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Actu des luttes / Tracts et communiqués

Acte 4 des Sans-Papiers : Liberté, Égalité, Papiers !

Malgré les centaines de kms parcourus par les Sans-Papiers lors de l’Acte 3, la Marche nationale des Sans-Papiers du 19 septembre au 17 octobre, les milliers de villes et villages traversés, les centaines de réseaux mobilisés, les multiples rencontres et les dizaines de milliers de participant· es à la manifestation du 17 octobre à Paris… rien. Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour les Sans-Papiers.

Macron et ce pouvoir méprisent les habitant· es de ce pays, avec ou sans papiers.

Ils parlent de liberté. Mais après avoir refusé la liberté de circuler aux migrant· es ils la limitent de plus en plus régulièrement pour toute la population.

Le gouvernement prétend défendre la liberté d’expression mais a interdit à la Marche nationale des Sans-papiers de défiler vers l’Elysée le 17 octobre. 

Par ailleurs, ils ne respectent pas le droit d’asile, alors même que l’État français est en partie responsable de guerres et de partenariats économiques honteux qui provoquent l’exil.

Ils parlent d’égalité mais la refusent aux Sans-Papiers et les inégalités explosent dans toute la société.

Ils disent agir pour la santé mais n’ont en tête que la défense des profits des plus riches. C’est ce qu’ils appellent l’économie mais ils refusent de donner les moyens nécessaires à l’hôpital ou à l’école, mettent des migrant· es à la rue, continuent d’expulser des pauvres de leur logement, font exploser le chômage, laissent des Sans-Papiers sans protection en première ligne et remplissent les centres de rétention.

Le pouvoir fait partie du problème des crises de ce pays et les amplifie, semant la misère, le désespoir, le racisme et la haine là où il faut plus de solidarité, de liberté et d’égalité.

Lors de la Marche nationale des Sans-Papiers nous avons montré que nous étions la solution.

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Le 17 octobre malgré le couvre-feu, malgré l’horreur de l’assassinat d’un professeur la veille, malgré le black-out médiatique sur notre mouvement et malgré l’interdiction de manifester dans tout l’Ouest parisien nous étions des dizaines de milliers, ensemble, avec et sans papiers, venu· es de tout le pays pour la liberté et l’égalité des droits, pour la régularisation de tous· tes les Sans-Papiers, uni· es contre le racisme, la xénophobie et l’islamophobie.

Alors nous appelons à renforcer encore ce mouvement avec l’Acte 4.

De nouveaux collectifs de Sans-Papiers se sont construits. Il faut les développer et en faire naître dans chaque ville, chaque quartier, chaque foyer et centre d’hébergement.

Des collectifs de solidarité existent et se sont mobilisés sur tout le territoire. Sans eux la Marche aurait été impossible. Là où ils n’existent pas encore il faut les construire. Là où ils existent il faut les développer et multiplier les actions.

Syndicalistes et syndicats se sont mobilisés auprès des Sans-Papiers. Nous appelons les Sans-Papiers qui travaillent à rejoindre un syndicat et les syndicats à porter haut la lutte pour la régularisation des Sans-Papiers. Ce n’est pas l’immigration qui crée un dumping social, ce sont les inégalités et la précarisation de toute la main d’œuvre.

Nous appelons à participer aux actions qui seront organisées par les sections syndicales et syndicats comme la Journée nationale de lutte contre la précarité et le chômage du samedi 5 décembre et pour lutter contre les attaques dans les entreprises et les différents secteurs, notamment la santé et l’enseignement.

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Nous appelons à préparer les conditions d’une journée de grève interprofessionnelle pour l’égalité et la régularisation des sans-papiers.

Nous appelons à participer aux luttes contre les centres de rétention, pour un logement décent pour tous et toutes et contre les expulsions. 

Nous appelons à faire converger tous ces efforts par des manifestations dans toutes les villes et les villages, sur tout le territoire le vendredi 18 décembre, Journée internationale des migrant· es, pour la régularisation de tous· tes les Sans-Papiers, la fermeture des Centres de rétention, le logement pour tous· tes.

Nous appelons à faire triompher la liberté, l’égalité et la solidarité.

A l’appel de :

(215 premières organisations signataires)

CISPM, Collectif Amiénois des Sans-Papiers, Collectif “couturiers SP goutte d’or”, Collectif des Immigrants en France, Collectif Les Chemins de la Victoire, Collectif Migrants Soyez Régularisés, Collectif Pour l’Avenir des Foyers, CSP13, CSP38, CSP59, CSP69, CSP75, CSP93, CSP95, CSP Kabyle, CSP Montpellier, CSP Montreuil, CSP Paris 20, Collectif Schaeffer d’Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits devant!!, Ensemble Pour Notre Régularisation Sans Exception,

la Marche des Solidarités et les Etats Généraux des Migrations,

la Coordination Transnationale des Migrant.e.s,

20ème Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Acceptess-T., ACORT, ADTF, Ah Bienvenue Clandestins !, AHSETI Le Havre, Alternatives et Autogestion, AMF, Amicale CNL Hautepierre-Strasbourg, APICED, ASIAD, AsilAccueil88, Asile et Partage, ASMA Amiens, ASMIE – Solidarité mineurs isoles étrangers, Assemblée antiraciste Paris 20, Assemblée Locale Nancy Meurthe et Moselle Sud des EGM, Association soutien au 59 Saint Just Marseille, Asso Wise, ASTI Petit-Quevilly, ASTI Romans, ATMF, ATTAC France, ATTAC Flandre, ATTAC Rennes, Aude Réfugiés Solidarité, autremonde, Bagagérue, Bengladesh Community in France, BDS France-Marseille, BDS France-Montpellier, CAAN, CADM 70, CAPJPO-EuroPalestine, CDDLE Besançon, CEDETIM, Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, CGT AHS Franche-Comté, CGT Energie Paris, CGT Cité nationale de l’histoire de l’immigration, CGT section syndicale de la sociét é de restauration du musée du Louvre, CIVCR, CNT, CNT-FTE, CNT-Solidarité ouvrière, Collectif antiraciste-ASTI d’Elbeuf, Collectif d’Aide aux Migrants de Ouistreham, Collectif “Chabatz d’entrar” Haute-Vienne, Collectif de Montbrun-Bocage solidaire avec les migrant•e•s, Collectif de soutien aux Migrant.es (04), Collectif de soutien aux réfugiés en Ariège, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es (LDH), Collectif Haïtien de soutien aux Migrant.e.s, Collectif Immigrés du Montargois, Collectif Justice & Libertés (Bas-Rhin), Collectif Justice et Vérité pour Babacar, Collectif Migrants Bienvenue 34, Collectif Migrants Comminges (31), Collectif Ni Guerres Ni Etat de Guerre, Collectif pour une autre politique migratoire (EGM AL67), Collectif Réfugiés du Vaucl use, Collectif Ripostons – Dunkerque, Collectif Sarthois pour une Terre Plus Humaine, Collectif solidarité Chalon migrants, Collectif soutiens/migrants Croix-Rousse – Collège sans Frontières Maurice Scève, Collectif Urgence Welcome Mulhouse, Collectif Toulouse Anti CRA, Collectif Tournefeuille sans Papiers, Comité contre les OQTF (Ariège), Confluences, Coordination Iséroise de Solidarité avec les Étrangers Migrants, Coordination Nationale Pas sans Nous !, Coordination Urgence Migrants -CUM, CRLDHT, CSRA, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 86,DAL, Des Lits Solidaires (Le Havre), DIEL, EELV, EELV Paris 18, Émancipation 69, Emancipation tendance intersyndicale, Ensemble !, Extinction Rebellion Ardèche, FASTI, Fédération SUD Education, Femmes Egalité, Femmes Plurielles, FFR- Filles et Fils de la république, Fondation Frantz Fanon, FSU, FSU13, FSU35, FTCR, FUIQP, Gasprom-ASTI Nantes, GIBI, GISTI, InFLEchir, Jeune Garde Paris, La Cimade, La Cimade Figeac, La Cimade Yonne, La Mule du Pape, La Paille et le Mil, L’Auberge des Migrants, LDH70, LDH Istres Ouest Provence, LDH Chalon, LDH Chambéry, LDH Mâcon, LDH Nancy, LDH Rennes, Le Cercle 49, Le Paria, Les Sorins Montreuil, LFI35, MAN fédéral, MAN71, MIDAF, Modus Operandi Grenoble, Montreuil Rebelle, Mouvement Utopia, MRAP Centre Ardèche, MRAP Paris, Nogozon, Nouvelle Jungle Lille, NPA, OCML-VP, Palestine 13, Paris d’Exil, Parti des Travailleurs (Tunisie) section France, PEPS, PIR, Pour Un Avenir Meilleur, RadiAction, Rash Tolosa / AIM Toulouse, REMCC, RESF11, RESF31, RESF36, RESF61, RESF82, RESF89, RESF Tournon 07, RSM89, RSM Rouen, RUSF38, RUSF Paris 8, SNEP-FSU 93, SNPES-PJJ/FSU, Solidarité et Langages (Valence), Solidarité Migrants Beauvais, Solidarité Migrants Graulhet, Solidarité Migra nts Wilson, soutien Ô sans-papiers, SUD Culture Solidaires, SUD Education 35, SUD Education 91, SUD Education 92, Syndicat de la Médecine Générale, TadamunExil 70, Terre d’Ancrages-Lyon, T’OP !-Théâtre de l’Opprimé de Lille, Tous Migrants, Tous Migrants Savoie, UCIJ St Nazaire, UCL, UJFP, UJFP Lyon, UD Solidaires 35, UD Solidaires 91, UD Solidaires Alsace, UD Solidaires Val de Marne, UL CGT Paris 18, Union Syndicale Solidaires, United Migrants, Un toit c’est tout, Un Toit c’est Un Droit, UTAC, VISA, Voies Libres Drôme,  Wonder Sisters, ZSP18,

Signatures collectifs, comités, associations, syndicats, organisations à envoyer à marche.des.solidarites@gmail.com

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Restauration et entretien des collèges du 78 Scandale de la gestion de la crise sanitaire par C’Midy et le CD 78

La situation dans les collèges du 78 est des plus alarmantes du fait de la gestion de crise par la société C’Midy : temps de repas non sécurisés, nettoyage et désinfection des locaux négligés, personnel en nombre insuffisant…

Le reconfinement décrété le 29 octobre dernier s’est accompagné du renforcement du protocole sanitaire dans tous les établissements scolaires reposant sur le non-brassage des classes, la distanciation physique et la désinfection régulière des locaux. Or, sur ces deux derniers points, C’Midy est bien loin de répondre aux normes de santé.

La société C’Midy incapable d’assurer le respect du protocole sanitaire

Le fonctionnement à sous-effectifs constants, le non-remplacement des absences (nombreuses en cette période), l’application de procédures managériales aussi inutiles que chronophages constituent, en cette période de circulation active de la COVID-19, un problème de santé publique des plus préoccupant dans nos établissements.

Classes non nettoyées et non désinfectées, espace de restauration non sécurisé

C’Midy et son donneur d’ordre le CD des Yvelines sont incapables de répondre aux exigences du protocole sanitaire et mettent donc en péril les efforts de chacun. Les remontées – témoignages et photos à l’appui – sont des plus alarmantes : salles de classe non nettoyées plusieurs jours de suite, brassage des élèves et non respect des gestes protecteurs lors des repas, pressions sur les personnels pour qu’ils ne revendiquent pas leurs droits…

Quand les bénéfices de quelques-uns priment sur la santé de tou·tes !

En refusant de remplacer les personnels en arrêt, en refusant d’embaucher le personnel nécessaire, en se tenant à l’écart des concertations menées par les personnels et les familles inquiètes pour leur enfant, C’Midy fait primer la quête de profit sur l’intérêt général.

Dans les Yvelines, c’est en effet la société C’Midy (Semop filiale de la multinationale Sodexo) qui, depuis le 1er janvier 2019 s’est vue déléguer la mission de nettoyer les 117 collèges du département et d’assurer le service de près de 50 000 repas par jour (pour un chiffre d’affaires de 56 553 300,00 €). Mais C’Midy ne se soucie ni des personnels ni des élèves ni des familles… Les agent·es d’entretien – en première ligne pour nous protéger du virus, et qui font de leur mieux dans les conditions qui sont les leurs – appuyé·es par les personnels de l’Éducation nationale et les familles, n’ont eu de cesse de dénoncer la dégradation de la qualité du service imputable à une gestion purement comptable où le seul objectif est de réduire au maximum les coûts et de pressuriser les personnels pour engranger des bénéfices.

Fiasco sanitaire, horreur managériale et responsabilité politique

Premier département de France à avoir fait le choix de l’externalisation et de la sous-traitance à une entreprise privée, le Conseil départemental porte la plus grande partie de la responsabilité. Les opérations de communication d’un goût douteux qui consistent à distribuer aux élèves des masques publicitaires aux couleurs du département relèvent, dans ce contexte, de l’hypocrisie la plus complète : sans embauches massives de la part de C’Midy, la population des Yvelines doit avoir conscience que la situation sanitaire dans les collèges risque de se dégrader.

Le 22 novembre 2020

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Actu des luttes / Tracts et communiqués

Rassemblements le 26 novembre pour le social et le médico-social

Voici le tract départemental pour les rassemblements qui doivent se tenir le 26 novembre dans le cadre de la non revalorisation des personnels des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

Ils se tiendront à la même heure, 14 h, l’un à Plaisir, l’autre à Versailles parvis de la préfecture, Avenue de Paris.

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Actu des luttes / Tracts et communiqués Vidéo

Sud Renault Flins : Face à la crise : défendre l’emploi et des alternatives fortes [vidéo]

Le capitalisme profite de la crise sanitaire pour se renforcer. Il touche des subventions et licencie massivement dans l’aéronautique, l’industrie, la chimie, le commerce…


Sud Aérien comme Sud Renault et pleins d’autres, réfléchissent à des alternatives économiques, écologiques et sociales pour un monde plus juste.
Le partage du temps de travail, les 32 heures sans perte de salaire, l’arrêt des licenciements, une production socialement utile et écologique… autant de solutions portées par les salarié.es et l’Union Syndicale Solidaires pour un changement radical de société.

Vidéo réalisée dans le cadre des émissions “Expression directe” diffusée sur les chaînes du service public : diffusion le 27/10/2020 sur France 2 vers 00h30 puis rediffusion le 29/10/2020 sur France 5 vers 08h50.

Canal Marches / Solidaires

Les liens :

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Actu des luttes / Tracts et communiqués Luttes féministes

Violences faites aux femmes : rassemblement le samedi 21/11/20 à Mantes la Jolie à 11H30

 Le 25 novembre est la journée internationale de lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Le confinement rend les actions plus difficiles à organiser mais un ensemble de collectifs féministes appellent à se mobiliser largement partout en France soit le 21 novembre  soit le 25 novembre pour être visibles et rappeler nos exigences et notre colère.
A Mantes la Jolie, le Collectif FFFRAC (Fières, fortes, féministes radicales et en colère) appelle à un rassemblement le samedi 21/11/20 au 1 Rue de Chanzy à Mantes la Jolie à 11H30.

Le rassemblement a été déclaré au nom des FFFRAC, en précisant que nous respecterons les règles sanitaires de distanciation physique par groupe de dix ainsi que le port du masque.Nous comptons sur vous pour respecter ces mesures.
Vous trouverez en PJ 

  • le tract qui sera distribué ce jour là-la plaquette de la LDH sur les droits à manifester pendant le confinement
  • un modèle d’attestation dérogatoire 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour faire entendre nos voix et nos revendications. 
Pour les FFFRAC

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Actu des luttes / Tracts et communiqués

Dans les Yvelines, Sud Santé sociaux 78 prend soin de poursuivre la lutte…

Implantée dans plusieurs hôpitaux du département, le syndicat Sud Santé Sociaux des Yvelines publie des journaux à destination des personnels, illustration du dynamisme et de la combativité de ses sections…

À découvrir et à faire circuler auprès des soignant·es

La Boussole, n° 4 – octobre 2020, journal de la section Sud Santé sociaux de l’hôpital gérontologique Philippe Dugue
Sudoscope, Poissy, n°5, juillet août 2020
Virus, n° 124, journal de la section syndicale du Centre hospitalier de Versailles

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Actu des luttes / Tracts et communiqués

Éducation : une délégation reçue par le sous-Préfet de Mantes la Jolie le 10 novembre 2020

Dans le contexte de la journée de mobilisation du 10 novembre pour obtenir un renforcement du protocole sanitaire, une délégation composée de représentants d’organisations syndicales (FSU-CGT Educ’action-Sud éducation) et de fédérations de parents d’élèves (FCPE) a été reçue par le sous-Préfet de Mantes la Jolie. Une trentaine de peronnels et de parents étaient présents devant la sous-préfecture, représentatifs des établissements en lutte dans le Mantois (Jules Ferry, la Vaucouleurs, George Sand…).

Un état des lieux de la situation a été porté à la connaissance de M. le sous-Préfet concernant la gestion indigne de l’hommage à Samuel Paty qui a généré au-delà de l’incompréhension une violence institutionnelle qui pour beaucoup de personnels s’est traduite en mal-être et en colère.

Notre démarche s’inscrit dans la volonté que les établissements scolaires restent ouverts de la maternelle à l’université et ce, afin de ne pas revivre le 1er confinement avec la détresse des personnels, des élèves et de leur famille et ses conséquences pédagogiques mais aussi sociales et humaines. Nous pensons que le cadre sanitaire actuellement posé – qui n’est pas de nature à assurer cette sécurité – ne permettra pas que cette ouverture soit possible dans la durée. De plus cet accueil doit permettre des conditions décentes d’apprentissage pour tous et d’épanouissement des élèves.

C’est pourquoi, nous exigeons le renforcement immédiat et sans équivoque du protocole sanitaire : distanciation physique dans les classes, la demi-pension, les transports… Cela nécessite que l’ accueil des élèves dans les établissements scolaires, soit organisé en effectifs allégés de la maternelle à l’université.

Cette organisation devra privilégier des temps en présentiel très réguliers, que le travail donné en autonomie à la maison ne nécessite ni connexion ni aide des parents, que la prise en charge des plus jeunes puisse être quotidienne avec la participation des collectivités locales en terme de locaux et de personnels adaptés permettant cet accueil.

Des propositions ont été faites comme l’accueil des élèves dans le 1er degré en demi-journée école et demi-journée collectivités locales, ce qui signifie davantage d’ enseignants en faisant immédiatement appel à la liste complémentaire mais aussi au recrutement massif de personnels pour encadrer les élèves.

Concernant les matériels de protection fournis aux personnels, nous déplorons trop souvent leur absence. Quant aux masques à la protection discutable, le nombre fourni ne couvre pas l’ensemble du temps de leurs missions. Concernant les élèves, nous voulons que des masques adaptés soient fournis gratuitement à tous, pour des raisons financières et sanitaires.

Par ailleurs, le port du masque et son utilisation continue par les personnels comme les élèves a des conséquences sur leur santé physique et psychologique qui doivent aussi être prises en compte.

Le plan VIGIPIRATE écarlate, nécessite d’être clarifié car dans nos établissements son respect, est très problématique et souvent difficile à mettre en place. Ont été évoqués les déplacements en dehors des établissements inscrit dans l’emploi du temps et notamment l’incohérence de maintenir l’activité piscine qui, de plus, va à l’encontre des gestes barrières.

La situation sanitaire a remis en lumière l’état désastreux de nos locaux scolaires : des fenêtres bloquées, l’absence de point d’eau, de sanitaires en état de fonctionner et en nombre suffisant ne permettant même pas le respect des règles élémentaires d’hygiène. Les effectifs démesurés dans les établissements et dans les classes que nous ne cessons de dénoncer et qui aujourd’hui ne permettent aucune réelle distanciation physique.

Mais aussi les conséquences de l’externalisation par le département des missions concernant la demi-pension et l’hygiène des locaux dans les collèges. Se traduisant par des personnels en nombre insuffisant avec des missions mal définies et dans des temps contraints impossibles à tenir. Ces mêmes problématiques sont signalées dans le 1er degré où de nombreuses municipalités ont aussi fait le choix d’externaliser ces missions. Avec des conséquences dramatiques sur l’application très approximative des protocoles sanitaires dans les écoles. De manière générale nous constatons que le renvoi des responsabilités au local participe à l’inégalité de traitement sur le territoire.

Notre délégation a alerté le sous-préfet afin que toutes les problématiques évoquées soient entendues et relayées auprès des autorités compétentes. Que les écueils rencontrés lors du premier confinement de mars servent d’appui pour que les mêmes erreurs ne soient pas réitérées voire aggravées par cette gestion incohérente comme c’est le cas depuis septembre. Gestion qui s’est tout particulièrement illustrée au retour des congés d’automne par sa cacophonie et son mépris affiché pour les personnels, les élèves et leurs familles.

Nous dénonçons l’impréparation de l’état face à la propagation de la COVID. Nous dénonçons l’irresponsabilité du ministre Blanquer et de son protocole sanitaire adaptable en fonction des problèmes structurels des établissements scolaires et du nombre insuffisant de personnels. C’est-à-dire qui ne protège personne. Rien n’a été pensé depuis Juillet 2020, cette gestion, toujours en réaction et jamais en anticipation, génère de fortes tensions qui ne s’apaiseront pas avec des réponses répressives.

C’est pourquoi nous exigeons, qu’immédiatement, les mesures sanitaires prises dans les établissements scolaires , le soient en suivant très scrupuleusement les prescriptions du Haut Conseil de la santé publique et en s’appuyant sur les compétences des professionnels que nous sommes et la réflexion collective de la communauté éducative notamment celle des parents d’élèves.

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Actu des luttes / Tracts et communiqués Traçage

Contre la loi « sécurité globale », défendons la liberté de manifester

Nous nous opposons à la proposition de loi « sécurité globale ». Parmi les nombreuses propositions dangereuses de ce texte, trois articles risquent de limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables, liberté déjà fortement restreinte sur le terrain et de nouveau remise en cause par le Schéma national du maintien de l’ordre.

L’article 21 concerne les caméras portables qui, selon les rapporteurs du texte, devraient équiper « toutes les patrouilles de police et de gendarmerie […] dès juillet 2021 ». S’il est voté, le texte autorisera donc la transmission des flux vidéo au centre de commandement en temps réel. Cela permettra l’analyse automatisée des images, et notamment la reconnaissance faciale des manifestants et des passants, en lien avec les 8 millions de visages déjà enregistrés par la police dans ses divers fichiers.

Ces nouveaux pouvoirs ne sont justifiés par aucun argument sérieux en matière de protection de la population et ne s’inscrivent aucunement dans une doctrine de gestion pacifiée des foules. L’effet principal sera de faciliter de façon considérable des pratiques constatées depuis plusieurs années en manifestation, visant à harceler des opposants politiques notamment par des placements en « garde à vue préventive », par l’interdiction de rejoindre le cortège ou par des interpellations arbitraires non suivies de poursuites. Ces pratiques illicites seront d’autant plus facilement généralisées que l’identification des militants et des militantes sera automatisée.

L’article 22 autoriserait la surveillance par drones qui, selon le Conseil d’État, est actuellement interdite. Ici encore, la police n’a produit aucun argument démontrant qu’une telle surveillance protégerait la population. Au contraire, nous avons pu constater en manifestation que les drones sont avant tout utilisés pour diriger des stratégies violentes contraires à la liberté de manifester : nassage, gaz et grenades lacrymogènes notamment. Comme pour les caméras mobiles, la reconnaissance faciale permettra ici aussi d’identifier des militantes et militants politiques.

En clair, le déploiement massif des caméras mobiles et des drones, couplés aux caméras fixes déjà existantes, entraînerait une capacité de surveillance généralisée de l’espace public, ne laissant plus aucune place à l’anonymat essentiel au respect du droit à la vie privée et ne pouvant avoir qu’un effet coercitif sur la liberté d’expression et de manifestation.

L’article 24 vise à empêcher la population et les journalistes de diffuser des images du visage ou de tout autre élément d’identification de fonctionnaire de police ou militaire de gendarmerie. Autrement dit, les images des violences commises par les forces de l’ordre ne pourront dés lors plus être diffusées. Le seul effet d’une telle disposition sera d’accroître le sentiment d’impunité des policiers violents et, ainsi, de multiplier les violences commises illégalement contre les manifestantes et manifestants.

Nous appelons les parlementaires à s’opposer à ces trois dispositions qui réduisent la liberté fondamentale de manifester dans le seul but de faire taire la population et de mieux la surveiller.
Signataires

  • ACAT France
  • Action Droits des Musulmans
  • Alternatiba Marseille
  • Antanak
  • ANV-COP21 Marseille
  • Association Dédale
  • Assodev-Marsnet
  • ATTAC
  • Bee-home
  • Canal-D
  • CCPA – Collectif Climat Pays d’Aix
  • CECIL
  • Cliss 21
  • CNNR
  • COLL•E•C – Collectif d’Échanges Citoyens du Pays d’Aix
  • CREIS-TERMINAL
  • DONUT Infolab
  • FAIbreizh
  • FAImaison
  • FDN
  • FFDN
  • Franciliens.net
  • GISTI
  • Globenet
  • Hoga
  • Illyse
  • Indie Hosters
  • INP-net
  • L’Auberge des Migrants
  • La Quadrature du Net
  • Les-Tilleuls
  • Ligue des droits de l’Homme
  • Mailden
  • Marseille révoltée
  • Minga
  • MODE 83
  • Moutons Numériques
  • Mouvement Écologiste Indépendant »
  • Numericatous
  • Observatoire des Libertés et du Numérique
  • Parti Pirate
  • Ploss Auvergne Rhone Alpes
  • Rap Marseille
  • ReAct
  • RESINE média
  • RevLibre
  • ritimo
  • Sherpa
  • Solidaires Informatiques
  • Syndicat de la Magistrature
  • Syndicat des Avocats de France
  • Toile-Libre
  • Union syndicale Solidaires
  • Vélorution Paris-Île-de-France

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