Environ 150 personnes ont répondu à l’appel du collectif de citoyen.nes de la ville nouvelle pour dénoncer la tenue d’un concert de rock aryen à St Cyr l’école samedi dernier.
Des militant.es d’extrême droite ont pu faire des saluts nazis dans la salle Simone Veil. Au delà de ce concert néo nazi, c’est le climat ambiant voyant la montée (le retour) de l’extrême droite qui inquiète.
Il n’y a pas d’ultra droite, terme employé par les médias pour faire croire qu’il y a pire que l’extrême droite, mais une seule et même extrême droite. Le discours social adopté par le RN depuis quelques années voudraient faire croire à un changement de vision. Or il n’en est rien, le fond de commerce des fachos reste l’immigration, le racisme, le sexisme et l’homophobie. Elle ne sera jamais l’alliée des travailleuses et travailleurs. Elle vote le contraire de ce qu’elle dit dans les médias et n’est jamais au côté de celles et ceux qui souffrent au quotidien, ni à défendre les emplois des travailleurs.
La “réforme ” des retraites, véritable régression sociale, touche particulièrement et de plein fouet les couches défavorisées de la population. Premiers impactés, les immigrés le sont, parce qu’une grande partie d’entre eux travaillent dans les métiers pénibles, ont des carrières hachées, sont tributaires du minimum vieillesse (allocation de solidarité personnes âgées : ASPA) conditionné jusqu’alors par une durée de résidence en France de plus de 6 mois.
Discrètement et sans débat un amendement de la droite sur la loi a porté cette obligation à plus de 9 mois par an sur le sol français sous peine de perte des droits. Cet article entrera en vigueur le 1er septembre.
Ne nous y trompons pas : si elle vise toutes les personnes retraitées y compris les françaises, celles qui achètent des villas au Maroc, au Portugal sont rarement éligibles à ce minima social. Les premières ciblées sont les personnes âgées migrantes n’ayant pas suffisamment cotisé pour avoir une retraite décente, autrement dit les plus précaires.
Et ce alors même que le président Macron déclarait le 14 avril 2023, à la délégation de 9 anciens combattants reçue à l’Elysée, qu’il se réjouissait que le versement de leur allocation ne soit plus soumis à la condition de résidence en France. Une contradiction et un traitement discriminant : pour les uns réparation d’une injustice et pour les autres assignation à résidence.
Que faut-il voir dans cette volonté d’empêcher ces personnes âgées de passer quelques mois par an dans leur pays d’origine ? Rien d’autre qu’un moyen de supprimer des droits. Gageons en effet qu’ils ne seront pas informés de ces exigences nouvelles et que de contrôles de plus en plus stricts leur feront perdre leur droit à la première occasion.
Nos associations dénoncent cette politique discriminatoire et réclament que ces personnes âgées migrantes puissent bénéficier de l’ASPA sans condition de résidence, à l’instar des anciens combattants.
Premiers signataires:
– Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
-Groupe d’Information et de Soutien des Immigré.e.s (GISTI)
– Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)
– Abcéditions Bienvenus Clandestins
– Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)
– Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT)
– Association des Marocains en France (AMF)
– Association de Promotion de Cultures et du voyage
– Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
– L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA)
– Association des Tunisiens en France (ATF)
– Association ROYA CITOYENNE
– ASTI PETIT QUEVILLY
– Association Rosmerta – Avignon
– Au Nom de la Mémoire
– Cedetim / IPAM
– Collectif Fontenay diversité,
– Collectif poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici
– Collectif Tous Migrants Savoie
– Collectif Vigilance pour les droits des étrangers Paris 12eme
– Coordination nationale Pas sans Nous
– Europe solidaire sans frontières (ESSF)
– Ensemble! 06
– Fédération nationale de la Libre Pensée
– Femmes Plurielles
– Fondation Copernic
– Grigny Solidarité Palestine
– Habitat&Citoyenneté
– Ligue des droits de l’homme (LDH)
– Le Mouvement de la Paix
– No Vox
– Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)
– Réseau Féministe “Ruptures”
– Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC)
– Réseau Education Sans Frontières (RESF06)
– Syndicat de la Médecine Générale (SMG)
– Tadamun Exil 70
– Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
– UNRPA Fédération de Paris
– Union Syndicale Solidaires
– Union des travailleurs immigres tunisiens (UTIT)
Depuis quelques mois, direction SNCF, Gouvernement et Union européenne travaillent conjointement à un scénario de « discontinuité » visant à liquider purement et simplement Fret SNCF. Cela conduirait à un report modal massif vers la route et priverait l’État de tout levier pour atteindre un objectif de doublement de la part modale de Fret qu’il s’est pourtant fixé…
Ce 10 mai, cela fait 50 ans que le peuple sahraoui s’est rebellé : d’abord contre l’oppression espagnole puis contre l’oppression marocaine. Le peuple sahraoui resté dans son pays, le Sahara occidental, continue à souffrir de la terrible répression marocaine. Celles et ceux qui ont pu se réfugier dans les camps du désert algérien souffrent dans de très mauvaises conditions de vie depuis 47 ans.
Le peuple sahraoui est un exemple de dignité et de résistance. L’Union syndicale Solidaires vous adresse toute sa solidarité et son soutien dans votre lutte pour l’autodétermination.
En espérant que la communauté internationale appuie enfin votre cause.
¡ Viva el Sáhara libre !
Este 10 de mayo del 2023, hace 50 años que el pueblo saharaui se rebeló : primero contra el opresor español y después contra el opresor marroquí. El pueblo saharaui que se quedó en su país, el Sáhara occidental, sufre todavía de la terrible represión marroquí. Las y los que pudieron refugiarse en los campamentos del desierto argelino, sufren en condiciones de vida pésimas desde hace 47 años.
El pueblo saharaui es un ejemplo de dignidad y de resistencia. La Union syndicale Solidaires os envía toda su solidaridad y apoyo con vuestra lucha por la autodeterminación.
Pour défendre les terres du plateau et ancrer la lutte dans la durée, venez les 13 et 14 mai pour bâtir une grange et participer à une assemblée des luttes franciliennes !
Après un 1er mai historique, l’ordre du jour c’est toujours le retrait de la réforme des retraites
La journée du 1er mai a été massive et historique. Avec 2,3 millions de manifestants et manifestantes c’est un véritable raz-de-marée populaire qui a déferlé. Il s’agit de la plus importante manifestation du 1er mai depuis l’entre-deux tours de 2002 et la mobilisation de masse contre l’extrême-droite.
Elle fut placée sous le signe de l’internationalisme avec la venue de syndicalistes du monde entier en soutien au mouvement social en France contre la réforme des retraites, dans lequel la journée du 1er mai s’est pleinement inscrite.
Le constat est implacable : le refus de cette réforme inutile et injuste reste largement majoritaire et la détermination à en obtenir l’abrogation est intacte, en témoignent notamment les mobilisations systématiques qui accompagnent les déplacements des rares soutiens à la réforme.
L’Union syndicale Solidaires partage cette détermination. L’exécutif pense pouvoir gouverner par la répression (interdictions de manifestations, gardes-à-vues abusives, réquisitions…) et une succession d’opérations de communication délétères (nouvelle loi dite “anti-casseurs” mais plutôt anti-manifestations, agitation des peurs et désignation de boucs émissaires..) ou d’annonces qui ajoutent à la colère (RSA conditionnel, réforme des lycées professionnels..). Les 100 jours de Macron sont pour l’instant une succession d’échecs. L’enjeu est trop sérieux pour que le spectacle de marionnettes auquel se livrent M. Macron et ses ministres ne trompe quiconque.
Après quatre mois de mobilisation, certains tentent encore de faire croire que tout cela est une gigantesque incompréhension. Au contraire, les travailleurs et les travailleuses ont parfaitement compris qu’il s’agissait de faire reposer sur elles et eux l’ensemble des efforts, tandis que le patronat était une fois de plus épargné.
Dans un contexte d’inflation galopante et alors que les profits records des entreprises du CAC 40 sont confisqués au profit d’une minorité de privilégiés, la lutte des classes est plus que jamais d’actualité. C’est pourquoi Solidaires continue de porter ses revendications sur les salaires, le temps de travail, la pénibilité, les conditions de travail, le logement, l’écologie et pour l’égalité.
Consciente de l’urgence sociale et écologique actuelle, l’Union syndicale Solidaires poursuivra le travail unitaire dans l’intérêt des travailleurs et des travailleuses.
Si le gouvernement veut rencontrer les organisations syndicales, il paraît nécessaire que ce soit l’intersyndicale unie qui soit reçue. Pour Solidaires, ce ne pourrait se faire qu’à la condition de réclamer le retrait de la réforme, et sur les sujets d’urgence sociale que nous déciderons de mettre sur la table.
L’Union syndicale Solidaires, forte du soutien majoritaire dans la population et de l’unité syndicale sans faille, est déterminée à poursuivre la mobilisation contre la réforme des retraites, pour un meilleur partage des richesses, une société plus juste et qui prenne en compte l’urgence écologique.
Ses organisations, réunies ce jour, vont poursuivre la mobilisation sous toutes les formes décidées collectivement (casserolades, interpellations des parlementaires, blocages, grèves..) jusqu’au 6 juin, journée de grèves et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale.
Elles réaffirment leur refus total de la réforme des retraites et leur détermination pleine et entière à en obtenir le retrait.