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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Accidents du travail

Courrier aux ministres du Travail, de l’Education, de l’agriculture et de la fonction publique suite aux décès d’élèves dans le cadre de stage

Publié le 3 avril 2026

Madame et messieurs les ministres,

Suite à notre premier courrier du 15 juillet 2025, nous nous permettons de vous écrire à nouveau concernant les tragiques décès de jeunes en formation, en apprentissage ou en stage d’observation.

Pour rappel, le 17 juin 2025, un élève de seconde générale, scolarisé au lycée polyvalent Curie-Corot de Saint-Lô, trouvait la mort sur le lieu où il exerçait son stage d’observation de fin d’année en milieu professionnel. Cet accident tragique du 17 juin 2025 n’était pas un fait isolé : le 30 avril 2025, un élève apprenti maçon âgé de 15 ans perdait la vie sur un chantier à Saint-Martin du Var ; le 16 mai 2025, c’est un lycéen préparant un bac professionnel qui trouvait la mort en Saône-et-Loire dans l’entreprise où il était en stage. Vendredi 27 juin 2025, une jeune femme de 19 ans, suivant une formation dans un lycée agricole de Corrèze, a elle aussi perdu la vie dans la ferme où elle était en stage. Vendredi 4 juillet 2025, dans le Maine-et-Loire, un jeune homme de 16 ans décédait, lui aussi durant son stage dans une exploitation agricole.

Suite à ces drames, nous avons fait parvenir à vos services un premier courrier, resté sans réponse. La France est aujourd’hui est le pays d’Europe qui compte le plus d’accidents du travail mortels par nombre de travailleurs·ses. Nous réitérons nos propos du mois de juillet 2025 : cette liste macabre signale un problème d’ampleur et montre la récurrence scandaleuse d’accidents mortels coûtant la vie à des jeunes en formation, en apprentissage ou stage d’observation.

Cette succession ne relève pas d’une coïncidence : c’est le résultat de choix politiques qui promeuvent un rapprochement toujours plus grand entre l’école et l’entreprise, une confrontation des jeunes au monde du travail toujours plus précoce et plus longue. Pourtant, la mainmise des entreprises sur la formation présente de nombreux risques contre lesquels nos organisations syndicales alertent depuis longtemps. La jeunesse, considérée comme chair à patron, est sacrifiée. Les chiffres officiels sont sans appel. En effet, le taux d’accident du fait du travail est bien plus élevé chez les jeunes : d’après l’INRS, les 15-24 ans connaissent en moyenne 2,5 fois plus d’accidents de travail que l’ensemble des salarié·es.

Avec l’augmentation des stages et des périodes de formation en milieu professionnel, les réformes successives de l’Éducation nationale poussent de plus en plus de jeunes, de plus en plus tôt et sur des périodes de plus en plus longues, dans les entreprises : « initiation à l’orientation » dès la classe de 5e, stage obligatoire de 15 jours en milieu professionnel pour les élèves de seconde générale et technologique, travail des élèves de lycée professionnel dès la seconde sur le choix à faire en terminale pour la poursuite d’études ou l’insertion sur le marché du travail. La libéralisation de l’apprentissage en 2020 a permis l’explosion du nombre d’apprenti·es (passé de 300 000 à plus de 800 000 nouveaux contrats par an entre 2018 et 2022) et la création de formations tous azimuts, mal (ou pas) encadrées, sans compter le nombre de formations fantômes délivrées par des organismes virtuels. Par contre, les jeunes sont bien présent·es dans les entreprises et y travaillent, souvent comme n’importe quel·le salarié·e. Cette professionnalisation des parcours scolaires sert les intérêts du patronat, à qui elle fournit une main d’œuvre exploitable et bon marché, voire gratuite et à la charge de l’État. Les jeunes, quant à elles et eux, sont attiré·es vers le monde de l’entreprise à coups de gratifications dérisoires. Cette introduction des jeunes dans les lieux de travail s’opère sans que soient prises les mesures nécessaires pour assurer leur santé et leur sécurité, pour prévenir les risques auxquels ces jeunes sont exposé·es.

Cette situation, compte tenu des conséquences tragiques qu’elle a trop souvent, impose des mesures urgentes pour protéger les élèves et les jeunes en formation. En raison des risques encourus, les stages en milieu professionnel et les périodes en entreprises des élèves doivent être limités et strictement encadrés.

À ce titre, nos organisations demandent :

– une révision du code de travail pour intégrer précisément les droits des élèves stagiaires et des jeunes en formation, garantir l’exercice de ces droits, prévenir les nombreux risques professionnels auxquels ces jeunes sont confronté·es comme l’ensemble des travailleurs·euses ;

– le rétablissement de l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineurs à des travaux dangereux, supprimée en 2015 ;

– l’élargissement de la procédure de retrait des jeunes travailleur·euses, des apprenti·es et des stagiaires en cas de situation dangereuse constatée par l’inspection du travail ;

– le rétablissement d’un véritable contrôle par l’Etat des organismes de formation qui proposent et organisent les formations en alternance,

– un renforcement des services de l’inspection du travail pour pouvoir exercer les contrôles qui s’imposent afin de s’assurer que toutes les mesures sont prises par les employeurs pour encadrer les stagiaires et les apprenti·es, les accompagner sans les mettre en danger, respecter les conditions dans lesquelles les stages doivent s’effectuer ;

– du temps supplémentaire libéré de cours et rémunéré pour les enseignant·es, ainsi que des formations spécifiques, afin de pouvoir vérifier la qualité de l’accueil des élèves au sein des entreprises, d’assurer un suivi pédagogique, d’aller rencontrer les employeurs ;

– un accès gratuit et garanti aux équipements de protection individuelle pour tou·te·s les élèves, et ce dès le début de la scolarité en lycée professionnel ou en CFA, avant tout stage, y compris de simple observation, en milieu professionnel ;

– davantage de formations aux premiers secours à destination des élèves et des personnels de l’éducation nationale et de l’agriculture, et des mises à niveau régulières ;

– un renforcement des formations sur le droit du travail à destination des élèves et des jeunes en formation, notamment en termes de culture des risques professionnels, préalablement à toute présence dans le monde du travail. Ces formations doivent impérativement intégrer un module complet sur la prévention des violences sexuelles et sexistes au travail ;

– la suppression du parcours en Y pour les élèves de lycée professionnel, les conditions imposées sur les stages des 6 dernières semaines ne permettant pas un suivi de qualité ;

– la suppression du stage d’observation en milieu professionnel mis en place pour les élèves de troisième et de seconde générale et technologique. Ce dispositif avait été largement rejeté en conseil supérieur de l’éducation, il creuse les inégalités socio-économiques que subissent les élèves et s’oppose aux principes d’émancipation qui doivent guider les politiques éducatives.

Ces demandes sont nécessaires pour améliorer la protection de notre jeunesse et celle de l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Devant leur urgence et la nécessité d’agir, nous nous réservons le droit de rendre public ce courrier.

Veuillez agréer madame et messieurs les ministres, l’expression de notre parfaite considération.

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Conditions de travail

Défendons le 1er mai chômé !

le gouvernement et le patronat veulent nous faire travailler le 1er mai. Une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au caractère chômé du 1er mai et étendre les critères de dérogation.

Le 1er mai est le seul jour chômé du calendrier : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS où on est obligatoirement payés quand même.

Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. C’est une date internationale qui commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.

Les partisans du projet de loi prétendent que la loi serait en faveur des petits commerces, c’est complètement faux ! Les petits commerces peuvent déjà ouvrir, à condition de ne pas faire travailler leurs salarié·es. Et les secteurs indispensables, comme les hôpitaux, travaillent bien sûr le 1er mai. La loi profitera donc aux grands groupes (chaînes de fleuristes, grande distribution…)

C’est sur la base du volontariat : L’exemple du travail du dimanche nous montre que le volontariat est très théorique. Il n’est pas toujours facile de dire non à son patron, notamment dans les petites entreprises. Et demain, posera-t-il même la question? Au contraire, les dérogations ont tendance à s’étendre et devenir la règle.

Ce sera payé double : Non. On travaillerait un jour de plus qui serait payé, mais pas double.

Mobilisons-nous le 10 avril pour défendre le 1er mai !

À Paris, rassemblement à partir de 8h30 devant l’Assemblée nationale.

Courrier intersyndical aux député·es

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1er-mai-defendons-10-avril-2026

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Agenda militant antiracisme Défense de nos libertés Éducation Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Samedi 11 avril Versailles : Immigration : indifférence, indignation, déshumanisation

Date : *Samedi 11 avril 2026* à *14 h 00*

Lieu : *Salle Montgolfier à l’Hôtel de ville de Versailles*

Nous recevrons *Catherine Wihtol de Wenden*, politologue française, spécialiste de la question des migrations, autour de son dernier ouvrage /Immigration : indifférence, indignation, déshumanisation/

(Éditions Autrement <https://www.autrement.com/immigration-indifference-indignation-deshumanisation/9782080447630> 2025).

En partenariat avec l’association *Réseau Education Sans Frontières* (*RESF*) ———————————————————————— *Présentation de l’éditeur*

« La souffrance de ceux qui ont eu le malheur de naître dans un pays pauvre et mal gouverné est considérée comme un fait acquis. L’absence de droits qui en découle aussi. »/ Comment penser un monde qui repose sur les mobilités quand la question de l’immigration donne lieu à tant de crispations sociales et identitaires ? Coups d’État, catastrophes environnementales, flux de migrants économiques et de réfugiés de pays en guerre : les crises se multiplient et s’installent dans un paysage politique marqué par la peur de l’Autre. Indifférent à ceux qui meurent aux frontières, le choix des approches sécuritaires s’affirme. Coupée des réponses humanitaires, économiques et démographiques, cette politique ignore et dénigre les propositions réelles des chercheurs et des associations. Réunir le politique, le savant et l’opinion publique, tel est l’enjeu du livre de Catherine Wihtol de Wenden.

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antifascisme

Rassemblement en soutien à Question de Classes et Grégory Chambat, lundi 30 mars, 12h, devant le TGI, rue Servient

Questions de classe(s)

23 mars 2026 sudeduc69 Non classé 0

Le Collectif Questions de Classe(s) est attaqué en justice à travers une plainte de René Chiche (Action & Démocratie – CFE-CGC) contre son directeur de la publication, notre camarade Grégory Chambat, par ailleurs syndiqué à Sud Éducation en région parisienne, pour une cartographie de l’extrême-droite et ses alliés dont nous recommandons  la lecture.

Sud Éducation Rhone, comme la fédération Sud Education et beaucoup d’autres acteurs de l’éducation, nationaux et locaux, sont par ailleurs signataires du communiqué de soutien disponible ici.

L’audience aura lieu le 30 mars au Tribunal Judiciaire de Lyon (Rue Servient) et Sud Education Rhône appelle au rassemblement de soutien à midi.

Pour les collègues qui le souhaitent, un appel à la grève basé sur le préavis généraliste de la fédération nous couvre.question-de-classe-30-marsTélécharger

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antifascisme

Débat sur l’extrême droite et le monde du travail

L’UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires – organise un débat sur l’extrême droite et le monde du travail, mardi 5 mai de 9h30 à 13h, dans la grande salle de la GAB, avec le journaliste de Médiapart, Laurent Mauduit et un·e Camarade de VISA.

Tu es solidairement invité·e à assister à ces échanges si tu le souhaites.

Flyer_Mars_2026
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antifascisme

Dossier VISA : “L’antifascisme: une nécessité face aux violences historiques de l’extrême droite”

VISA publie son dossier 16 “L’antifascisme: une nécessité face aux violences historiques de l’extrême droite”.

Nous le faisons alors que les syndicalistes antifascistes sont confronté.es à la violence des groupes d’extrême droite, particulièrement à Lyon.

L’impunité doit cesser et toute la violence de l’extrême droite être dénoncée.

VISA

A lire ici

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Commerce Conditions de travail

Grâce à la justice, Foodora et ses méthodes esclavagistes se sont évités un procès…

Poursuivie pour avoir dissimulé l’emploi de plusieurs milliers de coursiers entre 2015 et 2018, la plateforme de livraison Foodora ne sera pas jugée. Une conciliation judiciaire en échange d’une reconnaissance de culpabilité lui a permis d’échapper au procès pénal et à toute sa mauvaise publicité. Son système fondé sur l’exploitation maximale d’êtres humains aura été évoqué une heure à peine au tribunal judiciaire de Paris le 25 mars alors que des centaines de livreur-ses qui ont laissé leur santé en travaillant pour Foodora attendaient ce procès pour pouvoir réclamer justice.

Particulièrement graves, les faits pouvaient difficilement être contestés. Ayant utilisé les services de milliers d’« auto-entrepreneurs » dont beaucoup de sans-papiers qui étaient en réalité des salarié·es exploité·es et sans droits, Foodora risquait de se voir lourdement condamnée comme l’a été Deliveroo. Le travail dissimulé pour un total estimé de près de 6,3 millions d’euros de fraude aux cotisations sociales, la facture promettait d’être très lourde. Alors qu’un procès de près de 9 jours était programmé à compter du 30 mars, la conciliation a permis à l’enseigne d’éviter un procès et de n’être condamnée qu’à hauteur de 200 000 € !

Au regard des bénéfices engrangés par la plateforme et des fraudes constatées, autant dire que c’est une insulte à toutes les victimes du système Foodora, voire une incitation à récidiver. D’autant qu’il n’y aura pas d’appel, le parquet de Paris et les dirigeants de l’entreprise s’étant « mis d’accord ». À croire que la justice entendait préserver l’honneur d’un système indigne promu et favorisé il est vrai par Emmanuel Macron lui-même. Même l’URSSAF n’entend visiblement pas recouvrer l’intégralité des sommes fraudées !

Il reste néanmoins aux ex-coursiers de Foodora la possibilité d’obtenir un dédommagement au civil en septembre prochain. L’Union syndicale Solidaires, organisation représentative des livreurs et livreuses des plate-formes, déplore profondément que par manque de courage (et certainement aussi de moyens) justice n’est pas été faite. Elle les soutiendra pour obtenir réparation. Solidaires considère enfin comme indispensable que soit mis un terme immédiat à ce système d’exploitation des travailleurs-euses de plateforme et que la directive européenne d’octobre 2024 présumant ceux-ci comme des salarié-es à part entière de ces entreprises soit transposée en droit français.

Non à Uber et à son monde, oui à la justice sociale !

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Retraites

Décisions des organisations de retraité·es le 11 mars 2026

Publié le 20 mars 2026 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires

Voici le relevé de décisions du 11 mars et le compte-rendu complet qui n’engage que l’Unirs.

Action du 2 avril 2026

La préparation est lancée dans les régions : demandes d’audience (ARS, préfectures, etc.), rassemblements se préparent unitairement.

Pour Paris, l’UCR CGT a déposé un rassemblement et une demande d’audience pour remettre ses pétitions. L’UCR CGT confirme le lieu dès que validé par la préfecture, ce sera sur une plage horaire 12h-16h, avec barnums, casse-croûte, sono, et de courtes prises de parole des organisations présentes qui le souhaitent.

Expression commune sur le contexte

Le document renvoyé par l’UNIRSolidaires est destiné aux équipes militantes. A partir de celui-ci, l’UNIRSolidaires va proposer de courts tracts/flyers sur chaque sujet abordé, afin d’avoir du matériel à vocation de masse et utilisable dans la durée.

1er mai 2026

La pertinence d’une expression commune des organisations de retraité‧es reste posée. A revoir…

Danger imminent pour la protection sociale

Il est réaffirmé ka nécessité de débattre et de communiquer rapidement sur nos positions et nos revendications face aux différentes attaques potentielles et probables sur la question à travers le prochain budget, mais également dans l’optique des élections présidentielles de 2027.

Pouvoir d’achat des retraité‧es

Il faut se préparer à contredire le discours ambiant qui prétend que le pouvoir d’achat des retraité‧es se porte bien. Cela va être un enjeu important des prochains mois. L’UNIRSolidaires prépare un tract du G9 sur ce sujet.

Prochaine réunion

La date n’est pas encore fixée. Elle aura lieu dans les locaux de la CFE-CGC : 63 rue du Rocher à Paris (M° St Lazare ou Villiers).

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Écologie

Communiqué de l’Alliance écologique et sociale – Vers le 1er mai, point de départ d’un cycle de conquêtes sociales

Communiqué à retrouver sur le site de l’Alliance écologique et sociale.

La séquence des municipales se clôt, et leurs résultats auront des effets importants sur nos vies. Nous saluons la combativité des militant∙es associatifs, syndicaux, politiques qui ont rendu possible la victoire de listes progressistes dans de nombreuses villes. Cependant, de nombreuses villes sont passées ou restées à l’extrême droite. Dans ces communes, nous appelons nos structures à s’organiser pour défendre les populations les plus vulnérables face à ses attaques. L’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et des travailleuses, de l’écologie, de la démocratie.

Nos mobilisations portent leurs fruits : le travail d’enquête, de sensibilisation et de revendication sur la rénovation écologique du bâti scolaire, déjà amorcé par l’intersyndicale des personnels de l’éducation, en a fait un thème incontournable des projets des listes progressistes.

D’ores et déjà nous nous mettons en ordre de bataille pour remettre les luttes sociales et environnementales au cœur du débat public, et pour établir une fiscalité socialement juste et écologique, qui répartisse les richesses en mettant à contribution les plus riches et les grandes entreprises. Nos organisations appellent à se mobiliser massivement lors des manifestations du 1er mai. Des mesures d’urgence sont nécessaires pour répondre à la crise sociale et environnementale. Les problèmes rencontrés au travail, pour l’accès à la santé et aux services publics, doivent être la boussole des décisions politiques et le centre des débats lors des échéances électorales à venir. Les classes populaires risquent de se retrouver en première ligne non seulement des impacts du dérèglement climatique et des pollutions, mais aussi des effets de politiques de transition écologique construites sans elles. Une partie d’entre elles est dépendante des énergies fossiles par leur emploi, les modes de transport qui leur sont imposés, dans leur logement. Nous défendrons pied à pied une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires, et qui dessine un avenir de transformation sociale.

Pour cela, il nous faut :

  1. De nouveaux droits pour les salarié∙es des entreprises conduites à se reconvertir : un nouveau statut du salarié∙e basé sur une Sécurité sociale professionnelle. Il faut des droits à la formation professionnelle, la continuité du salaire entre deux emplois, le maintien des droits du salarié∙e tels que l’ancienneté et leur transférabilité d’un emploi à l’autre, pour leur éviter de passer par la case chômage et leur garantir une amélioration de leurs conditions de travail et de vie.
  2. Des services publics de qualité et de proximité, accessibles à moins d’une demi-heure en transports : maison médicale, poste, école… ce qui impose un plan de développement massif et d’extension des services publics accessibles à tou·tes.
  3. Une politique des transports qui ne contraigne personne à subir les coûts de la voiture individuelle thermique. Cela passe par le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire (voyageurs∙euses et marchandises), notamment les lignes de desserte fine du territoire, et les transports en commun.
  4. Des politiques qui permettent de s’affranchir des pesticides, en protégeant le revenu et l’emploi des paysan∙nes, des salarié∙es agricoles et de tou∙tes les travailleurs et travailleuses de la filière.
  5. L’accès et le droit au logement de qualité pour toutes et tous.

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antiracisme

Communiqué de VISA : Contre l’extrême droite, construisons la riposte syndicale !

Les élections municipales ont permis au FN/RN et à ses alliés gagner plus de 70 villes ou communes et un nombre d’élus suffisant d’opposition, pour obtenir des sièges de sénateur.

Le RN est désormais à la tête de 57 communes de plus de 3 500 habitants, parmi les 14 villes ou l’extrême droite était présente en 2020 de nombreux maires sont réélus.

Le FN/RN progresse aussi logiquement concernant le nombre de conseillers municipaux, avec 3 121 sièges obtenus lors de ces élections, contre 827 aux municipales de 2020. Les autres formations d’extrême droite obtiennent 306 élus.

L’un des rôles de VISA est de mettre en lumière la réalité de l’extrême droite au pouvoir dans les mairies, faisant l’inventaire preuves à l’appui, des actes racistes, nationalistes, xénophobes, anti-pauvres et antisyndicaux des maires frontistes et assimilés.

Les 3 tomes de notre livre « Lumière sur mairies brunes » montrent ce que l’extrême droite peut faire. Ces ouvrages constituent pour nos syndicats une « boite à outil » dont nous devons nous ré emparer rapidement. Car c’est dès les premiers mois qui suivent l’élection que l’extrême droite agit !

VISA rappelle que ce sont les populations les plus précaires et fragiles qui vont souffrir des politiques mises en œuvre par l’extrême droite : Services Publics, écoles et culture, subventions aux associations, agent.es municipaux, discriminations, islamophobie, antitsiganisme.

L’extrême droite développe au contraire des politiques soi-disant sécuritaires et privilégiant les polices municipales et leur armement.

Face à ces politiques discriminatoires et violentes, le syndicalisme est en première ligne et doit résister.

VISA veut contribuer à ce combat nécessaire :
  • En assurant un travail de veille des faits et méfaits dans les collectivités concernées et en les publiant,
  • En participant aux actions intersyndicales locales,
  • En développant notre outil de formation,
  • En soutenant les équipes syndicales confrontées à l’extrême droite,
  • En proposant aux syndicats de l’éducation, de la culture et territoriaux dans les villes tenues par l’extrême droite de se rencontrer pour construire une riposte collective.

À Paris le 26 mars 2026