La réforme des retraites était sortie par la porte grâce à une très large mobilisation à laquelle Solidaires a contribué et la crise du Covid lui a porté le coup de grâce. Mais elle revient par la fenêtre dès la sortie de l’été, à en croire la succession d’annonces gouvernementales.
La défense de nos libertés passe par la défense et le développement de nos acquis sociaux et de notre syndicalisme.
Les mobilisations contre le Pass sanitaire montrent qu’une partie de la population en a marre qu’on lui dicte ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Et, encore une fois, le patronat utilise les décisions du gouvernement qui font reculer le droit du travail pour se débarrasser des salariés non vaccinés qu’il considère comme des « brebis galeuses ». Nous ne pouvons accepter que l’État tolère que les tâches de contrôles policiers ou médicaux soient reléguées aux directions d’entreprises.
Nous ne devons pas laisser le terrain des luttes à l’extrême droite et, quel que soit, notre analyse sur l’utilité ou pas de la vaccination il faut se battre pour orienter le ras le bol de la population contre les décisions arbitraires du gouvernement vers des revendications salariales et sociétales. Comme nous l’avions fait lors du mouvement des gilets jaunes.
Après une pause estivales, nos accueils syndicaux reprennent tous les mardis, de 17 à 19 h à la librairie la Nouvelle Réserve à Limay (5, rue du Maréchal Foch).
N’hésitez pas à passer pour vous informer, vous former, échanger, s’organiser…
“Méfiez-vous des syndicalistes !”, avertissement entendu, chuchoté – le plus souvent aux oreilles des jeunes collègues – par la hiérarchie, voire par certain·es “collègues”…
Méfiez-vous des syndicalistes ! Elles vous donnent des informations complètes sur vos droits que l’administration se garde bien de communiquer ; Ils organisent des heures d’info pour permettre aux équipes d’échanger à bâtons rompus ; Méfiez-vous des syndicalistes ! Elles vous soutiennent face aux discriminations, aux inégalités, au racisme, au sexisme dans l’institution ; Face à l’arbitraire de la hiérarchie, ils rappellent qu’il existe d’autres voies que la soumission, d’autres droits que l’obéissance ; Elles défendent le collectif et pas le chacun·e pour soi ; Ils perturbent les moments de communion partagés entre ceux qui ont le pouvoir et l’argent ; Méfiez-vous des syndicalistes ! Elles luttent pour la défense et la reconnaissance des plus précaires ; Ils prennent des coups pour défendre leurs idées et leurs collègues ; Méfiez-vous des syndicalistes ! Elles sont des grains de sable dans la routine aliénante ; Ils et elles rêvent et luttent d’une autre école et une autre société et luttent pour les faire advenir…
Pour combattre les inégalités, un plan d’urgence pour l’éducation !
Au cours des 2 dernières années scolaires, les élèves ont traversé d’importantes périodes d’enseignement à distance. Les inégalités scolaires se sont fortement aggravées et les classes populaires ont particulièrement souffert de la continuité pédagogique. SUD éducation revendique depuis le printemps 2020 la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour réduire ces inégalités et pour répondre durablement à la crise sanitaire. La rentrée de septembre 2020 n’a vu aucun ajustement, en termes de moyens, pour tenir compte de la crise. Les personnels de l’Éducation nationale n’ont pas bénéficié de la politique du “quoi qu’il en coûte” qui n’a profité qu’aux patrons : alors que les entreprises captent l’essentiel des dépenses publiques liées à la crise sanitaire, les services publics, et notamment le service public d’éducation, ne voient aucune inflexion dans la politique de démantèlement des services publics en vigueur bien avant la crise. Rien n’a été mis en place pour faire face à la crise, sur le plan pédagogique comme sanitaire. Et de fait, l’année 2020-2021 a été une longue succession d’improvisations, aggravant encore davantage la situation d’inégalités scolaires, intrinsèque à l’école, mais intensifiée par le premier confinement. La préparation de la rentrée 2021 n’a pas changé la donne : suppression de 1 800 postes dans le second degré, créations marginales dans le premier degré. Dans tous les cas, les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins. S’ajoute à cela la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat et des lycées : inégalités entre établissements du fait des choix de spécialités, désorganisation généralisée. Dans le premier comme dans le second degré, les moyens alloués sont insuffisants pour assurer l’accompagnement des élèves à besoins particuliers : l’inclusion des élèves en situation de handicap se fait sans moyens satisfaisants, les personnels AESH attendent toujours un statut de la fonction publique et un salaire digne de ce nom, les Rased et les établissements spécialisés sont réduits à peau de chagrin. De même, les classes d’accueil pour les élèves allophones ne bénéficient pas des moyens nécessaires. Enfin, l’éducation prioritaire, censée réduire les inégalités, est en passe d’être démantelée par une nouvelle réforme inacceptable. Pour faire face à ce constat alarmant, Sud éducation invite les personnels d’éducation et d’enseignement à se réunir en HMI et/ou AG afin de réfléchir aux manières de s’organiser et de riposter collectivement.
Le 1er juillet 2021 s’est déroulé au Technocentre la première édition des Trophées de l’innovation Renault Frères. Cinq inventions ont été mises à l’honneur. Les lauréats ont été récompensés par des primes dont les montants laissent pantois et interrogent.
Jean-Dominique Senard, Luca de Meo, Clotilde Delbos et Gilles Le Borgne avaient fait le déplacement au Technocentre pour la première édition des Trophées de l’innovation Renault Frères ce 1er juillet 2021. C’est dire l’importance accordée à l’évènement par nos dirigeants. A cette occasion, cinq inventions brevetées de salariés du groupe ont été mises à l’honneur. Les lauréats ont été récompensés par des primes. Mais les montants de ces primes laissent pantois … et interrogent.
Des montants qui donnent le vertige
Les montants des primes (partagées entre co-inventeurs) dans les différentes catégories sont les suivants :
Trophée Bronze : 20 000 euros
Trophée Argent : 40 000 euros
Trophée Or : 100 000 euros
Trophée Most Promising : 40 000 euros
Trophée Grand Prix : 1 000 000 euros
Oui, vous avez bien lu : un million d’euros !!
Il est utile de rappeler ici les règles en vigueur dans l’entreprise concernant l’octroi de primes aux inventeurs. Ceux-ci perçoivent des primes selon les modalités suivantes :
Où est passée l’égalité de traitement entre les salariés, garantie par le code du travail ?
Le code du travail comporte un principe fondamental : « à travail égal salaire égal ». Ce principe vaut pour toutes les formes de rémunérations, y compris les primes exceptionnelles dont la différence de montant doit être justifiée par des éléments objectifs et pertinents.
Il y a donc une règle écrite, applicable à tous, qui accorde à un salarié qui dépose seul un brevet une prime de 476 euros. Et il y a nos dirigeants qui décident seuls, lors de la cérémonie des Trophées de l’innovation, de récompenser 3 salariés par la coquette somme de un million d’euros.
La volonté affichée par Luca de Meo pendant la cérémonie de promouvoir l’innovation ne constitue pas en soi un élément objectif et pertinent de nature à justifier ces écarts de traitement abyssaux entre les salariés.
Une dérive inquiétante
Ces pratiques visant à différencier à l’extrême les traitements des salariés sont délétères.
S’il est légitime de chercher à développer l’esprit d’innovation dans l’entreprise (et SUD tient à rappeler qu’il ne conteste en aucune façon la valeur irremplaçable de l’innovation et des brevets pour un groupe comme Renault), cela ne doit pas se faire au détriment de la cohésion d’équipe.
L’esprit d’équipe, la volonté d’un ensemble de salariés de travailler ensemble, de se serrer les coudes et de demeurer unis dans la poursuite de ses objectifs ne résisteront pas longtemps face à des pratiques managériales aussi contre-productives.
La technologie hybride E-TECH, plébiscitée par nos clients, a fait l’objet de multiples brevets. Comme rappelé dans la communication d’entreprise, « elle bénéficie de l’expérience de Renault Group en F1 et de plus de 10 ans dans le véhicule 100 % électrique ». Ce sont donc des dizaines de salariés qui ont contribué à son succès. Comment dès lors accepter que trois salariés soient récompensés par l’extravagante somme d’un million d’euros ? C’est l’ensemble de l’équipe qui doit être reconnue.
SUD dénonce cette dérive inquiétante qui consiste à récompenser de façon indécente une poignée de salariés, gageant que tous les autres se surpasseront dans le vain espoir de gagner le gros lot.
La reconnaissance des salariés ne se joue pas dans une loterie de fête foraine.
Lundi 30 août, le syndicat SUD éducation participait au rassemblement intersyndical devant le rectorat de Versailles pour exiger le réemploi et la titularisation des contractuel·les sans condition de concours ni de nationalité. Un premier rassemblement s’était tenu au même endroit le 7 juillet dernier. D’autres actions sont en préparation, nous vous tiendrons informé·es.
SUD éducation a pris connaissance d’une campagne d’affichage ministérielle concernant la laïcité. Cette campagne mélange les thématiques dans une confusion qui peut s’avérer dangereuse.e
En effet, aucune information n’est donnée sur les élèves, qui sont réduit-e-s sur les affiches à leur apparence et à leur prénom. Les affiches leur attribuent implicitement une identité religieuse supposée sur cette base, ce qui relève d’une logique de stéréotypes.
Les affiches présentent l’école comme permettant de réaliser un certain nombre d’activités épanouissantes et de favoriser le vivre-ensemble. En miroir, ce sont les différences entre les élèves qui sont présentées comme un frein supposé à celles-ci. Les affiches, présentant les différences entre les élèves comme des facteurs de fractures au sein de la société, renvoient en réalité davantage à la campagne gouvernementale sur le “séparatisme” qu’à la laïcité.
En mélangeant religion, couleur de peau, origine géographique supposées, et en faisant des différences les freins à l’épanouissement et au vivre-ensemble, la campagne d’affichage est sur une pente dangereuse, celle d’un dévoiement raciste et xénophobe de la laïcité, appuyé sur un imaginaire colonial. Malheureusement le ministère est coutumier du fait.
Le ministère doit renoncer à déployer cette campagne d’affichage et s’en expliquer au plus vite, d’autant qu’elle semble s’intégrer, à en croire la conférence de presse du ministre, dans une campagne de communication plus vaste.
L’urgent pour SUD éducation, c’est surtout que l’État cesse de financer le secteur éducatif privé largement confessionnel, et que le ministre s’abstienne d’apporter son soutien public à l’enseignement privé, comme il l’a fait avec la Fondation pour l’école, organisation imprégnée de valeurs catholiques intégristes et opposées à la laïcité.
À l’opposé de ces valeurs d’intolérance, de division et de réaction, SUD éducation rappelle son attachement à une école publique laïque, gratuite, égalitaire et émancipatrice.
Les talibans ont à nouveau pris le contrôle de l’Afghanistan. Les images terribles de l’aéroport de Kaboul montrant la population tentant de fuir leur arrivée sont l’expression de la peur des habitant-es de ce pays. Et pour cause ; le retour de la dictature talibane et de la charia font effectivement craindre le pire pour le peuple afghan.
La terreur promise aux femmes et aux personnes LGBTQI+
Le sort particulier réservé aux femmes est particulièrement préoccupant et révoltant. Dans son combat féministe, Solidaires est aux côtés des femmes du monde entier qui vivent sous l’oppression, qu’elle soit au travail, dans les foyers, et bien sûr celle d’un régime totalitaire ultra violent. Nous nourrissons les pires craintes pour le quotidien des femmes et des jeunes filles qui vont se voir privées de l’essentiel de leurs libertés.
Il en est de même pour les personnes LGBTQI+ qui vont subir l’oppression et la violence d’un régime pour qui l’orientation sexuelle est une maladie. L’abandon de la communauté internationale
Après avoir envahi militairement le pays sous couvert de lutte contre le terrorisme, l’armée étasunienne et ses alliés ont lâchement abandonné la population à son sort, sachant pertinemment ce qui l’attendait : la terreur !!! Les impérialismes qui ont utilisé ce pays comme terre de jeu (l’union soviétique puis les états-unis) sont grandement responsables de la situation catastrophique de l’Afghanistan d’aujourd’hui.
Honte à E. Macron
Dans son allocution télévisée du 16 août, E. Macron n’a qu’une seule préoccupation : « nous devons anticiper et nous préparer contre des flux migratoires irréguliers importants ». Alors que de son côté l’Angleterre se dit prête à ouvrir ses portes aux réfugié-es afghan-es, même sans passeport, E. Macron joue une nouvelle fois la carte de la peur et de l’extrême droite. Après avoir poursuivi les expulsions d’hommes et de femmes vers l’Afghanistan, voilà maintenant qu’il a perdu absolument toute humanité préférant laisser les afghan-es aux mains de talibans.
Pour Solidaires, l’heure est à la solidarité internationale, à l’accueil de tous celles et ceux qui demanderons aide et asile et à la poursuite de la lutte contre tous les fascismes, qu’ils soient nationalistes ou religieux.
Ci-dessous le nouveau numéro du journal de la section de Versailles.Vous trouverez de quoi comprendre votre fiche de paie, ainsi que les nouvelles grilles AS-AP, ces dernières ayant été complètement retouchées depuis début juillet et celles qui avaient été publiées alors. Pour conclure, des décrets et une info sur vos droits et obligations.