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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Luttes féministes

Fffrac – Rassemblement le 8 mars prochain à Mantes la Jolie

“Le 8 mars, nous crierons “NON” à l’affaiblissement des services publics, aux réformes qui impactent nos droits humains, comme par exemple le droit à disposer de notre corps, le droit au logement et le droit à l’asile. Ces mesures précarisent encore les femmes et les personnes LGBTQIA+.

Rendez-vous le vendredi 8 mars de 17h à 18h devant la gare de Mantes-la-Jolie

Ensemble pour une grève féministe le 8 mars 2024

POURQUOI ?

  • Pour une réelle égalité salariale et professionnelle
  • Pour une réelle lutte contre les violences sexistes, sexuelles, gynécologiques et un accompagnement des victimes
  • Pour une revalorisation des métiers féminisés
  • Pour un rééquilibrage des pensions
  • Pour une éducation féministe et égalitaire à l’école
  • Pour l’inscription du droit à avorter dans la constitution
  • Pour une solidarité internationale
  • Pour un accueil, un traitement à égalité, une reconnaissance de toutes les femmes migrantes et/ou rendues invisibles
  • Pour la paix à Gaza et partout dans le monde

Luttons ensemble pour ce monde égalitaire que nous voulons construire !

Fffrac tant qu’il le faudra”

Communiqué des Fffrac

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Finances publiques Luttes féministes

Égalité salariale, en ce 8 mars 2024, le compte n’y est toujours pas !

Les inégalités salariales persistent et les inégalités au travail restent légions : temps partiels, congés parentaux essentiellement pris par les femmes, carrières moindres, métiers féminisés dévalorisés avec les salaires les plus bas…

 A la DGFiP, en 2022, les femmes sont toujours en tête pour le congé parental (94,7%), la disponibilité et le congé sans traitement par exemple.

En matière de promotion, les femmes sont largement majoritaires dans ces voies d’évolution de carrière que sont les concours internes et examens professionnels (62,4%), listes d’aptitude (60,3%), tableaux d’avancement (59,2%) pour les changements de grade.

Selon le dernier rapport annuel sur l’état de la Fonction Publique (édition 2023 / données 2021), à la Fonction Publique de l’État, l’écart de salaire en équivalent temps plein entre les femmes et les hommes est de 13,4 %. Aux Ministères Économiques et Financiers, en 2021, l’écart en défaveur des femmes est de 8,10 %.

A la DGFiP, l’écart est de 6,2 % (rémunération mensuelle moyenne par ETP) : -6 % sont dus à l’effet « ségrégation des corps », -0,7 % sont dus à l’effet primes et le tout est modéré à raison de +0,5 % par un effet démographique favorable aux femmes.

4 facteurs permettent d’expliquer et de mesurer les écarts de rémunération existants : l’effet temps partiel, l’effet ségrégation : écart lié, en présence de plusieurs corps, à une différence de proportion femmes – hommes dans chaque corps en fonction du niveau de rémunération de ces corps (s’il est négatif, les femmes sont sous-représentées), l’effet démographique : au sein de chaque corps, écart lié à des proportions différentes de femmes et d’hommes dans les grades et échelons et enfin l’effet primes (à corps-grade-échelon identique, il s’agit de l’écart de primes).

La DGFiP reconnaît elle-même les différences de rémunération liées aux postes occupés et aux évolutions de carrière. Mais ensuite ?

L’étude des Bilans Sociaux remplacés par les Rapports Sociaux Uniques, qui se sont succédés, montre qu’au-delà du constat partagé des inégalités de rémunération existantes, de façon exponentielle en montant en catégorie et grade, leur résorption pour arriver enfin à « fonction égale, rémunération égale » n’est toujours pas d’actualité.

La prime au mérite, pour enfoncer le clou sur les inégalités salariales femmes-hommes à la DGFiP ?

Le RSU 2022 indique que les hommes touchent déjà plus de primes et indemnités que les femmes (32,84% contre 31,33% dans la rémunération globale). A cela, s’ajoute le développement exponentiel des recrutements et des affectations avec le mécanisme des postes au choix ; la tentation peut être grande pour le recruteur ou la recruteuse de choisir un homme plutôt qu’une femme pour diverses raisons liées au genre. 

Le processus de sélection qui sera imposé à nos supérieurs pour déterminer qui mérite cette prime sera complexe, très subjectif et source de conflits. Tout comme pour nos précédentes expériences d’avancements différenciés, tout le monde ne bénéficiera pas de ces primes, tout sera organisé pour créer la concurrence. Et qui seront les plus perdant·es ?

Dans cet état de fait, alors que les femmes sont encore freinées dans leur déroulé de carrière parce qu’elles font notamment passer les considérations familiales avant elles, alors que l’État employeur ne fournit pas les infrastructures nécessaires pour mieux concilier vie personnelle et vie familiale telles des places en crèches correspondantes aux besoins, le risque est grand que ce soit elles les perdantes. Encore une fois.

Alors…

Encore et toujours, tant qu’il le faudra, luttons ensemble pour les droits des femmes !

En ce 8 mars 2024, soyons toutes et tous ensemble dans l’action !

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Luttes féministes Santé-Social

SUD Santé Sociaux appelle les secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux à se mettre en grève le 8 mars 2024

Nous sommes 2 millions de salariées dans la santé, le social et le médico-social.

Nous sommes aides-soignantes, animatrices, auxiliaires de vie sociale, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, infirmières, agentes de service hospitalier, administratives, ouvrières, sages-femmes, aides à domicile, agentes d’entretien, … Nous représentons 80% des métiers de nos établissements.

Depuis des années, les gouvernements, les tutelles et les directions cassent nos secteurs par leur politique d’économie et de rentabilité.

2024 n’échappe pas à cette règle. Les restructurations, les fermetures de services ou d’établissements, les suppressions de lits, de places et de postes se poursuivent, aggravant toujours plus nos conditions de vie, nos conditions de travail et les conditions d’accueil des usager-ères. Les heures supplémentaires s’accumulent, les congés sautent, les absences s’enchaînent sans être remplacées, les sous-effectifs sont constants. C’est de pire en pire.

Nos métiers du sanitaire, social et médico-social sont sous payés.

Les dernières revalorisations ne compensent pas l’inflation ni le retard accumulé depuis des années. Ils sont catégorisés par la notion de « care » et font partie du « prendre soin », du souci pour l’autre et des activités liées à la prise en charge du soin et de l’entretien de la vie. Faisant soi-disant appel aux compétences « naturelles » des femmes : soigner, nourrir, nettoyer, accompagner, ils sont donc peu valorisés en termes de salaire (moins 20% de manière générale par rapport à celui des hommes).

Les temps partiels et les carrières suspendues sont nombreux,

soit imposés par l’employeur, soit liés à l’insuffisance du partage des tâches domestiques. Les promotions professionnelles sont largement insuffisantes. Les pensions de retraite qui en découlent ne permettent pas de vivre décemment.

Nos emplois sont de plus en plus précaires avec une augmentation des CDD dans le privé et de moins en moins de titularisation dans le public.

Les horaires sont atypiques, les mouvements répétitifs et source de maladie professionnelle. La pénibilité y est aussi de moins en moins reconnue tout comme les risques psycho-sociaux que nos métiers entraînent (fatigue compassionnelle, burn-out, etc.).

Plus largement dans la société,

les idées d’extrême droite qui prônent la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, se banalisent et se propagent. La loi immigration votée en décembre dernier en est un exemple. Tous les services publics sont cassés : hôpital, école, EHPAD, logement. Les femmes compensent cette carence auprès des enfants comme des plus âgé·es, des malades, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé. Elles assument la grande majorité des tâches domestiques et d’éducation des enfants. Et Macron, tout en appelant à un “réarmement démographique » aux relents pétainistes et natalistes, bloque la directive européenne voulant instaurer la définition du viol fondée sur l’absence de consentement.

Alors le 8 mars, toustes en grève et Revendiquons ensemble :

  • La revalorisation des salaires des métiers du care et à « prédominance féminine » +400€/mois maintenant !
  • La reconnaissance des qualifications, des responsabilités et de la pénibilité de ces métiers (horaires, amplitude, rythmes de travail), l’arrêt des « formations » en 10 jours !
  • L’égalité salariale : à travail égal/salaire égal,
  • La réduction du temps de travail. 32h/semaine en jour, 30h/semaine en nuit !
  • L’égal accès à la promotion professionnelle et à tous les métiers,
  • Le respect des lois et des dispositifs relatifs à l’égalité professionnelle et salariale et des sanctions contre des employeurs qui ne respectent pas leurs obligations.
  • La suppression des inégalités persistantes qui s’aggravent entre les femmes et les hommes.
  • De véritables mesures contre les ambiances sexistes et le harcèlement sexuel au travail,
  • Un droit à un congé parental strictement partagé entre parents et rémunéré,
  • Le maintien d’un système de retraite par répartition, seul garant d’une solidarité collective juste. Le maintien de compensations au moment de la retraite suite à des inégalités de carrières,
  • L‘arrêt des politiques d’austérité qui entraînent la fermeture des hôpitaux et maternité de proximité mettant en danger la vie des femmes que ce soit pour avorter, accoucher ou se soigner
  • Des moyens pour pouvoir accueillir dignement les femmes qui portent plainte, les écouter et mettre en œuvre des moyens de protection, l’application de l’ordonnance de protection, l’augmentation des moyens pour les associations qui accueillent les femmes victimes de violences,
  • Un service public de la petite enfance à la hauteur des besoins.
  • Une éducation non sexiste dès le plus jeune âge
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Actu Solidaires 78 Éducation En grève !

Non aux nouvelles suppressions de postes pour la rentrée 2024  !

Après avoir annoncé une augmentation du budget de l’Éducation nationale qu’il qualifiait d’”historique” pour mettre en œuvre ses réformes, Attal acte des coupes budgétaires colossales pour le budget 2024.

Le décret annulant 10 milliards de dépenses prévoit une véritable saignée dans notre ministère avec 692 millions d’euros à rendre. Cela représente une baisse de 2 620 postes d’enseignant·es dans le 1er degré public, de 1 740 dans le second degré et de plus de 4 500 postes d’AED et AESH.

Les ministères de l’Intérieur ou de la Défense sont bien moins impactés que l’Éducation nationale qui, avec l’Enseignement Supérieur et la Recherche, l’aide au logement ou encore l’Écologie par les coupes budgétaires.

Pour SUD éducation, ces coupes budgétaires importantes marquent en effet l’arrêt de la mise en œuvre des groupes de niveaux ou de la classe préparatoire à la seconde et par conséquent de la réforme du collège.

Le service public d’éducation a besoin d’un investissement massif pour recruter davantage de personnels afin de baisser le nombre d’élèves par classe, mais aussi pour mieux les former afin de répondre au défi de l’hétérogénéité des classes. Or, le gouvernement a acté le renoncement à une école qui prépare la société de demain : il renonce à recruter plus d’enseignant·es et d’AESH pour mieux accompagner les élèves en situation de handicap dans le cadre de l’école inclusive, il renonce à la rénovation thermique des écoles, ainsi 500 millions du crédit du plan d’accompagnement à la transition écologique sont annulés, il a acté le démantèlement de l’éducation prioritaire.

Ces annulations de crédit laissent craindre une dégradation supplémentaire des conditions de travail des personnels et des conditions d’étude des élèves. Les fortes mobilisations des personnels avaient mis au jour la faiblesse des rémunérations dans l’Éducation nationale et la nécessité d’une vraie revalorisation salariale. Or, le ministre de la Fonction publique annonce une année sans augmentation de salaire pour toute la Fonction publique. Le gouvernement Macron-Attal mène une offensive contre les services publics et ses agent·es, à nous de nous mobiliser pour arracher des victoires.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 19 mars à l’appel de l’Intersyndicale Fonction publique et de mettre en débat dans les Assemblées générales la reconduction de la grève.

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antimilitarisme Éducation Secteur associatif

(Collectif national Non au SNU !) SNU : c’est reparti pour la généralisation !

SNU : c’est reparti pour la généralisation !
Les premiers stages dans le cadre du Service national universel datent de 2019. C’est aussi à ce moment-là que le Collectif national Non au SNU ! a été créé. Au fil de ces cinq années, nous avons entendu maintes annonces de sa généralisation. Et autant de reculs, pour des raisons diverses :
déclarations de posture sans préparation, réserves ou désaccords d’entités censées le prendre ne charge, critiques sur les expériences menées annuellement, et aussi, bien entendu, refus des organisations syndicales des travailleurs et travailleuses directement concernées, refus de la jeunesse
directement concernée et de ses organisations.
Ainsi, il y a moins d’un an, Macron annonçait renoncer à cette généralisation. C’était le résultat des mouvements sociaux alors en cours dans le pays. C’est également dans ce contexte que le refus du SNU s’est considérablement élargi et manifesté à l’encontre de la caravane de propagande organisée au printemps 2023 par le gouvernement.
Aujourd’hui, le rapport de force n’est plus celui du premier semestre 2023. Les réactionnaires reviennent à la charge. Le 6 janvier, le président de la République a parlé de « généralisation du SNU en [classe de] Seconde » ; le 30 janvier, le Premier ministre le 30 janvier précisait « en 2026 ».


Nous sommes toujours opposé∙es au SNU qui est une opération de soumission de la jeunesse, constitue une remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses, représente des dépenses considérables et est en lien avec un renforcement de la militarisation. Ce sont les fondements du Collectif Non au SNU !
Des organisations syndicales de l’Education nationale expliquent que la généralisation du SNU représente au moins 50 000 postes d’enseignant∙es et un million d’heures de cours perdues


Le SNU s’inscrit dans un projet réactionnaire global

L’infâme loi dite « sur l’immigration », les violences policières, le productivisme qui détruit l’environnement, la volonté d’imposer l’uniforme à l’école, les appels incessants aux « réarmements »,
entrent dans ce cadre. Sans doute faut-il une riposte unitaire pour imposer d’autres choix : le collectif Non au SNU ! est disponible pour cela.

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Conditions de travail Luttes antivalidistes

Lettre ouverte sur les ESAT (Etablissements d’aide par le travail) adressée à Gabriel ATTAL

La conférence nationale du handicap du 26 avril 2023 a affirmé une ambition majeure :« cesser d’enfermer les personnes handicapées dans des dispositifs et des parcours spécifiques et rendre l’environnement professionnel de droit commun totalement accessible, quel que soit le handicap ».
Mais la loi Plein Emploi adoptée en décembre 2023 par le parlement ne change pas le statut d’usager des personnes handicapées qui travaillent en ESAT et qui dépendent toujours du Code de l’Action Sociale et des Familles et non du Code du travail. Ce qui est vécu par beaucoup de ces personnes comme une grave discrimination et une non-reconnaissance de leur travail.
En droit du travail, trois notions principales déterminent la qualité de salariée ou de salarié : le contrat de travail, la rémunération et le lien de subordination. Ces critères doivent s’appliquer à toutes les personnes qui travaillent en ESAT. Maintenir ces personnes dans la seule mouvance de l’action médico-sociale est contradictoire à l‘objectif recherché : « Chacun est présumé pouvoir travailler en milieu ordinaire ». Les ESAT devraient
permettre aux personnes sous statut d’usagers, qui le peuvent ou le souhaitent, par un accompagnement adapté de s’insérer dans le milieu ordinaire du travail ou en entreprises adaptées. Ces mesures doivent leurs permettre d’accéder à un parcours professionnel. Le Code du travail prévoit déjà des cadres juridiques particuliers dans lesquels les salariées bénéficient à la fois des mêmes droits que les autres et de dispositions protectrices particulières comme dans les entreprises d’insertion, les entreprises adaptées, les salariées et salariés de l’intérim.
Nous ne comprenons pas pourquoi le Gouvernement a refusé systématiquement et sans débat, lors de la discussion de la loi Plein emploi, à l’Assemblée nationale, tous les amendements allant dans ce sens.

Télécharger l’intégralité du courrier :

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