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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Luttes féministes

Etre une femme, être issue d’une minorité dans “la france de macron”

Etre une femme, être issue d’une minorité, ou être perçues comme telles continuent à présenter plusieurs dangers dans “LA FRANCE DE MACRON” en 2026.

Cela s’applique pour l’espace public, mais aussi et surtout dans nos lieux de travail, nos services publics ainsi que nos foyers ou lieux de vie et de loisirs.

Le Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France est très alarmant. En voici quelques extraits :

❖  En France, 17% des personnes de 15 ans et plus,
soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme dit hostile,

❖  Le masculisime est un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques. Les adultes ne sont pas épargnés par la diffusion des discours masculinistes, qui peuvent légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre.

❖  Certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

La situation est grave à tous les points de vue. Elle est renforcée par un système politique français sexiste capitaliste et raciste, au premier rang duquel se trouvent des dirigeants politiques qui se succèdent et ne cessent de se servir en premier, au mépris des plus précaires et des minorités. Le gouvernement n’a cessé de le démontrer ces dernières années :

  • Hausses des féminicides : 136 en 2023, 141 en 2024, 166 en 2025 (chiffres NOUS TOUTES)
  • Accroissement records des écarts de richesses : avec Macron la pauvreté n’a jamais été aussi élevée en France (chiffres INSEE 2025)
  • Affaires diverses telles Depardieu ou Abittan, dans lesquels les époux Macron se permettent de prendre la défense d’accusés notoires de viols et agressions sexuelles
  • Soutien à des pays génocidaires et mépris du droit international
  • Défilés néo-nazi autorisés tous les ans en France depuis 2022

Cet échantillon est loin d’être exhaustif mais tout converge vers une montée de l’extrême droite dans le pays et entretient le développement de projets politiques xénophobes, contre toutes celles et ceux que les luttes féministes défendent. Les immigré.es sont réprimé.es et chassé.es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes homophobes et transphobes, handiphobes, l’extrême droite et ses relais exercent des violences permanentes et étendent leur influence grâce aux médias achetés à leur cause.

Etre une femme, être issue, être perçue comme une une minorité à Jeunesse et Sports

Dans ce contexte, notre service public JS a évidemment une responsabilité centrale en matière de protection des plus fragiles, d’égalité et d’émancipation de toutes et tous. Qu’il s’agisse de la protection des mineur.res, des violences dans le sport, d’égalité entre les femmes et les hommes, de luttes contre les discriminations, … nos missions sont nombreuses et vitales, encore plus peut-être que les années précédentes.

Mais les moyens mis à disposition de nos politiques publiques sont nettement insuffisants. Santé mentale des jeunes, violences faites aux femmes-minorités, … toutes ces grandes causes nationales auxquelles nos services jeunesses et sports sont associés de près ou de loin paraissent être de la « poudre de perlimpinpin » tant les crédits et les effectifs sont réduits : Baisse de 17% du budget JS en 2026 et division des effectifs JS par deux en près de quinze ans (5 400 personnes aujourd’hui). Du reste tant que le ministère se bornera à une vision aussi minimaliste et étroite de la lutte contre les violences, en y mêlant de façon totalement absurde, voire très problématique, la lutte contre le séparatisme, nos services sont contraints à des résultats très en deçà des besoins.

Puisque nous ne manquons pas de chiffres alarmants, il faut rappeler que “la France de Macron” c’est aussi :

  • Augmentation de la violence contre les enfants :
    Un enfant sur sept est victime de violences dans le sport
    (chiffres Fondation pour l’Enfance, 2024).
  • Augmentation des violences sexistes et sexuelles :
    – 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail
    – 8 viols ou tentatives de viol par jour au travail en France
    (chiffres Eurostat, 2024 et AVFT).

Ces différents chiffres sont tout simplement aberrants, tant du point de vue des résultats et de leurs conséquences, que du point de vue de l’absence de moyens publics d’ampleur.

A jeunesse et sports nous devons ainsi constater que nos collègues ne cessent d’être confronté.es à ces dangers, tant en tant que victimes de violences sexistes et sexuelles au travail, par des collègues, supérieurs ou partenaires et usagers, que dans le cadre de leurs missions.

* En effet, il n’est pas rare que des collègues ou des responsables hiérarchiques usent de leur fonction pour protéger et défendre des mis en cause, soit pour des raisons de proximité avec les agresseurs, soit pour des raisons idéologiques et masculinistes.

* En plus d’agir à l’encontre des victimes et de contrevenir aux missions régaliennes de police administrative, ces pratiques viennent fragiliser les collègues engagées dans ces missions, qui la plupart du temps subissent elles aussi des discriminations.

C’est la double peine !

* Et la mirabelle sur la génoise, ce sont les collègues, les responsables hiérarchiques et l’Administration toute entière qui se taisent face à ces agissements, laissant les collègues-victimes, à leur propre sort, ou en charge de montrer patte blanche ou rendue responsable de prouver par milles preuves qu’elles ont bien été discriminées, agressées, violées, assujetties ou silicenciées.

Il est grand temps de foutre le feu à tout ça.
Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions !

  • Si vous êtes témoin, victime de situations similaires, ne restez pas seule, parlez-en autour de vous ou ÉCRIVEZ-NOUS pour témoigner, discuter et construire- consolider un contre-pouvoir féministe dans nos lieux de travail.
  • Pour poursuivre des discussions sur le sujet, se former aux enjeux féministes à JS, rejoignez nos FORMATIONS. La prochaine aura lieu les 09 et 10 mars à Orléans : Riposte féministe à jeunesse et sports.
  • Pour lutter, inventer de nouvelles formes d’actions pour se défendre et conquérir de nouveaux droits, rejoignez Solidaires JS, rejoignez les mobilisations féministes toute l’année, dont celle de la grève du 08 mars 2026.

Nous sommes et resterons mobilisé.es tous les jours pour l’égalité et la solidarité entre toutes et tous. Le 08 mars 2026 soyons en grève féministe et manifestons ensemble pour imposer un rapport de force et faire valoir nos droits et nos revendications.

Là où l’égalité ne s’impose pas,

Volons-là,

Partout, tout le temps !

Solidairesjs@net-c.com

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antifascisme antiracisme Internationalisme Répression Violences policières

Minneapolis : mobilisation syndicale anti-raciste

Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

Suite au double meurtre de la  milice-police anti-immigrés à Minneapolis, Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250 a bien voulu répondre à nos questions notamment sur la mobilisation du mouvement syndical. Le syndicat CWA a été fondé en 1938 représente des travailleurs aux États-Unis, à Porto Rico et au Canada dans les domaines des communications et de l’information, ainsi que dans les médias, le transport aérien, la télévision (hertzienne et câblée), les services publics, l’enseignement supérieur, la santé, l’industrie manufacturière, les hautes technologies et bien d’autres secteurs. 700 000 travailleurs en sont membre dans les secteurs privé et public.

Quelle est la situation à Minneapolis concernant les migrant·es et la répression organisée par l’ICE ? Quelles mobilisations ou actions syndicales sont organisées ?

La situation des travailleur·euses migrant·es est critique. Trois mille agents de l’ICE et d’autres agents fédéraux ratissent la région métropolitaine de Minneapolis-St. Paul et l’État du Minnesota. Des milliers de travailleur·euses immigré·es ont été arrêté·es et envoyé·es dans des centres de détention dans d’autres États avant d’être expulsé·es du pays. Beaucoup ont été brutalisé·es. Au moins un homme, un ressortissant nicaraguayen, qui avait été enlevé à Minneapolis, est décédé dans un camp de détention fédéral au Texas. De très nombreux travailleur·euses latino-américains vivent pratiquement dans la clandestinité, ne quittant pas du tout leur domicile. Un Vénézuélien travaillant pour Door-Dash (un service de livraison basé sur une application) a été poursuivi par l’ICE, puis blessé par balle à la jambe alors qu’il s’enfuyait chez lui. Des travailleurs ont été agressés par l’ICE alors qu’ils sortaient les poubelles sur leurs lieux de travail. Un quartier scolaire populaire a signalé que l’ICE avait commencé à utiliser des enfants comme « appâts » pour piéger et enlever leurs parents (et souvent les enfants aussi !). La communauté somalienne, dont la grande majorité a un statut légal et dont la plupart sont désormais citoyens, a également été diabolisée et spécifiquement ciblée par la police fédérale. Plusieurs membres de syndicats ont été déportés, dont plus de 20 membres du SEIU 26 (concierges et agents de sécurité) et, cette semaine, 10 membres du HERE (employés d’hôtels et du secteur hôtelier) ont été déportés alors qu’ils-elles étaient à leur poste à l’aéroport. Trois membres du CWA, appartenant à des sections locales partenaires et non à la nôtre, ont également été déportés. De même pour deux travailleurs originaires du Laos qui vivaient aux États-Unis depuis 50 ans et travaillaient à l’usine New Flyer de St Cloud, dans le Minnesota, depuis 20 ans. Et un collègue mexicain qui était membre du syndicat Newspaper Guild, affilié au CWA, et travaillait dans une organisation locale à but non lucratif.

Quelle est la position de votre syndicat, le CWA 7250, et du mouvement syndical face à ces mesures répressives ?

Notre section locale ne compte pas beaucoup de membres immigrés, mais certains de nos membres ont un statut légal et d’autres ont des parents immigrés. Cependant, notre section locale croit fermement au principe « UNE BLESSURE POUR UN EST UNE BLESSURE POUR TOUS » [vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier américain]. Nous avons donc sensibilisé nos membres à leurs droits légaux, soutenu les actions et les déclarations anti-ICE dans les villes jumelles [Minneapolis–Saint Paul], et soutenu et organisé la « Journée de la vérité et de la liberté – PAS DE TRAVAIL – PAS D’ÉCOLE – PAS DE SHOPPING ». Nous avons mobilisé la majorité de nos membres pour qu’ils ne se rendent pas au travail le 23 janvier : un centre d’assurances a été complètement fermé (300 travailleurs) ; un centre d’appels a enregistré 86 % d’absents ; la majorité des travailleurs de 20 magasins de détail, que nous représentons, ont participé. Nous avons incité nos membres à participer à des actions de rue et certains de nos membres participent à des groupes de réaction rapide anti-ICE dans leur quartier. Une de nos membres a récemment été violemment agressée alors qu’elle faisait partie d’un groupe de réaction rapide de son quartier qui affrontait l’ICE lors d’un enlèvement près de son domicile.

Le 23 janvier, une manifestation de grande ampleur a été organisée sous le slogan « PAS DE TRAVAIL, PAS D’ÉCOLE, PAS DE SHOPPING ». Comment cela s’est-il déroulé ?

Ce fut un immense succès : des dizaines de milliers de travailleur·euses ont débrayé et jusqu’à 100 000 personnes ont défilé par une température de -20 °C. Plus tôt dans la journée, une grande action menée par des travailleur·euses et des membres du clergé a temporairement fermé l’aéroport international MSP, tandis que des militant·es ont bloqué le siège de l’ICE. À la suite de cela, dans ce qui semble être un acte de représailles évident, un infirmier syndiqué de l’hôpital des anciens combattants [Alex Pretti] a été exécutée en plein jour alors qu’elle filmait l’ICE à Minneapolis. Cet événement fait suite au meurtre similaire d’une mère au foyer homosexuelle [Renee Good] dans sa voiture alors qu’elle manifestait contre l’ICE, et, comme mentionné précédemment, à l’enlèvement d’un employé de restaurant nicaraguayen par l’ICE à Minneapolis, qui a été envoyé au Texas où il est décédé dans un camp de détention. Les syndicats, les groupes communautaires et les militants radicaux discutent des prochaines étapes, avec une manifestation massive et deux grandes meetings sont prévus aujourd’hui.

Vidéo d’entretien (en anglais) avec Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250

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Actu Solidaires 78 antiracisme Défense de nos libertés Luttes migrant·es

13 février : Le gouvernement fabrique des sans-papiers : il est urgent de respecter les droits et la dignité de toutes les personnes vivant en France

Le collectif “Bouge ta Pref” coordonne une mobilisation de protestation contre les conditions faites aux étrangers avec et sans papiers le 13 février simultanément dans tous les départements d’Ile de France.

Les collectifs d’associations CEFY et RAMY ont décidé de se joindre à cette mobilisation dans les Yvelines. Un tract est proposé par les organisations du collectif (en pièce jointe) Ce mouvement du 13 février sera suivi en mars par un rassemblement à Paris.

Dans les Yvelines nous organisons donc un rassemblement le Vendredi 13 février à 11h au plus près de la préfecture.
Nous voulons participer à une dynamique collective pour faire connaître notre désapprobation de la loi Darmanin, des circulaires Retailleau, du manque de moyens et des pratiques de la préfecture.

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antifascisme Culture

Mercredi 4 février L’extrême droite contre le livre

avec Pierre Jacquemain, Laurence de Cock, Nicolas Norrito, Thierry Discepolo, Clémence et Léa

Mercredi 04 février – Maison des métallos

#idées #littérature

À l’heure où les offensives contre la culture, le savoir et la pensée critique se multiplient, cette soirée propose d’examiner comment l’extrême droite s’en prend au livre, aux auteur·ices, aux maisons d’édition et, plus largement, à la liberté d’expression.

La librairie Libertalia et l’Observatoire national de l’extrême droite s’associent pour une rencontre publique autour des enjeux actuels de la diffusion des idées et de la résistance culturelle.

Animée par Pierre Jacquemain (Politis), la discussion réunira Laurence de Cock (historienne, vice-présidente de l’Oned), Nicolas Norrito (cofondateur de Libertalia), Thierry Discepolo (fondateur des éditions Agone) ainsi que Clémence et Léa (militantes Sud-Culture).

Une table ronde engagée pour défendre la vitalité du débat intellectuel et le rôle indispensable du livre dans la construction d’un espace démocratique.

Une initiative de l’Observatoire national de l’extrême droite

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Histoire

[Université Populaire du Mantois] – Vendredi 6 février à 19h au Pavillon Duhamel – Images de la grande dépression

Ce portrait d’une ouvrière migrante avec ses enfants, prise en 1936 pendant la grande dépression aux Etat-Unis par Dorothea Lange est devenu l’image même de la détresse humaine en temps de crise, indépendamment de toute référence temporelle.

Ce regard sur une terrible réalité sociale a été posé par des photographes (Lange, Evans, Post Wolcott, Lee …) recrutés par l’agence gouvernementale de la Farm Security Administration pour ”révéler la véritable situation du pays” et mettre en avant la politique du New Deal mis en place par le président démocrate Franklin Roosevelt.

Ces photographes ont sillonné le pays entre 1935 et 1943, créant une œuvre collective unique.

Jacques Jaudeau est un ancien professeur d’histoire-géographie, conférencier dans le domaine de la photographie

Cette intervention s’inscrit dans le cycle ”Aspirations démocratiques” de l’Université Populaire du Mantois.

Entrée libre et gratuite

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(re)Penser notre syndicalisme

Catalogue des formations syndicales Solidaires janvier / juillet 2026

Les inscriptions se font par les structures syndicales qui adressent au CEFI Solidaires Ile de France les fiches d’inscription. En ce qui concerne les formations dans le cadre d’un mandat CSE ainsi les demandes de congés dans le cadre d’un mandat de la Fonction Publique, merci d’envoyer les copies de demande de congés CSE/SSCT ou économique.

Pour les inscriptions et toutes les demandes, merci d‘écrire à l’adresse suivante :
formationidf@solidaires. org ou formationcefiidf@gmail.com

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