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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Accidents du travail Conditions de travail

Assises de la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses 2026 : le programme complet !

Les Assises sont organisées par un ensemble de syndicats et d’associations : CGT, FSU, Solidaires, Andeva, ASD-Pro, Association des experts intervenant en santé au travail, Attac, Ateliers Travail et Démocratie, Cordistes en colère, Réseau féministe “Ruptures”, Association-Santé-Médecine-Travail, Réseau éco-syndicaliste.

Les Assises de 2024 et 2025 font suite à plusieurs rendez‐vous annuels organisés à l’occasion du 28 avril, journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail.

Le 28 avril 2026 doit être un nouveau signal de notre engagement à rendre encore plus visibles les questions de santé et de sécurité au travail. Nous n’avons pas vocation à nous substituer aux organisations syndicales ou associatives, notre réseau veut favoriser la mise en mouvement collectif. Dans un maximum de lieux, d’entreprises, de villes, doivent pouvoir se faire à cette occasion des rassemblements, des réunions publiques ou même simplement un tract, pour rappeler l’importance de cet enjeu.

Notre réseau doit aussi être un support pour des initiatives communes à plus long terme. La tenue de nombreux ateliers sur des thématiques différentes peut en être l’opportunité. Nous sommes convaincu-es que chaque accident grave ou mortel doit faire l’objet d’un tract, d’un rassemblement, de l’expression d’une colère, comme le prévoit le protocole intersyndical des syndicalistes du Pays Basque qui prévoit des rassemblements systématiques lors d’un accident grave ou mortel. Il n’y a pas de fatalité. Il faut quitter les faits divers pour que cela devienne des faits de société qui rappellent à chaque fois la responsabilité des employeurs privés et publics.

Les mobilisations pour la santé et la sécurité au travail reposent sur des individus, souvent isolés, de différentes entreprises, services, syndicats, villes. Nous avons tenté de les mettre en relation (au niveau d’un département notamment) mais cela nécessite sans doute un peu plus de temps. Comme à Paris, des permanences Santé et sécurité au travail pourraient accueillir, dans les Bourses du Travail ou dans un maximum de lieux, les travailleur-ses et citoyen-es. Il serait utile de constituer des équipes locales en réseau entre syndicalistes, associations locales, avocats, médecins du travail, inspecteurs-trices du travail.

Autour des thèmes tels que les droits des femmes, les accidents et maladies professionnelles, l’environnement, l’organisation du travail, la solidarité internationale, nous avons préparé ces rencontres, mais les groupes de travail sont ouverts à toutes et tous pour approfondir ces sujets et mobiliser. Rejoignez-nous !

Les Assises sont un lieu d’enrichissement des pratiques pour la santé au travail et les conditions de travail. Le programme de cette 3ème édition cherche d’abord à répondre aux besoins dans vos interventions quotidiennes, concernant l’adaptation des postes de travail pour prévenir les licenciements, l’arrivée de l’intelligence artificielle et les tâches syndicales qui en découlent tout comme du réchauffement climatique, les enquêtes à mener sur le travail réel ou les poly‐expositions, sans oublier les atteintes spécifiques à la santé des femmes. Les ateliers ouvrent aussi à de nouvelles perspectives comme le devoir de vigilance ou la sous‐traitance des risques. Les sujets abordés ouvrent à des univers ignorés, le travail de l’eau ou des saisonnier-es, le lithium, ou les combats internationaux. Nous voulons aussi aider à impulser une campagne nationale sur les atteintes à la santé des jeunes.

Nous savons que seul le rapport de force permettra de gagner sur ces enjeux de santé et sécurité, avec des mobilisations dans le cadre du travail comme dans toute la société.

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Rail Transport

SNCF : nos corps ne sont pas un outil marketing !

Après notre intervention auprès de la direction SNCF, qui a été très largement reprise dans la presse, et qui a surtout obtenu le retrait du Guide Élégance TGV INOUI, vous trouverez un tract fédéral “Nos corps ne sont pas un outil marketing”

Ce n’est pas un coup de communication que nous cherchons mais bien d’ancrer dans notre entreprise, sur nos lieux de travail, nos combats face à toutes les discriminations.  Les injonctions repris dans ce guide, beaucoup les subissent déjà dans leur vie quotidienne. Mais quand c’est votre employeur ce n’est plus une pression sociale c’est un rapport de pouvoir ! 

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Internationalisme Palestine

Article suite à la délégation Solidaires en Palestine : Témoignages sur la colonisation en Cisjordanie occupée

Verveine Angeli, membre de l’association histoire coloniale et postcoloniale, a fait partie d’une délégation de l’Union syndicale Solidaires qui s’est rendue en Cisjordanie du 23 janvier au 2 février 2026. Dans cet article pour histoirecoloniale.net, elle rapporte témoignages et informations collectés sur place sur la violence coloniale extrême – les témoins parlent de on going Nakba – que continue à subir ce territoire, sans réaction autre que verbale de la communauté internationale (1).

Le 7 octobre, la guerre génocidaire à Gaza et l’attention portée sur les dizaines de milliers de morts ont en partie masqué la situation dramatique vécue tant en Cisjordanie que par les Palestinien·nes d’Israël, situation qui s’est dégradée dès avant le 7 octobre d’après les personnes rencontrées.

L’extension des colonies, l’agressivité des colons, le soutien qu’y apporte le gouvernement de Netanyahu avec ses ministres d’extrême droite sont de temps en temps évoqués dans la presse. Mais l’ampleur, les conséquences concrètes de ce que les Palestinien·nes rencontré·es nomment en anglais « on going Nakba »** sont largement ignorées. Pourtant en février 2026, de nouvelles mesures étaient prises par le gouvernement israélien afin de faciliter encore l’acquisition des terres par les colons. Entre autres le gouvernement israélien se réserve le droit d’empêcher toute construction palestinienne y compris dans les zones A et B de Cisjordanie*** ; Et les terres non enregistrées au cadastre dans la zone C deviendront propriété publique israélienne et pourront donc être acquises régulièrement par les colons. Si le mouvement est en marche depuis longtemps, la légalisation est toujours une étape supplémentaire****.

Barrages et occupation

Les check-points, instruments de contrôle sont connus mais ils ont été multipliés (jusqu’à mille en Cisjordanie) notamment avec la mise en place de barrières mobiles qui ferment occasionnellement mais fréquemment les routes et villages palestiniens dans les zones enjeux de colonisation. Ces grandes barrières métalliques jaunes ornent un paysage où les mouvements des Palestinien·nes sont restreints parfois de façon absolue, où ils et elles sont contraints d’attendre le bon vouloir de l’armée israélienne pour pouvoir se rendre à leur travail ou effectuer tout autre trajet.

La priorité pour la mobilité est celle des colons. Les barrières sont donc en place en général avant 9H et après 16H pour permettre à ces derniers de se rendre et de revenir de leur travail. Les distances en Palestine occupée sont courtes, il leur est facile de vivre à un endroit et travailler à un autre y compris de l’autre côté du mur. Les conséquences sont en chaîne et la surveillance du territoire est renforcée : Pour les Palestinien·nes, les horaires et même les journées de travail sont aléatoires, les temps de trajet sont multipliés parfois par 4 ou 5, les déplacements fréquemment annulés, tout ceci rendant les conditions de vie insupportables et avec des conséquences qui s’ajoutent à la situation de domination et de délabrement de l’économie palestinienne. Les Palestinien·nes se coordonnent pour être informé·es sur leur smartphone des routes qui sont ouvertes et de celles qui sont fermées mais l’information est utile si les contournements sont possibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Dans des villages enfermés, certains depuis deux ans, il est difficile de sortir aussi des maisons tant la pression et le danger sont importants et cela concerne aussi les enfants, tout ceci créant des situations de très forte insécurité.

La route qui remonte au nord, de Ramallah vers Tulkarem et Naplouse est marquée sur les rambardes de drapeaux israéliens tous les 20 mètres des deux côtés et ce sur une cinquantaine de kilomètres. Les colons et leurs enfants sur le bord de la route sont manifestement chez eux. C’est un lieu d’attaques régulières. Les villages et terres agricoles ne sont pas les seuls à être attaqués, l’étau se resserre autour des villes (la fameuse zone A), des bâtiments et voitures dans la zone industrielle d’El Bireh, commune adjacente à Ramallah ont été incendiés sous la protection de l’armée.

Dans la vallée du Jourdain, les expulsions de villages continuent. Les activistes étranger·ères ou Juif·ves israélien·nes ne sont pas épargné·es par les violences. La construction d’églises dans les zones menacées, non plus. Quant aux Palestinien·nes qui viennent soutenir les personnes menacées, les meurtres et la prison sont légions. Et celle-ci est particulièrement dure en ce moment : mauvais traitements, dénutrition, obstacles à l’hygiène, torture*****. Les activistes qui agissent en soutien aux villages filment de façon régulière les scènes de violence des colons et les diffusent sur les réseaux sociaux. B’Tselem (organisation israélienne de défense des droits de l’homme) a pris l’habitude de financer l’équipement des militant·es palestinien·nes de caméras pour aider à documenter ces exactions.

La force des colons c’est aussi d’être faiseurs de gouvernement. Les aléas des alliances pour former les gouvernements en Israël leur donnent une place de plus en plus importante.

Normalisation, destructions, expulsions

La permanence de la colonisation vise aussi sa normalisation. Il en est ainsi de la politique de l’armée israélienne vis à vis des réfugié·es. Les camps mis en place depuis la Nakba en 1948 ont grandi de façon considérable (Jalazone près de Ramallah est ainsi passé de 1000 personnes hébergées sous tentes à 17000 dans des constructions sommaires et denses en dur). De véritables villes, certes très précaires mais des lieux d’organisation, de résistance et de forte expression politique. Les camps font l’objet de jumelage avec des villes de la banlieue parisienne, de projets aidés par des mairies françaises de gauche visant la sécurisation de l’approvisionnement en eau.

Accompagnant sa volonté de remise en cause de l’UNRWA (United nations relief and work agency for palestine refugees in the near east, créée en 1948), accusée à Gaza d’avoir fait travailler des Palestinien·nes du Hamas, le gouvernement d’Israël entend en finir avec les camps de réfugié·es eux mêmes. La clé, symbole de l’exigence palestinienne du droit au retour des réfugié·es est présente partout. Et ces camps constituent pour Israël, le symbole du refus des Palestinien·nes d’accepter leurs conditions de vie en occupation et de renoncer au droit au retour inscrit dans la résolution 194 de l’ONU en 1948.

L’UNRWA est en charge de l’éducation des enfants des camps jusqu’à l’âge de 9 ans et de centres médicaux. L’Autorité palestinienne en faillite n’a aucun moyen de s’y substituer, les fonds de TVA bloqués par Israël ne lui permettent même pas de payer de façon intégrale les personnes travaillant pour l’administration et les services publics. Ainsi, le comité populaire de Jalazone, est très conscient de ce que la disparition de l’UNRWA impliquerait.

Mais il ne suffit pas de retirer à l’UNRWA sa légitimité internationale, ce dont le gouvernement états-unien et certains gouvernements occidentaux se sont faits les complices, son siège à Jerusalem Est a été incendié le 26 janvier 2026. L’ONU a dénoncé à cette occasion la volonté « visant à remettre en cause le statut des réfugiés palestiniens et à effacer leur histoire dans les territoires occupés ». Le centre de santé de Qalandya entre Jerusalem et Ramallah est menacé lui aussi.

Et l’armée israélienne s’occupe de la suite : à Jenine, destructions massives. A Tulkarem de grandes travées faites au bulldozer marquent le camp de Nour Chams à l’entrée sud de la ville. La vision de ces immenses boulevards de gravats fait inévitablement penser à Gaza aujourd’hui (« little Gaza » nous dit-on), pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les habitants des maisons détruites sans aucune prévention sont aujourd’hui hébergés dans des villages alentour ou dans des écoles. Ils et elles sont ainsi réfugié·es, deux fois, parfois trois…

Si le caractère de génocide de la guerre à Gaza a été dénoncé, comment qualifier ce qui se passe aujourd’hui en Cisjordanie et à Jerusalem Est ? Il y a bien un nettoyage ethnique renforcé et de grande ampleur où il s’agit de pousser dehors tous Palestinien·nes qu’ils et elles soient de Cisjordanie, de Jerusalem Est, de Gaza. Grand Israël, Israël de la mer au Jourdain, tel est le projet en train de s’accomplir.

« Apartheid colonial regime »

Ceux et celles qui s’appellent Palestinien·nes de 48, qui ont la nationalité israélienne ne sont pas épargné·es dans ce contexte. Ils et elles vivent de longue date les discriminations en particulier sur le logement et la terre et la loi sur l’Etat nation du peuple juif de 2018 a inscrit dans le marbre la sous-citoyenneté qui les constitue et l’apartheid en droit.

Le 22 janvier une grève générale a eu lieu avec une manifestation énorme à Sakhnin, suivie d’une manifestation à Tel Aviv le 31 janvier, pour protester contre l’inaction et la collusion de la police israélienne qui laisse les mafias se développer dans les villes palestiniennes d’Israël, meurtres, racket créant une insécurité majeure et empêchant tout développement d’une activité économique. Les soldats et policiers sont accusés de laisser-faire avec la bénédiction de Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale, voire de revendre aux mafieux des armes récupérées sur le Hamas. La poétesse Asmaa Azaizeh dans Médiapart : « Désormais, on laisse ces groupes prospérer, sans enquêter sur leurs crimes, en les laissant intoxiquer nos communautés, de telle sorte que nous avons maintenant, dans les villes palestiniennes à l’intérieur d’Israël, des taux d’homicide proches de ceux de la Colombie ! Il s’agit d’une stratégie délibérée visant à la fois à alimenter le lieu commun selon lequel le peuple palestinien serait intrinsèquement violent et à faire en sorte que nous retournions nos armes et nos rancœurs contre nous-mêmes ». On se remémore ainsi les pratiques de l’armée israélienne et de ses supplétifs palestiniens distribuant l’aide alimentaire en lieu et place des ONG internationales et tirant sur la foule des affamé·es à Gaza.

« No hope, no dream, but this is our land… »

Que dire de l’état d’esprit des personnes rencontrées ? Les militant·es de longue date continuent, « ils n’ont pas le choix », la colère contre la communauté internationale s’exprime très fortement sur la complicité face au génocide à Gaza bien sûr, mais aussi sur la situation de tous·tes les Palestinien·nes. Et la reconnaissance par la France d’Etat palestinien apparaît comme une bien maigre satisfaction. Ils et elles attendent des actes notamment des sanctions contre Israël, et enjoignent de faire pression dans ce sens. Pour les personnes plus jeunes, moins engagées, le désespoir est grand, la situation est vécue comme sans issue et ce sentiment est d’autant plus fort avec la très forte dégradation des conditions de vie mais eux aussi « n’ont pas le choix », « No hope, no dream, but this is our land… ». La demande de solidarité internationale vis à vis de leurs pairs en est d’autant plus forte.

  • *La délégation a rencontré les syndicats : des postiers (Palpost), des électriciens, des jardins d’enfants, de l’hôpital privé d’Hébron, des personnels administratifs des hôpitaux de Ramallah, des peintres et plâtriers, du secteur des banques, la fédération palestinienne des journalistes, la Palestinian federation of trade unions, la General federation of independant unions, New unions. Les associations ou ONG : Badil, Al Marsad, Al Haq, Bisan Center, DWRC, Stop the wall. Des personnes des camps de Aida et de Jalazone. En Israël : B’Tselem, Who profits, le syndicat Koah LaOvdim.
  • **Les termes anglais sont ceux utilisés par nos interlocuteur·trices, sachant que c’est la langue qui a été utilisée dans les échanges.
  • ***Les zones A, B et C en Cisjordanie ont été définies par les accords d’Oslo. La zone A étant sous direction de l’Autorité palestinienne (18% du territoire, essentiellement les grandes villes), la Zone C sous autorité israélienne (Plus de 60% du territoire) et la zone B dont les camps de réfugié·es, avec des responsabilités pour l’Autorité palestinienne or la sécurité.
  • ****Sur les chiffres voir l’article de Jean Stern dans Orient XXI https://orientxxi.info/Palestine-A-Naplouse-pour-tenir-il-ne-faut-plus-penser-au-lendemain
  • *****Voir à ce sujet l’article de Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/international/150126/viols-tortures-et-privations-dans-ses-prisons-israel-broie-les-ames-et-les-corps-des-palestiniens
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antimilitarisme Internationalisme

Cessez le feu immédiat et auto-détermination du peuple iranien ! (communiqué unitaire)

Publié le 13 mars 2026

Depuis le 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël poursuivent des bombardements sans relâche en Iran. Le bilan de ces opérations militaires est déjà lourd : plus d’un milliers de victimes civiles, des centaines de blessé-e-s dont de nombreux enfants, des destructions d’infrastructures, un pays mis à l’arrêt et une escalade des hostilités dans l’ensemble du Moyen-Orient et tout particulièrement au Liban.

Cette guerre engagée unilatéralement, est une guerre impérialiste qui met un coup d’arrêt au droit des Iraniennes et Iraniens à décider de leur avenir.

Sans mandat des Nations unies et en violation du droit international, cette guerre est menée sous le fallacieux prétexte de permettre au peuple iranien de se libérer de la dictature islamique. Mais la réalité apparaît bien plus sordide : cette guerre a été voulue par Trump afin de disposer d’un pouvoir à sa main à la tête de l’Iran, sans aucun souci de démocratisation.

Au-delà de ces faux-semblants, aucune démocratie n’a jamais été construite sur la base d’une attaque militaire visant à éliminer un dictateur ou un régime. Une agression militaire sur un pays souverain est, quelles qu’en soient les motifs et justifications, une violation du droit international, de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Toutes les violations présumées, notamment les attaques aveugles, disproportionnées, ciblant délibérément les populations et infrastructures civiles, les structures médicales et les écoles, doivent faire l’objet d’enquêtes rapides, indépendantes et transparentes.

Nous, organisations de défense des droits, qui avons manifesté pour dénoncer les massacres du régime des mollahs contre sa propre population, exprimons notre solidarité avec le peuple iranien face à cette nouvelle épreuve dans la lutte pour le choix de leur avenir :

– nous condamnons fermement les attaques contre l’Iran menées conjointement par les armées américaine et israélienne ;

– nous dénonçons les violations du droit international et appelons à des enquêtes rapides, indépendantes et transparentes sur les crimes commis en Iran ;

– nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, et à ce qu’un processus s’engage en vue d’une transition démocratique s’appuyant sur le respect des droits humains et du droit international ;

– nous appelons les autorités iraniennes à libérer immédiatement toutes les personnes arbitrairement détenues et les prisonnières et prisonniers politiques.

Nous appelons à rejoindre la Marche contre les guerres d’agression et en solidarité avec les peuples d’Iran, vendredi 13 mars à 18h30 à Paris, Place des fêtes.

Solidarité avec les luttes en Iran pour la justice et l’égalité ! 

Ni trône ni guide suprême !

Femmes, vie, liberté ! 

Vive la solidarité internationale entre les peuples!

Paris, le 12 mars 2026

Premiers signataires: CGT, FIDH (Fédération internationale pour les droits humains), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), RESU (Comité français du réseau européen de solidarité avec l’Ukraine), Solidaires, SOS Racisme, Ukraine CombArt.

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Actu Solidaires 78 antifascisme Médias

Lundi 9 mars à Limay, conférence sur l’empire Stérin par Thomas Lemahieu

L’Union syndicale Solidaires 78 organise une soirée rencontre avec le journaliste Thomas Lemahieu (L’Humanité et Syndicat national des journalistes – Solidaires) sur le milliardaire réactionnaire Pierre-Edouard Stérin…

Entrée libre et gratuite mais chacun·e apporte quelque chose à grignoter…

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antifascisme

Intervention de Solidaires au rassemblement intersyndical à Lyon contre l’extrême droite le 3 mars 2026

Les temps sont sombres, le climat pesant. Et être ici à Lyon et aujourd’hui, rassemblé·e·s en intersyndicale et avec des organisations est plus qu’un symbole, c’est un acte de résistance.

Depuis des années, Solidaires se bat contre les idées d’extrême droite, contre le fascisme et tout-es celles ou ceux qui érigent la haine de l’autre, des immigré-es, des musulmans, des juifs, des personnes LGBTQI en étendard, contre celles ceux qui prônent un pouvoir sans limite où l’autoritarisme serait la norme, la justice sociale une façade, et les libertés des exceptions.

Combattre l’extrême droite est pour Solidaires une question de valeurs, qui fait qu’en toute indépendance, nous disons à chaque élection, pas une voix pour l’extrême droite.

Nous sommes rassemblé-es ici après les événements à Lyon, où un militant d’extrême droite est décédé de ses blessures.

Suite à cet événement, la grande majorité des médias et de la classe politique ont choisi de suivre et de relayer le récit victimaire des groupuscules fascistes violents, sans aucune analyse, ni recul, récit qui rendait les antifascistes responsables de tous les maux.

Nous n’oublions pas notre camarade Clément Méric tombé sous les coups de militants néo-nazis armés de poings américains en juin 2013, ni toutes les autres personnes tuées par des gens d’extrême droite.

On a vu, atterré-es il faut le dire, une minute de silence, d’hommage national à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour une personne qui était connue comme active dans des groupes d’extrême droite, sans qu’aucune nuance ne soit exprimée.

On a vu des saluts nazis dans une manifestation autorisée par le ministre de l’intérieur dont même les représentants du RN ont évité la fréquentation dans les rues de Lyon, les rues de la résistance au fascisme, la ville où Jean Moulin a été arrêté et torturé par la Gestapo.

La mort d’un homme ne peut et ne doit réjouir personne. Mais instrumentaliser cette mort pour mieux dérouler le tapis aux tenants de l’extrême droite et aux nostalgiques du fascisme, c’est un basculement. Une inversion des valeurs fautive et qui nous donne le devoir de résister encore plus, nous syndicats, comme chaque organisation du mouvement social.

Nos camarades et la population de Lyon subissent au quotidien depuis 15 ans les menaces, les attaques, les violences des groupes d’extrême droite.

L’impunité pour les groupes d’extrême droite doit cesser. Maintenant !

La responsabilité de ce gouvernement est en jeu sur la suite de l’Histoire, qui ne se cantonnera pas aux seuls résultats électoraux.

Nous résisterons pas à pas, avec toutes celles et ceux qui partagent nos valeurs, et l’impératif d’égalité, de liberté et de justice sociale.

Nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.

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(re)Penser notre syndicalisme antifascisme

Antifascisme – Motion du Bureau National de l’Union syndicale Solidaires du 5 mars 2026

Depuis sa création, Solidaires se bat contre les idées d’extrême droite, contre le fascisme et tou·tes celles ou ceux qui érigent en étendard la haine de l’autre, des immigré·es, des musulman·es, des juifs/juives, des personnes LGBTIQA+, des femmes, des personnes en situation de handicap.

Solidaires se bat contre celles et ceux qui prônent un pouvoir sans limite où l’autoritarisme serait la norme, la justice sociale une façade, et les libertés des exceptions.

Combattre l’extrême droite est pour Solidaires une évidence.

Par essence le syndicalisme est à l’inverse de l’extrême droite. Se battre pour les services publics, pour le droit des travailleur·euses, lutter contre toutes les oppressions et discriminations au travail, mettre en œuvre notre solidarité internationale, c’est lutter contre l’extrême droite. C’est l’organisation de la solidarité entre toutes et tous les salarié·es.

L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurs et des travailleuses. Elle sème la division, la haine, pointe des boucs émissaires et dans le même temps vote contre l’augmentation du SMIC et se range systématiquement du côté du patronat. C’est pourquoi, à chaque élection, nous appelons à ce que pas une voix du monde du travail ne se porte vers l’extrême droite.

Solidaires dénonce l’instrumentalisation de la mort du militant d’extrême droite Q. Deranque. Cette instrumentalisation a pour objectif et effet de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite dans une terrible inversion des valeurs.

Pour Solidaires, c’est un basculement grave auquel nous assistons. Une inversion des valeurs fautive et qui nous donne le devoir de résister encore plus, nous syndicats, comme chaque organisation du mouvement social.

Nous résisterons pied à pied, et serons à l’offensive avec tou·tes celles et ceux qui partagent nos valeurs, l’impératif d’égalité, de liberté, de justice sociale, et de solidarité.

Nous continuerons à nous engager sur nos lieux de travail par notre syndicalisme au quotidien, en développant notre campagne contre l’extrême droite, et dans la construction d’initiatives les plus unitaires possible.

Nous réaffirmons que nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.

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Internationalisme Palestine Vidéo

Le Mégaphone S2E11 – Retour de la délégation Solidaires en Palestine travail, luttes et résistances

La vidéo commence à 13:14

Murielle (Co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires), Linda (Solidaires Finances Publiques), Verveine (SUD PTT) et Emmanuel (SNJ), faisaient partie de la délégation de l’Union syndicale Solidaires qui vient de rentrer de Palestine. Elles et il nous font par des échanges qu’iels ont eu avec le peuple palestinien et les travailleurs et travailleuses qui vivent en Cisjordanie occupée. Travail, luttes et résistances. Emission diffusée en live sur Twitch le 24 février 2026

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