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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Accidents du travail

Accidents de travail des jeunes : pour le gouvernement c’est « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires, Sud Éducation, Sud Travail Affaires Sociales et le SUNDEP

Il y a près d’un an, le 17 juin 2025, Axel, élève au lycée Curie-Corot de Saint-Lô, était victime d’un accident de travail mortel lors du stage d’observation en milieu professionnel qu’il accomplissait dans le cadre de son parcours scolaire en classe de seconde générale. Ce drame inacceptable n’aurait pas dû se reproduire, et pourtant… La mort d’Axel n’est pas un phénomène isolé.

Cet événement tragique a fait prendre conscience des dangers auxquels sont exposé·es les jeunes sur les lieux de travail que leur scolarité ou leur formation les contraint à fréquenter. Selon les données portées à la connaissance de l’inspection du travail, relayées par les ministères de l’Éducation nationale et du Travail, en 2025, ce sont cinq mineurs qui ont subi des accidents de travail mortels lors de périodes de stage ou de formation. Parallèlement à ces drames, nous déplorons également le décès de plusieurs très jeunes majeur·es au travail.

Malgré ce bilan accablant, les mesures qui auraient dû s’imposer n’ont pas été prises et, en 2026, on compte encore de nouvelles victimes : le 17 avril, un adolescent de 15 ans, élève de seconde en lycée professionnel, trouvait à nouveau la mort, dans le Gard, suite à un accident de travail lors d’un stage en milieu professionnel ; le 27 mai, un jeune ouvrier de 19 ans est décédé à la suite d’un malaise après avoir travaillé toute une journée en toiture alors que la température dépassait 31 °C.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures se mobilisent et exigent du gouvernement des mesures significatives pour prévenir et empêcher la répétition de tels drames. Personne ne doit perdre sa vie au travail, encore moins quand on est un enfant. L’Union syndicale Solidaires et ses structures soutiennent et accompagnent les parents d’Axel dans leur combat pour exiger la suppression des stages en milieu professionnel prévus dans les parcours des classes de 2nde et de 3e, pour mettre un terme à tout un système qui propulse les jeunes, de manière toujours plus précoce et toujours plus longue, dans le monde du travail.

Mobilisée sur ce sujet dont elle fait une revendication prioritaire, l’Union syndicale Solidaires a interpellé, à deux reprises, en juin 2025 puis en avril 2026, les ministres de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Fonction publique et du Travail.

Dans la réponse qu’il nous adresse le 11 mai 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, se contente de formules creuses et ineptes. Il ne suffit pas d’écrire que la « sécurité des jeunes […] constitue une priorité absolue », il faut donner les moyens nécessaires pour assurer pleinement cette sécurité. Il ne suffit pas de se référer à un cadre juridique, qui non seulement peine à être appliqué mais qui a encore été assoupli pour lever des protections, ni de s’en remettre aux équipes de l’inspection du travail, empêchées d’accomplir leurs missions faute de moyens humains et financiers.

Le ministre de l’Éducation nationale oublie de préciser que, depuis 2015, le décret dit Rebsamen a facilité les dérogations aux travaux dangereux interdits aux moins de 18 ans, en supprimant l’autorisation préalable de l’inspection du travail et limitant de ce fait les visites de contrôle sur les conditions de travail.

Le ministre de l’Éducation nationale se félicite du « Plan Avenir » mis en place à la rentrée 2025 mais oublie d’indiquer qu’il s’accompagne d’un « Plan santé scolaire » qui limite les visites médicales à une par cycle, quand le Code du travail impose le renouvellement annuel des visites médicales d’aptitude pour les jeunes affectés à des travaux dangereux.

Édouard Geffray se réfugie derrière la mission flash diligentée avec le ministère du Travail pour évincer nos revendications, pour contourner les questions que nous posons. Édouard Geffray ne répond pas à la demande d’audition que nous avons sollicitée dans le cadre de cette « mission flash ». Le ministre semble ne pas vouloir entendre la voix que nous portons, refusant de prendre les responsabilités que sa fonction lui impose.

La position du gouvernement, exprimée par Édouard Geffray, est irresponsable. Aux accidents mortels s’ajoute l’ensemble des risques auxquels les expose leur insertion précoce et non préparée sur les lieux de travail (entreprises, chantiers, administrations, etc.) : pressions hiérarchiques, conditions de travail dangereuses, violences sexuelles et sexistes, etc. Les recherches universitaires montrent qu’un quart des apprenti·es, mineur·es ou adultes, sont exposé·es à un risque cancérogène ou toxique pour la reproduction. Les premières victimes sont les enfants de milieux défavorisés, issu·es de familles dépourvues de capital social et, dès lors, livré·es aux stages souvent les plus rudes en termes de conditions de travail.

Face à ce constat désastreux, les affirmations répétées des ministres du Travail et de l’Éducation nationale sur l’atout que constitue la confrontation des élèves au monde du travail ne sont pas acceptables. L’exposition à des risques qui peuvent conduire à la mort n’est jamais un atout.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures continuent de revendiquer la suppression des stages d’observation en milieu professionnel en 2nde et en 3e : la place des élèves n’est pas dans les entreprises, mais à l’école pour recevoir une éducation émancipatrice.

Pas d’économies sur la vie des jeunes !

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Rail Transport

SUD Rail – Pouvoir d’achat : dans le ferroviaire, le mépris patronal a encore frappé !

Plus de 25% d’augmentation du prix du carburant à fin mars 2026, une inflation qui dépasse allègrement les 2,5% sur la même période. Le SMIC qui va augmenter de 2,4% au ler Juin mais pour le patronat du ferroviaire, tout va très bien dans le meilleur des mondes et rien ne justifie de prendre des mesures pour les travailleurs du ferroviaire. Lors des échanges de la branche ferroviaire qui se sont tenu le 28 Mai, leur posture a été d’un cynisme absolu : selon eux, il n’y a tout simplement pas de problème de pouvoir d’achat !

C’est bien dans chacune de nos entreprises dans le secteur ferroviaire qu’il faudra imposer une meilleure répartition des richesses que nous creons par notre travail !

Restons unis, informés et prêts à nous mobiliser pour imposer le respect et le salaire que nous méritons.

Ne nous laissons plus faire, rejoignez SUD-Rail pour aller gagner de nouveaux droits et de meilleurs salaires ! Nous ne gagnerons rien si nous ne sommes pas organisés!

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antifascisme Collectivités territoriales

À Hénin-Beaumont le maire RN exclut deux syndicalistes SUD CT pour 1 et 2 ans !

Publié le 23 mai 2026

Djelloul Kheris et Fabienne Payen, militant·es SUD Collectivités Territoriales à la mairie d’Hénin Beaumont viennent d’apprendre leur exclusion de la Fonction publique territoriale pour respectivement 2 et 1 ans sans traitement.

Dans deux procédures distinctes montées de toutes pièces, nos camarades avaient été blanchi·es par le conseil de discipline. Le maire a décidé de passer outre et de prendre de lourdes sanctions qui vont avoir de graves conséquences pour Fabienne et Djelloul .

Le but est limpide : détruire le syndicat en empêchant la constitution de listes pour les élections professionnelles de décembre et faire de Djelloul et Fabienne un exemple pour dissuader l’organisation collective en faisant régner la peur.

C’est la même logique qu’à Carcassone où le maire veut expulser les syndicats de la Bourse du Travail.

Face à l’arbitraire de l’extrême droite, la solidarité est notre arme. L’Union syndicale Solidaires et la Fédération SUD Collectivités Territoriales se tiennent aux côtés de nos camarades et prendront toutes les initiatives pour mettre en échec cette mesure de répression antisyndicale et obtenir leur réintégration.

Dans l’urgence, deux recours en référé seront déposés.

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antifascisme Conditions de travail

Tribune Flambée des prix des carburants : le RN en défense des géants pétroliers !

Publié le 24 mai 2026

Tribune parue dans l’Humanité

Par Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

Alors que les prix flambent depuis l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le Rassemblement national martèle sa recette miracle sur les plateaux télé, sur ses affiches et a même lancé une pétition : il faut baisser les taxes.

Si la solution peut séduire tant le prix du carburant peut peser sur les budgets, elle est révélatrice de la boussole du Rassemblement national : épargner les grandes entreprises. Dans la poursuite de l’opération séduction engagée par Jordan Bardella auprès des grands patrons, le parti d’extrême droite se fait ainsi le défenseur des marges de Total et des géants pétroliers.

Baisser la TVA à 5,5 %, cela a un coût pour les finances publiques, estimé autour de 17 milliards d’euros par an. C’est autant de moins pour financer nos services publics : nos hôpitaux, écoles, transports… Et c’est inutile sans encadrement des prix ! L’expérience de la restauration a montré que les prix ne baissent pas car la différence est affectée à l’augmentation des marges. C’est surtout ne pas toucher un seul euro des superprofits réalisés à l’occasion de la guerre. Ainsi, Total a réalisé à lui seul 5 milliards d’euros de bénéfices sur les 3 premiers mois de 2026. Pour le seul mois de mars, les surprofits du secteur représentaient 2,5 milliards d’euros. Ces profits sont réalisés en spéculant sur la guerre et les cours du pétrole.

Pour ne plus avoir à choisir entre remplir le caddie et remplir le réservoir, il existe d’autres solutions.

Premièrement, bloquer les prix à la pompe. C’est possible, ça a déjà été fait, c’est immédiat, et ça ne coûte rien. Plus généralement, nous défendons l’encadrement des prix de l’énergie comme bien de première nécessité pour se nourrir ou se chauffer. Deuxièmement, taxer les surprofits, pour faire contribuer les géants du pétrole et les milliardaires plutôt que de détruire encore plus nos services publics. Troisièmement, augmenter les salaires, pour que plus personne ne soit à la merci d’une augmentation de 40 centimes le litre pour boucler le mois.

Ces trois solutions simples, le RN les rejette toutes. En juillet 2022, il a voté contre l’augmentation du SMIC à l’Assemblée nationale. En octobre 2022, il a voté contre la taxe sur les superprofits au niveau européen. Et plutôt que le blocage des prix, il propose la subvention des pétroliers par l’argent public. Des paroles aux actes il y a un gouffre : loin de la défense parfois revendiquée du monde du travail, le RN défend ainsi les puissants.

La crise actuelle est structurelle. Elle doit faire l’objet de mesures d’urgence mais aussi accélérer la sortie de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles. La loi-cadre sur le financement des transports en discussion au parlement devrait ainsi tenir compte du contexte pour organiser le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun, pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

Certaines entreprises doivent aussi se reconvertir. Mais pas sur le dos de leurs salarié·es. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires. Nous devons imaginer un nouveau statut du ou de la salarié·e de la transition écologique, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Faisons de la nécessaire rupture écologique un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.
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Agriculture Éducation Ruralité

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : main basse sur l’eau et retour à la féodalité.

Publié le 22 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles :

Annie Genevard souhaite faire main basse sur l’eau et revenir à un système féodal.

La précarité agricole et le mal-être des agricultrices et agriculteurs, éleveurs et éleveuses et paysan·ne·s est une réalité sordide. L’âpreté de la tâche et sa maigre valorisation financière constituent un cocktail explosif que l’on ne peut que déplorer. Il est nécessaire d’agir, et vite. Annie Genevard, forte de sa connaissance du monde rural, a mis les bottes et « engagé un dialogue approfondi » avec les représentant·e·s du monde agricole (on imagine aisément celles et ceux qu’elle a écouté·e·s). La promesse étant d’agir vite, le projet de loi intitulé « urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » a vu le jour le 8 avril. Au début, on applaudit : le projet de loi vise à renforcer notre souveraineté alimentaire et à protéger les agricultrices et agriculteurs d’une concurrence déloyale. Des mesures qui vont plutôt dans le bon sens, donc. Très vite, on déchante : avant même de « s’attaquer » à la fureur capitaliste qui asservit et saigne les paysan·ne·s, et alors que le changement climatique est clairement identifié comme une nouvelle menace sur l’agriculture, les articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi nous ramènent à une agriculture qu’on aurait crue d’un autre temps, ultra-productiviste, obsolète, qui tue le vivant plus qu’elle ne le protège.

Selon le gouvernement, la lutte contre le changement climatique passe par le développement facilité des bassines de retenues d’eau, permettant de maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel en bout de course. Plus de réunions publiques : il s’agit de simplifier la vie des exploitant·e·s et de les protéger contre les « oppositions susceptibles de se cristalliser ». Prétexter l’impérieuse nécessité de maintenir le calme pour éviter tout débat et faciliter la privatisation de notre ressource vitale est une manœuvre politique sournoise et dangereuse, au parfum nauséabond de censure citoyenne. Sur le même thème, les préfet·e·s auront désormais (dans le monde merveilleux d’Annie Genevard) le pouvoir, si l’envie leur en prend, de se substituer à l’organisme unique de gestion collective (OUGC), structure en charge de la répartition des volumes d’eau prélevés à usage agricole. Ils et elles pourront également contourner les prescriptions des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour faciliter la réalisation des bassines. Donner le pouvoir de répartition et de stockage de l’eau aux préfet·e·s, c’est renforcer les baronnies locales et l’arbitraire, c’est rendre omnipotent le ministère de l’Intérieur, incompétent en matière d’agriculture et d’environnement, dont les seules connaissances dans ces domaines se résument à ce que lui murmurent à l’oreille les portes-voix départementaux des grands lobbys agricoles. C’est rendre un peu plus complexe la vie au travail de nos collègues, qui portent au quotidien les enjeux de protection de l’eau.

La répartition de la ressource en eau est un enjeu bien trop important, qui doit être traitée collégialement. Donner la main aux préfet·e·s, c’est s’exposer à d’obscures et inégales manœuvres politiciennes, menant à la disparition des exploitations les plus fragiles et les moins représentées, au profit de toujours plus de concentration entre les mains de grand·e·s exploitant·e·s.

Apparaissant comme une priorité absolue, le stockage de l’eau revêt pourtant une importance bien moindre lorsqu’il est question des zones humides, écosystèmes capables de ce genre de prouesses, mais qui ne trouvent pas grâce aux yeux de nos politiques en place. L’article 7 de ce projet de loi prévoit de s’affranchir de toute mesure compensatoire si des travaux relatifs à des installations agricoles impactent une zone humide en mauvais état. Proportionner la compensation en fonction de l’état de l’écosystème affecté, c’est planter le dernier clou dans le cercueil de la politique de restauration des milieux, que tentent difficilement de porter les agent·e·s des services déconcentrés des ministères de l’écologie et de l’agriculture auprès des élu·e·s. On attend d’ailleurs toujours une intervention de Monique Barbut…

Enfin, le projet de loi expose clairement son objectif de protéger les terres agricoles. L’article 9 prévoit une mise en place systématique de l’étude préalable agricole, ainsi qu’un suivi des mesures énoncées dans ladite étude. Sur le papier, pourquoi pas, mais penser que cette simple démarche permettra de protéger les terres agricoles est absurde. S’engager dans la protection des terres agricoles, c’est adhérer pleinement et sans réserve à la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, qui met en place tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion sans fin du béton que l’on subit depuis des décennies. Ce que Madame Genevard semble oublier, c’est que la plus grande menace pour la préservation des terres agricoles n’est autre que sa famille politique, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son hostilité à cette loi, et en a déjà largement minoré les effets. Appeler à la protection des terres agricoles dans le projet de loi d’urgence agricole, c’est sciemment occulter les dispositifs existants, sous prétexte qu’ils n’emportent pas la pleine adhésion des copains de notre ministre.

C’est donc au mieux de la bassesse politicienne, au pire, de l’ignorance crasse, au détriment des agent·e·s. Quoi qu’il en soit, ce projet de loi est encore très loin des grands enjeux structurels de demain.

Parce qu’il est temps de protéger l’ensemble de nos agriculteurs et agricultrices, parce que l’eau est un bien commun, parce que le changement climatique appelle à une nouvelle agriculture, et parce que l’autonomie des ministères de l’agriculture et de l’écologie est indispensable à la mise en place d’une politique durable, SUD Rural Territoires appelle au retrait définitif des articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi.

SUD Rural Territoires rappelle son opposition au renforcement systématique du pouvoir des préfet·e·s, en cours depuis plusieurs années, et appelle au retour de directions ministérielles de plein exercice.

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Internationalisme Palestine

Flottille Gaza un billet de D. Mermet

Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet

La joie, ça nous déborde

J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.

Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.

Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.

Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.

Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.

Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.

Daniel Mermet

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Retraites

Compte-rendu de la réunion du CA UNIRS des 4 et 5 mai 2026

Publié le 19 mai 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici le compte-rendu complet de la réunion du CA de l’Unirs, particulièrement long (40 pages) avec les documents en annexe et les intervenants extérieurs :

  • Julien Troccaz, de SUD-Rail, qui participe à l’AES (Alliance Écologique et Sociale) et à la commission Écologie de Solidaires.
  • Patrick Farbiaz, militant de l’UDIRS 75 et membre de la commission Écologie de Solidaires.
  • Laurent Mauduit, journaliste (notamment à Libération puis au Monde) et cofondateur de Médiapart.
  • Aude Grémy-Domingo, membre de la fédération Sud éducation qui la mandate au sein de la commission de Solidaires, Riposte Syndicale contre l’extrême droite. Elle participe également à l’organisation Visa (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes).

Ordre du jour de ce CA : 

  • Actualités
  • Groupe des Neuf (G9)
  • Trésorerie
  • Débat sur le dérèglement climatique, ses conséquences sur la santé des sénior·es et les luttes à amplifier
  • Débat sur la lutte contre l’extrême droite
  • Permanences à la GAB
  • Réunions nationales de Solidaires (CN, BN, préparation du congrès, commissions)
  • Les associations et les retraité·es
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Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Communiqué intersyndical : au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTIphobies !

Publié le 19 mai 2026

Paris le 19 mai 2026

Les attaques contre les personnes LGBTI+ se multiplient et s’intensifient : menaces sur les financements des centres de santé et du planning familial, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es et tentatives d’interdiction de Marches des Fiertés par certaines municipalités. Dans le même temps, l’offensive contre les droits des personnes trans s’est ancrée dans l’agenda parlementaire avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, qui menace de précariser gravement les personnes trans et étrangères par des obstructions administratives et un fichage systémique.

Médias d’extrême droite, responsables politiques réactionnaires et groupuscules conservateurs : les discours de haine sont de plus en plus décomplexés. Les inégalités perdurent dans tous les domaines : discriminations à l’emploi, au logement, et entraves aux droits reproductifs et à la filiation.

Plus largement, au niveau international, les actes violents sont attisés par une “internationale réactionnaire”. Si des victoires historiques ont été marquées en Thaïlande ou par la Cour de justice européenne (qui contraint la Pologne à reconnaître les unions LGBTI+ scellées dans d’autres pays de l’UE), nous constatons un recul alarmant dans les pays où des pouvoirs réactionnaires ou autoritaires s’installent, notamment aux États-Unis ou au Sénégal avec le durcissement des lois pénales.

Toujours plus de LGBTI+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTIphobie au travail demeure une réalité massive : elle représente le 4ème lieu de discrimination recensé. Elle est majoritairement le fait des collègues (63 %) ou des supérieurs hiérarchiques (49 %). Elle se caractérise par le rejet et l’ignorance (53 %), les insultes (49 %) et le harcèlement (41 %).

Dès l’embauche et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es, isolé·es et discriminé·es. Cela va des prétendues « blagues » aux refus de promotion, jusqu’aux violences physiques. Le rapport souligne que 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Ces agressions ont des conséquences directes sur la carrière : mutations subies, ruptures de contrat ou précarisation forcée, particulièrement pour celles et ceux qui subissent des discriminations croisées (handicap, précarité, racisme).

Voir son identité de genre et son orientation sexuelle respectées n’est ni un caprice ni une mode, c’est un droit fondamental reconnu comme une composante essentielle de la dignité humaine.

Impact des fermetures des services publics sur les personnes LGBTI+

La destruction des services publics, notamment de santé, entrave d’autant plus un accès aux soins déjà précaire. Les attaques envers l’école, portées par le gouvernement ou des organisations d’extrême droite comme Parents Vigilants, génèrent un climat particulièrement hostile pour les élèves trans et non binaires ! Reconnue comme un outil efficace pour lutter contre les LGBTIphobies, l’éducation à la sexualité est devenue un symbole systématiquement attaqué par les mouvements réactionnaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTI+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Face à la haine, la solidarité est notre force

Les employeurs ont l’obligation légale d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de sanctionner les actes discriminatoires.

Il est urgent de mettre en place :

● Des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises intégrant la lutte contre les discriminations.

● Un plan ambitieux de prévention et de lutte contre les LGBTIphobies dans la fonction publique

● Des outils effectifs de prévention et de suivi du harcèlement.

● La formation obligatoire des salarié·es et agent·es de la fonction publique, ainsi que de l’encadrement et des directions pour déconstruire les stéréotypes de genre.

● Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage dans toutes les entreprises et administrations.

● Des mesures concrètes de protection des victimes (prise en charge des frais d’avocats, procédures d’enquêtes types, protection fonctionnelle dans la fonction publique…).

Nous rappelons que lorsque l’extrême droite progresse, les droits de toutes et tous sont menacés. Elle prolifère en exacerbant les clivages pour diviser les travailleurs et travailleuses. Nos organisations syndicales sont particulièrement inquiètes quant au sort des personnes LGBTI+ migrantes et demandent un droit d’asile effectif.

Alors que s’ouvre la période des Marches des Fiertés, nos organisations syndicales appellent le monde du travail à participer aux rassemblements de soutien et aux différentes Marches des Fiertés.
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Écologie Rail Transport

Nous construisons des alliances pour nos emplois et le service public ferroviaire

Publié le 19 mai 2026 par SUD Rail

Depuis son dernier congrès, la fédération SUD-Rail a fait le choix de construire des alliances avec des associations environnementales pour renforcer nos revendications dans notre secteur et défendre ensemble une vision profondément sociale et environnementale de notre société. C’est dans ce cadre que nous participons activement aux campagnes de l’Alliance Ecologique et Sociale : des combats basés sur des actions concrètes, collectives et ancrées dans la réalité des luttes. Avec de nombreux collectifs, nous revendiquons que le transport ferroviaire soit au cœur des politiques publiques de transport et constitue une réponse indispensable à l’urgence climatique, sociale et territoriale.

La fédération SUD-Rail appelle les cheminotes et cheminots à participer massivement aux actions locales. En se mobilisant à côté des citoyennes et citoyens, nous défendrons également nos emplois dans les gares, les trains, les postes d’aiguillage … sur nos territoires. A quelques jours de la grève unitaire du 10 juin, et pendant qu’une loi sur le financement des transports est en débat au Parlement, nous devons imposer d’autres choix politiques : investir dans le rail plutôt que dans les grands projets routiers inutiles et polluants en renforçant ces luttes locales. La direction SNCF et les pouvoirs publics ont peur d’un front commun : cheminots et usagers ! C’est justement cette convergence des luttes qui peut permettre de gagner sur nos revendications et d’imposer un véritable développement du service public ferroviaire.

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