Ces fiches sont disponibles à l’accueil syndical Solidaires 78 (tous les mardis de 17 à 19 h à la librairie La Nouvelle réserve) et sur Internet à cette adresse
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Rassemblement le 12 février à 11h devant le siège social d’Amazon France 67, Boulevard Leclerc – 92110 Clichy
Depuis que des équipes Solidaires sont implantées dans les entrepôts et sociétés de la galaxie Amazon en France faisant vivre un syndicalisme fondé sur la lutte, la multinationale n’a eu de cesse de tenter par tout moyen de s’en débarrasser. D’autant que depuis la crise du COVID, les équipes Solidaires lui ont démontré qu’il y avait de sérieuses limites à l’exploitation des travailleurs et travailleuses. Et que ceux-ci avaient des droits qu’Amazon n’avait d’autre choix que de respecter.
Malgré cela, Amazon n’a jamais accepté de se plier aux droits élémentaires respectant la santé et la sécurité de ses salarié-es. Tout comme elle n’a jamais accepté que son chiffre d’affaires puisse être contraint par le droit du travail et les droits sociaux des salarié-es. Toutes celles et ceux qui dans son personnel revendiquent le respect des règles collectives, des conditions de travail et un salaire digne doivent dégager au plus vite. D’où une pluie de sanctions et de licenciements sous des prétextes farfelus, inexistants ou instrumentalisant le moindre incident pour se débarrasser des gêneurs et des gêneuses !
Sauf que respecter le droit du travail, c’est permettre aux travailleurs-euses de travailler sereinement, base de leur efficacité. Amazon peut automatiser autant qu’il le veut, son personnel demeure la source indispensable de son chiffre d’affaires. La raison lui dicte par conséquent de respecter ses salarié-es, de les écouter plutôt que tenter de d’infantiliser et imposer la docilité en placardisant et réprimant ses représentant-es syndicaux.
Des mobilisations et rassemblements ont eu lieu ces derniers mois devant ses établissements. La direction d’Amazon a été interpellée pour que soit mis à fin à cette situation inadmissible qui porte préjudice au personnel et écorne sérieusement l’image sociale qu’elle voudrait se donner. Il est donc plus que temps qu’elle réponde favorablement aux intérêts de ses salarié-es, annule les sanctions prises, réintègre les syndicalistes injustement sanctionnés et fasse cesser son harcèlement.
Le 12 février, exigeons de la direction d’Amazon France l’annulation des sanctions et son engagement à ce que les droits des salarié-es soient réellement respectés. Si Amazon veut réellement faire croire à la démocratie sociale dans ses entrepôts, qu’elle commence par faire cesser la violence patronale contre celles et ceux qui produisent les richesses de l’entreprise. Le rapport de force est indispensable, mobilisons nous en masse devant d’Amazon France !
Non à la loi des patrons, pour le respect des salarié-es, toutes et tous à Clichy le 12 février !
Le vendredi 26 janvier 1996, sur la région de Paris-Sud-Est, le premier syndicat SUD Cheminots qui deviendra très vite SUD-Rail, voit le jour. Très rapidement, d’autres syndicats régionaux seront créés à Paris-Est, Paris-Saint-Lazare, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Rouen, Metz-Nancy, Lyon, Chambéry et Montpellier. La position de la direction confédérale CFDT, durant le conflit social de 1995 dans le ferroviaire, a poussé des centaines d’adhérentes et d’adhérents à se coordonner, avec des camarades de la CGT, des non-syndiqué·es, pour créer un nouvel outil syndical avec comme ambition de « se donner les moyens d’un renouveau du syndicalisme ».
30 ans après, la fédération SUD-Rail est devenue une organisation syndicale incontournable dans le secteur ferroviaire et partie prenante du mouvement social avec l’Union syndicale Solidaires. En ce début 2026, nous sommes des milliers à faire vivre notre syndicalisme professionnel, interprofessionnel et international. Notre engagement est porté par trois incontournables : la défense immédiate des salarié·es, la volonté de changer la société et la nécessité constante d’être un contre-pouvoir.
Dans cette période de crises successives, notre projet syndical nécessite une réévaluation régulière, mais nous gardons toujours cette utopie qui peut avoir une incidence décisive sur les mouvements sociaux. Dès que nous le pouvons, nous faisons le maximum pour renforcer des luttes immédiates – dans les entreprises et dans la société – qui permettent de se dépasser dans l’action de classe.
Nous luttons, car nous voulons vivre de notre travail, sans aucune oppression et dans un monde en paix !
Cette année 2026 sera une occasion de partager, collectivement, des bilans de nos 30 dernières années pour tracer les 30 prochaines. Nous sommes un syndicat qui souhaite devenir un passage obligé pour les salarié·es et continuer d’être un espace d’émancipation individuelle et collective.
En 2026, allons chercher le plus de victoires pour offrir des perspectives et redonner du pouvoir d’agir à notre classe sociale. C’est la meilleure stratégie pour affronter la xénophobie, le racisme et l’extrême droite ! 30 ans, c’est l’âge pour prendre encore davantage ses responsabilités dans l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques !
Il va falloir continuer à compter sur nous !
Face à la montée de l’extrême droite, le syndicalisme de lutte est un rempart essentiel.. Sa force ? L’ancrage territorial, sa capacité à mobiliser, et à construire l’unité dans la diversité. Les élections
municipales de mars 2026 sont un enjeu crucial. Laisser des mairies aux mains de l’extrême droite banaliserait encore davantage les discours et les actes de haine et de discrimination qui nous innondent quotidiennement notamment via les médias du milliardaire Bolloré.
L’extrême droite nie l’urgence écologique, sacrifiant l’avenir sur
l’autel du profit et du repli identitaire. Pourtant, ce sont les classes populaires — des banlieues aux ruralités — qui subissent déjà de plein foutet les conséquences des canicules, des inondations, et de la précarité énergétique. La jeunesse, en première ligne, exige des solutions : une véritable transition écologique, la fin des discriminations et des privilèges. Les syndicats doivent porter ces revendications, lier justice sociale et transition écologique, et refuser les fausses solutions sécuritaires, racistes ou climatosceptiques.
L’extrême droite prospère là où les services publics mais aussi le
syndicalisme reculent. Pour la contrer, il faut syndicaliser massivement, aller à la rencontre des travailleurs et travailleuses,
partout et surtout dans les territoires délaissés. Contre le désespoir dont se nourrit l’extrême droite on doit imposer les luttes sociales et la conscience de classe.
Les syndicats ne sont pas seuls : ils doivent s’allier aux mouvements antiracistes, féministes, écologistes, et aux collectifs actifs dans les quartiers. Les périphéries urbaines et les ruralités ne sont pas des réservoirs de voix pour l’extrême droite, mais des bastions de résistance à organiser. Ensemble, transformons l’urgence en force pour un futur solidaire, écologique, et sans place pour la haine.
Publié le 26 janvier 2026
Cette tribune collective a été signée par plus de 400 personnalités politiques, associatives, syndicales, culturelles et universitaires et a été publiée dans le Monde le lundi 26 janvier 2025.
Lire la tribune sur le Monde (réservé aux abonné·es)
A l’heure où le Rojava (Kurdistan de Syrie) et son projet politique subissent une attaque militaire sans précédent menée par le gouvernement de transition syrien (GTS), il est essentiel de le dire clairement : malgré ce qui est trop souvent présenté dans les discours médiatiques, ce qui se joue aujourd’hui en Syrie n’est pas un affrontement communautaire ou religieux, mais l’opposition entre deux visions et projets politiques pour l’avenir de la Syrie.
Le gouvernement du président syrien, Ahmed Al-Charaa défend une « République arabe syrienne » centraliste, antidémocratique, réprimant les droits politiques et syndicaux ainsi que ceux des femmes et des minorités religieuses et ethniques, et prépare une poudrière où l’organisation Etat islamique (EI) est déjà en train de reconstituer sa force destructrice. Les puissances occidentales soutiennent ce projet, tout en veillant à sa soumission à leurs intérêts et en sanctuarisant l’occupation israélienne dans le sud ainsi que celle de la Turquie dans le nord.
Pourtant, une autre voie existe : celle d’une Syrie décentralisée, démocratique, et accordant une place politique centrale aux femmes et aux minorités culturelles et religieuses, s’appuyant notamment sur les expériences d’émancipation menées au Rojava et dans le Nord-Est syrien par l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes), ainsi que sur plus de cinquante ans de résistance aux massacres et au régime totalitaire des Al-Assad.
Depuis un an, à travers toute la Syrie, des militantes des droits des femmes, des forces progressistes, dirigeants communautaires arabes, alaouites ou encore druzes ont exprimé leur refus du projet d’Ahmed Al-Charaa, bien éloigné des aspirations premières de la révolution, et leur soutien au modèle de l’Aanes.
Ce déploiement de violence est intervenu après l’interruption brutale des négociations engagées depuis le 10 mars 2025 entre l’Aanes et ses forces armées, les FDS (Forces démocratiques syriennes) d’un côté et le gouvernement de transition syrien de l’autre. Si les représentants de l’Aanes ont réaffirmé leur attachement à l’unité du pays dans le cadre d’une Syrie décentralisée, le gouvernement n’a avancé sur aucun des points majeurs des accords préliminaires : décentralisation politique et préservation de certaines structures politiques propres, droits politiques pour les minorités, retour sécurisé des déplacés internes.
Dès le 6 janvier, les forces armées du gouvernement de transition syrien attaquaient les deux quartiers à majorité kurde d’Alep, Cheikh-Maqsoud et Achrafieh, puis lançaient une nouvelle offensive directement contre les territoires de l’Aanes. En deux semaines, plusieurs dizaines de civils ont été tués dans les attaques, des maisons et infrastructures civiles prises pour cible et des dizaines de milliers de personnes, majoritairement kurdes, déplacées de force. Plusieurs civils, des combattants et combattantes ont été assassinés de sang-froid ou décapités par les milices islamistes, en violation des lois internationales régissant la guerre.
C’est donc une guerre totale qui s’ouvre entre les forces de l’Aanes et celles du gouvernement de transition syrien. Les cantons de Kobané et de Djézireh, historiquement kurdes, sont maintenant assiégés. L’électricité, l’eau et Internet sont coupés à Kobané, mettant en péril les conditions de vie de 250 000 personnes. Des risques de nettoyage ethnique et de cycles de représailles sont extrêmement élevés. Le cessez-le-feu déclaré le 20 janvier n’a pas été respecté par le gouvernement de transition et les attaques continuent.
Les FDS ont perdu plus de 12 000 personnes dans la lutte contre l’EI et bénéficiaient jusqu’alors du soutien des Etats-Unis au titre de leur participation à la coalition internationale. Celui-ci a pris fin mardi et les FDS sont trahies une fois de plus dans l’indifférence et l’hypocrisie. Dans une déclaration, l’envoyé spécial des Etats-Unis, Tom Barrack, a transféré la responsabilité de la lutte contre l’EI au gouvernement syrien, alors même que, ces derniers jours, des centaines de prisonniers ont été remis en liberté par ses forces.
Les violences qui visent l’Aanes et les Kurdes ne sont malheureusement pas nouvelles. En mars [2025], en instrumentalisant un soulèvement d’anciens cadres du régime Assad, les forces gouvernementales ont commis des massacres contre les communautés alaouites, qui ont continué au cours de l’année. En juillet, ce sont les communautés druzes qui ont été la cible d’attaques violentes. Ces politiques et massacres à l’encontre de groupes ethniques et religieux pourraient constituer des crimes contre l’humanité au regard du droit international.
Dans le même temps, Al-Charaa a annoncé l’intégration de combattants djihadistes dans l’armée régulière. Autant de faits qui révèlent l’instabilité et les véritables intentions politiques de ce gouvernement de transition, dans un pays ravagé où les habitants aspirent pourtant à vivre, ensemble, en paix.
Malgré ces faits, l’Union européenne vient de signer un chèque de 620 millions d’euros au gouvernement syrien pour la reconstruction du pays. Ces actes incarnent une diplomatie où les droits humains et les aspirations des peuples sont sacrifiés sur l’autel des intérêts économiques et géopolitiques. La Syrie représente une manne pétrolière, un nouveau marché pour la France et les autres puissances occidentales. C’est aussi un partenaire stratégique pour le gouvernement israélien – responsable de génocide, selon la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU –, avec lequel des accords ont été conclus à Paris début janvier sous la supervision des Etats-Unis.
Nous refusons que nos dirigeants choisissent le parti d’un pouvoir dangereux et répriment les manifestations de soutien aux Kurdes. Dans le Nord-Est syrien, la mobilisation générale a été décrétée lundi 19 janvier, et des Kurdes des quatre parties du Kurdistan affluent aujourd’hui pour soutenir le Rojava, les acquis de sa révolution ainsi que la possibilité d’une Syrie démocratique. Partout en France, nos actions parlementaires, politiques, syndicales et culturelles doivent se renforcer afin de soutenir cet espoir et la population kurde attaquée à Djézireh et Kobané.
La communauté internationale doit prendre une position ferme pour protéger les populations, défendre les droits et les territoires des Kurdes de Syrie, défendre l’autonomie des institutions civiles, politiques et militaires de l’Aanes, le retour de tous les déplacés dans les régions occupées par les milices soutenues par la Turquie, ainsi que la coexistence pacifique et l’autodétermination de tous les peuples qui composent la Syrie. L’ONU et les Etats membres doivent garantir le maintien d’un corridor humanitaire vers la ville de Kobanê afin d’acheminer l’aide dans les quantités nécessaires aux besoins de la population assiégée ainsi que le rétablissement de l’eau courante et de l’électricité.
Les syndicats et associations réunis dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale (AES)* dénoncent la manipulation des annonces concernant le Fonds vert et rappellent que le budget actuel acte un recul scandaleux.
Dans le cadre des négociations autour du PLF 2026, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 200 millions d’euros du Fonds vert.
Si cette augmentation semble être une bonne nouvelle, elle est minime par rapport aux coupes colossales faites sur le Fonds vert ces deux dernières années : passé de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’euros cette année.
Les épisodes de canicule et de froid ne font que mettre en lumière la vétusté d’une grande partie des écoles et établissements scolaires publiques, où les températures peuvent aller de 8 à plus de 36 degrés :
Les travaux de rénovation n’avancent pas assez vite : à l’opposé des besoins, cette nouvelle baisse drastique du Fonds vert limiterait encore les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.
L’Alliance écologique et sociale souligne l’urgence d’augmenter massivement les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.
Dans son rapport “L’École bien dans ses murs” publié en septembre dernier, l’AES montrait qu’il faudrait a minima 5 milliards d’€ par an sur 10 ans fléchés vers la rénovation des établissements scolaires.
Le rapport soulignait que la dégradation des bâtiments scolaires renforce les injustices scolaires, sociales et territoriales, tout en dégradant la santé et les conditions de travail des élèves et du personnel de l’établissement.
C’est pourquoi, ne pas abonder le Fonds vert à la hauteur des enjeux, c’est envoyer un mauvais signal aux personnels de l’Éducation nationale et aux élèves qui doivent pouvoir travailler et étudier dans des conditions dignes.
Au lieu de couper encore plus le budget du Fonds vert par rapport à l’année dernière, les organisations de l’Alliance écologique et sociale demandent de rehausser de manière significative l’enveloppe de ce dispositif pour atteindre 5 milliards d’€ pour la rénovation des écoles.
*La FSU, Sud Education, la CGT Educ’Action, Greenpeace France, Oxfam France, Les Amis de la Terre France, la Confédération paysanne et Attac
Le SUNDEP Solidaires revient sur les violences en milieu scolaire, mises à jour notamment après les scandaleuses révélations sur l’établissement Bétharram.
Alors qu’est dévoilée aujourd’hui, dans la presse, une proposition de loi qui a pour objectif de «renforcer le contrôle des établissements privés», le président de la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC) pousse la provocation à vouloir envoyer Bétharram «aux oubliettes».
Violences en milieu scolaire : l’après Bétharram
Le scandale de Bétharram, puis la commission d’enquête Vannier-Spillebout qui en a découlé, ont révélé ce que le SUNDEP Solidaires dénonce depuis des années : la quasi-absence de contrôle des établissements privés, qu’ils soient sous contrat que hors contrat.
Ce manque de contrôle a entraîné l’invisibilisation de violences systémiques, de harcèlement moral et sexuel massif. Pendant des décennies, la parole des élèves a été méprisée. Directions, tutelles et État ont fermé les yeux. Ils ont non seulement laissé faire, mais ont passé sous silence les faits et réprimé les lanceur·euses d’alerte.
Six mois après le rapport de cette commission, où en est-on ?
Force est de constater que rien n’a réellement changé. Aucune mesure sérieuse n’a été prise, aucune protection des victimes mise en place. Des missions de contrôle sont certes engagées dans les établissements sous contrat, mais de manière très disparate selon les académies, sans cadre national ni transparence. Et malgré les manquements graves que relèvent 42 rapports d’inspection auxquels la presse a eu accès (Médiacités, 22 janvier 2026), aucune suite n’a été donnée par le ministère.
Pire encore : le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique démontre, par ses prises de positions publiques – notamment sur la prière en classe – que le respect de la loi n’est pas une priorité pour l’Enseignement catholique. Il dénonce une prétendue « instrumentalisation » des contrôles tandis que l’autorité de tutelle des établissements privés va jusqu’à évoquer un complot.
Le SUNDEP Solidaires exige la systématisation des inspections des établissements privés (finances, sécurité, pédagogie), la diffusion des rapports d’inspection et la mise en place de sanctions réellement dissuasives en cas de non-respect du contrat d’association. Nous demandons également le renforcement du statut de lanceur·euse d’alerte afin que celles et ceux qui dénoncent les dérives soient protégé·es et non sanctionné·es.
Ne laissons pas les établissements privés continuer à agir en dehors du droit et hors de tout contrôle.
Réaffirmons notre refus :
Le SUNDEP Solidaires continuera à se battre pour la protection des élèves et des personnels, pour le respect de la laïcité et de la liberté de conscience des élèves et des enseignant·es, pour le respect des programmes – comme l’EVARS – et pour faire évoluer le statut de l’ensemble des personnels (y compris pour la vie scolaire et les directions) vers un système unifié et public de l’enseignement.
Le 8 janvier, le régime iranien a décidé d’isoler l’Iran du reste du monde. Ce black-out lui permet ainsi de dissimuler la répression sanglante du soulèvement populaire, qui a débuté le 28 décembre 2025.
Les rares vidéos partagées sur les réseaux sociaux, parvenues avant la coupure d’Internet montrent l’ampleur des mobilisations mais également le chaos dans lequel la population est plongée. Comme d’habitude, la réponse du régime est sanglante. Ses forces répressives massacrent les manifestant·es en utilisant des armes létales et chimiques. Les provinces du Lorestan et d’Ilam, où vivent des minorités ethniques Kurde et Lors, ont été le théâtre des répressions les plus meurtrières.
De plus, de nombreuses vidéos et images présentent des familles cherchant à identifier leurs proches tué·es, devant des amoncellements de sacs mortuaires. Les corps sont rendus aux familles en échange d’aveux forcés, de cautions élevées, d’intimidations.
Le bilan de ce massacre a atteint selon Mai Sato, rapporteuse de l’ONU sur l’Iran : « des dizaines de milliers de victimes ».
Dans son dernier bilan, HRANA (Human Rights Activists News Agency) fait aussi état de l’arrestation d’au moins 41 283 personnes.
Le chef de l’autorité judiciaire iranienne a indiqué que les dossiers des manifestant·es accusé·es de violences risquent la peine capitale. Le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a également exprimé son inquiétude vendredi 23 janvier, redoutant le sort qui sera réservé aux manifestant·es arrêté·es.
« Les violences sexuelles sont utilisées comme une arme clé dans l’arsenal répressif des autorités iraniennes », confirme Amnesty international, dans un rapport concernant la répression du mouvement « Femme, vie, liberté ». Les violences sexuelles sont souvent accompagnées d’autres formes de torture et de mauvais traitements, notamment des passages à tabac, des flagellations, des décharges électriques, l’administration de pilules ou d’injections non identifiées.
Le 17 janvier dernier une manifestation de plus de 5 000 personnes a été organisée à Paris, à l’initiative de collectifs iraniens, de l’intersyndicale, et d’organisations féministes. Les participant·es ont dénoncé cette répression sanglante et ont exprimer leur soutien aux luttes populaires en Iran. Ils/elles dénonçaient la République islamique d’Iran et les actions menées par les monarchistes iraniens, en scandant « ni Shah, ni Mollah »
L’émancipation des iranien·nes est confrontée à une double instrumentalisation :
– Celle des forces impérialistes représentées en premier lieu par les États-Unis et Israël qui, sous prétexte de vouloir défendre les intérêts des iranien·nes, menacent d’intervenir militairement.
– D’autre part celle du fils de l’ancien Shah qui cherche à s’imposer en leader depuis son exil, et dont le projet est ultralibéral.
Le soulèvement populaire ne doit pas être confisqué par des ingérences étrangères qui ne portent pas la voix du peuple iranien.
L’Union syndicale Solidaires réitère son soutien inconditionnel à toutes formes de lutte du peuple iranien pour son émancipation.
Elle exige notamment :
– la fin immédiate de la répression,
– la liberté d’organisation et de manifestation,
– la libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux,
– le respect par l’Etat iranien de ses engagements internationaux en matière de droits humaines et de libertés syndicales,
– l’arrêt immédiat des exécutions et l’abolition de la peine de mort,
– l’abandon des projets d’intervention militaire des Etats-Unis et/ou d’Israël, que les monarchistes appellent de leurs vœux,
– l’édiction de sanctions financières et pénales contre les auteurs/trices et commanditaires des violences et crimes perpétrés contre la population.
Paris, le 29 janvier 2026
A l’usine Stellantis de Poissy, les travailleur.euses et des sous-traitants s’organisent. Sud industrie et sa section de Stellantis ont pour objectif de mettre en avant des garanties nécessaires pour que chacun·e des salarié·es puissent continuer à faire vivre sa famille après la fabrication de l’Opel Mokka. Ici, comme ailleurs, les travailleurs et travailleuses doivent s’organiser pour contrer les plans de licenciements et les fermetures d’usines.
Nous n’aurons rien sans lutter !
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Solidaires/Canal Marches Expression Directe 2026 n°1
Diffusion le Mardi 20 janvier 2026 vers 00h30 sur France 2
Rediffusion le Jeudi 22 janvier 2026 vers 09h25 sur France 5
Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.
Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.
Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.
Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.
Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.
Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.
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