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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Justice pour El Hacen Diarra !

Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra est mort alors qu’il se trouvait au commissariat du XXᵉ arrondissement de Paris. Cet homme de 35 ans, travailleur immigré mauritanien, vivait dans un foyer de cet arrondissement. Il a été contrôlé par la police à proximité de son lieu de vie, puis plaqué au sol, et a reçu un coup de taser et des coups de poing d’un agent, avant d’être conduit au commissariat. C’est là qu’il a perdu la vie à la suite d’un arrêt cardiaque survenu pendant sa garde à vue, dans des circonstances qui demeurent à ce stade obscures et profondément préoccupantes. Sa mort soulève de graves questions sur les conditions de son interpellation, de son transport et de sa détention au commissariat.

Rappelons que selon la Cour européenne des droits de l’Homme, l’Etat a l’obligation de prévenir les atteintes au droit à la vie, notamment en prévoyant des règles contraignantes à l’égard de la police pour toute intervention. La CEDH impose que le recours à la force ne soit possible qu’en cas d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité, sachant que si une arme doit être utilisée, ce ne doit être qu’en ultime recours.

Dimanche 18 janvier, un rassemblement de soutien s’est tenu dans le XXᵉ arrondissement, réunissant la famille, les proches, des habitant·es, des collectifs et de nombreuses organisations. Ce moment de recueillement mais aussi de vive indignation a permis aux centaines de personnes présentes de rendre hommage à El Hacen Diarra, de dénoncer les violences policières et d’exprimer une solidarité sans réserve avec celles et ceux qui sont frappé·es par ce drame. Nos organisations affirment leur soutien à la famille et aux proches de la victime, dans leur deuil comme dans leur combat pour la vérité.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avant l’ouverture avec retard d’une instruction, par un juge indépendant, pour coups mortels. Nos organisations demandent que les investigations soient diligentes et menées de manière véritablement indépendante, approfondie et transparente, afin d’établir précisément les faits, de faire la lumière sur les responsabilités et de permettre que justice soit rendue.

Ce drame confirme l’urgence des revendications que nous portons de longue date, en particulier la modification en profondeur du cadre légal des contrôles d’identité, des mesures pour mettre fin aux pratiques violentes et discriminatoires et l’interdiction des techniques d’interpellation et de contrainte dangereuses telles que la clé d’étranglement, ainsi que l’indépendance du parquet et de l’IGPN. Elles s’inquiètent de la proposition de loi sur la présomption de légitimité de tout usage d’une arme, actuellement en débat à la Commission des lois et demandent à ce qu’elle ne soit pas portée au vote à l’Assemblée nationale.

Nos organisations réaffirment leur détermination à agir pour que de telles morts ne se reproduisent plus.

Bagnolet le 21 janvier 2026

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Tribune Collective : Face à l’antisémitisme, la liberté d’expression est indispensable

La proposition de loi présentée par la députée Renaissance Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » est illusoire. Ce combat, s’il est urgent, doit puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République.

Les juifs de France vont-ils bientôt être, de fait, assimilés à des citoyens israéliens ? Va-t-on risquer de se voir accuser d’antisémitisme pour avoir critiqué la politique de l’État d’Israël, tel ou tel de ses dirigeants ? L’expression de solidarité avec un peuple martyr, spolié, pourra-t-elle être assimilée à une apologie du terrorisme ? Ces trois questions semblent surréalistes. Pourtant, la proposition de loi n° 575 déposée le mardi 19 novembre 2024 sur le bureau de l’Assemblée nationale, et qui vient en débat en commission des lois, y répond avec aplomb par un « oui » triplement inquiétant.

La députée Caroline Yadan, à l’initiative de ce texte, avance qu’il s’agit de lutter contre la montée de l’antisémitisme en France. On lui accordera le bénéfice de la sincérité, d’autant que l’urgence est là, tragique et indéniable, qui appelle riposte et fermeté. Attention, pourtant : la sincérité n’est pas exclusive de confusions ; plus elle est grande et plus il est nécessaire de cheminer avec prudence et réflexion, singulièrement lorsqu’il est question d’imposer des vocables, d’en proscrire d’autres, d’interdire et de réprimer.

Plus les maux à combattre sont féroces, plus ils sont sournois, plus les périls sont grands et plus la liberté d’expression ne devrait être remise en question que d’une main tremblante. Ce n’est malheureusement pas le cas ici. La démarche qui structure cette proposition de loi, les mesures phares qu’elle préconise risquent fort d’exacerber ce qu’elle prétend combattre.

La démarche ? Elle repose sur un double postulat, trop simple et très faux. L’antisémitisme – qualifié pour la circonstance de « nouveau » – reposerait sur la critique et la haine d’Israël. Le destin des juifs – de France ou d’ailleurs – serait indissolublement et indiscutablement lié à cet État. La première mesure, partant du constat de l’existence d’un État, tend à interdire qu’on puisse en critiquer les dirigeants, les politiques, les agissements sur la scène internationale. Est-ce de la censure ? C’est à tout le moins réclamer un traitement exorbitant dont seuls se prévalent des dirigeants d’États non démocratiques. Sommes-nous rendus à ce point ? La seconde proposition est plus inquiétante. Que des juifs de France aient un rapport d’affection singulier à Israël, cela peut s’enraciner dans des raisons d’histoire, de religion, de famille…, mais il existe mille voies d’être « juif » et elles ne passent pas toutes par « l’ethnique » ou le religieux. Le gouvernement actuel d’Israël le prétend, jusqu’à en avoir fait une loi en 2018. La France doit-elle réellement adopter cette vision ? La République devrait-elle réellement décréter que tels ou tels de ses citoyens sont objectivement mis en danger par la critique d’un État, au risque d’alimenter les pires assignations identitaires ?

On objectera qu’il y a bel et bien de l’antisémitisme dans la critique d’Israël ! Cela arrive, oui, trop souvent. Comme il arrive qu’il y en ait dans les attentions dont certains gouvernements l’entourent. Comment s’y opposer sans se tromper de cible, à juste niveau et sous toutes ses formes, voilà la question qui devrait mobiliser les partisans de la liberté et de l’égalité. L’antisémitisme – qu’il soit qualifié de vieux ou de nouveau – est un tueur aux mille costumes qui n’a pas attendu la création de l’État d’Israël pour perpétrer ses crimes. Le combattre de façon efficace passe par la loi et son respect et par la répression lorsqu’elle s’avère nécessaire. Restreinte au seul bâillon, cette fermeté deviendrait vite une faiblesse et plus vite encore, un poison. La lutte contre l’antisémitisme doit au contraire puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République, dont la liberté d’expression est un joyau fragile. Elle a besoin du choc des débats, de clarifier leurs termes et d’affronter des tabous, de s’inscrire dans une approche universaliste, et non nationaliste, de la défense des droits des peuples et des personnes.

On sait que la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et dans le territoire palestinien occupé, dont Gaza, divise profondément la société française. Imposer le silence par la répression ne fera qu’exacerber les tensions, renforçant les courants les plus radicaux.

La proposition de loi n’hésite pas à cet égard à étendre encore les incriminations d’apologie du terrorisme (déjà sortie de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou de « négationnisme », au mépris du principe de légalité qui impose une définition claire et précise pour éviter l’arbitraire.

Face au poison de l’antisémitisme – inséparable du racisme décomplexé dont certains milieux politiques et médiatiques s’emparent pour faire programme – la France a besoin d’un projet politique qui bannisse toute assignation identitaire, qui campe sur le respect des principes fondateurs de la République, singulièrement la liberté d’expression, et – alors même qu’il est violemment attaqué par des acteurs puissants et agressifs – sur le respect du droit international. Répétons-le : la panacée répressive vantée par la proposition de loi de madame Yadan est facile, mais elle est illusoire. Pire, elle est dangereuse. C’est pourquoi nous adjurons les membres de l’Assemblée nationale de lui préférer l’effort démocratique indispensable pour faire reculer durablement l’antisémitisme dans les coeurs, les consciences et les actes.

Signataires : Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) ; François Sauterey, coprésident du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap); Caroline Chevé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Julie Ferrua et Murielle Guilbert, codéléguées générales de l’Union syndicale Solidaires ; Karine Parrot, coprésidente du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Pablo Aiquel, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT.

Lien Tribune : https://www.ldh-france.org/19-janvier-2026-tribune-collective-face-a-lantisemitisme-la-liberte-dexpression-est-indispensable/

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Internationalisme Répression

Soutien à la population Kurde de Syrie

Publié le 16 janvier 2026

Depuis la chute de Bachar Al-Assad et la prise de pouvoir par le groupe islamiste HTS et son chef Ahmed Al-Charaa, ancien dirigeant de la branche syrienne d’Al-Qaeda, les violences contre les minorités se multiplient en Syrie. Druzes, Alaouites et depuis cet été les Kurdes sont victimes d’attaques militaires menées par des combattants de groupes islamistes intégrés dans l’armée du nouveau régime syrien et soutenus également par la Turquie. La communauté internationale reste silencieuse face à ces violences et continue de soutenir le nouveau pouvoir à Damas. En effet, les pays occidentaux, et la France en premier lieu, lèvent au fur et à mesure les sanctions contre la Syrie et font pleuvoir des fonds pour la reconstruction du pays, accordant par conséquent un blanc-seing au nouveau régime malgré les exactions commises en son nom.

Le gouvernement intérimaire en Syrie a imposé un siège suffoquant aux zones sous contrôle de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie depuis le 25 septembre 2025, empêchant l’entrée de fournitures essentielles, l’aide d’urgence et l’aide médicale, et la farine.

Recrudescence des violences depuis le début d’année

Alors que la communauté kurde et ses allié·es se rassemblaient pour la commémoration des assassinats ciblés du 9 janvier 2013 et du 23 décembre 2022 à Paris contre des militant·es kurdes, les violences ont connu un pic dans les quartiers d’Alep de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh.

Les groupes armés affiliés au gouvernement transitoire syrien ont assiégé pendant plusieurs jours ces zones peuplées principalement de Kurdes, dont de nombreux·ses réfugié·es du canton d’Afrin envahi par la Turquie en 2018. Ils ont multiplié les bombardements à l’arme lourde, et commis de nombreuses exactions contre les civils. Dans la nuit du 10 janvier, les Asayish, force de sécurité kurdes, ont opéré un repli stratégique vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome et des Forces démocratiques syriennes qui assurent sa protection afin de mettre en sécurité la population kurde des quartiers de Sheikh Maqsoud et Ashrafieh, et de leur permettre d’accéder aux soins.

Ces violences ont entraîné le déplacement de milliers de réfugié·es kurdes vers les zones sous contrôle de l’Administration autonome. Le retrait d’Alep risque de laisser des milliers de civils, majoritairement kurdes, sans défense face aux groupes armés islamistes. Les réfugié·es témoignent des meurtres, des viols et des pillages et affirment que les attaquant·es cherchent à semer la discorde entre Arabes et Kurdes, pour contrecarrer le projet de société démocratique, féministe, multiconfessionnel et multi-ethnique mis en place par l’Administration autonome selon le modèle du confédéralisme démocratique théorisé par Abdullah Öcalan. Les pays occidentaux restent silencieux sur ces violences. Alors même que le gouvernement transitoire bombardait les quartiers kurdes d’Alep, Ursula von der Leyen était à Damas pour verser un chèque en blanc de plus de 600 millions d’euros au gouvernement transitoire. La presse dominante française reste silencieuse sur ces massacres et l’invasion en cours des territoires autonomes menés par la Turquie et les forces syriennes.

Adoptant une position pro-étatiste, elle relaie les communiqués officiels des ambassades en se satisfaisant du retrait des forces kurdes, accusées de ne pas se soumettre au nouveau pouvoir syrien. En réalité c’est celui-ci qui voudrait balayer tout ce que l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a mis en place depuis le début de la révolution syrienne.

L’Union syndicale Solidaires condamne les massacres à caractère ethnique menées par des forces affiliées au gouvernement de transition syrien et soutenues par la Turquie.

Pour L’Union syndicale solidaires l’urgence est d’agir pour mettre fin :

  • au blocus mené sur les territoires d’Alep
  • à tous les massacres sur les minorités en Syrie.
  • à l’invasion syrienne et turque sur les territoires gérés par l’administration autonome du Rojava

L’Union syndicale Solidaires réaffirme son soutien

  • au processus de paix impulsé en Turquie en 2025 par le PKK auto-dissous
  • à la révolution et au projet confédéraliste au Rojava

L’Union syndicale Solidaires appelle également à la libération d‘Abdullah Ocalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie.

L’urgence est au respect de l’accord du 10 mars 2025 et à la reprise des négociations entre le gouvernement de transition et les porte-parole de l’AANES.

Nous appelons les adhérent·es de Solidaires à participer à toutes les actions et manifestations de solidarité envers la lutte des Kurdes.

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Défense de nos libertés Répression

L’Alliance écologique et sociale affirme avec force son soutien à Sophie Binet après sa mise en examen

Sophie Binet est mise en examen pour injure publique. Cela fait suite à une plainte déposée par l’association Ethic, un lobby patronal proche des milieux d’extrême droite. Les propos reprochés à la Secrétaire générale de la CGT ont été tenus au sujet des menaces de délocalisation proférées par certains grands patrons en cas d’adoption d’une surtaxe sur les grandes entreprises dans le cadre du débat budgétaire.

Pour l’Alliance écologique et sociale, cette procédure-bâillon est inacceptable.

L’Alliance écologique et sociale partage la consternation de Sophie Binet à l’égard d’un grand patronat prêt à tout pour éviter une plus juste répartition des richesses, qui touche de l’argent public mais ne s’estime tenu par aucune obligation sociale et environnementale et qui est le premier responsable de la désindustrialisation du pays.

L’Alliance écologique et sociale est solidaire de Sophie Binet, victime d’une atteinte à la liberté d’expression et aux libertés syndicales, qui vient s’ajouter à la longue série de répression de militant∙es syndicaux∙ales, associatifs∙ves et écologistes, en France et à travers le monde. Le contexte est en effet alarmant, et de toutes parts des attaques se font jour, notamment de la part de l’extrême droite, pour museler toute voix discordante.

Militant∙es pour la justice sociale et environnementale, nous ne nous tairons pas ! Nous continuerons de défendre les libertés associatives et syndicales !

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Défense de nos libertés Répression

Communiqué Intersyndical : Quand la vérité offense, la solidarité s’impose !

Vous trouverez ci-dessous la déclaration commune signée par les Secrétaires généraux et générales, président, et co-déléguées générales de la CFDT, FO, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires affirmant leur solidarité avec Sophie BINET, Secrétaire générale de la CGT, inquiétée par la justice suite à l’usage d’un dicton populaire dans le débat social.

Ce texte réaffirme l’attachement commun à la liberté d’expression syndicale, notre refus de voir les échanges sociaux déplacés devant les tribunaux, ainsi que la détermination à dénoncer les comportements irresponsables de certains dirigeants économiques. Il rappelle également que la véritable force de notre économie repose sur les travailleuses et travailleurs qui, chaque jour, maintiennent “le navire à flot malgré les tempêtes.”


Nous, secrétaires générales, secrétaire généraux, président, co-déléguées, et responsables d’organisations syndicales, apprenons que Sophie BINET, Secrétaire Générale de la CGT, est inquiétée par la justice pour avoir usé d’un dicton imagé et bien ancré dans la sagesse populaire face à l’attitude de certains dirigeants économiques.

Nous refusons l’hypocrisie. Nous refusons que le débat social se tranche dans les prétoires.

À l’attention de ces chefs d’entreprises qui s’offusquent des mots tout en méprisant les actes : n’est-il pas violent de menacer de quitter le « vaisseau France » après avoir accumulé des fortunes grâce aux aides publiques, aux infrastructures et au système éducatif de notre pays ?

Considérant que les véritables héros de notre économie sont les « marins » — les travailleurs et travailleuses — qui s’activent avec constance pour faire avancer le navire, même dans la tempête ; Considérant que menacer de l’abandonner au moindre coup de vent budgétaire relève d’une ingratitude civique profonde ; Nous l’affirmons, « Les rats quittent le navire », n’est pas une injure, mais le constat amer d’un comportement irresponsable. Elle illustre une réalité : celle de la fuite des capitaux et des responsabilités face à l’effort collectif.

Si qualifier ainsi la déloyauté envers la Nation est un délit, alors nous sommes toutes et tous coupables de clairvoyance.

C’est sereinement et solidairement que nous attendons la réaction des esprits chagrins, dont la préoccupation devrait être de rendre des comptes à la collectivité plutôt que de bâillonner la parole syndicale.

Nous faisons nôtre cette liberté de ton.

Marylise Léon (secrétaire générale de la CFDT)
Frédéric Souillot (secrétaire général de FO)
François Hommeril (président de la CFE CGC)
Laurent Escure (secrétaire général de l’UNSA)
Murielle Guilbert (co-déléguée générale Solidaires)
Julie Ferrua (co-déléguée générale Solidaires)
Caroline Chevé (secrétaire générale de la FSU)

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Commerce Conditions de travail Répression

À Amazon comme partout ailleurs, le syndicalisme Solidaires vivra !

Le syndicalisme n’a jamais été du goût de l’entreprise Amazon. Encore moins quand c’est un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Et que celui-ci l’a contraint à respecter la santé des salarié-es comme lors de la période COVID.

Car le monde d’Amazon et son rêve, ce sont des salarié-es précaires et serviles, dévoués corps et âmes à leur employeur et son chiffre d’affaires. Pour être, une fois usé-es et brisé-es par un travail avilissant, jetés comme des mal propres et être aussitôt remplacés par une nouvelle génération de travailleurs et travailleuses précaires. Face à Amazon, musée des horreurs sociales, les salarié-es se défendent et font respecter le droit du travail. C’est cette dignité dont veut les priver leur employeur et qui utilise n’importe quel prétexte pour sanctionner et licencier. Plusieurs sites Amazon France Logistique sont concernés, Douai, Brétigny ou encore Saran. La direction nationale à Clichy est prévenue : c’est à elle d’agir maintenant pour mettre un terme à cette situation intolérable.

Face à la répression, les salarié-es ont décidé de se lever. À Lille le 27 novembre devant la DREETS des Hauts de France à 9h pour accompagner Tatiana engagée dans un recours contre son licenciement. À Brétigny le 28 novembre à 12h pour les conditions de travail et contre les licenciements dont est victime notre équipe locale. Face à la répression, l’Union syndicale Solidaires restera inflexible. Elle soutient ces luttes et appelle à les rejoindre massivement.

La violence patronale détruit des vies : elle doit être combattue pour permettre enfin la justice sociale. Les salarié-es ont des droits et doivent pouvoir les faire respecter grâce à leur outil syndical.

Ici et en tout lieu de travail où notre syndicalisme est empêché, nous serons là et ne lâcherons rien.

Paris, le 25 novembre 2025

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antifascisme antiracisme Luttes contre les discriminations Luttes migrant·es Répression

Tribune unitaire – 20 NOVEMBRE 2025 – CONTRE LE RACISME ET POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT – MNA EN LUTTE

Ce communiqué a été publié le 10/11/2025

Nous, la Coordination Nationale des Mineur-es isolé-es  en lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits, appelons tous les collectifs, associations, syndicats, partis et militant-es solidaires à manifester à nos côtés le 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant. LOGEMENT, ÉCOLE, SANTÉ, TRANSPORTS POUR TOUTES ET TOUS !

Cela fait maintenant un an que la Coordination Nationale des Mineur-es en Lutte existe. Depuis, nous avons créé un réseau de partage de nos expériences de lutte pour s’inspirer les un-es les autres. Ainsi ont été créés dans plusieurs villes des manifestations et des occupations. Nous avons fait entendre nos voix et réussi à visibiliser notre situation. En 1 an, c’est 4 rencontres nationales que nous avons menées à Paris, à Lille, Rouen et à Lyon. Nous avons organisé une journée nationale de manifestation pour la scolarisation le 20 juin 2025.

Nous, mineur-es isolé-es étranger-es, venus en France pour chercher protection et un avenir meilleur, faisons face à des conditions indignes, à un abandon institutionnel, au racisme systémique et à la discrimination. En France, le harcèlement policier contre les mineur-es est quotidien. En tant que mineur-es isolé-es, nous sommes tout le temps menacé-es par la police sur les campements, dans les transports ou dans la rue. Nous sommes quotidiennement expulsé-es de nos lieux de vie. Quand les policiers nous arrêtent, ils ne tiennent pas compte de nos documents d’état civil et des preuves de recours auprès du juge des enfants. Ils préfèrent modifier nos dates de naissance pour nous donner les OQTF, alors même que la loi protège un-e mineur-e de recevoir une OQTF.

Le 16 octobre dernier, l’État français a encore été pointé du doigt par une commission de l’ONU, pour le non respect des droits de l’enfant. 

“Un grand nombre de ceux qui se déclarent enfants sont traités comme des adultes à la suite de procédures d’évaluation de l’âge défaillantes, souvent fondées sur l’apparence physique ou sur des examens médicaux peu fiables, réalisés sans l’assistance d’un adulte de confiance, d’un tuteur légal ou d’un avocat (…) La présomption de minorité signifie qu’une personne qui prétend être un enfant mais qui a été considérée comme un adulte après l’évaluation initiale sera traitée comme telle tout au long de la procédure, qui peut durer jusqu’à huit mois, voire plus ”.

En septembre 2023, le Défenseur des droits a rapporté que les pratiques d’évaluation et de rejet de la minorité constituent souvent des violations des droits de l’enfant et a appelé à une révision des méthodes d’évaluation de minorité.

L’hiver arrive et les campements de MNA se multiplient, ainsi à Lyon 250 jeunes dorment sous des tentes, à Paris ils et elles sont plus de 400 à la rue. Même choses dans les autres villes : Lille, Rouen, Tours, Clermont-Ferrand, Marseille, Besançon…

Même une fois reconnu-es mineur-es et pris-es en charge par l’ASE, nous sommes les “oublié-es des oublié-es”, laissé-es le plus souvent sans aide matérielle ni soutien administratif. Pire, dans certains départements, nous pouvons nous retrouver dans des situations carrément abusives où nous sommes privé-es de liberté et déscolarisé-es par ces associations employées par l’ASE et sensées nous protéger. À Chartres, à Versailles et dans beaucoup d’autres départements, ces associations nous envoient faire des demandes de titre de séjour en préfecture avec des dossiers incomplets ou mal constitués. Au lieu d’assurer la protection de l’enfance, l’ASE envoie des jeunes majeur-es prendre des OQTF qui aboutissent à une rupture de prise en charge et une remise à la rue. Récemment un camarade arrivé mineur, Mamadou Garanké, a été victime d’un acharnement de la préfecture à sa majorité. Il est décédé en essayant de partir en Angleterre après avoir reçu une OQTF. C’est la préfecture qui l’a tué.

Dans un contexte où l’immigration est de plus en plus stigmatisée, les discours et les lois en préparation, comme le pacte de l’immigration, se multiplient, alimentant la méfiance, la discrimination et font reculer nos droits et les droits des français en général. Les choix politiques actuels de non-accueil, de fermeture et militarisation des frontières, et de stigmatisation s’inscrivent dans une trajectoire politique toujours plus réactionnaire dont les dernières mesures anti-immigration annoncées par Bruno Retailleau comme Ministre de l’Intérieur, sont l’illustration.

Ces politiques de refus de nos droits sont justifiées par des discours toujours plus racistes qui nous dépeignent comme des dangers, alors que c’est précisément notre situation de précarité qui nous met en danger. Lorsque nous ne sommes pas laissé-es à la rue, nous sommes souvent entassé-es dans des lieux aux conditions inhumaines. L’accès à l’école est dans chaque département un parcours du combattant, la majorité d’entre nous n’arrive pas à être scolarisé, nous passons des journées à ne rien faire, dans l’errance en attente de notre audience devant la juge des enfants qui décidera si nous sommes mineur-es ou non. Malgré tous nos efforts pour nous intégrer, l’État français continue de nous maltraiter et de piétiner nos droits fondamentaux.

Nous savons que seules nos luttes et le rapport de force nous permettront d’arracher des victoires. Dans un contexte de montée de l’extrême droite et du racisme, nous devons combattre les mesures et les lois anti-immigration et être solidaires des personnes exilées et immigrées en lutte pour leurs droits. Le soutien des syndicats, habitant-es solidaires, militant-es, associations et collectifs s’est renforcé autour de nos luttes. Nous souhaitons que ce soutien s’étende plus largement et que tout le monde nous rejoigne dans notre combat pour l’égalité des droits.

NOUS DEMANDONS

 • liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes

 • l’application de la présomption de minorité, soit la prise en charge de tous les mineurs jusqu’à la fin du recours juridique.

 • l’école pour tous et toutes

 • un logement digne et pérenne pour tous et toutes.

 • une prise en charge sociale

• sur le long terme, nous exigeons l’arrêt des évaluations de nos âges sur des critères abstraits et racistes.

Rejoignez-nous dans chaque ville le 20 novembre 2025 à Paris, Lille, Rouen, Clermont-Ferrand, Besançon, Marseille, Lyon et Tours ! LA LUTTE JUSQU’À LA VICTOIRE !

Coordination nationale des mineur•es isolé•es en lutte, Collectif des Jeunes du Parc de Belleville, Collectif MNA 63, Collectif des jeunes en recours de Bois Blanc, Collectif Jeunes Tours, Collectif Jeunes Mineurs de Rouen, Collectif Binkadi

163 collectifs, organisations, syndicats, partis signataires :

1000 Plateaux , 20e Solidaire avec Tous.tes les Migrant.es, ACAT france, Accueil Réfugiés Bruz Association (35), AFA Paris-Banlieue, Afrikadaa Obolo pascale, Anti-CRA 44 Collectif, APRES Alliance pour la République Ecologique et Sociale, Assemblée Logement 94, Associaiton Le paria, Association AJMMI, Association Asile et Partage Angers, Association des Marocains de France (AMF), Association française des juristes démocrates, Association France Palestine Solidarité Paris-Sud, Association Min’de Rien, Association Salam Nord/Pas-de-Calais, Association sous le même ciel, Association TEC31 (Tous En Classe 31), Asti de Petit Quevilly, atd Quart Monde et icem, Attac 19/20, Auréso – caisse locale de sécurité sociale populaire, BAOBAB, Brigades de Solidarité Populaire Aubervilliers Pantin, CELLULE DE MOBILISATION PARISIENNE POUR LA KANAKY, Cent pour un Toit Oise, Centre TARA, CGT cheminot, CGT Éducaction 63, CGT Educ’action 75, CGT FERC-sup Sorbonne Université, CGT privés d’emploi et précaires Ivry-Vitry, CGT retraite, CGT Samusocial de Paris, Club de Bridge, Colectif solidarite entre femme a la rue, Collectif accès aux droits, Collectif antifasciste du 20eme, Collectif Boycott Apartheid Israël Paris-Banlieue, Collectif Cases Rebelles, Collectif de soutien aux sans papiers et demandeurs d’asile (Loir et Cher), Collectif des Habitant·es Solidaires et Indigné·es des Bois Blancs (Lille), Collectif des immigrés abandonné et des mineurs isolé de Rennes vivants au campement de MAUREPAS, Collectif des Travailleur•euses de l’art 59, Collectif Fontenay-Diversité, Collectif Jamais Sans Toit, Collectif médecins CGT, Collectif Migrants 17, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Croix-Rousse, Collectif Psy noires, Collectif RESF du lycée Paul Eluard (St Denis), Collectif Rosmerta Avignon, Collectif soutiens / migrants Croix-Rousse, Collectif Vietnam Dioxine, Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng et membre du Réseau d’Entraide Vérité et Justice, Commission de mobilisation du travail social IDF, DAL35, DDEN, Droits devant, ECGQ ÉLAN CITOYEN GRAND QUEVILLAIS, Éclaireuses Éclaireurs de France, Ecole Pour Tous, Éditions Burn-Août, Éditions La Raclure, éditions terres de Feu., EGM (États Généraux des Migrations) Rouen, Extinction Rebellion Auxerre, Fédération de Paris du MRAP, Fédération des Associations de Solidarité avec Tou·te·s les Immigré·e·s (FASTI), Fédération Droit Au Logement, FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE, Fédération Nationale de la Libre Pensée, Fédération SUD éducation, Fédération SUD Santé Sociaux (syndicat), Féministes révolutionnaires Paris, FFAAJ (Front Féministe Antiraciste Antifasciste Juif), Génération Panasiatique, Génération•s Rhône et métropole de Lyon, Groupe ACAT de La Rochelle, Groupe d’action de Rouen centre La France Insoumise, Guerre à la Guerre, Handala une autre relation avec les jeunes personnes, ICEM GD85, ICEM-GD76, ICEM-Pédagogie Freinet, Interactions Images, Irondelà Terres d’accueil, JAMAIS SANS TOIT LYON, L’Autre C’est Nous, L’Après 69, La Caselle Albi, La Cimade, groupe local de Lyon, LDH SECTION AUXERRE, LDH Section EHESS Paris, LDH section Lyon9e/Ouest Lyonnais, Le Village du droit des étranger·es (V3DE), Les Digitales, Les Jeunes de L’APRÈS, Les Soulèvements de la Terre IDF, Maison des Peuples et de la Paix, Marche des Solidarités, Melting Passes, MEP, MIRA Paname, Mouvement citoyen Tous Migrants, Mouvement de la Paix, MRAP Comité local d’Aubenas 07, MRAP de Montpellier, No Border Medics, NPA l’Anticapitaliste, Pantin Solidaire, Paris d’Exil, Peaux Noires, Ligne Rouge (PNLR), PEPS Pour une Ecologie Populaire et Sociale, Perspectives Musulmanes, Planning familial 75, Pride des Banlieues, Profondeur des champs, Repairs 76, Réseau d’Entraide Vérité et Justice, Réseau Féministe “Ruptures”, Réseau Hospitalité Vaucluse, Réseau Solidarité Migrants (ROUEN), Resf 63, RUSF Paris Cité, SAMBA 93 (Section Antifasciste Montreuil, Bagnolet et Alentours), SNFOLC69, Solidaires étudiant-e-s, Solidaires Étudiant·e·s Paris Banlieue, Solidarité entre femmes à la rue, SOS Racisme Rouen, Soulèvements de la Terre – Comité Banlieue Est, Stop Précarité, STUCS – cnt-so (syndicat des travailleurs.euses uni.es de la culture et du spectacle), SUD Education 02, SUD éducation 33, SUD éducation 53, SUD EDUCATION AISNE, SUD éducation Franche-Comté, SUD Education Loir-et-Cher, SUD éducation Paris, SUD Santé-Sociaux 59, SUD+Idées Sorbonne Université, Syndicat : Sud Education 93, syndicat Solidaires 93, Syndicat Sud Education 76&27, Syndicat SUD UCRM, Syndicat Unifié du Bâtiment – CNT-f, Tapages collectif antiraciste, Terres de Luttes, Tsedek collectif juif décolonial, UJFP, Union syndicale Solidaires Nord, Utopia 56, Utopia 56 Lille, Utopia 56 Rennes, Victoires Populaires Rhône, Vitry Rassemblé & l’Esprit Vitry, Voix Déterres, YapasMIEux, Zora Paris

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Défense de nos libertés Écologie Répression Violences policières

Justice pour les blessé-es et les réprimé-es de Sainte Soline !

Bien que largement documentées et reprises dans de nombreux documents officiels y compris d’organisations internationales comme l’ONU, les violences policières restent niées par Macron et ses gouvernements.Tout juste admettent-ils de manière occasionnelle des comportements individuels inappropriés. Pourtant on ne compte plus le nombre de manifestations, rassemblements, actions pacifiques où les forces de l’ordre ont fait un usage totalement disproportionné des armes à leur disposition.

De Geneviève Leguay à Seb Noris, notre camarade de SUD Rail éborgné lors d’une manifestation retraites de 2023, ou plus récemment à Toulouse lors d’un rassemblement pour Gaza, les exemples foisonnent d’un système de violences policières mis en place et couvert par les pouvoirs publics. Ils discréditent même les victimes. Des violences et des pratiques bien connues des quartiers populaires et des Gilets jaunes. Tout cela dans le but d’empêcher la contestation des politiques de destruction sociale mises en place par les différents gouvernements depuis plus d’une décennie.

Une lumière crue sur une réalité niée bien que massive

Les vidéos mises en ligne par Libération et Médiapart au sujet des événements graves qui se sont déroulés lors de la manifestation de mars 2023 à Sainte Soline jettent une lumière crue sur la réalité des violences commises par les gendarmes qui ont été mobilisés à cette occasion. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les violences tant physiques que verbales sont l’œuvre de compagnies entières de gendarmes mobiles avec la complicité et même l’incitation de leur hiérarchie. Un concentré de tout ce que l’Union syndicale Solidaires dénonce sans relâche depuis de nombreuses années.

Tirs tendus de LBD et de grenades (formellement prohibés) y compris sur une foule totalement pacifique ainsi que vers des journalistes visés en tant que tels, tirs de gaz lacrymogènes dans les espaces où sont regroupés les blessé·es, entraves à leur évacuation vers des hôpitaux alors que plusieurs manifestant·es étaient dans un état critique, réactions satisfaites d’avoir blessé (en « pleine tête » ou « dans les couilles ») gravement l’« adversaire », insultes incessantes et blagues sexistes et homophobes pouvant aller jusqu’à des menaces de mort prononcées contre les manifestant·es (« t’en crève 2, 3, ca calme les autres »), incitation à l’usage d’armes prohibées comme des famas pour tuer des manifestant·es, c’est tout le registre de la haine et du pire qui a été mobilisé par la gendarmerie mobile filmée même en connaissance de cause, tout cela pour défendre une mega bassine vide qui sera par la suite déclarée illégale…

Police partout mais justice nulle part ?

Ces vidéos (et sans doute d’autres) ont été remises entre les mains de l’IGGN, soit l’inspection générale de la gendarmerie nationale censée réprimer les infractions aux règles présidant en l’occurrence au maintien de l’ordre. Pourtant bien peu de choses ont été consignées sur procès verbal encore moins transmises à la justice laissant croire à une totale impunité de ceux qui ont commis l’inacceptable. Jamais ceux-ci n’ont été inquiétés ni même confrontés à leurs pratiques et propos innommables. Du reste, alors qu’ils en avaient l’obligation, certaines compagnies n’ont même pas transmis les vidéos de leurs interventions. Sans visiblement gêner personne…

Face aux violences policières nous ne lâcherons rien !

Nous n’oublions pas non plus qu’il y a eu de nombreux·euses blessé·es et y compris deux personnes dans le coma, et des secours qui ont nettement tardé.

L’aspect systémique des violences policières commises ne peut donc plus être nié tant il est une nouvelle fois crûment et magistralement démontré. Face au scandale, le ministre Nunez s’est cru ainsi obligé de diligenter une enquête au sein du ministère de l’Intérieur. Au-delà de l’enquête indispensable pour établir les faits et les responsabilités de ces actes inadmissibles, il est indispensable que ces responsabilités soient sanctionnées avec toute la sévérité nécessaire pour qu’elles ne se reproduisent plus. La responsabilité notamment du ou des ministres qui ont incité ou même couvert ces pratiques est clairement en jeu et doit aboutir à leur mise en cause. Il est à ce titre indispensable que soit mis fin à ces politiques qui portent atteinte de manière extrêmement grave aux droits démocratiques fondamentaux d’une population venue simplement exprimer son désaccord des politiques en l’occurrence productivistes qui accaparent l’eau, bien commun, et détruisent la planète.

L’Union syndicale Solidaires exige en outre que soit mis fin aux poursuites engagées contre les militant·es injustement mis en cause dans les affrontements de Sainte Soline alors que la responsabilité des violences incombe de manière indiscutable aux forces de l’ordre.

La justice sociale et environnementale est le seul véritable antidote aux révoltes sociales et écologiques.

Toutes et tous à la Cour d’Appel de Poitiers le 3 décembre pour défendre nos camarades injustement condamné·es !

Paris, le 6 novembre 2025

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antifascisme Répression

Non à la répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont ! Non à la révocation de Djelloul !

Publié le 13 novembre 2025

C’est avec colère et stupéfaction que nous avons appris cette semaine que le Maire RN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois demandait finalement la révocation pure et simple de notre camarade Djelloul Khéris représentant du personnel et secrétaire de la section SUD Collectivités Territoriales Hénin-Beaumont.

Son excuse, l’apparition de Djelloul dans le teaser du documentaire « les nimbes au monde » sur la lutte de l’association culturelle l’Escapade que Briois a expulsé de son lieu d’hébergement il y a un an. Les deux affaires sont intimement liées et le piège s’est refermé sur Djelloul. Après avoir expulsé l’Escapade, Steve Briois veut virer notre camarade !

Mise sous tutelle de la culture et répression anti-syndicale sont deux des marqueurs consubstantiels de l’extrême droite au pouvoir, de sa violence visant les forces de résistance. Le RN, on l’essaye tous les jours dans les collectivités territoriales, que ce soit en tant qu’agent.e, administré.e, syndicaliste, membre d’association… Et l’essayer, ce n’est clairement pas l’adopter ! L’essayer, c’est le dénoncer, c’est le combattre !

Notre réponse doit être à la hauteur de cette attaque.

La Fédération SUD Collectivités Territoriales et l’Union syndicale Solidaires dénoncent cette “mise à mort” professionnelle annoncée. C’est une attaque inadmissible envers le syndicalisme, qui vise à détruire la vie d’un camarade et à annihiler toute résistance au sein de la collectivité.

Elles appellent à un rassemblement le lundi 17 novembre à 11h devant la mairie d’Hénin-Beaumont pendant le conseil de discipline de notre camarade.

Soyons nombreuses et nombreux pour démontrer notre solidarité et notre soutien à Djelloul qui en a plus que jamais besoin. Démontrer aux fachos que nous serons toujours sur leur chemin !

Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est nous attaquer toutes et tous !

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Rail Répression Solidarité ! Transport

Soutien à notre camarade Fabien Villedieu de SUD Rail : militer n’est pas un crime!

Notre camarade Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD-Rail, est convoqué au commissariat du 12ème arrondissement ce mardi 4 novembre à 9h00 à la suite de l’action menée au Ministère des Finances le 18 septembre dernier, journée de grève interprofessionnelle.

Cette convocation s’inscrit dans un contexte préoccupant de répression antisyndicale, où les militant·es sont de plus en plus souvent attaqué·es pour leurs actions collectives et légitimes.

Dans le cadre du mouvement social contre un budget austéritaire et mortifère, une action symbolique pour faire entendre nos revendications avait été décidée. Alors qu’aucune dégradation n’a été commise le pouvoir choisit la criminalisation plutôt que de prendre en compte les revendications exprimées par les grévistes.

L’Union syndicale Solidaires exprime son soutien plein et entier à Fabien et à toutes celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs.

Nous affirmons que l’action syndicale est un droit fondamental, garanti par la Constitution et conquis par des décennies de luttes.

Nous refusons que la répression soit la réponse à la demande de justice sociale.

Rassemblement de soutien mardi 4 novembre à 9h00

Commissariat du 12ème arrondissement 80 avenue Daumesnil, Paris

Militer n’est pas un crime.

Face à la répression, restons uni·es, déterminé·es et solidaires.

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