Une soirée rencontre Jeux – Chansons – Repas partagé organisée par l’Union syndicale Solidaires 78
Entrée libre et gratuite – apportez un petit truc pour le repas partagé
Une soirée rencontre Jeux – Chansons – Repas partagé organisée par l’Union syndicale Solidaires 78
Entrée libre et gratuite – apportez un petit truc pour le repas partagé
Cet accueil syndical sera l’occasion de poursuivre notre cycle autogestion entamé en début d’année
Soyons nombreux et nombreuses !
Librairie La Nouvelle Réserve – Limay Entrée libre et gratuite.
Publié le 3 février 2026
Lundi 2 février, la cour d’appel de Poitiers a rendu son verdict suite à l’appel interjeté par 4 militants contre les mégabassines condamnés en première instance par le tribunal judiciaire de Niort suite aux manifestations de Saintes Soline (79) : COUPABLES !
Les peines ont été revues par la cour d’appel mais le plus important est que la justice considère nos camarades coupables d’avoir participé et organisé une manifestation interdite alors que la même justice a justement déclaré illégale la mégabassine qui était la cause de cette manifestation ! C’est donc le cas aussi pour Hervé Auguin, co-délégué de Solidaires 79, qui a vu sa peine alourdie par la cour d’appel, l’amende passant de 500 € à 800 €. Scandaleux.
L’acharnement judiciaire contre des militant-es qui défendent le commun qu’est l’eau et une autre agriculture respectueuse du vivant est inadmissible.
L’Union syndicale Solidaires apporte à nouveau tout son soutien à David, Hervé, Julien et Nicolas. Elle se réserve le droit de poursuivre la procédure devant les juridictions compétentes.
No Bassaran
Plus d’infos :
Paris, le 3 février 2025

L’Union syndicale Solidaires dénonce une accélération brutale de la fascisation des politiques migratoires et sécuritaires en France. Nous refusons que notre pays devienne le laboratoire européen des méthodes de l’ICE américain. Nous refusons la complicité des entreprises françaises.
Les récents propos d’Arno Klarsfeld, membre du Conseil d’État, appelant à transposer en France les méthodes de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) des États-Unis, marquent un naufrage politique et moral. L’ICE n’est pas une simple police : c’est une milice au service d’une politique xénophobe et raciste, responsable de morts en détention et d’exécutions sommaires (comme celles de Renee Good et Alex Pretti). Cette rhétorique n’est pas une provocation isolée : elle trouve un écho dans la volonté du ministère de l’Intérieur d’instaurer une « présomption de légitime défense » pour les policiers, ouvrant la voie à une impunité totale, similaire à celle de l’ICE aux États-Unis.
Cette dérive idéologique se repand aussi dans nos entreprises qui ne voient pas de problème à créer des logiciels de traque des êtres humains. L’entreprise française Capgemini a ainsi signé un contrat de 365 millions de dollars avec l’ICE pour « identifier et localiser » des migrant·es. Le système de bonus indexé sur l’efficacité de cette traque transforme des êtres humains en source de profit. Par ailleurs, Capgemini a annoncé la suppression de 2400 postes en France, au prétexte de la performance des systèmes d’IA qu’elle utilise et commercialise.Solidaires soutient les salarié·es et les sections syndicales de SUD Industrie et de Solidaires Informatique qui exigent la rupture immédiate de ces contrats. Nos compétences ne doivent pas servir à traquer l’humanité.
Cette brutalité ne tombe pas du ciel. Elle est la conséquence directe d’une surenchère législative xénophobe et raciste. Elle s’inscrit dans la logique du Pacte européen sur la migration et l’asile, qui transforme nos frontières en zones de tri et de détention systématique, actant la fin du droit d’asile tel que nous le connaissions. En France, la Loi Darmanin a gravé dans le marbre la précarité administrative, tandis que la récente circulaire Retailleau vient intensifier la pression sur les préfectures pour multiplier les OQTF et les expulsions, au mépris des vies humaines. C’est ce cadre légal qui arme le bras de la répression et qui assassine en toute impunité El Hacen Diarra au cours d’un contrôle de police.
Nul besoin d’attendre l’extrême droite au pouvoir pour constater la mise en place d’une répression raciste violente qui conduit à la mort. Les récents rapports de Claire Hédon, Défenseure des Droits, sont alarmants :
Face à cette fuite en avant, l’administration publique est en première ligne. Les agent·es du service garde-côtes des Douanes observent au quotidien le durcissement des pratiques coercitives, exercées par les forces de police et de gendarmerie à l’encontre des exilé·es, et refusent de devenir des auxiliaires de répression, au péril de la vie de personnes en détresse.
Le code général de la fonction publique dispose que « l’agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ». Sauver des vies est un intérêt public supérieur.
Mais ne nous abritons pas derrière des arguties juridiques !
Si demain, un gouvernement décide de s’affranchir des conventions internationales, si les ordres, aujourd’hui manifestement illégaux et attentatoires à la dignité humaine, sont rendus légaux par une Assemblée Nationale tombée aux mains de l’extrême-droite et de ses supplétifs, Solidaires porte une réponse claire, inspirée par nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes : NOUS DÉSOBÉIRONS.
L’Histoire se chargera de juger celles et ceux qui feront le choix de se conformer à des directives indignes.

Voici le relevé de décisions adopté par les organisations présentes le 2 février : une action début avril sur la santé, une expression pour le 8 mars, un travail sur les droits familiaux et conjugaux, …

Une délégation de l’Union syndicale Solidaires composée de 5 militant·es, dont Murielle Guilbert codéléguée générale, s’est rendue en Palestine où elle a passé dix jours. Un de nos camarades n’a cependant pas pu entrer sur le territoire israélien à la sortie de l’avion et a été expulsé après rétention pour son “activisme”.
Dans un contexte d’accélération de la colonisation et de l’occupation généralisée, qui rend la vie des palestinien·nes impossible, la délégation a rencontré des travailleur·euses, plus d’une quinzaine de syndicats et associations de la société civile en Cisjordanie occupée. Elle a constaté avec effroi la dégradation considérable des conditions de vie des travailleur·euses, empêché·es de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023. Les salaires dans le secteur public, quand ils existent, sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.
Dans le même temps, les Palestiniens et les Palestiniennes subissent des restrictions de déplacement dues à l’augmentation du nombre des checkpoints et des barrages, ce qui rend les horaires ou les journées de travail aléatoires.
En dépit de cette situation à laquelle s’ajoutent les attaques des colons, celles de l’armée israélienne contre les camps de réfugié·es, les emprisonnements et la torture répétés, la délégation a constaté la très forte volonté de continuer à lutter pour vivre et être libre et la très forte demande de liens extérieurs et de solidarité. Les syndicats et collectifs jouent un rôle d’amortisseur social et de résistance majeur dans ce contexte.
A Gaza, où la délégation n’a pu se rendre car la zone est toujours inaccessible, des journalistes continuent, dans des conditions précaires, à informer l’opinion des opérations d’extermination menées par le gouvernement israélien.
L’Union syndicale Solidaires portera la voix des travailleur·euses palestinien·nes dans les prochaines semaines en témoignant des échanges sur place. Nous renforcerons notre engagement syndical au sein de nos lieux de travail, contre les liens entre les entreprises, l’Etat français et l’occupation, ainsi que dans les campagnes Boycott, Désinvestissement et Sanctions et Stop Arming Israël. Enfin, nous continuerons à agir à travers notre réseau syndical international de solidarité et de lutte (RSISL).
Notre syndicalisme est internationaliste et solidaire du droit des peuples à disposer d’eux même.
Etre une femme, être issue d’une minorité, ou être perçues comme telles continuent à présenter plusieurs dangers dans “LA FRANCE DE MACRON” en 2026.
Cela s’applique pour l’espace public, mais aussi et surtout dans nos lieux de travail, nos services publics ainsi que nos foyers ou lieux de vie et de loisirs.
Le Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France est très alarmant. En voici quelques extraits :
❖ En France, 17% des personnes de 15 ans et plus,
soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme dit hostile,
❖ Le masculisime est un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques. Les adultes ne sont pas épargnés par la diffusion des discours masculinistes, qui peuvent légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre.
❖ Certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.
La situation est grave à tous les points de vue. Elle est renforcée par un système politique français sexiste capitaliste et raciste, au premier rang duquel se trouvent des dirigeants politiques qui se succèdent et ne cessent de se servir en premier, au mépris des plus précaires et des minorités. Le gouvernement n’a cessé de le démontrer ces dernières années :
Cet échantillon est loin d’être exhaustif mais tout converge vers une montée de l’extrême droite dans le pays et entretient le développement de projets politiques xénophobes, contre toutes celles et ceux que les luttes féministes défendent. Les immigré.es sont réprimé.es et chassé.es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes homophobes et transphobes, handiphobes, l’extrême droite et ses relais exercent des violences permanentes et étendent leur influence grâce aux médias achetés à leur cause.
Dans ce contexte, notre service public JS a évidemment une responsabilité centrale en matière de protection des plus fragiles, d’égalité et d’émancipation de toutes et tous. Qu’il s’agisse de la protection des mineur.res, des violences dans le sport, d’égalité entre les femmes et les hommes, de luttes contre les discriminations, … nos missions sont nombreuses et vitales, encore plus peut-être que les années précédentes.
Mais les moyens mis à disposition de nos politiques publiques sont nettement insuffisants. Santé mentale des jeunes, violences faites aux femmes-minorités, … toutes ces grandes causes nationales auxquelles nos services jeunesses et sports sont associés de près ou de loin paraissent être de la « poudre de perlimpinpin » tant les crédits et les effectifs sont réduits : Baisse de 17% du budget JS en 2026 et division des effectifs JS par deux en près de quinze ans (5 400 personnes aujourd’hui). Du reste tant que le ministère se bornera à une vision aussi minimaliste et étroite de la lutte contre les violences, en y mêlant de façon totalement absurde, voire très problématique, la lutte contre le séparatisme, nos services sont contraints à des résultats très en deçà des besoins.
Puisque nous ne manquons pas de chiffres alarmants, il faut rappeler que “la France de Macron” c’est aussi :
Ces différents chiffres sont tout simplement aberrants, tant du point de vue des résultats et de leurs conséquences, que du point de vue de l’absence de moyens publics d’ampleur.
A jeunesse et sports nous devons ainsi constater que nos collègues ne cessent d’être confronté.es à ces dangers, tant en tant que victimes de violences sexistes et sexuelles au travail, par des collègues, supérieurs ou partenaires et usagers, que dans le cadre de leurs missions.
* En effet, il n’est pas rare que des collègues ou des responsables hiérarchiques usent de leur fonction pour protéger et défendre des mis en cause, soit pour des raisons de proximité avec les agresseurs, soit pour des raisons idéologiques et masculinistes.
* En plus d’agir à l’encontre des victimes et de contrevenir aux missions régaliennes de police administrative, ces pratiques viennent fragiliser les collègues engagées dans ces missions, qui la plupart du temps subissent elles aussi des discriminations.
C’est la double peine !
* Et la mirabelle sur la génoise, ce sont les collègues, les responsables hiérarchiques et l’Administration toute entière qui se taisent face à ces agissements, laissant les collègues-victimes, à leur propre sort, ou en charge de montrer patte blanche ou rendue responsable de prouver par milles preuves qu’elles ont bien été discriminées, agressées, violées, assujetties ou silicenciées.
Il est grand temps de foutre le feu à tout ça.
Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions !
Nous sommes et resterons mobilisé.es tous les jours pour l’égalité et la solidarité entre toutes et tous. Le 08 mars 2026 soyons en grève féministe et manifestons ensemble pour imposer un rapport de force et faire valoir nos droits et nos revendications.
Là où l’égalité ne s’impose pas,
Volons-là,
Partout, tout le temps !
Une soirée rencontre Jeux – Chansons – Repas partagé organisée par l’Union syndicale Solidaires 78.
Ci-dessous, le programme des prochains accueils et des rencontres Solidaires 78 de janvier-février 2026

Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes
Suite au double meurtre de la milice-police anti-immigrés à Minneapolis, Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250 a bien voulu répondre à nos questions notamment sur la mobilisation du mouvement syndical. Le syndicat CWA a été fondé en 1938 représente des travailleurs aux États-Unis, à Porto Rico et au Canada dans les domaines des communications et de l’information, ainsi que dans les médias, le transport aérien, la télévision (hertzienne et câblée), les services publics, l’enseignement supérieur, la santé, l’industrie manufacturière, les hautes technologies et bien d’autres secteurs. 700 000 travailleurs en sont membre dans les secteurs privé et public.
La situation des travailleur·euses migrant·es est critique. Trois mille agents de l’ICE et d’autres agents fédéraux ratissent la région métropolitaine de Minneapolis-St. Paul et l’État du Minnesota. Des milliers de travailleur·euses immigré·es ont été arrêté·es et envoyé·es dans des centres de détention dans d’autres États avant d’être expulsé·es du pays. Beaucoup ont été brutalisé·es. Au moins un homme, un ressortissant nicaraguayen, qui avait été enlevé à Minneapolis, est décédé dans un camp de détention fédéral au Texas. De très nombreux travailleur·euses latino-américains vivent pratiquement dans la clandestinité, ne quittant pas du tout leur domicile. Un Vénézuélien travaillant pour Door-Dash (un service de livraison basé sur une application) a été poursuivi par l’ICE, puis blessé par balle à la jambe alors qu’il s’enfuyait chez lui. Des travailleurs ont été agressés par l’ICE alors qu’ils sortaient les poubelles sur leurs lieux de travail. Un quartier scolaire populaire a signalé que l’ICE avait commencé à utiliser des enfants comme « appâts » pour piéger et enlever leurs parents (et souvent les enfants aussi !). La communauté somalienne, dont la grande majorité a un statut légal et dont la plupart sont désormais citoyens, a également été diabolisée et spécifiquement ciblée par la police fédérale. Plusieurs membres de syndicats ont été déportés, dont plus de 20 membres du SEIU 26 (concierges et agents de sécurité) et, cette semaine, 10 membres du HERE (employés d’hôtels et du secteur hôtelier) ont été déportés alors qu’ils-elles étaient à leur poste à l’aéroport. Trois membres du CWA, appartenant à des sections locales partenaires et non à la nôtre, ont également été déportés. De même pour deux travailleurs originaires du Laos qui vivaient aux États-Unis depuis 50 ans et travaillaient à l’usine New Flyer de St Cloud, dans le Minnesota, depuis 20 ans. Et un collègue mexicain qui était membre du syndicat Newspaper Guild, affilié au CWA, et travaillait dans une organisation locale à but non lucratif.
Notre section locale ne compte pas beaucoup de membres immigrés, mais certains de nos membres ont un statut légal et d’autres ont des parents immigrés. Cependant, notre section locale croit fermement au principe « UNE BLESSURE POUR UN EST UNE BLESSURE POUR TOUS » [vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier américain]. Nous avons donc sensibilisé nos membres à leurs droits légaux, soutenu les actions et les déclarations anti-ICE dans les villes jumelles [Minneapolis–Saint Paul], et soutenu et organisé la « Journée de la vérité et de la liberté – PAS DE TRAVAIL – PAS D’ÉCOLE – PAS DE SHOPPING ». Nous avons mobilisé la majorité de nos membres pour qu’ils ne se rendent pas au travail le 23 janvier : un centre d’assurances a été complètement fermé (300 travailleurs) ; un centre d’appels a enregistré 86 % d’absents ; la majorité des travailleurs de 20 magasins de détail, que nous représentons, ont participé. Nous avons incité nos membres à participer à des actions de rue et certains de nos membres participent à des groupes de réaction rapide anti-ICE dans leur quartier. Une de nos membres a récemment été violemment agressée alors qu’elle faisait partie d’un groupe de réaction rapide de son quartier qui affrontait l’ICE lors d’un enlèvement près de son domicile.
Ce fut un immense succès : des dizaines de milliers de travailleur·euses ont débrayé et jusqu’à 100 000 personnes ont défilé par une température de -20 °C. Plus tôt dans la journée, une grande action menée par des travailleur·euses et des membres du clergé a temporairement fermé l’aéroport international MSP, tandis que des militant·es ont bloqué le siège de l’ICE. À la suite de cela, dans ce qui semble être un acte de représailles évident, un infirmier syndiqué de l’hôpital des anciens combattants [Alex Pretti] a été exécutée en plein jour alors qu’elle filmait l’ICE à Minneapolis. Cet événement fait suite au meurtre similaire d’une mère au foyer homosexuelle [Renee Good] dans sa voiture alors qu’elle manifestait contre l’ICE, et, comme mentionné précédemment, à l’enlèvement d’un employé de restaurant nicaraguayen par l’ICE à Minneapolis, qui a été envoyé au Texas où il est décédé dans un camp de détention. Les syndicats, les groupes communautaires et les militants radicaux discutent des prochaines étapes, avec une manifestation massive et deux grandes meetings sont prévus aujourd’hui.
Vidéo d’entretien (en anglais) avec Kieran Knutson, président du syndicat CWA 7250



