14 janvier 2026, à partir de 19 h 30 au local de Solidaires, 31, rue de la Grange aux belles, 75010 Paris


14 janvier 2026, à partir de 19 h 30 au local de Solidaires, 31, rue de la Grange aux belles, 75010 Paris


Le 16 décembre 2025, Gino, militant antifasciste, a été arrêté par la SDAT, la police antiterroriste française, suite à un mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne. Cette arrestation intervient alors même que la justice française avait refusé en avril 2025 son extradition vers la Hongrie. Incarcéré à Fresnes, Gino a été remis en liberté peu avant Noël. Le 28 janvier, la justice française décidera du sort du mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne.
Gino est accusé d’avoir participé à des affrontements lors d’une mobilisation antifasciste à Budapest en 2023 organisée en opposition à la manifestation néonazie dite du « Jour de l’Honneur », qui commémore une bataille des armées nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Son “crime”, s’être opposé concrètement à l’extrême droite, refuser de la laisser défiler.
En mobilisant la SDAT, la France traite un militant politique comme un criminel de haute dangerosité. C’est un choix politique assumé qui participe à une offensive plus large contre les mouvements sociaux, syndicaux et antifascistes, pendant que l’extrême droite, au service des patrons, progresse et se banalise.
Alors que l’Allemagne a déjà extradé en Hongrie Maja, une militante antifasciste poursuivie dans la même affaire, une extradition vers l’Allemagne ferait courir à Gino le risque de terminer entre les mains des autorités d’extrême droite hongroise. Celles-ci pourchassent depuis deux ans une vingtaine d’antifascistes à travers toute l’Europe tandis que des militants néo-nazis ont pu converger en toute impunité pour défiler à Budapest.
Gino n’est pas un cas isolé. Zaid est poursuivi en France pour les mêmes raisons. Incarcérée depuis 2 ans en Hongrie, Maja a elle subi une parodie de procès et des traitements inhumains. Extrader Gino, serait l’exposer à subir le même sort. La justice française s’est d’ailleurs opposée une première fois à une extradition vers la Hongrie, son droit à un procès équitable n’étant pas garanti et les conditions de détention l’exposant à un traitement inhumain.
Dans un rapport publié le 16 décembre 2025, jour de l’incarcération de Gino, le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) se dit gravement préoccupé par les conditions de détention dans les prisons hongroises, notamment celle de Tiszalök. L’Union syndicale Solidaires s’oppose à l’extradition de Gino et demande sa libération définitive, ainsi que celles de toutes et tous les antifascistes emprisonné·es.
Liberté pour Gino.
Liberté pour Maja.
Fin des poursuites contre Zaid.
Solidarité antifasciste.
3 janvier 2026 de 18:00 à 20:00
Le gouvernement des États-Unis d’Amérique a confirmé avoir bombardé le Vénézuela et enlevé le président du Vénézuéla et son épouse lors d’une opération militaire ce matin.
Solidaires condamne cette agression qui renvoie le continent américain à la période où l’administration des États-Unis s’arrogeait le droit d’intervenir en toute impunité en Amérique latine pour servir ses intérêts. Aujourd’hui, sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue, ce sont bien les ressources naturelles du Vénézuéla qui motivent la volonté de Trump d’instaurer par la force un régime au service des intérêts états-uniens.
Dans le cadre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, l’Union syndicale Solidaires est en relation avec les camarades du Comité national de conflit des travailleurs en lutte du Venezuela qui se battent depuis des années contre le régime liberticide et antisocial de Maduro (voir à ce propos le récent appel syndical unitaire). Le peuple vénézuélien, ne veut pas tomber sous le joug de l’impérialisme états-unien pour se libérer du régime de Maduro !
La légalité internationale doit être restaurée et l’ingérence états-unienne doit cesser sur le champ. Solidaires exige du gouvernement français qu’il agisse, notamment au sein de l’organisation des Nations unies, pour faire respecter le droit du peuple vénézuélien à son autodétermination.
L’Union syndicale Solidaires appelle à participer aux rassemblements qui sont organisés dans de nombreuses villes en solidarité avec le peuple Vénézuélien et pour dénoncer l’agression impérialiste en cours.
À Paris, elle appelle à rejoindre le rassemblement organisé ce samedi 3 janvier à 18h, place de la République.
Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris.
A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience en proposant des manifestations et événements publics, en formant les militant·es et l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, en produisant tracts, communiqués et brochures d’analyses ; en assurant un travail de
veille pour dénoncer l’activité de l’extrême droite dans le 78.
contactvisa78@protonmail.org
4 pages de présentation de VISA 78
Une publication de la LDH
L’extrême droite et ses idées avancent partout dans le monde.
En France nous nous enfonçons dans une crise sociale, économique et démocratique dont les effets délétères peuvent assurer le succès du RN et des partis politiques proches
ou assimilés (Reconquête, UDR, …).
L’arrivée au pouvoir du RN n’est pas une fiction, tant les épisodes récents de la vie politique et les choix du néolibéralisme nourrissent la bête immonde.
Dans ce contexte, les élections municipales et communautaires les 15 et 22 mars 2026 représentent un enjeu crucial pour les partis d’extrême droite, sans oublier leurs possibles conséquences sur les élections sénatoriales.
En particulier pour le FN/RN compte tenu des déboires judiciaires de MLP et de ses cadres européens.
À VISA nous prenons les déclarations de J. Bardella et M. Le Pen au sérieux :
« Regardez ce que nous avons déjà accompli à Hénin-Beaumont, à Beaucaire, à Perpignan, à Hayange (exhortant à) porter ce modèle dans des centaines de communes ».
« Les élections municipales, vous le savez, doivent marquer la nouvelle étape de notre enracinement dans le paysage français (…) Les victoires que nous engagerons lors des municipales feront la route qui mène à la mère des batailles, à l’élection présidentielle ».
L’institutionnalisation avec la fameuse « politique de la cravate », l’implantation locale et le travail des dorénavant 143 député.es RN + le ralliement de parlementaires transfuges venant de la droite avec des alliances leur permet de renforcer leurs réseaux et de créer une image médiatique de respectabilité. Leur « sentiment majoritaire » s’est renforcé.
Les tares originelles de la stratégie municipale et de la gestion locale (manque de cadres, incompétence, …) qui ont éclaté avec les villes gagnées en 1995 se sont réduites, la lassitude de l’électorat s’est renforcée. La crise démocratique est profonde, le cordon sanitaire est menacé.
Fortes de tout cela, les grandes manœuvres de l’extrême droite ont déjà commencé dans les grandes villes comme dans les villes moyennes et jusque dans les secteurs ruraux.
Les milliardaires comme Bolloré et son empire médiatique et Pierre Edouard Stérin accentuent la pression et multiplient les initiatives avec l’ouverture de vannes financières sans précédent.
Plus encore, le RN vient de publier une « charte d’engagement » destinée aux candidat·es sans étiquette voulant obtenir son appui.
Ce soutien électoral ne serait pas sans contreparties : intégration des principales mesures promues par le RN, engagement de soutien pour les sénatoriales de 2026 et parrainage du candidat RN aux présidentielles de 2027.
Entre 2014 et 2020, l’association VISA a méthodiquement recensé les politiques menées par les maires d’extrême droite dans plusieurs villes françaises. Ces travaux, compilés
dans la série « Lumières sur Mairies Brunes », révèlent une sombre réalité : ces municipalités servent de laboratoire à des mesures racistes, xénophobes, anti-syndicales et anti-pauvres.
Les municipalités d’extrême droite pratiquent la chasse aux pauvres, les attaques systématiques contre les syndicats, les salarié·es et les associations, la remise en cause
des acquis sociaux, la banalisation de propos et de politiques discriminatoires, racistes et antidémocratiques, la promotion d’une idéologie sexiste, homophobe, fasciste, intégriste et colonialiste, ainsi que les attaques budgétaires contre la culture, sa mise au pas au service d’une idéologie réactionnaire et sa censure.
VISA n’a pas de prétention électorale et ne peut constituer à elle seule un « rempart ».
Nous souhaitons poursuivre notre travail intersyndical inlassable d’alerte et de riposte de l’ensemble des forces sociales et des citoyen.nes sur les dangers de l’ED et de ses idées.
Car c’est dans l’unité la plus large que nous devons intervenir, nous mobiliser, syndicats, associations, organisations, citoyen.nes. Nous voulons aussi proposer un horizon
désirable car combattre l’extrême droite c’est aussi pouvoir démontrer que d’autres choix sont possibles. VISA participe ainsi à de nombreuses autres initiatives locales et nationales que nous saluons.
Dès aujourd’hui nous proposons aux forces syndicales, associatives, citoyennes de se mobiliser et de mener la lutte afin de battre l’extrême droite et ses idées lors des prochaines élections municipales.
VISA s’engagera de toutes ses forces dans un combat commun et participera à tous les moyens mis en œuvre localement : collectifs locaux, coordination, débats et conférences d’alerte, pétitions et appels…
Menons un travail d’alerte et d’explications
La période qui s’ouvre est cruciale, regroupons-nous !
Pour vos retours, propositions et expressions à la suite de notre appel :
visa.municipales2026@gmail.com
L’Alliance écologique et sociale exprime son soutien à la mobilisation des paysan∙nes dans un contexte de cristallisation des colères contre la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La brutalité avec laquelle est menée la politique sanitaire du gouvernement, sans concertation ni construction commune avec les éleveurs et les éleveuses, sans suffisamment accompagner ces dernier∙es face aux pertes subies, est d’une grande violence. Elle met également en danger les agent∙es du ministère de l’Agriculture en première ligne pour la mettre en œuvre, et qui sont pris∙es pour cible de façon inacceptable.
L’Alliance écologique et sociale exige :
Ce qui est en jeu dans cette crise n’est pas le respect ou non de normes sanitaires, nous réaffirmons que l’existence de ces normes est d’intérêt général. Mais nous dénonçons le fait que, dans le cas présent, le protocole alternatif pour éviter l’abattage systématique, soutenu notamment par la Confédération Paysanne, a été d’abord balayé d’un revers de la main par le gouvernement avant de faire l’objet de l’annonce d’un groupe de travail bien tardif et sans que soit levé le premier protocole. Ce protocole alternatif s’appuie sur la vaccination, qui permet l’abattage sélectif, et sur la surveillance renforcée du troupeau.
Or les 350 000 premières doses vaccinales proviennent de stocks européens d’urgence issus d’un laboratoire sud-africain. Depuis, ils sont commandés à flux tendu à un laboratoire du groupe Merck aux Pays-Bas. Un enjeu de souveraineté se pose sur la capacité de maîtriser la production des doses suffisantes en cas de propagation et de vaccination élargie en alternative à l’abattage total. Cela interroge également sur l’anticipation nécessaire pour gérer les futures épidémies qui se multiplient, dans l’intérêt de préserver les capacités productrices nécessaires à la souveraineté alimentaire de la France.
Pour le gouvernement et les dirigeants de la FNSEA, c’est en réalité de la préservation du modèle basé sur le libre échange qu’il s’agit principalement en s’accrochant à ce dispositif. Car pour préserver les intérêts de ce modèle, la France doit donner des gages qui passent par une application sans discernement des procédures d’abattage. En effet, le principal frein à la vaccination réside dans le fait qu’un territoire où la vaccination est mise en œuvre n’est plus considéré comme indemne ce qui ralentit le commerce. C’est le même modèle agricole qui pèse sur le dérèglement climatique, que subit en retour le monde agricole.
Pour les paysan∙nes, en plus de la perte du troupeau, l’abattage systématique anéantit leur travail et altère fortement les perspectives de poursuite de leur activité. Au-delà des exploitations directement touchées, la crise met au jour un sentiment que le monde paysan tout entier est à nouveau méprisé, que son travail n’a de valeur que lorsqu’il se fait sur le mode de la grande agriculture industrielle exportatrice.
Par ailleurs, cette crise intervient dans un contexte de démultiplication d’épizooties dont l’émergence et l’expansion sont largement provoquées par des ravages environnementaux qui font tomber une à une les barrières écologiques qui constituent des freins à de telles pathologies. La crise actuelle rappelle donc aussi l’urgence de la bifurcation globale de l’économie.
Nous nous tenons aujourd’hui aux côtés des paysan∙nes qui se battent avec la Confédération paysanne. Cette crise doit être l’occasion de repenser résolument le modèle agricole dans le sens de l’agroécologie paysanne.
Publié le 20 décembre 2025
GT Chiapas – calendrier zapatiste 2026
L’Union syndicale Solidaires participe, avec plusieurs collectifs francophones, membres du réseau Europazapatista, à l’édition française du calendrier zapatiste 2026 qui sera disponible début janvier. L’édition de cette année comprend de nombreuses photos des Rencontres Internationales qui se sont tenues au Chiapas en 2025.
Avec ces calendriers, nous voulons offrir, grâce aux photos et aux textes qui les accompagnent, un témoignage sur la réalité actuelle de l’autonomie zapatiste, mais aussi participer pour la 2e année, avec l’argent recueilli grâce à leur vente, à la campagne de solidarité au bloc opératoire zapatiste “Luz del Común” organisée par le réseau Europazapatista, constitué de groupes solidaires avec les communautés zapatistes. Lors de la première phase de cette campagne, qui s’est terminée en juin de cette année, 136 000 € ont été récoltés dans toute l’Europe. Nous souhaitons, avec ce calendrier, et bien d’autres initiatives qui seront prises en 2026, contribuer à l’édification en cours de cet hôpital solidaire au cœur des communautés autonomes du Chiapas.
Le prix de vente unitaire est de 15 euros + frais d’envoi (sauf récupération en main propre en Île-de-France).
Nous vous invitons à passer commande sur le formulaire suivant :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfuPEoCLlx1YQrkH9n_HS060Gf17d243VMh08SyGmw3qs8rBA/viewform
Pour répondre aux idées reçues de tata et Grand-papa même avec un potimarron trop chaud en bouche !
⇒ « Oui, surtout nous. Les super-riches, eux, ils en paient tellement peu que quand ils entendent parler de 2% ils se roulent par terre et menacent de manifester. »
Solidaires revendique :
⇒ “on n’a jamais vu un exode massif de yachts bloquer le périph’ un 31 décembre.”
Les plus riches ne partent pas quand on augmente la fiscalité. Les déménagements fiscaux existent mais concernent une minorité infime.
⇒ “Pour l’instant, on leur a donné des milliards… et en échange elles ont imprimé des pin’s”
Les baisses d’impôts et de cotisations (CICE, exonérations, baisses d’IS) ont coûté des centaines de milliards, pour très peu d’emplois créés.
Solidaires défend une fiscalité qui finance les services publics et la bifurcation écologique, pas les profits privés.
⇒ “Comme par exemple Michelin, 1,9 milliard d’euros de bénéfices et 1 254 suppressions d’emplois.”
Solidaires revendique l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices et un droit de veto des CSE sur les licenciements.
⇒ “Une loi, ça s’abroge. C’est plus facile à retirer que la tâche de sauce que tu viens de faire sur la nappe.”
Solidaires revendique l’abrogation de la réforme de 2023 et le retour au 62 ans comme première étape pour un retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.
⇒ “ Impossible ? Comme faire un repas de famille sans embrouille ? Non… juste une question de volonté.”
Solidaires revendique l’abrogation de la réforme de 2023 et le retour au 62 ans comme première étape pour un retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.
⇒ “Ce qui coûte cher, ce sont les actionnaires.”
Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, l’indexation automatique de tous les salaires sur l’inflation (échelle mobile des salaires) et un SMIC à 2000 euros net.
⇒ “Bernard Arnault n’a pas dû coudre beaucoup de portefeuilles dans sa vie. Sait-il seulement passer le fil dans l’aiguille ?”
Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, l’indexation automatique de tous les salaires sur l’inflation (échelle mobile des salaires) et un SMIC à 2000 euros net ainsi qu’une limitation de 1 à 4 de l’écart des salaires.
⇒ “Bernard Arnault il s’est fait tout seul peut-être ?
Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, le RSA dès 18 ans, des indemnités chômage au SMIC, le droit au salaire, au logement et aux prestations sociales pour toutes et tous.
En vrai :
Alors que jusqu’à présent, pour être reconnu, le harcèlement moral impliquait pour la victime de prouver que chacun des faits caractérisait une relation interpersonnelle toxique mise en place par l’employeur à son encontre, la Cour de Cassation, par une décision du 10 décembre dernier, vient d’élargir la focale.
Elle a en effet reconnu que le harcèlement managérial, soit une des principales déclinaisons du harcèlement moral, pouvait faire système et que donc la violence au travail pouvait être le fruit d’une organisation sciemment mise en place pour nuire aux salarié∙es. Et qu’une fois ce harcèlement managérial systémique établi par le juge (par un faisceau d’indices comme imposer des objectifs inatteignables, instaurer une culture de la surveillance généralisée ou empêcher d’accomplir correctement son travail), il n’est plus nécessaire pour ses victimes de prouver l’intention de nuire de l’employeur.
En effet, la plupart des faits sont généralement anodins et c’est leur accumulation ou répétition qui est constitutive de harcèlement moral. A charge ensuite pour l’employeur de tenter d’apporter la preuve contraire.
En adoptant cette position, la Cour de Cassation consacre ainsi la jurisprudence France Télécom qui avait mis en évidence la mise en place d’une politique de harcèlement institutionnel se traduisant par une organisation toxique du travail l’empêchant d’être correctement effectué et qui avait donné lieu à condamnation de ses dirigeants.
Avec l’inviolabilité du secret médical qu’elle rappelle également comme étant une ligne rouge que ne saurait franchir l’employeur, cette reconnaissance d’un harcèlement moral systémique est une avancée majeure pour les droits des salarié∙es réprimé∙es.
L’Union syndicale Solidaires se félicite de cette décision qui renverse la charge de la preuve et qui est donc susceptible de faciliter la reconnaissance du préjudice lié au harcèlement moral.