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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Accidents du travail

La prévention des risques professionnels des jeunes au travail doit être une priorité !

Le 11 juin prochain, l’Assemblée nationale débattra de la proposition de loi portée par Elsa Faucillon, députée des Hauts de Seine, “visant à renforcer la protection des mineurs en formation professionnelle”.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte accablant, marqué par une série d’accidents de travail mortels dont ont été victimes des mineur·es. Entre 2025 et 2026, d’après les chiffres dont nous disposons, ce sont 7 mineur·es qui ont trouvé la mort suite à un accident de travail pendant un stage ou une formation professionnelle. Il y a donc urgence à agir pour protéger les enfants sur les lieux de travail que leur parcours scolaire ou leur formation professionnelle les contraint à fréquenter. Il s’agit de prévenir l’ensemble des risques auxquels sont exposé·es ces enfants prématurément propulsé·es dans le monde du travail. Il est indispensable de rétablir et renforcer un cadre juridique qui a été assoupli et mis à mal au nom de la rentabilité et de l’employabilité des jeunes, au détriment de leur nécessaire protection. Il faut plus largement lutter contre un système qui pousse les jeunes vers le monde de l’entreprise de plus en plus tôt, qui les considère comme une main d’œuvre exploitable et corvéable, qui les met en danger et néglige leur protection et leur formation.

L’Union syndicale Solidaires souscrit aux exigences posées par cette proposition de loi, laquelle reprend plusieurs des revendications que nous avons portées aux côtés d’autres organisations syndicales. Il faut abolir le décret dit Rebsamen et rétablir l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux. Il faut renforcer l’usage du droit de retrait, donner des outils aux jeunes pour connaître et faire respecter leurs droits face aux risques et aux violences subies sur les lieux de travail, notamment les violences sexuelles et sexistes. Il faut enfin imposer aux entreprises des mesures contraignantes pour protéger les jeunes qu’elles reçoivent comme stagiaires ou apprenti·es.

Un cadre juridique ne saurait cependant suffire s’il n’est pas accompagné des moyens nécessaires pour le faire appliquer et respecter. L’Union syndicale Solidaires exige un renforcement des services de l’inspection du travail, qui connaissent une pénurie organisée par les gouvernements successifs, et un renforcement de l’accompagnement éducatif des stages par les formateurs, les formatrices et les enseignant∙es.

Plus largement, c’est tout un système qui est à revoir. Les choix politiques des dernières années ont renforcé les liens entre l’école et l’entreprise, organisé une confrontation des jeunes au monde du travail toujours plus précoce et plus longue. Asphyxiant l’école et l’université publiques, l’État externalise la formation des jeunes en la confiant aux entreprises, qui n’ont comme seule ambition que former une main d’œuvre corvéable et immédiatement disponible. Il s’agit ainsi de domestiquer les jeunes en les accoutumant le plus tôt possible à des rapports de subordination au travail. Pourtant, la place des jeunes n’est pas dans les entreprises, mais à l’école, pour y recevoir une formation émancipatrice.

L’Union syndicale Solidaires revendique :

– le rétablissement de l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015 ;

– l’élargissement de la procédure de retrait des jeunes travailleur·euses, des apprenti·es et des stagiaires en cas de situation dangereuse ;

– un renforcement des services de l’inspection du travail pour pouvoir exercer les contrôles qui s’imposent et s’assurer de la mise en place des mesures de prévention ;

– le rétablissement d’un véritable contrôle par l’État des organismes de formation qui proposent et organisent les formations en alternance ;

– la suppression des stages d’observation en milieu professionnel pour les élèves de seconde générale et technologique et de troisième ;

– la formation spécifique aux risques au travail des enseignant·es, et du temps libéré afin de pouvoir vérifier la qualité de l’accueil des élèves et apprenti·es au sein des entreprises ;

– un accès gratuit et garanti aux équipements de protection individuelle pour tou·tes les élèves, et ce dès le début de la scolarité en lycée professionnel ou en CFA (centre de formation d’apprenti·es), avant tout stage en milieu professionnel ;

– la mise en place d’un certificat de compétence pour les tuteur·rices en entreprises et l’obligation d’avoir des sauveteur·euses secouristes du travail dans toutes les entreprises accueillant des jeunes travailleur·euses ;

– l’instauration d’un module de formation au droit du travail, à la prévention des risques professionnels et à la sécurité pour tou·tes les jeunes ;

– la mise en place effective de l’Evars avec des modules sur les VSST (violences sexistes et sexuelles au travail).

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Rail Transport

Grève dans le ferroviaire : un avertissement pour Jean Castex !

Cela fait plusieurs années, que nous n’avions pas connu une mobilisation aussi importante de 24 heures au sein de la SNCF sur la base de revendications professionnelles. Malgré les difficultés actuelles de pouvoir d’achat, des milliers de cheminotes et cheminots ont décidé de se mettre en grève dans tous les services et dans tous les collèges.

Cette journée du 10 juin et les taux de grévistes très importants, dans beaucoup de collectifs de travail, confirment la légitimité des revendications portées unitairement par les fédérations cheminotes. La direction de l’entreprise n’a pas le choix : des négociations doivent s’ouvrir très rapidement.

Le rapport de forces est de notre côté !

C’est le moment d’aller chercher des avancées sociales !

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(re)Penser notre syndicalisme Agriculture Ruralité Services publics

Séminaire pour des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires

L’Alliance écologique et sociale défend une écologie protectrice du monde du travail et des plus précaires, par le biais de mesures d’urgence pour la justice sociale et environnementale.

Un levier essentiel : des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires. Une mesure centrale : pas de services publics essentiels à plus d’une demi-heure en transports (centre de santé, poste, école…) !

Le mardi 23 juin de 18h à 19h30, l’Alliance écologique et sociale organise avec l’UFSE-CGT un séminaire en hybride pour mettre en avant cette mesure, avec : 

  • Clara Deville, sociologue spécialiste du recul des services publics en milieu rural et de ses effets
  • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France
  • Isabelle Mathurin, co-présidente de la Convergence Nationale Services Publics
  • Marie Pla, co-porte-parole du collectif Nos services publics
  • des agent·es publics qui font vivre et militent pour des services publics de qualité et de proximité.

Pour qui ? Séminaire public sur inscription (indispensable pour faciliter l’organisation ou pour recevoir le lien de connexion). 

Où ? En présentiel dans les locaux de la FSU à Bagnolet, 22 rue Malmaison, ou à distance.

Toutes les informations sur le programme et les modalités d’inscription sont dans le flyer joint. 

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antifascisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Le Mégaphone revient le mercredi 10 juin à 19h : “Mois des fiertés – se mobiliser syndicalement contre les LGBTQIA+phobies“

Publié le 9 juin 2026

Alors que l’extrême droite et les discours conservateurs se font de plus en plus agressifs en France et à l’international, le milieu du travail, les lieux d’études restent des terrains de lutte cruciaux. Entre violences institutionnelles, hausse des agressions et urgence de s’unir, nous aurons beaucoup de choses à poser sur la table en 1h15 avec :

  • Charly Lebec, Sud Éducation
  • Lucie Clamens, Solidaires Étudiant·es Syndicat de Lutte
  • Arya Meroni, Membre de la rédaction de Problematik
  • Julie Ferrua, co-déléguée générale de Solidaires

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antifascisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Les LGBTQIA+phobies tuent : justice pour Noahm !

L’Union syndicale Solidaires exprime sa profonde tristesse et sa colère, et envoie ses sincères condoléances à la famille, aux ami·es et aux proches de Noahm, tué à l’âge de 19 ans.

Dans la nuit du 30 mai à Metz, Noahm a été mortellement agressé et roué de coups en raison de son expression de genre et de son homosexualité présumée par ses agresseurs. Alors que le mois des Fiertés débute, ce meurtre vient rappeler une réalité : en France, en 2026, un pas de côté hors des normes patriarcales cis-hétéronormées peut encore coûter la vie.

Au-delà des minutes de silence institutionnelles ou des hommages hypocrites au sommet de l’État, nous exigeons des actes et de la justice. Nous dénonçons le refus initial du parquet de retenir la circonstance aggravante de l’homophobie. Dissimuler la haine derrière le récit d’une simple « rixe », c’est invisibiliser la violence systémique que subissent les personnes LGBTQIA+.

Ce meurtre ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans un climat de haine décomplexée, alimenté par la montée des discours d’extrême droite, des réseaux conservateurs et des médias Bolloré qui ciblent quotidiennement les existences de celleux qu’iels ne considèrent pas dans la “norme”. Nous n’oublions pas qu’au lendemain des élections européennes, des militants néofascistes du GUD, proches de cadres du RN, s’étaient déchaînés dans les rues en affirmant vouloir « casser du PD » en attendant la victoire de leur camp.

Cette offensive réactionnaire se traduit par une explosion des agressions dans la rue, mais aussi par une violence quotidienne sur nos lieux de travail, où les discriminations et le harcèlement brisent des vies dans l’indifférence des employeurs et des institutions. Ce meurtre fait écho au suicide de Caroline Grandjean, professeure des écoles et directrice d’école dans le Cantal, poussée à bout par le harcèlement lesbophobe de parents d’élèves et par l’inaction de son administration. Au travail comme dans la rue, le silence des institutions tue.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la lutte contre le fascisme et le capitalisme est indissociable du combat pour les droits, l’autodétermination et la sécurité des personnes LGBTQIA+. Face à la haine qui s’organise, la riposte doit être collective et syndicale.

Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses à rejoindre massivement les rassemblements de soutien et les Marches des Fiertés partout sur le territoire.

Nous ne plierons pas, nous ne nous cacherons pas.

Justice pour Noahm et pour toutes les victimes des LGBTQIA+phobies !

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Internationalisme

Soutien aux travailleurs·euses de l’éducation en lutte au Venezuela

Miércoles 10 de junio : nueva jornada de movilización en Venezuela.

La Unión sindical Solidaires, respalda la acción sindical unitaria del sector de la educación en Venezuela, quien con el apoyo del Comité Nacional de conflicto de trabajadores en lucha (CNCTL) y la Central Unitaria de trabajadores de Venezuela (CUTV) estará en las calles por una mejoría de salarios, de las pensiones, de la convención colectiva y de los derechos laborales.

¡ Ni tutelaje imperialista, ni continuismo autoritario y neoliberal, solidaridad internacionalista !

Mercredi 10 juin : une nouvelle journée de mobilisation au Venezuela !

L’Union syndicale Solidaires soutient les travailleurs et travailleuses de l’éducation du Venezuela qui, à l’appel notamment du Comité Nacional de Conflicto de los Trabajadores en lucha (CNCTL) et de Central Unitaria de Trabajadores de Venezuela (CUTV), seront dans l’action le 10 juin pour revendiquer une amélioration des salaires, des retraites, une convention collective protectrice et l’amélioration du droit du travail.

Contre la tutelle impérialiste et contre l’autoritarisme néo-libéral, solidarité internationaliste !

Paris 8 de junio de 2026

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Actu Solidaires 78 Éducation Précarité

Mardi 9 juin : grève nationale AESH et rassemblement à Mantes-la-Jolie

Dans le cadre de « la » journée de grève des AESH, un rassemblement est organisé à Mantes-la-Jolie de 10 h 30 à 13 h devant la mairie de Mantes-la-Jolie à l’appel du Collectif AESH 78 et de SUD éducation 78.

Tract SUD éducation :
AESH : en grève le 9 juin pour le statut  !

Les AESH ont des raisons d’être en colère : salaires très bas, temps incomplets imposés, exercice dans plusieurs établissements et toujours pas de statut de fonctionnaire ! Pour obtenir un statut et un meilleur salaire, SUD éducation appelle, avec une large intersyndicale, à la grève et à la mobilisation le 9 juin.


Des prévisions ministérielles inadmissibles

Le 20 mai, SUD éducation était reçue avec les autres organisations syndicales par la direction générale des ressources humaines du ministère de l’Education nationale. Cette dernière a présenté ses réflexions sur une éventuelle titularisation des AESH.

Si SUD éducation se félicite que la question de la titularisation soit enfin sur la table, les prévisions ministérielles sont scandaleuses. Elles prouvent une nouvelle fois le mépris du Ministère à l’égard des AESH qui se mobilisent maintenant depuis plusieurs années pour obtenir un vrai statut et une meilleure rémunération. En résumé, si la création d’un statut de catégorie B est bien envisagée, le temps plein à 24 heures hebdomadaires est écarté. Les 35 heures seront donc privilégiées en demandant aux AESH d’effectuer d’autres tâches que l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers.

SUD éducation revendique toujours un temps plein à hauteur de 24 heures et a insisté auprès du Ministère sur la prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul du temps de travail, comme pour les enseignant·es.
La droite et le ministre bloquent la titularisation Le mercredi 7 février, la gauche a défendu une proposition de loi visant la titularisation des personnels AESH, pour laquelle SUD éducation avait été auditionné en décembre dernier. La droite, majoritaire au Sénat et soutenue par le gouvernement, a voté contre la proposition de loi et a exprimé par la même occasion son mépris aux quelque 145 000 AESH employées par le Ministère de l’Éducation nationale.

SUD éducation s’insurge contre les propos tenus par les sénateur·rices de droite, invoquant “des rigidités supplémentaires qui bloqueront un système déjà bancal”.

La position du ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, qui explique que “la création d’un corps serait intenable par rapport au reste de la fonction publique” en raison du temps de travail incomplet des AESH, reste quant à elle inadmissible.
Un métier essentiel qui doit être reconnu Pourtant, les AESH sont essentielles pour le service public d’éducation. Le ministère qui se targue d’être précurseur d’une école inclusive exemplaire semble ignorer l’importance de l’accompagnement des élèves à besoin éducatif particulier. Or, notamment avec l’apparition des PIAL, puis des PAS, les AESH ont vu leurs conditions de travail se détériorer fortement : jusqu’à trois élèves à accompagner dans la même classe, exercice sur plusieurs établissements, mutations forcées … Sans parler du nombre d’élèves toujours plus important à qui il manque un accompagnement au regard de leur notification.

SUD éducation revendique :

la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, sans conditions de concours pour les personnels déjà en poste ;
l’augmentation des salaires et la création d’une grille de rémunération prenant en compte l‘ancienneté des agent·es.

Toutes et tous en grève le 9 juin !

Pas d’économies sur les AESH !

Pas d’économies sur nos vies !

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Actu Solidaires 78 antifascisme

Clément vivra toujours dans nos combats

Cela fait déjà 13 ans que Clément a été assassiné par l’extrême droite.

Le combat que portait Clément contre l’extrême droite, il l’a payé de sa vie et les condamnations de ses meurtriers n’effacent pas la peine et la rage.

Pour l’Union syndicale Solidaires, se souvenir de Clément des combats qu’il menait, se souvenir de son assassinat par l’extrême droite est plus qu’un devoir de mémoire. C’est aussi un devoir de justice et d’action pour nous.

Celui de répéter que l’extrême droite tue, et qu’elle tue encore.

Celui de montrer son vrai visage et de dénoncer la banalisation de ses idées puantes racistes, sexistes, lgbtqiphobes.

C’est encore plus le cas aujourd’hui, alors que les idées d’extrême droite ont infusé dans la société notamment via les médias Bolloré, que l’extrême droite a conquis un nombre signifiant de mairies au printemps dernier, et que le risque de voir le RN prendre le pouvoir pèse lourd.

Notre Union syndicale, et l’ensemble du mouvement social portent plus que jamais une responsabilité particulière de résistance.

Combattre le capitalisme qui mène aux inégalités et à la misère sociale, à la destruction de notre environnement, est inséparable de notre combat contre toutes les formes de dominations et d’oppressions, et singulièrement contre le fascisme, dont on peine aujourd’hui à dire qu’il est seulement rampant.

Ce combat de justice et de résistance est plus que jamais urgent et fondamental.
Clément dans nos coeurs nous en donne la force.

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