Départ de la gare des Mureaux à 18 heures… à l’appel de l’intersyndicale
Départ de la gare des Mureaux à 18 heures… à l’appel de l’intersyndicale
Versailles – 1er février 2023
L’Union syndicale Solidaires des Yvelines
Dénonce, avec l’ensemble des organisations associatives et syndicales présentes les dysfonctionnements de la Préfecture des Yvelines, comme partout en France
Des dysfonctionnements qui mettent des femmes, des hommes, des enfants dans des situations inhumaines
Des dysfonctionnements qui créent abusivement des sans-papiers
Mais est-ce seulement des dysfonctionnements ?
Macron et Darmanin veulent leurs rendre la vie encore plus impossible
Macron engage des milliards d’euros supplémentaires pour la police, la répression et la construction de nouveaux centres de rétention
Des sommes considérables sont dépensées dans les murs et les frontières européennes, terrestres et maritimes, qui font de la méditerranée un mouroir.
Ces milliards pourraient servir à accueillir dignement celles et ceux qui fuient la guerre, les persécutions, la misère ou les conséquences du dérèglement climatique
Ces choix sont délibérés.
Des moyens exceptionnels ont été mobilisés pour l’accueil des réfugié.es d’Ukraine
Pourquoi uniquement pour elles et eux ?
Les guerres non européennes sont elles moins meurtrières ?
Les réfugiés non européens sont ils moins respectables ?
Faire une distinction, n’est ce pas du racisme ?
N’est ce pas faire le lit de l’extrême droite ?
Cette extrême droite qui en 2015 a attaqué le centre d’accueil de Triel.
Les sans papier travaillaient lors des confinements
Indispensables hier, indispensables aujourd’hui mais proscrits des droits
Proscris comme ceux de DPD et Chronopost en grève depuis 14 mois
Proscris comme les travailleuses et travailleurs sans papier du nettoyage, du btp, de l’hôtellerie, de la restauration, de la sous-traitance et de l’intérim
Ces travailleuses et travailleurs sont nos collègues, nos camarades
Leurs lutte est notre lutte
Les priver de droits tirera vers le bas les salaires et les conditions de travail et de vie de toutes et tous
Le titre de séjour « métier en tension » aggravera la précarisation
S’opposer au projet de loi Darmanin
Refuser l’immigration jetable
Fermer les CRA
Ce n’est pas de l’humanitaire
C’est une lutte de notre classe
Une lutte pour un autre avenir, une autre société, un autre monde que celui de la pauvreté, des murs, de la guerre et du racisme.
Pas de régularisation à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir.
Avec les collectifs de sans papier,
Exigeons la régularisation sans condition de toutes et tous
Exigeons la libre circulation.
Au sommaire : grève dans l’éducation, manifestations contre la réforme des retraites, luttes logement – Poissy, Mantes, Plaisir, Trappes, Versailles, Sartrouville…
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org







Depuis décembre, des étudiant-e-s partout en France se mobilisent chaque semaine en Assemblée générale contre la réforme des retraites et contre la précarisation des conditions de vie et d’études. Le lundi 23 janvier au soir, faute de salle consacrée à la vie étudiante, 29 étudiant-e-s ont tenté d’occuper l’Espace associatif et culturel du Campus Condorcet de l’EHESS. En moins de 30 minutes, ce n’est pas la présidence qui est venue dialoguer mais la police qui est venue réprimer. Grâce à une forte mobilisation sur le Campus Condorcet qui a réuni étudiant-e-s et personnels, les pouvoirs publics ont pu être interpellés pour demander la libération de nos camarades. Car au cours de cette garde à vue, de nombreuses violences ont été commises par la police. Les étudiant-e-s n’ont pas pu se nourrir, boire, voir des médecins même lorsqu’ils étaient inconscients ou avec le visage en sang. Si les violences policières sont malheureusement récurrentes, celles-ci avaient clairement un objectif politique : briser la mobilisation étudiante par la force. Cette garde à vue collective, ignoble et brutale va à l’encontre de la volonté étudiante de s’organiser dans un mouvement social qui concerne le pays entier.
L’intervention à l’EHESS est la démonstration d’une recrudescence policière au sein des espaces universitaires depuis plusieurs années. Cette intervention policière est le second pas dans la répression de la contestation étudiante. Tandis qu’à Strasbourg une Assemblée générale a été délogée par des CRS, un pas supplémentaire dans la répression a encore été franchi au campus Condorcet. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces recours à la violence à l’initiative des chef-fe-s d’établissement qui vont à l’encontre de la franchise universitaire, garante des libertés d’expression et de mobilisation au sein des universités, même si celle-ci s’avérait être bruyante. De plus, la présence d’intérêts privés, comme l’incarne le Campus Condorcet, ne garantit plus la franchise universitaire et met à mal les espaces de solidarité étudiante.
De même pour les poursuites judiciaires, nous sommes inquiet-e-s et incertain-e-s. Grâce à la mobilisation sur l’EHESS, le président du Campus Condorcet, Pierre-Paul Zalio, s’est engagé à ne pas poursuivre les étudiant-e-s. Pourtant, nous ne savons pas quelles seront les suites de la répression policière contre les 29 étudiant-e-s mobilisé-e-s. Pour cela, nous demandons la plus grande solidarité envers nos camarades étudiant-e-s brutalisé-e-s et nous interpellons le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, qui doit se positionner sur cette recrudescence d’interventions policières brutales sur nos campus. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche doit rappeler aux président-e-s d’université de ne faire intervenir la police qu’en cas de crimes ou délits graves, comme le veut la franchise universitaire.
Le potentiel de mobilisation étudiante et de sa conjonction avec les travailleur-euse-s est puissant. Le gouvernement le sait et en a peur. Nous soutenons la mobilisation des étudiant-e-s pour défendre leurs retraites, en solidarité avec toutes et tous les travailleur-eus-es. Nous appelons à continuer le mouvement social, à amplifier la journée du 31 pour frapper encore plus fort que le 19 janvier.
A l’appel d’une trentaine d’associations et organisations des Yvelines engagées dans l’aide aux étrangers plus de 300 personnes se sont rassemblées mercredi 1er février devant la
Préfecture des Yvelines à Versailles pour protester contre les dysfonctionnements des services en charge des titres de séjour.
Le Collectif « Bouge te Pref » qui dénonce la « fabrique de sans-papiers » que sont devenues les préfectures avait appelé à faire de même dans tous les départements de l’Ile de France.
Une délégation d’une dizaine de personnes a été reçue par le Directeur des Migrations des Yvelines. Elle a décrit les entraves à la régularisation et à l’intégration provoquées par le manque de personnel avec les drames sociaux et humains qu’elles produisent et a exprimé ses revendications de délais raisonnables au traitement des dossiers et de clarification de
procédures devenues incompréhensibles. A l’issue de la rencontre il a été prévu de mettre en place des réunions de travail en commun.
Dans la rue des témoignages aussi bien des étrangers en galère que des militants qui les accompagnent ont bien fait comprendre la diversité des situations qui conduisent toutes à la même angoisse : obtenir un rendez-vous pour déposer son dossier et obtenir qu’il soit traité pour ne pas devenir ou rester des « sans-papiers » sans droits et sans possibilité de travailler.
Les députés Benjamin Lucas et William Martinet ont fait connaitre leur soutien et Ali Rabeh – Maire de Trappes a envoyé un message qui se terminait ainsi : “Je mesure dans mes
fonctions actuelles combien les migrants sont maltraités au quotidien et combien la république est indigne de ses valeurs et de son histoire.”
Les associations et les organisations restent mobilisées dans la perspective de la loi Darmanin à venir encore plus dure pour les étrangers.
Organisations signataires
Accueil Mineurs Isolés Sud Yvelines (AMIS78), Action Catholique des milieux Indépendants (ACI 78), Action Catholique Ouvrière Vallée de la Seine (ACO VIS), Aide aux migrants dans les Yvelines (AMY), ASTI de Marly le roi, ASTI du Mantois, ATD Quart Monde Yvelines, ATTAC 78 Nord, ATTAC 78 Sud,
Cercle de Silence de Mantes, Cercle de Silence de Versailles, Collectif de soutien de la confluence, Comité des Tilleuls de Triel-sur-Seine, Croyants en liberté yvelines (CELY), Dom’Asile, Jesuit Refugee Service (JRS 78), La Cimade 78, LDH 78 (sections de Conflans, Mantes, Poissy, St Quentin, Verneuil), Mouvement de la Paix (Comité Local), MRAP CL Plaisir, MRAP SQY.E, Réseau Education sans Frontières (RESF 78), Voisins Solidaires de Mézy, Voisins Solidaires de Versailles, Solidaires 78, UD
CFDT 78, UD CGT 78.
La mobilisation est massive et historique, mais Macron et Borne ne lâcheront pas facilement. Mais nous avons les moyens de les faire céder et de protéger nos retraites. Pour gagner il faut un certain nombre d’ingrédients, voici la liste :
L’unité dans la lutte. Plus nous serons unis autour du rejet de cette réforme, plus nous aurons de chance de gagner. Il faut mettre de côté les divergences entre syndicats. Par contre, on ne transige pas : l’extrême-droite n’est pas la bienvenue dans nos luttes.
Visibiliser la mobilisation. On ne doit voir que ça dans l’espace public renforcera nos chances de victoires : banderoles aux ponts, collages, moments festifs, diffusions de tracts…
Continuer de convaincre autour de nous. Tout le monde est globalement contre cette réforme. Continuer de donner des arguments pour contrer cette réforme, c’est donner plus de force au mouvement pour durer.
Ne pas les laisser tranquille. Il y a des ministres, des députés, des organisations politiques, le MEDEF qui défendent cette réforme et/ou vont la voter. Il faut porter partout la contradiction. Ils veulent nous faire mourir au travail ou avoir une retraite à l’hôpital ? Il faut assumer !
Des initiatives locales et des actions le plus souvent possible. Dans les grandes agglomérations, les manifestations et actions ont souvent lieu dans la ville centre. C’est important, mais il ne faut pas délaisser toutes les villes de périphéries où se trouve une population nombreuse qui ne peut pas toujours se déplacer aisément.
Pour la démocratie : organiser des assemblées générales (AG). Pour enraciner la mobilisation il faut tenir des AG décisionnelles dans les secteurs où chacun.e peut prendre la parole et décider des actions à mener, du rythme de la lutte. Il est important aussi dans les territoires de tenir des AG interprofessionnelles, si elles émanent et représentent des secteurs en lutte.
La grève (reconductible) : libérer du temps, bloquer l’économie. La grève est l’arme des travailleuses et des travailleurs. En arrêtant de travailler nous libérons du temps pour renforcer la mobilisation et pour manifester. Nous arrêtons aussi le système de production économique. Nous le savons, la suite de journées isolées peut servir pour renforcer la lutte au départ mais peut vite devenir épuisante et ne pas suffire pour le niveau de rapport de force nécessaire. C’est pourquoi nous mettons en débat dans les AG le moment où il faudra lancer la grève reconductible. Il faut construire les conditions pour partir avec le maximum de collègues et essayer de se coordonner avec les autres secteurs professionnels.
Manifester C’est bien en occupant la rue massivement que nous montrons notre force et que nous reprenons de l’énergie pour continuer. Manifester c’est indispensable. Et il peut y avoir des initiatives également le soir et le week-end pour permettre à l’ensemble de la population de participer. Tout ce qui renforce le rapport de force est bon à prendre.
Notre solidarité Les plus précaires d’entre nous seront en difficultés financières. Des caisses de grève locales et/ou sectorielles peuvent aider. La solidarité est notre force !
Se syndiquer Solidaires c’est également porter des valeurs d’écologie, d’émancipation et d’égalité pour les femmes, les LGBT+, contre le racisme, d’indépendance des patrons et des hiérarchies mais aussi des pratiques démocratiques.
Pour entrer en contact avec nos syndicats et nos solidaires départementaux : https://solidaires.org/
Avant même les appels aux 7 et 11 février, partout dans le pays, les syndicats, les grévistes et les mobilisé-es avaient commencé à remplir leur calendrier.
Plusieurs centaines de personnes ont défilé le 2 février à Toulouse et à Hendaye.
Le 3 février, on danse à Aubervilliers et on défile au Pré-Saint-Gervais, à Pantin et Saint-Denis.
Le 4 février, on se réunit en AG à Marseille entre travailleurs de l’audiovisuel et du spectacle vivant.
Suivez le programme sur les réseaux sociaux de Solidaires.
Et pour la suite, un petit florilège de divers tracts des structures qui appellent au 7 et au 11 février :
– SUD Santé Sociaux : deuxième round, le gouvernement est dans les cordes !
– Solidaires Finances Publiques : après la déferlante dans la rue du 31 janvier, enracinons la mobilisation.
– SUD PTT : 3 millions dans la rue le 31 janvier ! On peut faire plus fort !
– SUD Education : Retraites, la mobilisation s’amplifie, faisons plier le gouvernement !
– Solidaires 93 : calendrier de la mobilisation en Seine-SaintDenis

Ce jeudi 2 février, le secteur social avait prévu de descendre dans la rue de longue date pour dénoncer la destruction des secteurs du social et du médicosocial ! Ils étaient des milliers à manifester à Paris pour demander des augmentations de salaire et des conditions permettant de faire leur métier ! La mobilisation contre les retraites était aussi dans toutes les têtes.
Les liens entre la réforme des retraites et les réformes qui ont touché nos collectifs de travail sont plus qu’étroits.


Au sommaire : grève dans l’éducation, manifestations contre la réforme des retraites, violence managériale, luttes logement – Poissy, Mantes, Plaisir, Trappes, Versailles
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org






Pourquoi ?
D’abord parce que les risques de mort avant la retraite ou celui de retraites très courtes, augmentent de plusieurs points. Ce qui évitera de les payer.
Ensuite parce qu’elle amènera les moins précaires à prendre des compléments de retraite sur le marché privé. Pour le plus grand profit de Black Rock et leurs amis.
Enfin, si cette réforme va permettre des rentrées plus importantes dans la branche vieillesse, elle provoquera aussi des dépenses plus importante dans la branche maladie ce qui permettra une nouvelle réforme de l’assurance maladie.
Cette réforme est une bonne réforme. C’est une réforme cohérente, mais pas pour nous.
C’est une réforme pour le patronat et les banquiers.
C’est une réforme qui comme en 2019 nous fait passer d’un système de solidarité à des systèmes de protection individuels et privatisés.
Pour nous, cette réforme, c’est la misère et la mort.

Le 14 septembre 2020, devant un par-terre de patrons, Macron disait
« J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine ». Défis qu’il semble avoir découvert le 31 décembre 2022, mais c’est une autre histoire.
Si Macron s’est moqué des Amish, c’est pourtant lui qui veut nous ramener dans le passé. Pas un XVIIIème siècle mythifié, mais le XIXième du capitalisme le plus oppressant.
Il veut nous ramener au temps d’avant l’impôt, quand l’accumulation de richesse pouvait être infinie.
Régression entamée avec la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes.
Il veut nous ramener au temps des journées de travail de 12 ou 14 heures.
Régression commencée avec la loi travail.
Il veut nous ramener au temps du travail des enfants.
Régression commencée avec la réforme des lycées professionnels.
Il veut nous ramener à une école publique réduite à quelques fondamentaux, lire écrire compter, réservant à l’élite un toujours plus large panel d’établissements privés et payants.
Régression poursuivie avec la loi sur l’école dite de la confiance.
Il veut nous ramener au temps où l’espérance de vie était inférieure à l’âge légal de départ à la retraite.
Il veut livrer nos cotisations aux appétits insatiables des fonds de pension. Quand ces mêmes fonds de pensions participent activement, par leurs financements, au saccage de nos lieux de vie.
Régression tentée en 2019 et que nous retrouvons aujourd’hui.
Quand Macron nous promet la misère et la mort, il permet que certains fassent plusieurs aller-retours en jet privé dans différentes villes européennes, dans la même journée.
Il nous appartient aujourd’hui de lutter pour une société solidaire, Il nous appartient aujourd’hui de lutter contre la société de prédation que nous promet Macron.
Tout ce que nous ne prendrons pas sera détruit.

Pourquoi lutter contre le projet de réforme des retraites à 64 ans ? Comment gagner ? Et qu’est-ce qui se passe dans les secteurs ?
En moins de 30 minute Solidaires dresse un panorama général de la situation, avec en complément l’intervention de SUD Éducation, de SUD Commerces et Services, des camarades sans-papiers en grève, de Solidaires Finances Publiques et de SUD Rail.