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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Conditions de travail

Arrêts maladie : ce n’est pas aux travailleur·euses de payer l’incurie de Macron !

Tout à sa frénésie de faire des économies dans les budgets sociaux, le gouvernement a décidé de s’en prendre aux travailleur·euses malades. Les accusant de plomber les comptes de la sécurité sociale, il a publié cet été une série de décrets limitant dans le temps l’indemnisation des arrêts maladie. Ainsi, les arrêts maladie ordinaires ne seront ainsi plus indemnisés au-delà du 31ème jour d’arrêt (ajoutés aux jours de carence initiaux) et du 62ème jour en cas de prolongation.

Pire, les malades du secteur privé atteint·es de pathologies maladies graves y compris d’origine professionnelle, ne seront plus indemnisé·es au-delà de la 4ème année même dans l’incapacité de reprendre le travail. Ils et elles basculeront alors dans le régime de l’incapacité permanente, bien moins protecteur. Le gouvernement veut donc faire payer à l’immense majorité des travailleur·euses malades l’incurie de sa gestion budgétaire et laisse entendre que les malades ne veulent pas aller travailler. Et surtout refuse de remettre en cause la forte dégradation des conditions de travail et la responsabilité patronale écrasante à ce propos ! Sans parler de la lutte très insuffisante contre plus des 2/3 des cas de fraude sociale d’origine justement patronale comme le travail dissimulé. Du reste, voit-on le gouvernement évoquer les morts au travail ? Jamais !

Le gouvernement attaque en outre l’indemnisation des indemnités journalières, soit le revenu de remplacement versé par la sécu lors des arrêts maladie. Il entend les « fiscaliser », c’est à dire en reprendre un bout pour alimenter les caisses de l’État ! Autrement dit, plutôt qu’imposer les riches, ils imposent les malades !

Dès le 1er novembre, le gouvernement compte baisser le montant des indemnités journalières tout en incitant les employeurs à verser la partie manquante (à l’exception de secteurs comme la culture ou l’interim)… En réalité, c’est un nouveau transfert de charge aux complémentaires de santé qui au passage en profiteront pour augmenter leurs tarifs. Ce sont les assuré·es et donc les travailleur·euses qui feront les frais de cette nouvelle « privatisation » de la sécu. Quid en revanche des 2,5 millions de travailleur·euses qui par manque de moyens ne bénéficient d’aucune protection complémentaire et/ou dont l’employeur n‘aura pas à régler la part complémentaire ? Ils et elles auront à supporter l’intégralité du manque à gagner !

Alors que les conditions de travail se dégradent dans tous les secteurs, le gouvernement regarde ailleurs. Il préfère faire la guerre aux travailleur·euses et favoriser les détenteurs du capital, ces oisifs et oisives qui viennent à nouveau de bénéficier de dividendes record. A cette société délétère, l’Union syndicale Solidaires oppose son projet syndical fondé sur la justice sociale et l’égalité. Elle revendique :

  • la mise en place du 100 % sécu, à savoir une prise en charge de la totalité des frais de santé par la sécurité sociale.
  • l’indemnisation complète des arrêts de travail sans perte de salaire et pour la durée nécessaire au rétablissement complet.
  • des politiques publiques en capacité de mettre fin à l’impunité de la violence patronale, principal motif de la dégradation alarmante des conditions de travail et combattre la fraude sociale patronale.
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Conditions de travail Luttes féministes

Octobre Rose : Moins de pinkwashing, plus de prévention !

Chaque année, en octobre, les entreprises se parent de rose. Rubans, courses, goodies, campagnes de communication : le cancer du sein devient pendant un mois un objet de communication. Mais pour la plupart, c’est surtout l’occasion de récupérations marketing, sur le dos de la prévention des cancers.

Le cancer du sein est le plus fréquent en France, il touche une femme sur 8. Il reste la première cause de décès par cancer chez les femmes. Les causes professionnelles et environnementales ne peuvent plus être ignorées. Pourtant, le cancer du sein n’est inscrit sur aucun tableau des maladies professionnelles.

Le dépistage est évidemment nécessaire. Pour autant, la lutte contre le cancer du sein ne peut se résumer à des actes et des responsabilités individuelles, pour faire porter aux victimes la responsabilité de leur maladie. Solidaires refuse cette culpabilisation. La prévention des cancers ne doit pas se résumer à apprendre aux travailleuses à mieux se protéger elles-mêmes.

Les femmes ne tombent pas malades par hasard

Les femmes ne sont pas moins exposées aux cancérogènes que les hommes. Mais leurs expositions sont moins étudiées, moins visibles et moins reconnues. Ce sont principalement les comportements individuels qui sont scrutés. Les métiers très féminisés concentrent pourtant de nombreuses expositions. C’est notamment le cas dans les hôpitaux, le nettoyage, les laboratoires, l’aérien, l’industrie, l’agriculture, la coiffure ou encore l’esthétique. Les risques d’expositions sont nombreux et divers et ne s’arrêtent pas aux portes de l’entreprise ou de l’administration : produits chimiques, pesticides, rayonnements ionisants, poussières, perturbateurs endocriniens, PFAS… Pendant que l’on demande aux femmes de surveiller leur santé, qui surveille les dangers auxquelles elles sont exposées au travail ?

Le travail de nuit nuit gravement à nos seins !

Le travail de nuit ou en horaires postés constitue un facteur de risque reconnu pour le cancer du sein. Ces organisations du travail concernent de plus en plus de travailleuses, dans de nombreux secteurs d’activité, où il n’est pourtant pas indispensable (industrie, commerce, nettoyage…).

Cette exposition est encore largement absente des campagnes d’Octobre Rose et plus largement des recherches en termes de prévention. Il est nettement plus simple de conseiller aux femmes de faire une mammographie que de remettre en cause l’organisation du travail.

Le cancer du sein n’est pas une simple question de « mode de vie »

Tabac, alcool, alimentation, activité physique… Les facteurs individuels sont régulièrement mis en avant lorsqu’on parle des cancers. Mais cette approche ne suffit pas. Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont très rarement interrogées, en particulier quand cela concerne les femmes et minorités de genre.

Les cancers professionnels sont le résultat de choix d’organisation du travail, de procédés industriels et de décisions patronales. Derrière ces choix, il y a toujours la même logique, faire passer la production et les profits avant la santé.

Une maladie de classe ?

Les cancers ne touchent pas tou·tes les travailleuses et travailleurs de la même manière. Les ouvrières et ouvriers sont davantage exposé·es aux produits toxiques, aux poussières, aux rayonnements et aux conditions de travail les plus dangereuses. La sous-traitance et l’intérim permettent en plus de repousser les travailleuses et travailleurs les plus exposé·es hors du regard des donneurs d’ordre. Le travail dangereux devient invisible, ses victimes aussi.

Les cancers professionnels sont massivement sous-déclarés et sous-reconnus. Lorsqu’une maladie apparaît vingt, trente ou quarante ans après une exposition, il devient particulièrement difficile de démontrer le lien avec le travail. C’est précisément pour cela que la prévention doit être une priorité.

Où sont les cancers professionnels des femmes ?

Les premiers tableaux de maladies professionnelles datent de 1919. Plus d’un siècle après, les cancers du sein, de l’utérus et du col de l’utérus ne figurent toujours dans aucun tableau de maladies professionnelles. Il a fallu attendre 2023 pour que le cancer de l’ovaire lié à l’amiante soit reconnu dans un tableau. Pourtant le travail et les mobilisations de militant·es, syndicalistes, chercheur·euses… ne cessent d’alerter sur les risques – évitables – depuis plus de 40 ans !

Les expositions professionnelles sont documentées. Les victimes témoignent, se mobilisent et s’organisent. Mais la reconnaissance ne suit pas, les demandes sont étudiées au cas par cas. Ce retard n’est pas neutre, il est le produit d’un système de santé et de recherche qui peine à sortir d’un schéma sexiste où les hommes sont la référence. Les risques professionnels des femmes sont globalement moins étudiés et leurs métiers moins considérés comme dangereux. Leurs maladies sont moins souvent reconnues comme professionnelles.

Rendre les expositions visibles : un combat syndical

La meilleure prévention des cancers professionnels – et donc des cancers du sein – c’est de supprimer les expositions aux risques. Et pour cela, il faut commencer par les rendre visibles. Dans chaque entreprise et chaque administration, des outils existent. Les risques professionnels auxquels sont exposé·es les travailleur·euses doivent être recensé : produits chimiques, rayonnements, poussières, travail de nuit, posté, horaires atypiques, risques physiques, risques psychosociaux, poly-expositions… Il ne s’agit pas de simplement compléter un document administratif pour seulement satisfaire une obligation légale.

Une fois passé les constats, il faut passer à l’action ! Un risque identifié doit entraîner une mesure de prévention. Un produit dangereux doit être supprimé ou remplacé lorsque cela est possible. Une exposition doit être réduite. Une organisation du travail dangereuse doit être remise en cause. Pas question de se contenter de distribuer des équipements individuels quand on peut supprimer le risque à la source.

Depuis 2014, le Code du travail impose que l’évaluation des risques professionnels tienne compte de l’impact différencié de l’exposition des femmes et des hommes. Pourtant, plus de dix ans après, cette obligation reste largement inappliquée, sans que cela ne suscite de véritable réaction. Si le sujet revient un peu plus aujourd’hui dans les discours institutionnels et patronaux, c’est trop souvent motivé par le coût économique des inégalités et des maladies professionnelles plutôt que par la volonté de protéger réellement la santé des femmes et des minorités de genre. Et derrière la prétendue « adaptation » du travail aux femmes se développent des techno-solutions destinées à leur permettre de continuer à travailler dans un monde pensé pour des corps et des vies d’hommes.

Pour Solidaires, il ne s’agit pas d’adapter les femmes au travail : c’est le travail qu’il faut transformer. Car évaluer les risques de manière sexuée et genrée n’a de sens que si cette évaluation débouche sur des mesures de prévention adaptées. Constater que les femmes et les minorités de genre ne sont pas exposées de la même manière, ou ne subissent pas les mêmes conséquences d’une exposition, sans modifier l’organisation et les conditions de travail, ne sert à rien.

L’égalité ne consiste pas à appliquer les mêmes mesures à tout le monde. Lorsque les situations de départ sont inégalitaires, des mesures spécifiques et correctrices sont nécessaires. La prise en compte des différences d’exposition et de leurs effets n’est donc pas une remise en cause de l’égalité, c’est une condition pour la rendre effective.

Construire une prévention féministe

Nous devons nous emparer pleinement de la santé au travail des femmes. Cela passe par des connaissances partagées, des formations, mais aussi par des outils permettant d’identifier, d’évaluer et de tracer les risques et les pénibilités sexués et genrés.

Et surtout, nous devons imposer des mesures de prévention à la hauteur des risques identifiés : agir sur l’organisation du travail, les équipements, les horaires, les postes, les expositions, les violences sexistes et sexuelles, mais aussi sur toutes les inégalités qui dégradent la santé au travail.

Nous n’attendrons pas que les institutions produisent spontanément les recommandations qui permettraient de faire ce qui devrait être obligatoire depuis longtemps. Leur inertie est trop souvent le prétexte à l’inaction. C’est par la pression de la mobilisation qu’il sera possible de construire une prévention féministe, collective et offensive. Une prévention qui ne cherche pas à rendre les femmes plus « adaptées » au travail, mais à transformer le travail pour qu’il cesse de produire et de reproduire des inégalités. Pas de petits pas, pas de mesurettes, la santé des femmes et des minorités de genre au travail est un enjeu de droits, de justice et d’émancipation.

Octobre rose : On change de programme !

Nous ne voulons pas d’un mois où les entreprises et les administrations se contentent de mettre un logo rose sur leurs réseaux sociaux.

Nous voulons un mois pour parler des conséquences sur la santé des femmes :

→ des produits cancérogènes,

→ du travail de nuit,

→ des rayonnements,

→ des poly-expositions,

→ des cancers professionnels,

→ de la reconnaissance des maladies professionnelles,

→ de la responsabilité des employeurs.

NOS REVENDICATIONS

Solidaires revendique :

→ La reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle et l’inscription de l’ensemble des cancers féminins dans les tableaux de maladies professionnelles lorsque les connaissances scientifiques le justifient.

→ La reconnaissance de la poly-exposition dans les procédures de reconnaissance des maladies professionnelles.

→ L’interdiction de tous les produits chimiques classifiés CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique ; c’est-à-dire toxique pour la reproduction) et, s’il n’existe pas de produits de substitution possibles à ceux-ci.

→ Le maintien et renforcement de l’interdiction d’employer des salarié·es en CDD, intérimaires ou en contrat de chantier, des femmes enceintes et des mineurs dans des travaux les exposant aux risques chimiques et aux agents classifiés CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques, c’est-à-dire toxiques pour la reproduction)

→ Une véritable politique de prévention primaire des cancers professionnels.

→ La limitation et, partout où elle est possible, la suppression du travail de nuit.

→ Un suivi médical renforcé et durable des personnes exposées, sans limitation arbitraire dans le temps.

→ Le dépistage et les examens de prévention sur le temps de travail, sans perte de salaire.

→ Un véritable accompagnement du retour au travail après un cancer.

→ Des moyens supplémentaires pour la médecine du travail et l’inspection du travail.

→ Une recherche publique sur les causes professionnelles et environnementales des cancers, qui prenne enfin en compte les différences de genre.

Nous n’avons pas besoin de davantage de communication rose. Nous avons besoin de prévention.

Nous n’avons pas besoin qu’on nous explique comment rester « féminines » pendant un cancer. Nous avons besoin d’hôpitaux qui soignent, de recherche publique et de moyens pour prévenir les maladies.

Nous n’avons pas besoin qu’on nous culpabilise sur notre alimentation, notre poids ou notre activité physique. Nous avons besoin que les employeurs cessent de nous exposer à des produits cancérogènes et respectent leurs obligations en la matière.

Le cancer du sein n’est pas une fatalité. Le travail ne doit pas nous rendre malades.

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Conditions de travail Écologie Éducation

Canicule : dans les Yvelines comme partout ailleurs, la mise en danger des élèves et des personnels a continué ! (tract SUD éducation 78)

Durant toute la fin de l’année scolaire passée, la canicule nous a saisi·es et nous avons pu constater de nouveau l’impréparation des établissements scolaires et les décisions hasardeuses du ministère et des hiérarchies, alors même que ces situations ont lieu plusieurs fois chaque année maintenant.
En juin, la canicule a duré 10 jours. 
10 jours durant lesquels les élèves et les personnels ont subi des températures extrêmes dans les classes : 30°C, 40°C parfois 50°C étaient relevés dans les salles et dans les cours extérieures. 
10 jours où nous avons vu des personnels et des élèves assis·es ou allongé·es dans les couloirs, lorsque ceux-ci étaient plus frais, où nous avons vu des élèves transpirant·es et rouges de chaleur, les larmes aux yeux ou ulcéré·es de ne pas savoir comment trouver du bien-être, où nous avons entendu les collègues parents de jeunes enfants parler de leurs nuits écourtées et de leur épuisement.
10 jours durant lesquels le ministère de l’Éducation nationale et les hiérarchies ont improvisé et n’ont pas pris au sérieux les risques pour la santé de toustes, malgré les avertissements et les recommandations de tous les organismes officiels comme le ministère de la santé ou l’organisation mondiale de la santé. Et pourtant, des fiches Santé et sécurité au travail ont été remplies à de nombreuses reprises, des malaises d’élèves et de personnels ont été signalés…
10 jours durant lesquels nous avons toustes souffert, physiquement et psychiquement, à devoir accueillir un maximum d’élèves dans des conditions dangereuses, avec la sensation de devoir assumer l’irresponsabilité des décideurs et décideuses.
Les aménagements ont été bien tardifs, souvent déclenchés après le passage en vigilance rouge du département, le dimanche 21 juin, alors que nous suffoquions déjà depuis 5 jours.

Car, en effet, il fallait que nous soyons dans les établissements, coûte que coûte ! Il fallait que nous travaillions, il fallait que les élèves travaillent !
 Des examens ont été maintenus à l’Université de Versailles Saint-Quentin, malgré des températures allant jusqu’à 36°C.
 Les épreuves du baccalauréat ont été maintenues, avec parfois des épreuves d’endurance sous 30°C. Des oraux ont eu lieu jusqu’au mercredi 24 juin, à 14h.
 L’épreuve du brevet du vendredi 26 juin, où il a fait jusqu’à 40°C à l’extérieur, a été maintenue. Ceci après 9 jours de canicule, dans des établissements qui macéraient dans leur chaleur non évacuable la nuit et après plusieurs mauvaises nuits pour toustes. Des élèves se sont d’ailleurs endormi·es durant l’épreuve. 
 Si certains établissements ont pu acheter des ventilateurs, dans d’autres, il fallait compter sur les personnels et les familles pour prêter les leurs !
 Les pannes de courant qui ont eu lieu sur certains secteurs comme Triel, Mantes-la-Jolie, les Mureaux ou encore Limay, ont aggravé la situation dans les écoles et dans les foyers.
 Sauf rares exceptions, les personnels de direction ont attendu la vigilance rouge et les consignes préfectorales pour proposer aux familles qui le pouvaient de garder les enfants à la maison.
 Tardivement, les cours de l’après-midi ont été annulés (ou bien entièrement, ou bien partiellement…) mais des conseils de classe ou d’administration ont été maintenus en fin de journée, y compris lorsque les personnels ont réclamé une visio, pour pouvoir se mettre à l’abri de la chaleur dans leurs propres logements.
 Des mairies irresponsables ont refusé que les emplois du temps des collègues Atsem soient aménagés.
 L’obsession pour le travail est telle qu’il est même des établissements où les chef·fes imposent des journées de prérentrée plus longues, pour compenser les heures non travaillées du fait de la canicule !
 Enfin, ce n’est qu’au passage en vigilance rouge, alors même que les températures étaient déjà extrêmes dans les établissements, que les personnels dit·es vulnérables se sont vus proposer la possibilité de ne pas se rendre au travail ! Mais là encore, les inégalités de traitement ont été perceptibles : des collègues AESH, par exemple, ont dû remplir des attestations sur l’honneur témoignant de leur vulnérabilité, contrairement aux autres catégories de personnels.

On voit bien, avec toutes ces situations issues de plusieurs établissements des Yvelines, à quel point le manque de clarté et de préparation conduit à la mise en danger des individus lors de ces épisodes caniculaires. Le caractère aléatoire des décisions amplifie les risques et le sentiment d’insécurité. Le cas par cas ne peut en aucun cas se substituer à un cadrage commun.

Nous appelons les personnels à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail en signalant les situations dangereuses pour leur santé et pour celle des élèves dans le Registre santé et sécurité au travail, en s’emparant du Document unique d’évaluation des risques professionnels et en s’adressant directement à leurs chef·fes de service pour exiger la mise en place d’un protocole clair, précis et activable rapidement, a minima sur la base des recommandations ministérielles qui ne sont toujours pas respectées dans trop d’établissements.
Le faire en cours d’année, avant les grandes chaleurs, permettra sans aucun doute de mieux inciter nos hiérarchies à anticiper et agir !

Pour atténuer les effets de la canicule et assurer au mieux la protection des élèves et des personnels, SUD éducation 78 exige : 

>> Un protocole clair, précis et activable rapidement dans tous les établissements, inscrit dans le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), comportant les éléments suivants : 
 La mise à disposition d’eau et l’installation de points d’eau pour se rafraîchir.
 Dès 28°C dans les classes, l’annulation de tous les cours de l’après-midi et la possibilité pour les élèves comme pour les personnels, notamment vulnérables, de ne pas se rendre dans les établissements, avec au besoin un système tournant pour assurer la surveillance des élèves qui seraient présent·es ; et ceci, sans mise en place de cours en distanciel car les capacités cognitives sont largement impactées durant la canicule et de nombreuses familles ont des logements qui ne les protègent pas. Des cours en distanciels accentueraient ainsi les inégalités entre les élèves qui disposent de logements les protégeant de la chaleur et celles et ceux dont les logements sont des fournaises. De même, les cours et réunions annulées du fait de la canicule ne sauraient donner lieu, a posteriori, à du temps de travail supplémentaire, considéré comme un rattrapage !
 Dès 30°C, l’annulation des événements sportifs ou festifs extérieurs.
 Le repérage clair et diffusé à tous les personnels des salles les plus chaudes / les moins chaudes.
 Si des conseils de classe, d’école ou d’administration doivent se tenir, qu’ils puissent se faire en distanciel.
 L’adaptation des services de restauration, pour protéger les personnels agent·es : repas froids ; décalage de la plonge à des horaires plus favorables ; aménagements des horaires.

>> Un investissement des collectivités territoriales et de l’État dans l’adaptation et la rénovation des établissements :
A minima, des solutions provisoires comme :
 l’investissement dans des machines programmables pour la plonge, à déclencher la nuit afin de limiter les effets de la chaleur dégagée sur les agent·es ;
 la mise à disposition de ventilateurs pour les salles de classe et les bureaux ;
 la réparation des fenêtres qui ne ferment pas ;
 la réparation de tous les volets extérieurs et l’installation de volets extérieurs là où il n’y en a pas ;
 l’installation de film de protection solaire sur les fenêtres exposées au soleil.


A plus long terme, nous réclamons une application des mesures déjà proposées par les organisations syndicales pour rénover le bâti scolaire et l’adapter aux conditions climatiques.

https://www.sudeducation.org/communiques/communique-unitaire-lecole-bien-dans-ses-murs-pour-une-renovation-ecologique-du-bati-scolaire-public/
https://www.sudeducation.org/lecole-bien-dans-ses-murs-pour-une-renovation-ecologique-du-bati-scolaire/
https://www.sudeducation.org/tracts/sud-education-appelle-a-rejoindre-les-luttes-environnementales/
https://www.sudeducation.org/brochures/brochure-n92-changer-lecole-pas-le-climat/

SUD éducation 78 est à vos côtés !

Comment nous contacter ?
Par mail : sudeducation78@ouvaton.org
Par téléphone : 07 52 08 85 03 (bassin de Trappes – Versailles)
06 71 48 60 88 (bassin de Mantes – Thoiry)
06 01 77 93 49 (bassin des Mureaux – St Germain)

Vous pouvez télécharger une version pdf ci-dessous, pour l’imprimer et le diffuser dans vos établissements !

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Agenda militant Conditions de travail En grève ! Fonction publique Services publics

Pour le service public, pour nos salaires : en grève le 29/09 !

Malgré des années de gel du point d’indice entraînant un décrochage clair, la suspension de la GIPA, de jour de carence, la baisse de l’indemnisation du congé maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, le ministre de l’action et des comptes publics s’est, en juillet, une nouvelle fois refusé à dégeler le point d’indice, donner des points pour toutes et tous ou indexer le point sur l’inflation. Fin de non recevoir aux demandes légitimes des personnels, portées unanimement !

C’est désormais un rapport de l’IGA et IGF qui jette les agentes et agents publics en pâture en laissant entendre que nous serions des nantis, privilégiés, nageant sous les primes.

Quelques petits rappels :

  • Les primes sont inégales, parfois floues, parfois injustes et comblent bien souvent la faiblesse des rémunérations laissées à l’abandon par les gouvernements successifs.
  • Les agentes et agents publics ne revendiquent pas des primes mais bien l’intégration de l’existant dans le traitement ! Faut-il redire que les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite ?

Le but : jeter le discrédit sur les agentes et agents publics, dire une nouvelle fois qu’ils et elles sont un coût… alors que c’est bien l’inverse ! Les agentes et agents publics sont une richesse. Ils et elles font fonctionner les services publics qui sont bien là pour l’ensemble de la population.

Le projet de budget laisse déjà entrevoir, dans les millions d’euros d’économies, de nouvelles coupes dans les services publics.

Maintenant ça suffit ! Les économies sur le dos des agentes et des agents : stop !

C’est collectivement que nous ferons reculer le gouvernement et que nous obtiendrons enfin satisfaction sur nos revendications.
Il n’y a pas à s’excuser de demander une juste rémunération.

Du fric pour les agentes et les agents publics ! 

Pas d’économies sur nos vies !

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Agenda militant Conditions de travail Écologie

Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique

Appel intersyndical aux marches du 26 septembre

Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique

L’été que nous vivons confirme brutalement la réalité du dérèglement climatique. Plus que jamais, il est manifeste que gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en termes d’adaptation et d’atténuation.

Par conséquent les travailleurs et les travailleuses subissent de plein fouet les fortes chaleurs au travail et dans leur logement. Ce sont les agent∙es des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), des hôpitaux, de l’éducation nationale, des collectivités territoriales et trop souvent des bénévoles qui sont en première ligne pour affronter la crise. Des habitant∙es ont tout perdu et le bilan humain des canicules et mégafeux est encore à établir. Le monde agricole, déjà en grande souffrance, voit se profiler la disparition d’exploitations en raison des incendies et sécheresses.

Les conséquences de cet été seront durables : baisse des rendements, inflation, effets à long terme sur la santé des personnes dus à l’accumulation des canicules, incluant celles qui ont vécu les incendies et respiré les fumées, tant du fait des particules fines que des pesticides répandus dans les forêts qui ont brûlé, explosion de l’éco-anxiété.

Nous ne tournerons pas la page avec la baisse probable des températures à la fin de l’été. Nous exigeons des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation du dérèglement climatique à la hauteur des crises à venir, des mesures de justice sociale permettant à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, de vivre mieux.

Le budget 2027 ne pourra ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois. Plusieurs cadres, associatifs, citoyens, préparent en ce sens des marches le 26 septembre sur tout le territoire. Des organisations syndicales représentatives des sapeurs-pompiers appellent à des actions à partir de cette date.

Nous, organisations syndicales, appelons à rejoindre les marches du 26 septembre, pour y porter les revendications du monde du travail.

Nous revendiquons des mesures de protection des salarié∙es :

  • Garantir un suivi médical gratuit renforcé aux pompiers, travailleur∙ses vulnérables, bénévoles, habitantes et habitants exposé∙es aux fumées.
  • Créer un dispositif d’arrêt d’activité à la main de l’inspection du travail (sur le modèle des arrêts pour risque de chute de hauteur), et doubler les sections d’inspection du travail.
  • Rétablir les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
  • Étendre le dispositif de chômage intempéries pour chaleur à tous les secteurs.
  • Réduire les rythmes de travail et aménager les horaires en cas de forte chaleur, en fonction des situations de travail.
  • Mettre en place des protocoles nationaux dans les services publics en associant les agent∙es à leur élaboration.
  • Programmer des négociations dans toutes les branches professionnelles.

Nous revendiquons des mesures d’adaptation :

  • Recruter massivement et garantir des moyens dans les services publics en première ligne dans la prévention et la gestion des canicules, des feux, des sécheresses, à commencer par les SDIS, l’Office national des Forêts, le ministère de l’Environnement et la santé.
  • Construire un plan de rénovation du bâti des administrations et des services qui accueillent du public, notamment les jeunes, les malades et les personnes âgées, des entreprises et des logements.
  • Établir un plan de rénovation des infrastructures ferroviaires et électriques.
  • Transposer les conventions OIT pour un droit à un environnement de travail sain et l’indépendance de tous les préventeurs.
  • Financer le plan d’adaptation par des mesures volontaristes de justice fiscale et sociale, et conditionner les aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux.

Il faut enfin atténuer le dérèglement climatique et ses conséquences par un plan d’ampleur :

  • Taxer les superprofits et le patrimoine financier et immobilier des très riches pour financer la bifurcation écologique.
  • Instaurer des prix garantis pour assurer un revenu décent aux agriculteurs et agricultrices et une meilleure rémunération des pratiques agro-écologiques.
  • Assurer des investissements pérennes pour les énergies renouvelables.
  • Financer une politique des transports centrée sur le train et les moyens de transports les moins émetteurs.
  • Garantir de nouveaux droits aux salarié∙es et aux agent∙es de la fonction publique, ainsi qu’à leurs représentant∙es, pour leur permettre de peser sur les stratégies et choix de production de leur entreprise ou service, et réorienter ainsi l’économie vers une industrie relocalisée et décarbonée, sans licencier ni fermer d’usines.

Paris, le 7 septembre 2026

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Conditions de travail Écologie

La planète brûle et les pyromanes gouvernent

Solidaires rejoint les mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre.

L’Union syndicale Solidaires adresse ses pensées solidaires aux sinistré·es et aux nombreux·euses travailleurs et travailleuses mobilisé·es pour lutter contre les incendies en cours dans le Var, en Gironde, dans les Landes ainsi qu’ailleurs dans le pays et dans le monde. Ces incendies ont des conséquences pour de nombreux·euses salarié·es évacué·es, qui ont tout perdu, ou dont les entreprises sont fermées, parfois détruites. Nombre de saisonnier·ères sont également concernées. L’Union syndicale Solidaires est à leur côté pour faire respecter leurs droits. 

Sapeurs-pompiers professionnel·les et volontaires, agent·es de l’Office national des Forêts et des collectivité·es, protection civile, bénévoles et salarié·es d’associations de solidarité se retrouvent engagé·es dans des conditions extrêmement difficiles. L’Union syndicale Solidaires salue l’élan de solidarité au service de l’effort commun. Mais celui-ci ne peut masquer les défaillances de l’État : sous-investissement chronique dans les services publics et désorganisation rendent indispensable le recours au système D et font trop souvent reposer sur la générosité des populations le ravitaillement des sapeurs-pompiers. Les agent·es alertent depuis des années sur le manque de moyens, d’effectifs permettant le repos et la rotation des équipes, d’équipements de protection respiratoire adaptés, de bus… et aujourd’hui iels sont à bout de force. La politique de rentabilisation maximale des forêts et de monoculture intensive en accélère également la vulnérabilité. La canicule qui reprend à partir du 28 juillet va aggraver la situation tandis que les salarié·es pourront être dans l’impossibilité de ventiler les locaux en raison des fumées. 

Pourtant, les capitalistes sont largement responsables du changement climatique qu’ils alimentent par leur course débridée au profit. Il est donc logique qu’ils en paient le prix. Il faut réquisitionner les moyens nécessaires à la lutte contre les incendies. 

“Qui aurait pu prédire ?” interrogeait candide le président de la République lors de ses vœux 2022. La succession de canicules records et les méga-feux ne sont pas une surprise. Ces phénomènes sont annoncés par les scientifiques depuis des dizaines d’années. 

Ils nous rappellent brutalement l’urgence d’agir pour changer complètement de trajectoire. 

Pourtant, l’écologie est régulièrement la variable d’ajustement des budgets successifs tandis que le gouvernement vient de faire adopter la loi d’urgence agricole. 

Dans l’immédiat, l’Union syndicale Solidaires exige des autorisations d’absences sans retenue de salaire pour tou·tes les salarié·es concerné·es et des analyses de la qualité de l’air dans tous les territoires touchés par les fumées. L’Alliance écologique et sociale rendra publiques à l’automne ses propositions pour une écologie protectrice. Pour qu’enfin, cessent les économies sur nos vies, tandis que leurs profits et nos forêts flambent. 

Communiqué SUD SDIS – Don’t look up

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Conditions de travail

Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Communiqué – Canicule : le travail doit s’arrêter !

Il fait trop chaud au boulot ! en 8 questions

Quels sont les risques du travail en pleine chaleur ?

Les épisodes de canicule se multiplient. Or ils sont dangereux pour la santé au travail : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Quand une personne est exposée de manière prolongée à une chaleur excessive, elle peut développer des pathologies diverses : œdèmes, céphalées, spasmes, nausées, vomissements, et dans les cas les plus graves perte de connaissance pouvant conduire à la mort.
Au premier signe de malaise, confusion… il faut mettre la personne dans un endroit frais, la rafraîchir, et appeler le SAMU au 15 ! La personne qui fait un malaise devra déclarer un accident de travail pour bénéficier des droits attachés, surtout si le médecin fait le lien entre les conditions de travail et le malaise.

Quelle est la responsabilité de l’employeur ?

La loi prévoit que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salarié-es, en y intégrant les conditions de température. Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (art. L 4121-1 du code du travail).

Existe-t-il une température à partir de laquelle l’employeur doit agir ?

Si l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnels) considère que les effets sur la santé commencent à partir de 28 degrés pour les emplois recourant à l’activité physique et 30 degrés pour les activités sédentaires…. Le Code du travail ne prévoit pas spécifiquement des températures maximales de travail !

Toutefois, l’employeur doit prendre des mesures pratiques de prévention :
– organisation du travail pour éviter les tâches fatigantes physiquement, aménagements horaires
pour travailler plus tôt, ou moins longtemps, pauses régulières,
– mise en place de mesure de protection collective (stores, volets, ventilation, etc )
– mise à disposition gratuitement et en quantité suffisante de l’eau fraîche et potable à proximité des postes de
travail, distribution d’eau,
– mise à disposition de pièces de repli climatisées, d’abris…

Quel-les sont les salarié-es ayant une protection particulière ?

Seul-es les salarié-es de moins de 18 ans ne peuvent être affectés à des travaux les exposant à des températures extrêmes. Le Code du travail ne prévoit pas d’autres catégories de salarié-es qui pourraient bénéficier d’une protection particulière !

Que faire si la situation devient intenable ?

Contre la chaleur au travail on peut agir syndicalement ! N’hésitez pas à demander l’intervention des représentant-es syndicaux-ales pour :
– obliger l’employeur à prendre les mesures de prévention ;
– de déclencher un droit d’alerte pour situation de danger grave et imminent… cela vous permettra si rien n’est fait de faire des droits de retrait.
– demander la réunion dans l’urgence du Comité social et économique (CSE) pour acter des mesures.
– faire intervenir la médecine du travail ou de prévention ainsi que l’inspection du travail.

Puis-je arrêter de travailler ?

Le droit de retrait permet d’arrêter le travail lorsqu’un salarié rencontre une situation présentant “un danger grave et imminent” pour sa vie ou sa santé, à condition d’en informer immédiatement son employeur.
Si le Haut Conseil de la Santé Publique recommande aux salariés d’arrêter le travail dès les premiers signes de malaise, la validation d’un droit de retrait demeure à l’appréciation des Conseils de prud’hommes si l’employeur conteste le droit de retrait ou si le salarié voit sa rémunération diminuer.

Quels dispositifs peuvent être mis en œuvre par l’employeur ?

L’employeur peut demander à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) le placement de ses salariés en activité partielle (prévues par les articles L. 5122-1 et suivants et R. 5122-1 et suivants du Code du travail), les périodes de canicules entrant dans les situations prévues (“sinistre ou intempéries de caractère exceptionnel”).

Cela peut prendre la forme :
– de la réduction du temps de travail ;
– de la fermeture temporaire de tout ou partie de l’établissement, pendant laquelle les salariés sont en inactivité totale.

A compter de 50 salarié·es, l’employeur doit consulter le CSE sur le dispositif sollicité. Lorsque le CSE n’a pas pu être réuni, cet avis peut être recueilli postérieurement à la demande.

Placés par l’employeur en temps partiel, les salarié·es ne peuvent se voir imposer du télétravail sur les heures déduites. Il lui est possible par contre de placer ses salariés en télétravail pour la partie des heures à travailler.

Les salarié·es placé·es en activité partielle sont indemnisé·es à hauteur de 60% minimum de leur rémunération antérieure brute. L’employeur peut toutefois décider de majorer le taux d’indemnisation. Les heures travaillées doivent être rémunérées normalement par l’employeur et n’ouvrent pas droit au versement de l’allocation d’activité partielle. Les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation rémunérés en-dessous du SMIC perçoivent une indemnité égale à leur rémunération antérieure.

Les périodes d’activité partielle sont prises en compte pour les droits à la retraite, un trimestre est validé si le salarié a été indemnisé au titre de l’activité partielle de 220h, dans la limite de 4 trimestres par année civile.

Et pour le secteur du BTP ?

En plus des mesures de prévention d’ordre général, l’employeur du BTP doit mettre à disposition un local protégé leur permettant de récupérer dans des bonnes conditions ou à défaut d’aménager le chantier pour préserver la santé et la sécurité des salariés. Il doit aussi mettre à disposition “de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur“…

En cas de suspension du chantier si le travail devient impossible ou dangereux, les salariés peuvent être placés en chômage intempéries, après consultation du CSE.

La fiche numéro 36 : il fait trop chaud au boulot en 8 questions

Le tract : Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Ces périodes de fortes chaleurs sont la conséquence des dérèglements climatiques. Ce sont les activités des plus riches qui produisent une crise environnementale dont les plus pauvres et les plus précaires sont les premier·es à payer le prix. L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • des températures minimales et maximales de travail, selon le type d’activité et travailleurs travailleuses.
  • des autorisations d’absences sans retenues de salaire lors d’évènements climatiques violents.
  • le retour des CHSCT à taille humaine, avec des prérogatives renforcées et des moyens de fonctionnement indépendants de toutes autres instances, nécessaires à l’articulation de la protection de la santé des travailleurs·euses, déliées des CSE / CSA /CST, pour prendre en compte dans un cadre dédié la santé la sécurité et les conditions de travail. Les CHSCT doivent devenir des CHSECT Comité Hygiène Sécurité Environnement et Conditions de Travail.
  • de nouveaux droits des travailleurs et travailleuses pour peser davantage sur les orientations, y compris technologiques, concernant l’ensemble de la filière de production dans l’optique d’une meilleure prise en compte des besoins communs
  • que les salarié·es puissent reprendre le contrôle sur la reconversion des entreprises et des services publics.
  • la sobriété énergétique et l’autosuffisance des lieux de travail.
  • exiger dans les IRP des bilans carbone directs et indirects des entreprises.

Tract : Décret « chaleur intense » au travail : Le ministère du Travail laisse crever (de chaud) les salarié·es

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Morts au travail par forte chaleur, plus jamais ça !

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Conditions de travail Répression

Mobilisation pour les conditions de travail des inspecteur-trices du travail et contre leur répression !

  • Tract unitaire (voir pièce jointe) : Un rapport accablant pour les conditions de travail au Ministère du Travail, de l’Emploi et des Solidarités
  • Contre la répression syndicale de deux inspecteurs du travail : rassemblements à Grenoble et à Paris, et pétition : Dans le contexte très tendu autour des contrôles de l’inspection du travail le 1er Mai, et suite à la parution d’un rapport d’un cabinet externe APTEIS  ( qui a fuité dans la presse) sur la souffrance dans les services du ministère du travail, deux camarades grenoblois sont victimes de répressions syndicales de la part de leur direction. Ils ont même été entendu en audition pénale suite à la plainte pour harcèlement moral de leur cheffe de service qui est en fait une mesure de représailles pour leur militantisme.
  • pétition à signer ici : https://c.org/MGsTtCJWkh

Tous et toutes concerné.es, tous et toutes mobilisé.es le 18 juin 2026 !

  • à Paris à 10h devant les locaux de la DRH 74 rue Oliviers de Serre  ( métro convention ou porte de Versailles)
  • A Grenoble : rassemblement à partir de 10h30 au 1 avenue Marie Reynoard (38000), devant les locaux de la DDETS 38 ( Tram A, arrêt Malherbe)
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Conditions de travail

Plutôt que financer la sécu, le gouvernement attaque encore nos arrêts maladie !

Par un décret paru le 13 juin dernier, le gouvernement limite la durée d’indemnisation des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois en cas de prolongation. Un autre décret du même jour fixe à 4 ans la durée maximale des arrêts de travail pour les accidents du travail et maladies professionnelles.

Ces plafonds entrent en vigueur au 1er septembre 2026, sauf exception en raison de l’état de santé du patient, et s’appliquent aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes).

Comme si les salarié·es malades étaient responsables de leur situation ! Délais de carence, plafonnement des indemnisations : la finance pèserait-elle plus lourd que le soin et la guérison ?

Derrière cette décision gravée dans la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, c’est une révolution conservatrice qui s’opère. Alors que la Sécu est normalement là pour donner le temps nécessaire au soin et à la réparation, elle mettra désormais la pression pour faire revenir travailler, quitte à mettre la santé des travailleur·euses en danger. Le travail tue mais le gouvernement regarde ailleurs.

La réalité est cependant toute autre :

  • L’absentéisme reste élevé, notamment chez les cadres, avec une explosion des arrêts pour santé mentale devenue le deuxième motif des arrêts longs.
  • Les indemnités journalières explosent : 18 milliards d’euros pour la Sécu en 2025, en hausse d’1 milliard par an.

Et au lieu de s’attaquer aux causes réelles (conditions de travail pourries, sous-effectifs, management toxique…), le gouvernement choisit de renforcer les contrôles et raboter les indemnités journalières.

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette logique injuste et dangereuse. Nous refusons que la santé des travailleurs soit sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

Solidaires exige l’abrogation de ces décrets et un véritable financement de la sécurité sociale à commencer par l’abrogation des exonérations des cotisations patronales, une augmentation des cotisations et des salaires, une lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de travail. La justice sociale plutôt que le capital.

Paris le 15 juin 2026

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Conditions de travail Défense de nos libertés Répression

Ils ne nous empêcheront pas de lutter !

Contre toutes les répressions

Manifestation samedi 20 juin à 15h à Paris
Du siège de la Banque Postale en passant par le ministère des Affaires Étrangères pour finir au ministère du Travail

Il est facile de constater que plus les gouvernements déroulent leurs politiques anti-sociales, racistes et militaristes, plus le patronat et l’État répriment les mouvements et les militants et militantes du monde du travail et de la jeunesse.

En 2025, les rassemblements contre la répression vis-à-vis des militants et militantes syndicaux, contre la guerre à Gaza ou dans la jeunesse ont souvent été des succès sur le plan numérique. Des milliers de personnes se sont rassemblées en solidarité avec celles et ceux qui subissaient les coups des patrons ou de l’État. 

À La Poste, entreprise qui supprime des milliers d’emplois chaque année, cette logique répressive se déploie avec force. Pour ce faire elle emploie contre ceux et celles qui luttent des méthodes expéditives et brutales. On y respire un parfum d’impunité !

Impunité alors qu’un reportage d’Envoyé spécial avait fait la lumière sur une « cellule spéciale » qui au plus haut niveau de l’entreprise visait (et vise encore ?) à étouffer les causes professionnelles des suicides à La Poste. Étouffé aussi le scandale de centaines de milliers de masques chirurgicaux stockés et non distribués aux postiers et postières pendant l’épidémie du Covid en 2020.

Impunité également sur la « carte des partenaires », document RH interne qui classe les agents selon leur opposition aux projets de suppressions d’emplois et qui préconise « la contrainte » pour qu’ils s’y rallient. Contournement de l’obligation de transparence sur la quantification de la charge de travail des facteurs et factrices. La Poste va jusqu’à combattre juridiquement le Règlement Intérieur du CSE Central qui permet aux élu·es de se déplacer librement dans les locaux de l’entreprise et de communiquer oralement avec les salariés.

Cerise sur le gâteau : la pratique des faux témoignages visant à calomnier, faire condamner ou licencier abusivement des syndicalistes de l’entreprise est monnaie courante dans la plus grande entreprise du pays. L’un des exemples les plus graves : un haut cadre de La Poste avait tenté de salir Gaël en l’accusant d’avoir des liens avec des djihadistes auprès de la rédaction de France 2 pour tenter d’empêcher la diffusion du reportage d’Envoyé spécial. La Poste veut aujourd’hui, 8 ans après cette grève de 2018 et une victoire juridique en cour d’appel de Versailles de janvier 2019, remettre en cause sa liberté de circulation dans les centres.  

Le 10 juillet 2025, Gaël, Yann, Mohamed, Brahim et Dalila ont été condamnés à des amendes pour « violation de domicile professionnel ». Gaël a même été sanctionné par 6 mois de prison avec sursis pour « violation de domicile et violences » plus de 11 ans après les faits. Des peines qui vont largement au-delà de ce que prouvent les vidéos et des réquisitions du procureur, pourtant peu soupçonnable de sympathie à l’égard des militants syndicalistes puisqu’il demandait des Travaux d’Intérêt Général. Un verdict clairement politique.

Alors, de quoi nos camarades postiers et postières sont-ils coupables ? D’avoir représenté leurs collègues grévistes ? De s’être rendus au siège de leur entreprise lors d’un conflit du travail ? D’avoir exercé leurs mandats syndicaux ? D’avoir obligé la Poste à embaucher des collègues précaires ? D’avoir démontré durant leur procès que la Poste a menti sur les faits de violences et fait mentir depuis onze ans plusieurs de ses salariés pour se débarrasser de syndicalistes ? D’avoir rassemblé plus de 600 personnes lors du procès du 12 juin 2025, des postiers en grève, des syndicalistes CGT, Solidaires, des militants de gauche et d’extrême gauche, déterminés à s’unir face à la répression patronale et d’État indépendamment de leurs étiquettes respectives ? 

Gaël, Brahim, Dalila, Mohamed et Yann ont fait appel. De l’audience qui se tiendra en appel, il nous appartiendra de faire le procès d’une justice au service des patrons et d’en faire une tribune pour exiger la réintégration de Gaël, Yann et Mohamed. S’ils sont définitivement condamnés ce sont toutes nos actions militantes qui seront impactées.

En 2026, La Poste a licencié Samuel, facteur à Thuir et représentant du personnel pour SUD PTT 66. C’est bien son activité syndicale (dénoncer les dysfonctionnements, veiller sur les agents, combattre les suppressions de postes…) qui dérange la direction. La preuve : après avoir analysé le dossier monté par La Poste, deux inspecteurs du travail se sont prononcés contre le licenciement ! Pour avoir fait grève durant le conflit contre la réforme des retraites, Alexandre, facteur à Perpignan, secrétaire général de la CGT FAPT 66 est sanctionné de 24 mois de mise à pied dont 6 avec sursis. Notre camarade s’est donc vu interdire de travailler à La Poste et privé de salaire pendant 18 mois ! 

Et il y en a malheureusement beaucoup d’autres à La Poste. Des centaines, et cette campagne contre la répression va s’attacher à les rendre visibles : Salim, Éric, Yann, Olivier, Stéphanie, Didier, Florence, Nazha, Samir, Florian, Mounir, Willy, Djeamel, Man, Medhi, Gracilien, Thomas, Sébastien… 

Mais la lutte contre la répression à La Poste ce sont aussi des victoires : Vincent, secrétaire départemental de SUD Poste 78 qui a définitivement fait condamner la direction de La Poste pour discrimination syndicale, harcèlement et « préjudice direct à l’intérêt collectif de la profession. » C’est aussi le cas de Christophe, de la CGT FAPT 14, qui après avoir été sali par des accusations infondées a arraché sa réintégration au terme d’une bataille juridique acharnée de quatre ans et demie. Nous espérons pareille victoire dans le cadre de la procédure engagée par plusieurs CSE contre la note d’orientation qui permet à La Poste d’imposer ses réorganisations et ses suppressions d’emplois dans tous les métiers.

La répression à La Poste a une logique d’ensemble qui vise à faire taire ceux qui refusent la privatisation à l’œuvre dans l’entreprise. Nous avons besoin de plus de bureaux de Poste dans nos villes, de plus de postiers et postières avec des salaires et des conditions de travail qui nous permettent de vivre et pas de survivre. Une commission d’enquête parlementaire devrait faire toute la lumière sur ces « pratiques baillons. »

Mais la répression n’est pas propre à La Poste, ni à SUD ou la CGT. D’après les chiffres de la confédération CGT ce sont plus de 1000 syndicalistes CGT qui sont sous le coup de la répression. Ils veulent une classe qui se tienne sage parce que nous luttons pour nos conditions de vie et d’existence, contre l’islamophobie et tous les racismes, contre les violences policières, contre la colonisation, les guerres et les agressions militaires, pour la solidarité entre les travailleurs et les peuples du monde entier. 

Pour toutes ces raisons, nous devons faire bloc ! Nous sommes aux côtés de Tayeb Khouira de SUD Aérien, de Baptiste Anglade de la CGT 38, de David Pijoan de la FSU 33, d’Anasse Kazib de Sud Rail Gare du Nord, d’Alex Pelico de Solidaires Informatique 57, de Olivia Zemor présidente d’Europalestine, de Rima Hassan Eurodéputé pour la France Insoumise… et de tous ceux et toutes celles qui font face à la répression et à l’acharnement de l’État et des patrons pour leurs combats pour la justice et l’émancipation.

IIs ne nous empêcheront pas de lutter ! Contre toutes les répressions : toutes et tous à Paris

Manifestation le samedi 20 juin 2026, à 15h

Du Siège de La Banque Postale au Ministère du Travail en passant par le ministère des affaires étrangères.

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