


Samedi 18 juin à 16 h, au collectif 12 (Mantes-la-Jolie) à l’invitation de la librairie La Nouvelle Réserve, le Collectif 12 et l’Union syndicale solidaires 78



A partir de 19 h 30, à la Librairie La Nouvelle Réserve.
Solidaires 78 vous invite à participer à une séance de lecture en arpentage, ce mode de lecture collective issue du mouvement ouvrier du XIXe siècle autour du livre de Laurent Denave.
Dès novembre 2018, Laurent Denave a interrompu ses recherches en sociologie pour se consacrer entièrement au mouvement des Gilets jaunes. Loin d’étudier cette lutte politique « en surplomb », il a participé aux manifestations, aux blocages, aux assemblées, aux ronds-points ; il a aussi subi, comme d’autres, la répression policière.
Dans ce livre, rédigé au fil des mobilisations, il met à disposition des militants, mais aussi de celles et ceux qui soutiennent le mouvement sans y participer directement, des outils d’analyse produits par les sciences sociales. Il donne ainsi des pistes pour repenser les moyens et les fins de la contestation : quelles actions sont les plus efficaces ? Sur quelles bases construire des alliances ? Comment se positionner par rapport à la question de la violence ? Comment structurer un mouvement dans la durée, tout en restant en accord avec les principes d’égalité, de liberté et de solidarité qui l’animent ?
Cet ouvrage entend déconstruire (et donc délégitimer) certaines représentations négatives, portées par les médias et leurs intellectuels de service, sur celles et ceux qui luttent pour construire un monde plus juste et vivable pour tous, sur la manière dont ils sont considérés, traités et criminalisés, par la police ou la justice. Ce faisant, il révèle la véritable guerre de classes menée par le libéralisme autoritaire en marche, en France et ailleurs.
Chercheur indépendant, diplômé en musicologie (DEA, Paris IV) et en sociologie (doctorat, EHESS), Laurent Denave a publié plusieurs ouvrages, notamment La valeur des Beatles (PUR, 2016) et Désaccords artistiques. Essai sur les désaccords politiques & esthétiques sur l’art (L’Harmattan, 2020). Il a interrompu ses recherches sur l’art et la musique pour se consacrer entièrement au mouvement des Gilets jaunes, participant aux mobilisations et aux réunions publiques. Cet engagement corps et âme dans le mouvement des Gilets jaunes le conduit à dévoiler la véritable guerre des classes qui le traverse.

Grève le mardi 14 juin contre la répression à la Poste
Alors qu’ils étaient en grève reconductible depuis le 3 mai, les représentants des grévistes et la direction de PEI ont signé vendredi 3 juin un protocole de fin de conflit qui donne satisfaction à une grande partie des revendications des grévistes.
Le protocole de fin de conflit comprend les points suivants :
C’est donc une victoire pour les salariés de PEI, obtenue au bout d’un mois de grève !
Pour la direction de Renault, les grévistes de PEI auraient été manipulés par leur direction et par certains syndicats qui « exploiteraient la misère et la détresse humaine ». Ce procès avait déjà eu lieu lors de la vague de suicides de 2007 au Technocentre contre les syndicats qui en dénonçaient les causes liées aux conditions de travail et au « Contrat 2009 » de Carlos Ghosn.
En vérité, cette grève était démocratique. Elle était dirigée par les grévistes qui prenaient la parole et votaient la grève en assemblée générale. Elle était pilotée par un comité de grève auquel participaient des non syndiqués. On aimerait une telle démocratie directe chez Renault pour une vraie Re(n)volution !
La direction de Renault répète que les informations données par la direction de PEI sur le contrat passé avec Renault, comprenant des « paliers » permettant à Renault de diminuer en cours de contrat le montant payé à PEI, étaient fausses. Mais la direction de Renault a refusé de donner ses propres chiffres.
Pour éviter toute manipulation, il faut que les salariés et leurs représentants aient accès aux contrats de sous-traitance et aux négociations entre donneurs d’ordres et prestataires.
Les salariés de PEI ont été victimes d’une guerre commerciale entre Renault et PEI, où chaque camp se renvoyait la balle et les responsabilités, et accusait l’autre de mentir. C’est pourquoi SUD a demandé une réunion tripartite grévistes/PEI/Renault, ce qui a été refusé par Renault.
Le problème de fond est celui de la sous-traitance. Renault comme la plupart des employeurs a fait le choix d’externaliser de nombreuses activités, en créant par exemple en 2006 avec Veolia un GIE (Groupement Inter-Entreprises) dont le périmètre était les Services Généraux des établissements d’Ile-de-France. Tout un ensemble d’activités où travaillaient des salariés Renault (Reprographie, Maintenance, Logistique site, Implantations, Courrier, Centrale, SVE) a été externalisée progressivement.
Ce choix de la sous-traitance se fait au détriment des salariés sous-traitants, mais aussi des salariés Renault. L’externalisation permet à Renault de baisser ses coûts grâce à des appels d’offre réguliers. Une grosse partie des économies sont réalisées sur la masse salariale. Cela a un impact sur l’ensemble des salariés, y compris de Renault, en tirant les conditions de travail et les salaires vers le bas.
C’est le cas du nettoyage où des salariés de PEI travaillent au Technocentre depuis 25 ans passant par de nombreuses sociétés (ISS, Isor, TFN, Sodexo, Samsic…). Il y a pourtant des exceptions, comme à Renault Flins où le nettoyage est confié à des salariés Renault (dont des ouvriers de fabrication reclassés suite à leur usure au travail).

La sous-traitance permet à la direction de Renault d’ajuster les effectifs plus facilement en fonction de ses besoins, que ce soit à la hausse mais surtout à la baisse. Cette sous-traitance s’est aussi généralisée dans les « métiers » de l’Ingénierie et des Fonctions support.
Ce choix a aussi un coût en augmentant le nombre d’employeurs intermédiaires qui prennent leur marge au passage. Cela augmente aussi le turn-over des prestataires avec ses conséquences en termes de perte de compétences ou de temps passé à la formation des nouveaux arrivants.
Cette sous-traitance massive morcelle le collectif de travail. Elle affaiblit le rapport de force des salariés, divisés face à leurs employeurs.
La direction de PEI porte de lourdes responsabilités dans le déclenchement et la durée de la grève en rejetant toutes les fautes sur Renault. PEI n’aurait pas d’argent ? Pourtant son président et sa femme affichent devant leurs salariés payés au SMIC des signes ostentatoires de richesse (voitures et vêtements de luxe…) comme des nouveaux parvenus.
La direction de Renault est aussi responsable. Elle fait des économies sur le nettoyage, le réduit drastiquement les vendredis, et dit à PEI de se débrouiller avec ses salariés, car ce n’est pas à elle de financer son plan social… dont Renault est pourtant à l’origine.
C’est la détermination des grévistes qui leur a permis de gagner. Ils ont fait grève sur leur lieu de travail, avant d’être lock-outés par Renault qui a dévalidé leurs badges. Les grévistes ont occupé le siège de PEI à Morangis. Ils se sont adressés aux salariés de PEI de Renault Lardy, Boulogne ou Cléon.
| Face aux effets pervers de la sous-traitance et pour une société plus juste : Il faut internaliser les activités et les salariés du nettoyage. |
L’académie de Toulouse, dès le 30 mars, et l’académie de Versailles, à partir du 30 mai, ont mis en œuvre une procédure de “jobdating”. Celle-ci fait aujourd’hui scandale. Il s’agit d’une procédure accélérée de recrutement de personnels contractuels enseignants, mais aussi d’infirmiers et AESH. Les entretiens de recrutement durent entre 20 et 30 minutes et sont menés par des inspecteurs·trices. La seule condition de recrutement, pour les postes d’enseignant·es, est d’être titulaire d’un bac +3 minimum.
SUD éducation dénonce sans ambiguïté aucune cette procédure. Le caractère expéditif du recrutement laisse entendre à la société que les compétences professionnelles et les connaissances disciplinaires nécessaires pour exercer les missions concernées sont minimales. Il jette le discrédit sur les parcours de formation initiale dont ont bénéficié les professeur·es actuellement en poste. Ce nouveau mode de “prof bashing” est renforcé par la communication effectuée autour de ces job dating par les rectorats et les médias qui s’en emparent.
Cette procédure révèle l’état de délabrement dans lequel se trouve le service public d’éducation après plusieurs décennies de casse par les gouvernements successifs. Le métier n’attire plus les étudiant·es, comme en témoignent les chiffres des concours du premier et du second degré. Le nombre d’admissibles au CRPE, à titre d’exemple, est cette année particulièrement inquiétant. Les causes de cette crise du recrutement sont connues : déclassement salarial, moyens insuffisants, contre-réformes successives, casse de la formation initiale. Pour SUD éducation, il est plus que jamais nécessaire d’exiger un plan d’urgence pour l’éducation qui prenne en compte tous ces aspects.
Pour autant, les futur·es collègues qui sont recruté·es en ce moment ne sont pas à blâmer. Au contraire, SUD éducation les assure dès à présent de tout son soutien dans les épreuves qu’ils et elles auront à affronter. Partout, SUD éducation défendra ces collègues précaires, comme nous l’avons toujours fait.
Des chroniqueurs et des chroniqueuses témoignent pendant plus de six semaines des débats au sein du Palais de justice, jusqu’au 1er juillet 2022 sur https://proceslombard.fr/
Le procès Lombard est un moment de l’histoire sociale, SUD TELECOM IDF y participe activement.Il est essentiel que cette période noire de l’histoire des Télécoms ne disparaisse pas des mémoires. Par exemple, en 2008, nous découvrions un témoignage artistique, grâce aux travaux des équipes militantes SUD du CE de la Direction Régionale IDF Ouest (Yvelines -Val d’Oise) et du CE de la Direction Territoriale Orange IDF, le théâtre de l’opprimé, avec “Les impactés” de la Cie NAJE, ….
Il est à rappeler que c’est un représentant de SUD PTT, de l’IDF, au moment de la crise des suicides chez France Télécom qui a déposé la première plainte en 2009. Il est capital que les dirigeant-e-s des multinationales qui sévissent dans ce secteur sachent ce qu’ils et elles risquent en attentant à la santé et à la vie de leurs personnels
Il est fondamental que cette victoire en première instance, au goût néanmoins amer pour certain-e, soit un exemple, pour qu’il y ait de vraies politiques de prévention contre le harcèlement institutionnel au sein des entreprises.
Pour ce faire, SUD TELECOM IDF réfléchit collectivement et détermine les moyens pour ancrer cette Histoire et ses enseignements dans ses pratiques syndicales (formation militante, communication en direction du personnel, rappel aux dirigant-e-s, interpellation politique…).
De même, il est primordial que le CHS-CT (supprimé par Macron) soit ré-institué comme une Institution Représentative du Personnel à part entière, seule instance ayant capacité à mettre en exergue les fautes inexcusables des employeurs et à imposer le droit d’expertise dans des situations de dangers graves.
Le procès en appel se déroule actuellement pour 6 des 7 prévenu.es (du 11 mai au 1er juillet 2022) : Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes, Jacques Moulin, Brigitte Dumont, Nathalie Boulanger et Jean-Patrick Chérouvrier. L’ex-DRH Olivier Barberot s’est démis de son appel.
Les promoteurs.trices du « harcèlement de masse » sont à nouveau devant leurs juges.
Nous étions une trentaine de personnes aux profils très diversifiés ce mercredi 2 février 2022, à l’appel de l’Union Syndicale Solidaire, à la librairie La Nouvelle Réserve de Limay, pour discuter de la prison et du modèle de société qu’elle représente : des militant.es qui luttent contre le système carcéral, des anciens détenus, des personnes qui interviennent auprès des prisonniers, des curieux, et beaucoup d’habitant.es du Mantois qui refusent la construction d’une prison de Magnanville.
Au cours de cette rencontre, Nadia Menenger, autrice de deux livres sur la prison (“A ceux qui se croient libres” et “La liberté ne se mendie pas”, éditions l’Insomniaque) et Alex, membre du journal l’Envolée (porte voix des prisonniers en lutte, qui a édité le livre “La peine de mort n’a jamais été abolie”), ont pu donner un état des lieux actuel de la prison : 70 000 personnes sont détenues en France aujourd’hui, nombre qui ne fait qu’augmenter ces dernières années du fait de l’alourdissement des peines, des prolongements de détention pour contestation des conditions de (sur)vie carcérale, et que les programmes de construction pénitentiaires n’ont en rien amélioré. Plus on construit de prisons plus on enferme.
Les intervenants ont aussi insisté sur la composition sociale de la population carcérale : ce sont en très grosse majorité les pauvres, les exclus, les sans-papiers, les chômeurs que l’on enferme. L’image du prisonnier ultra-violent, asocial et inarrêtable ne sert qu’à renforcer l’adhésion de la population à un système carcéral qui maintient l’ordre économique injuste et inégalitaire imposé par cette société.
Les différentes réformes, de droite comme de gauche, n’ont pas infléchi cette tendance et les auteurs ont souligné l’hypocrisie de l’abolition de la peine de mort (la France étant la dernière à l’avoir votée en Europe !) alors que l’on enferme parfois jusqu’à la mort, avec des peines qui n’en finissent plus.
Enfin, avant un échange riche avec la salle, où chacun.e a pu exprimer soit un témoignage de détention particulièrement violent et injuste, soit un désaccord, soit une question ou un prolongement sur un aspect de la discussion, nous sommes revenus sur les luttes de prisonniers contre le sort qui leur est fait et sur les solidarités possibles avec l’extérieur. La prison étant un pilier de cette société capitaliste, au même titre que la police et la justice, lutter contre la prison c’est aussi lutter pour des hausses de salaires, contre le chômage, pour le lien social, la santé et l’éducation et contre l’exclusion, l’autoritarisme et le tout sécuritaire.
Toujours est-il que l’opposition au projet de prison de Magnanville nous rassemble, et que nous avons affûté nos armes théoriques pour combattre ce projet, et tous les autres !
Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons un montage de cette rencontre
Les ouvrages de cette soirée :
À ceux qui se croient libres – Thierry Chatbi, 1955-2006, Nadia Menenger, L’Insomniaque
La liberté ne se mendie pas, L’Envolée, 2001-2008, Olivier Cuelo, Nadia Menenger, L’Insomniaque.
La Peine de mort n’a jamais été abolie, Dits et écrits de prison choisis par L’Envolée
Accueil syndical à la librairie La Nouvelle Réserve, Limay.
Ouvert à toutes et à tous.
Après avoir fait grève lundi et mardi dernier, les salariés de PEI se sont remis en grève ce matin pour exiger le maintien de leur salaire et aucun licenciement suite aux mesures d’économies décidées par la direction Renault sur les prestations de services aux résidents du Technocentre.

Suite à de nouvelles mesures d’économies décidées par la direction de Renault sur les prestations de service aux résidents, l’ensemble des salariés de PEI qui assurent le nettoyage du Technocentre Renault à Guyancourt se sont mis en grève illimitée le mardi 3 mai 2022, pour revendiquer le maintien de leur salaire à 100%, ainsi qu’aucun licenciement ni aucune mutation.

La Direction PEI a une fois encore laissé éclater au grand jour son mépris des salaries au travers de leurs élus au Comité social et économique (CSE).
En suspendant notre mouvement de 48 heures sur les sites Renault, nous pensions que la société PEI allait répondre favorable à nos revendications, mais au lieu de ça, PEI n’a fait que confirmer la poursuite de sa précarisation et de la baisse de notre pouvoir d’Achat Pire encore, elle nous a indiqué que cette politique allait s’intensifier dans les prochains jours et
Cela risque de se pérenniser de manière de définitive.
Renault doit assumer ses responsabilités !
Comme à chaque fois, le donneur d’ordre « Renault » cherche à baisser le coût du contrat, c’est lui qui fixe un prix pour faire des économies.
Comme Renault peut-elle faire des économies sur le dos des salaires au SMIC et qui sont déjà amputé depuis plus de 2 ans de 30% en raison d’un programme de chômage partielle qui n’en
finit pas.
Mensuellement chaque agent perd environ 200 à 300 € par mois, ce montant oblige beaucoup d’entre nous à faire des sacrifices sur notre budget courses afin de boucler notre fin de mois, alors
que parallèlement Renault a annoncé en 2021 faire un milliard d’euros de bénéfices.
Tous les agents de propreté intervenant sur Renault ont vécu une période inédite et bouleversante et que devant cette crie, ces salariés étaient en première ligne sur le front à risquer leur vie.
Notre métier est utile et vital pour la survie des autres, c’est pour cette raison que devant autant de mépris, que nous devons rester mobilisé.
La seule récompense que nous avons eu pour notre engagement depuis plus de 2 ans, est de continue à perdre du pouvoir d’achat de manière continue.
Nos collègues de Renault ont été récompensé de leurs efforts et nous exigeons également le même traitement.
– Plus de chômages partiels sur tous les sites
– Pas de fermeture du vendredi
– Fin de la politique des paliers
– Fin de la dégradation de nos conditions sociales
A sa s’ajoute une volonté de la part de Renault de faire taire nos organisations syndicales, afin de faire avorter toute tentative de mouvement.
Renault refuse l’accès à nos représentants du personnel et aux délégués syndicaux de PEI sur ces établissements, se rendant coupable d’un délit d’entrave.
TOUS MOBILISÉS ET TOUS UNIS !
pour faire cesser la dégradation de nos conditions de travail