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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme Collectivités territoriales

À Hénin-Beaumont le maire RN exclut deux syndicalistes SUD CT pour 1 et 2 ans !

Publié le 23 mai 2026

Djelloul Kheris et Fabienne Payen, militant·es SUD Collectivités Territoriales à la mairie d’Hénin Beaumont viennent d’apprendre leur exclusion de la Fonction publique territoriale pour respectivement 2 et 1 ans sans traitement.

Dans deux procédures distinctes montées de toutes pièces, nos camarades avaient été blanchi·es par le conseil de discipline. Le maire a décidé de passer outre et de prendre de lourdes sanctions qui vont avoir de graves conséquences pour Fabienne et Djelloul .

Le but est limpide : détruire le syndicat en empêchant la constitution de listes pour les élections professionnelles de décembre et faire de Djelloul et Fabienne un exemple pour dissuader l’organisation collective en faisant régner la peur.

C’est la même logique qu’à Carcassone où le maire veut expulser les syndicats de la Bourse du Travail.

Face à l’arbitraire de l’extrême droite, la solidarité est notre arme. L’Union syndicale Solidaires et la Fédération SUD Collectivités Territoriales se tiennent aux côtés de nos camarades et prendront toutes les initiatives pour mettre en échec cette mesure de répression antisyndicale et obtenir leur réintégration.

Dans l’urgence, deux recours en référé seront déposés.

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antifascisme Conditions de travail

Tribune Flambée des prix des carburants : le RN en défense des géants pétroliers !

Publié le 24 mai 2026

Tribune parue dans l’Humanité

Par Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

Alors que les prix flambent depuis l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le Rassemblement national martèle sa recette miracle sur les plateaux télé, sur ses affiches et a même lancé une pétition : il faut baisser les taxes.

Si la solution peut séduire tant le prix du carburant peut peser sur les budgets, elle est révélatrice de la boussole du Rassemblement national : épargner les grandes entreprises. Dans la poursuite de l’opération séduction engagée par Jordan Bardella auprès des grands patrons, le parti d’extrême droite se fait ainsi le défenseur des marges de Total et des géants pétroliers.

Baisser la TVA à 5,5 %, cela a un coût pour les finances publiques, estimé autour de 17 milliards d’euros par an. C’est autant de moins pour financer nos services publics : nos hôpitaux, écoles, transports… Et c’est inutile sans encadrement des prix ! L’expérience de la restauration a montré que les prix ne baissent pas car la différence est affectée à l’augmentation des marges. C’est surtout ne pas toucher un seul euro des superprofits réalisés à l’occasion de la guerre. Ainsi, Total a réalisé à lui seul 5 milliards d’euros de bénéfices sur les 3 premiers mois de 2026. Pour le seul mois de mars, les surprofits du secteur représentaient 2,5 milliards d’euros. Ces profits sont réalisés en spéculant sur la guerre et les cours du pétrole.

Pour ne plus avoir à choisir entre remplir le caddie et remplir le réservoir, il existe d’autres solutions.

Premièrement, bloquer les prix à la pompe. C’est possible, ça a déjà été fait, c’est immédiat, et ça ne coûte rien. Plus généralement, nous défendons l’encadrement des prix de l’énergie comme bien de première nécessité pour se nourrir ou se chauffer. Deuxièmement, taxer les surprofits, pour faire contribuer les géants du pétrole et les milliardaires plutôt que de détruire encore plus nos services publics. Troisièmement, augmenter les salaires, pour que plus personne ne soit à la merci d’une augmentation de 40 centimes le litre pour boucler le mois.

Ces trois solutions simples, le RN les rejette toutes. En juillet 2022, il a voté contre l’augmentation du SMIC à l’Assemblée nationale. En octobre 2022, il a voté contre la taxe sur les superprofits au niveau européen. Et plutôt que le blocage des prix, il propose la subvention des pétroliers par l’argent public. Des paroles aux actes il y a un gouffre : loin de la défense parfois revendiquée du monde du travail, le RN défend ainsi les puissants.

La crise actuelle est structurelle. Elle doit faire l’objet de mesures d’urgence mais aussi accélérer la sortie de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles. La loi-cadre sur le financement des transports en discussion au parlement devrait ainsi tenir compte du contexte pour organiser le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun, pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

Certaines entreprises doivent aussi se reconvertir. Mais pas sur le dos de leurs salarié·es. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires. Nous devons imaginer un nouveau statut du ou de la salarié·e de la transition écologique, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Faisons de la nécessaire rupture écologique un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.
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Agriculture Éducation Ruralité

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : main basse sur l’eau et retour à la féodalité.

Publié le 22 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles :

Annie Genevard souhaite faire main basse sur l’eau et revenir à un système féodal.

La précarité agricole et le mal-être des agricultrices et agriculteurs, éleveurs et éleveuses et paysan·ne·s est une réalité sordide. L’âpreté de la tâche et sa maigre valorisation financière constituent un cocktail explosif que l’on ne peut que déplorer. Il est nécessaire d’agir, et vite. Annie Genevard, forte de sa connaissance du monde rural, a mis les bottes et « engagé un dialogue approfondi » avec les représentant·e·s du monde agricole (on imagine aisément celles et ceux qu’elle a écouté·e·s). La promesse étant d’agir vite, le projet de loi intitulé « urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » a vu le jour le 8 avril. Au début, on applaudit : le projet de loi vise à renforcer notre souveraineté alimentaire et à protéger les agricultrices et agriculteurs d’une concurrence déloyale. Des mesures qui vont plutôt dans le bon sens, donc. Très vite, on déchante : avant même de « s’attaquer » à la fureur capitaliste qui asservit et saigne les paysan·ne·s, et alors que le changement climatique est clairement identifié comme une nouvelle menace sur l’agriculture, les articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi nous ramènent à une agriculture qu’on aurait crue d’un autre temps, ultra-productiviste, obsolète, qui tue le vivant plus qu’elle ne le protège.

Selon le gouvernement, la lutte contre le changement climatique passe par le développement facilité des bassines de retenues d’eau, permettant de maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel en bout de course. Plus de réunions publiques : il s’agit de simplifier la vie des exploitant·e·s et de les protéger contre les « oppositions susceptibles de se cristalliser ». Prétexter l’impérieuse nécessité de maintenir le calme pour éviter tout débat et faciliter la privatisation de notre ressource vitale est une manœuvre politique sournoise et dangereuse, au parfum nauséabond de censure citoyenne. Sur le même thème, les préfet·e·s auront désormais (dans le monde merveilleux d’Annie Genevard) le pouvoir, si l’envie leur en prend, de se substituer à l’organisme unique de gestion collective (OUGC), structure en charge de la répartition des volumes d’eau prélevés à usage agricole. Ils et elles pourront également contourner les prescriptions des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour faciliter la réalisation des bassines. Donner le pouvoir de répartition et de stockage de l’eau aux préfet·e·s, c’est renforcer les baronnies locales et l’arbitraire, c’est rendre omnipotent le ministère de l’Intérieur, incompétent en matière d’agriculture et d’environnement, dont les seules connaissances dans ces domaines se résument à ce que lui murmurent à l’oreille les portes-voix départementaux des grands lobbys agricoles. C’est rendre un peu plus complexe la vie au travail de nos collègues, qui portent au quotidien les enjeux de protection de l’eau.

La répartition de la ressource en eau est un enjeu bien trop important, qui doit être traitée collégialement. Donner la main aux préfet·e·s, c’est s’exposer à d’obscures et inégales manœuvres politiciennes, menant à la disparition des exploitations les plus fragiles et les moins représentées, au profit de toujours plus de concentration entre les mains de grand·e·s exploitant·e·s.

Apparaissant comme une priorité absolue, le stockage de l’eau revêt pourtant une importance bien moindre lorsqu’il est question des zones humides, écosystèmes capables de ce genre de prouesses, mais qui ne trouvent pas grâce aux yeux de nos politiques en place. L’article 7 de ce projet de loi prévoit de s’affranchir de toute mesure compensatoire si des travaux relatifs à des installations agricoles impactent une zone humide en mauvais état. Proportionner la compensation en fonction de l’état de l’écosystème affecté, c’est planter le dernier clou dans le cercueil de la politique de restauration des milieux, que tentent difficilement de porter les agent·e·s des services déconcentrés des ministères de l’écologie et de l’agriculture auprès des élu·e·s. On attend d’ailleurs toujours une intervention de Monique Barbut…

Enfin, le projet de loi expose clairement son objectif de protéger les terres agricoles. L’article 9 prévoit une mise en place systématique de l’étude préalable agricole, ainsi qu’un suivi des mesures énoncées dans ladite étude. Sur le papier, pourquoi pas, mais penser que cette simple démarche permettra de protéger les terres agricoles est absurde. S’engager dans la protection des terres agricoles, c’est adhérer pleinement et sans réserve à la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, qui met en place tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion sans fin du béton que l’on subit depuis des décennies. Ce que Madame Genevard semble oublier, c’est que la plus grande menace pour la préservation des terres agricoles n’est autre que sa famille politique, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son hostilité à cette loi, et en a déjà largement minoré les effets. Appeler à la protection des terres agricoles dans le projet de loi d’urgence agricole, c’est sciemment occulter les dispositifs existants, sous prétexte qu’ils n’emportent pas la pleine adhésion des copains de notre ministre.

C’est donc au mieux de la bassesse politicienne, au pire, de l’ignorance crasse, au détriment des agent·e·s. Quoi qu’il en soit, ce projet de loi est encore très loin des grands enjeux structurels de demain.

Parce qu’il est temps de protéger l’ensemble de nos agriculteurs et agricultrices, parce que l’eau est un bien commun, parce que le changement climatique appelle à une nouvelle agriculture, et parce que l’autonomie des ministères de l’agriculture et de l’écologie est indispensable à la mise en place d’une politique durable, SUD Rural Territoires appelle au retrait définitif des articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi.

SUD Rural Territoires rappelle son opposition au renforcement systématique du pouvoir des préfet·e·s, en cours depuis plusieurs années, et appelle au retour de directions ministérielles de plein exercice.

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Internationalisme Palestine

Flottille Gaza un billet de D. Mermet

Nous reproduisons ici un billet signé Daniel Mermet

La joie, ça nous déborde

J’allais vous faire une carte postale de printemps, vous donner des nouvelles de mon voisin cheval, vous impressionner par la hauteur des vagues, vous dire qu’il y a des moments où il suffit de respirer pour être heureux et voilà un message : « bienvenue en Israël ». Voilà « les images qui ont fait le tour du monde ». Des gens yeux bandés, attachés, agenouillés, alignés, humiliés, torturés.

Ce que les Palestiniens subissent tous les jours depuis des mois et des années sans trop nous indigner, cette fois c’est nous. Disons quelques-unes et quelques-uns vivant du bon côté du monde et qui, à bord d’une flottille de plusieurs navires, étaient en route pour briser le blocus de Gaza et dénoncer le génocide et les massacres quotidiens en Cisjordanie.

Les précédentes flottilles ont été malmenées et refoulées par Israël mais, cette fois, les militants européens de la flottille SUMUD interceptée illégalement ont été frappés et torturés avec harcèlements et humiliations sexuels, sous les ordres du ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ouvertement raciste et fasciste, goguenard et exalté au milieu des tortures en répétant « bienvenue en Israël, on est chez nous ». Le « on est chez nous » de nos fachos franchouillards.

Cette fois, alors que les Palestiniens subissent quotidiennement ce genre de tortures dans une quasi-indifférence, le monde-du-bon-côté a exprimé sa désapprobation. L’Espagne, l’Irlande, l’Italie, même le très lâche Jean-Noël Barrot, le ministre français des affaires étrangères qui a d’abord renvoyé dos à dos la flottille et le pouvoir israélien puis qui, à l’unisson, a dit son indignation suite à Nétanyahou qui lui-même a grondé avec modération son ministre de la sécurité nationale qui lui est indispensable pour se maintenir au pouvoir jusqu’aux prochaines élections et échapper aux boulets de ses diverses condamnations.

Du côté israélien, à part les rares médias critiques comme Haaretz et les ONG des droits humains, l’opinion ne semble pas autrement scandalisée.

Saluts et fraternité à celles et ceux de la flottille et celles et ceux
qui partout luttent et dénoncent le génocide et les crimes du
gouvernement israélien sans tomber dans le piège de la confusion et de l’antisémitisme.

Daniel Mermet

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Retraites

Compte-rendu de la réunion du CA UNIRS des 4 et 5 mai 2026

Publié le 19 mai 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici le compte-rendu complet de la réunion du CA de l’Unirs, particulièrement long (40 pages) avec les documents en annexe et les intervenants extérieurs :

  • Julien Troccaz, de SUD-Rail, qui participe à l’AES (Alliance Écologique et Sociale) et à la commission Écologie de Solidaires.
  • Patrick Farbiaz, militant de l’UDIRS 75 et membre de la commission Écologie de Solidaires.
  • Laurent Mauduit, journaliste (notamment à Libération puis au Monde) et cofondateur de Médiapart.
  • Aude Grémy-Domingo, membre de la fédération Sud éducation qui la mandate au sein de la commission de Solidaires, Riposte Syndicale contre l’extrême droite. Elle participe également à l’organisation Visa (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes).

Ordre du jour de ce CA : 

  • Actualités
  • Groupe des Neuf (G9)
  • Trésorerie
  • Débat sur le dérèglement climatique, ses conséquences sur la santé des sénior·es et les luttes à amplifier
  • Débat sur la lutte contre l’extrême droite
  • Permanences à la GAB
  • Réunions nationales de Solidaires (CN, BN, préparation du congrès, commissions)
  • Les associations et les retraité·es
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Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Communiqué intersyndical : au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTIphobies !

Publié le 19 mai 2026

Paris le 19 mai 2026

Les attaques contre les personnes LGBTI+ se multiplient et s’intensifient : menaces sur les financements des centres de santé et du planning familial, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es et tentatives d’interdiction de Marches des Fiertés par certaines municipalités. Dans le même temps, l’offensive contre les droits des personnes trans s’est ancrée dans l’agenda parlementaire avec l’adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, qui menace de précariser gravement les personnes trans et étrangères par des obstructions administratives et un fichage systémique.

Médias d’extrême droite, responsables politiques réactionnaires et groupuscules conservateurs : les discours de haine sont de plus en plus décomplexés. Les inégalités perdurent dans tous les domaines : discriminations à l’emploi, au logement, et entraves aux droits reproductifs et à la filiation.

Plus largement, au niveau international, les actes violents sont attisés par une “internationale réactionnaire”. Si des victoires historiques ont été marquées en Thaïlande ou par la Cour de justice européenne (qui contraint la Pologne à reconnaître les unions LGBTI+ scellées dans d’autres pays de l’UE), nous constatons un recul alarmant dans les pays où des pouvoirs réactionnaires ou autoritaires s’installent, notamment aux États-Unis ou au Sénégal avec le durcissement des lois pénales.

Toujours plus de LGBTI+phobies au travail

Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTIphobie au travail demeure une réalité massive : elle représente le 4ème lieu de discrimination recensé. Elle est majoritairement le fait des collègues (63 %) ou des supérieurs hiérarchiques (49 %). Elle se caractérise par le rejet et l’ignorance (53 %), les insultes (49 %) et le harcèlement (41 %).

Dès l’embauche et tout au long de la carrière, les travailleuses et travailleurs sont scruté·es, isolé·es et discriminé·es. Cela va des prétendues « blagues » aux refus de promotion, jusqu’aux violences physiques. Le rapport souligne que 42 % des victimes témoignent d’un mal de vivre profond. Ces agressions ont des conséquences directes sur la carrière : mutations subies, ruptures de contrat ou précarisation forcée, particulièrement pour celles et ceux qui subissent des discriminations croisées (handicap, précarité, racisme).

Voir son identité de genre et son orientation sexuelle respectées n’est ni un caprice ni une mode, c’est un droit fondamental reconnu comme une composante essentielle de la dignité humaine.

Impact des fermetures des services publics sur les personnes LGBTI+

La destruction des services publics, notamment de santé, entrave d’autant plus un accès aux soins déjà précaire. Les attaques envers l’école, portées par le gouvernement ou des organisations d’extrême droite comme Parents Vigilants, génèrent un climat particulièrement hostile pour les élèves trans et non binaires ! Reconnue comme un outil efficace pour lutter contre les LGBTIphobies, l’éducation à la sexualité est devenue un symbole systématiquement attaqué par les mouvements réactionnaires. Impensées par l’institution judiciaire, les personnes LGBTI+ sont encore trop souvent mégenrées par ses acteurs et actrices, et toujours soumises à la comparution à l’audience pour le changement de sexe à l’état civil ou surexposées aux violences en détention.

Face à la haine, la solidarité est notre force

Les employeurs ont l’obligation légale d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de sanctionner les actes discriminatoires.

Il est urgent de mettre en place :

● Des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises intégrant la lutte contre les discriminations.

● Un plan ambitieux de prévention et de lutte contre les LGBTIphobies dans la fonction publique

● Des outils effectifs de prévention et de suivi du harcèlement.

● La formation obligatoire des salarié·es et agent·es de la fonction publique, ainsi que de l’encadrement et des directions pour déconstruire les stéréotypes de genre.

● Le respect immédiat du prénom et des pronoms d’usage dans toutes les entreprises et administrations.

● Des mesures concrètes de protection des victimes (prise en charge des frais d’avocats, procédures d’enquêtes types, protection fonctionnelle dans la fonction publique…).

Nous rappelons que lorsque l’extrême droite progresse, les droits de toutes et tous sont menacés. Elle prolifère en exacerbant les clivages pour diviser les travailleurs et travailleuses. Nos organisations syndicales sont particulièrement inquiètes quant au sort des personnes LGBTI+ migrantes et demandent un droit d’asile effectif.

Alors que s’ouvre la période des Marches des Fiertés, nos organisations syndicales appellent le monde du travail à participer aux rassemblements de soutien et aux différentes Marches des Fiertés.
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Écologie Rail Transport

Nous construisons des alliances pour nos emplois et le service public ferroviaire

Publié le 19 mai 2026 par SUD Rail

Depuis son dernier congrès, la fédération SUD-Rail a fait le choix de construire des alliances avec des associations environnementales pour renforcer nos revendications dans notre secteur et défendre ensemble une vision profondément sociale et environnementale de notre société. C’est dans ce cadre que nous participons activement aux campagnes de l’Alliance Ecologique et Sociale : des combats basés sur des actions concrètes, collectives et ancrées dans la réalité des luttes. Avec de nombreux collectifs, nous revendiquons que le transport ferroviaire soit au cœur des politiques publiques de transport et constitue une réponse indispensable à l’urgence climatique, sociale et territoriale.

La fédération SUD-Rail appelle les cheminotes et cheminots à participer massivement aux actions locales. En se mobilisant à côté des citoyennes et citoyens, nous défendrons également nos emplois dans les gares, les trains, les postes d’aiguillage … sur nos territoires. A quelques jours de la grève unitaire du 10 juin, et pendant qu’une loi sur le financement des transports est en débat au Parlement, nous devons imposer d’autres choix politiques : investir dans le rail plutôt que dans les grands projets routiers inutiles et polluants en renforçant ces luttes locales. La direction SNCF et les pouvoirs publics ont peur d’un front commun : cheminots et usagers ! C’est justement cette convergence des luttes qui peut permettre de gagner sur nos revendications et d’imposer un véritable développement du service public ferroviaire.

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(re)Penser notre syndicalisme Contre la transphobie ! Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie Luttes contre les discriminations

Contre les discriminations LGBTQI+ au travail

Publié le 13 mai 2024

Tu es victime de discriminations LGBTQI+ au travail ?

Etre LGBTQI+, et parfois plusieurs de ces identités/vécus en France à l’heure actuelle, c’est encore affronter des vexations et des discriminations systémiques.

Sur le lieu de travail, les employeurs ont « l’obligation d’assurer la santé et la sécurité physique et mentale des travailleurs et travailleuses et de prohiber les actes discriminatoires.». La discrimination LGBTQI+ peut prendre des formes diverses : être écarté d’un recrutement, d’un stage ou d’une formation, être sanctionné ou licencié. Elle peut aussi être constituée de mesures, ou d’un ensemble de mesures, visant à empêcher l’accès à l’embauche, la formation, à faire obstacle ou, au contraire, provoquer une mutation, à ralentir l’évolution salariale, à bloquer l’accès à une qualification, une classification ou une promotion professionnelle.

L’article L1132-3-2 du code du travail précise qu’aucune sanction, mesure de licenciement ou mesure discriminatoire ne peut être prise à l’encontre d’un-e salarié-e qui refuse « en raison de son orientation sexuelle une mutation géographique dans un Etat incriminant l’homosexualité ». –

La violence ne s’arrête jamais à la porte du travail, c’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires, syndicat de lutte et de transformation sociale, lutte pour les droits des personnes LGBQI+ au travail mais aussi dans l’ensemblre de la société.

Qui contacter ?

Les représentant-es du personnel : iels peuvent vous accompagner dans vos démarches auprès des directions, des prud’hommes, ou vous donner toutes les informations nécessaires pour contacter les associations.

La section syndicale : accompagnement, soutien, les équipes syndicales locales peuvent intervenir directement auprès des directions, faire valoir les accords d’entreprise (ou simplement les rappeler !) lorsqu’ils existent, et te permettre de ne pas effectuer seul-e tes démarches. Le syndicat peut se porter partie civile aux côtés de la victime dans la procédure pénale, ou bien être intervenant volontaire dans la procédure prud’hommale.

L’Union syndicale Solidaires : 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris – solidaires.org –contact@solidaires.org pourra répondre à tes questions et t’orienter vers les des personnes référentes sur l’ensemble du territoire.

Le défenseur des droits : c’est une autorité indépendante (et non un juge) qui peut être saisie par un courrier motivé directement par la victime. S’il choisit de donner suite à la saisine, il dispose de pouvoirs d’enquête et d’audition, de vérification dans les locaux.

Les associations : outre SOS homophobie qui agit au niveau national, Justice LGBT https://www.justice-lgbt.com/ ; Le RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agression et de Discrimination) : https://ravad.org/ ; il existe des associations LGBT (Lesbiennes – Gays – Bi – Trans) dans certains secteurs professionnels.

Tu veux témoigner d’une discrimination ?

Les témoins de ces agissements discriminatoires sont protégé-es contre toute sanction, licenciement ou toute mesure discriminatoire, s’iels les attestent dans une procédure ou s’iels les relatent.

Pour connaître nos revendications

https://solidaires.org/se-syndiquer/nos-positions/#agir-contre-les-lgbtiphobies

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