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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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(re)Penser notre syndicalisme antifascisme antimilitarisme Défense de nos libertés Violences policières

Les Utopiques numéro 30 : Quelle justice ? Quelle police ?

Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.

Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.

Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.

Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.

Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme Santé-Social

STOP USA !!!




Nous, militant·e·s de SUD santé sociaux 78, affirmons ici notre solidarité avec le peuple Vénézuélien. Soyons clairs, nous ne soutenons absolument pas le dictateur Maduro qui a imposé un
système liberticide, antisocial, autoritaire et une répression envers ses opposant·e·s, dont des syndicalistes.


Nous sommes solidaires des travailleuses et travailleurs du monde entier car toustes, nous sommes victimes du capitalisme. L’impérialisme dont les USA font preuve en ce moment, comme tant de fois dans leur histoire, n’en est que l’incarnation dans son stade suprême. C’est à cela qu’une fois de plus nous assistons avec le kidnapping de Nicolas Maduro. La phase critique d’un capitalisme en crise à l’intérieur duquel les nations impérialistes sont prêtes à tout pour s’accaparer les ressources et contrôler le commerce international. Ne nous y trompons pas, il ne s’agit ici que de cela, les Etats Unis font ce qu’ils ont toujours fait : déstabiliser un concurrent commercial par l’action militaire.

Le kidnapping du Président Maduro par les USA est un acte de guerre au même titre que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous déplorons que le gouvernement Français, ainsi que la presse très obéissante, cautionnent ce qu’il vient de se passer. Nous aurions préféré qu’ils appellent, aussi fermement qu’ils l’ont fait dans le cas de la Russie, au gel des avoirs étatsuniens, à l’exclusion des athlètes étasuniens des JO, à des sanctions économiques contre les USA, au boycott de leurs produits notamment de leur gaz et pétrole de schiste, au renvoi des universitaires étatsuniens dans leur pays.


Comme pour l’intervention en Iran cet été, les USA, première puissance pétrolière du monde, tentent de déstabiliser le Venezuela afin que le prix du baril de pétrole Vénézuélien ne descende pas en dessous de 60 dollars. En dessous de ce prix, il serait trop compétitif et se vendrait mieux que le baril de pétrole de schiste étasunien. Les USA essaient ainsi de maintenir leur position hégémonique sur l’échiquier de la compétition mondiale capitaliste en contrôlant les exports et les prix. Pour cela ils cherchent à pourrir leurs concurrents et à vassaliser leurs partenaires. Tout le monde doit s’aligner sur leur organisation
commerciale et mercantile contrôlée par la guerre. C’est ce qu’ils font en Afrique, au Moyen Orient, mais aussi en Europe avec l’Ukraine. Travailleuses, travailleurs, ils nous emmèneront à la guerre car c’est leur intérêt et la montée des extrêmes droites européennes les y aidera. Celles-ci, en poste dans plusieurs
gouvernements européens dont la France, en collaboration avec le patronat, vont chercher à organiser via des réformes iniques et illégitimes, toujours plus de casse sociale. De la casse sociale pour financer des guerres et des guerres pour financer l’hégémonie américaine sur le monde.


Nous réaffirmons, nous travailleuses et travailleurs, ceux qui de tous temps sont les premier·e·s touché·e·s et les premier·e·s à voir leurs enfants mourir pour les intérêts des possédants capitalistes dans les guerres qu’ils organisent, que nous sommes solidaires des nôtres. C’est à dire de tous les travailleurs, de quelque couleur, religion, origine, genre qu’ils soient et que nous vomissons et combattons l’extrême droite et le fascisme. Ceci dans toutes ses formes et en premier lieu celui qui s’exprime par son impérialisme le plus crasse en la personne de Donald Trump pour le compte des USA. Nous défendons l’autodétermination des peuples, l’intérêt des travailleuses et travailleurs du Venezuela et d’ailleurs.

Syndicat SUD Santé Sociaux des Yvelines – CH Plaisir : 220 Rue Mansart 78370 Plaisir Mail :
sudsantesociaux78@gmail.com – Tél : 06 49 65 61 58

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Antihiérarchie antimilitarisme Éducation

Service militaire volontaire : pour SUD éducation, la militarisation de la jeunesse, c’est toujours non !

Emmanuel Macron accentue et accélère la logique belliciste dans laquelle il s’enferme. Annoncé depuis de longs mois, le rétablissement du service militaire, sur la base du volontariat, est désormais devenu concret lors de la visite, à Varces, du Président venu s’exprimer auprès de la 27e Brigade d’infanterie de montagne. La forme qu’il prendra, les mesures qu’il comprend, son plan de déploiement et son coût ont été dévoilés : estimé à 2 milliards d’euros pour 2026, ce dispositif devrait enrôler, à partir du prochain été, 3000 volontaires, âgé·es entre 18 et 19 ans avec un objectif de 10 000 conscrit·es pour 2030 et 50 000 pour 2035. Les volontaires seront notamment recruté·es lors de la journée de défense et de sécurité, transformée en « journée de mobilisation ».

Ce service militaire, quoique volontaire, s’inscrit dans une volonté affichée de militarisation de la jeunesse. Il prolonge le plan de « réarmement » que ne cessent de déployer Macron et ses gouvernements successifs et qui se manifeste dans des choix budgétaires, des mesures au service de l’armée et de la défense, une rhétorique martiale. Ce service militaire vient appuyer et valider le scandaleux discours « va t’en guerre » du chef d’état major des armées devant le congrès des maires de France : il illustre la pression mise par le militaire pour un enrôlement de la jeunesse, la préparation des esprits pour « accepter de perdre ses enfants ».

Ce service militaire vient prendre la suite du service national universel, mesure phare des quinquennats de Macron à laquelle il a dû renoncer faute d’adhésion de la jeunesse à ce dispositif onéreux, largement décrié et combattu. À travers ce service militaire, le Président bafoue les revendications portées par la jeunesse, les organisations syndicales, les collectifs mobilisés contre le SNU. Il renie également des décennies de lutte pour la suspension de l’ancien service militaire obtenue en 1997.  SUD éducation s’oppose à cette mesure qui franchit un cap dans la militarisation de la jeunesse et la combattra avec la même détermination que nous avons combattu le SNU.

Ce service militaire s’accompagne de toute une série de dispositions qui engagent l’Éducation nationale et renforcent les relations déjà très étroites entre l’école et l’armée. Ainsi, les classes défense, dispositif qui permet de nouer des partenariats entre des établissements scolaires et les forces de défense et de sécurité, verront leur durée étendue de un à trois ans. Les établissements scolaires devront, par ailleurs, organiser la participation des élèves à au moins une journée commémorative par an. Enfin, les élèves de seconde devront être incité·es à faire leur stage de fin d’année dans l’armée.

SUD éducation dénonce ces dispositifs qui vont à l’encontre du projet d’école émancipatrice que nous portons. Nous refusons que les missions de l’école soient dévoyées pour en faire un espace d’enrôlement et d’embrigadement de la jeunesse. Le service militaire annoncé par Macron et les mesures qui l’accompagnent traduisent une dangereuse mainmise de l’armée sur la jeunesse, instrumentalisant l’école au service de cet objectif, captant des moyens qui font défaut à un service public d’éducation en souffrance, incapable d’accueillir dans de bonnes conditions l’ensemble des élèves. Ce projet ne répond en rien aux besoins et préoccupations d’une jeunesse dont la santé mentale s’est largement dégradée comme le révèlent les enquêtes de Santé publique France. Elle  manifeste son inquiétude pour l’avenir de la planète et se heurte à une sévère répression dès lors qu’elle s’engage pour la justice sociale et climatique.

SUD éducation appelle à construire la résistance à ce service militaire, nouvelle démonstration du mépris du gouvernement envers la jeunesse. SUD éducation invite les personnels de l’éducation nationale à refuser toute participation aux dispositifs mis en place pour faire pénétrer l’armée dans les écoles et à se mobiliser contre la militarisation de la jeunesse et de la société.

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Antihiérarchie antimilitarisme

Service militaire volontaire : non à l’embrigadement de la jeunesse !

Après le fiasco du Service national universel, Emmanuel Macron récidive en proposant un Service militaire volontaire de 10 mois à deux milliards d’euros pour des jeunes de 18 et 19 ans, femmes et hommes, sélectionné∙es pour suivre une formation militaire sur le territoire national, et mobilisables ensuite en cas de “crise majeure”. Pour l’Union syndicale Solidaires, les politiques qui doivent être mises en place pour la jeunesse sont à l’opposé de leur exploitation par les armées. Les jeunes ont d’autres attentes, besoins et aspirations, à commencer par l’accès à des revenus décents, à des emplois et des services publics de qualité notamment dans la santé, et à une formation émancipatrice et gratuite.

Le service militaire volontaire est une version remilitarisée du SNU, pour répondre aux nouvelles menaces, russe notamment. Il s’inscrit dans la politique de réarmement voulue par Macron, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses à l’heure où chaque dépense est comptée dans l’élaboration du budget 2026. L’utilité de cette dépense de deux milliards est hautement discutable dans la mesure où peu de jeunes seront formé∙es, affecté∙es à des tâches subalternes, et où le dispositif mobilisera du personnel d’active dans des tâches d’encadrement. C’est une main-d’œuvre bon marché pour les casernes et l’opération Sentinelle que Macron souhaite en réalité !

Le président de la République et le gouvernement prétendent aussi agir pour favoriser l’engagement des jeunes et la cohésion sociale. Mais les jeunes n’ont pas besoin d’être mis∙es au pas pour que la société se porte mieux. Ils aspirent seulement à devenir adultes dans une société moins inégalitaire et plus juste. La politique économique menée a aggravé les situations de grande précarité pour la jeunesse, et Santé publique France alerte continuellement sur l’état de la santé mentale dans cette classe d’âge.

Pas d’économies sur la jeunesse !

Le gouvernement prône l’engagement des jeunes mais réprime toutes les mobilisations lycéennes et étudiantes.

Le gouvernement dépense 2 milliards pour enrôler quelques milliers de jeunes. L’Union syndicale Solidaires revendique au contraire l’extension du RSA aux 18-25 ans, l’abrogation de Parcoursup et un plan d’ampleur pour créer des places dans l’enseignement supérieur public.

Paris, le 2 décembre 2025

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antimilitarisme

Le SNU mort et enterré

Le renoncement au SNU n’en finit pas d’être annoncé et programmé. Vendredi 19 septembre, les services du premier ministre informaient, par un communiqué, de la suppression de la délégation générale du SNU au 1er janvier 2026. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une mission baptisée « Etat efficace », elle s’accompagne de la suppression de 6 autres délégations interministérielles.

Par cette mesure mise en place dans un contexte de restrictions budgétaires, le nouveau premier ministre prend le relais des annonces faites par Macron en mars dernier et acte, dans les faits, l’abandon du SNU.

L’annonce de Sébastien Lecornu a été précédée, mercredi 17 septembre, par la publication d’un rapport parlementaire sur le SNU, lequel préconise, sur la base des témoignages recueillis, la suppression du dispositif.

Plus rien ne semble pouvoir sauver le SNU, dispositif largement désapprouvé, coûteux, en total décalage avec les attentes et besoins de la jeunesse.

L’extinction du SNU se confirme : le site gouvernemental annonce qu’aucun séjour individuel hors temps scolaire n’est programmé pour l’année 2025-2026 ; le rapport parlementaire publié le 17 septembre relève, quant à lui, qu’aucun appel à projet n’a été lancé pour cette même année 2025-2026 concernant le label « classes et lycées engagés » (sur temps scolaire).

Non à une refonte du SNU, non au « réarmement » !

Si la mesure prise par Sébastien Lecornu confirme la mort du SNU et enterre le dispositif, elle consacre aussi son évolution vers un « service militaire volontaire », conformément aux annonces présidentielles de mars et juillet.

Le communiqué des services du premier ministre précise, en effet, que la suppression de la délégation générale du SNU s’opère « dans un contexte de mise en extinction du SNU et de création prochaine d’un service militaire volontaire ».

La volonté de « réarmement » dans lequel s’inscrivait le SNU n’est pas morte avec lui, loin s’en faut. Au contraire, elle se poursuit et s’intensifie, comme en témoignent la rhétorique martiale que ne cesse de déployer Macron ou encore les crédits alloués à la défense et aux armées. En sus du renforcement de la journée Défense et citoyenneté à laquelle s’oppose l’Union syndicale Solidaires aux côtés d’autres organisations, le gouvernement prévoit un nouveau dispositif d’embrigadement de la jeunesse, version rénovée et remilitarisée du SNU. L’Union syndicale Solidaires exige l’abandon pur et simple du SNU et refuse toute refonte du dispositif allant dans le sens d’une militarisation de la jeunesse et de la société.

La nomination d’un premier ministre qui a précédemment occupé le poste de ministre des Armées trahit la volonté de poursuivre la politique de « réarmement » dans laquelle Macron s’est engagée. Cette politique a des conséquences économiques délétères privant de moyens des postes budgétaires essentiels au profit de la défense et de l’armée. Elle est dommageable à la jeunesse qu’elle entend encadrer et recruter pour pallier l’absence de perspectives à lui proposer.

Cette politique se met au diapason des idées promues par l’extrême droite, partisane d’une mise sous contrôle de la jeunesse et d’un renforcement du militaire. Le programme du Rassemblement national porte, en effet, dans les mesures avancées le rétablissement d’un service national, militaire et obligatoire. Les critiques que les membres du RN ont pu faire entendre concernant le SNU constataient, de fait, son insuffisance en matière de mise au pas et de militarisation de la jeunesse et prônaient l’évolution que lui fait subir Macron et qu’entérine le nouveau premier ministre. De même, le député ciottiste (UDR) Maxime Michelet, co-auteur du rapport publié le 17 septembre, ne prône l’abandon du SNU que pour lui substituer un renforcement des dispositifs qui lient Ecole et Armées et une série de mesures visant à militariser les programmes et pratiques scolaires. Combattre le SNU et combattre son évolution vers un service militaire, c’est combattre l’extrême droite !

Des moyens pour la jeunesse !

Si l’abandon du SNU annoncé par le Premier Ministre peut permettre des économies, celles-ci seront nulles pour répondre aux réels besoins de la jeunesse. L’argent dégagé sera mis à profit pour la mise en place du service militaire prévu par le Président.

Pour rappel, en mai 2025, sur demande présidentielle, le Haut Commissariat au Plan avait proposé des scénarios possibles d’évolution du SNU et envisageait un service militaire volontaire, avec un objectif affiché de « renforcement de la culture de la défense » et de « facilitation du recrutement dans la réserve et/ou les armées ». Le coût de ce dernier était estimé à 1, 7 milliards d’euros par an.

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette attribution de crédits pour des mesures visant à l’enrôlement de la jeunesse. Les besoins sont autres, dans un contexte où la jeunesse connaît de plus en plus des situations de grande précarité, où les chiffres de Santé Publique France concernant la santé mentale des jeunes sont alarmants, où l’accès à la culture et aux études est entravé.

L’Union syndicale Solidaires exige que les moyens libérés par la suppression SNU soient réaffectés au secteur de l’éducation, aux associations d’éducation populaire et aux services sociaux. L’Union syndicale Solidaires s’oppose à toute entreprise de militarisation de la jeunesse.

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antimilitarisme Internationalisme

Non à la guerre Israël-Iran ! Soutien aux mouvements populaires !

Depuis le 13 juin, Israël et l’Iran échangent des frappes aériennes suite à une offensive israélienne dont l’objectif déclaré est d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Cette attaque d’Israël, contraire au droit international, est menée avec la complicité de nombreux gouvernements (dont notamment celui de la France), qui continuent d’armer et de soutenir l’État d’Israël, malgré le génocide en cours à Gaza. Ces frappes ont de lourdes conséquences sur la population iranienne comme sur le conflit israélo-palestinien.

Ce conflit fait subir une double punition au peuple iranien :

– De nouvelles sanctions économiques ont été décidées par l’Union européenne, et le cours de la monnaie iranienne a encore baissé ;

– Le régime iranien a renforcé sa guerre contre les femmes, les salarié.es, les minorités ethniques et de genre, etc. La guerre est utilisée comme prétexte pour étouffer les soulèvements sociaux qui s’expriment depuis plusieurs mois.

Du côté iranien, on dénombre déjà au moins 224 mort·es et plus d’un millier de blessé·es. De lourdes conséquences pèsent sur la lutte du peuple iranien contre le régime répressif, ayant notamment pris la forme du mouvement « Femme, Vie, Liberté ».

L’histoire le rappelle : la guerre n’émancipe pas les peuples.

Non au régime génocidaire israélien, non au régime réactionnaire de la République Islamique d’Iran !

Retrouvez la Déclaration commune des organisations indépendantes en Iran.

L’Union syndicale Solidaires réitère sa solidarité avec les prisonniers politiques et les défenseurs des droits humains en Iran.

Nous exigeons :

Des sanctions immédiates contre Israël ;

La fin de tout commerce d’armes avec Israël ;

La fin du génocide en Palestine.

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antifascisme antimilitarisme

Samedi 14 juin, Versailles projection de Nous sommes des champs de bataille


Le samedi 14 juin à 14 heures salle Montgolfier à l’Hôtel de ville de Versailles, en collaboration avec Amnesty International, projection-débat du film documentaire Nous sommes des champs de bataille en présence du réalisateur Mathieu Rigouste.

Bande-annonce : https://www.amis.monde-diplomatique.fr/Nous-sommes-des-champs-de-bataille.html

« Depuis le début des années 2000, j’enquête sur le système sécuritaire tout en participant aux luttes sociales. Et pour cette raison, j’ai été fiché par les services de renseignements français.
Mais nous avons besoin de mieux comprendre cette machine de guerre et de contrôle qui écrase les peuples. Alors j’ai décidé d’aller enquêter au coeur de Milipol, le salon mondial de la sécurité intérieure des Etats.
Suivez-moi dans les coulisses de ce business mondial. Nous allons enquêter ensemble sur la fabrication des guerres, la globalisation de la surveillance et le commerce de la répression.
Il s’agit de mettre en lumière les rouages d’un système en laissant ses principaux acteurs le raconter eux-mêmes, face caméra. Et d’y réfléchir avec celles et ceux qui subissent l’ordre militaro-sécuritaire au quotidien et qui tentent de lui résister pour exister.
A travers les interstices, nous interrogeons notre participation à l’ordre des choses et du monde, notre capacité à nous préserver et à nous transformer.
Dans le reflet de la machine de guerre, nous sommes face à nous-mêmes et à ce que nous voulons devenir. »  

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antifascisme antimilitarisme antiracisme Éducation Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Construire un mouvement anti-guerre et décolonial, pour la paix, la liberté et contre toutes les extrêmes droites

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Poutine il y a 3 ans et le retour de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en janvier 2025, la situation internationale est instable et lourde de menaces pour les peuples, les travailleurs·euses et la paix.

Avec son union syndicale Solidaires, SUD éducation réaffirme pleinement sa solidarité avec le peuple et les travailleurs·euses ukrainien·nes qui se battent pour leur droit inaliénable à l’autodétermination face à l’agression militaire de Poutine. Depuis le début de la guerre, Solidaires, avec l’ensemble des organisations syndicales, se coordonne avec les syndicats ukrainiens pour assurer une solidarité effective et concrète avec les travailleurs·euses ukrainien·nes. SUD éducation a participé avec Solidaires à des convois de solidarité afin d’acheminer en Ukraine de l’aide matérielle. La paix en Ukraine ne pourra être construite sur une capitulation de l’Ukraine et doit être indissociable de la justice et du respect des droits démocratiques et territoriaux du peuple ukrainien.

En tant qu’organisation syndicale de transformation sociale ici en France, notre tâche principale est de construire les mobilisations sur nos lieux de travail et dans la rue contre notre propre gouvernement qui compte faire payer aux travailleurs·euses les hausses de dépenses militaires, sans mettre à contribution les riches et permettant l’enrichissement des industriels de l’armement.

SUD éducation s’oppose à la marche à la guerre opérée par Emmanuel Macron dans son allocution du 5 mars dernier. Dans notre secteur, cela passe par refuser l’enrôlement et la militarisation de la jeunesse à travers le SNU ou tout autre dispositif pouvant s’apparenter à une forme de service militaire. Le SNU est un lieu où l’Etat peut déverser toute sa propagande militariste à un public captif, où l’on fabrique déjà du consentement à l’autoritarisme et à la violence. SUD éducation s’oppose également au label “classes et lycées engagés” qui accompagne le SNU ainsi qu’aux classes défense : ces dispositifs organisent des partenariats entre l’école et l’armée, placent l’éducation au service d’un projet de défense nationale, conditionnent les élèves à l’acceptation de la guerre. Si l’abandon du SNU semble acté par la suppression des crédits qui lui étaient alloués, les annonces de Macron laissent entendre qu’il ne renonce nullement à faire contribuer la jeunesse à l’effort de guerre. Il a, en effet, expressément demandé au ministre des armées et à l’état major la formulation de propositions d’ici le mois de mai « pour permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs ». SUD éducation s’oppose à tout projet de militarisation de la jeunesse, à tout projet qui assure la pénétration de l’armée dans les écoles. Les crédits du SNU doivent être au contraire réattribués vers la solidarité avec le peuple ukrainien.

Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, SUD éducation s’oppose fermement à la militarisation des programmes de recherche. Dans plusieurs instituts et laboratoires, il est désormais demandé de renforcer les partenariats avec le ministère de la Défense et de penser les recherches de manière duale, pour le civil et pour le militaire. On ne compte plus non plus les partenariats entre universités et les grands groupes industriels de l’armement comme Thalès, Safran ou STMicroelectronics qui fournissent des équipements militaires aux armées russes comme israéliennes.

La situation politique internationale et les réponses politiques d’Emmanuel Macron nécessitent de renforcer les coopérations internationales entre travailleurs·euses et syndicats. A tous les niveaux, SUD éducation travaille à construire l’unité à travers le travail intersyndical contre les guerres impérialistes, contre l’extrême-droite et contre les politiques néolibérales.

Ces prochaines semaines et le 1er mai, SUD éducation appelle à construire un mouvement anti-guerre et décolonial, pour le droit à l’autodétermination des peuples, contre l’économie capitaliste de guerre et l’enrôlement de la jeunesse, contre toutes les extrêmes droites et tous les impérialismes.

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antimilitarisme Collectivités territoriales Retraites Services publics

DU FRIC POUR NOS SERVICES PUBLICS ET NOTRE SANTÉ, PAS POUR LA GUERRE !

RETRAITE A 60 ANS ET CONGÉS MALADIE PAYÉS A 100% !

CONGÉS MALADIE DES AGENTS PUBLICS PAYES A 90%, UN SCANDALE… DE PLUS.

Les agent.es publics sont en moyenne malade 1 jour de plus par an que les salarié.es du privé. 1 jour sur 220 travaillés chaque année ! Des “abuseurs” comme le disent certains employeurs
territoriaux. Bayrou leur offre un cadeau de 900 millions par la baisse de 10% de notre rémunération durant les arrêts maladie. Tout en supprimant 2.2 milliards de dotations. Double ou triple peine, avec la journée de carence, et la baisse de notre régime indemnitaire dans certaines collectivités.

Nos employeurs territoriaux se taisent, trop contents de ce « cadeau »

PAS DE FRIC POUR LA POPULATION, MAIS DU FRIC POUR LA GUERRE !

Le budget 2025 de Macron-Bayrou c’est 30 milliards de moins pour les services et les politiques
publiques afin de maintenir les 200 milliards de subvention aux grandes entreprises, qui engraissent leurs actionnaires. Pas de fric pour la protection de l’enfance. Pas de fric pour les crèches. Pas de fric pour les EHPADs Pas de fric pour des repas de qualité dans les écoles, collèges, lycées. Pas de fric pour nos salaires…

Mais du fric pour les patrons et actionnaires, notamment de l’armement ! Pas un euro pour les patrons ! Pas un euro pour la guerre ! Du fric pour les besoins de la population !

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