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Luttes migrant·es

Brochure « Sans-papiers : S’organiser contre l’expulsion – Que faire en cas d’arrestation ? »

5e version publiée par AntiCRA

Cette brochure, mise à jour en octobre 2021, décrit la procédure à laquelle sont confrontées les personnes sans-papiers lorsqu’elles sont arrêtées par la police et donne des conseils juridiques et pratiques pour s’en sortir au mieux.

Elle s’adresse autant aux personnes sans papiers qu’à leur entourage et à toutes celles et ceux qui luttent contre la machine à expulser https://anticrabrochure.noblogs.org/files/2021/12/FINAL.pdf

SOMMAIRE

INTRODUCTION
Quelques conseils
Encart : Les preuves de présence

Chapitre 1 – L’arrestation
1 Quelques informations et conseils
Encart : Quelques conseils
2 Dans les gares, ports et aéroports
3 Dans la rue
Encart : Les rafles
4 À la préfecture
A Arrestation à la préfecture
B Arrestation dans le cadre de la procédure Dublin
Encart : Placement en fuite et critères de risque de fuite
5 Au travail
6 À domicile
7 Autres lieux d’arrestation
8 Sortante de prison – la « double peine »
9 Comment réagir en tant que témoin/soutien ?

Chapitre 2 – La retenue administrative et la garde à vue
1 La retenue administrative
A Notification de vos droits
B Application de vos droits
2 La garde à vue
A Informer le procureur
B Notifier vos droits
C Appliquer vos droits
3 Que peuvent faire les proches à l’extérieur du commissariat ?
Encart : Les garanties de représentation

Chapitre 3 : Les décisions d’expulsion
1 Remarques générales
2 Où et quand une décision d’expulsion est-elle remise ?
3 Les obligations de quitter le ter ritoir e français (OQTF)
A Les OQTF avec délai de départ volontaire (DDV)
B Les OQTF sans délai de départ volontaire (DDV)
4 Les interdictions de territoire français : l’ITF et l’IRTF
A L’interdiction de territoire français (ITF)
B L’interdiction de retour sur le territoire français (IRTF)
5 L’arrêté de réadmission (remise à un État Schengen)
6 Décision de transfert Dublin III
A Les prises d’empreintes et la demande d’asile
B Les délais de la procédure Dublin III
C La décision de transfert : une procédure d’expulsion liée à la demande d’asile
D Les moyens utilisés par les préfectures pour expulser
E Placement en fuite et critères de « risque de fuite »
Encart : Placement en rétention pour « risque de fuite »
F Après la décision de transfert
7 Les arrêtés d’expulsion

Chapitre 4 : L’assignation à résidence et le centre de rétention administratif
1 L’assignation à résidence
A Qu’est-ce que l’assignation à résidence ?
B Dans quels cas peut-on être assignée à résidence ?
C La « visite domiciliaire »
D Les conséquences de l’assignation à résidence
2 Le centre de rétention
A Faire immédiatement un recours
B Qu’est-ce qu’un centre de rétention ?
C Quels sont vos droits ?
D À qui serez-vous confrontée ?
E Quelques techniques policières lorsque la police soupçonne un refus d’expulsion
F Que faire à l’extérieur du centre de rétention ?

Chapitre 5 – Tribunaux et recours
Encart : L’aide juridictionnelle
1 Le passage au tribunal administratif (TA)
A Vous êtes en rétention ou assignée à résidence
B Vous êtes libre
2 Le passage devant le juge des libertés et de la détention (JLD)
A La prolongation de la rétention
B La libération pour vice de procédure
Encart : Qu’est-ce qu’un vice de procédure ?
C L’assignation à résidence
3 Deuxième passage devant le JLD et les prolongations de rétention
A Les passages devant le JLD :
B Ce qui peut être plaidé
Encart : Saisir un juge en urgence
4 Que faire à l’extérieur ?

Chapitre 6 – Les consuls

Chapitre 7 – Intervenir contre les expulsions
1 Expulsions par bateau et car
2 Par avion
A L’aéroport
B Que faire en tant que personne expulsable pour refuser votre expulsion ?
C À l’aéroport pour les personnes extérieures : discuter avec les passagères
Encart : Vol groupé
D Après l’embarquement
3 Discours à tenir et partage de l’information
4 L’expulsion échoue : vous êtes débarquée
A Reconduite au centre de rétention
B Passage en correctionnelle
5 L’expulsion n’a pas été évitée

ANNEXES
Sigles utilisés pour la brochure
Quelques exemples de vices de procédure
Les zones d’attentes
Coordonnées des centres de rétention en France
Tract « Pour un féminisme intersectionnel et anti-carcéral ! »
« 180 jours pour te punir de ne pas avoir les bons papiers »
Exemple d’OQTF avec DDV et voies et délais de recours
Exemple d’OQTF sans DDV et IRTF
Exemple d’assignation à résidence
Exemple d’arrêté de transfert Dublin
Modèle simple de recours OQTF 48 h
Notice d’explication recours OQTF 48 h
Télérecours citoyen
Formulaire de demande d’aide juridictionnelle
Notice d’explication pour la demande d’aide juridictionnelle
Liens et contacts

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antifascisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es Solidarité !

Campagne Antiracisme & Solidarité / 18 décembre, ce n’était qu’un début

Lancement de la Campagne Antiracisme et Solidarité

Ce communiqué est à retrouver sur le site internet de la campagne, faites-le circuler : https://antiracisme-solidarite.org/2021/12/21/campagne-antiracisme-et-solidarite/

La vidéo de la manifestation parisienne du 18 décembre est à retrouver la page youtube de la campagne, partagez-la : https://youtu.be/ya5APizAcsE

18 décembre, ce n’était qu’un début, à toi, à vous, à nous de jouer !

« Nos quartiers s’appellent Solidarité, notre pays s’appelle Solidarité, notre monde s’appelle Solidarité ». Le slogan* a été repris ce samedi par des milliers de manifestant·e·s, dont beaucoup de Sans-Papiers et beaucoup de jeunes ce samedi 18 décembre.

Des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans plus de 50 lieux sur tout le territoire, de quelques dizaines de personnes à presqu’un millier à Rennes et Toulouse et plusieurs milliers à Paris. Mention spéciale pour Montpellier où la manifestation très déterminée a bravé l’interdiction du centre-ville.

La dynamique est désormais lancée pour la campagne Antiracisme et Solidarité soutenue aujourd’hui par plus de 340 organisations, locales et nationales. Car ces milliers de manifestant·e·s, de Briançon, Annecy, Grenoble à Foix, Albi, Perpignan, de Dunkerque, Lille, Beauvais à Strasbourg et Amiens se sont mobilisé·e·s malgré le froid, le début des vacances, le black-out médiatique total et les interdictions préfectorales.

Mais ce 18 décembre n’est qu’un début, pour que la dynamique et la mobilisation s’amplifient dans les semaines et les mois qui viennent. Pour qu’une journée de manifestations devienne des centaines d’initiatives de toutes sortes, dans chaque quartier, chaque village, chaque ville, contre toutes les formes de racisme et pour construire la solidarité.

A toi, à vous, à nous de jouer : faites signer l’appel par toutes nos formes d’organisation pour vivre ensemble, associations locales, sections syndicales, clubs de sport, lieux culturels, groupes de musique, fédérations de parents d’élèves, journaux lycéens… Fais signer tes ami·e·s, tes collègues, ta famille. C’est ici :

Organisez des évènements, rassemblements, débats, projection de film, fêtes, concerts, tournois de sport, actions de solidarité, manifestations… Et inscrivez-le sur l’agenda du site de la campagne, pour le faire connaître mais aussi pour rendre visible notre carte de la solidarité. C’est ici : https://antiracisme-solidarite.org/

Et il y aura d’autres rendez-vous nationaux de la campagne. Pour faire la misère au racisme, barrer la route aux fascistes et surtout faire vivre un autre pays, notre pays. Qui s’appelle Solidarité.
*Le slogan en entier :

D’où que l’on vienne, Solidarité !
Où que l’on soit né·e, Solidarité !
Nos quartiers s’appellent, Solidarité !
Notre pays s’appelle, Solidarité !
Notre monde s’appelle, Solidarité !
Avec les Musulman·e·s, Solidarité !
De toutes les religions, Solidarité !
Avec les Sans-Papiers, Solidarité !
Jeunes isolé·e·s, Solidarité !
Avec les réfugié·e·s, Solidarité !
Avec les Exilé·e·s, Solidarité !
Contre les frontières, Solidarité !
Violences policières, Solidarité !
Lamine et Camara, Solidarité !
Aboubacar et Adama, Solidarité !
Zyed et Bouna, Solidarité !
Pour la vérité, Solidarité !
Pour la dignité, Solidarité !
Pour la liberté, Solidarité !
Pour l’égalité, Solidarité !
Contre le racisme, Solidarité !
Contre les fascistes, Solidarité !

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Luttes migrant·es

Scandale sanitaire dans les centres de rétention – La Cimade se retire

Chronique d’un cluster annoncé – Alors que l’épidémie de Covid-19 connaît une nouvelle flambée en France, la gestion sanitaire catastrophique du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot a, une nouvelle fois et sans surprise, engendré l’apparition d’un cluster. Les mesures sanitaires mises en place sont inefficaces et mettent en danger la santé des personnes étrangères enfermées.

Depuis deux semaines, plusieurs cas positifs au Covid-19 se sont déclarés au sein du CRA du Mesnil-Amelot. En mars 2020, le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté observait déjà « l’absence totale d’information de la population retenue, un hébergement collectif dans la promiscuité, le maintien de la restauration collective et un défaut complet de protection », cette situation n’a pour le moins pas évolué.

De ce fait, le CRA fait face à une nouvelle vague épidémique dont rien ne permet de connaître l’étendue réelle dès lors qu’aucune campagne de dépistage massive n’a été organisée à ce jour.

Les personnes testées positives ont d’abord été transférées vers le CRA de Plaisir. En début de semaine, le CRA de Plaisir étant arrivé à pleine capacité, l’administration n’a su que faire des nouvelles personnes positives.

Plusieurs personnes ont donc été enfermées en cellule d’isolement disciplinaire : une chambre sans douche, sans fenêtre et sans aucun contact avec l’extérieur. D’autres personnes refusent de se faire dépister, de peur que le test soit utilisé pour accélérer leur expulsion. Leur isolement se poursuit donc sur plusieurs jours, sans qu’un cadre clair et défini ne soit établi et sans aucune information sur la durée précise de leur isolement.

Les cellules d’isolement étant elles-mêmes arrivées à saturation, l’un des bâtiments du CRA n°3 du Mesnil-Amelot est dédié depuis le 7 décembre à accueillir les personnes testées positives alors qu’il n’est pas prévu à cet effet. Ce bâtiment, dont l’étanchéité complète est impossible, se trouve accolé au bâtiment qui accueillait jusqu’à ce jour les personnes en transit vers le CRA n°2.

Ainsi, côté CRA n°2, le déni est total : les entrées de nouvelles personnes continuent sur un rythme soutenu et aucune personne n’est testée à son arrivée. La diffusion du virus ne semble donc être qu’une question de temps.

Les personnes testées positives au Covid-19 et isolées dans le nouveau « bâtiment Covid » passent leur journée entre leurs chambres mal isolées et le minuscule espace extérieur, encadré de grillages. Ils n’ont pas d’accès libre aux personnels du CRA : OFII, personnel médical, La Cimade, etc.

Pour toute demande, ils sont contraints de hurler à travers le grillage pour alerter les fonctionnaires de police. Cette situation porte gravement atteinte à leurs droits et comporte un danger majeur pour leur santé.

Face à l’augmentation du nombre de cas et à des problèmes de sous-effectif dans le service médical, le personnel médical n’a pu procéder à aucun test entre le lundi 6 et le vendredi 10 décembre.

Pourtant, de nombreuses personnes font état de symptômes : fièvres, toux, vomissements, douleurs aux poumons. Ces personnes restent enfermées toutes ensembles. Aucun savon, aucun gel hydroalcoolique, aucun masque n’est disponible en accès libre dans les zones de vie.

De nombreuses personnes enfermées sont par ailleurs porteuses de maladies présentant des facteurs de comorbidité. Elles sont susceptibles de développer une forme grave du Covid-19. Pour autant, elles ne sont ni libérées, ni même mises à l’abri. Leur enfermement constitue une grave mise en danger de leur santé.

Face à cette situation critique, les personnes enfermées ont protesté le 9 décembre au sein du CRA n°3.

La répression policière a été la solution apportée par l’administration face aux retenus inquiets et révoltés qui craignent pour leur santé et dénoncent leurs conditions de rétention et le non-accès à leurs droits.

Enfin, les personnes actuellement retenues au CRA n°3 ne sont plus présentées aux audiences en raison du confinement. Elles n’ont plus accès à leurs avocats, lesquels sont contraints de plaider sans avoir pu s’entretenir avec leurs clients, et sans disposer des pièces nécessaires. L’accès aux droits et aux tribunaux est inexistant.

De même, La Cimade ne peut plus exercer ses missions au CRA n°3 : elle n’a pas accès aux personnes testées positives isolées et elle ne peut recevoir les autres personnes dans les bureaux sans les mettre en danger, ne sachant qui est porteur du virus. Dans ces conditions, La Cimade a décidé que ses équipes n’interviendraient plus sur site à compter de ce jour.

A nouveau, les personnes enfermées sans-papiers sont les premières à souffrir des conséquences de la politique d’enfermement à tout prix du gouvernement. La décision de maintenir les CRA ouverts alors que la reprise de l’épidémie est incontestable relève d’une mise en danger des personnes enfermées.

La Cimade n’aura de cesse de le répéter : seule la fermeture des centres de rétention permettrait de contrer la diffusion du virus dans ces lieux d’enfermement et de respecter les droits fondamentaux des personnes étrangères.

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Collectivités territoriales Éducation En grève ! La Poste Luttes migrant·es Seule la lutte paie !

Seule la lutte paie !


Victoires en série :

après Charles Péguy
et Rosa Parks,
2 postes récupérés
au lycée Nadar
De fortes mobilisations, soutenues par les préavis de grève et de rassemblement de SUD Éducation 91, avaient déjà permis d’obtenir récemment :
– un poste pérennisé au collège Charles Péguy
– un accord convenant aux deux parties au lycée Rosa Parks, avec obtention de la majorité des revendications.

Suite à ces victoires, la Région a pris au sérieux le préavis de grève posés par SUD Éducation 91 au lycée Nadar de Draveil : ce simple dépôt de préavis a suffi à obtenir les deux postes d’agent·es demandés !

SUD Éducation 91 se réjouit avec les personnels mobilisé·es de ces succès, et invite les collègues à suivre ces exemples partout où cela est utile.
Mardi 7/12 et après :
Soutenons les  grévistes sans-
papiers du DPD de Coudray
Depuis lundi 15 novembre, 70 travailleurs sans-papiers de DPD, filiale de La Poste pour le colis sont en grève. Certains sont employés via la boîte d’intérim de Derichebourg, sous-traitant de DPD.   Ils sont organisés dans le collectif de travailleurs sans-papiers de Vitry, et soutenus syndicalement par Solidaires 91 et et la fédération SUD PTT.

Ils occupent nuit et jour l’entrée du site DPD du Coudray-Montceaux en Essonne.
Ils demandent à La Poste et Derichebourg la délivrance des CERFA et des documents d’entreprise nécessaires à la régularisation. Ils demandent leur régularisation à la préfecture.

Le groupe La Poste, à travers différentes filiales comme DPD ou Chronoposte et via des cascades de sous-traitance, emploie massivement des travailleurs sans papiers sur tout le territoire, au point d’en faire un business model.

Tous ces travailleurs sans papiers s’occupent de la salle besogne de La Poste qui se livre à une véritable maltraitance : journées de 12h, heures supplémentaires imposées, mise en compétition poussant à l’épuisement.

Pour les soutenir vous pouvez: Faire un don sur la caisse de soutien https://www.cotizup.com/sanspapiersdpd Passer les voir sur le piquet (Croisement Chemin de Chevannes / rue du Bois de l’écu, Coudray-Montceaux) en leur apportant si possible des vêtements chauds ou de la nourriture qui se conserve (eau, pâtes, riz, conserves, gâteaux) Venir au rassemblement de soutien mardi 7/12 à 10h30 devant la poste de Corbeil (6 rue Feray)
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antifascisme Éducation Luttes migrant·es Transport

La lettre d’info VISA (Vigilance initiative syndicale antifasciste)

Samedi 5 décembre : manifestation à Paris contre Zemmour !
Dimanche 5 décembre 2021, Éric Zemmour tiendra un meeting au Zénith, porte de La Villette, à Paris. Une grand‐messe fasciste présentée comme une étape déterminante dans la campagne politique de ce nouveau candidat d’extrême droite (certes encore non déclaré) à l’élection présidentielle de 2022. Depuis des mois, Éric Zemmour déballe ses discours de haine en boucle, partout. Sa parole raciste, islamophobe, misogyne, ultralibérale, sa réhabilitation des pires figures de notre histoire récente se répandent, avec la complicité aveugle ou assumée de celles et ceux qui ne cessent de lui tendre le micro ou de lui offrir des tribunes. A côté […] afficher en ligne.
Communiqué Sud-Rail : agression fasciste contre des militants Sud-Rail
Lundi 22 novembre,, deux militants de SUD-Rail étaient tranquillement attablés en terrasse à Paris, quand ils ont été pris violemment à partie, parce que l’un d’eux portait simplement un sweet-shirt antifasciste, par un groupe de 7 fascistes : insultes, coups, lunettes cassées, menaces de mort. Les deux adhérents de notre organisation syndicale ont pu se réfugier à l’intérieur du bar mais, en plus du choc psychologique, les conséquences auraient pu être bien plus graves car le groupe de fascistes souhaitait encore en découdre, à 7 contre 2. La fédération des syndicats SUD-Rail exprime sa solidarité avec les deux militants SUD-Rail […] afficher en ligne.
Communiqué intersyndical : Personnels de l’éducation, nous devons rester toutes et tous uni⋅es contre l’extrême droite !
En 2017, lors de la dernière élection présidentielle, moins de 5% des enseignant·es et des personnels de l’éducation ont voté pour Marine Le Pen. Le monde de l’éducation a jusqu’alors résisté à la percée de l’extrême-droite de ces dernières décennies. Depuis 2017, les médias montent en épingle des enseignant·es engagé·es auprès de Marine Le Pen ou aujourd’hui d’Éric Zemmour. Or on constate qu’il s’agit, et heureusement, d’un phénomène très marginal. Comment l’expliquer ? En tant que syndicalistes nous avons une connaissance privilégiée de l’institution et de ses personnels. Nous sommes convaincu·es que cette résistance aux idées d’extrême-droite est bel et […] afficher en ligne.
Communiqué CGT : stop au traitement inhumain des migrant.es !
La CGT dénonce le traitement raciste, inhumain et dégradant des migrant.e.s à la frontière entre l’Union Européenne et le Bélarus Une crise humanitaire d’envergure est en train de se déployer à la frontière entre le Bélarus et l’Union européenne. Des milliers de migrants irakiens et syriens, parmi lesquels des familles avec enfants, cherchent à rejoindre l’Europe et se retrouvent piégés par le froid et la faim face à des barbelés à lame de rasoirs fournis par le Danemark. Acheminés par avion via Minsk, avec la complicité des autorités biélorusses qui ont gelé cet été des accords de réadmissions avec l’Union […] afficher en ligne.
Fiche analyse Sud éducation : l’extrême-droite est un danger pour l’école
À l’approche des élections présidentielles, l’extrême droite est quasi omniprésente dans les médias : Zemmour et Le Pen imposent les termes du débat public. D’une part, l’extrême droite impose sa vision du monde qui repose sur la peur et la haine de l’autre : les personnes immigrées, musulmanes, juives ou LGBTI… et l’exaltation d’une “nation française” entendue comme excluante. D’autre part, la progression de l’extrême droite et la diffusion de ses idées réactionnaires dans la société encouragent l’action des groupes d’ultra-droite violents : depuis 2017, neuf attentats terroristes, dont trois depuis août 2021, ont été déjoués et leur menace est grandissante. Ces […] afficher en ligne.
Article de La Horde : Nemesis rate son coup de com’ à la manif #NousToutes
Gros succès pour la manif contre les violences faites aux femmes : un cortège dense, animée, jeune de plusieurs dizaines de milliers de personnes, a fait passer le message qui allait bien au-delà de la simple dénonciation, pour pointer du doigt le système patriarcal que l’extrême droite défend par tous les moyens. Pas étonnant donc que le collectif Nemesis, un groupe raciste au féminin, ait tenté, avec ses alliés masculins de l’Action française et de la Cocarde étudiante, de gâcher la fête : mais l’opération a viré au fiasco, grâce à la réactivité de manifestantes déters. Lire la suite afficher en ligne.
 Communiqué Solidaires étudiant.es : Le faux-discours de l’extrême-droite contre la précarité étudiante
Alors que la précarité étudiante n’en finit pas d’augmenter, avec 1 étudiant-e sur 2 qui travaille sur son temps d’études, et l’extrême croissance des distributions alimentaires, on peut apercevoir une montée des groupes et actions de l’extrême droite dans l’enseignement supérieur. Les mots d’ordre médiatiques inspirés par des théories d’extrême droite sont repris dans le discours de certain-e-s candidat-e-s sur (presque) l’ensemble du spectre politique y compris par le gouvernement. Sur ce terreau fertile de banalisation du racisme, de la misogynie et du mépris de classe, des groupes d’extrême-droite connaissent un regain d’activité en surfant sur les thèmes identitaires et […] afficher en ligne.
VISA 34 : Faits et méfaits de l’extrême-droite dans le 34 – octobre 2021
1er octobre. Article de la Pieuvre du Midi « Un jour, il va bien falloir que la vérité éclate et qu’une fois pour toute, on dise au service archéologique municipal que les 2600 ans d’âge de Béziers ne sont qu’une légende urbaine. » L’idée n’avait pas été reprise par la municipalité Couderc avant que celle de Ménard n’y adhère. « Et cela n’est repris sérieusement par aucun universitaire, pas un article n’est consacré au sujet dans les revues spécialisées. Mais bon, la mairie, s’appuyant sur les découvertes “très modestes” de son service, le revendique, et le Journal du Biterrois (JDB) le relaie, les […] afficher en ligne.
9 Novembre: rassemblement en mémoire de la Nuit de Cristal nazie et contre l’extrême-droite
En pleine vague de propagande antisémite et d’extrême-droite, Memorial 98, organise pour la huitième année consécutive, avec ses partenaires, un rassemblement en mémoire des victimes de la « Nuit de Cristal », pogrom d’État commis par les nazis le 9 novembre 1938, contre les Juifs d’Allemagne, d’Autriche et des Sudètes et vous invite à y participer.    Retrouvons nous le 9 Novembre à 18 H 30 devant le gymnase Japy (2 rue Japy 75011, métro Voltaire ou Charonne) Afin de rendre hommage aux victimes de la Nuit de Cristal nazie et de tous les génocides et d’affirmer notre détermination à combattre l’extrême-droite et toutes les idéologies de haine Le gymnase Japy est […] afficher en ligne.
Communiqué unitaire : rassemblement de soutien à Léo, militant de la CGT Educ’action 31
Mardi 23 novembre, Léo, professeur des écoles et militant à la CGT Educ’Action31, passera en procès à Toulouse, à la suite d’une plainte émise par le Rassemblement National. Il est poursuivi pour des « violences » qui auraient été commises lors d’une distribution de tracts du RN en février 2020, sur un marché populaire de Toulouse, dans le cadre de la campagne municipale. Ce jour-là, plusieurs citoyen.ne.s ont exprimé leur refus des idées racistes,sexistes et homophobes en scandant des slogans anti-fascistes. Léo était de ceux et celles là. Alors que ce sont les militant.e.s du RN qui se sont montré.e.s agressif.ve.s, menaçant […] afficher en ligne.
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Luttes migrant·es

Lettre du Cercle de silence de Versailles

Le sort des personnes migrantes, dans la Manche comme en Biélorussie, est scandaleux ! Aucun européen ne peut tolérer la politique, ou plutôt la « non-politique » migratoire réservée aux exilés aux portes de l’Europe sur leur chemin d’une vie meilleure que celle dans leur pays qu’ils quittent par nécessité ; ils se retrouvent bien souvent « coincés », sans aucune possibilité d’obtenir un statut juridique stable en France (à cause du Brexit, de la procédure « Dublin » …). 


Le Cercle de Silence de Versailles, manifestation non-violente pour l’accueil humain des migrants en Europe, nous permettra d’exprimer, ensemble et en silence, notre INDIGNATION !


Ce sera jeudi prochain, le 9 décembre 2021 de 18h à 19h 
PRES DU MANEGE (sapins en vente à notre place habituelle)
(à l’angle de l’avenue de l’Europe et l’avenue de Saint-Cloud, côté « gare des bus Europe ») 
Bien cordialement 
Françoise et Catherine
PS. Ci-dessous, la lettre mensuelle du CdS de Versailles, et celle de décembre de Michel Claude Girard sur une actualité plus large et plus complète des personnes migrantes dans le monde.

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En grève ! La Poste Luttes migrant·es

La Poste – Grèves à RSI et DPD : des travailleurs sans-papier en lutte pour leur régularisation !

Depuis plusieurs semaines, des centaines de travailleurs sans-papiers se sont mis en lutte en Île-de-France pour obtenir de leurs employeurs les documents nécessaires à leur demande de régularisation (attestations de concordance, cerfas, contrats de
travail…) auprès des préfectures. Plusieurs piquets de grève et de lutte ont été menés en octobre par la CGT.
Fin octobre, début novembre, des travailleurs organisés par le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry (CTSPV), avec
lequel Solidaires avait mené la lutte victorieuse de Chronopost Alfortville (94) en 2019/2020, viennent de se mobiliser contre
l’entreprise RSI, entreprise d’intérim qui fournit une main d’œuvre exploitable à merci sur les chantiers du bâtiment et travaux public. Les donneurs d’ordre sont les géants du secteur, qui eux-mêmes sous-traitent à des boîtes de taille moyenne.
Plusieurs dizaines de travailleurs se sont mis en grève et ont d’abord occupé, le 22 octobre, l’agence RSI du Bld Magenta à Paris, dont la police les a dégagés violemment illico !
Ils ont ensuite installé un piquet devant l’agence RSI de Gennevilliers (92), et malgré les pressions policières pour les
empêcher de s’installer durablement, ils poursuivent leur piquet depuis début novembre. Ils exigent leurs documents, mais
se battent aussi contre la maltraitance au travail, les heures sup’ pas payées, contre les accidents fréquents toujours camouflés
et pas indemnisés, l’impossibilité d’être malade, les salaires tronqués et pas intégralement payés… Les patrons de RSI tergi-
versent, tentent la division, et se moquent pour l’instant de leurs revendications.
Mais les grévistes et leurs soutiens n’ont pas l’intention de se laisser faire !
Solidaires appelle à venir soutenir ces travailleurs et à se rendre sur leur piquet (10 rue de la sablière 92 230 Gennevilliers).

Autre piquet, celui des travailleurs de DPD, filiale colis de La Poste, comme Chronopost. Depuis le 15 novembre, plus
de 70 d’entre eux sont installés dans l’enceinte de l’agence DPD du Coudray-Montceau (91). Les vigiles et cadres de DPD les
bloquent pour les empêcher de communiquer avec un piquet de soutien installé devant l’agence.
Malgré cela, ces travailleurs qui ont déjà enduré tant de souffrance dans leur parcours pour arriver jusqu’à cette boîte d’exploiteurs, sont déterminés à ne rien lâcher, et à obtenir leurs documents, leur régularisation, et leur reconnaissance comme salariés à part entière. Comme à Chronopost, comme à RSI, c’est la sous-traitance en cascade qui est à l’œuvre, organisée, couverte par les donneurs d’ordre (La Poste), avec les mêmes complices (Derichebourg…), et protégée par l’État et ses forces répressives.
La fédération SUD PTT, SUD PTT 91 et l’UD Solidaires 91 apportent un soutien actif à ces travailleurs.
Pour les soutenir et venir les voir : Chemin de Chevannes, 91 830 Le Coudray Montceau.


Informations extraites de Sans frontières, le bulletin de la commission immigration de Solidaires
Union syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
(33) 1 58 39 30 20 – contact@solidaires.org – solidaires.org

Sans Frontières (novembre 2021)

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En grève ! International Luttes migrant·es Solidarité !

Migrant·es, Guadeloupe : expressions de l’Union syndicale Solidaires

Après le drame du naufrage de Calais, amplifions la solidarité avec les migrant-es !

Le naufrage tragique au large de Calais du 24 novembre dernier a coûté la vie à au moins 27 personnes, hommes, femmes et enfants. Les sauveteurs de la SNSM de Calais n’ont pu aider que 2 survivants.
Ces tentatives désespérées ne s’arrêteront pas ; les exilées traversent par centaines la Manche quotidiennement. Dès le lendemain du drame , des migrantes empruntaient la même voie migratoire.

Les États Européennes et leurs politiques migratoires répressives et restrictives portent l’entière responsabilité de ces tragédies. La France renvoie le problème aux Britanniques qui réclament le renforcement des mesures de contrôle et de répression aux frontières Européennes et Darmanin accuse les passeurs, et la passivité des pays frontaliers.

La tragédie Calaisienne fait écho à celles qui se jouent dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans les eaux méditerranéennes, et récemment à la frontière Polonaise.
Les migrations sont les conséquences de politiques coloniales et impérialistes passées et actuelles qui continuent à provoquer des guerres, des crises économiques, sociales et écologiques dans de nombreux pays. C’est cela qui pousse de nombreuses personnes à quitter leurs pays pour survivre et faire survivre leurs familles.

L’Union Syndicale Solidaires condamne les choix politiques Européens en matière d’immigration, basés sur un contrôle sécuritaire au mépris des conventions internationales des Droits Humains, et des Enfants.

Nous n’acceptons pas les discours racistes anti-immigration, relayés quotidiennement par les chaînes d’informations continues
Le solution réside en une régularisation massive des sans-papiers, à un accueil décent et offrant de réelles conditions d’intégrations.
Nous resterons vigilantes et appelons toutes et tous à se mobiliser auprès des collectifs, associations œuvrant au quotidien en solidarité avec les exilés-es, malgré la criminalisation du “délit de solidarité”.

Il est plus que temps d’abolir FRONTEX et d’ouvrir les frontières !


L’Union syndicale Solidaires participe à la construction et à la réalisation de la journée internationale des migrant·es du 18 décembre.


Soutien et solidarité avec les Guadeloupéen.ne.s

La Guadeloupe est touchée par une crise sociale majeure. Le gouvernement veut réduire la mobilisation à un simple mouvement contre la vaccination. C’est camoufler la profondeur de la crise et les revendications au cœur de l’explosion sociale (voir ci-dessous). Pour l’Union syndicale Solidaires, le vaccin est un outil efficace pour lutter contre le COVID-19. Mais l’imposer est encore moins possible dans un contexte local de méfiance accru envers l’Etat, en raison des mensonges et violences multiples contre la population de l’île, en particulier avec le chlordécone.

Le gouvernement, comme aux pires heures coloniales, entend répondre par la force et la violence pour écraser la contestation. Ce ne sera en rien une solution. L’urgence est à la mise en place de moyens et d’investissements massifs pour les services publics, en particulier de santé et d’éducation, à l’arrêt des mesures anti-sociales, à la prise en compte de la plateforme-revendicative unitaire.

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien aux Guadeloupén.ne.s. Le gouvernement doit ouvrir immédiatement des négociations avec les organisations syndicales sur la base des revendications portées.

La plateforme revendicative :

Revendications sociales :
- La résolution de tous les conflits en cours ;
- Le respect de tous les accords signés, y compris celui du SDIS-971, toujours pas appliqué ;
- L’augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômage et des pensions de retraite en même temps que l’augmentation des prix ;
- Le remplacement de tous les départs à la retraite ;
- L’arrêt des licenciements, dans le privé et des suppressions de postes, dans le public ;
- L’embauche massive de titulaires, dans toutes les fonctions publiques, à la poste, dans les écoles, à l’université… ;
- L’arrêt de la répression judiciaire et patronale, contre les militants, les travailleurs et les organisations syndicales ;
- L’abrogation des règles d’indemnisation du chômage ;
- Le maintien de toutes les primes de vie chère ;
- L’ouverture de négociations collectives, dans toutes les branches professionnelles, sur les salaires, l’emploi, la formation, la durée du travail, la protection sociale, la priorité d’emploi des jeunes, des chômeurs et des salariés de Guadeloupe, le fait syndical guadeloupéen.
- La résorption de tous les emplois précaires et des embauches massives, dans le privé ;

Quant à la gestion de la crise Covid et la situation santaire locale :
- L’abrogation de la loi du 5 août 2021, relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- La suppression de l’obligation vaccinale ;
- La suppression du pass sanitaire ;
- Le maintien de la gratuité des tests ;
- Des protocoles sanitaires stricts, adaptés aux établissements publics et privés ;
- Des recrutements de soignants et de personnel, dans les hôpitaux et cliniques privées, ainsi que dans le secteur social et médico-social ;
- La mise en place d’un plan d’urgence pour l’embauche et la formation des jeunes ;
- Des moyens matériels pour la santé, le secteur social et médico-social ;
- La mise en place d’un système de santé de qualité pour accueillir et soigner les usagers, dignement et efficacement ;
- Des mesures immédiates pour approvisionner les établissements en oxygène ;
- Exigences très spécifiques concernant les pompiers :
- Le recrutement de 15 sapeurs-pompiers volontaires (SPV), sur dossier, dans l’immédiat ;
- Le recrutement de personnel administratif technique et spécialisé (PATS), pour la filière administrative et technique ;
- La réparation, l’entretien et le renouvellement des engins véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) et fourgon pompe tonne (FPT) ;
- L’organisation de concours pour les sapeurs-pompiers professionnels, au grade de caporal ;
- La mise en place d’une nouvelle organisation : 12h00 de travail jour et 24h00 de repos, 12h00 de travail nuit et 72h00 de repos, pour le sapeur-pompier ;

Revendications sociétales et dans le secteur de l’éducation :
- Des moyens supplémentaires et des recrutements de personnels techniques et encadrant, pour le dédoublement des classes et le respect des mesures sanitaires dans les écoles ;
- Un bâti scolaire et des équipements sportifs et culturels, rénové au plus vite, conforme aux normes parasismiques et débarrassé des rats ;
- Un plan d’urgence pour l’eau, pour un accès permanent de tous à une eau potable, buvable, sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique, dans le cadre d’un véritable service public ;
- Le nettoyage de toutes les citernes dans tous les établissements publics ;
- La condamnation des empoisonneurs au chlordécone et la dépollution des sols ;
- La mise en place d’un véritable service public de transport permettant aux usagers de se déplacer à toute heure sur l’ensemble du territoire ;