Ci-dessous, le programme des prochains accueils et des rencontres Solidaires 78 de janvier-février 2026

Ci-dessous, le programme des prochains accueils et des rencontres Solidaires 78 de janvier-février 2026

Lors de l’accueil Solidaires du 27 janvier nous organiserons un débat d’actualité sur la Palestine / Que faire sur le Mantois et ses environs pour soutenir les droits des palestiniennes et des palestiniens?
Avec la présence de militantes et de militants de Solidaires, d’associations ou de collectifs locaux agissant dans cette optique. Nous vous espérons nombreuses et nombreux pour en débattre.
Entrée libre et gratuite, entre 17 et 19 h, librairie La Nouvelle Réserve Limay
A l’usine Stellantis de Poissy, les travailleur.euses et des sous-traitants s’organisent. Sud industrie et sa section de Stellantis ont pour objectif de mettre en avant des garanties nécessaires pour que chacun·e des salarié·es puissent continuer à faire vivre sa famille après la fabrication de l’Opel Mokka. Ici, comme ailleurs, les travailleurs et travailleuses doivent s’organiser pour contrer les plans de licenciements et les fermetures d’usines.
Nous n’aurons rien sans lutter !
—
Solidaires/Canal Marches Expression Directe 2026 n°1
Diffusion le Mardi 20 janvier 2026 vers 00h30 sur France 2
Rediffusion le Jeudi 22 janvier 2026 vers 09h25 sur France 5
Ce portrait d’une ouvrière migrante avec ses enfants, prise en 1936 pendant la grande dépression aux Etat-Unis par Dorothea Lange est devenu l’image même de la détresse humaine en temps de crise, indépendamment de toute référence temporelle.
Ce regard sur une terrible réalité sociale a été posé par des photographes (Lange, Evans, Post Wolcott, Lee …) recrutés par l’agence gouvernementale de la Farm Security Administration pour ”révéler la véritable situation du pays” et mettre en avant la politique du New Deal mis en place par le président démocrate Franklin Roosevelt.
Ces photographes ont sillonné le pays entre 1935 et 1943, créant une œuvre collective unique.
Jacques Jaudeau est un ancien professeur d’histoire-géographie, conférencier dans le domaine de la photographie
Cette intervention s’inscrit dans le cycle ”Aspirations démocratiques” de l’Université Populaire du Mantois.
Entrée libre et gratuite
Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.
Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.
Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.
Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.
Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.
Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.
Pour commander le numéro ou s’abonner à la revue :
Cette motion d’actualité a été votée à la suite du 7e congrès du SUNDEP Solidaires qui s’est déroulé en décembre 2025 à Lille.
Nous appelons à ce que les droits des mineur·es non accompagné·es, sur tout le territoire français, soient respectés.
Nous continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.
VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires
Des mineur·es non accompagné·es sur le territoire français n’ont toujours pas accès, de façon pérenne, au logement et à la scolarisation.
Leur minorité est systématiquement examinée et trop souvent remise en question par les autorités : département et/ou rectorat. Ils et elles vivent tout ou partie de l’année dans des conditions inacceptables pour des adolescent·es.
Le SUNDEP Solidaires demande que ces mineur·es non accompagné·es soient scolarisé·es, nourri·es, logé·es, soigné·es et que ces jeunes puissent circuler gratuitement. Nous demandons également que, pour cela, les conseils départementaux et les rectorats appliquent les lois relatives à la protection de l’enfance.
Le SUNDEP Solidaires soutient et soutiendra, dans chaque académie, toutes les actions en faveur de la défense de ces mineur·es non accompagné·es qui sont aussi nos élèves quand ils et elles échappent à la rue.
Nous appelons à ce que leurs droits soient respectés et continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.
Depuis la chute de Bachar Al-Assad et la prise de pouvoir par le groupe islamiste HTS et son chef Ahmed Al-Charaa, ancien dirigeant de la branche syrienne d’Al-Qaeda, les violences contre les minorités se multiplient en Syrie. Druzes, Alaouites et depuis cet été les Kurdes sont victimes d’attaques militaires menées par des combattants de groupes islamistes intégrés dans l’armée du nouveau régime syrien et soutenus également par la Turquie. La communauté internationale reste silencieuse face à ces violences et continue de soutenir le nouveau pouvoir à Damas. En effet, les pays occidentaux, et la France en premier lieu, lèvent au fur et à mesure les sanctions contre la Syrie et font pleuvoir des fonds pour la reconstruction du pays, accordant par conséquent un blanc-seing au nouveau régime malgré les exactions commises en son nom.
Le gouvernement intérimaire en Syrie a imposé un siège suffoquant aux zones sous contrôle de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie depuis le 25 septembre 2025, empêchant l’entrée de fournitures essentielles, l’aide d’urgence et l’aide médicale, et la farine.
Recrudescence des violences depuis le début d’année
Alors que la communauté kurde et ses allié·es se rassemblaient pour la commémoration des assassinats ciblés du 9 janvier 2013 et du 23 décembre 2022 à Paris contre des militant·es kurdes, les violences ont connu un pic dans les quartiers d’Alep de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh.
Les groupes armés affiliés au gouvernement transitoire syrien ont assiégé pendant plusieurs jours ces zones peuplées principalement de Kurdes, dont de nombreux·ses réfugié·es du canton d’Afrin envahi par la Turquie en 2018. Ils ont multiplié les bombardements à l’arme lourde, et commis de nombreuses exactions contre les civils. Dans la nuit du 10 janvier, les Asayish, force de sécurité kurdes, ont opéré un repli stratégique vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome et des Forces démocratiques syriennes qui assurent sa protection afin de mettre en sécurité la population kurde des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh, et de leur permettre d’accéder aux soins.
Ces violences ont entraîné le déplacement de milliers de réfugié·es kurdes vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome. Le retrait d’Alep risque de laisser des milliers de civils, majoritairement kurdes, sans défense face aux groupes armés islamistes. Les réfugié·es témoignent des meurtres, des viols et des pillages et affirment que les attaquant·es cherchent à semer la discorde entre Arabes et Kurdes, pour contrecarrer le projet de société démocratique, féministe, multiconfessionnel et multi-ethnique mis en place par l’Administration autonome selon le modèle du confédéralisme démocratique théorisé par Abdullah Öcalan. Les pays occidentaux restent silencieux sur ces violences. Alors même que le gouvernement transitoire bombardait les quartiers kurdes d’Alep, Ursula von der Leyen était à Damas pour verser un chèque en blanc de plus de 600 millions d’euros au gouvernement transitoire. La presse dominante française reste silencieuse sur ces massacres et l’invasion en cours des territoires autonomes menés par la Turquie et les forces syriennes.
Adoptant une position pro-étatiste, elle relaie les communiqués officiels des ambassades en se satisfaisant du retrait des forces kurdes, accusées de ne pas se soumettre au nouveau pouvoir syrien. En réalité c’est celui-ci qui voudrait balayer tout ce que l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a mis en place depuis le début de la révolution syrienne.
L’Union syndicale Solidaires condamne les massacres à caractère ethnique menées par des forces affiliées au gouvernement de transition syrien et soutenues par la Turquie.
Pour L’Union syndicale solidaires l’urgence est d’agir pour mettre fin :
L’Union syndicale Solidaires réaffirme son soutien
L’Union syndicale Solidaires appelle également à la libération d‘Abdullah Ocalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie.
L’urgence est au respect de l’accord du 10 mars 2025 et à la reprise des négociations entre le gouvernement de transition et les porte-parole de l’AANES.
Nous appelons les adhérent·es de Solidaires à participer à toutes les actions et manifestations de solidarité envers la lutte des Kurdes.
Le 7 janvier 2026, Renée Nicole Good a été assassinée à Minneapolis par un agent de l’ICE, la police de l’immigration. Ces agents agissent en toute impunité, soutenus par le gouvernement américain : 9 personnes ont été abattues en 4 mois et 32 autres sont mortes dans des centres de détention en un an.
Le président Trump et ses sbires défendent publiquement les agents, leur accordant un permis de tuer.
Des perquisitions sont menées au domicile de journalistes, bafouant la liberté de la presse et assurant la montée de l’autoritarisme aux États-Unis.
Les citoyen·nes sont terrorisé·es. Dans chaque ville, des scènes d’arrestations au faciès violentes inondent les réseaux sociaux.
Mais les gens s’organisent pour tenter de déstabiliser cette milice : manifestations, utilisation de sifflets pour signaler la présence de la milice, blocage des convois, accueil des personnes poursuivies dans des maisons privées, etc.
À Minneapolis, une délégation syndicale et les instances régionales locales du travail organisent le 23 janvier comme une JOURNÉE DE LA VÉRITÉ ET DE LA LIBERTÉ.
Pour cette journée, un appel est lancé aux citoyen·nes et aux travailleurs et aux travailleuses : pas de travail, pas d’école, pas de courses.
Le fascisme tue, aujourd’hui, partout.
Solidaires soutient la journée de protestation du 23 janvier et condamne les actions de la milice ICE.
Solidaires soutient tous les travailleurs et travailleuses qui luttent contre l’autoritarisme, l’impérialisme et le fascisme, toujours et partout.
Ni oubli ni pardon.
Le discours qui accompagne le déploiement de systèmes d’IA dans nos entreprises repose largement sur les bénéfices supposés pour les travailleurs et travailleuses. Gain de temps et suppression des tâches répétitives, sans valeur ajoutée. Dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’assistance comme dans toutes les professions, il existe des tâches rébarbatives, c’est un fait. Alors, quand le ou la patron·ne propose qu’une IA s’en charge à notre place, on peut être tenté·e ! En réalité, cela dissimule surtout une intensification du travail. Dans nos secteurs, on ne connaît pas de patron·nes qui cherchent à “soulager” les travailleur·euses. En revanche, on connaît bien celles et ceux qui sont engagé·es dans la course au toujours plus !
De plus, l’IA n’est pas totalement autonome et l’on demande aux salarié·es de contrôler son travail. C’est le cas, par exemple pour les outils de rédaction de mails aux client·es, ou les IA qui génèrent des plannings: il faut vérifier, corriger, reprendre ce qui a été produit. Cette charge de travail supplémentaire est largement invisibilisée. Elle pose aussi la question de la responsabilité. ! Si un mail généré par une IA, relu par un·e salarié·e, comporte des erreurs, ce qui n’est pas rare, qui en est responsable ? On n’a pas encore vu une IA sanctionnée ou passer en entretien préalable…
Un mail généré à notre place, des préconisations et argumentations construites par un logiciel, des dossiers analysés par la machine… Le développement de systèmes d’IA dans nos métiers s’accompagne d’une perte de sens majeure. A terme, les travailleur·euses ne serviraient plus qu’à réciter ce que l’IA aurait décidé ! Là encore, se pose la question de la responsabilité.
L’introduction de l’IA exacerbe également la surveillance des salarié·es, avec le développement du management algorithmique. Ils dictent la façon de travailler, l’ordre des tâches, le temps accordé pour les exécuter… Tout est enregistré en temps réel ! S’y ajoutent des systèmes d’évaluation permanente, notamment dans les centres d’appel. Des IA analysent l’ensemble des appels : respect de la trame, intonation de la voix, utilisation de certains mots… les salarié·es sont scruté·es en permanence, sans tenir compte du contexte, des appels précédents ou de l’état de la personne. Les écoutes ne servent désormais plus qu’à contrôler, voire sanctionner !
Une entreprise comme Orange a quantifié le temps passé par les téléconseiller·es à rechercher une réponse juste à apporter aux client·es. Selon l’opérateur, c’est 30% du temps de l’appel qu’il espère « gagner » en remplaçant les salarié·es par des IA ! Et peu importe la qualité de la réponse qui sera finalement apportée… On peut parier sans trop de risque que cette réflexion soit partagée par de nombreux-ses patron·nes !
L’IA entraîne également l’apparition de nouvelles tâches chronophages et sans intérêt, une dépendance accrue aux outils informatiques : gare à la panne ou à la cyber attaque ! Ainsi que l’abandon de certaines missions. L’IA engendre la perte de savoir-faire professionnels et de technicité.
Cette technologie constitue une véritable épée de damoclès au-dessus de nos emplois. Une étude récente montre que près de 10 % des emplois du secteur bancaire en Europe sont menacés d’ici à 2030, soit 200 000 postes. Quand on sait que la majorité des projets intégrant de l’IA se mettent en place sans information des travailleur·euses et ni de leurs représentant·es, il y a de quoi s’inquiéter !
Désormais, lorsqu’un employeur annonce le déploiement d’un nouveau logiciel ou une mise à jour, il y a fort à parier qu’il intègre de l’IA… sans que cela soit clairement annoncé ! Et même lorsque c’est clairement indiqué, le flou demeure, notamment sur l’utilisation des données. Prenons l’exemple d’un logiciel d’écoute et d’analyse d’appels: qui peut dire où sont stockées les données échangées, lesquelles sont utilisées et dans quel but ? Le fonctionnement interne de l’IA reste opaque pour celleux qui les utilisent, directement ou indirectement. C’est ce qu’on appelle l’effet de boîte noire. Dans nos métiers, ce sont autant les données des client·es que celles des salarié.es qui sont aspirées par les IA,notamment via les outils de ressources humaines, souvent à l’insu de toutes et tous. Il n’est pas rare que les employeurs proposent (ou imposent !) aux travailleur·euses d’utiliser les AI intégrées à certains logiciels, comme ceux de Microsoft ou Google. Là encore, se posent les questions de la transparence et de la confidentialité ! En utilisant ces IA, les salarié.es fournissent en outre un travail gratuit pour les entraîner et accroître les profits de multinationales aussi puissantes que des Etats.
Impact sur nos emplois, nos conditions de travail, nos données et sur l’environnement… Solidaires soutient une position technocritique : ni technophobe par principe, ni techno-solutionniste. Autrement dit : nous considérons qu’aucune technique ne peut constituer une réponse miracle aux crises sociales et environnementales engendrées par le capitalisme. A fortiori une technologie aussi vorace en eau, en énergie et en métaux rares que l’IA et qui aggrave les inégalités sociales et les oppressions systémiques.
Dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’ assistance, les structures membres de l’Union syndicale Solidaires sont aux côtés des salarié·es pour :
Lutter contre le déploiement capitaliste de ces outils ne se fera pas sans prise de conscience des enjeux de domination, de recherche du profit au mépris des conditions de travail, d’ultra-surveillance des populations, de destruction environnementale, de remise en cause de l’objectif 0 carbone et du réchauffement climatique, de la réduction des libertés publiques. Aussi, et de toutes les façons possibles, y compris par la grève, nos syndicats, aux côtés des salarié·e, continueront à se mobiliser.
Un Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a été convoqué en urgence début janvier pour rendre un avis sur le projet de loi qui consiste à étendre l’interdiction des portables au lycée.
Le SUNDEP Solidaires, qui siège au CSE au sein de l’Union syndicale Solidaires, relève les biais de cette discussion.
Lisez notre analyse dans cet article.
VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires
Le gouvernement accélère l’adoption d’une loi interdisant les téléphones portables dans les lycées, présentée comme une mesure de « protection des jeunes face aux écrans » . Cette précipitation, qui a conduit à convoquer le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) en urgence le 7 janvier 2026, masque une opération politique plutôt qu’une réflexion pédagogique. Le CSE s’est d’ailleurs prononcé contre l’article 2 de ce projet de loi, désormais examiné par le Conseil d’État.
Cette interdiction ne répond pas aux vrais enjeux : l’usage excessif et non encadré des portables par les élèves, amplifié par les nouveaux programmes intégrant l’intelligence artificielle. Elle risque même de créer des dispositifs inapplicables, car le ministère n’a prévu ni matériel adapté ni moyens humains pour la mettre en œuvre. La loi actuelle (art. L511-5 du Code de l’éducation) interdit déjà l’usage du téléphone en classe et lors d’activités pédagogiques hors établissement, avec possibilité de confiscation. Étendre cette interdiction au lycée sans moyens supplémentaires est irréaliste et déresponsabilise les élèves sans les former à un usage réfléchi des outils numériques. Les problèmes réels restent : distraction, manque de sommeil, fraudes, perturbations en classe, cyberharcèlement et surexposition aux écrans. Une interdiction pure et simple ne protège pas les élèves et ne résout pas ces questions : elle ne fait qu’alimenter la communication politique.
Le SUNDEP Solidaires revendique : Une concertation réelle avec les enseignant·es et les acteur·ices de terrain avant toute mesure. Des moyens matériels et humains adaptés pour permettre un usage pédagogique des outils numériques. Une réflexion approfondie sur l’usage des écrans et des outils numériques, et non un projet de loi d’affichage électoraliste.
L’école doit rester un lieu d’émancipation et de réflexion ; elle ne doit pas devenir un instrument de communication politique. Interdire les téléphones sans formation, accompagnement et moyens, c’est faire croire à une protection illusoire.