Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
antifascisme Internationalisme

Argentine La mobilisation populaire fait reculer le gouvernement de Mileï

Argentine

La CTA-T , la CTA-A, la CGT et de nombreuses organisations sociales ont une nouvelle fois, organisé une mobilisation contre un projet de loi du gouvernement Milei. Un important rassemblement s’est tenu à Buenos Aires, devant le Congrès. Il s’agit de faciliter l’accaparement des terres, du sol, par le secteur privé en recherche de profits. Les dispositions soumises aux parlementaires visaient notamment à faciliter les expulsions des locataires endetté‧es ainsi que les expropriations et la spéculation immobilière. Les manifestations ont obligé le gouvernement à revoir partiellement son projet, mais le danger demeure.

La lutte contre le régime d’extrême droite est menée par les organisations syndicales et sociales, sur tous les terrains : les droits des travailleurs et travailleuses dans les entreprises et services, dans les villes et les villages, les droits des femmes, des LGBTQI+, pour la mémoire, la vérité et la justice envers les victimes de la dictature que Milei et ses allié‧es veulent « oublier »…

Une fois de plus, la répression a été la réponse de l’Etat : gaz lacrymogènes, canons à eau, puis coups de fusil contre les manifestantes et manifestants, faisant de nombreux blessé‧es.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte réaffirment leur soutien aux syndicalistes d’Argentine, au peuple argentin, dans leurs actions pour la défense de leurs droits et contre les mesures réactionnaires.

Catégories
Télécom

Partage à la découpe de SFR : le tract d’août SUD PTT

Démantèlement du second opérateur de téléphonie français. 
Le vendeur, Altice France (sous la houlette de son actionnaire principal, Monsieur Drahi) éponge ses dettes en trouvant un accord de rachat par les trois opérateurs de télécommunication concurrents français. Depuis trois décennies et la fin du monopole de France Télécom, le dogme libéral de la libre concurrence a favorisé l’émergence de quatre concurrents sur ce secteur de pointe des télécommunications. Free/Iliad, Bouygues, SFR/Altice France et France Télécom/ Orange se font depuis une véritable guerre commerciale. 
Mais quand il faut s’entendre pour dépecer un concurrent de ses meilleurs atouts, l’entente cordiale est possible par la création d’un consortium comportant Iliad, Orange et Bouygues en avril 2026. Un consortium pour se partager les meilleurs morceaux choisis d’Altice France ainsi que le tiers des actions d’une entité juridique créée transitoirement qui se chargera de migre r les accès fixes et mobiles. Tout cela sous l’égide du gendarme français de la « libre concurrence non faussée », s’il fallait reprendre le leitmotiv européen, l’Arcep. 
Nous n’allons pas revenir en détail sur cette période précédente et ubuesque, où Monsieur Drahi a fait monter cyniquement les enchères. Mais rappelons tout de même que s’il y a dette et créances insurmontables de dette, c’est uniquement sa gestion calamiteuse du groupe Altice, depuis l’origine, qui en est responsable. Rappelons également que nous parlons d’une dette souscrite par Monsieur Drahi pour le rachat de SFR, dette qu’il a faite peser sur l’entreprise qu’il rachetait ! Penser qu’il s’agit d’un simple problème de gestion serait naïf. Il s’agit, tout au contraire, d’un montage juridique qui a permis à Monsieur D rahi de puiser plusieurs milliards d’euros des caisses des entreprises du groupe, au premier rang desquelles se trouve SFR, pour les remonter dans sa Holding personnelle, auxquels s’ajouteront environ 2 milliards lors du rachat par le consortium. Penser que SFR n’est pas profitable serait également naïf, en 2025, 31.5% du chiffre d’affaires d’Altice France est transformé en Ebitda contre 30.9% pour Orange France. 
Le “secret des affaires” est le maître-mot lors de la présentation de ce dossier aux élu-es des CSE centraux d’Orange, Iliad et Bouygues, en juin 2026. Rien ne doit transparaitre, le CSE central d’Orange, notamment, est en phase finale de consultation de ce dossier éminemment stratégique, une petite bombeincendiaire pourle secteur des télécommunications très concurrentiel, surtout pour le personnel d’Altice, mais les informations ne circulent p as. C’est le statut quo syndical. Les représentant-es du personnel des quatre entreprises doivent pourtant se prononcer sur un dossier creux et sans perspective professionnelle garantie à long terme pour les 12 629 travailleurs et travailleuses d’Altice France. Le personnel, négligé, a été éclipsé cet été par le secret des affaires. Les trois repreneurs ont garanti le transfert conventionnellement réparti des dizaines de millions de clients d’Altice France, mais pas d’entente pour reprendre intégralement les quelques milliers de salarié-s.
SUD dénonce le sacrifice de la grande majorité de ce personnel, qui a fait le succès de cette entreprise et qui est remercié en étant mis à l’écart de la moindre information concernant les transactions les concernant, les laissant dans l’expectative et l’angoisse tout un ét&#23 3;.  

SUD interviendra auprès du ministère de l’économie et de l’Arcep pour que tout-es les salarié- es d’Altice France soient transférées au sein des trois opérateurs du consortium. 
Pour la fédération SUDPTT 
Contact : S.Ferrety (Orange) 0671652058 / E.Alabassi (SFR) 0601881634 / B.Jenana (Iliad) 0782880369

Soulève-toi !

N’attends pas

Rentre-vite dans la ronde

Rejoints-nous tous dans la fronde

Pour qu’on mène le combat !…

Catégories
Éducation

Rentrée 2026 : Pour une autre école, une autre société ! Pas d’économies sur le service public d’éducation, pas d’économies sur nos vies !

SUD éducation souhaite une bonne rentrée à l’ensemble des personnels du premier degré ! Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs n’ont cessé de dégrader  le service public d’éducation. Nous manquons de tout : de personnels médico-sociaux, d’AESH et d’enseignant·es… Nos élèves doivent apprendre dans des établissements amiantés et inadaptés au changement climatique, dans des classes aux effectifs trop importants, sans les heures d’accompagnement dont elles et ils devraient disposer, sans moyen pour mettre en place une politique de lutte contre les discriminations. Les réformes successives de Macron ont renforcé le tri social de nos élèves. Les équipes de SUD éducation mènent des campagnes de terrain pour améliorer le quotidien de tou·tes. Il y a urgence à se mobiliser pour un service public d’éducation, inclusif, gratuit et émancipateur dès le 29 septembre et toute l’année.

En 2026, c’est également l’année des élections professionnelles. Voter SUD éducation, c’est voter pour un syndicat qui :

  • fait de la lutte contre le sexisme, le racisme, le validisme, les lgbtiphobies ou toute autre forme de discrimination au travail une priorité ;
  • défend les collègues attaqué·es par l’extrême droite parce que nous sommes engagé·es pour la mise en place d’une école émancipatrice, publique et laïque ;
  • se bat pour la mise en place effective de l’EVAR pour tou·tes nos élèves ;
  • agit pour la justice climatique en faveur de la rénovation du bâti scolaire.

 SUD éducation revendique :

  • une revalorisation salariale et une réduction du temps de travail pour tou·tes les personnels ;
  • l’abrogation du jour de carence et la rémunération à 100% des congés maladie ;
  • un budget spécifique pour la mise en place de plans de lutte contre les discriminations, et en particulier contre les violences sexistes et sexuelles au travail ;
  • Un recrutement massif d’enseignant·es et de personnels spécialisé·es ;
  • la baisse du nombre d’élèves par classe.

Syndiquez-vous 

Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux, faisons de l’action unitaire et collective un levier de lutte et de progrès social. Il est urgent de nous organiser afin de défendre nos conditions de travail mais aussi les valeurs d’égalité, de justice et d’émancipation chères au service public d’éducation, à ses personnels et à SUD éducation.

Catégories
Internationalisme

« Solo el pueblo salva al pueblo »

Après le séisme au Venezuela, appel unitaire pour une solidarité indépendante de l’impérialisme US et de son protectorat autoritaire

La nouvelle urgence humanitaire causée par le double séisme qui a dévasté les villes et bourgs du littoral central du Venezuela le 24 juin dernier appelle toute notre solidarité. Une solidarité inconditionnelle avec des milliers de familles meurtries, en particulier des classes populaires, les plus vulnérables face aux catastrophes dites naturelles ; endeuillées ou sans nouvelles de proches ensevelis sous les décombres ; sans-abri et exposées aux prédateurs en tout genre, notamment les enfants et mineur·es devenu·es orphelin·es. Mais une solidarité lucide aussi, sur la situation politique et économique qui prévalait à la veille du séisme et en démultiplie les dommages matériels et moraux, sur les responsabilités nationales et internationales et sur les conditions d’une aide effective de l’extérieur.

Les Vénézuélien·nes ont subi depuis une dizaine d’années une crise économique inouïe, marquée par une urgence alimentaire et sanitaire aggravée par les embargos économiques des États-Unis, qui a plongé une majorité d’entre elles-eux sous le seuil de pauvreté et a poussé un quart de la population sur les routes de l’exil. À cela s’est ajouté un État d’exception prolongé et une répression politique et sociale croissante : homicides de manifestant·es ; détentions massives, tortures et condamnations iniques d’opposant·es politiques, syndicaux et associatifs comme de protestataires et citoyen·nes lambda ; exécutions sommaires dans les quartiers populaires au nom de la lutte contre la criminalité. En 2024, face à un État de plus en plus prédateur, le peuple a massivement voté contre un troisième mandat de Nicolás Maduro, qui a utilisé la terreur pour se maintenir au pouvoir. Enfin, en janvier dernier, Donald Trump a ordonné les bombes de l’US Army et l’enlèvement de Maduro pour mettre l’ex-vice-présidente Delcy Rodríguez à la tête d’un protectorat. Malgré une amnistie partielle et une reprise des protestations sociales, un demi-millier de citoyen·nes – parmi lesquel·les nombre de syndicalistes – restent emprisonné·es pour motifs politiques dans des conditions indignes.

C’est dans ce contexte d’incurie et de prédation étatique et impérialiste débridées que, le 24 juin, la terre a tremblé deux fois avec une violence rare (7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter). Cette catastrophe a suscité un élan massif de solidarité et de dignité dans la population, qui a pris en charge elle-même les premiers secours aux côtés des rares structures de base existantes (pompiers, sécurité civile…) et malgré l’absence quasi totale d’outils adéquats : déblaiements et excavations à mains nues, souvent à la lueur des lampes de téléphones portables. Des collectes de dons et de matériel nécessaire ont été organisées partout dans le pays et en lien avec la diaspora.

Le Collectif de solidarité internationale avec le peuple du Venezuela, fort de sa diversité et d’une connaissance plurielle du terrain, appelle à faire parvenir prioritairement les dons au  campagnes de collecte suivantes :

  • avec l’Union syndicale Solidaires à destination du Comité national de Conflit – Travailleurs en Lutte (CNC-TL) ;
  • avec l’Alliance syndicale indépendante (ASI) et de la Centrale unitaire des Travailleurs du Venezuela (CUTV) ;
  • avec l’ONG italienne l’Association des employés administratifs de l’Université centrale du Venezuela.

Cette solidarité doit aller de pair avec une exigence de redémocratisation de la vie politique et sociale, loin des ingérences impérialistes, d’où qu’elles viennent. Elle accompagne les luttes de nos camarades sur place pour la levée totale des embargos économiques étatsuniens,la libération de tous·tes les prisonnier·es politiqueset le rétablissement inconditionnel des droits et libertés fondamentales, et la mise en œuvre de procédures transparentes en vue de l’élection démocratique des autorités nationales au suffrage universel direct et du respect de la souveraineté populaire.

Paris, le 8 août 2026

Premières organisations signataires :

À Nous la Démocratie !, Arguments pour la Lutte sociale (Aplutsoc), Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité internationale (CEDETIM / IPAM), Collectif Correspondencia de Prensa, Collectif de Solidarité avec le Peuple du Nicaragua, Confédération générale du Travail (CGT), Confédération paysanne, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), France Amérique latine, L’Alliance pour la République écologique et sociale, Les Écologistes, Les Verts populaires, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A), Réseau Bastille, Réseau coopératif de Gauche alternative, Union syndicale Solidaires.

Catégories
antifascisme

Non à l’extradition de Gino militant antifasciste

Le 19 août dernier, la cour d’appel de Paris s’est prononcée favorablement à l’extradition de Gino, militant antifasciste, vers l’Allemagne sous 10 jours.
Gino est accusé d’avoir participé à des affrontements lors d’une mobilisation antifasciste à Budapest en 2023 organisée en opposition à la manifestation néonazie dite du « Jour de l’Honneur », qui commémore une bataille des armées nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Son “crime” : s’être opposé concrètement à l’extrême droite, refuser de la laisser défiler.

La justice française s’était opposée une première fois à son extradition vers la Hongrie en avril 2025, son droit à un procès équitable n’étant pas garanti et les conditions de détention l’exposant à un traitement inhumain.

Mais le refus français n’a pas mis fin à la procédure.

Le 16 décembre 2025, Gino a été arrêté une nouvelle fois en région parisienne sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne pour les mêmes faits.
Alors que l’Allemagne a déjà extradé en Hongrie Maja, une militante antifasciste poursuivie dans la même affaire, une extradition vers l’Allemagne fait courir à Gino le risque de terminer entre les mains des autorités hongroises.

Incarcérée depuis 2 ans en Hongrie, puis condamnée après une parodie de procès, Maja subit quotidiennement des traitements inhumains. Extrader Gino serait l’exposer à subir le même sort.
Dans un rapport publié le 16 décembre 2025, jour de l’incarcération de Gino, le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) s’était dit gravement préoccupé par les conditions de détention dans les prisons hongroises, notamment celle de Tiszalök.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements contestataires en Europe. Fin juillet, huit personnes ont ainsi été interpellées en France puis mises en examen en amont d’une mobilisation contre le projet de LGV Lyon-Turin en Italie. Le parquet avait demandé leur placement en détention provisoire.
La coopération policière et judiciaire européenne ne doit pas devenir un outil de criminalisation des militant·es et des mobilisations sociales et antifascistes.
Manifestement, les juges de la Cour d’Appel de Paris ont cédé aux pressions de l’Union Européenne et d’Europol, bafouant tous les principes de l’indépendance de l’institution judiciaire et des principes de liberté fondamentales. Ses avocats font appel de cette décision devant la Cour de Cassation qui aura 40 jours à compter du pourvoi pour se prononcer définitivement.

L’Union syndicale Solidaires continue d’apporter tout son soutien aux militant·es antifascistes, s’oppose à l’extradition de Gino et demande sa libération définitive, ainsi que celles de toutes et tous les antifascistes emprisonné·es.

Catégories
Écologie

Solidaires rejoint les mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre

L’Union syndicale Solidaires rejoint l’appel, initié au cœur de l’été, à des mobilisations pour le climat, la paix et les solidarités le samedi 26 septembre. Elle continuera de travailler avec ses alliés pour l’élargir au plus grand nombre. 

Méga-feux, canicules et sécheresses font vivre un été infernal à la population, au monde du travail, aux plus précaires. 220 000 personnes ont été évacuées face aux incendies. Certaines d’entre elles ont tout perdu. D’autres ont inhalé des fumées toxiques et des résidus de pesticides utilisés sur les pins. Habitant∙es de bouilloires thermiques, usager∙es et personnel des écoles, des hôpitaux, des Ehpads subissent les canicules et plus encore l’absence de plan d’ampleur pour rénover les bâtiments publics comme privés. Les salarié∙es les plus exposé∙es aux fortes chaleurs sont confronté∙es à des risques importants pour leur santé, pouvant aller jusqu’à la mort, et à des accidents du travail qui peuvent survenir plus facilement en raison de la fatigue, sans adaptation du monde du travail. Le monde agricole alerte sur le nombre de fermes qui pourraient disparaître et sur les menaces qui pèsent sur notre souveraineté alimentaire. Partout, les agent∙es des services publics, pompiers, soignant∙es, agent∙es de l’Office national des Forêts, prévisionnistes de Météo France sont en première ligne pour gérer la crise, avec une insuffisance criante de moyens sur laquelle ils et elles alertent depuis des années.

Tou∙tes auraient pu céder à la sidération. Au contraire, de toutes parts se construisent des mobilisations. Ce sont d’abord les solidarités concrètes qui ont permis aux pompiers et aux personnes évacuées de tenir. C’est ensuite l’intersyndicale des agent∙es des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) qui a construit une mobilisation inédite qui devrait déboucher sur la colonne de renfort de la colère, convergeant à partir du 26 septembre place de la République à Paris. C’est enfin l’appel à des marches dans tous les territoires le 26 septembre pour exiger un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation du réchauffement climatique, sans attendre un été de plus. 

Pour Solidaires, la réussite de ces mobilisations dépend des alliances larges que nous saurons construire, et suppose la participation massive des travailleurs et des travailleuses du pays. Pointons les véritables responsables de cette crise : les gouvernements qui n’ont pas initié de politiques climatiques sérieuses, les patrons de l’industrie fossile et de l’agro-business. Imposons des mesures qui protègent le monde du travail et les plus précaires sans leur faire payer les coûts de la crise climatique et des reconversions à venir.

Le 26 septembre ne sera pas une date isolée. Les agent∙es des services publics seront un levier central des transformations colossales qui s’imposent, et seront en grève le 29 septembre, jour de mobilisation de la Fonction publique.

Préparons un automne sans concessions !

Pour rejoindre les mobilisations du 26 septembre : 26septembre.org.

Retrouvez notre dossier complet sur l’adaptation du droit du travail à la crise climatique.

Catégories
Actu Solidaires 78 antifascisme Autogestion Histoire

Dimanche 28 juin – Grande journée Espagne 36 à Limay

1936-2026 : 90 ans de la Révolution espagnole

Dimanche 28 juin de 11 h à 21 h, à Limay (librairie La Nouvelle Réserve)
Entrée libre et gratuite (mais apportez un plat ou un petit quelque
chose à grignoter et à partager…)

Programme

  • 11 h Inauguration de la place Mujeres libres, rdv à la librairie pour un départ collectif
  • 12 h – Ouverture des portes, repas Auberge espagnole (chacun·e apporte quelque chose à manger et à partager)
  • 14 h – Parole libres sur 36
  • 14 h 30 – Projection du film Hommage à la Catalogne
    en présence du réalisateur Frédéric Goldbronn
  • 16 h 30 – 1936-2026 : Table ronde mémoire(s) d’antifascisme, de révolution et d’exil…
  • 18 h – Parole libres sur 1936 (suite)
  • 18 h 30 – Chants de luttes, chorale collective
  • 19 h 30 – Apéro partagé et concert…
  • Et tout au long de la journée : expositions, stands, musique, buvette, etc.

    Librairie La Nouvelle Réserve, AFA 78, CNT, LDH, SUD Solidaires 78, Université populaire du Mantois
Catégories
Luttes féministes

Communiqué de la coalition pour une Loi Intégrale contre les VSS suite à l’intervention du Président Macron le 18 juin et appel à mobilisations

Publié le 19 juin 2026

Le Président de la République, questionné le jeudi 18 juin par Caroline Roux sur France 2, persiste à refuser toute forme de responsabilité politique dans la mort tragique de Lyhanna, renvoyant la situation à de simples dysfonctionnements, erreurs, ou manques de priorisation.

Alors que depuis 2 semaines l’indignation est immense dans toute la population, et que la loi intégrale est demandée par plus de 150 parlementaires, 320 000 personnes et 81% des Français, il refuse d’entendre les solutions portées par la société civile et les expert·es. Ces solutions permettraient pourtant de sauver concrètement des vies.

Le satisfecit auquel s’est livré le Président est contredit par les drames récents, toutes les commissions, rapports et études sur le sujet, ainsi que par les nombreux responsables politiques qui admettent un manque criant de moyens et une approche intégrale à adopter. 

La loi intégrale, présentée au Conseil d’Etat, nécessite l’accord du gouvernement pour être examinée par l’Assemblée Nationale. Face à ces atermoiements irresponsables au regard de l’urgence, la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale appelle à nouveau à se mobiliser lundi place Vendôme à Paris et devant les tribunaux partout en France.

Elle appelle également à une grande marche le samedi 4 juillet prochain à Paris et à des mobilisations partout en France, pour permettre la participation du plus grand nombre et montrer la détermination des citoyen·nes à obtenir enfin la mise à l’agenda de cette loi intégrale en septembre et des actes concrets concernant les moyens alloués à la lutte contre les violences sexuelles.”

Catégories
Conditions de travail

Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Communiqué – Canicule : le travail doit s’arrêter !

Il fait trop chaud au boulot ! en 8 questions

Quels sont les risques du travail en pleine chaleur ?

Les épisodes de canicule se multiplient. Or ils sont dangereux pour la santé au travail : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Quand une personne est exposée de manière prolongée à une chaleur excessive, elle peut développer des pathologies diverses : œdèmes, céphalées, spasmes, nausées, vomissements, et dans les cas les plus graves perte de connaissance pouvant conduire à la mort.
Au premier signe de malaise, confusion… il faut mettre la personne dans un endroit frais, la rafraîchir, et appeler le SAMU au 15 ! La personne qui fait un malaise devra déclarer un accident de travail pour bénéficier des droits attachés, surtout si le médecin fait le lien entre les conditions de travail et le malaise.

Quelle est la responsabilité de l’employeur ?

La loi prévoit que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salarié-es, en y intégrant les conditions de température. Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (art. L 4121-1 du code du travail).

Existe-t-il une température à partir de laquelle l’employeur doit agir ?

Si l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnels) considère que les effets sur la santé commencent à partir de 28 degrés pour les emplois recourant à l’activité physique et 30 degrés pour les activités sédentaires…. Le Code du travail ne prévoit pas spécifiquement des températures maximales de travail !

Toutefois, l’employeur doit prendre des mesures pratiques de prévention :
– organisation du travail pour éviter les tâches fatigantes physiquement, aménagements horaires
pour travailler plus tôt, ou moins longtemps, pauses régulières,
– mise en place de mesure de protection collective (stores, volets, ventilation, etc )
– mise à disposition gratuitement et en quantité suffisante de l’eau fraîche et potable à proximité des postes de
travail, distribution d’eau,
– mise à disposition de pièces de repli climatisées, d’abris…

Quel-les sont les salarié-es ayant une protection particulière ?

Seul-es les salarié-es de moins de 18 ans ne peuvent être affectés à des travaux les exposant à des températures extrêmes. Le Code du travail ne prévoit pas d’autres catégories de salarié-es qui pourraient bénéficier d’une protection particulière !

Que faire si la situation devient intenable ?

Contre la chaleur au travail on peut agir syndicalement ! N’hésitez pas à demander l’intervention des représentant-es syndicaux-ales pour :
– obliger l’employeur à prendre les mesures de prévention ;
– de déclencher un droit d’alerte pour situation de danger grave et imminent… cela vous permettra si rien n’est fait de faire des droits de retrait.
– demander la réunion dans l’urgence du Comité social et économique (CSE) pour acter des mesures.
– faire intervenir la médecine du travail ou de prévention ainsi que l’inspection du travail.

Puis-je arrêter de travailler ?

Le droit de retrait permet d’arrêter le travail lorsqu’un salarié rencontre une situation présentant “un danger grave et imminent” pour sa vie ou sa santé, à condition d’en informer immédiatement son employeur.
Si le Haut Conseil de la Santé Publique recommande aux salariés d’arrêter le travail dès les premiers signes de malaise, la validation d’un droit de retrait demeure à l’appréciation des Conseils de prud’hommes si l’employeur conteste le droit de retrait ou si le salarié voit sa rémunération diminuer.

Quels dispositifs peuvent être mis en œuvre par l’employeur ?

L’employeur peut demander à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) le placement de ses salariés en activité partielle (prévues par les articles L. 5122-1 et suivants et R. 5122-1 et suivants du Code du travail), les périodes de canicules entrant dans les situations prévues (“sinistre ou intempéries de caractère exceptionnel”).

Cela peut prendre la forme :
– de la réduction du temps de travail ;
– de la fermeture temporaire de tout ou partie de l’établissement, pendant laquelle les salariés sont en inactivité totale.

A compter de 50 salarié·es, l’employeur doit consulter le CSE sur le dispositif sollicité. Lorsque le CSE n’a pas pu être réuni, cet avis peut être recueilli postérieurement à la demande.

Placés par l’employeur en temps partiel, les salarié·es ne peuvent se voir imposer du télétravail sur les heures déduites. Il lui est possible par contre de placer ses salariés en télétravail pour la partie des heures à travailler.

Les salarié·es placé·es en activité partielle sont indemnisé·es à hauteur de 60% minimum de leur rémunération antérieure brute. L’employeur peut toutefois décider de majorer le taux d’indemnisation. Les heures travaillées doivent être rémunérées normalement par l’employeur et n’ouvrent pas droit au versement de l’allocation d’activité partielle. Les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation rémunérés en-dessous du SMIC perçoivent une indemnité égale à leur rémunération antérieure.

Les périodes d’activité partielle sont prises en compte pour les droits à la retraite, un trimestre est validé si le salarié a été indemnisé au titre de l’activité partielle de 220h, dans la limite de 4 trimestres par année civile.

Et pour le secteur du BTP ?

En plus des mesures de prévention d’ordre général, l’employeur du BTP doit mettre à disposition un local protégé leur permettant de récupérer dans des bonnes conditions ou à défaut d’aménager le chantier pour préserver la santé et la sécurité des salariés. Il doit aussi mettre à disposition “de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur“…

En cas de suspension du chantier si le travail devient impossible ou dangereux, les salariés peuvent être placés en chômage intempéries, après consultation du CSE.

La fiche numéro 36 : il fait trop chaud au boulot en 8 questions

Le tract : Il fait trop chaud au boulot ! On fait quoi?

Ces périodes de fortes chaleurs sont la conséquence des dérèglements climatiques. Ce sont les activités des plus riches qui produisent une crise environnementale dont les plus pauvres et les plus précaires sont les premier·es à payer le prix. L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • des températures minimales et maximales de travail, selon le type d’activité et travailleurs travailleuses.
  • des autorisations d’absences sans retenues de salaire lors d’évènements climatiques violents.
  • le retour des CHSCT à taille humaine, avec des prérogatives renforcées et des moyens de fonctionnement indépendants de toutes autres instances, nécessaires à l’articulation de la protection de la santé des travailleurs·euses, déliées des CSE / CSA /CST, pour prendre en compte dans un cadre dédié la santé la sécurité et les conditions de travail. Les CHSCT doivent devenir des CHSECT Comité Hygiène Sécurité Environnement et Conditions de Travail.
  • de nouveaux droits des travailleurs et travailleuses pour peser davantage sur les orientations, y compris technologiques, concernant l’ensemble de la filière de production dans l’optique d’une meilleure prise en compte des besoins communs
  • que les salarié·es puissent reprendre le contrôle sur la reconversion des entreprises et des services publics.
  • la sobriété énergétique et l’autosuffisance des lieux de travail.
  • exiger dans les IRP des bilans carbone directs et indirects des entreprises.

Tract : Décret « chaleur intense » au travail : Le ministère du Travail laisse crever (de chaud) les salarié·es

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Morts au travail par forte chaleur, plus jamais ça !

RSS
Follow by Email