rassemblements massifs, divers en âges, catégories sociales et territoires témoignent de l’ampleur de l’onde de choc et de tristesse provoquée par la mort tragique de Lyhanna. Partout, la colère, l’indignation, mais aussi la détermination à faire changer les choses se sont exprimées vivement.

Ces rassemblements sont l’incarnation d’une exigence politique : que la lutte contre les violences sexuelles devienne enfin une priorité à la hauteur de l’ampleur du phénomène et de la gravité des conséquences sur les victimes et sur la société entière.

Les pouvoirs publics ont fait preuve d’une grande irresponsabilité en interdisant le rassemblement place Vendôme, à peine plus de 2h avant le rassemblement, divisant la mobilisation parisienne. Malgré cette interdiction, la foule a déferlé vers la place Vendôme, tout en étant également rassemblée de manière compacte place Louis-Lépine.

L’irresponsabilité est allée jusqu’à placer en garde à vue l’une des principales organisatrices du rassemblement, Andréa Bescond, qui a passé la nuit dernière en garde à vue, et à qui nous apportons tout notre soutien.

Cet aveuglement quant à l’ampleur de l’indignation s’est également manifesté encore mardi matin, alors que les ministres de l’Intérieur et de la Justice n’ont cessé de nier la problématique des moyens financiers ou législatifs devant la commission des lois du Sénat.

Pourtant, plusieurs victoires ont déjà été obtenues grâce à la mobilisation inédite du mouvement féministe et enfantiste, nous rapprochant de l’adoption de la loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui rassemble désormais plus de 220 000 signataires.

Nous saluons notamment la demande de la présidente de l’Assemblée nationale d’inscrire à l’ordre du jour d’une session extraordinaire la proposition de loi transpartisane visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants – à laquelle notre coalition a contribué -, et sa saisine prochaine du Conseil d’État pour faire avancer le processus législatif.

Devant l’ampleur des mobilisations, le Premier ministre a également fait part de sa volonté, dans un courrier adressé à ses ministres le soir même, que la loi intégrale soit transmise au Conseil d’Etat en vue d’un examen prochain au Parlement.

Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Néanmoins, nous appelons à la vigilance : c’est la loi intégrale que nous exigeons, toute la loi, et non quelques mesures reprises du texte, adoptées sans moyens, comme le Premier ministre le propose dans le cadre de l’examen prochain d’un texte sur la protection de l’enfance.

La loi intégrale est prête, elle est portée déjà par 110 député.es et soutenue par 81% des Français.es, elle doit être mise à l’ordre du jour et adoptée et dotée des moyens nécessaires.

Chaque année, plus de 160 000 enfants et plus de 325 000 femmes sont victimes de violences sexuelles. 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite. Ces chiffres ne décrivent pas des situations isolées.

Ils révèlent un système défaillant et une impunité organisée.

Aucune affaire, aussi emblématique soit-elle, ne suffira à elle seule à y mettre fin.

C’est un changement global de société qui doit advenir. Tant que cette loi n’est pas à l’ordre du jour, nous poursuivrons notre mobilisation.

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antiracisme Internationalisme Luttes migrant·es

Face au Pacte asile et au Règlement « Retour » : Contre l’Europe forteresse et ses politiques racistes, mobilisons-nous !

Ce vendredi 12 juin 2026, le « Pacte européen sur la migration et l’asile » entre officiellement en vigueur. Fruit d’une alliance honteuse entre la droite et l’extrême-droite au Parlement européen, cet ensemble de textes organise le tri, l’enfermement de masse — y compris d’enfants dès l’âge de 6 ans avec le fichage biométrique — et le refoulement systématique aux frontières. Sous couvert de réformer la politique européenne, ce pacte attaque le droit d’asile et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Avec l’adoption du Règlement « Retour » c’est une véritable machine de guerre raciste inspirée des méthodes de l’ICE américain qui se met en place : ce texte allonge la durée de rétention jusqu’à 24 mois, légalise des « hubs de retour » (des prisons délocalisées hors de l’UE comme les accords passés avec l’Ouganda), et autorise les perquisitions policières à domicile sans mandat et dans les lieux associatifs où vivent des personnes migrantes. Plus grave encore : il prétend imposer aux fonctionnaires et agent·es de la fonction publique une obligation de signalement et de dénonciation des personnes en séjour irrégulier !

Cette brutalité n’est que la continuité de la politique sécuritaire que nous dénoncions déjà au début de l’année dans notre analyse de la dérive autoritaire et xénophobe.

L’Union syndicale Solidaires refuse toute logique visant à précariser davantage les personnes étrangères et à recycler les propositions rejetées de la loi Darmanin. À l’instar de nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes qui refusent d’être les auxiliaires d’une répression mortifère aux frontières, Solidaires réaffirme sa position : si des directives manifestement illégales et attentatoires à la dignité humaine sont imposées aux agent·es publics, nous appellerons à la désobéissance.

Nous exigeons :

  • L’abrogation totale du Pacte Asile et Migration et du Règlement « Retour ».
  • L’abrogation des lois et circulaires racistes nationales comme la Loi Darmanin et la circulaire Retailleau.
  • Un service public de l’asile et de l’accueil digne (logement, soins, scolarisation, accès à l’emploi), totalement indépendant et doté de moyens à la hauteur. Et des moyens pour les associations qui accompagne les personnes exilées.
  • La régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’accès inconditionnel au droit.

Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil ! D’où que l’on vienne, où que l’on soit né·e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous luttons ici !

Solidaires appelle à rejoindre les mobilisations qui auront lieu demain sur l’ensemble du territoire ce vendredi 12 juin et dans les jours qui viennent.

A Paris, Solidaires appelle à se joindre au rassemblement impulsé par la CGT avec le cadre Né·es ici ou venu·es d’ailleurs à 13h place de la République et à rejoindre la manifestation à l’appel des collectifs des Sans-Papiers d’Ile de France et de la Marche des Solidarité ce vendredi 12 juin 2026 à 17h00, place de la République.


Déclaration unitaire cadre né·es ici ou venu·es d’ailleurs

12 juin : Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes de l’Union européenne, mobilisons-nous ! (Déclaration unitaire)

Nos organisations appellent à une mobilisation intersyndicale et unitaire le 12 juin 2026 en réaction à l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile et pour garantir un accueil digne pour toutes les personnes migrantes !

Le Pacte européen sur la migration et l’asile, adopté officiellement le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l’Union européenne et d’établir un système d’asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l’accès au droit d’asile et aux garanties procédurales, est inique.

Enfermement dès 6 ans, placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention, fichage biométrique, interdiction de séjour sur le territoire européen et externalisation de l’asile sont au cœur de ces textes. Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l’Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Alors que les syndicats et associations alertent depuis des années sur la criminalisation constante des personnes étrangères et l’absence de moyens pour offrir des conditions d’accueil dignes, nous ne pouvons rester sans réagir devant une telle politique !

Nos organisations refusent toute logique visant à précariser davantage les étrangers vivant sur le territoire national et tendant à encore durcir les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.

Cette tendance répressive qui ne s’arrête pas là se retrouve dans un nouveau texte, le Règlement « Retour », qui vient d’être adopté dans sa version finale par les institutions européennes dans la continuité du Pacte et, qui avec cette version va inclure des éléments dignes de l’ICE aux Etats-Unis en autorisant des « mesures de détection » pouvant prendre la forme de descentes de police dans les domiciles privés sans mandat, d’intensification des contrôles d’immigration dans les espaces publics. Il est même question d’une obligation de signalement aux forces de l’ordre imposée aux fonctionnaires pour dénoncer les personnes en séjour irrégulier !

Nous exigeons :

  • Un accès au droit inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l’instar de ce qu’il devrait être pour toutes et tous.
  • Des conditions d’accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce, sans privation de liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l’emploi).
  • Un service public de l’asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant de toute influence extérieure.
  • Des moyens suffisants pour les associations.
  • Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil !

Nos organisations, avec le collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à se mobiliser, à Paris le 12 juin contre cette politique migratoire européenne indigne, répressive et dangereuse.

Le 12/06/2026 Rendez-vous à 13h00 – Place de la République

Signataires : CGT – FSU – Solidaires – UNEF – Syndicat de la Magistrature – LDH – Mrap – SOS Racisme – Femmes Egalité – CLARA – OXFAM
Le collectif né.es ici venu.es d’ailleurs


Appel de la coordination des Sans Papiers d’Ile de France, de la Marche des Solidarités, Guerre à la guerre, etc

Contre le pacte asile et migration
Contre le Règlement “Retour”

ENFERMEMENT, EXPULSION, EXTERNALISATION DES FRONTIÈRES

Ce sont les mots d’ordre des projets racistes et répressifs de l’Union Européenne : le « Pacte européen sur la migration et l’asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « Règlement retour », qui en est à l’étape des dernières négociations.

C’est l’alliance de la droite avec l’extrême-droite au Parlement européen qui a permis le vote de ces textes. Face au danger fasciste, notre riposte doit être massive !

PLUS D’EXPULSIONS, MOINS DE LIBERTÉ DE CIRCULATION :

– Allongement de la durée de rétention jusqu’à 24 mois ;

– Expulsion sur la base d’une décision prise par un autre Etat (l’Italie pourrait expulser une personne qui fait l’objet d’une OQTF en France) ;

– Toute demande d’asile peut être rejetée sans examen si la personne est passée par un pays sur la liste des “pays tiers sûrs” (Tunisie, Maroc, Kosovo…) ;

– Perquisitions de la police dans des domiciles ou lieux associatifs où vivent des personnes migrantes.

EXTERNALISATION : L’UE DÉLOCALISE LE FLICAGE ET L’ENFERMEMENT

– Enfermement des demandeurs d’asile à la frontière pendant 3 mois ;

– Expulsion de personnes vers des prisons dans des pays sans lien avec où elles vivent ou d’où elles viennent (comme les accords entre les Pays-Bas et l’Ouganda).

Ces deux textes s’inscrivent dans une politique sécuritaire inhérente au projet même de l’Union Européenne, grâce à laquelle elle s’est construite et se maintient. Ce n’est pas l’immigration qui la détruit, ce sont les politiques, le racisme et l’injustice.

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.es, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Alors chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble !

Nous appelons à nous retrouver :
VENDREDI 12 JUIN à République à 17h00 pour une MANIFESTATION contre la destruction du droit d’asile et la criminalisation des personnes migrantes.

CONTRE L’EUROPE FORTERESSE ET SES POLITIQUES RACISTES, MOBILISONS-NOUS !

Catégories
Agenda militant antifascisme antimilitarisme Internationalisme

Vendredi 19 juin, Paris. Guerres, paix, impérialismes, armement, désarmement, défense populaire…

Les situations sont complexes, les débats s’entremêlent :

Venez en discuter, le vendredi 19 juin 2026 avec

Rendez-vous à partir de 9 heures, à la salle Traversière

15 bis rue Traversière, 75012, Paris (métro, RER, bus : Gare de Lyon)

Débat de 9h30 à 13h30, suivi d’une collation.

Inscriptions, cliquer ici : https://forms.gle/jj1tYZfJHzx7zEzy6

Débat organisé par l’Union nationale interprofessionnelle des retraité‧es Solidaires.

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