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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Défense de nos libertés Écologie Répression Violences policières

Justice pour les blessé-es et les réprimé-es de Sainte Soline !

Bien que largement documentées et reprises dans de nombreux documents officiels y compris d’organisations internationales comme l’ONU, les violences policières restent niées par Macron et ses gouvernements.Tout juste admettent-ils de manière occasionnelle des comportements individuels inappropriés. Pourtant on ne compte plus le nombre de manifestations, rassemblements, actions pacifiques où les forces de l’ordre ont fait un usage totalement disproportionné des armes à leur disposition.

De Geneviève Leguay à Seb Noris, notre camarade de SUD Rail éborgné lors d’une manifestation retraites de 2023, ou plus récemment à Toulouse lors d’un rassemblement pour Gaza, les exemples foisonnent d’un système de violences policières mis en place et couvert par les pouvoirs publics. Ils discréditent même les victimes. Des violences et des pratiques bien connues des quartiers populaires et des Gilets jaunes. Tout cela dans le but d’empêcher la contestation des politiques de destruction sociale mises en place par les différents gouvernements depuis plus d’une décennie.

Une lumière crue sur une réalité niée bien que massive

Les vidéos mises en ligne par Libération et Médiapart au sujet des événements graves qui se sont déroulés lors de la manifestation de mars 2023 à Sainte Soline jettent une lumière crue sur la réalité des violences commises par les gendarmes qui ont été mobilisés à cette occasion. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les violences tant physiques que verbales sont l’œuvre de compagnies entières de gendarmes mobiles avec la complicité et même l’incitation de leur hiérarchie. Un concentré de tout ce que l’Union syndicale Solidaires dénonce sans relâche depuis de nombreuses années.

Tirs tendus de LBD et de grenades (formellement prohibés) y compris sur une foule totalement pacifique ainsi que vers des journalistes visés en tant que tels, tirs de gaz lacrymogènes dans les espaces où sont regroupés les blessé·es, entraves à leur évacuation vers des hôpitaux alors que plusieurs manifestant·es étaient dans un état critique, réactions satisfaites d’avoir blessé (en « pleine tête » ou « dans les couilles ») gravement l’« adversaire », insultes incessantes et blagues sexistes et homophobes pouvant aller jusqu’à des menaces de mort prononcées contre les manifestant·es (« t’en crève 2, 3, ca calme les autres »), incitation à l’usage d’armes prohibées comme des famas pour tuer des manifestant·es, c’est tout le registre de la haine et du pire qui a été mobilisé par la gendarmerie mobile filmée même en connaissance de cause, tout cela pour défendre une mega bassine vide qui sera par la suite déclarée illégale…

Police partout mais justice nulle part ?

Ces vidéos (et sans doute d’autres) ont été remises entre les mains de l’IGGN, soit l’inspection générale de la gendarmerie nationale censée réprimer les infractions aux règles présidant en l’occurrence au maintien de l’ordre. Pourtant bien peu de choses ont été consignées sur procès verbal encore moins transmises à la justice laissant croire à une totale impunité de ceux qui ont commis l’inacceptable. Jamais ceux-ci n’ont été inquiétés ni même confrontés à leurs pratiques et propos innommables. Du reste, alors qu’ils en avaient l’obligation, certaines compagnies n’ont même pas transmis les vidéos de leurs interventions. Sans visiblement gêner personne…

Face aux violences policières nous ne lâcherons rien !

Nous n’oublions pas non plus qu’il y a eu de nombreux·euses blessé·es et y compris deux personnes dans le coma, et des secours qui ont nettement tardé.

L’aspect systémique des violences policières commises ne peut donc plus être nié tant il est une nouvelle fois crûment et magistralement démontré. Face au scandale, le ministre Nunez s’est cru ainsi obligé de diligenter une enquête au sein du ministère de l’Intérieur. Au-delà de l’enquête indispensable pour établir les faits et les responsabilités de ces actes inadmissibles, il est indispensable que ces responsabilités soient sanctionnées avec toute la sévérité nécessaire pour qu’elles ne se reproduisent plus. La responsabilité notamment du ou des ministres qui ont incité ou même couvert ces pratiques est clairement en jeu et doit aboutir à leur mise en cause. Il est à ce titre indispensable que soit mis fin à ces politiques qui portent atteinte de manière extrêmement grave aux droits démocratiques fondamentaux d’une population venue simplement exprimer son désaccord des politiques en l’occurrence productivistes qui accaparent l’eau, bien commun, et détruisent la planète.

L’Union syndicale Solidaires exige en outre que soit mis fin aux poursuites engagées contre les militant·es injustement mis en cause dans les affrontements de Sainte Soline alors que la responsabilité des violences incombe de manière indiscutable aux forces de l’ordre.

La justice sociale et environnementale est le seul véritable antidote aux révoltes sociales et écologiques.

Toutes et tous à la Cour d’Appel de Poitiers le 3 décembre pour défendre nos camarades injustement condamné·es !

Paris, le 6 novembre 2025

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antifascisme Répression

Non à la répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont ! Non à la révocation de Djelloul !

Publié le 13 novembre 2025

C’est avec colère et stupéfaction que nous avons appris cette semaine que le Maire RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois demandait finalement la révocation pure et simple de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel et secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales Hénin-Beaumont.

Son excuse, l’apparition de Djelloul dans le teaser du documentaire « les nimbes au monde » sur la lutte de l’association culturelle l’Escapade que Briois a expulsé de son lieu d’hébergement il y a un an. Les deux affaires sont intimement liées et le piège s’est refermé sur Djelloul. Après avoir expulsé l’Escapade, Steve Briois veut virer notre camarade !

Mise sous tutelle de la culture et répression anti-syndicale sont deux des marqueurs consubstantiels de l’extrême droite au pouvoir, de sa violence visant les forces de résistance. Le RN, on l’essaye tous les jours dans les collectivités territoriales, que ce soit en tant qu’agent.e, administré.e, syndicaliste, membre d’association… Et l’essayer, ce n’est clairement pas l’adopter ! L’essayer, c’est le dénoncer, c’est le combattre !

Notre réponse doit être à la hauteur de cette attaque.

La Fédération SUD Collectivités Territoriales et l’Union syndicale Solidaires dénoncent cette “mise à mort” professionnelle annoncée. C’est une attaque inadmissible envers le syndicalisme, qui vise à détruire la vie d’un camarade et à annihiler toute résistance au sein de la collectivité.

Elles appellent à un rassemblement le lundi 17 novembre à 11h devant la mairie d’Hénin-Beaumont pendant le conseil de discipline de notre camarade.

Soyons nombreuses et nombreux pour démontrer notre solidarité et notre soutien à Djelloul qui en a plus que jamais besoin. Démontrer aux fachos que nous serons toujours sur leur chemin !

Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est nous attaquer toutes et tous !

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Rail Répression Solidarité ! Transport

Soutien à notre camarade Fabien Villedieu de SUD Rail : militer n’est pas un crime!

Notre camarade Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD-Rail, est convoqué au commissariat du 12ème arrondissement ce mardi 4 novembre à 9h00 à la suite de l’action menée au Ministère des Finances le 18 septembre dernier, journée de grève interprofessionnelle.

Cette convocation s’inscrit dans un contexte préoccupant de répression antisyndicale, où les militant·es sont de plus en plus souvent attaqué·es pour leurs actions collectives et légitimes.

Dans le cadre du mouvement social contre un budget austéritaire et mortifère, une action symbolique pour faire entendre nos revendications avait été décidée. Alors qu’aucune dégradation n’a été commise le pouvoir choisit la criminalisation plutôt que de prendre en compte les revendications exprimées par les grévistes.

L’Union syndicale Solidaires exprime son soutien plein et entier à Fabien et à toutes celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs.

Nous affirmons que l’action syndicale est un droit fondamental, garanti par la Constitution et conquis par des décennies de luttes.

Nous refusons que la répression soit la réponse à la demande de justice sociale.

Rassemblement de soutien mardi 4 novembre à 9h00

Commissariat du 12ème arrondissement 80 avenue Daumesnil, Paris

Militer n’est pas un crime.

Face à la répression, restons uni·es, déterminé·es et solidaires.

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Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Répression Solidarité !

Solidarité avec la jeunesse au Maroc: santé, éducation et lutte contre la corruption !

Depuis plusieurs jours, un mouvement inédit traverse le Maroc. Sous le nom GenZ 212, des milliers de jeunes prennent la rue pour réclamer des hôpitaux qui soignent vraiment, une école publique qui ouvre un avenir, et des services publics qui tiennent debout.

Ils et elles dénoncent aussi une corruption persistante qui détourne des ressources vitales et creuse les inégalités.

La réponse des autorités ? Arrestations, intimidations, pressions.

Solidaires condamne ces atteintes aux libertés fondamentales et exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées.

Notre rôle de syndicalistes internationalistes est clair : soutenir les luttes sociales partout, porter leurs voix et défendre les droits fondamentaux au-delà des frontières.

Parce que santé, éducation et intégrité publique ne sont pas des privilèges : ce sont des droits.

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France travail Luttes contre les discriminations Répression Services publics Solidarité !

DISCRIMINATION ET RÉPRESSION A FRANCE TRAVAIL : SYNDIQUÉ.ES OU NON, TOUT LE MONDE EST CONCERNÉ, IL EST TEMPS DE RÉAGIR !

Publié le 2 octobre 2025 par Solidaires SUD Emploi

DISCRIMINATION ET REPRESSION A FRANCE TRAVAIL : SYNDIQUÉ.ES OU NON, TOUT LE MONDE EST CONCERNÉ, IL EST TEMPS DE RÉAGIR !

Au moins depuis 2020, France Travail a décidé d’écarter de nombreux collègues, syndicalistes ou non, qui remettent en cause la politique de la direction. Le climat d’intimidation s’intensifie même en réunion de service et il devient de plus en plus difficile de prendre la parole pour critiquer ou remettre en question des décisions sans avoir à subir un recadrage.

En 2022, l’établissement procède à deux licenciements en Hauts-de-France et à Montbéliard – dont un syndicaliste SUD – en instrumentalisant des témoignages de collègues en emploi précaire.

En 2023, un collègue de la région Centre (syndiqué CGT) est harcelé par l’établissement et poussé au départ. Une collègue d’IDF (syndiquée SNU et représentante du personnel) est également sanctionnée après un dossier monté de toutes pièces.

En 2024, une collègue des Hauts-de-France (syndiquée FO) voit son CDI cassé suite à décision de justice favorable à Pôle emploi en appel. Un collègue de l’ouest de la France, non syndiqué, a également failli perdre son poste suite à une fiche de signalement.

Depuis 2023, la DR refuse d’appliquer la convention collective et l’accord TH pour une collègue des Hauts-de-France (syndiquée SUD). Le climat est délétère et son avenir au sein de l’établissement est incertain.

En 2025 un collègue d’ARA (syndiqué SNU) est licencié suite au témoignage d’une collègue en contrat précaire, intimidée par la direction et le service QVT. La direction cherche à provoquer des témoignages “à charge”.

  • Cette liste, certainement non exhaustive, démontre la volonté de la direction de “faire le ménage”.
  • A l’heure du plan “d’efficience” visant à faire de nouvelles économies à hauteur de 3 700 postes, tous les moyens sont bons pour nettoyer. Monter des affaires de toutes pièces, des dossiers en général vides de substance, montant en épingle des témoignages de salarié.es en contrat précaire doit leur apparaître comme une bonne manière de dégraisser les effectifs.
  • On le voit, cette politique touche les militant.es syndicales.aux peu importe leur organisation. Mais tous.tes les collègues sont concerné.es, en particulier celles et ceux qui ont des problèmes de santé, et peuvent se retrouver dans le viseur !

Nous estimons que la situation est grave. Une riposte commune est nécessaire pour stopper la direction générale ! Si nous ne révélons pas ces cas et ne nous battons pas pour défendre nos collègues, c’est un signe à la direction qu’il est facile de se débarrasser des agents qui les dérangent.

En tant que syndicat, la défense des salarié.es, en particulier de celles et ceux qui risquent de perdre leur travail suite à leurs luttes pour défendre nos conditions de travail et nos collègues, fait partie de nos responsabilités.

Nous avions mené une action en septembre 2024 pour dénoncer ce “grand ménage” mené contre nos collègues syndiqué.es et contre les collègues avec des problèmes de santé. Suite à cela, la DG n’a pas donné suite et nous ne pouvons que constater que cette politique continue à se mettre en oeuvre.

En 2025, une collègue de Centre (agent public et syndiquée SUD) a été convoquée à un entretien disciplinaire par la direction basé sur le déclaratif d’une seule collègue, malgré l’absence d’éléments. L’action collective du syndicat SUD emploi a permis de faire reculer la direction. Aucune sanction n’a été prise.

Face à la direction, la solidarité est notre force !

Ainsi, nous lançons un appel à témoignages aux collègues qui auraient connaissance de tels agissements directement ou indirectement.

Pour agir efficacement, nous devons avoir une vue précise de la situation et nous comptons sur vous pour nous aider à recenser ces pratiques inadmissibles !!

Nous renouvelons notre appel à l’intersyndicale à se mobiliser à nos côtés sur ce sujet et aux collègues qui souhaitent également se mobiliser sur ce sujet à nous contacter.

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Éducation Internationalisme Palestine Répression

Soutien à l’enseignante suspendue pour une minute de silence en hommage aux victimes du génocide à Gaza

Pour avoir accepté d’observer une minute de silence avec des lycéens demandeurs d’un temps de recueillement cette enseignante se retrouve suspendue et menacée de sanction par le rectorat de Dijon.

Pour nos organisations, cette mesure de suspension brutale et les menaces de sanction à son encontre sont totalement inconcevables.

Nous demandons que cette enseignante soit réintégrée immédiatement et que toute poursuite soit abandonnée.

Mercredi 28 mai, dans le cadre de l’appel intersyndical national et de nombreux appels intersyndicaux départementaux, les personnels se sont réunis par centaines dans plus de vingt rassemblements devant le ministère, les rectorats et DSDEN, des établissements, en présence de nombreux élus, pour exiger la réintégration immédiate de la collègue.

A Sens, devant le lycée de la collègue injustement sanctionnée, des centaines étaient rassemblés. Le « collectif des personnels soutiens des lycées Janot et Curie de Sens » y a lancé l’appel suivant : « Aujourd’hui, pour Gaza, pour la réintégration de notre collègue, nous appelons à la grève mardi 3 juin ! »

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ ‘action et Sud Education appellent à discuter de cet appel partout dès maintenant et seront aux côtés des collègues qui décideront la grève pour Gaza et notre collègue. Elles soutiendront les initiatives décidées en ce sens.

Nos organisations continuent de demander à être reçues par la ministre de l’Education nationale.

Zéro sanction !

Arrêt des massacres !

Grève et rassemblements

Paris, le 1er juin 2025

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antifascisme antiracisme Répression Violences policières

Communiqué de presse unitaire : Forte mobilisation de la société civile contre le racisme malgré des entraves policières

Contre tous les racismes, pour l’égalité des droits, nous avons été au moins une centaine de milliers de personnes à marcher dans près de 200 villes et villages partout en France. Nous nous réjouissons du succès de cette mobilisation, qui a montré le visage de la société solidaire que nous voulons. Cette mobilisation unitaire organisée par le collectif « Né∙es ici ou venu∙es d’ailleurs » et par la Marche des solidarités démontre qu’il existe dans ce pays une force issue de la société civile qui ne laissera pas impunément l’extrême droite, et ceux qui la copient au plus haut niveau de l’État, distiller leur venin.

Alors que l’extrême droite attend patiemment son heure, que le gouvernement reprend une grande partie de ses obsessions et idées, que certains médias accueillent un racisme de plus en plus décomplexé, les manifestations du 22 mars 2025 ont montré que nous ne sommes pas condamné·es au repli sur soi et à la haine de l’autre. Nous avons aussi affirmé notre solidarité à l’égard de celles et ceux dont les droits fondamentaux sont menacés par des régimes autoritaires à travers le monde.

Notre collectif entend s’inscrire dans le temps long pour amplifier la contre-offensive dont le 22 mars 2025 aura été un moment clé. L’agression antisémite du rabbin d’Orléans, Arié Engelberg, le jour même de notre mobilisation, nous choque et nous attriste, montrant le travail qui reste à accomplir conjointement face au racisme et à l’antisémitisme, dans un contexte où les agressions se multiplient.

La marche parisienne a été entachée de violences policières, l’avant de la manifestation ayant été gazée à plusieurs reprises et chargée violemment par les forces de l’ordre. La charge contre les banderoles de tête, à une rue de la place de la Nation, lieu de la dispersion, interroge sur les objectifs de cette manœuvre disproportionnée.

Nous exprimons notre entière solidarité à l’égard des militant∙es des collectifs de sans-papiers dont certain·es ont été matraqué∙es sans ménagement. Cette dérive qui porte atteinte au principe fondamental de la liberté de manifestation appelle des explications de la part du préfet de police et l’ouverture d’une enquête afin de déterminer la chaîne de responsabilité qui a permis de telles exactions.

Nous demandons également la levée sans délai des obligations de quitter le territoire (OQTF) visant les jeunes mineur∙es de la Gaité lyrique et affirmons notre solidarité indéfectible à l’égard de leurs revendications légitimes.

Malgré de telles intimidations, nous continuerons à lutter pied à pied contre le poison du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie et pour une société de solidarité, d’égalité, de justice, et de respect des libertés.

Paris, le 25 mars 2025

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Internationalisme Palestine Répression

L’État français s’acharne contre la Palestine et ses défenseur·es

Publié le 26 février 2025

En prison depuis plus de 40 ans, Georges Abdallah vient de subir une nouvelle mesure discriminatoire de la part de la justice de l’État français. Alors qu’il est libérable depuis 1999, sa onzième demande de libération conditionnelle n’a pas été acceptée sous un prétexte éminemment fallacieux. La Cour d’appel ne réfute pas les motifs qui avaient justifié la décision prise le 15 novembre 2024 par le tribunal d’application des peines, elle reconnaît « une très longue incarcération et un projet adapté à sa personnalité et à sa situation ». Mais elle impose une condition scandaleuse déjà refusée par le passé : alors qu’il n’a pas de revenu depuis plus de 40 ans, Georges Abdallah doit, d’ici le 19 juin, faire un « effort conséquent d’indemnisation des parties civiles », sachant que parmi les parties civiles il y a les États-Unis ! L’Union syndicale Solidaires dénonce l’acharnement envers Georges Abdallah et réitère l’exigence de libération, portée depuis des années.

Il est tristement ironique que ce même jour, le Collectif Palestine Vaincra a été dissous, suite à une longue campagne menée tant par des organisations d’extrême droite que par le gouvernement d’Emmanuel Macron. Suite à une forte mobilisation populaire pour la défense de la liberté politique en général, et de la solidarité avec la Palestine en particulier, l’Union syndicale Solidaires avait participé au recours déposé auprès du Conseil d’État, et obtenu une suspension en 2022. Jugée sur le fond en 2025, la dissolution a été confirmée ce mois-ci.

La dissolution du Collectif Palestine Vaincra, comme le maintien en détention de George Abdallah sont des décisions politiques qui confirment l’alignement de la politique française sur celle des défenseur·es de la colonisation en Palestine. Elles doivent également nous motiver à renforcer notre mobilisation, pour George, pour la liberté d’expression politique en France, même quand cette liberté s’oppose aux positions officielles du gouvernement français, et pour l’autodétermination du peuple palestinien.

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Éducation Répression Seule la lutte paie !

Victoire ! Le tribunal annule la mutation « dans l’intérêt du service » de notre camarade Kai Terada

Ce communiqué a été publié le 09/01/2025

Par une décision datée du 9 janvier 2025, le tribunal administratif de Versailles a annulé la mutation « dans l’intérêt du service » qui visait notre camarade Kai Terada et a enjoint le rectorat de Versailles à le réintégrer sur son poste au lycée Joliot-Curie de Nanterre (92) dans un délai de 6 mois. En outre, le Rectorat est condamné à lui verser une somme de 1800 euros.

La situation de Kai Terada est symptomatique de la répression menée par l’Éducation nationale, sous forme de sanctions déguisées.

Le tribunal reconnaît que Kai Terada a été privé de moyens de défense par l’absence constante des rapports d’audition dans toutes les étapes de la procédure.

Sur le fond, les allégations non étayées du rectorat sont contredites par les très nombreux témoignages qui ont été déposés en faveur de notre camarade.

Cette victoire prend sa source dans l’élan spontané et collectif qui s’est déclenché au lycée Joliot-Curie dès l’annonce de sa suspension et qui a été relayé de manière intersyndicale.

SUD éducation se félicite de cette victoire mais la lutte continue car la situation de Kai Terada n’est malheureusement pas une situation isolée.

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Actu Solidaires 78 Éducation En grève ! Répression

Lundi 16 décembre – Rassemblement de soutien à Kai Terada au Tribunal administratif de Versailles à 9 heures

La situation de Kai Terada est symptomatique de la répression menée par l’Éducation nationale, sous forme de sanctions déguisées :

 Mutation arbitraire et forcée de la part de l’Administration,
 Atteinte aux droits syndicaux,
 Neutralisation illégale de sa mutation,
 Suppression de sa demande de mutation

Après des années de procédure, la situation de Kai Terada est enfin jugée au Tribunal administratif de Versailles le lundi 16 décembre 2024.

Nos organisations syndicales demandent le rétablissement de Kai Terada sur son poste au lycée Joliot-Curie de Nanterre sans perte d’ancienneté, le rétablissement de tous ses droits statutaires à commencer par le droit à mutation.

Nos organisations syndicales appellent à un rassemblement de soutien le lundi 16 décembre, à 9 heures, devant le Tribunal administratif de Versailles.

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