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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Conditions de travail

Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Communiqué – Canicule : le travail doit s’arrêter !

Il fait trop chaud au boulot ! en 8 questions

Quels sont les risques du travail en pleine chaleur ?

Les épisodes de canicule se multiplient. Or ils sont dangereux pour la santé au travail : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Quand une personne est exposée de manière prolongée à une chaleur excessive, elle peut développer des pathologies diverses : œdèmes, céphalées, spasmes, nausées, vomissements, et dans les cas les plus graves perte de connaissance pouvant conduire à la mort.
Au premier signe de malaise, confusion… il faut mettre la personne dans un endroit frais, la rafraîchir, et appeler le SAMU au 15 ! La personne qui fait un malaise devra déclarer un accident de travail pour bénéficier des droits attachés, surtout si le médecin fait le lien entre les conditions de travail et le malaise.

Quelle est la responsabilité de l’employeur ?

La loi prévoit que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salarié-es, en y intégrant les conditions de température. Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (art. L 4121-1 du code du travail).

Existe-t-il une température à partir de laquelle l’employeur doit agir ?

Si l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnels) considère que les effets sur la santé commencent à partir de 28 degrés pour les emplois recourant à l’activité physique et 30 degrés pour les activités sédentaires…. Le Code du travail ne prévoit pas spécifiquement des températures maximales de travail !

Toutefois, l’employeur doit prendre des mesures pratiques de prévention :
– organisation du travail pour éviter les tâches fatigantes physiquement, aménagements horaires
pour travailler plus tôt, ou moins longtemps, pauses régulières,
– mise en place de mesure de protection collective (stores, volets, ventilation, etc )
– mise à disposition gratuitement et en quantité suffisante de l’eau fraîche et potable à proximité des postes de
travail, distribution d’eau,
– mise à disposition de pièces de repli climatisées, d’abris…

Quel-les sont les salarié-es ayant une protection particulière ?

Seul-es les salarié-es de moins de 18 ans ne peuvent être affectés à des travaux les exposant à des températures extrêmes. Le Code du travail ne prévoit pas d’autres catégories de salarié-es qui pourraient bénéficier d’une protection particulière !

Que faire si la situation devient intenable ?

Contre la chaleur au travail on peut agir syndicalement ! N’hésitez pas à demander l’intervention des représentant-es syndicaux-ales pour :
– obliger l’employeur à prendre les mesures de prévention ;
– de déclencher un droit d’alerte pour situation de danger grave et imminent… cela vous permettra si rien n’est fait de faire des droits de retrait.
– demander la réunion dans l’urgence du Comité social et économique (CSE) pour acter des mesures.
– faire intervenir la médecine du travail ou de prévention ainsi que l’inspection du travail.

Puis-je arrêter de travailler ?

Le droit de retrait permet d’arrêter le travail lorsqu’un salarié rencontre une situation présentant “un danger grave et imminent” pour sa vie ou sa santé, à condition d’en informer immédiatement son employeur.
Si le Haut Conseil de la Santé Publique recommande aux salariés d’arrêter le travail dès les premiers signes de malaise, la validation d’un droit de retrait demeure à l’appréciation des Conseils de prud’hommes si l’employeur conteste le droit de retrait ou si le salarié voit sa rémunération diminuer.

Quels dispositifs peuvent être mis en œuvre par l’employeur ?

L’employeur peut demander à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) le placement de ses salariés en activité partielle (prévues par les articles L. 5122-1 et suivants et R. 5122-1 et suivants du Code du travail), les périodes de canicules entrant dans les situations prévues (“sinistre ou intempéries de caractère exceptionnel”).

Cela peut prendre la forme :
– de la réduction du temps de travail ;
– de la fermeture temporaire de tout ou partie de l’établissement, pendant laquelle les salariés sont en inactivité totale.

A compter de 50 salarié·es, l’employeur doit consulter le CSE sur le dispositif sollicité. Lorsque le CSE n’a pas pu être réuni, cet avis peut être recueilli postérieurement à la demande.

Placés par l’employeur en temps partiel, les salarié·es ne peuvent se voir imposer du télétravail sur les heures déduites. Il lui est possible par contre de placer ses salariés en télétravail pour la partie des heures à travailler.

Les salarié·es placé·es en activité partielle sont indemnisé·es à hauteur de 60% minimum de leur rémunération antérieure brute. L’employeur peut toutefois décider de majorer le taux d’indemnisation. Les heures travaillées doivent être rémunérées normalement par l’employeur et n’ouvrent pas droit au versement de l’allocation d’activité partielle. Les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation rémunérés en-dessous du SMIC perçoivent une indemnité égale à leur rémunération antérieure.

Les périodes d’activité partielle sont prises en compte pour les droits à la retraite, un trimestre est validé si le salarié a été indemnisé au titre de l’activité partielle de 220h, dans la limite de 4 trimestres par année civile.

Et pour le secteur du BTP ?

En plus des mesures de prévention d’ordre général, l’employeur du BTP doit mettre à disposition un local protégé leur permettant de récupérer dans des bonnes conditions ou à défaut d’aménager le chantier pour préserver la santé et la sécurité des salariés. Il doit aussi mettre à disposition “de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur“…

En cas de suspension du chantier si le travail devient impossible ou dangereux, les salariés peuvent être placés en chômage intempéries, après consultation du CSE.

La fiche numéro 36 : il fait trop chaud au boulot en 8 questions

Le tract : Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Ces périodes de fortes chaleurs sont la conséquence des dérèglements climatiques. Ce sont les activités des plus riches qui produisent une crise environnementale dont les plus pauvres et les plus précaires sont les premier·es à payer le prix. L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • des températures minimales et maximales de travail, selon le type d’activité et travailleurs travailleuses.
  • des autorisations d’absences sans retenues de salaire lors d’évènements climatiques violents.
  • le retour des CHSCT à taille humaine, avec des prérogatives renforcées et des moyens de fonctionnement indépendants de toutes autres instances, nécessaires à l’articulation de la protection de la santé des travailleurs·euses, déliées des CSE / CSA /CST, pour prendre en compte dans un cadre dédié la santé la sécurité et les conditions de travail. Les CHSCT doivent devenir des CHSECT Comité Hygiène Sécurité Environnement et Conditions de Travail.
  • de nouveaux droits des travailleurs et travailleuses pour peser davantage sur les orientations, y compris technologiques, concernant l’ensemble de la filière de production dans l’optique d’une meilleure prise en compte des besoins communs
  • que les salarié·es puissent reprendre le contrôle sur la reconversion des entreprises et des services publics.
  • la sobriété énergétique et l’autosuffisance des lieux de travail.
  • exiger dans les IRP des bilans carbone directs et indirects des entreprises.

Tract : Décret « chaleur intense » au travail : Le ministère du Travail laisse crever (de chaud) les salarié·es

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Morts au travail par forte chaleur, plus jamais ça !

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Conditions de travail Répression

Mobilisation pour les conditions de travail des inspecteur-trices du travail et contre leur répression !

  • Tract unitaire (voir pièce jointe) : Un rapport accablant pour les conditions de travail au Ministère du Travail, de l’Emploi et des Solidarités
  • Contre la répression syndicale de deux inspecteurs du travail : rassemblements à Grenoble et à Paris, et pétition : Dans le contexte très tendu autour des contrôles de l’inspection du travail le 1er Mai, et suite à la parution d’un rapport d’un cabinet externe APTEIS  ( qui a fuité dans la presse) sur la souffrance dans les services du ministère du travail, deux camarades grenoblois sont victimes de répressions syndicales de la part de leur direction. Ils ont même été entendu en audition pénale suite à la plainte pour harcèlement moral de leur cheffe de service qui est en fait une mesure de représailles pour leur militantisme.
  • pétition à signer ici : https://c.org/MGsTtCJWkh

Tous et toutes concerné.es, tous et toutes mobilisé.es le 18 juin 2026 !

  • à Paris à 10h devant les locaux de la DRH 74 rue Oliviers de Serre  ( métro convention ou porte de Versailles)
  • A Grenoble : rassemblement à partir de 10h30 au 1 avenue Marie Reynoard (38000), devant les locaux de la DDETS 38 ( Tram A, arrêt Malherbe)
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Conditions de travail

Plutôt que financer la sécu, le gouvernement attaque encore nos arrêts maladie !

Par un décret paru le 13 juin dernier, le gouvernement limite la durée d’indemnisation des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois en cas de prolongation. Un autre décret du même jour fixe à 4 ans la durée maximale des arrêts de travail pour les accidents du travail et maladies professionnelles.

Ces plafonds entrent en vigueur au 1er septembre 2026, sauf exception en raison de l’état de santé du patient, et s’appliquent aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes).

Comme si les salarié·es malades étaient responsables de leur situation ! Délais de carence, plafonnement des indemnisations : la finance pèserait-elle plus lourd que le soin et la guérison ?

Derrière cette décision gravée dans la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, c’est une révolution conservatrice qui s’opère. Alors que la Sécu est normalement là pour donner le temps nécessaire au soin et à la réparation, elle mettra désormais la pression pour faire revenir travailler, quitte à mettre la santé des travailleur·euses en danger. Le travail tue mais le gouvernement regarde ailleurs.

La réalité est cependant toute autre :

  • L’absentéisme reste élevé, notamment chez les cadres, avec une explosion des arrêts pour santé mentale devenue le deuxième motif des arrêts longs.
  • Les indemnités journalières explosent : 18 milliards d’euros pour la Sécu en 2025, en hausse d’1 milliard par an.

Et au lieu de s’attaquer aux causes réelles (conditions de travail pourries, sous-effectifs, management toxique…), le gouvernement choisit de renforcer les contrôles et raboter les indemnités journalières.

L’Union syndicale Solidaires dénonce cette logique injuste et dangereuse. Nous refusons que la santé des travailleurs soit sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

Solidaires exige l’abrogation de ces décrets et un véritable financement de la sécurité sociale à commencer par l’abrogation des exonérations des cotisations patronales, une augmentation des cotisations et des salaires, une lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de travail. La justice sociale plutôt que le capital.

Paris le 15 juin 2026

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Conditions de travail Défense de nos libertés Répression

Ils ne nous empêcheront pas de lutter !

Contre toutes les répressions

Manifestation samedi 20 juin à 15h à Paris
Du siège de la Banque Postale en passant par le ministère des Affaires Étrangères pour finir au ministère du Travail

Il est facile de constater que plus les gouvernements déroulent leurs politiques anti-sociales, racistes et militaristes, plus le patronat et l’État répriment les mouvements et les militants et militantes du monde du travail et de la jeunesse.

En 2025, les rassemblements contre la répression vis-à-vis des militants et militantes syndicaux, contre la guerre à Gaza ou dans la jeunesse ont souvent été des succès sur le plan numérique. Des milliers de personnes se sont rassemblées en solidarité avec celles et ceux qui subissaient les coups des patrons ou de l’État. 

À La Poste, entreprise qui supprime des milliers d’emplois chaque année, cette logique répressive se déploie avec force. Pour ce faire elle emploie contre ceux et celles qui luttent des méthodes expéditives et brutales. On y respire un parfum d’impunité !

Impunité alors qu’un reportage d’Envoyé spécial avait fait la lumière sur une « cellule spéciale » qui au plus haut niveau de l’entreprise visait (et vise encore ?) à étouffer les causes professionnelles des suicides à La Poste. Étouffé aussi le scandale de centaines de milliers de masques chirurgicaux stockés et non distribués aux postiers et postières pendant l’épidémie du Covid en 2020.

Impunité également sur la « carte des partenaires », document RH interne qui classe les agents selon leur opposition aux projets de suppressions d’emplois et qui préconise « la contrainte » pour qu’ils s’y rallient. Contournement de l’obligation de transparence sur la quantification de la charge de travail des facteurs et factrices. La Poste va jusqu’à combattre juridiquement le Règlement Intérieur du CSE Central qui permet aux élu·es de se déplacer librement dans les locaux de l’entreprise et de communiquer oralement avec les salariés.

Cerise sur le gâteau : la pratique des faux témoignages visant à calomnier, faire condamner ou licencier abusivement des syndicalistes de l’entreprise est monnaie courante dans la plus grande entreprise du pays. L’un des exemples les plus graves : un haut cadre de La Poste avait tenté de salir Gaël en l’accusant d’avoir des liens avec des djihadistes auprès de la rédaction de France 2 pour tenter d’empêcher la diffusion du reportage d’Envoyé spécial. La Poste veut aujourd’hui, 8 ans après cette grève de 2018 et une victoire juridique en cour d’appel de Versailles de janvier 2019, remettre en cause sa liberté de circulation dans les centres.  

Le 10 juillet 2025, Gaël, Yann, Mohamed, Brahim et Dalila ont été condamnés à des amendes pour « violation de domicile professionnel ». Gaël a même été sanctionné par 6 mois de prison avec sursis pour « violation de domicile et violences » plus de 11 ans après les faits. Des peines qui vont largement au-delà de ce que prouvent les vidéos et des réquisitions du procureur, pourtant peu soupçonnable de sympathie à l’égard des militants syndicalistes puisqu’il demandait des Travaux d’Intérêt Général. Un verdict clairement politique.

Alors, de quoi nos camarades postiers et postières sont-ils coupables ? D’avoir représenté leurs collègues grévistes ? De s’être rendus au siège de leur entreprise lors d’un conflit du travail ? D’avoir exercé leurs mandats syndicaux ? D’avoir obligé la Poste à embaucher des collègues précaires ? D’avoir démontré durant leur procès que la Poste a menti sur les faits de violences et fait mentir depuis onze ans plusieurs de ses salariés pour se débarrasser de syndicalistes ? D’avoir rassemblé plus de 600 personnes lors du procès du 12 juin 2025, des postiers en grève, des syndicalistes CGT, Solidaires, des militants de gauche et d’extrême gauche, déterminés à s’unir face à la répression patronale et d’État indépendamment de leurs étiquettes respectives ? 

Gaël, Brahim, Dalila, Mohamed et Yann ont fait appel. De l’audience qui se tiendra en appel, il nous appartiendra de faire le procès d’une justice au service des patrons et d’en faire une tribune pour exiger la réintégration de Gaël, Yann et Mohamed. S’ils sont définitivement condamnés ce sont toutes nos actions militantes qui seront impactées.

En 2026, La Poste a licencié Samuel, facteur à Thuir et représentant du personnel pour SUD PTT 66. C’est bien son activité syndicale (dénoncer les dysfonctionnements, veiller sur les agents, combattre les suppressions de postes…) qui dérange la direction. La preuve : après avoir analysé le dossier monté par La Poste, deux inspecteurs du travail se sont prononcés contre le licenciement ! Pour avoir fait grève durant le conflit contre la réforme des retraites, Alexandre, facteur à Perpignan, secrétaire général de la CGT FAPT 66 est sanctionné de 24 mois de mise à pied dont 6 avec sursis. Notre camarade s’est donc vu interdire de travailler à La Poste et privé de salaire pendant 18 mois ! 

Et il y en a malheureusement beaucoup d’autres à La Poste. Des centaines, et cette campagne contre la répression va s’attacher à les rendre visibles : Salim, Éric, Yann, Olivier, Stéphanie, Didier, Florence, Nazha, Samir, Florian, Mounir, Willy, Djeamel, Man, Medhi, Gracilien, Thomas, Sébastien… 

Mais la lutte contre la répression à La Poste ce sont aussi des victoires : Vincent, secrétaire départemental de SUD Poste 78 qui a définitivement fait condamner la direction de La Poste pour discrimination syndicale, harcèlement et « préjudice direct à l’intérêt collectif de la profession. » C’est aussi le cas de Christophe, de la CGT FAPT 14, qui après avoir été sali par des accusations infondées a arraché sa réintégration au terme d’une bataille juridique acharnée de quatre ans et demie. Nous espérons pareille victoire dans le cadre de la procédure engagée par plusieurs CSE contre la note d’orientation qui permet à La Poste d’imposer ses réorganisations et ses suppressions d’emplois dans tous les métiers.

La répression à La Poste a une logique d’ensemble qui vise à faire taire ceux qui refusent la privatisation à l’œuvre dans l’entreprise. Nous avons besoin de plus de bureaux de Poste dans nos villes, de plus de postiers et postières avec des salaires et des conditions de travail qui nous permettent de vivre et pas de survivre. Une commission d’enquête parlementaire devrait faire toute la lumière sur ces « pratiques baillons. »

Mais la répression n’est pas propre à La Poste, ni à SUD ou la CGT. D’après les chiffres de la confédération CGT ce sont plus de 1000 syndicalistes CGT qui sont sous le coup de la répression. Ils veulent une classe qui se tienne sage parce que nous luttons pour nos conditions de vie et d’existence, contre l’islamophobie et tous les racismes, contre les violences policières, contre la colonisation, les guerres et les agressions militaires, pour la solidarité entre les travailleurs et les peuples du monde entier. 

Pour toutes ces raisons, nous devons faire bloc ! Nous sommes aux côtés de Tayeb Khouira de SUD Aérien, de Baptiste Anglade de la CGT 38, de David Pijoan de la FSU 33, d’Anasse Kazib de Sud Rail Gare du Nord, d’Alex Pelico de Solidaires Informatique 57, de Olivia Zemor présidente d’Europalestine, de Rima Hassan Eurodéputé pour la France Insoumise… et de tous ceux et toutes celles qui font face à la répression et à l’acharnement de l’État et des patrons pour leurs combats pour la justice et l’émancipation.

IIs ne nous empêcheront pas de lutter ! Contre toutes les répressions : toutes et tous à Paris

Manifestation le samedi 20 juin 2026, à 15h

Du Siège de La Banque Postale au Ministère du Travail en passant par le ministère des affaires étrangères.

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antifascisme Conditions de travail

Tribune Flambée des prix des carburants : le RN en défense des géants pétroliers !

Publié le 24 mai 2026

Tribune parue dans l’Humanité

Par Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

Alors que les prix flambent depuis l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le Rassemblement national martèle sa recette miracle sur les plateaux télé, sur ses affiches et a même lancé une pétition : il faut baisser les taxes.

Si la solution peut séduire tant le prix du carburant peut peser sur les budgets, elle est révélatrice de la boussole du Rassemblement national : épargner les grandes entreprises. Dans la poursuite de l’opération séduction engagée par Jordan Bardella auprès des grands patrons, le parti d’extrême droite se fait ainsi le défenseur des marges de Total et des géants pétroliers.

Baisser la TVA à 5,5 %, cela a un coût pour les finances publiques, estimé autour de 17 milliards d’euros par an. C’est autant de moins pour financer nos services publics : nos hôpitaux, écoles, transports… Et c’est inutile sans encadrement des prix ! L’expérience de la restauration a montré que les prix ne baissent pas car la différence est affectée à l’augmentation des marges. C’est surtout ne pas toucher un seul euro des superprofits réalisés à l’occasion de la guerre. Ainsi, Total a réalisé à lui seul 5 milliards d’euros de bénéfices sur les 3 premiers mois de 2026. Pour le seul mois de mars, les surprofits du secteur représentaient 2,5 milliards d’euros. Ces profits sont réalisés en spéculant sur la guerre et les cours du pétrole.

Pour ne plus avoir à choisir entre remplir le caddie et remplir le réservoir, il existe d’autres solutions.

Premièrement, bloquer les prix à la pompe. C’est possible, ça a déjà été fait, c’est immédiat, et ça ne coûte rien. Plus généralement, nous défendons l’encadrement des prix de l’énergie comme bien de première nécessité pour se nourrir ou se chauffer. Deuxièmement, taxer les surprofits, pour faire contribuer les géants du pétrole et les milliardaires plutôt que de détruire encore plus nos services publics. Troisièmement, augmenter les salaires, pour que plus personne ne soit à la merci d’une augmentation de 40 centimes le litre pour boucler le mois.

Ces trois solutions simples, le RN les rejette toutes. En juillet 2022, il a voté contre l’augmentation du SMIC à l’Assemblée nationale. En octobre 2022, il a voté contre la taxe sur les superprofits au niveau européen. Et plutôt que le blocage des prix, il propose la subvention des pétroliers par l’argent public. Des paroles aux actes il y a un gouffre : loin de la défense parfois revendiquée du monde du travail, le RN défend ainsi les puissants.

La crise actuelle est structurelle. Elle doit faire l’objet de mesures d’urgence mais aussi accélérer la sortie de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles. La loi-cadre sur le financement des transports en discussion au parlement devrait ainsi tenir compte du contexte pour organiser le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun, pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

Certaines entreprises doivent aussi se reconvertir. Mais pas sur le dos de leurs salarié·es. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires. Nous devons imaginer un nouveau statut du ou de la salarié·e de la transition écologique, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Faisons de la nécessaire rupture écologique un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.
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Commerce Conditions de travail

Mise en cause de l’Etat de droit au service de la dégradation des acquis sociaux – Retour sur l’ouverture des commerces le 1er mai 2026

Publié le 15 mai 2026

Communiqué commun CGT, FSU, LDH et Union syndicale Solidaires

Par un communiqué du 21 avril 2026, le Premier ministre a annoncé un nouveau projet de loi pour remettre en cause le jour chômé du premier mai à compter de 2027, en dépit de la motion préalable de rejet sur le précédent texte.

Ce même communiqué précisait que pour le 1er mai 2026, les services de l’Etat recevraient des instructions pour que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes puissent ouvrir « sans souffrir d’aucune conséquence », cela en méconnaissance d’une loi au demeurant d’ordre public.

Face à son échec pour modifier la loi, le gouvernement a créé de toute pièce un flou juridique en réalité inexistant. Plus encore, il s’est assis sur un principe fondamental du droit du travail que constitue l’indépendance de l’inspection du travail, consacré par de la convention 81 de l’OIT. Ce principe interdit notamment à l’exécutif de demander aux inspecteurs du travail d’exercer dans un sens déterminé, leur mission de contrôle de l’application de la législation du travail.

Sur le recours formé par plusieurs syndicats de travailleurs devant le Conseil d’Etat, le Premier ministre a rétropédalé, supprimé son communiqué et invité le Conseil d’Etat à constater qu’il n’y avait plus lieu de se prononcer. La décision rendue sur ce recours, qui condamne le Premier ministre au versement d’une somme de 4000 euros au bénéfice des requérants, constate et regrette la confusion persistant dans le public du fait de la communication gouvernementale.

La veille du 1er mai, le gouvernement a réitéré ses « engagements » vis-à-vis des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes, en totale contradiction avec les propos qu’il venait de tenir devant le Conseil d’Etat. Le 1er mai, le Premier ministre revendiquait l’ouverture des boulangeries.

Nos organisations condamnent cette stratégie de destruction des acquis sociaux qui consiste à encourager les employeurs à méconnaître la loi en se fondant sur des fausses incertitudes juridiques.

Elles fustigent le double discours adopté par le gouvernement lors de cette séquence et le mépris affiché pour l’indépendance des inspecteurs du travail.

Elles déplorent qu’un Premier ministre puisse appeler à ne pas tenir compte des lois en vigueur et constatent, avec gravité, une nouvelle attaque à l’Etat de droit émanant de ceux-là même qui doivent faire appliquer la loi.

Signataires : Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Union syndicale Solidaires

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Agriculture anti-validisme Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Précarité

Pétition pour un statut des AESH

Publié le 12 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

La précarité n’a que trop duré et seul un statut permettra d’avancer vers une véritable amélioration des conditions de nos collègues Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap. Alors que les négociations avec le gouvernement vont enfin commencer (20 mai prochain) pour la mise en place d’un statut pour les AESH, l’Intersyndicale (CDFT EFRP, FO EA, SEA UNSA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et SNETAP-FSU) vous propose d’appuyer les collègues qui y participeront en envoyant massivement une carte postale signée à Madame La Ministre de l’Agriculture pour réclamer ce statut.

Pour signer en ligne cette carte pétition, nous vous proposons d’utiliser l’outil suivant : https://intersyndicale.fr/carte-postale/ qui fonctionne comme une pétition et qui crée une carte postale en ligne pour réclamer un statut pour les AESH. Ces cartes générées seront imprimées et envoyées par l’Intersyndicale à Madame la Ministre de l’Agriculture tous les 15 jours. Elles seront également remises en masse lors d’un temps fort au mois de juin

Nous vous remercions pour votre soutien !

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Conditions de travail

Hausse des prix du carburant et de l’énergie : il y a urgence à augmenter nos salaires !

L’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a déclenché un choc pétrolier dont les effets se font directement ressentir sur notre niveau de vie. Pour qu’aller travailler ne coûte pas encore plus cher, il nous faut des mesures d’urgence.

Augmenter les salaires

La forte augmentation des prix à la pompe pèse directement sur nous. À cela s’ajoute parfois la facture de gaz ou de fioul. Alors que l’inflation repart en forte hausse, à 2,5% en mars, les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises. Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement et l’indexation des salaires sur l’inflation.

Encadrer les prix

Comme l’eau, l’énergie est un besoin essentiel pour se déplacer ou se chauffer. Ses prix doivent donc être sortis du marché spéculatif. Plutôt que d’enrichir les actionnaires il faut répondre aux besoins vitaux de la population. Nous revendiquons le blocage des prix du carburant et l’encadrement des prix de l’énergie.

Taxer les sur-profits

Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Une filiale de Total Energie a ainsi réalisé 1 milliards de $ de bénéfices en mars en pariant sur la hausse du prix du baril. Les prix à la pompe ont grimpé dès le début du conflit alors qu’il faut plusieurs semaines entre l’extraction du pétrole et son arrivée à la pompe (transport, raffinage…) et sans rapport avec le coût du brut. En France, les compagnies pétrolières amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour depuis le début de la crise. Nous revendiquons la taxation des sur-profits réalisés sur la flambée des prix de l’énergie et la réappropriation publique du secteur de la production d’énergie.

Stopper l’agression militaire

Il faut agir pour mettre fin aux guerres d’agression aux conséquences humaines dramatiques qui n’ont pour seul motif l’accaparement des ressources et entraînent de graves conséquences pour les populations et la planète.

Développer les alternatives au tout-voiture

Loyers chers qui obligent à habiter loin de son travail, insuffisances du réseau de transports collectifs, horaires décalés… Trop souvent, la voiture est la seule option pour se rendre à son travail. Nous revendiquons que le Forfait mobilité durable devienne obligatoire pour l’employeur et l’investissement dans le service public pour développer de réelles alternatives au véhicule individuel et des politiques tarifaires incitatives, pouvant aller jusqu’à la gratuité.

Ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer leurs crises et leurs guerres.

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Conditions de travail Vidéo

Lutter contre l’externalisation -Table ronde SUD Culture, SUD PTT et Solidaires du 7 avril 2026 [vidéo]

Publié le 5 mai 2026

Agent·es d’accueil, de surveillance, de médiation… Depuis plusieurs années, les salarié·es du secteur culturel se mobilisent contre leurs conditions de travail dégradées. Ces salarié·es ont en commun de travailler pour des sous-traitants dans les établissements culturels.
Toutes les missions caractéristiques d’un musée sont sous-traitées à des entreprises, dont l’unique but est le profit financier !

Depuis 2024, les syndicats Sud Culture, Sud PTT (P2ST), et Solidaires ont déposé 8 plaintes contre ces musées et leurs prestataires, pour dénoncer un prêt de main d’œuvre illicite.
Le 7 avril, les travailleur·euses et les avocat·es se sont réuni·es pour expliquer leur combat : quelles sont les conséquences concrètes de l’externalisation sur leur travail, et comment la voie judiciaire peut être un outil de la lutte.


Captation : Nicolas de Sud culture Solidaires Montage : Thibaud de Sud Culture Solidaires Enregistré dans les locaux de l’Union syndicale Solidaires le 7 avril 2026

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anti-validisme Conditions de travail

Salarié·es en situation de handicap : quel accès à l’emploi ?

Publié le 30 avril 2026

En 2025, si le nombre de travailleur·euses handicapé·es en emploi s’élève à 1 352 000, le nombre de demandeur·euses d’emploi dans cette situation reste alarmant : 515 000.

Le taux de chômage des salarié·es en situation de handicap s’élève à 12 %, soit presque le double de celui de la population générale (7 %). La durée moyenne d’inscription au chômage d’un·e salarié·e concerné·e dépasse deux ans (815 jours en 2024).

Un accès aux qualifications entravé dès la formation

Les postes occupés par les personnes en situation de handicap sont globalement moins qualifiés. Dans le privé comme dans le public, les postes d’employé·es sont prédominants, tandis que les emplois de cadres sont largement sous-représentés (seulement 10 %, soit deux fois moins que pour l’ensemble de la population active).

Cette situation est le résultat d’inégalités structurelles qui débutent bien avant l’entrée sur le marché du travail :

  • Une scolarité sous contraintes : Les parcours sont souvent hachés par la maladie ou l’inadaptation des établissements (manque de moyens humains et techniques). Les ruptures de parcours limitent de fait l’accès aux diplômes du supérieur.
  • Le plafond de verre de l’alternance : L’accès à l’apprentissage reste complexe pour les jeunes handicapé·es, faute d’accompagnement suffisant pour adapter les postes en cours de formation.
  • Une formation professionnelle continue défaillante : Une fois en poste, la progression est freinée par des formations peu adaptées aux rythmes de santé ou aux besoins spécifiques, enfermant les salarié·es dans des emplois d’exécution.

Différence public/privé : un fossé persistant

Le taux d’emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi (BOETH) dans le secteur privé n’atteint que 4,3 %. Il est nettement en retrait par rapport au secteur public qui, avec 6,36 % en 2025, respecte enfin l’obligation légale de 6 % instaurée par la loi de 2005.

On observe toutefois des disparités selon les versants de la fonction publique :

  • Fonction Publique Territoriale : 7,68 %
  • Fonction Publique Hospitalière : 6,26 %
  • Fonction Publique d’Etat: 5,28 %

Le taux plus élevé dans la territoriale s’explique par l’intégration des reclassements pour inaptitude, plus nombreux dans ces métiers en raison de la pénibilité et d’une forte usure professionnelle.

Le secteur public recrute mieux. Les raisons :

  • Le recrutement contractuel sur emplois réservés avec titularisation au bout d’un an, qui ouvre une voie spécifique aux jeunes en situation de handicap.
  • Le contrôle des DOETH (Déclaration d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés) par le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) qui vérifie la réalité des effectifs déclarés et applique des pénalités financières (contributions) proportionnelles au nombre de travailleur·euses manquant·es pour atteindre les 6 %.

Quant au secteur privé :

  • En 2025, seules 41 % des entreprises atteignent le taux de 6 % (les grandes entreprises embauchent davantage que les petites et moyennes entreprises – PME).
  • 28 % des PME de plus de 20 salarié·es n’emploient aucun·e travailleur·euse en situation de handicap de manière directe (contre moins de 2 % pour les administrations).
  • Le contrôle automatisé par l’URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) via les DSN (Déclaration Sociale Nominative) révèle que 10 à 15 % des entreprises commettent des erreurs de calcul dans leur effectif.

L’obligation d’emploi doit être portée à 8 %

Selon la Cour des Comptes, la reconnaissance de la qualité de travailleur·euses handicapé·es (RQTH) concerne 3,3 millions de personnes en 2024, soit 8,1 % des personnes en âge de travailler. Ce chiffre corrobore la revendication de Solidaires de porter l’obligation légale à 8 %, bien au-delà des 6 % actuels.

Plus largement, 6,8 millions de personnes (16,6 % de la population active) sont limitées par un problème de santé durable ou un handicap. Il est donc urgent de réviser le niveau de l’obligation d’emploi, comme le permet la loi de 2018 qui prévoit une révision tous les 5 ans… restée lettre morte à ce jour.

Pourquoi exiger 8 % ?

  • Le taux de chômage massif des salarié·es handicapé·es (12 %).
  • Le vieillissement de la population.
  • L’effet de la réforme des retraites à 64 ans : le report de l’âge de départ génère davantage de situations de handicap et d’inaptitude liées à l’usure professionnelle. Rappelons que 80% des handicaps surviennent au cours de la vie.

Pour une société inclusive, l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap doit être une priorité !

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