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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Publication lettre ouverte – 10 ans de non accueil

« Dix ans de non-accueil des personnes exilées en France » : le constat d’un collectif de plus de 80 organisations humanitaires et syndicales

Depuis dix ans, un régime de non-accueil sévit en France envers les personnes exilées, constate un collectif de plus de 80 organisations humanitaires et syndicales, dans une tribune au « Monde ». Une gestion à court terme est privilégiée, sans offrir de réponse aux besoins des nouveaux arrivants, de plus en plus contraints au sans-abrisme.


Mr le Président, il est urgent de résoudre 10 ans d’une situation intenable : celle du non-accueil et de la violence institutionnelle envers les personnes exilées. En 2015, le nombre de personnes venues demander l’asile en Europe augmente. Cette situation, rendue visible à Paris par l’installation de centaines puis de milliers de personnes dans des campements de rue, est qualifiée de « crise migratoire ». Une appellation que nous rejetons, constatant quotidiennement sur le terrain que c’est le système d’accueil qui est en crise. Pour les familles, enfants, femmes et hommes qui survivent dans ces lieux de vie informels, les conditions de vie sont délétères pour leur santé physique et psychique et parfois fatales.

Bien que très visible à Paris, cette situation a des répercussions nationales : le cycle infernal de démantèlements de ces campements et d’opérations de “mises à l’abri”, s’accompagne de la délocalisation en bus de ces personnes vers d’autres régions, la plupart du temps sans concertation avec elles. Elles subissent alors une perte de repères, de ressources et d’opportunités dans un contexte déjà précaire d’hypermobilité. Par ailleurs, Paris est souvent un lieu d’étape avant le littoral des Hauts-de-France où les atteintes aux droits fondamentaux sont innombrables et mortifères.

Un état de fait intolérable, auquel vous disiez précisément souhaiter mettre un terme lorsque vous déclariez, le 27 juillet 2017 : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

Cette situation de non-accueil, c’est aussi 10 ans de victoire idéologique de l’extrême-droite, car elle est pensée structurellement pour éviter un supposé « appel d’air ». Cette théorie infondée, largement infirmée depuis des années par les chercheur·es qui travaillent sur ces questions, propose une lecture erronée des dynamiques de l’exil consistant à croire que l’on fuirait les persécutions et la pauvreté non pas en dernière mesure pour se sauver, mais plutôt pour venir profiter à Paris d’une place d’hébergement ou de minimas sociaux. Les équipes gouvernementales successives ont ainsi appliqué une politique de non-accueil systématique et fait de la vie des primo-arrivant·es un enfer. Le passage par la case sans-abrisme est devenue à leurs yeux obligatoire pour supposément dissuader de venir, ou de rester, toutes celles et ceux qui viennent demander une protection dans notre pays.

Ces 10 dernières années ont été marquées par la maltraitance des personnes exilées à Paris et en Île-de-France. Diverses modalités de gestion de l’enregistrement des personnes ont été expérimentées

: des files d’attente interminables devant des dispositifs sous-dimensionnés, notamment durant l’épisode de la « Bulle humanitaire » à Porte de la Chapelle ; la dématérialisation du guichet de demande d’asile, devenu un numéro de téléphone payant en 2017, et qui participe à l’invisibilisation des personnes exilées des espaces publics sans pour autant faciliter leur accès aux dispositifs et à leurs droits. L’encampement des personnes exilées se traduit par l’existence de nombreux lieux de vie informels et notamment de campements regroupant parfois jusqu’à 4000 personnes à Paris et en petite couronne. Les nombreuses tentatives des autorités de mettre fin à ce phénomène par une politique de

« zéro points de fixation » se sont matérialisées par des scènes de violences répétées lors et suite aux démantèlements de ces lieux de vie. A l’instar du nettoyage social organisé à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP), la réponse politique a toujours été plus policière qu’humanitaire, dévoyant l’usage initial prévu du service public policier et faisant des expulsions et du harcèlement par les forces de l’ordre, l’une des conditions structurelles du quotidien des personnes exilées à Paris.

Mais cette décennie a aussi été marquée par plusieurs épisodes de prises en charge d’ampleur ; pendant la pandémie de la Covid-19 en mars 2020, lors de l’arrivée des 3000 Afghan·es qui fuyaient la prise de Kaboul par les talibans en août 2021, ou à l’occasion de l’accueil inconditionnel des Ukrainien·nes dès le mois de mars 2022.

Ce choix structurel du non-accueil et donc du renforcement du sans-abrisme dans notre pays et de son traitement partiel et très court-termiste dans une urgence perpétuelle, légitimée par l’emploi du terme de “crise”, semble être la méthode préfectorale envisagée pour encore de nombreuses années. En effet, depuis 2015, les préfectures d’Île-de-France ont organisé à minima 405 opérations de « mise à l’abri » de ces campements. Pourtant, dans une France qui se disait « prête à accueillir le monde » pour ces JOP et qui a vu lors de la cérémonie d’ouverture Filippo Grandi le Haut-Commissaire des Nations Unis pour les réfugiés recevoir les Lauriers olympiques, les campements et la rue restent le seul recours pour les futur·es arrivant·es.

Il y a urgence à mettre un terme à 10 ans de non-respect des droits humains et de nos engagements en droit international. Pour cela de nombreuses solutions existent : ouvrir des dispositifs de premier accueil inconditionnels à Paris et dans d’autres villes d’arrivée, calqués sur ceux prévus pour les Ukrainien·nes. Réquisitionner des bâtiments vides pour agrandir le parc de logement et d’hébergement au niveau national. Et enfin, mettre des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins, afin de faciliter l’insertion dans la société des personnes exilées dès leur arrivée, en rendant effectif leur accès au marché du travail, à des cours de français, à un logement digne et à un réel accompagnement social et sanitaire.

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Internationalisme Palestine

Vendredi 7 février : manifestation Palestine à Versailles

Le génocide commis à Gaza et la colonisation meurtrière de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est nient toute humanité au peuple palestinien.
Israël, son armée, ses colons bafouent le droit international car ils se savent protégés par le monde occidental, y compris l’Europe.


NON À L’IMPUNITÉ !
NON AUX DÉPLACEMENTS FORCÉS !
ISRAËL DOIT RENDRE DES COMPTES !

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antifascisme Internationalisme Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Soutien à la manifestation LGBTQI+ contre le fascisme en Argentine

Les déclarations du président de l’Argentine, devant l’auditoire de Davos, contre les politiques de genre non binaires, la diversité sexuelle, associant l’homosexualité à la pédophilie, expriment un recul des droits humains, sociaux et individuels. Le discours de Milei, comme celui de l’extrême droite partout dans le monde, nie l’existence de l’inégalité de genre, de la violence machiste, diabolise les féminismes, remet en cause le droit à l’avortement et rejette la notion de féminicide.

Face à ce discours de haine et aux mesures économiques criminelles, nos camarades des organisations LGBTQI+ et féministes, soutenu·es par les 3 centrales syndicales CTA-A, CTA-T et CGT, organisent une manifestation “LGBTQI+ contre le fascisme” le 1er février partout en Argentine.

L’Union syndicale Solidaires exprime son soutien total et inconditionnel à la manifestation “LGBTQI+ contre le fascisme” et salue le courage de nos camarades qui face à l’extrême droite déclarent :

“Nous sommes partout, nous ne sommes jamais parti·es et nous n’avons pas peur d’eux. S’ils nous cherchent, ils nous trouveront. Debout, répondant à leur cruauté avec plus d’organisation, de solidarité et de lutte”.

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Internationalisme Palestine

Cessez le feu à Gaza – Enfin ?

Publié le 16 janvier 2025

Un accord de cessez-le-feu à Gaza a été annoncé entre les négociateurs du Hamas et d’Israël après de longues négociations au Qatar. Cet accord, qui doit encore être validé par l’Etat d’Israël, devrait entrer en vigueur dimanche 19 janvier avec une première étape d’une durée de 42 jours. Il comporte plusieurs points et prévoit qu’à terme l’armée israélienne se retire complètement de toutes les zones de la bande de Gaza. Durant cette trêve, la libération d’otages détenu·es par le Hamas et d’une partie des prisonnier·es palestinien·es détenues dans les geôles israéliennes est prévue. De plus, l’entrée de l’aide humanitaire attendue depuis des mois par la population de Gaza devrait enfin être garantie.

Tout cela ne peut effacer les 46 000 morts de Palestinien·es et les 1 600 morts d’Israélien·es, les 115 000 blessé·es palestinien·nes et les 8 000 blessé·es israéliens, depuis le 7 octobre 2023. Cela fait l’impasse aussi sur la destruction quasi-totale de Gaza et la famine que subissent les survivant·es de la bande de Gaza.

L’Union syndicale Solidaires accueille favorablement l’annonce de cette trêve tout en restant vigilante quant à son application réelle. A partir de dimanche, les bombardements sur la bande de Gaza et le génocide en cours devraient cesser et cette annonce a provoqué des scènes de liesse dans la population gazaouie. Alors qu’Israël négociait cette trêve, son armée continuait ses bombardements à Gaza faisant encore hier 70 morts. De plus, l’armée israélienne a bombardé encore hier le camp de réfugié·es de Jénine en Cisjordanie.

L’Union syndicale Solidaires apporte à nouveau son soutien au peuple palestinien qu’il soit à Gaza, en Cisjordanie ou réfugié, ou à Jérusalem et continue à militer pour l’application du droit international, la fin du blocus à Gaza, des politiques d’apartheid et le droit au retour de toutes et tous les réfugié·es, garant d’une paix juste et définitive entre Israélien·es et Palestinien·es.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre les manifestations organisées le samedi 18 janvier en région et la manifestation européenne à Paris du 25 janvier.

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Internationalisme Palestine

Indicateurs de l’impact mondial du mouvement BDS : juillet – décembre 2024

Merci d’agir et de continuer à être solidaire de notre lutte non violente contre le génocide d’Israël et son régime sous-jacent d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation militaire et pour la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien !

https://bdsmovement.net/Indicators-BDS-Global-Impact-July-December-2024

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antifascisme antiracisme Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

De Le Pen à Meloni l’extrême droite est un danger pour l’école publique

Avec l’extrême droite au pouvoir, où en est l’éducation en Hongrie et en Italie ?

Programmes : nationalisme, rechristianisation et privatisation

Dans ces 2 pays, des auteurs et autrices nationalistes sont ajoutés aux programmes tandis que des auteurs et autrices progressistes contemporain·es sont censuré·es et leurs œuvres retiré·es. L’histoire ne cesse d’être revisitée dans un sens nationaliste, notamment en minimisant les crimes du fascisme.

Défenseur des racines chrétiennes du pays, Orban prive de moyens l’école publique afin de privilégier les écoles gérées par l’Eglise aux frais de l’Etat. Il rend aussi obligatoires des cours de religion et de morale.

Comme Orban, les maires RN et collectifs de parents “vigilants” et “en colère” mènent en France une chasse aux profs accusé·es d’endoctriner les élèves et de leur délivrer des cours à contenu pornographique !

Pédagogie : école d’antan

Le travail en groupes ou la coopération ne sont plus possibles en Hongrie où la liberté pédagogique n’existe plus. Les élèves, qui sont passé·es à 38h de cours par semaine en plus du travail à la maison, doivent se contenter d’apprendre par cœur.

En Italie, Meloni a mis en place une note de conduite pour la rentrée 2025.

En Italie comme en Hongrie, le pouvoir prend la main sur les manuels scolaires, dont il a réduit le nombre, et utilise l’éducation à la sexualité pour diffuser ses idées homophobes et transphobes.

Scolarisation : racisme et tri social

La politique néolibérale poursuivie par les dirigeant·es néofascistes a réduit drastiquement le budget de l’éducation en Italie, où 48% de la population arrête l’école à 14 ans et moins de 20 % va à la fac. Ces chiffres sont encore plus alarmants dans les régions à forte présence de familles immigrées.

En Hongrie, la scolarisation des tziganes est de plus en plus compliquée.

Comme Meloni qui a supprimé le revenu de citoyenneté, les villes RN d’Hayange, Béziers, Cogolin… mènent une chasse aux pauvres à l’école en augmentant le prix des transports et cantines scolaires, du périscolaire, et même en mettant fin au prêt de dictionnaires !

Statuts : la fin des fonctionnaires

En Hongrie, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur depuis 2022, les enseignant·es ne sont même plus fonctionnaires depuis qu’une loi leur a retiré ce statut en 2024. Cette loi permet aussi la surveillance électronique des personnels et réintroduit les infractions et procédures disciplinaires collectives, telles les licenciements collectifs, notamment pour fait de grève.

En Italie, la loi de juin 2024 fait passer aux régions le recrutement des profs et la formation.

Salaires : précarité

En Hongrie, le salaire des enseignant·es est le plus bas d’Europe (600€/mois), les obligeant à cumuler un 2è ou 3è emploi, comme en Italie. Il est déterminé par le chef d’établissement via une évaluation de la performance. Il peut être inférieur au minimum légal en cas de notation négative. On aboutit à une pénurie record de personnels, avec 35000 postes non pourvus.

En Italie, les salaires ont aussi beaucoup baissé avec une précarisation de tous les personnels.

Travail : toujours plus

Orban et Meloni ne cessent de communiquer et légiférer sur l’école en dénigrant systématiquement les enseignant·es.

La loi de janvier 2024 impose en Hongrie :
– le passage à la semaine de 48h dont 24h d’enseignement ;
– l’obligation de remplacement non rémunéré des collègues absent·es jusqu’à 60h/an ;
– de nouvelles missions sans lien avec le poste comme l’entretien des locaux.

Fédération SUD éducation
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Internationalisme Palestine

Cartographier le génocide à Gaza

À lire sur le site Agence médias Palestine

Le dernier rapport de Forensic Architecture documente l’ampleur et les intentions derrières l’assaut israélien sur la bande de Gaza, renforçant ainsi les arguments de l’Afrique du Sud dans son affaire devant la Cour Internationale de Justice accusant Israël de crime de génocide. Lire à ce sujet cet article en date du 28 décembre dernier sur le site de l’Agence :
Cartographier le génocide à Gaza

A lire aussi sur le site de l’Agence :
Gaza, jour 450 : 7 enfants palestiniens sont morts de froid Quand la destruction d’un hôpital n’est plus une nouvelle
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Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Solidaires et internationalistes n°127

Au sommaire du n°127 de décembre 2024 du bulletin Solidaires et internationalistes :

  • Réseau syndical international de solidarité et de luttes
  • Syrie
  • Liban, Palestine
  • Corée
  • Brésil
  • Education
  • Centres d’appel
  • Kanaky
  • Haïti
  • Sahara occidental
  • Italie
  • Galice
  • Chiapas
  • Ukraine
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