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Actu des luttes / Tracts et communiqués

Soutien des UL du Mantois à Eric Bezou de SUD Rail Saint Lazare et à ses camarades de l’IDF menacé·es de licenciement

La SNCF s’acharne sur un militant syndical qui depuis des années dénonce les atteintes à l’emploi et aux conditions de travail au sein de son entreprise dans les Yvelines, particulièrement sur les plus précaires (sous-traitants).

En mars 2019, une procédure, abusive de licenciement est engagée contre Eric Bezou par la SNCF. D’ailleurs, l’Inspecteur du Travail ne donne pas l’autorisation administrative de licenciement de ce représentant du personnel.

Mais à la sortie du confinement, le premier geste de la Direction Générale du Travail, est de désavouer son propre Inspecteur du Travail et a autoriser quand même le licenciement d’Eric Bezou…

Comme lui, des salarié·es et militant·es syndicalistes sur l’IDF sont menacé·es de licenciement.

Les dérives de ce gouvernement pour museler les Inspecteurs du Travail et pour bâillonner les opposant·es syndicaux·ales sont inacceptables dans une Démocratie. Non à la répression anti-syndicale, et oui à la levée immédiate et définitive de toute procédure de sanction envers notre camarade Eric Bezou qui a bien trop souffert de l’injustice et de cette année d’anxiété face à la menace d’être licencié.

Rassemblement de soutien mardi 26 mai 2020,

17h gare de Mantes la Jolie

(Place du 8 mai 1945)

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Signer la pétition “Nous ne les laisserons pas licencier Eric !”

En pleine pandémie, Pénicaud veut autoriser le licenciement d’Eric Bezou, cheminot syndicaliste

Notre collègue Eric a reçu ce mardi 12 mai 2020 un mail l’avisant de la volonté du ministère du travail de passer outre la décision de l’inspection du travail de refuser son licenciement. Après 28 ans de carrière l’entreprise n’a donc pas cessé son acharnement à virer un militant, un collègue, un ami. Où en sont les procédures pour ceux qui nous envoyé au travail sans aucune protection pendant cette pandémie ? Où sont les procédures pour les hiérarchiques auteurs de fichiers illégaux, de harcèlement ? Pour ceux qui chaque jour mettent notre santé en danger en passant outre les restrictions médicales de certains d’entre nous ?


Alors que nous sommes encore en pleine crise sanitaire, le ministère du travail et l’entreprise n’ont visiblement pas mieux à faire que de s’en prendre aux travailleurs et à leurs représentants.


Quels que soient les motifs invoqués cette fois-ci, l’entreprise cherche à se débarrasser de ce militant actif et reconnu depuis longtemps, car à travers lui, c’est à nous tous qu’elle veut s’en prendre. Voilà qui ressemble à un message qu’ils nous envoient : on est toujours là pour sévir ! Gare à celles et ceux qui voudraient empêcher le retour au travail le plus rapide et tranquille possible, voulu par le gouvernement et le patronat, pour relancer la machine à profit, au mépris de la santé des cheminots. Car ce retour au travail s’accompagne d’une nuée d’attaques, entre jours de repos ou congés volés, augmentation des horaires de travail sans hausse de salaire et suppressions d’emplois. Et quoi encore !?


Pour mener ces attaques ils voudraient faire taire toute opposition !


Eric n’est pas le seul. A Paris Est, 5 militants sont menacés de sanction, voire de licenciement, pour faits de grève. La RATP relance les conseils de discipline… tout en interdisant les réunions syndicales !


La seule réponse à lui donner est de faire front avec lui.


A cette direction et ce gouvernement qui cherche à imposer leur politique du profit maximum à grands coups de répression : répondons que nous ne les laisserons pas licencier Eric !

Pour signer la pétition…




 

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Le pari très risqué et irresponsable du gouvernement au mépris de nos vies …


Un programme de maths ou d’histoire ça se rattrape… mais un disparu ne peut pas se remplacer. Mais que valent des vies d’enfants et de salarié.es quand il s’agit de relancer la guerre économique, la course aux profits,la fuite en avant consumériste et le gavage des actionnaires. Salarié. es, syndicalistes de l’éducation,de la Santé, de l’industrie, du commerce, des services publics, des transports, etc. mais aussi parents et citoyen.nes ( habitant.es ici ou ailleurs), il est de notre devoir de dénoncer publiquement l’irresponsabilité de celles et ceux qui entendent ouvrir dès le 11 mai les établissements scolaires au mépris des préconisations – du Conseil scientifique – de l’INSERM – de la Fédération des Médecins de France – de l’Ordre des Médecins – du Conseil d’Etat mais aussi d’une très large partie des élu.es, responsables de communes, de conseils départementaux ou régionaux et surtout des professionnel.les directement concerné.es ainsi que des parents d’élèves. L’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, le Japon, la province du Québec et l’Etat de New York ont acté une fermeture jusqu’en septembre.  Les risques sanitaires pour les personnels, les enfants et leurs familles, les conditions d’accueil qui après 8 semaines de confinement ressembleront à un grand enfermement, l’hypocrisie de la lutte contre « les inégalités sociales », l’absurdité pédagogique… tout cela, nous dit la presse, pour sauver l’honneur et la face d’un ministre et d’un président ! Dans notre département, qui a enregistré ce 28 avril la seconde plus forte hausse du nombre de malades, aucun établissement ne doit ouvrir… Les écoles ne sont pas une garderie du Medef ! Nos vies valent plus que leurs profits !

Union syndicale Solidaires 78

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La reprise ne doit pas se faire au prix de la santé !

Lettre ouverte CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES YVELINES

Le 6 mai 2020

A la Préfecture des Yvelines

A l’ARS

A l’inspection académique

A la Direccte

Au Conseil Départemental

Dans le département des Yvelines, qui n’est pas sorti de la crise sanitaire, la perspective d’une réouverture des écoles en lien avec la reprise économique à compter du 11 mai 2020 n’est ni souhaitable, ni responsable.

Nos organisations estiment que l’activité pédagogique dans les établissements scolaires doit reprendre, mais certainement pas au prix de la santé et de la sécurité des usagers et des personnels. Nous dénonçons l’obstination du gouvernement, qui, après avoir érigé le confinement comme seule solution possible, cherche désormais à imposer des conditions de reprise qui ne répondent pas à des préoccupations sanitaires ou sociales, mais bien aux pressions des organisations patronales ou à des impératifs soi-disant économiques.

Cette décision politique, contre l’avis du Conseil scientifique, suscite en effet de nombreuses réactions, notamment de la part des élus des collectivités à qui le Premier ministre demande d’assurer les conditions d’accueil dans les établissements scolaires. Respecter le protocole sanitaire implique d’avoir le matériel adéquat, mais aussi le personnel en nombre suffisant pour effectuer une mission essentielle pour la santé de tous. Cela ne s’improvise pas, et cette annonce de réouverture largement prématurée accentue les inégalités entre les territoires, fragilisant ainsi le cadre national de l’École de la République.

Une reprise progressive pour quelques semaines, à un rythme indéterminé mais au mieux sur une moitié du temps scolaire n’a guère de sens pour les professionnels de l’éducation. Elle en aura encore moins pour les parents qui vont devoir reprendre le travail en s’adaptant à l’emploi du temps de leurs enfants. Comment comprendre le retour à l’école selon le volontariat des parents lorsque les possibilités d’arrêt de travail pour chômage partiel pour les parents sont supprimées dans le privé ou au bon vouloir de l’employeur dans le public, et que le montant de l’indemnisation sera fortement diminué à compter du 1er juin ? Cette situation met à mal le prétendu volontariat, alors que de nombreux employeurs n’ont pas hésité à profiter de la possibilité d’imposer plusieurs jours de congés et/ou de RTT.

Même si le confinement pèse, c’est avec inquiétude que de nombreux salariés ont repris le travail sur site ou le feront dans les prochaines semaines. Beaucoup n’ont d’autre choix pour se déplacer que d’emprunter les transports en commun, où tous les usager.es des heures de pointe savent bien que celles-ci s’étalent déjà sur plusieurs heures matin et soir. Et on imagine bien la densité, même en admettant une réduction du nombre d’usager.es, puisque l’offre ne sera pas à 100% et que le gouvernement préconise de condamner un siège sur deux ! Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun, alors que rien n’est annoncé pour une mise à disposition gratuite de masques chirurgicaux et en quantité suffisante. De plus, il y a nécessité d’installer des distributeurs de SHA (Savon Hydro-Alcoolique) dans l’ensemble des transports en commun et de pratiquer un dépistage systématique avec mise en quarantaine. La gratuité des moyens de protection est essentielle dans toute politique de prévention digne de ce nom ! La santé de toutes et tous n’est pas un coût, mais une exigence sanitaire et démocratique.

Dans l’une des Académies les plus touchée par le Covid-19, le protocole sanitaire communiqué par le Ministère de l’Éducation nationale est tout à la fois insuffisant et impraticable en l’état. Insuffisant, car il ne reprend pas l’ensemble des préconisations de l’OMS, notamment la possibilité de tester massivement les élèves comme les professeurs, ainsi que le port du masque pour tous. Impraticable, car outre ces insuffisances, il prévoit de faire porter la responsabilité aux enseignants le respect d’une impossible distanciation sociale, notamment dans les classes des plus jeunes élèves. Nous demandons que la faisabilité de ce protocole sanitaire soit discutée par l’ensemble des acteurs de terrain (personnels de santé, enseignants et intervenants en milieu scolaire, personnel de nettoyage, fonctionnaires territoriaux, organisations syndicales, représentants des parents d’élèves et des élèves…) avant d’être validé par les CHS d’établissement, et/ou les conseils d’administration, les conseils d’école. La visite préalable à la reprise doit être réalisée en présence des membres du conseil d’école et des salarié.es qui interviennent qu’ils soient fonctionnaires, associatifs ou employé.es par des entreprises sous-traitantes.

Cela est pour nous un préalable à toutes réouvertures d’écoles ou d’entreprises, afin de permettre l’éradication de ce virus.

Nous constatons que le confinement a renforcé les inégalités déjà existantes entre les élèves et l’on voit mal où est la lutte contre les inégalités et la précarité. Nous savons qu’un retour à la normale ne pourra pas se faire avant qu’un traitement et/ou un vaccin ait été trouvé. Mais nous demandons avant tout que l’État prenne ses responsabilités. Il convient donc de donner plus de moyens humains et matériels, de revaloriser tous les métiers liés à l’éducation, rapidement et durablement : cela commence par l’annulation de toutes les suppressions de postes et de classe prévues à la rentrée 2020. Les mêmes exigences concernent le milieu hospitalier, du social et du médico-social, sans oublier les salariés du particulier employeur, durement éprouvé ces dernières semaines par la lutte contre l’épidémie : création de tous les postes et de tous les lits nécessaires. Alors que les Yvelines sont un département durement touché, particulièrement dans les EHPAD. Nous devons tout faire pour éviter une seconde vague, comme le redoute l’Institut Pasteur.

Les interventions du premier ministre n’ont en rien répondu à nos interrogations et aux revendications des personnels. C’est pourquoi nos organisations demandent des réponses et des garanties avant que soit envisagée la généralisation de la réouverture des lieux de travail et le retour des personnels et du public dans les établissements scolaires.

Nous citons en annexe quelques-unes des nombreuses questions qui restent en suspens.

Tant que ces garanties sanitaires ne sont pas remplies, les risques encourus par les élèves, le personnel et la population doivent conduire à différer l’ouverture des écoles et des lieux de travail prévue à partir du 11 mai et à maintenir et améliorer les dispositions garantissant un maintien de ressources (notamment au niveau du chômage partiel et de l’indemnisation chômage).

Annexe : questions en suspens liées à la réouverture des établissements scolaires :

– Comment organiser les salles de classe et des sens de circulation dans des structures parfois trop petites ?

– Comment gérer les moments de récréations, les passages aux toilettes notamment pour les élèves les plus jeunes ?

– Quelles garanties d’approvisionnement en savon, en essuie-mains jetables, en gel hydroalcoolique, en masques ?

– Comment respecter les distanciations physiques pour les AESH et les ATSEM, dans les bus scolaires, à la cantine (nous espérons, puisqu’il est question de lutte contre les inégalités, que la restauration scolaire fonctionnera) ?

– Quelles procédures de désinfection et de nettoyage des locaux alors qu’il faudrait en même temps étaler les arrivées et départs, non seulement pour l’école mais le cas échéant pour les activités périscolaires ? Quelles protections pour les agents chargés de ces tâches, qui sont parfois salariés de sociétés de nettoyage privées, lesquelles fournissent peut d’équipements de protection et d’information à leur personnel ?

– Dans le cadre des activités périscolaires et des cantines pour les écoles primaires, c’est encore un flou, charge aux collectivités locales de gérer, ce qui renforce d’autant plus les inégalités territoriales en fonction de la richesse ou non des communes. Cela créera aussi des problèmes pour les parents-salariés, et notamment ceux résidant dans une commune avec des écoles qui n’ont pas la capacité d’accueillir le périscolaire … D’autant plus qu’avec 15 enfants par classe, ceux-ci auront probablement cours un à deux jours par semaine seulement.

– Quelle procédure est envisagée si un élève, un agent est infecté ?

– Quid du dépistage ?

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Un 1er mai minimal mais dans la rue à Mantes la Jolie et aux Mureaux – 78 Yvelines


Mantes la Jolie 11h du matin  : du rond point du Régent au  centre ville, une dizaine de membres d’Uni.es pour  le climat et de l’assemblée de lutte déambulent pendant 1 heure avec la distance physique, masqué.es, avec pancartes  et slogans.  Un apéro au ” communard” maison ( kir au vin  rouge)  offert par un militant qui va tous les ans  au mur des fédérés du Père Lachaise .

La presse locale s’en fait l’écho :https://actu.fr/ile-de-france/mantes-la-jolie_78361/yvelines-1er-mai-deconfine-mantes-jolie_33378689.htm

Les Mureaux : 15h devant l’Union locale des syndicats, sur la plus grande avenue de la ville, une quinzaine de membres de l’AG interpro, ont installé des banderoles ( “Comme toujours 1er mai le combat continue – nos vies  avant leurs profits”), drapeaux , pancartes. Espacé.es et masqué.es, certain.es avec des  photos pastiches des membres du gouvernement,  des tee-shirts ou chapeaux militants, distribuent des tracts bien appréciés des passant.es pendant 30minutes.
Dans  les 2 cas : aucune interpellation et satisfaction d’avoir fait le “minimum syndical” !

Et, dans tout le pays, une même détermination !

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#1erMaiPartout #cortègedefenêtres #ManifAuBalcon

Le 1er mai est la journée des travailleuses et des travailleurs, conquise par les luttes sociales.
En ces temps de confinement, nous pensons à toutes celles et tous ceux qui travaillent, malgré la pandémie. Pour nous soigner, pour nous permettre de nous nourrir, pour ramasser les poubelles, pour enseigner à nos enfants, pour continuer la distribution de denrées pour les plus démuni·es, mais aussi ceux et celles que le gouvernement et le patronat forcent à poursuivre une activité non essentielle à la vie.Nous sommes également solidaires des chômeurs et des chômeuses, des retraité·es, des sans-abris et des sans-papiers, trop nombreux·euses.Nous pensons aux personnes qui, confinées, ne peuvent pas manifester et défiler en ce 1er mai.
Mais pour Solidaires 78, être confiné·es ne signifie pas nous taire ou nous effacer !Nous appelons chacun·e à se manifester, à imaginer des banderoles solidaires, militantes, engagées, à les mettre aux fenêtres, aux balcons, sur les murs et même à profiter de la balade “autorisée” pour afficher clairement que le 1er mai est le jour des travailleurs et des travailleuses, notre journée!, et qu’elle ne nous sera pas confisquée.Agissons, affichons, marchons, même une heure, même près de chez nous, mais montrons-nous, ne nous laissons pas museler !
N’hésitez pas à partager les photos ou vidéos de vos banderoles autour de vous et sur notre site solidaires78.org/ (solidaires78@wanadoo.fr)

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Le traçage numérique Connivences entre politiques et opérateurs téléphoniques

La pandémie du Covid 19 et la crise sanitaire sont les prétextes pour une nouvelle atteinte aux libertés individuelles…

Les différentes mesures pour le contrôle policier de la populations se mettent en place. Le déploiement de 100 000 gendarmes et policiers a été bien précipité, sans aucune protection individuelle. Rappelez-vous les propos de Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, qui  minimisait leurs besoins en masques de protection. Quel message renvoyait-il à la population ?

Contrôle et sanction plutôt que la protection, on  l’a compris comme tel.

Que de tapage médiatique autour de ces fameux drones tournants au dessus des immenses plages françaises pour la chasse aux contrevenant·es, pourtant bien distancié·es et éparpillé·es. Le pouvoir tape dur, plutôt que de faire confiance à la conscience collective. Le ministère de l’Intérieur vient de commander ce 12 avril 2020, plusieurs centaines de drones « policiers » pour 4 millions d’euros…

Les informations contradictoires du gouvernement sont légions pour cacher son peu de réactivité : « on sait pas mettre correctement le masque !» et pourtant pas si bête, elle, la population aurait compris la méthode pédagogique. De pas efficace, le masque,  il est devenu indispensable fin avril, mais il faut les produire… Et que pensez des images sur BFM en mars, d’une policière hurlant sur les passant·es d’une rue populaire de Paris ? Pendant que Carrefour, Amazone, PSA et bien d’autres grandes enseignes, groupes ou industries continuent des activités non-essentielles et ne sont pas sanctionnés pour les risques pris par leur·es salarié·es. Il faut rester confiné·e mais il faut aller travailler, « quoi qu’il en coûte » pour votre santé. La Poste qui cache 24 MILLIONS de masques et fait travailler ses agent·es sans protection. Deux poids, deux mesures sont appliqués, la population et les travailleurs·euses restent, seul·es, les victimes de l’incurie de ce gouvernement.

Guère de masques et guère de tests, aucune anticipation sanitaire…Mais une solution « miracle » sort soudain du chapeau, pour justifier la reprise de l’activité économique dès le 11 mai, le traçage numérique. Une nouvelle mesure « barrière », mais bien théorique.

Le matériel de protection serait le téléphone portable, le « Mon Précieux » de tout à chacun, excroissance de l’oreille et du temps de cerveau disponible à la connexion… La toile se tisse,  la technique numérique existe et fait tous les jours ses preuves. Vous subissez d’ores et déjà le profilage de votre identité consumériste, à votre insu. Aujourd’hui les GAFAM * peuvent « savoir instantanément ce qui vous intéresse sur la toile pour mieux flatter vos envies par la publicité », demain le pouvoir, qu’il soit démocratique ou pas, pourra également vous pister : tous vos déplacements et les personnes que vous côtoyez. Aujourd’hui, les données personnelles sont archivées un an par les opérateurs téléphoniques et informatiques en France, le saviez-vous ?… Ce gouvernement, digne héritier des précédents qui n’ont eu de cesse de rogner sur les libertés individuelles, met en place  « Une stratégie numérique d’identification de ceux ayant été en contact de personnes infectées ». Comment ? Par la collaboration des opérateurs de téléphonie qui fournissent les données numériques de leurs abonné·es (toujours à leur insu) et  par les outils de l’informatique et l’intelligence artificielle. Ainsi, sous couvert d’une crise sanitaire,  la surveillance et le contrôle de la population, franchissent une étape dangereuse pour une société qui se dit démocratique et libre.

GAFAM*: Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft – NATU : Netflix, Air BNB, Telsa et Uber – BATX : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi

NON à StopCovid pourquoi ?

Cette application est présentée tout d’abord comme une Protection Individuelle, histoire de rassurer la population reprenant le travail  le 11 mai. Parce que le gouvernement a bien conscience que les mesures sanitaires  indispensables ne seront pas prêtes. Cette application téléchargeable est un système d’alerte en cas de contact rapproché avec un contaminé du COVID 19. Basée étonnamment sur la technologie Bluetooth (celle-ci est peu précise et donc inefficace). Une crainte est que ce logiciel, réplique de celui de Singapour,  pourrait être plus intrusif quant aux données personnelles : outre la géolocalisation, il pourrait demander l’accès à l’ensemble des paramètres du téléphone, même en veille.

Donc sans garantie sur la protection, l’utilisation et la destruction de ces données, conservées un an. Le PDG d’Orange  réclame 2 ans, pourquoi ? Utilisées par une agence sanitaire ou par la police ? A des fins de protection ou à des fins de verbalisation ?

Efficacité sanitaire ?  

Aucune !

Sans test systématique de la population, comment savoir qui est contaminé et  qui ne l’est pas. E Sur la base du volontariat, seul  une fraction de la population sera tracée.. E Le gouvernement compte-t-il sur la délation et la suspicion entre les individus ?

Avec la collaboration des opérateurs de téléphonie, le gouvernement impose ses règles et muselle la contestation.

Tout cela se fait sans consultation, sans débat, sans information loyale de la population. Il profite de la crise sanitaire et du confinement, de l’impossibilité, pour nous, de manifester et de nous réunir, pour faire passer des mesures liberticides. 

Ne nous laissons pas faire,

organisons la riposte !


http://solidaires78.org/