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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Écologie

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Pesticides hors de nos vies, hors de nos lieux de travail

Le 11 février, l’Assemblée nationale débat de la pétition citoyenne qui a réuni 2 millions de signataires contre la loi Duplomb. Malgré cette mobilisation, le même sénateur, Laurent Duplomb, a déposé une nouvelle proposition de loi afin de réintroduire deux insecticides interdits en France, introduction que le Conseil Constitutionnel avait censurée dans la première loi en août dernier.

À l’inverse du renoncement à protéger notre santé que représente la loi Duplomb 1 ou la prochaine Duplomb 2 une proposition visant l’interdiction des pesticides sur les aires de captage d’eau potable sera examinée le 12 février.

Pour l’Alliance écologique et sociale, le Parlement doit répondre aux aspirations de la population et adopter des politiques qui permettent de s’affranchir à terme des pesticides. Nous voulons une écologie protectrice de notre santé, de nos emplois, qui améliore nos conditions de travail et d’existence.

Les pesticides sont une menace pour de nombreux travailleurs et travailleuses, que ce soit dans les entreprises qui les produisent, qui les transportent, dans le monde agricole, chez les fleuristes… Ils font aussi des ravages sur les habitant∙es qui vivent à proximité ou qui les consomment dans l’alimentation ou dans l’eau. Ils sont l’une des causes de l’épidémie de cancers, y compris pédiatriques, en cours. Enfin, l’usage de pesticides fait partie des activités humaines responsables de la sixième extinction de masse. Préserver la biodiversité, et notamment les insectes pollinisateurs, est une nécessité, en particulier pour notre survie alimentaire. La santé au travail, la santé publique, la santé environnementale, c’est le même combat !

Nous nous opposons à la volonté de l’Union européenne, à l’occasion de la loi Omnibus, d’autoriser de manière illimitée des produits dont la nocivité est avérée, tels le glyphosate ou l’acétamipride. Nous condamnons son double jeu : première région productrice et exportatrice de pesticides, elle exporte des molécules dont elle interdit pourtant l’épandage sur son territoire, pour ensuite importer les produits traités et créer une concurrence déloyale pour les agriculteurs et agricultrices en France. Nous nous opposons aux accords de libre-échange, comme celui entre l’UE et le Mercosur, qui nourrissent ce système.

L’Etat français a également une responsabilité historique. Le chlordécone, pesticide non biodégradable utilisé en Guadeloupe et en Martinique pour la culture de la banane, interdit en 1990 dans l’Hexagone et seulement 3 ans plus tard dans les Antilles, menace encore plus de 90 % de la population actuelle de ces départements. Cette substance très pathogène pour la santé humaine est présente dans les sols et la mer pour des siècles encore. Aucune réparation de la part du gouvernement français n’est pourtant envisagée.

Nous exigeons une autre agriculture, à rebours du modèle productiviste et concurrentiel imposé aujourd’hui, qui rend très difficile le non-recours aux pesticides. C’est le même modèle qui entretient la précarité dans le monde agricole et qui crée des conditions de travail indignes dans la production, la transformation, la distribution alimentaires. La loi Duplomb n’a apporté aucune solution aux difficultés du monde agricole, comme le démontrent les mobilisations actuelles.

Les entreprises qui fabriquent ou manipulent des pesticides doivent se reconvertir. Il faut financer la recherche d’alternatives. Enfin, une véritable rupture écologique ne peut se faire sans conquête de nouveaux droits, tels qu’un nouveau statut du salarié∙e basé sur une Sécurité sociale professionnelle : droits à la formation professionnelle attachés à la personne et plus à l’entreprise, continuité du salaire entre deux emplois, maintien des droits du ou de la salarié∙e tels que l’ancienneté et transférabilité de ces droits d’un emploi à l’autre.

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antifascisme Internationalisme

Liberté pour les antifascistes!

Publié le 10 février 2026

Le 4 février 2026, le gouvernement d’Orbán a tranché.
Après un simulacre de justice, le verdict est tombé après seulement trente minutes de délibération, Maja est condamnée à 8 ans de prison, Gabriele à 7 ans et Anna à 2 ans.
Tou·te·s sont condamné·es pour « participation à une organisation criminelle », un chef d’accusation utilisé pour criminaliser leur engagement antifasciste et leur action contre des groupes néonazis réunis lors du Day of Honour à Budapest.

D’autres militant·es restent poursuivi·es. Ilaria échappe provisoirement à la prison uniquement grâce à son immunité parlementaire.

Deux camarades sont maintenant en danger immédiat. Le 18 février 2026, Gino passera devant le tribunal à Paris. La justice française devra décider s’il peut être extradé vers l’Allemagne sur la base d’un mandat d’arrêt européen s’appuyant sur des éléments transmis par la Hongrie. Le même jour, Zaïd aura le résultat de son audience sur sa remise à la Hongrie où l’État de droit est piétiné et où les antifascistes sont traités comme des terroristes.

Partout la même stratégie est à l’œuvre. Criminaliser l’antifascisme et banaliser les néonazis. De la Hongrie d’Orbán à l’Italie de Meloni, de l’Allemagne à la France, jusqu’aux États-Unis de Trump où « l’antifa » a été désigné comme ennemi intérieur, la stratégie est la même criminaliser celles et ceux qui résistent à l’extrême droite en les présentant comme des «extrémistes violents » pendant que les fascistes défilent librement.

Nous refusons que l’Union européenne ferme les yeux sur la dérive autoritaire de ses États membres. Nous refusons que des militant·es antifascistes soient livré·es à des régimes qui piétinent les libertés fondamentales. Nous refusons que la solidarité devienne un crime.

En tant que syndicalistes, nous affirmons que l’antifascisme, loin d’être un délit, est une nécessité. Nous appelons à la mobilisation dans les syndicats, les collectifs et partout où la lutte antifasciste s’organise.

Liberté pour tou·te·s les militant·es antifascistes !
Non à la répression politique !
Solidarité antifasciste internationale !

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Écologie Répression

Procès des anti-bassines : Solidaires dénonce la confirmation des condamnations en appel

Publié le 3 février 2026

Lundi 2 février, la cour d’appel de Poitiers a rendu son verdict suite à l’appel interjeté par 4 militants contre les mégabassines condamnés en première instance par le tribunal judiciaire de Niort suite aux manifestations de Saintes Soline (79) : COUPABLES !

Les peines ont été revues par la cour d’appel mais le plus important est que la justice considère nos camarades coupables d’avoir participé et organisé une manifestation interdite alors que la même justice a justement déclaré illégale la mégabassine qui était la cause de cette manifestation ! C’est donc le cas aussi pour Hervé Auguin, co-délégué de Solidaires 79, qui a vu sa peine alourdie par la cour d’appel, l’amende passant de 500 € à 800 €. Scandaleux.

L’acharnement judiciaire contre des militant-es qui défendent le commun qu’est l’eau et une autre agriculture respectueuse du vivant est inadmissible.

L’Union syndicale Solidaires apporte à nouveau tout son soutien à David, Hervé, Julien et Nicolas. Elle se réserve le droit de poursuivre la procédure devant les juridictions compétentes.

No Bassaran

Plus d’infos :

https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/communiques/repression-de-mouvement-anti-bassines/

Paris, le 3 février 2025


Ci-dessous, le dernier podcast de voies syndicales enregistré lors du rassemblement de soutien à Hervé, Julien, Nicolas et David.

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antifascisme antiracisme

Dérive autoritaire et xénophobe : Refusons l’importation de la « méthode Trump » en France

L’Union syndicale Solidaires dénonce une accélération brutale de la fascisation des politiques migratoires et sécuritaires en France. Nous refusons que notre pays devienne le laboratoire européen des méthodes de l’ICE américain. Nous refusons la complicité des entreprises françaises.

Les récents propos d’Arno Klarsfeld, membre du Conseil d’État, appelant à transposer en France les méthodes de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) des États-Unis, marquent un naufrage politique et moral. L’ICE n’est pas une simple police : c’est une milice au service d’une politique xénophobe et raciste, responsable de morts en détention et d’exécutions sommaires (comme celles de Renee Good et Alex Pretti). Cette rhétorique n’est pas une provocation isolée : elle trouve un écho dans la volonté du ministère de l’Intérieur d’instaurer une « présomption de légitime défense » pour les policiers, ouvrant la voie à une impunité totale, similaire à celle de l’ICE aux États-Unis.

Cette dérive idéologique se repand aussi dans nos entreprises qui ne voient pas de problème à créer des logiciels de traque des êtres humains. L’entreprise française Capgemini a ainsi signé un contrat de 365 millions de dollars avec l’ICE pour « identifier et localiser » des migrant·es. Le système de bonus indexé sur l’efficacité de cette traque transforme des êtres humains en source de profit. Par ailleurs, Capgemini a annoncé la suppression de 2400 postes en France, au prétexte de la performance des systèmes d’IA qu’elle utilise et commercialise.Solidaires soutient les salarié·es et les sections syndicales de SUD Industrie et de Solidaires Informatique qui exigent la rupture immédiate de ces contrats. Nos compétences ne doivent pas servir à traquer l’humanité.

Une machine législative raciste : de l’Europe à la circulaire Retailleau

Cette brutalité ne tombe pas du ciel. Elle est la conséquence directe d’une surenchère législative xénophobe et raciste. Elle s’inscrit dans la logique du Pacte européen sur la migration et l’asile, qui transforme nos frontières en zones de tri et de détention systématique, actant la fin du droit d’asile tel que nous le connaissions. En France, la Loi Darmanin a gravé dans le marbre la précarité administrative, tandis que la récente circulaire Retailleau vient intensifier la pression sur les préfectures pour multiplier les OQTF et les expulsions, au mépris des vies humaines. C’est ce cadre légal qui arme le bras de la répression et qui assassine en toute impunité El Hacen Diarra au cours d’un contrôle de police.

Le constat alarmant de la Défenseure des Droits

Nul besoin d’attendre l’extrême droite au pouvoir pour constater la mise en place d’une répression raciste violente qui conduit à la mort. Les récents rapports de Claire Hédon, Défenseure des Droits, sont alarmants :

  • Dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) : Usage banalisé de la force, contentions psychiatriques (« camisoles » euphémisées en « dispositifs de protection individuels »), atteintes graves à la dignité.
  • Dans le Pas de Calais : Traque nocturne, gazages, tirs de LBD sur des familles, destruction de campements. Cette politique du « zéro point de fixation » a un coût humain : au moins 189 personnes ont été retrouvées noyées dans la Manche depuis 2017.
  • Aux frontières avec l’Italie et l’Espagne : La militarisation des cols alpins et pyrénéens organise une mise en danger délibérée. Les forces de l’ordre y pratiquent des refoulements quotidiens, y compris de mineur·es isolé·es en violation totale de la protection de l’enfance. Ces traques poussent les exilé·es vers des chemins de haute montagne toujours plus dangereux, entraînant chutes, hypothermies et morts.

Nous désobéirons

Face à cette fuite en avant, l’administration publique est en première ligne. Les agent·es du service garde-côtes des Douanes observent au quotidien le durcissement des pratiques coercitives, exercées par les forces de police et de gendarmerie à l’encontre des exilé·es, et refusent de devenir des auxiliaires de répression, au péril de la vie de personnes en détresse.

Le code général de la fonction publique dispose que « l’agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ». Sauver des vies est un intérêt public supérieur.

Mais ne nous abritons pas derrière des arguties juridiques !

Si demain, un gouvernement décide de s’affranchir des conventions internationales, si les ordres, aujourd’hui manifestement illégaux et attentatoires à la dignité humaine, sont rendus légaux par une Assemblée Nationale tombée aux mains de l’extrême-droite et de ses supplétifs, Solidaires porte une réponse claire, inspirée par nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes : NOUS DÉSOBÉIRONS.

L’Histoire se chargera de juger celles et ceux qui feront le choix de se conformer à des directives indignes.

Face à cela, l’Union syndicale Solidaires revendique :

  • L’abrogation de la Loi Darmanin, de la circulaire Retailleau et le refus du Pacte Asile et Migration européen.
  • L’arrêt immédiat des violences policières et des pratiques indignes dans les CRA et aux frontières.
  • La rupture des contrats de collaboration entre les entreprises françaises (comme Capgemini) et les organes de répression xénophobes (ICE).
  • La régularisation de toutes les personnes sans-papiers et respect inconditionnel du droit d’asile.
  • Le soutien total aux agent·es du service public qui refusent d’appliquer des directives inhumaines.
  • Des politiques d’accueil dignes

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Internationalisme Palestine

L’Union syndicale Solidaires en Palestine

Une délégation de l’Union syndicale Solidaires composée de 5 militant·es, dont Murielle Guilbert codéléguée générale, s’est rendue en Palestine où elle a passé dix jours. Un de nos camarades n’a cependant pas pu entrer sur le territoire israélien à la sortie de l’avion et a été expulsé après rétention pour son “activisme”.

Dans un contexte d’accélération de la colonisation et de l’occupation généralisée, qui rend la vie des palestinien·nes impossible, la délégation a rencontré des travailleur·euses, plus d’une quinzaine de syndicats et associations de la société civile en Cisjordanie occupée. Elle a constaté avec effroi la dégradation considérable des conditions de vie des travailleur·euses, empêché·es de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023. Les salaires dans le secteur public, quand ils existent, sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans le même temps, les Palestiniens et les Palestiniennes subissent des restrictions de déplacement dues à l’augmentation du nombre des checkpoints et des barrages, ce qui rend les horaires ou les journées de travail aléatoires.

En dépit de cette situation à laquelle s’ajoutent les attaques des colons, celles de l’armée israélienne contre les camps de réfugié·es, les emprisonnements et la torture répétés, la délégation a constaté la très forte volonté de continuer à lutter pour vivre et être libre et la très forte demande de liens extérieurs et de solidarité. Les syndicats et collectifs jouent un rôle d’amortisseur social et de résistance majeur dans ce contexte.

A Gaza, où la délégation n’a pu se rendre car la zone est toujours inaccessible, des journalistes continuent, dans des conditions précaires, à informer l’opinion des opérations d’extermination menées par le gouvernement israélien.

L’Union syndicale Solidaires portera la voix des travailleur·euses palestinien·nes dans les prochaines semaines en témoignant des échanges sur place. Nous renforcerons notre engagement syndical au sein de nos lieux de travail, contre les liens entre les entreprises, l’Etat français et l’occupation, ainsi que dans les campagnes Boycott, Désinvestissement et Sanctions et Stop Arming Israël. Enfin, nous continuerons à agir à travers notre réseau syndical international de solidarité et de lutte (RSISL).

Notre syndicalisme est internationaliste et solidaire du droit des peuples à disposer d’eux même.

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Luttes féministes

Etre une femme, être issue d’une minorité dans “la france de macron”

Etre une femme, être issue d’une minorité, ou être perçues comme telles continuent à présenter plusieurs dangers dans “LA FRANCE DE MACRON” en 2026.

Cela s’applique pour l’espace public, mais aussi et surtout dans nos lieux de travail, nos services publics ainsi que nos foyers ou lieux de vie et de loisirs.

Le Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France est très alarmant. En voici quelques extraits :

❖  En France, 17% des personnes de 15 ans et plus,
soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme dit hostile,

❖  Le masculisime est un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques. Les adultes ne sont pas épargnés par la diffusion des discours masculinistes, qui peuvent légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre.

❖  Certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

La situation est grave à tous les points de vue. Elle est renforcée par un système politique français sexiste capitaliste et raciste, au premier rang duquel se trouvent des dirigeants politiques qui se succèdent et ne cessent de se servir en premier, au mépris des plus précaires et des minorités. Le gouvernement n’a cessé de le démontrer ces dernières années :

  • Hausses des féminicides : 136 en 2023, 141 en 2024, 166 en 2025 (chiffres NOUS TOUTES)
  • Accroissement records des écarts de richesses : avec Macron la pauvreté n’a jamais été aussi élevée en France (chiffres INSEE 2025)
  • Affaires diverses telles Depardieu ou Abittan, dans lesquels les époux Macron se permettent de prendre la défense d’accusés notoires de viols et agressions sexuelles
  • Soutien à des pays génocidaires et mépris du droit international
  • Défilés néo-nazi autorisés tous les ans en France depuis 2022

Cet échantillon est loin d’être exhaustif mais tout converge vers une montée de l’extrême droite dans le pays et entretient le développement de projets politiques xénophobes, contre toutes celles et ceux que les luttes féministes défendent. Les immigré.es sont réprimé.es et chassé.es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes homophobes et transphobes, handiphobes, l’extrême droite et ses relais exercent des violences permanentes et étendent leur influence grâce aux médias achetés à leur cause.

Etre une femme, être issue, être perçue comme une une minorité à Jeunesse et Sports

Dans ce contexte, notre service public JS a évidemment une responsabilité centrale en matière de protection des plus fragiles, d’égalité et d’émancipation de toutes et tous. Qu’il s’agisse de la protection des mineur.res, des violences dans le sport, d’égalité entre les femmes et les hommes, de luttes contre les discriminations, … nos missions sont nombreuses et vitales, encore plus peut-être que les années précédentes.

Mais les moyens mis à disposition de nos politiques publiques sont nettement insuffisants. Santé mentale des jeunes, violences faites aux femmes-minorités, … toutes ces grandes causes nationales auxquelles nos services jeunesses et sports sont associés de près ou de loin paraissent être de la « poudre de perlimpinpin » tant les crédits et les effectifs sont réduits : Baisse de 17% du budget JS en 2026 et division des effectifs JS par deux en près de quinze ans (5 400 personnes aujourd’hui). Du reste tant que le ministère se bornera à une vision aussi minimaliste et étroite de la lutte contre les violences, en y mêlant de façon totalement absurde, voire très problématique, la lutte contre le séparatisme, nos services sont contraints à des résultats très en deçà des besoins.

Puisque nous ne manquons pas de chiffres alarmants, il faut rappeler que “la France de Macron” c’est aussi :

  • Augmentation de la violence contre les enfants :
    Un enfant sur sept est victime de violences dans le sport
    (chiffres Fondation pour l’Enfance, 2024).
  • Augmentation des violences sexistes et sexuelles :
    – 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail
    – 8 viols ou tentatives de viol par jour au travail en France
    (chiffres Eurostat, 2024 et AVFT).

Ces différents chiffres sont tout simplement aberrants, tant du point de vue des résultats et de leurs conséquences, que du point de vue de l’absence de moyens publics d’ampleur.

A jeunesse et sports nous devons ainsi constater que nos collègues ne cessent d’être confronté.es à ces dangers, tant en tant que victimes de violences sexistes et sexuelles au travail, par des collègues, supérieurs ou partenaires et usagers, que dans le cadre de leurs missions.

* En effet, il n’est pas rare que des collègues ou des responsables hiérarchiques usent de leur fonction pour protéger et défendre des mis en cause, soit pour des raisons de proximité avec les agresseurs, soit pour des raisons idéologiques et masculinistes.

* En plus d’agir à l’encontre des victimes et de contrevenir aux missions régaliennes de police administrative, ces pratiques viennent fragiliser les collègues engagées dans ces missions, qui la plupart du temps subissent elles aussi des discriminations.

C’est la double peine !

* Et la mirabelle sur la génoise, ce sont les collègues, les responsables hiérarchiques et l’Administration toute entière qui se taisent face à ces agissements, laissant les collègues-victimes, à leur propre sort, ou en charge de montrer patte blanche ou rendue responsable de prouver par milles preuves qu’elles ont bien été discriminées, agressées, violées, assujetties ou silicenciées.

Il est grand temps de foutre le feu à tout ça.
Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions !

  • Si vous êtes témoin, victime de situations similaires, ne restez pas seule, parlez-en autour de vous ou ÉCRIVEZ-NOUS pour témoigner, discuter et construire- consolider un contre-pouvoir féministe dans nos lieux de travail.
  • Pour poursuivre des discussions sur le sujet, se former aux enjeux féministes à JS, rejoignez nos FORMATIONS. La prochaine aura lieu les 09 et 10 mars à Orléans : Riposte féministe à jeunesse et sports.
  • Pour lutter, inventer de nouvelles formes d’actions pour se défendre et conquérir de nouveaux droits, rejoignez Solidaires JS, rejoignez les mobilisations féministes toute l’année, dont celle de la grève du 08 mars 2026.

Nous sommes et resterons mobilisé.es tous les jours pour l’égalité et la solidarité entre toutes et tous. Le 08 mars 2026 soyons en grève féministe et manifestons ensemble pour imposer un rapport de force et faire valoir nos droits et nos revendications.

Là où l’égalité ne s’impose pas,

Volons-là,

Partout, tout le temps !

Solidairesjs@net-c.com

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