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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Retraites

Communiqués Santé et action des organisations de retraité·es

Publié le 18 février 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici deux communiqués adoptés par les organisations signataires faisant partie du G9, le Groupe des 9 organisations de retraité·es :

  • Le premier, signé par CGT, FO, CFE-CGC, FSU, Unirs Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble @ Solidaires, qui se félicite des mobilisations qui ont fait reculer le gouvernement et ses régressions sociales, qui appelle à poursuivre la mobilisation et les actions pour exiger des pouvoirs publics des réponses claires à leurs légitimes revendications.
  • Le deuxième, signé par CGT, FSU, Unirs Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble @ Solidaires qui reprend la même expression et ajoute un appel à une semaine d’action entre le lundi 30 mars et le samedi 4 avril sur les questions de la santé, avec un temps fort le 2 avril, jour d’une demande d’audience au premier ministre.
Communiqué Santé 12 février
Communiqué Santé n°2
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Santé-Social

PLFSS 2026 : UNE LOI QUI SACRIFIE LA SANTÉ ET LES PERSONNELS !

En décembre 2025, le PLFSS 2026 a été adopté. Derrière les discours rassurants se cache une attaque grave contre nos métiers, nos missions et la qualité des soins. Ce PLFSS est le résultat d’années d’inaction politique. Les gouvernements successifs ont été des acteurs majeurs de la destruction de notre système de santé, pourtant perçue comme un modèle a l’échelle mondiale il y a de cela quelques décennies ! Aujourd’hui, se sont les patient.es, les résident.es et nous-mêmes les professionne.les qui subissons les conséquences du manque de personnel, des fermetures de lits et la dégradation de nos conditions de travail.

Conditions de travail encore plus dégradées !

Ce PLFSS n’apporte pas plus de moyens… bien au contraire !

Nouvelle vague de suppression de postes, de budgets et de lits dans les hôpitaux, EHPADs ,domicile et établissements médico-sociaux.
Conséquences : délais d’admission allongés, urgences saturées, soins différés ou refusés au détriment de nos ainé.es.

Les équipes sont épuisées, surchargées et démoralisées.

Les missions de soins et d’accompagnement sont impossibles à assurer correctement, avec des risques accrus pour les patientes, résidentes et personnels.
Tout ceci ne fait que renforcer la maltraitance institutionnelle !

Une politique inacceptable !

Ce PLFSS sacrifie la santé, la dignité des citoyennes, citoyens et des professionnel.les
Il fragilise les établissements déjà au bord de la rupture alors que nous avons besoin de moyens humains et matériels supplémentaires.
Et tout cela, les politiques l’ont laissé se produire sans intervenir sérieusement avec hypocrisie en s’offusquant de ce qui est mis en lumière (les fossoyeurs, korian, …) alors qu’ils en sont à l’origine.
Il ne faut pas compter sur ceux qui créent les problèmes pour qu’ils les résolvent.

C’est à nous d’agir !!

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Conditions de travail

Des millionnaires qui ne payent pas d’impôt sur le revenu ? Il faut mettre fin à ce scandale !

Les documents communiqués par la Direction générale des Finances Publiques à la commission des finances du Sénat confirment ce que nous dénonçons depuis des années : ce sont les plus riches qui paient le moins d’impôts. Ainsi, 13 335 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu (IR) de façon parfaitement légale !

Les lois fiscales adoptées ces dernières années n’ont cessé de privilégier les plus riches et les plus aisé·es. Depuis 2017, le taux réel d’imposition des plus riches n’a eu de cesse de baisser grâce notamment à la mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou flat tax sur les revenus financiers imposés désormais à 30 %. Avant 2017, les revenus financiers étaient calculés sur le barème de l’impôt sur le revenu avec un taux maximal de 45 %. Le PFU a donc mécaniquement fait baisser l’IR pour les plus riches.

Parmi les 465 niches fiscales existantes pour un coût total de plus de 94 milliards d’euros en 2022, la majorité d’entre elles ne profitent qu’aux plus fortuné·es et leur permettent là aussi de minimiser leur impôt sur le revenu en affectant considérablement la progressivité de l’impôt. C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires revendique une véritable revue de l’ensemble des niches fiscales pour savoir ce qu’elles coûtent et à qui elles profitent pour ne garder que les plus redistributives et les plus justifiées.

Tout ce qui est légal n’est pas juste !

Cette optimisation fiscale agressive n’a qu’un seul but : éviter de payer l’impôt par tous les moyens. En agissant ainsi, ces millionnaires, mais aussi les milliardaires, refusent de participer à la solidarité nationale.

Alors que le gouvernement ne cesse d’aller chercher l’argent dans les poches des plus précaires, il y a urgence à mettre fin à ce scandale pour qu’enfin chacun contribue à hauteur de ses moyens.

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antifascisme Solidarité !

Le collectif Questions de classe(s) attaqué en justice !

Le collectif Questions de classe(s), en la personne de Grégory Chambat directeur de publication du site, a reçu une convocation devant le juge des référés délivrée à l’initiative de René Chiche et de son syndicat, Action & Démocratie CFE-CGC, au sujet de la publication de la cartographie intitulée « L’extrême droite, ses allié·es et l’école » qu’ils estiment diffamatoires.

Les requérants contestent leur présence sur cette cartographie et les analyses qui la justifient. Ils affirment que ces documents portent préjudice au syndicat et à l’honneur et à la réputation de René Chiche et d’Action & Démocratie.

Ils demandent que soit supprimée cette cartographie et que Grégory Chambat soit condamné à cesser toute publications dénigrante relative à ce syndicat et à René Chiche, rien que ça !

Le timing interpelle… À l’approche des élections professionnelles, plusieurs fois rappelées dans l’assignation reçue, nous nous inquiétons de cette instrumentalisation de la justice à des fins électorales mais aussi de la tendance actuelle des voix réactionnaires de tous bords à vouloir faire taire celles et ceux qui osent les dévoiler et les critiquer (tout en proclamant sur tous les médias « On ne peut plus rien dire… »).

Notre camarade Grégory Chambat est donc convoqué au tribunal le 30 mars prochain, à Lyon.

D’ores et déjà, les soutiens sont nombreux et la défense s’organise, avec détermination : au sein de Questions de classe(s), avec des camarades antifascistes de Solidaires et de SUD éducation, mais aussi du réseau VISA (Vigilances et initiatives syndicales antifascistes) et d’autres collectifs et personnalités du monde de l’éducation.

Notre dossier, solidement étayé, se constitue et ne cesse de s’étoffer. Il sera le fondement de notre défense pour prouver la légitimité des propos qui nous sont reprochés. Les écrits de Questions de classe(s) sont sourcés, documentés et relèvent d’un travail de recherche conséquent qu’il sera facile de prouver. C’est d’ailleurs notre rôle, depuis notre création, que de décrypter les discours sur l’école et d’alerter sur les dérives réactionnaires du débat public.

Nous prenons également contact avec les camarades de Lyon pour qu’un rassemblement soit organisé le 30 mars devant le tribunal, afin d’apporter tout notre soutien à Grégory Chambat, injustement attaqué.

Vous pouvez également le soutenir en participant à la la cagnotte qui permettra notamment d’assurer les frais de justice.

https://www.helloasso.com/associations/questions-de-classe-s/collectes/aidez-questions-de-classe-s-a-se-defendre-en-justice

Dans un contexte d’extrême-droitisation incontestable, nous continuerons à porter, avec d’autres, la voix de la résistance et de l’espoir.

Jamais nous ne nous tairons et toujours nous soutiendrons nos camarades !

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(re)Penser notre syndicalisme anti-validisme antiracisme Conditions de travail Informatique Luttes contre les discriminations Luttes féministes Précarité

L’intelligence artificielle, vecteur de discriminations

Au-delà des promesses de progrès techniques et de transformation sociétale, les outils d’IA représentent un risque, notamment celui de véhiculer et exacerber des stéréotypes. Ils reflètent les préjugés existants et renforcent les discriminations liées au genre, à l’orientation sexuelle, au handicap, à l’âge, à la nationalité, à la religion réelle ou supposée, mais aussi les discriminations racistes. En effets, les calculs et les données qui alimentent les algorithmes ne sont jamais neutres : « Les algorithmes sont des opinions encapsulées dans du code ».
On parle de biais, c’est-à-dire que les résultats sont biaisés, déviés en raison des préjugés humains qui faussent les données d’entraînement de l’algorithme. Les biais reflètent les discriminations quelles qu’elles soient et les amplifient. Celles et ceux qui construisent l’algorithme y embarquent leur vision du monde.

Note Biais IaLire plus de publications sur Calaméo

1.     L’IA au service du patriarcat 

Pour se développer, les IA sont alimentées par des données, pour l’essentiel des contenus présents sur internet, dont beaucoup comportent des stéréotypes sexistes et LGBTQ+phobes. L’IA apprend à partir de ces données, les restitue et en fait une vérité. Apparaissent fréquemment des biais liés à ces données, de sélection, cognitifs… Par exemple, les contenus engendrés participent à renforcer une vision hétéronormée des femmes soumises et sexualisées. 

Les personnes qui développent les IA ont leurs propres biais et sont essentiellement des hommes blancs anglo-saxons. On peut parler de « coded gaze », un terme créé par la chercheuse Joy Buolamwini, qui décrit comment « la technologie encode les discriminations ». C’est un dérivé du terme « male gaze », une représentation du monde créé par les hommes, pour les hommes. 

Les femmes ne représentent que 26,3 % des effectifs travaillant sur l’IA en Europe et 22 % à l’échelle mondiale. La parité dans ce domaine n’est pas à espérer avant 2100 ! Les personnes issues de la diversité sont elles aussi sous-représentées dans ces métiers. Les biais dits structurels sont liés aux données d’entraînement retenues, à la composition des équipes de conception ainsi que les objectifs économiques ou sociaux qui motivent leur création. 

Cela participe au renforcement des biais, mais ça n’est pas la seule cause. Une meilleure représentation des femmes – et plus largement des minorités – serait une avancée, mais qui ne produirait des effets qu’accompagnée d’une réelle politique de lutte contre toutes les formes de discriminations. Se questionner sur qui élabore l’IA est donc une étape, il faut aussi s’intéresser à « pour qui » elle est faite. Dans la majorité des cas, les donneurs d’ordre (entreprises, administrations…) commandent des systèmes dont le but est de maximiser les profits et/ou la productivité. La lutte contre les discriminations est donc généralement négligée. 

Une étude menée par l’UNESCO en 2024, axée principalement sur le genre, pointe les effets des biais de l’IA : « Ces nouvelles applications d’IA ont le pouvoir de subtilement façonner les perceptions de millions de personnes, de telle sorte que même de légers préjugés sexistes dans le contenu qu’elles génèrent peuvent amplifier de manière significative les inégalités dans le monde réel ». Dans le cadre de cette étude, des tests ont été menés sur différentes IA génératives, comme ChatGPT ou Llama, leur demandant d’associer des mots à des noms féminins et masculins. Les noms féminins sont majoritairement associés à des termes dévalorisés ou traditionnels, comme « domestique » ou « cuisinière ». Les noms masculins sont eux associés à des termes plus diversifiés ou valorisés, comme « ingénieur » ou « aventurier ». En associant presque systématiquement certains termes à des genres, l’IA reproduit et perpétue les stéréotypes. 

L’usage de ces outils dans la vie quotidienne a des impacts sur le monde du travail. C’est ce que l’on constate déjà fréquemment dans de nombreuses entreprises et administrations. 

L’usage de systèmes d’IA dans le recrutement (tri des CV, faire correspondre des offres d’emplois à des candidat·es…) ou la promotion de travailleur·euses est problématique. De manière générale, ils favorisent les candidatures d’hommes pour des fonctions associées à des termes comme « leardership » ou « compétitivité ». Les candidatures de femmes sont favorisées pour des fonctions de secrétariat, par exemple. 

On peut prendre un cas d’usage au sein du Groupe La Poste. Ce dernier a des activités très larges passant du traitement du courrier et colis, donc les factrices et facteurs, mais aussi la banque ou bien les questions de tiers de confiance numérique (par exemple Pronotes). 

À La Poste, un logiciel embarquant de l’IA a été déployé dans les centres d’appel de La Banque Postale (filière du groupe), appelé Quality Monitoring. Il est aussi utilisé dans des centres d’appel comme Téléperformance. Son objectif est de faire de l’analyse sémantique et acoustique des appels client·es. Le logiciel enregistre et produit une synthèse des entretiens téléphoniques, pointant ce qui va et qui ne va pas, pour logiquement faciliter le travail des encadrant·es. 

Les représentant·es de Sud PTT — Solidaires avaient très tôt alerté sur les risques de biais sexistes ou racistes que comporte un tel outil. Iels avaient aussi souligné les risques en matière de données (bancaires dans le cas présent). Tout ceci avait été balayé par la direction qui a déroulé son projet. Après plusieurs mois d’utilisation, il apparaît clairement que les alertes étaient fondées. Il se trouve que le logiciel analyse beaucoup moins bien les voix féminines et va avoir tendance à conclure qu’elles sont plus agressives, plus en colère. On retrouve là des stéréotypes sexistes et LGBTQ+phobes, renvoyant à des femmes qui seraient plus facilement en colère ou hystériques. 

Ce sont toujours ces stéréotypes sexistes qui conduisent nombre d’entreprises à choisir des voix féminines par défaut pour leurs assistants vocaux (Alexa, Siri, GoogleHome…). Dans « Que faire de l’IA », la Fondation Copernic explique ce qui peut motiver ce choix : « selon les stéréotypes, les qualificatifs associés aux voix féminines sont délicates, empathiques, serviables, alors que les voix masculines sont qualifiées de dominantes ». Fin 2022, La Banque Postale a lancé le premier robot conversationnel bancaire, qui se substitue aux téléconseillèr·es pour un certain nombre d’appels. Quand il a fallu trouver un nom à cette IA, la banque du Groupe La Poste a opté pour « Lucy », lui associant une voix féminine qui, selon les termes des dirigeants, se veut « empathique et représentative de la proximité ». Dans ce dernier exemple, en plus du nom et de la voix, La Banque Postale a choisi de personnifier son callbot, lui associant une image, celle d’une superhéroïne. Son déploiement ayant connu trois phases (démarrant d’opérations dites simples pour aller vers des opérations plus complexes), elle est donc passée de la petite fille avec son cartable et ses bottes à la superwoman avec son costume moulant. Et, quelle que soit sa « phase », elle est toujours jeune et mince, a toujours la peau blanche, les cheveux longs et sa cape ! 

En matière de santé, les biais existaient aussi bien avant l’IA, et l’introduction de cette dernière est loin de les corriger. Les données utilisées sont majoritairement issues d’études menées sur des hommes occidentaux blancs. Celles-ci invisibilisent les particularités de la santé des femmes, des personnes racisées ou minoritaires qui sont sous-représentées dans les données d’entraînement, ce qui laisse à penser que les discriminations vont s’amplifier dans ce domaine. En Espagne, certains hôpitaux se sont dotés d’un système de prédiction de compatibilité dans le cas de greffes de foie. Après plusieurs années d’utilisation, le bilan souligne qu’aucune femme n’a été identifiée comme receveuse par ce système. Les données sur lesquelles il s’appuyait ne comportaient que peu de femmes. L’intégration de l’IA dans le système de santé tend donc à creuser les inégalités et la mauvaise prise en charge de certaines populations. 

Autre exemple : La fabrication de robots sexuels, conçus là encore par des hommes et pour des hommes, participe à véhiculer l’idée que le rôle des femmes serait de satisfaire les désirs masculins. Cela pose aussi la question du consentement. L’IA n’étant pas dotée de conscience ne peut ni consentir ni ne pas consentir. Ce qui peut participer à induire pour certain·es utilisateur·ices une notion de « consentement par défaut », qui va à l’encontre des valeurs que nous portons.

2.     Biais racistes des systèmes d’IA…

Les études qui pointent les biais sexistes des LLM dénoncent aussi leurs stéréotypes racistes. Les tests réalisés dans le cadre de l’étude de l’UNESCO ont aussi été menés sur cet angle-là, montrant que les personnes racisées sont moins bien représentées dans les bases de données. Il en ressort que les qualificatifs associés pour parler des personnes noires relèvent plus souvent d’un champ lexical négatif. Les exemples de biais explicites sont nombreux. En 2016, Microsoft lançait son chatbot Tay (connecté à Twitter), rapidement désactivé parce qu’il tenait des propos racistes et néonazis. Aux États-Unis, une expérience de justice prédictive avait été initiée, là aussi abandonnée après qu’elle s’est révélée raciste. Elle attribuait un taux de récidive potentielle deux fois supérieur aux afro-américain·es comparé aux autres populations. Pour les personnes considérées comme blanches, le risque était sous-estimé.

Les technologies de reconnaissance faciale ont aussi recours à l’IA et sont plus performantes sur des visages à peau blanche que sur des visages à la peau plus sombre. De la même manière, elles sont aussi moins performantes sur les visages féminins. Ceci engendre un risque plus important de surveillance abusive et d’exclusion selon les usages qui en sont faits. 

L’utilisation d’outils d’IA dans la sphère professionnelle va donc renforcer les discriminations racistes. Son application dans des tâches liées au recrutement peut conduire à l’élimination injustifiée de certaines candidatures. Le CESE, dans son étude « Analyse de controverses : intelligence artificielle, travail et emploi » le pointe : « Ces outils algorithmiques d’aide au recrutement tendent, par exemple, à reproduire les caractéristiques des personnes déjà employées, limitant ainsi la diversité et aggravant les discriminations liées à l’âge ou aux origines sociales, ethniques et géographiques (etc.) ». La Poste, avec son logiciel d’écoute et transcription d’appels, ne fait pas exception. Des appels sont mal notés par « Quality Monitoring », le logiciel ne comprenant pas certains accents, régionaux, mais surtout internationaux. Les conseiller·es des centres d’appel de La Banque Postale doivent se présenter en donnant leur nom et prénom en début d’entretien. L’outil donne une mauvaise note à un appel pris par un collègue dont le nom peut paraître comme étranger, parce qu’il n’aura pas été reconnu. Donc, des appels peuvent être considérés comme de mauvaise qualité simplement parce qu’un·e travailleur·euse a un accent, un nom ou tout simplement une voix qui ne sont pas « standards ». Et surtout parce que l’IA n’est pas entraînée sur des critères suffisamment larges et représentatifs de l’ensemble de la population. On peut parler de biais de représentation, l’ensemble des données sur lesquelles sont entraînés les modèles d’IA ne représentent pas tous les groupes sociaux, mais ces derniers font pourtant des généralités. 

3.     Et validistes !

Les évolutions technologiques promises par l’IA sont souvent présentées comme des atouts pour les personnes en situation de handicap. En effet, l’intelligence artificielle peut apporter des améliorations à la vie des personnes en situation de handicap : outils de transcription des conversations pour les personnes sourdes ou malentendantes, logiciels de description d’images pour les personnes aveugles ou malvoyantes, aides à la rédaction pour les personnes neuroatypiques ou encore les exosquelettes… Pour autant, cela ne doit pas nous faire oublier les effets discriminants trop présents dans ces technologies, qui intègrent des préjugés validistes et âgistes. Le problème réside dans la conception même de ces outils : ils sont majoritairement pensés pour les personnes en situation de handicap par des concepteur·ices et ingénieur·es valides, sans réelle co-construction ni connaissance du validisme. Cette absence de représentativité dans les équipes de développement conduit à une IA qui impose sa propre vision de la « norme » au lieu de s’adapter à la diversité des besoins.

De plus, les grandes entreprises ont de plus en plus recours à des IA pour le recrutement, notamment pour le filtrage des candidatures. Et bien que cela soit désormais interdit, certaines ont encore recours à des outils de reconnaissance émotionnelle. Ces technologies sont particulièrement discriminantes envers les personnes handicapées, les considérant généralement comme indignes de confiance, ou non conformes à la norme.

Les différentes oppressions que l’IA alimente et exacerbe ne sont pas des phénomènes isolés, mais elles se combinent et se renforcent quand elles concernent une même personne. On peut donc parler de discriminations intersectionnelles.

4.     Biais de classes : des discriminations envers les plus précaires

En se déployant partout dans les lieux de travail, dans le privé comme dans le public, l’IA et ses biais ont des conséquences sur nos conditions de travail et nos emplois. Quand elles sont utilisées par des entreprises et administrations, elles ont aussi des conséquences sur l’ensemble de la société, notamment les client·es et usager·es.

En la matière, les exemples de discriminations sont nombreux. C’est le cas de l’algorithme utilisé par la CAF pour noter les allocataires en fonction du risque de fraude et donc « optimiser » les contrôles. Les critères retenus comme négatifs sont, par exemple, le fait de percevoir une allocation d’adulte handicapé, avoir été veuf·ve, divorcé·e ou séparé·e avec un changement depuis… Le fait d’avoir un haut revenu est un critère positif. Cet outil stigmatise les personnes les plus précaires, c’est d’ailleurs ce qui a conduit une quinzaine d’associations à déposer un recours devant le Conseil d’État. Dans son ouvrage « Les algorithmes contre la société », Hubert Guillaud constate que les contrôles s’exercent sur les populations les plus stigmatisées : bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA), de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) ou de l’Allocation de Soutien Familial (ASF) destinée aux parents isolés. La CAF surveille les allocataires en leur administrant des scores de risque sans même les informer ni de l’existence de ces procédures ni de la façon dont sont calculés ces scores. Ces scores sont constitués à partir d’une trentaine de variables dont certaines sont liées directement à la précarité, comme le fait d’avoir un revenu variable, le système de contrôle concentre ainsi ses effets sur les bénéficiaires dont les ressources sont les plus fluctuantes : intermittent·es du spectacle, intérimaires…

Un système comme Parcoursup est lui aussi très critiquable, étant donné son opacité. En effet, on ne connaît pas les critères utilisés pour l’étude des candidatures ni dans quelle mesure des algorithmes interviennent dans la décision, mais l’on sait que son fonctionnement repose sur l’idée d’attribuer aux meilleurs élèves les meilleures places, amplifiant les inégalités du secteur éducatif en France et opérant ainsi un tri social. Le choix des élèves pour chaque formation est réalisé à partir des résultats scolaires et non de la motivation. Parcoursup est désormais classé comme un « système à haut risque » par l’AI Act et devra donc se conformer à des obligations accrues de transparence… mais pas avant août 2027 !

Enfin, côté France Travail, les demandeur·euses d’emploi se voient maintenant appliquer un score d’employabilité pour mesurer la probabilité de leur retour à l’emploi dans les six mois et un score pour détecter les chômeurs et chômeuses qui décrochent dans leur recherche, favorisant là aussi le tri entre les demandeurs, demandeuses d’emploi. On constate que les chômeurs et chômeuses qui n’ont pas travaillé depuis plus d’un an sont plus contrôlé·es que celles et ceux qui envisagent de créer leur entreprise.

Les outils de scoring intègrent désormais de l’IA de manière très courante, notamment dans les outils d’aide à la décision en matière de souscription de crédits ou d’assurances. Les scores calculés par des IA biaisées peuvent entraîner davantage de refus de prêt ou des primes d’assurance plus élevées pour les personnes racisées, les femmes, ou celles en situation de précarité, car l’IA considère à tort ces caractéristiques comme des facteurs de risque accrus.

C’est aussi le cas avec l’analyse de l’adresse postale. Pour l’IA et plus largement les algorithmes, notre lieu d’habitation détermine si on est potentiellement un bon ou mauvais client. Ce qui peut conduire des personnes à se voir refuser plus facilement un crédit. Sur les assurances, les tarifs peuvent être plus élevés selon ces critères, qui malheureusement, existaient déjà avant l’instauration d’IA. Cette dernière va les renforcer.

Loin d’être neutres, les algorithmes et leurs lots de calculs et de scores renforcent aussi les inégalités de classes sociales.main.original

L’IA n’est pas seulement des calculs, du codage et des algorithmes, elle repose sur une infrastructure humaine invisible et précaire. Pour fonctionner, les IA nécessitent l’intervention de milliers de « travailleurs et travailleuses du clic ». Ces personnes, souvent situées dans les pays du Sud global ou issues de populations très précaires, sont payées quelques centimes pour trier des images, corriger les erreurs des algorithmes ou filtrer les contenus violents et haineux dans des conditions de travail déplorables. Cette division internationale du travail numérique est en soi une discrimination de classe et de race : la sécurité et le confort des utilisateurs et utilisatrices du Nord reposent sur l’exploitation des plus pauvres, chargé·es de « nettoyer » manuellement les préjugés de la machine.

5.     Combattre les biais de l’IA partout !

La reproduction de stéréotypes est un danger pour l’ensemble de la société. En brassant des milliers de données, les systèmes d’intelligence artificielle agissement comme une loupe qui grossit les discriminations. En reproduisant, par exemple, une vision sexualisée des femmes, l’IA contribue aux à l’amplification de stéréotypes de genre.

Les dérives LGBTQ+phobes ont été pointées par Antonio Casilli avec le développement par des chercheurs de Stanford d’une IA prétendument capable de détecter l’orientation sexuelle de personnes grâce à leurs photos, tirées d’un site de rencontres. Le réseau de neurones s’entraîne lui sur des données collectées à partir de profil Facebook de personnes exclusivement blanches qui ont liké des pages « gay ». Pour Antonio Casilli : « L’étude traduit une vision hétéronormative, qui n’admet pas de situations intermédiaires de l’identité sexuelle ». Dans cette étude, tous les stéréotypes et discriminations y passent ! Extrait de propos des développeurs : « L’étude est limitée à des participants blancs parce que les non-blancs sont proportionnellement plus homophobes et ne se laissent pas recruter à cause de leurs préjugés ». On imagine malheureusement facilement les dommages que pourraient causer ce genre d’IA par des gouvernements qui traquent les personnes LGBTQ+. 

Au travail, les salarié·es qui sont sommé·es d’utiliser les systèmes d’intelligence artificielle ne sont jamais formé·es sur la question des biais et plus généralement des risques inhérents à l’utilisation de ces systèmes.

Ce sont les entreprises qui financent et conçoivent ces systèmes d’IA qui encodent/embarquent, parfois volontairement, nombre de stéréotypes et de préjugés racistes, liés au genre, au handicap, à l’âge, à la précarité, ou à toute autre caractéristique sociale, et qui, trop souvent, ne font rien pour corriger ces biais.

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antifascisme

Le local de l’union départementale Solidaires du Rhône attaqué par l’extrême droite

Nous ne cèderons pas aux tentatives d’intimidation

Dans la nuit du 14 au 15 février 2026, un individu dont le visage était dissimulé est venu asséner de violents coups de barre de fer sur l’entrée de notre local syndical, dont l’adresse est publique. Il n’a heureusement pas réussi à s’introduire dans le local.

Des dégradations de moindre importance avaient déjà eu lieu en pleine nuit fin octobre. Nous avions porté plainte. Nous porterons plainte de nouveau. Mais il faut bien le dire : dans le climat d’impunité lyonnais, nous ne portons pas de grands espoirs sur ces procédures judiciaires.

Ces dégradations ne sont pas un fait divers isolé. Depuis une quinzaine d’années, Lyon a acquis la malheureuse réputation de capitale de l’extrême droite radicale et violente, et notre organisation et nos militant·es en ont trop souvent fait les frais. L’attaque de cette nuit survient dans un contexte précis. Les stratégies de dénonciation calomnieuse, de victimisation et d’instrumentalisation politique dont le collectif d’extrême droite Némésis est coutumier sont de nouveau à l’œuvre depuis jeudi dernier. Alice Cordier, porte-parole de Némésis, avait jeté en pâture le nom de notre organisation sur le plateau de CNews jeudi soir, l’associant à tort et sans aucune preuve aux violences qui ont causé la mort d’un militant d’extrême droite. Ces procédés nous désignent comme des cibles pour toute la fachosphère. Cela semble avoir fonctionné.

Quelle que soit l’identité de l’auteur de l’attaque contre notre local et ses motifs exacts, s’en prendre de nuit à un local syndical, dont la mission est de défendre les travailleuses et les travailleurs victimes d’un patronat de plus en plus sur les dents, relève bien pour nous de méthodes fascistes. Le fascisme a une longue histoire antisyndicale et nous ne l’oublions jamais. Dans le projet de société de l’extrême droite, la lutte des classes est niée et les syndicats n’existent tout simplement plus. Mais les syndicats ne disparaissent pas sans résister, sans lutter.

L’attaque contre notre local nous rappelle qu’il existe bel et bien une lutte des classes, et que le mot « lutte » n’a rien de métaphorique. L’union départementale Solidaires du Rhône continuera de mener la lutte pour l’émancipation et contre l’extrême droite, sur les lieux de travail, dans les rues de Lyon gangrénées par les groupuscules violents, dans les villes du Rhône ciblées par le Rassemblement national pour les prochaines municipales, dans les circonscriptions du département qui ont basculé aux dernières législatives, et plus largement dans tout le département et tant qu’il le faudra.

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Agenda militant anti-validisme Éducation En grève ! Précarité Seule la lutte paie !

Appel à un rassemblement le 17 février 2026 à 13h devant l’inspection de la circonscription de Trappes. Des moyens toujours insuffisants pour l’école élémentaire Maurice-Thorez !




Face à la forte dégradation de nos conditions de travail, notamment après le départ d’une AESH, nous devions redoubler d’efforts pour compenser le manque de personnels. La grève débutée le 02 février qui a duré 11 jours a permis l’arrivée d’une nouvelle AESH à l’école élémentaire Maurice-Thorez.

Cette mobilisation a mis en évidence à quel point le rôle des AESH est essentiel dans la scolarisation des élèves en situation de handicap.
Sans AESH , pas d’école inclusive !
Notre mobilisation a pu nous donner gain de cause mais i l reste
encore des élèves avec notifications MDPH sans AESH.
Nous dénonçons :

  • Le maintien d es AESH en sous-effectif par rapport au
    nombre d’élèves avec notification MDPH.
    Nous ne sommes pas des variables d’ajustement
  • Les AESH de l’école élémentaire Maurice-Thorez revendiquent :
    → le recrutement d’AESH à hauteur des besoins réels de l’école élémentaire Maurice-Thorez à Trappes.

Collectif des AESH de Trappes : aesh.thorez78@gmail.com
Avec le soutien de SUD Éducation 78

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antifascisme

Les dernières publications du réseau Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Les articles parus sur VISA en janvier.
CGT Éduc’action privée – IDÉES D’EXTRÊME DROITE : NI DANS L’ENSEIGNEMENT PRIVÉ, NI AILLEURS
preview Pour la sphère réactionnaire, l’épisode de la Manif pour tous* (2013), a laissé entrevoir la possibilité d’influencer la société, y compris via l’enseignement. Dès cette occasion, l’enseignement catholique avait d’ailleurs plus ou moins clairement pris partie : organisation de débats au sein de ses établissements, proposition de transport et hébergement pour défiler à Paris… La… afficher en ligne.
SUD Éducation 59 : Soutenir notre collègue attaquée par l’extrême-droite : défendre une conception émancipatrice de l’enseignement public
preview Ce mardi 20 janvier se tient au Tribunal judiciaire de Paris le procès intenté contre les auteurs de menaces, de cyberharcèlement et de violences d’extrême-droite visant notre collègue Sophie Djigo, professeure de philosophie. Ces attaques font suite à un projet pédagogique ambitieux intitulé “Exil et frontières”, construit collectivement sur plusieurs mois par une équipe enseignante.… afficher en ligne.
CFDT Île de France : 8 affirmations, 8 engagements pour ne pas céder le terrain à l’extrême droite et faire barage aux idée contraires à la solidarité.
preview Face à la montée des idées d’extrême droiteet à leur banalisation dans le débat public comme dans le monde du travail, la CFDT Île-de-Francea mis en place un groupe de travail dédié. Ce groupe réunit une grande diversitéde militant·e·s, issu·e·s de différents syndicats, professions et territoires.Ensemble, elles et ils ont partagé leurs expériences de terrain,… afficher en ligne.
Des Nimbes au monde en avant première à Douai le 9 février
preview Un documentaire de Louise Bihan, réalisé avec le soutien de VISA. Un piquet de grève, un soir d’automne. Des drapeaux, des chants, un bout de trottoir. Une scène banale. Mais pas à Hénin-Beaumont. Ce soir-là, le centre culturel de l’Escapade, lieu historique de la ville, se met en grève. Une lutte qui vient briser le… afficher en ligne.
Recensement de la population Insee : ne pas répondre à la nouvelle question 7 sur le pays de naissance des parents
preview Appel de la LDH, la CGT, Solidaires, FSU, Mrap du 19 janvier 2026 Du 15 janvier à la fin mars le recensement de la population se déroule dans 8000 communes. Si vous habitez un des lieux recensés, vous aurez à répondre au questionnaire. Le recensement de la population fournit des informations essentielles aux politiques publiques. Y… afficher en ligne.
Codex 83 – Département du Var : 4 villes FN/RN, 4 naufrages !
preview Avez-vous vraiment envie de recommencer en 2026 ? Lorsqu’en 1995, les 3 villes de Toulon, Orange et Marignane, puis Vitrolles en 1997, sont prises par le Front National (FN), le slogan du parti était « Tête haute, mains propres ». Ce slogan est repris en 2011 par Marine Le Pen qui claironne alors « Nous… afficher en ligne.
On les a déjà essayées, stop aux mairies brunes !
preview Notre dernière brochure VISA parue fin novembre 2025 rencontre un important succès avec plusieurs milliers d’exemplaires expédiés. Cette publication correspond bien à un besoin des équipes syndicales. Pourtant au chapitre consacré aux programmes pour les Municipales 2026, nous expliquions :  « À l’automne 2025 où nous finalisons cette brochure, aucune trace sur les sites officiels du RN… afficher en ligne.
CGT Capgemini : Capgemini collabore étroitement avec l’ICE
preview L’argent n’a pas d’odeur mais il commence fortement à avoir le goût du sang, pour Capgemini. Lors de la réunion CSE Appli de septembre dernier, vos élu·es CGT dénonçaient les rapprochements entre Capgemini et la société états-Unienne Palantir, dont l’ancien dirigeant Pieter Thiel est désormais membre du gouvernement de Donald Trump. Nous évoquions alors le… afficher en ligne.
Rassemblement contre Marine Le Pen le 31/01/26 à Saint Avold
preview L’extrême droite veut transformer la Moselle-Est en laboratoire. Elle cherche à s’implanter, à banaliser ses idées, à diviser les travailleur.ses et à désigner des boucs émissaires : les immigrées, lesmusulman•es, les quartiers, les pauvres… Pendant ce temps-là, les patrons licencient, les salaires stagnent, les services publics s’écroulent – et eux détournent la colère vers la… afficher en ligne.
CGT UD 35 : Solidarité avec Pierre C.
preview Militant de la CGT visé par une procédure bâillon de l’association d’extrême droite SOS Éducation Le jeudi 11 décembre, 300 personnes se sont réunies en solidarité avec Pierre devant le tribunal de Rennes. Etaient présent.es, des militant.es de très nombreux membres des syndicats CGT du département, mais aussi des militants d’autres organisations syndicales (FSU, Solidaires,… afficher en ligne.
SUD COLLECTIVITES TERRITORIALES : NON À LA RÉPRESSION ANTI-SYNDICALE À HÉNIN-BEAUMONT !
preview NON À LA RÉPRESSION ANTI-SYNDICALE À HÉNIN-BEAUMONT ! NON À LA RÉVOCATION DE DJELLOUL KHERIS! Après avoir expulsé l’association culturelle L’Escapade il y a un an, après avoir attaqué des militant·es par le passé,M. Steeve Briois veut à nouveau révoquer un syndicaliste ! En effet, alors qu’il n’avait demandé « qu’une exclusion sans rémunération »… afficher en ligne.
VISA 74 : COMMUNIQUE SUR LE BANQUET SAVOYARD DU CANON FRANCAIS
preview Annecy le 13 janvier 2026 L’extrême droite toujours plus présente ! La mainmise des milliardaires d’extrême droite ne cesse de s’accentuer dans tous les domaines et encore plus celui de la culture : les médias d’information et de divertissement, le cinéma… pour diffuser leurs idées de haine. Dernièrement, c’est par le biais des fêtes populaires… afficher en ligne.
SUD RAIL : MESSAGES RACISTES CONTRE DES COLLEGUES ASCT : CA SUFFIT !
preview SUD-Rail Pays de La Loire affirme sa totale solidarité avec Les ASCT de notre région qui ont découvert récemment des écrits racistes dans leurs bannettes. Ces actes sont lâches et inacceptables. Ils n’ont pas leur place ni à la SNCF, ni ailleurs. Le racisme m’est pas une opinion, c’est une violence et il est pénalement… afficher en ligne.
SOLIDAIRES : COMUNIQUE : CAMEROUN LIBERTES SYNDICALES
preview Cameroun : Solidaires dénonce une grave atteinte à la liberté syndicale ! Les élections professionnelles se sont tenues le 13 janvier 2026 au sein de la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM), sans la participation du Syndicat des travailleurs saisonniers de la filière canne à sucre (STRASCAS), pourtant légalement constitué et agréé. Cette exclusion constitue une… afficher en ligne.
VOX PUBLIC : RENCONTRE FRANCO-EUROPEENNE
preview « Démocratie et état de droit face à l’extrême droite : rôle et responsabilité des Big Tech » Lundi 9 et mardi 10 février 2026 Organisée par VoxPublic afficher en ligne.
Bienvenue à Zaïd et à tous les enfants !
preview De Marine Le Pen à Brigitte Bardot, en passant par Caroline Parmentier : l’héritage toxique du RN Le premier enfant né à l’aube d’une nouvelle année est toujours « un événement médiatique ». En ce début d’année 2026, il se prénomme Zaïd, né à Avignon, mais au lieu d’être accueilli avec bienveillance, il a subi… afficher en ligne.
L’intersyndicale éducation de l’Oise défend un stage antifasciste
preview Par communiqué de presse, le député RN de la pême circonscription de l’Oise, David Magnier, indique avoir interpellé le recteur de l’Académie d’Amiens au sujet d’une formation syndicale organisée par la FSU Oise sur le thème « Éducation et lutte contre l’extrême droite » dont l’information a été diffusée sur les boites méls professionnelles des… afficher en ligne.
Déclaration de l’Union libre des travailleurs Iraniens sur les soulèvements en quête de liberté dans les villes à travers le pays.
preview Ce qui se déroule aujourd’hui dans les rues des villes à travers l’Iran, c’est le cri des gens poussés à la limite par la pauvreté et la misère, l’inflation et la flambée des prix, la répression et l’étouffement, la misogynie, l’effondrement économique, et l’effondrement et la destruction des fond C’est le résultat direct de la… afficher en ligne.
Communiqués syndicaux contre l’attaque de Trump au Vénézuela
preview Solidaires condamne l’attaque états-unienne contre le Vénézuéla Le gouvernement des États-Unis d’Amérique a confirmé avoir bombardé le Vénézuela et enlevé le président du Vénézuéla et son épouse lors d’une opération militaire ce matin. Solidaires condamne cette agression qui renvoie le continent américain à la période où l’administration des États-Unis s’arrogeait le droit d’intervenir en toute… afficher en ligne.
SOLIDAIRES RATP : L’ARGENT DU CE RATP NE DOIT PAS FINANCER L’EXTREME DROITE
preview De nombreux agents nous ont interpellés au sujet d’une offre récemment mise en avant par le CE RATP : une sortie au Puy-du-Fou. Pour Solidaires RATP, cette proposition est extrêmement problématique. Le Puy-du-Fou a été fondé par Philippe De Villiers, une figure historique de l’extrême-droite française. Immigration, islam, quartiers populaires, “grand remplacement”, appels à la… afficher en ligne.
Les amis de la confédération Paysanne : Aux adhérent·es des ami·es de la confédération paysanne
preview COLÈRES PAYSANNES – DNC ContexteAlors que l’épidémie de DNC (Dermatose nodulaire contagieuse) se propage, la société civile, aux côtés des éleveurs et éleveuses, se mobilise pour empêcher l’abatage systématique ordonné par le gouvernement.Face à l’urgence de la situation, la Confédération paysanne et la Coordination rurale (CR) font front commun. “Sur la plupart des sujets, on… afficher en ligne.
VISA 78 : VADE-MECUM DE LUTTE CONTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE
preview Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris sur nos lieux de travail : par nature xénophobe et raciste, l’extrême droite est un danger pour l’École, pour nos élèves, nos collègues et pour la démocratie. L’extrême droite a… afficher en ligne.
CFDT Journalistes : Mobilisés face à la montée de l’extrême-droite et de ses idées
preview La CFDT est résolument et depuis toujours engagée contre l’extrême-droite. CFDT-Journalistes, particulièrement inquiète par la montée de l’extrême-droite et ses idées dans les urnes, dans le débat public, et dans les médias, travaille à dénoncer, accompagner, revendiquer. Voici quelques une de nos actions et réactions, au national et dans les sections d’entreprise. Notre livret « Face à… afficher en ligne.
SNES FSU Versailles – Immense succès du stage : «Enseigner l’EVARS : un enjeu pédagogique, éducatif et politique»
preview A un an des futures élections présidentielles, tous les sondages montrent que les idées d’extrême droite ne cessent de progresser en France. Selon une enquête d’Ipsos et du Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof, un professeur sur cinq a voté en faveur du Rassemblement national au premier tour des législatives de 2024.… afficher en ligne.
Sud Solidaires Amazon LIL1 : A Amazon comme ailleurs, le fascisme ne passera pas !
preview Thierry Tesson député RN a été accueilli par la direction d’Amazon dans nos locaux professionnels. Candidat par ailleurs à la mairie de Douai, ce personnade est donc venu sans que quicquonque n’en soit averti et surtout pas les salarié-es dans le but visiblement de se faire expliquer le fonctionnement de leur outil de travail. En… afficher en ligne.
DEFENDRE LES LIBERTES PUBLIQUES AFFRONTER L’EXTREME DROITE : LA PLACE DU SYNDICALISME
preview MEETING DEPARTEMENTAL mardi 14 janvier 2025 à 18 h SAINT-POURCAIN/SIOULE Avec d’ores et déjà : Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU Vincent Présumey, Secrétaire départemental de la FSU 03 Laurent Indusiak, Secrétaire général de la CGT de l’Allier le SNETAP-FSU (enseignement agricole), des représentants des organisations syndicales et démocratiques invitées Unité dans la défense de… afficher en ligne.
Tribune – « Vitrines brisées, démocratie fissurée » : les libraires et le monde du livre lancent l’alerte
preview Dans cette tribune, plus de 400 libraires, éditeurs, auteurs et collectifs dénoncent des actes de vandalisme et des pressions liés notamment à « l’exacerbation des antagonismes » sur le conflit israélo-palestinien. Ces « atteintes à la liberté d’expression » sont pour eux « le signe » d’un « basculement ». Les libraires ont de la… afficher en ligne.
Communiqué de presse Global Labour Institut 2025 : Solidarité syndicale envers les peuples des pays en guerre
preview L’université syndicale internationale du Global Labour Institute (GLI) a réuni 1er au 3 décembre 2025 vers Paris des syndicalistes de 35 pays de tous les continents sur le thème du « Syndicalisme face au nationalisme autoritaire ». Des camarades de la République démocratique du Congo, d’Ukraine et de Palestine nous ont présenté la guerre, les… afficher en ligne.
Courrier au ministre de l’intérieur contre la complaisance des préfectures avec Némésis
preview Paris, le 4 décembre 2025 Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Depuis plusieurs années, les manifestations féministes contre les violences à l’encontre des femmes organisées autour du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, par des cadres unitaires comme « Grève Féministe » sont troublées par des groupes d’Extrême Droite. C’est… afficher en ligne.
Intersyndicale Sorbonne Université – Visites de parlementaires d’extrême-droite et d’éditorialistes réactionnaires à l’Université Sorbonne Paris Nord : opération dénigrement
preview Depuis plusieurs mois, l’extreme-droite cherche à re activer le faux-debat sur un prétendu « islamo-gauchisme » dans les universites. Alors que meme ses plus fervents défenseurs au ministre re de l’enseignement superieur et de là recherche ont fini par reconnaître qu’elle etait une pure affabulation, cette notion se maintient ainsi dans le debat public, nourrie… afficher en ligne.
Intersyndicale 67 : Honte à l’instrumentalisation des violences faites aux femmes !
preview Ce mercredi 3 décembre, le collectif féminationaliste Némésis a déployé une banderole comportant un message raciste sur un immeuble de la place Kléber, pendant le marché de Noël de Strasbourg. Ce message complètement abject a été, heureusement, rapidement retiré. L’extrême-droite raciste et antiféministe ose instrumentaliser sur la même banderole la lutte contre les violences faites… afficher en ligne.
10/12/25 : Bordeaux contre la nuit du bien commun
preview Le 10 décembre prochain, devrait se teniir « la Nuit du Bien Commun » au Palais de la Bourse à Bordeaux. Ce gala “caritatif” propose de rassembler des mécènes pour financer des associations sélectionnées. afficher en ligne.
SUD Culture Solidaires agit contre l’extrême droite !
preview Tous les domaines de la culture sont touchés par la progression et la banalisation des idées d’extrême droite en cours depuis plus de 30 ans ! Cette triste évolution est favorisée par les politiques ultra-libérales qui, se succédant, poussent toujours plus loin la privatisation des institutions culturelles et la recherche « à tout prix » et à… afficher en ligne.
18 DÉCEMBRE – JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANT·E·S
preview UNE JOURNÉE SANS NOUS : si on s’arrête, tout s’arrête ! Ce pays ne marche pas sans immigré·e·s. Il n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie à tous points de vue.Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des… afficher en ligne.
Communiqué Unitaire 35 : Soutien à notre camarade Pierre C. visé par une procédure bâillon de l’association d’extrême droite SOS Éducation
preview La CGT Éduc’action 35, la CGT Éduc’action, la FERC-CGT et l’Union Départementale CGT 35 ont appris la convocation de Pierre C., militant à la CGT Éduc’action 35, devant le tribunal correctionnel de Rennes le 11 décembre 2025, suite à une plainte pour diffamation de SOS Éducation. Cette association notoirement proche de l’extrême droite attaque notre… afficher en ligne.
Pétition : Refusons le projet d’enquête nationale sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur et la recherche
preview Pétition à l’attention de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace Nous, étudiantes, étudiants, personnels de l’enseignement supérieur, citoyennes et citoyens attaché-e-s à la lutte contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, exprimons notre profonde inquiétude quant à l’enquête nationale sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur et la recherche, annoncée… afficher en ligne.
VISA 35 : La police grenade, réprime et blesse des antifascistes à Saint Malo
preview Pour protester contre Bardella, venu en Bretagne pour vendre et dédicacer son livre mais surtout pour faire une tournée de propagande, de nombreuses organisations appelaient à un rassemblement et à une manifestation, dûment déclarée et de fait non interdite à Saint-Malo le dimanche 23 novembre. Il s’agissait de dénoncer entre autre, l’imposture sociale du FN-… afficher en ligne.
Pas d’hommage à Franco.
preview Le 29 novembre, des nostalgiques du franquisme appellent à une« messe » dans une chapelle parisienne pour « se recueillir» àl’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Franco ;Primo de Rivera, le fondateur de la Phalange fasciste, mort en1936, est associé à cet hommage.Pour les antifascistes et les démocrates de tous les pays, ce… afficher en ligne.
La Vigie, journal antifasciste de Sète, numéro 6
preview Un vent mauvais souffle sur Agde : les extrêmes droites s’organisent pour les municipales 2026… et plus. Nous disons bien « les » extrêmes droites car Agde compte deux représentant.es clairement identifié.es et un nouveau candidat de la droite extrême. afficher en ligne.
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