Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
antifascisme

Liberté pour Gino ! Stop à l’acharnement judiciaire et à la chasse aux antifascistes menée par le gouvernement Orban

Le 16 décembre 2025, Gino, militant antifasciste, a été arrêté par la SDAT, la police antiterroriste française, suite à un mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne. Cette arrestation intervient alors même que la justice française avait refusé en avril 2025 son extradition vers la Hongrie. Incarcéré à Fresnes, Gino a été remis en liberté peu avant Noël. Le 28 janvier, la justice française décidera du sort du mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne.

Gino est accusé d’avoir participé à des affrontements lors d’une mobilisation antifasciste à Budapest en 2023 organisée en opposition à la manifestation néonazie dite du « Jour de l’Honneur », qui commémore une bataille des armées nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Son “crime”, s’être opposé concrètement à l’extrême droite, refuser de la laisser défiler.

En mobilisant la SDAT, la France traite un militant politique comme un criminel de haute dangerosité. C’est un choix politique assumé qui participe à une offensive plus large contre les mouvements sociaux, syndicaux et antifascistes, pendant que l’extrême droite, au service des patrons, progresse et se banalise.

Alors que l’Allemagne a déjà extradé en Hongrie Maja, une militante antifasciste poursuivie dans la même affaire, une extradition vers l’Allemagne ferait courir à Gino le risque de terminer entre les mains des autorités d’extrême droite hongroise. Celles-ci pourchassent depuis deux ans une vingtaine d’antifascistes à travers toute l’Europe tandis que des militants néo-nazis ont pu converger en toute impunité pour défiler à Budapest.

Gino n’est pas un cas isolé. Zaid est poursuivi en France pour les mêmes raisons. Incarcérée depuis 2 ans en Hongrie, Maja a elle subi une parodie de procès et des traitements inhumains. Extrader Gino, serait l’exposer à subir le même sort. La justice française s’est d’ailleurs opposée une première fois à une extradition vers la Hongrie, son droit à un procès équitable n’étant pas garanti et les conditions de détention l’exposant à un traitement inhumain.

Dans un rapport publié le 16 décembre 2025, jour de l’incarcération de Gino, le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) se dit gravement préoccupé par les conditions de détention dans les prisons hongroises, notamment celle de Tiszalök. L’Union syndicale Solidaires s’oppose à l’extradition de Gino et demande sa libération définitive, ainsi que celles de toutes et tous les antifascistes emprisonné·es.

Liberté pour Gino.
Liberté pour Maja.
Fin des poursuites contre Zaid.
Solidarité antifasciste.

Catégories
Internationalisme

Solidaires condamne l’attaque états-unienne contre le Vénézuéla

3 janvier 2026 de 18:00 à 20:00

Le gouvernement des États-Unis d’Amérique a confirmé avoir bombardé le Vénézuela et enlevé le président du Vénézuéla et son épouse lors d’une opération militaire ce matin.

Solidaires condamne cette agression qui renvoie le continent américain à la période où l’administration des États-Unis s’arrogeait le droit d’intervenir en toute impunité en Amérique latine pour servir ses intérêts. Aujourd’hui, sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue, ce sont bien les ressources naturelles du Vénézuéla qui motivent la volonté de Trump d’instaurer par la force un régime au service des intérêts états-uniens.

Dans le cadre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, l’Union syndicale Solidaires est en relation avec les camarades du Comité national de conflit des travailleurs en lutte du Venezuela qui se battent depuis des années contre le régime liberticide et antisocial de Maduro (voir à ce propos le récent appel syndical unitaire). Le peuple vénézuélien, ne veut pas tomber sous le joug de l’impérialisme états-unien pour se libérer du régime de Maduro !

La légalité internationale doit être restaurée et l’ingérence états-unienne doit cesser sur le champ. Solidaires exige du gouvernement français qu’il agisse, notamment au sein de l’organisation des Nations unies, pour faire respecter le droit du peuple vénézuélien à son autodétermination.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer aux rassemblements qui sont organisés dans de nombreuses villes en solidarité avec le peuple Vénézuélien et pour dénoncer l’agression impérialiste en cours.

À Paris, elle appelle à rejoindre le rassemblement organisé ce samedi 3 janvier à 18h, place de la République.

Catégories
antifascisme

VISA 78, syndicalistes donc antifascistes !

Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris.

A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience en proposant des manifestations et événements publics, en formant les militant·es et l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, en produisant tracts, communiqués et brochures d’analyses ; en assurant un travail de
veille pour dénoncer l’activité de l’extrême droite dans le 78.

contactvisa78@protonmail.org

4 pages de présentation de VISA 78

Catégories
antifascisme

Municipales 2026, appel de VISA – Vigilance et Initiatives syndicales antifascistes

L’extrême droite et ses idées avancent partout dans le monde.
En France nous nous enfonçons dans une crise sociale, économique et démocratique dont les effets délétères peuvent assurer le succès du RN et des partis politiques proches
ou assimilés (Reconquête, UDR, …).
L’arrivée au pouvoir du RN n’est pas une fiction, tant les épisodes récents de la vie politique et les choix du néolibéralisme nourrissent la bête immonde.
Dans ce contexte, les élections municipales et communautaires les 15 et 22 mars 2026 représentent un enjeu crucial pour les partis d’extrême droite, sans oublier leurs possibles conséquences sur les élections sénatoriales.
En particulier pour le FN/RN compte tenu des déboires judiciaires de MLP et de ses cadres européens.
À VISA nous prenons les déclarations de J. Bardella et M. Le Pen au sérieux :
« Regardez ce que nous avons déjà accompli à Hénin-Beaumont, à Beaucaire, à Perpignan, à Hayange (exhortant à) porter ce modèle dans des centaines de communes ».
« Les élections municipales, vous le savez, doivent marquer la nouvelle étape de notre enracinement dans le paysage français (…) Les victoires que nous engagerons lors des municipales feront la route qui mène à la mère des batailles, à l’élection présidentielle ».
L’institutionnalisation avec la fameuse « politique de la cravate », l’implantation locale et le travail des dorénavant 143 député.es RN + le ralliement de parlementaires transfuges venant de la droite avec des alliances leur permet de renforcer leurs réseaux et de créer une image médiatique de respectabilité. Leur « sentiment majoritaire » s’est renforcé.
Les tares originelles de la stratégie municipale et de la gestion locale (manque de cadres, incompétence, …) qui ont éclaté avec les villes gagnées en 1995 se sont réduites, la lassitude de l’électorat s’est renforcée. La crise démocratique est profonde, le cordon sanitaire est menacé.
Fortes de tout cela, les grandes manœuvres de l’extrême droite ont déjà commencé dans les grandes villes comme dans les villes moyennes et jusque dans les secteurs ruraux.
Les milliardaires comme Bolloré et son empire médiatique et Pierre Edouard Stérin accentuent la pression et multiplient les initiatives avec l’ouverture de vannes financières sans précédent.
Plus encore, le RN vient de publier une « charte d’engagement » destinée aux candidat·es sans étiquette voulant obtenir son appui.
Ce soutien électoral ne serait pas sans contreparties : intégration des principales mesures promues par le RN, engagement de soutien pour les sénatoriales de 2026 et parrainage du candidat RN aux présidentielles de 2027.
Entre 2014 et 2020, l’association VISA a méthodiquement recensé les politiques menées par les maires d’extrême droite dans plusieurs villes françaises. Ces travaux, compilés
dans la série « Lumières sur Mairies Brunes », révèlent une sombre réalité : ces municipalités servent de laboratoire à des mesures racistes, xénophobes, anti-syndicales et anti-pauvres.
Les municipalités d’extrême droite pratiquent la chasse aux pauvres, les attaques systématiques contre les syndicats, les salarié·es et les associations, la remise en cause
des acquis sociaux, la banalisation de propos et de politiques discriminatoires, racistes et antidémocratiques, la promotion d’une idéologie sexiste, homophobe, fasciste, intégriste et colonialiste, ainsi que les attaques budgétaires contre la culture, sa mise au pas au service d’une idéologie réactionnaire et sa censure.
VISA n’a pas de prétention électorale et ne peut constituer à elle seule un « rempart ».
Nous souhaitons poursuivre notre travail intersyndical inlassable d’alerte et de riposte de l’ensemble des forces sociales et des citoyen.nes sur les dangers de l’ED et de ses idées.
Car c’est dans l’unité la plus large que nous devons intervenir, nous mobiliser, syndicats, associations, organisations, citoyen.nes. Nous voulons aussi proposer un horizon
désirable car combattre l’extrême droite c’est aussi pouvoir démontrer que d’autres choix sont possibles. VISA participe ainsi à de nombreuses autres initiatives locales et nationales que nous saluons.
Dès aujourd’hui nous proposons aux forces syndicales, associatives, citoyennes de se mobiliser et de mener la lutte afin de battre l’extrême droite et ses idées lors des prochaines élections municipales.
VISA s’engagera de toutes ses forces dans un combat commun et participera à tous les moyens mis en œuvre localement : collectifs locaux, coordination, débats et conférences d’alerte, pétitions et appels…

Menons un travail d’alerte et d’explications

La période qui s’ouvre est cruciale, regroupons-nous !
Pour vos retours, propositions et expressions à la suite de notre appel :
visa.municipales2026@gmail.com

Catégories
Agriculture Écologie

L’Alliance écologique et sociale exprime son soutien aux mobilisations paysannes en cours contre la politique brutale du gouvernement

L’Alliance écologique et sociale exprime son soutien à la mobilisation des paysan∙nes dans un contexte de cristallisation des colères contre la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La brutalité avec laquelle est menée la politique sanitaire du gouvernement, sans concertation ni construction commune avec les éleveurs et les éleveuses, sans suffisamment accompagner ces dernier∙es face aux pertes subies, est d’une grande violence. Elle met également en danger les agent∙es du ministère de l’Agriculture en première ligne pour la mettre en œuvre, et qui sont pris∙es pour cible de façon inacceptable.

L’Alliance écologique et sociale exige :

  • Une réelle concertation avec les éleveurs et éleveuses sans privilégier un interlocuteur sur les autres.
  • La protection par l’Etat des agent∙es du ministère de l’Agriculture.
  • Un plan de transition sociale et écologique de l’agriculture et de l’alimentation.

Ce qui est en jeu dans cette crise n’est pas le respect ou non de normes sanitaires, nous réaffirmons que l’existence de ces normes est d’intérêt général. Mais nous dénonçons le fait que, dans le cas présent, le protocole alternatif pour éviter l’abattage systématique, soutenu notamment par la Confédération Paysanne, a été d’abord balayé d’un revers de la main par le gouvernement avant de faire l’objet de l’annonce d’un groupe de travail bien tardif et sans que soit levé le premier protocole. Ce protocole alternatif s’appuie sur la vaccination, qui permet l’abattage sélectif, et sur la surveillance renforcée du troupeau.

Or les 350 000 premières doses vaccinales proviennent de stocks européens d’urgence issus d’un laboratoire sud-africain. Depuis, ils sont commandés à flux tendu à un laboratoire du groupe Merck aux Pays-Bas. Un enjeu de souveraineté se pose sur la capacité de maîtriser la production des doses suffisantes en cas de propagation et de vaccination élargie en alternative à l’abattage total. Cela interroge également sur l’anticipation nécessaire pour gérer les futures épidémies qui se multiplient, dans l’intérêt de préserver les capacités productrices nécessaires à la souveraineté alimentaire de la France.

Pour le gouvernement et les dirigeants de la FNSEA, c’est en réalité de la préservation du modèle basé sur le libre échange qu’il s’agit principalement en s’accrochant à ce dispositif. Car pour préserver les intérêts de ce modèle, la France doit donner des gages qui passent par une application sans discernement des procédures d’abattage. En effet, le principal frein à la vaccination réside dans le fait qu’un territoire où la vaccination est mise en œuvre n’est plus considéré comme indemne ce qui ralentit le commerce. C’est le même modèle agricole qui pèse sur le dérèglement climatique, que subit en retour le monde agricole.

Pour les paysan∙nes, en plus de la perte du troupeau, l’abattage systématique anéantit leur travail et altère fortement les perspectives de poursuite de leur activité. Au-delà des exploitations directement touchées, la crise met au jour un sentiment que le monde paysan tout entier est à nouveau méprisé, que son travail n’a de valeur que lorsqu’il se fait sur le mode de la grande agriculture industrielle exportatrice.

Par ailleurs, cette crise intervient dans un contexte de démultiplication d’épizooties dont l’émergence et l’expansion sont largement provoquées par des ravages environnementaux qui font tomber une à une les barrières écologiques qui constituent des freins à de telles pathologies. La crise actuelle rappelle donc aussi l’urgence de la bifurcation globale de l’économie.

Nous nous tenons aujourd’hui aux côtés des paysan∙nes qui se battent avec la Confédération paysanne. Cette crise doit être l’occasion de repenser résolument le modèle agricole dans le sens de l’agroécologie paysanne.

Catégories
Internationalisme

Calendrier zapatiste 2026

Publié le 20 décembre 2025

GT Chiapas – calendrier zapatiste 2026

L’Union syndicale Solidaires participe, avec plusieurs collectifs francophones, membres du réseau Europazapatista, à l’édition française du calendrier zapatiste 2026 qui sera disponible début janvier. L’édition de cette année comprend de nombreuses photos des Rencontres Internationales qui se sont tenues au Chiapas en 2025.

Avec ces calendriers, nous voulons offrir, grâce aux photos et aux textes qui les accompagnent, un témoignage sur la réalité actuelle de l’autonomie zapatiste, mais aussi participer pour la 2e année, avec l’argent recueilli grâce à leur vente, à la campagne de solidarité au bloc opératoire zapatiste “Luz del Común” organisée par le réseau Europazapatista, constitué de groupes solidaires avec les communautés zapatistes. Lors de la première phase de cette campagne, qui s’est terminée en juin de cette année, 136 000 € ont été récoltés dans toute l’Europe. Nous souhaitons, avec ce calendrier, et bien d’autres initiatives qui seront prises en 2026, contribuer à l’édification en cours de cet hôpital solidaire au cœur des communautés autonomes du Chiapas.

Le prix de vente unitaire est de 15 euros + frais d’envoi (sauf récupération en main propre en Île-de-France).

Nous vous invitons à passer commande sur le formulaire suivant :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfuPEoCLlx1YQrkH9n_HS060Gf17d243VMh08SyGmw3qs8rBA/viewform

Catégories
(re)Penser notre syndicalisme

Le guide de conversation pour survivre aux fêtes de fin d’année

Pour répondre aux idées reçues de tata et Grand-papa même avec un potimarron trop chaud en bouche !

❌ 1. « Il y a trop d’impôts en France ! »

✔️ Réponse : Les impôts ne sont pas trop élevés, ils sont mal répartis.

« Oui, surtout nous. Les super-riches, eux, ils en paient tellement peu que quand ils entendent parler de 2% ils se roulent par terre et menacent de manifester. »

  • En France, le niveau global d’imposition n’a pas explosé ; il est comparable aux autres pays avec un haut niveau de services publics.
  • Le problème, c’est que les impôts pèsent beaucoup sur les classes populaires et moyennes, via la TVA (l’impôt le plus inégalitaire) ou l’impôt sur le revenu qui devient dégressif à un certain niveau
  • Pendant ce temps, l’impôt sur les grandes fortunes et les grandes entreprises a été largement allégé : disparition de l’ISF, baisse continue de l’impôt sur les sociétés et les impôts de production, niches fiscales massives et dispositifs en tout genre qui bénéficient avant tout aux plus riches…

Solidaires revendique :

  • un impôt vraiment progressif,
  • la taxation des très hauts patrimoines,
  • la lutte contre l’évasion fiscale (au moins 80 milliards/an)
  • une revue des niches fiscales
  • le rétablissement de l’ISF

❌ 2. « Si on taxe les riches, ils vont tous partir ! »

✔️ Réponse : Non, et les études l’ont montré.

⇒ “on n’a jamais vu un exode massif de yachts bloquer le périph’ un 31 décembre.”

Les plus riches ne partent pas quand on augmente la fiscalité. Les déménagements fiscaux existent mais concernent une minorité infime.

  • Les raisons sont simples :
    • leurs affaires, leur réseau, leurs actifs sont en France ;
    • les vrais paradis fiscaux n’offrent ni infrastructures, ni marchés comparables.
    • certaines activités ne sont pas délocalisables
  • L’ISF n’a pas provoqué d’exode massif : c’est un mythe très utile aux plus riches… mais un mythe quand même.

❌ 3. « Taxer les entreprises détruit l’emploi ! »

✔️ Réponse : Non. Ce qui détruit l’emploi, ce sont les choix patronaux et la recherche du profit à tout prix.

⇒ “Pour l’instant, on leur a donné des milliards… et en échange elles ont imprimé des pin’s”

Les baisses d’impôts et de cotisations (CICE, exonérations, baisses d’IS) ont coûté des centaines de milliards, pour très peu d’emplois créés.

  • Les entreprises embauchent quand :
    • il y a de la demande,
    • la population consomme,
    • les services publics fonctionnent.
  • La fiscalité sert précisément à financer ces conditions.

Solidaires défend une fiscalité qui finance les services publics et la bifurcation écologique, pas les profits privés.

❌ 4. « Les licenciements, c’est parce que les entreprises font faillite. »

✔️ Réponse : Pas dans l’immense majorité des cas.

⇒ “Comme par exemple Michelin, 1,9 milliard d’euros de bénéfices et 1 254 suppressions d’emplois.”

  • Aujourd’hui, la majorité des grands licenciements se font dans des entreprises… qui font des profits et versent des dividendes.
  • C’est ce qu’on appelle les « licenciements boursiers » : une entreprise rentable licencie pour augmenter ses marges ou « rassurer » les actionnaires.
  • Les faillites réelles existent, mais elles ne représentent qu’une partie minoritaire des pertes d’emploi. Sans compter les groupes qui organisent la faillite d’une filiale alors que le groupe est bénéficiaire.

Solidaires revendique l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices et un droit de veto des CSE sur les licenciements.

❌ 5. « Abroger la réforme des retraites, maintenant qu’elle est passée, c’est impossible. »

✔️ Réponse : Ce que la loi fait, la loi peut le défaire.

⇒ “Une loi, ça s’abroge. C’est plus facile à retirer que la tâche de sauce que tu viens de faire sur la nappe.”

  • L’histoire sociale française est pleine de réformes abrogées ou remplacées.
  • Rien n’empêche un gouvernement ou une majorité parlementaire de revenir à 62 ans, voire mieux.
  • Le financement existe :
    • hausse de cotisations patronales,
    • fin des exonérations inefficaces,
    • taxation des dividendes,
    • égalité salariale femmes/hommes

Solidaires revendique l’abrogation de la réforme de 2023 et le retour au 62 ans comme première étape pour un retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.

❌ 6. « La retraite à 60 ans ? Impossible ! »

✔️ Réponse : Elle est largement finançable.

⇒ “ Impossible ? Comme faire un repas de famille sans embrouille ? Non… juste une question de volonté.”

  • La productivité a explosé depuis les années 1980 : on produit plus avec moins de travail humain. C’est donc normal de travailler moins longtemps.
  • Le retour à 60 ans est finançable par des choix politiques :
    • meilleure répartition des richesses,
    • hausse des salaires (donc des cotisations),
    • taxation du capital,
    • égalité salariale femmes/hommes.
  • C’est aussi un enjeu de santé : l’espérance de vie en bonne santé stagne, voire recule pour les plus modestes.

Solidaires revendique l’abrogation de la réforme de 2023 et le retour au 62 ans comme première étape pour un retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.

❌ 7. « Augmenter les salaires coûte trop cher aux entreprises. »

✔️ Réponse : Non : baisser les salaires coûte trop cher à la société.

⇒ “Ce qui coûte cher, ce sont les actionnaires.”

  • Les salaires financent les cotisations sociales,
  • Les profits, eux, explosent :
    • +85 % en dix ans pour les entreprises du CAC40,
    • dividendes record chaque année : 1 750 milliards de dollars dans le monde en 2024 et 98,2 milliards d’euros en France rien que pour les entreprises du CAC40,
  • Revaloriser les salaires permet :
    • d’améliorer la vie des gens
    • de financer les retraites et la Sécu,
  • Ce n’est pas un coût : c’est un investissement collectif.

Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, l’indexation automatique de tous les salaires sur l’inflation (échelle mobile des salaires) et un SMIC à 2000 euros net.

❌ 8. « Ce sont les entreprises qui créent la richesse. »

✔️ Réponse : Ce sont les travailleurs et travailleuses qui créent la richesse

⇒ “Bernard Arnault n’a pas dû coudre beaucoup de portefeuilles dans sa vie. Sait-il seulement passer le fil dans l’aiguille ?”

  • Sans travail humain : pas de production, pas de services, pas de valeur.
  • Les entreprises bénéficient de milliards d’aides publiques sans conditions ni contreparties (211 milliards par an selon un rapport du Sénat).
  • Les richesses viennent du travail et doivent être mieux redistribuées.

Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, l’indexation automatique de tous les salaires sur l’inflation (échelle mobile des salaires) et un SMIC à 2000 euros net ainsi qu’une limitation de 1 à 4 de l’écart des salaires.

9. “C’est l’assistanat qui nous coûte cher”

✔️ Réponse : Faux. La fraude fiscale coûte plus chère et l’armée est en passe de devenir l’un des premier budget de l’état, loin devant les dépenses pour lutter contre la pauvreté

⇒ “Bernard Arnault il s’est fait tout seul peut-être ?

  • La fraude fiscale, c’est autour de 80 milliards d’euros/an. La fraude sociale est évaluée à 13 milliards dont plus de la moitié provient des entreprises ou patrons qui ne reversent pas des cotisations sociales dues ! Lutter contre la fraude fiscale ça financerait pas mal de RSA ! Le RSA pour une personne seule, c’est 646 euros/mois. Difficile de dire qu’on est “assisté” avec si peu. Par ailleurs, des postes de dépenses qui n’ont rien à voir avec la lutte contre la pauvreté et la précarité ont beaucoup augmenté ces dernières années, en particulier l’armée, dont le budget devrait atteindre 57 milliards par an, soit quasiment le même niveau que toute l’éducation nationale).
  • Sur les 9 à 10 millions de personnes pauvres en France, beaucoup sont des femmes, précarisées et discriminées économiquement tout au long de leur vie (au minimum vieillesse par exemple)
  • Ce qui coûte cher, c’est de ne pas lutter contre la pauvreté : un récent rapport du collectif Alerte estime que ne pas lutter contre la pauvreté coûterait 119 milliards d’euros au pays (puisque cela coûte des “points de PIB”)
  • Ce qui a augmenté, ce sont les inégalités de revenus et de patrimoine. Le taux de pauvreté a beaucoup augmenté en France ces dernières années, pour atteindre 15,4 % de la population aujourd’hui (soit presque 10 millions de personnes). Pendant ce temps, les 10 % des Français·es les plus fortuné·es détenaient près de la moitié de la masse totale du patrimoine brut dans le pays
  • Le discours sur l’assistanat, c’est le fond de commerce du RN et des racistes.
  • le patronat est assisté avec 211 milliards d’aide publiques données sans contrepartie ni contrôle : le premier budget de l’État

Solidaires revendique +400 euros pour toutes et tous, le RSA dès 18 ans, des indemnités chômage au SMIC, le droit au salaire, au logement et aux prestations sociales pour toutes et tous.

❌ 10. « L’extrême droite défend les classes populaires. »

✔️ Réponse : Faux

En vrai :

  • L’extrême droite parle “social”, mais vote contre les mesures sociales dès qu’elle en a l’occasion :
    ➡️ contre l’augmentation du SMIC,
    ➡️ contre le gel des loyers
    ➡️ contre la taxation des plus riches.
  • Son projet économique protège surtout :
    • les grandes fortunes,
    • les héritages,
    • le patronat
  • Elle ne remet jamais en cause le partage des richesses, mais détourne la colère sociale vers les étrangers et étrangères.
Catégories
Actu Solidaires 78

La cour de cassation reconnaît le harcèlement moral systémique !

Alors que jusqu’à présent, pour être reconnu, le harcèlement moral impliquait pour la victime de prouver que chacun des faits caractérisait une relation interpersonnelle toxique mise en place par l’employeur à son encontre, la Cour de Cassation, par une décision du 10 décembre dernier, vient d’élargir la focale.

Elle a en effet reconnu que le harcèlement managérial, soit une des principales déclinaisons du harcèlement moral, pouvait faire système et que donc la violence au travail pouvait être le fruit d’une organisation sciemment mise en place pour nuire aux salarié∙es. Et qu’une fois ce harcèlement managérial systémique établi par le juge (par un faisceau d’indices comme imposer des objectifs inatteignables, instaurer une culture de la surveillance généralisée ou empêcher d’accomplir correctement son travail), il n’est plus nécessaire pour ses victimes de prouver l’intention de nuire de l’employeur.

En effet, la plupart des faits sont généralement anodins et c’est leur accumulation ou répétition qui est constitutive de harcèlement moral. A charge ensuite pour l’employeur de tenter d’apporter la preuve contraire.

En adoptant cette position, la Cour de Cassation consacre ainsi la jurisprudence France Télécom qui avait mis en évidence la mise en place d’une politique de harcèlement institutionnel se traduisant par une organisation toxique du travail l’empêchant d’être correctement effectué et qui avait donné lieu à condamnation de ses dirigeants.

Avec l’inviolabilité du secret médical qu’elle rappelle également comme étant une ligne rouge que ne saurait franchir l’employeur, cette reconnaissance d’un harcèlement moral systémique est une avancée majeure pour les droits des salarié∙es réprimé∙es.

L’Union syndicale Solidaires se félicite de cette décision qui renverse la charge de la preuve et qui est donc susceptible de faciliter la reconnaissance du préjudice lié au harcèlement moral.

Elle appelle par conséquent ses équipes à s’en saisir pour mettre un carton rouge à tous les employeurs déployant des organisations du travail toxiques pour les salarié∙es.

RSS
Follow by Email