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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Télécom

LETTRE OUVERTE : Projet de cession de la filiale Globecast, une opération opaque qui menace la souveraineté médiatique, satellitaire et régalienne de la France

SUD Télécom IDF – 87 avenue de Paris 94800 Villejuif
  01 45 21 97 92 – sudtidf@sudptt.fr

  Vendredi 29 mai 2026

LRAR : 0000000000000

A Madame Christel Heydemann

Directrice Générale d’Orange

Bonjour Madame la Directrice Générale,

La stratégie industrielle qui repose sur une recherche de cash à tout prix pour gonfler dividendes, stock-options et actions gratuites pour les managers leaders, sans réelle vision pérenne de l’entreprise, provoque une politique de désengagement d’Orange ; Comme le projet de cession de la filiale Globecast, une opération opaque qui menace la souveraineté médiatique, satellitaire et régalienne de la France.

SUD RAPPELLE l’importance de l’entreprise Globecast pour les capacités industrielles et la souveraineté nationale, alors qu’elle est menacée de disparition. Héritière du Centre des liaisons radio-électriques créé en 1947, puis des investissements publics des PTT, Globecast distribue et diffuse les contenus audiovisuels Orange dans le monde entier. En son sein, 470 salarié·e·s hautement qualifié·e·s, dont la moitié en France, mobilisent un réseau mondial d’infrastructures hybrides de pointe. Celui-ci fonctionne chaque jour 24 heures sur 24 avec 60 unités mobiles et des points de présence et d’opération technique à Paris, Londres, Rome, Beyrouth, Johannesburg, Singapour ou Westlake Village qui relient 125 000 kilomètres de fibres. En dépit de son utilité sociale incontestable et de ses performances exemplaires, la direction d’Orange a entrepris de céder les parts de la holding Globecast (la présentant auprès des instances de représentation du personnel, comme une « simple vente d’actions ») sans aucune considération pour les éléments cités ci-dessous : 

Le syndicat SUD alerte solennellement l’opinion publique, les salarié·e·s, les autorités de contrôle, les actionnaires d’Orange et les responsables politiques : la cession de Globecast se déroule dans une opacité incompatible avec les exigences de sécurité nationale, de souveraineté et d’intérêt régalien. Globecast n’est pas une filiale ordinaire. C’est un maillon essentiel de la chaîne audiovisuelle française, un opérateur propriétaire d’un téléport en Île‑de‑France certifié WTA Tier 4 (il y en a trois en France), doté des autorisations d’émission satellitaire correspondantes. Ce centre est situé à proximité directe d’infrastructures militaires vitales.

Le manque de transparence économique ne respecte pas les instances de représentation du personnel, et soustrait à la connaissance des parlementaires des données essentielles sur les transactions financières : communication préalable incomplètes et déloyale au CSE de Globecast et au CSEC d’Orange, aucune étude d’impact sur la souveraineté qui soit rendu publique, aucune consultation du Parlement alors que l’État détient 23 % d’Orange.

Les salarié·e·s, totalement négligé·e·s ont appris la cession par la presse, alors que la communication interne affichait encore «Business as usual ». 

La justice a été saisie par le CSE de la filiale et une audience est prévue le 3 juin au tribunal de Nanterre pour examiner les manquements de procédure et les irrégularités dans la conduite du projet de cession. Le recours à la justice dans une opération industrielle de ce type est exceptionnel et confirme la gravité de la situation. 

Cette cession s’inscrit dans un contexte géopolitique explosif : guerre en Ukraine, cyberattaques massives, opérations d’ingérence visant l’UE et l’OTAN, désinformation, vulnérabilité des Jeux Olympiques et des élections. Dans de nombreux pays, les infrastructures de communication sont désormais considérées comme des enjeux stratégiques et régaliens devant être exclues des logiques purement capitalistiques.

Les revendications du syndicat SUD :

SUD exige en premier lieu l’arrêt du projet de cession tant que les risques souverains, sociaux et opérationnels n’aient pas été évalués de manière complète et indépendante.

SUD demande le lancement d’un audit de souveraineté portant sur les risques d’ingérence, la continuité audiovisuelle, les interconnexions civilo‑militaires, la sécurité des fréquences et la résilience des infrastructures en cas de crise. Ne pas le faire, c’est reléguer une infrastructure régalienne au rang de simple actif financier, alors qu’elle incarne la souveraineté audiovisuelle et satellitaire de la France.

Dans ce cadre, SUD estime indispensable que les autorités stratégiques soient auditionnées :

  • la DGSI et la DGSE pour les enjeux de sécurité nationale,
  • l’ARCEP pour la régulation des fréquences et des infrastructures télécoms,
  • l’ANSSI pour la cybersécurité,
  • la Marine nationale pour la protection des sites sensibles,
  • ainsi que le ministère de l’Économie, déjà intervenu par le passé pour bloquer des ventes d’infrastructures stratégiques au nom des intérêts français (Exemple EUTELSAT – 30 janvier 2026).

Enfin, SUD rappelle que les salarié·e·s ne doivent en aucun cas compenser les mauvaises décisions stratégiques prises par la direction. Le projet de cession entraîne une perte directe des garanties d’Orange pour les salarié·e·s et donc de leurs acquis sociaux pendant que la société gagne des milliards d’€. 

Orange voudrait transférer le risque économique au repreneur, Verdoso, tandis que le risque social serait reporté sur les salarié·e·s. Pour SUD, cette situation est inacceptable et doit s’arrêter.

SUD ne comprend pas que l’Etat ait pu valider sa cession aux fonds d’investissement Verdoso. Cela acterait le démantèlement d’une entreprise française de réputation mondiale à intégration verticale, au profit d’un spécialiste de la cession à la découpe qui ne regardera que le chiffre d’affaires à très court terme. 

SUD revendique le maintien de Globecast dans le périmètre d’Orange, considérant que l’entreprise — en capitaux propres négatifs depuis 2023 — nécessite un investissement urgent pour garantir sa pérennité. Cet investissement doit cibler la recherche et le développement, les technologies critiques, la cybersécurité, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la force commerciale, afin que Globecast conserve son rôle stratégique dans la protection des communications sensibles et dans la continuité audiovisuelle.

Veuillez recevoir, Madame la Directrice, nos salutations les plus cordiales

Pour SUD TELECOM IDF

Bruneel Frédéric, secrétaire

06 71 21 44 23

sudt78@orange.fr

sudtidf@sudptt.fr

https://sud-telecom-ile-de-france.frama.io/

Copie à :

Monsieur Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances

Madame Catherine Vautrin, Ministre des Armées et des Anciens combattants de France

PS : D’ores et déjà des députés s’alarment de cette cession, trouvez ci-dessous, notamment, une question au gouvernement posée par le député Clouet Hadrien du parti politique LFI. 

Question écrite n° 14772 publiée le 28 avril 2026 : Globecast en péril

Question n°14772 : Globecast en péril – Assemblée nationale

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Éducation

« Loi Bétharram » : Enfin votée !

par SUNDEP Solidaires

La proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire dite “Loi Bétharram”, portée par Violette SPILLEBOUT et Paul VANNIER [1] a été adoptée dans la nuit du 1er juin 2026.

Malgré des délais raccourcis (Merci Attal !) et de nombreux amendemants du Modem, de LR et du RN se faisant le relais des pressions de la conférence des évêques de France, l’adoption de ce texte permmettra notamment :

– le renforcement du contrôle des intervenant·es susceptibles d’être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire : instauration d’un “certificat d’honorabilité” obligatoire à renouveler tous les 3 ans, création d’une “liste noire” d’individus au comportement dangereux, …,

– l’accentuation du contrôle de l’état sur les établissements privés,

la reconnaissance solennelle par la nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que les manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation” (?),

En revanche, devant l’opposition des plus réactionnaires, certaines mesures ont été abandonnées, por ahora [2] :

– la création d’un fonds national d’indemnisation pour les victimes qui ne pourraient pas aller en justice du fait des délais de prescription notamment,

– le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations,

– l’article prévoyant l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalité entendus dans le confessionnal.

Reste à inscrire rapidement ce texte à l’ordre du jour du Sénat pour qu’il puisse – on l’espère – entrer en vigueur dès la rentrée 2026.

[1] : Paul Vannier s’est retiré des rapporteur·ices en raison du refus des macronistes de soutenir l’examen d’un texte proposé par un membre de La France insoumise,

[2] : pour l’instant

Nous avions dénoncé ce retard dès mars 2026

Retrouvez le ici

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Éducation Enseignement supérieur, recherche

Parcoursup et Mon Master 2026

Si tu es accepté-e ou en attente

Sur Parcoursup:

Si tu as reçu une proposition d’admission, c’est que ta candidature a été acceptée. Surtout pense à répondre dans les délais indiqués sur la plateforme. Une absence de réponse peut entraîner la perte de ta place.

  • Si tu préfère attendre encore un autre voeu : tu peux valider provisoirement car tu garde alors une place dans une formation et tu laisse une chance aux autres formations pour lesquelles tu es en attente.
  • Si c’est la formation que tu souhaites le plus tu peux accepter définitivement et renoncer à tous tes autres voeux.

Si tu es en liste d’attente, rien n’est joué : les classements évoluent tout au long de la procédure au rythme des désistements. Tu peux regarder ta place dans la file d’attente et comparer avec la dernière place acceptée l’année dernière (attention ça change chaque année).

Sur Mon Master:

Pareil ! Tu peux valider ton vœu provisoirement ou définitivement selon que tu préfère attendre d’autres résultat, cela va évoluer tous les jours.

Attention si tu accepte provisoirement tu perds les autres admissions reçues le même jour mais tu garde tes vœux encore en attente.

Ton vœu doit être validé définitivement le 16 juin sinon il sera perdu !

Ne refuse pas une proposition !

Non seulement tu perds le vœu définitivement et tu pourra pas le redemander en phase complémentaire mais tu ne pourras en plus pas faire de recours au rectorat si tu n’a pas d’autres propositions d’admissions.

Si tu es refusé-e

Pas de panique ! Il y a la phase complémentaire !

Parcoursup:

À partir du 5 et jusqu’au 8 juin tu dois classer tes veoux en attente par ordre de préférence et à partir du 11 juin et jusqu’au 8 septembre, la phase complémentaire permet également de formuler de nouveaux vœux (10) dans les formations qui disposent encore de places. Même si tu n’as pas été candidat en phase initial ou que tu as déjà accepté une proposition d’admission tu peux participer.

Toutes les formations n’y sont plus dans la phase complémentaire car il n’y a plus que là où il reste des places.

Mon Master:

Du 19 juin au 19 juillet tu peux participer à la phase complémentaire si tu n’as accepté aucune admission définitivement. Même si tu n’as pas participé à la phase initiale tu peux y candidater. Entre le 19 et le 25 juin tu peux alors classer par ordre de préférence les candidatures que tu souhaites garder.

Conserve tes vœux en attente de la phase initial : tu peux encore y être admis !

Attention tu ne peux pas candidater pour des formations auxquelles tu as été refusé (sauf si c’est un parcours différent au sein de cette même candidature).

Durant la phase de désistement du 20 juillet au 30 août tu peux encore recevoir une proposition d’admission si tu as encore des voeux en attente et que tu n’as rien accepté définitivement (mais tu perdras toutes tes candidatures les moins bien classées dans ton ordre de préférence).

Les recours possibles

Parcoursup:

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission ou si tu contestes une décision, plusieurs recours existent. Tu peux d’abord effectuer un recours gracieux auprès de l’établissement concerné afin de demander des explications sur le refus et de solliciter un réexamen de ton dossier. Pour ça tu contact la personne en charge de la formation de l’université pour lui envoyer ton dossier : bulletins et lettre de motivation.

Si, tu restes sans affectation et que tu as bien fait des voeux en phase principale et complémentaire, tu peux saisir la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) depuis ton dossier Parcoursup. Cette commission, placée sous l’autorité du rectorat, a pour mission d’accompagner les candidat·es sans proposition et de leur faire des offres de formation en fonction de leur projet, de leur situation personnelle et des places disponibles. Tu peux la saisir à partir du 1er juillet et jusqu’à la rentrée !

Mon Master

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission en master alors que tu es titulaire d’une licence, tu peux saisir le rectorat afin de faire valoir ton droit à la poursuite d’études. Attention : cette démarche doit être effectuée dans les 15 jours suivant ton dernier refus (ou l’obtention de ta licence si elle intervient après). Le rectorat doit alors te proposer des formations compatibles avec ton parcours et ton projet d’études. Pense également à demander les motifs de tes refus et à effectuer, si nécessaire, un recours gracieux auprès des universités concernées. Pour le recours gracieux il vaut mieux attendre fin août ou débit septembre, quand des places se libèrent.

Ces recours existent, mais ils ne suffisent pas !

Chaque année, des milliers d’étudiant·es sont trié·es, refusé·es ou orienté·es par défaut faute de places suffisantes dans le supérieur. Pour Solidaires Étudiant·e·s, le problème n’est pas individuel mais politique : c’est la sélection et le manque de moyens dans l’université qu’il faut remettre en cause. L’accès aux études supérieures doit être un droit, pas une compétition entre étudiant-e-s précaires.

Pour lutter contre la sélection rejoins Solidaires Etudiant-e-s !

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Accidents du travail

Accidents de travail des jeunes : pour le gouvernement c’est « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires, Sud Éducation, Sud Travail Affaires Sociales et le SUNDEP

Il y a près d’un an, le 17 juin 2025, Axel, élève au lycée Curie-Corot de Saint-Lô, était victime d’un accident de travail mortel lors du stage d’observation en milieu professionnel qu’il accomplissait dans le cadre de son parcours scolaire en classe de seconde générale. Ce drame inacceptable n’aurait pas dû se reproduire, et pourtant… La mort d’Axel n’est pas un phénomène isolé.

Cet événement tragique a fait prendre conscience des dangers auxquels sont exposé·es les jeunes sur les lieux de travail que leur scolarité ou leur formation les contraint à fréquenter. Selon les données portées à la connaissance de l’inspection du travail, relayées par les ministères de l’Éducation nationale et du Travail, en 2025, ce sont cinq mineurs qui ont subi des accidents de travail mortels lors de périodes de stage ou de formation. Parallèlement à ces drames, nous déplorons également le décès de plusieurs très jeunes majeur·es au travail.

Malgré ce bilan accablant, les mesures qui auraient dû s’imposer n’ont pas été prises et, en 2026, on compte encore de nouvelles victimes : le 17 avril, un adolescent de 15 ans, élève de seconde en lycée professionnel, trouvait à nouveau la mort, dans le Gard, suite à un accident de travail lors d’un stage en milieu professionnel ; le 27 mai, un jeune ouvrier de 19 ans est décédé à la suite d’un malaise après avoir travaillé toute une journée en toiture alors que la température dépassait 31 °C.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures se mobilisent et exigent du gouvernement des mesures significatives pour prévenir et empêcher la répétition de tels drames. Personne ne doit perdre sa vie au travail, encore moins quand on est un enfant. L’Union syndicale Solidaires et ses structures soutiennent et accompagnent les parents d’Axel dans leur combat pour exiger la suppression des stages en milieu professionnel prévus dans les parcours des classes de 2nde et de 3e, pour mettre un terme à tout un système qui propulse les jeunes, de manière toujours plus précoce et toujours plus longue, dans le monde du travail.

Mobilisée sur ce sujet dont elle fait une revendication prioritaire, l’Union syndicale Solidaires a interpellé, à deux reprises, en juin 2025 puis en avril 2026, les ministres de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Fonction publique et du Travail.

Dans la réponse qu’il nous adresse le 11 mai 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, se contente de formules creuses et ineptes. Il ne suffit pas d’écrire que la « sécurité des jeunes […] constitue une priorité absolue », il faut donner les moyens nécessaires pour assurer pleinement cette sécurité. Il ne suffit pas de se référer à un cadre juridique, qui non seulement peine à être appliqué mais qui a encore été assoupli pour lever des protections, ni de s’en remettre aux équipes de l’inspection du travail, empêchées d’accomplir leurs missions faute de moyens humains et financiers.

Le ministre de l’Éducation nationale oublie de préciser que, depuis 2015, le décret dit Rebsamen a facilité les dérogations aux travaux dangereux interdits aux moins de 18 ans, en supprimant l’autorisation préalable de l’inspection du travail et limitant de ce fait les visites de contrôle sur les conditions de travail.

Le ministre de l’Éducation nationale se félicite du « Plan Avenir » mis en place à la rentrée 2025 mais oublie d’indiquer qu’il s’accompagne d’un « Plan santé scolaire » qui limite les visites médicales à une par cycle, quand le Code du travail impose le renouvellement annuel des visites médicales d’aptitude pour les jeunes affectés à des travaux dangereux.

Édouard Geffray se réfugie derrière la mission flash diligentée avec le ministère du Travail pour évincer nos revendications, pour contourner les questions que nous posons. Édouard Geffray ne répond pas à la demande d’audition que nous avons sollicitée dans le cadre de cette « mission flash ». Le ministre semble ne pas vouloir entendre la voix que nous portons, refusant de prendre les responsabilités que sa fonction lui impose.

La position du gouvernement, exprimée par Édouard Geffray, est irresponsable. Aux accidents mortels s’ajoute l’ensemble des risques auxquels les expose leur insertion précoce et non préparée sur les lieux de travail (entreprises, chantiers, administrations, etc.) : pressions hiérarchiques, conditions de travail dangereuses, violences sexuelles et sexistes, etc. Les recherches universitaires montrent qu’un quart des apprenti·es, mineur·es ou adultes, sont exposé·es à un risque cancérogène ou toxique pour la reproduction. Les premières victimes sont les enfants de milieux défavorisés, issu·es de familles dépourvues de capital social et, dès lors, livré·es aux stages souvent les plus rudes en termes de conditions de travail.

Face à ce constat désastreux, les affirmations répétées des ministres du Travail et de l’Éducation nationale sur l’atout que constitue la confrontation des élèves au monde du travail ne sont pas acceptables. L’exposition à des risques qui peuvent conduire à la mort n’est jamais un atout.

L’Union syndicale Solidaires et ses structures continuent de revendiquer la suppression des stages d’observation en milieu professionnel en 2nde et en 3e : la place des élèves n’est pas dans les entreprises, mais à l’école pour recevoir une éducation émancipatrice.

Pas d’économies sur la vie des jeunes !

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Rail Transport

SUD Rail – Pouvoir d’achat : dans le ferroviaire, le mépris patronal a encore frappé !

Plus de 25% d’augmentation du prix du carburant à fin mars 2026, une inflation qui dépasse allègrement les 2,5% sur la même période. Le SMIC qui va augmenter de 2,4% au ler Juin mais pour le patronat du ferroviaire, tout va très bien dans le meilleur des mondes et rien ne justifie de prendre des mesures pour les travailleurs du ferroviaire. Lors des échanges de la branche ferroviaire qui se sont tenu le 28 Mai, leur posture a été d’un cynisme absolu : selon eux, il n’y a tout simplement pas de problème de pouvoir d’achat !

C’est bien dans chacune de nos entreprises dans le secteur ferroviaire qu’il faudra imposer une meilleure répartition des richesses que nous creons par notre travail !

Restons unis, informés et prêts à nous mobiliser pour imposer le respect et le salaire que nous méritons.

Ne nous laissons plus faire, rejoignez SUD-Rail pour aller gagner de nouveaux droits et de meilleurs salaires ! Nous ne gagnerons rien si nous ne sommes pas organisés!

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antifascisme Collectivités territoriales

À Hénin-Beaumont le maire RN exclut deux syndicalistes SUD CT pour 1 et 2 ans !

Publié le 23 mai 2026

Djelloul Kheris et Fabienne Payen, militant·es SUD Collectivités Territoriales à la mairie d’Hénin Beaumont viennent d’apprendre leur exclusion de la Fonction publique territoriale pour respectivement 2 et 1 ans sans traitement.

Dans deux procédures distinctes montées de toutes pièces, nos camarades avaient été blanchi·es par le conseil de discipline. Le maire a décidé de passer outre et de prendre de lourdes sanctions qui vont avoir de graves conséquences pour Fabienne et Djelloul .

Le but est limpide : détruire le syndicat en empêchant la constitution de listes pour les élections professionnelles de décembre et faire de Djelloul et Fabienne un exemple pour dissuader l’organisation collective en faisant régner la peur.

C’est la même logique qu’à Carcassone où le maire veut expulser les syndicats de la Bourse du Travail.

Face à l’arbitraire de l’extrême droite, la solidarité est notre arme. L’Union syndicale Solidaires et la Fédération SUD Collectivités Territoriales se tiennent aux côtés de nos camarades et prendront toutes les initiatives pour mettre en échec cette mesure de répression antisyndicale et obtenir leur réintégration.

Dans l’urgence, deux recours en référé seront déposés.

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antifascisme Conditions de travail

Tribune Flambée des prix des carburants : le RN en défense des géants pétroliers !

Publié le 24 mai 2026

Tribune parue dans l’Humanité

Par Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

Alors que les prix flambent depuis l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le Rassemblement national martèle sa recette miracle sur les plateaux télé, sur ses affiches et a même lancé une pétition : il faut baisser les taxes.

Si la solution peut séduire tant le prix du carburant peut peser sur les budgets, elle est révélatrice de la boussole du Rassemblement national : épargner les grandes entreprises. Dans la poursuite de l’opération séduction engagée par Jordan Bardella auprès des grands patrons, le parti d’extrême droite se fait ainsi le défenseur des marges de Total et des géants pétroliers.

Baisser la TVA à 5,5 %, cela a un coût pour les finances publiques, estimé autour de 17 milliards d’euros par an. C’est autant de moins pour financer nos services publics : nos hôpitaux, écoles, transports… Et c’est inutile sans encadrement des prix ! L’expérience de la restauration a montré que les prix ne baissent pas car la différence est affectée à l’augmentation des marges. C’est surtout ne pas toucher un seul euro des superprofits réalisés à l’occasion de la guerre. Ainsi, Total a réalisé à lui seul 5 milliards d’euros de bénéfices sur les 3 premiers mois de 2026. Pour le seul mois de mars, les surprofits du secteur représentaient 2,5 milliards d’euros. Ces profits sont réalisés en spéculant sur la guerre et les cours du pétrole.

Pour ne plus avoir à choisir entre remplir le caddie et remplir le réservoir, il existe d’autres solutions.

Premièrement, bloquer les prix à la pompe. C’est possible, ça a déjà été fait, c’est immédiat, et ça ne coûte rien. Plus généralement, nous défendons l’encadrement des prix de l’énergie comme bien de première nécessité pour se nourrir ou se chauffer. Deuxièmement, taxer les surprofits, pour faire contribuer les géants du pétrole et les milliardaires plutôt que de détruire encore plus nos services publics. Troisièmement, augmenter les salaires, pour que plus personne ne soit à la merci d’une augmentation de 40 centimes le litre pour boucler le mois.

Ces trois solutions simples, le RN les rejette toutes. En juillet 2022, il a voté contre l’augmentation du SMIC à l’Assemblée nationale. En octobre 2022, il a voté contre la taxe sur les superprofits au niveau européen. Et plutôt que le blocage des prix, il propose la subvention des pétroliers par l’argent public. Des paroles aux actes il y a un gouffre : loin de la défense parfois revendiquée du monde du travail, le RN défend ainsi les puissants.

La crise actuelle est structurelle. Elle doit faire l’objet de mesures d’urgence mais aussi accélérer la sortie de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles. La loi-cadre sur le financement des transports en discussion au parlement devrait ainsi tenir compte du contexte pour organiser le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun, pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

Certaines entreprises doivent aussi se reconvertir. Mais pas sur le dos de leurs salarié·es. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires. Nous devons imaginer un nouveau statut du ou de la salarié·e de la transition écologique, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Faisons de la nécessaire rupture écologique un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.
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