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Idées, débats, cultures Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Triel, 23 septembre, spectacle des ombres

Vendredi 23 septembre 20h 30 à Triel, ne manquez pas le spectacle des Ombres, que le Comité des Tilleuls organise avec L’Amicale Laïque de Vernouillet, la Ligue des Droits de l’Homme sections Verneuil et Poissy, et Triel Environnement.

Ce spectacle traite sous forme de conte/fable de l’exil des enfants isolés. Le texte est écrit à partir de récits recueillis auprès de jeunes réfugié.es, mineurs non accompagnés. Il s’adresse aux adolescents et aux adultes.

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Idées, débats, cultures Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes féministes

Exposition “LISA, l’histoire dont vous êtes la migrante”

Une exposition immersive et interactive 

À la manière des “livres dont vous êtes le héros”, le/la participant·e incarne le personnage de Lisa, femme migrante au Tchad. En fonction de sa progression dans l’histoire et de ses choix, le/la visiteur·euse aura un impact sur le futur de Lisa. Si certaines des situations paraissent peu vraisemblables, chacune d’entre elles sont inspirées de faits réels, d’événements ayant eu lieu au Tchad ou dans les régions environnantes. Chaque année, des milliers de femmes sont confrontées à ces réalités. Tout au long de l’exposition, le public découvre, déconstruit et apprend.

La clôture de l’exposition “Lisa, l’histoire dont vous êtes la migrante” en collaboration avec Le Comité des Tilleuls aura lieu le jeudi 1 septembre 2022 de 20h à 21h30 sur la péniche Safari au 69 Quai Auguste Roy à Triel-Sur-Seine, 78510

L’occasion de découvrir l’exposition LISA, qui retrace le parcours d’une enfant émigrant du Tchad – parler des actions du comité des tilleuls – découvrir le nouveau projet associatif d’e-graine et ses actions au local. Si cette soirée vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire via ce formulaire ou à relayer l’information auprès des personnes de vos réseaux qui pourraient être intéressées.

Plus d’informations sur l’exposition “Migrations au féminin” https://www.e-graine.org/education-migration-au-feminin/

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International Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Retours de la délégation de Solidaires au Labor Notes à Chicago

Chroniques journalières de la délégation de l’Union syndicale Solidaires

Chroniques de la conférence de Labor Notes – J0

« Get up, get down, Chicago is a unions’ town » (« Lève-toi, baisse-toi, Chicago est une ville de syndicats »).
Chronique de la conférence de Labor Notes – J1
« Without our labor, their business would simply cease to exist » / « Sans notre travail, leur business arrêterait tout simplement d’exister ». Chris Smalls d’Amazon Labor Union, le 17 juin au meeting du Labor Notes.
Chronique de la conférence de Labor Notes – J2 et J3
So proud to be part of a new generation of workers that are delivering new forms of labor organizing to beat the Big Bosses. « Très fièr-es de faire partie d’une nouvelle génération de travailleurs/euses qui qui proposent de nouvelles formes d’organisation du travail pour battre les grands patrons. » (Workers Justice Project)
Chronique de la conférence de Labor Notes – J4
« Let the voice of the people be heard » / « Laissez-la voix du peuple être entendue » (Albert Parsons, 1887)

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Compte-rendu de Sud Amazon

La section syndicale Sud Solidaires Amazon a été représentée durant le Labor Notes 2022 de Chicago afin d’apporter son histoire, ses combats et luttes, ses victoires auprès des camarades d’Amazon de différents sites à travers le monde. Le but de ces rencontres étant de pouvoir créer des contacts et liens avec les travailleurs-euses de chaque pays et de s’organiser pour pouvoir porter nos revendications au niveau international, soutient et solidarité pour que tous les travailleurs d’Amazon soient reconnus pour leur travail.

Amazon a peur des syndicats et fait tout pour les étouffer. Imaginez notre puissance, tous ensemble, face à Jeff Bezos !kCqCP-uP_400x400

Article paru dans Rapports de Force

Le Labor Notes met en lumière le renouveau du syndicalisme américain

Plusieurs milliers de travailleuses et travailleurs américains ont participé aux rencontres Labor Notes à Chicago du 17 au 19 juin. Pour en savoir plus sur la réalité du renouveau syndical aux États-Unis, dont la victoire à Amazon est un des symboles, nous avons interrogé Cybèle David, secrétaire nationale en charge des questions internationales et Amaya Le Coq, élue CSE chez Amazon, qui faisaient partie de la délégation de l’Union syndicale Solidaires au Labor Notes.T-Xiizsy_400x400

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En grève ! La Poste Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Régularisation des postiers et de tout·e·s les sans-papiers !

Publié le 7 juillet 2022

Depuis plus de 8 mois des travailleurs de l’agence d’intérim RSI de Gennevilliers (92), de la plateforme colis DPD du Coudray-Montceaux (91) et de l’agence Chronopost d’Alfortville (94), ces deux dernières entreprises étant des filiales de La Poste, sont en grève pour leur régularisation. Pour continuer à mettre la pression sur la Poste (concernée par 2 des 3 piquets) et plus largement sur les employeurs et le gouvernement ainsi que pour soutenir financièrement la grève, Solidaires et Sud PTT lancent une campagne pour l’été.

2 novembre, 15 novembre et 2 décembre. Ce sont, respectivement, les dates de début de grève des travailleurs de l’agence d’intérim RSI de Gennevilliers (92), de la plateforme colis DPD du Coudray-Montceaux (91) et de l’agence Chronopost d’Alfortville (94), ces deux dernières entreprises étant des filiales de La Poste. Ces trois grèves ne forment en réalité qu’une lutte, les trois piquets participent ensemble à toutes les initiatives (rassemblements, manifestations…). Leur unité, leur détermination et leur courage face à l’adversité forcent le respect. Ils bravent des conditions climatiques allant du gel aux températures caniculaires, en passant par la pluie. Mais leurs adversaires principaux ne sont pas le soleil, le vent ou la pluie, mais l’État et le patronat.

L’État, rouage du système d’exploitation des travailleurs/euses sans-papiers…

En durcissant toujours plus les conditions de régularisation, en multipliant les contrôles policiers, en maintenant des centaines de milliers de personnes en situation de précarité et de fragilité, l’État les livre, en toute conscience, à l’exploitation la plus brutale. Or ces travailleuses et ces travailleurs fuient, au péril de leur vie, la misère et les guerres qui sont le fruit d’un système néo-colonial dont l’État français est un des piliers. La politique ultra-répressive en matière de séjour des étranger·e·s en France a des conséquences sur les conditions de travail et de salaires.

Concernant DPD et Chronopost, l’État se fait le complice actif de la surexploitation des travailleurs mise en place au sein du groupe La Poste, deuxième employeur de France. Il s’agit bien d’un véritable système, basé sur la sous-traitance en cascade, du donneur d’ordre aux agences d’intérim, en passant par des sous-traitants. La principale entreprise sous-traitante utilisée par La Poste est Derichebourg, une entreprise présente dans une multitude d’activités industrielles et de services et qui dégage plus de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est cette entreprise qui emploie des travailleurs sans-papiers pour le compte de La Poste, au Coudray-Montceaux comme à Alfortville. Ou plutôt employait car, sous pression de la mobilisation, La Poste a résilié les contrats avec Derichebourg… mais uniquement dans les deux sites concernés par la grève, alors que nous savons fort bien que des cas similaires existent un peu partout ailleurs.

La préfecture de l’Essonne, depuis le début de la mobilisation a préféré discuter avec ces patrons voyous, leur déléguant même une partie de ses prérogatives (l’établissement de dossiers), plutôt que d’échanger avec les grévistes victimes de leurs combines. Dans le Val-de-Marne, la porte est close à double tour depuis des mois. Il n’est pas étonnant que cette complicité étatique bénéficie également au donneur d’ordre qu’est le groupe La Poste.

Le vrai visage du groupe La Poste

La Poste bénéficie (encore) d’une image d’entreprise de service public proche de la population, avec l’image d’Épinal du facteur ou de la factrice rendant de multiples services, notamment en milieu rural. Certes, l’image s’est écornée ces dernières années avec les suppressions d’emplois et de bureaux de poste qui s’enchaînent, dégradant à la fois le service public et les conditions de travail des agent·e·s. Les suicides et tentatives de suicide de postier·e·s depuis dix ans témoignent, de la manière la plus brutale qui soit, de cette dégradation.

Mais, plus on descend dans la chaîne de sous-traitance, plus le tableau se noircit. Philippe Wahl, le PDG de La Poste, ne s’en cache pas. Il déclarait ainsi, en février 2021 devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale : « La cohabitation dans une structure de salariés du groupe et de sous-traitants est une façon de tenir la concurrence. Tel est le cas de Chronopost ou DPD. Si les conditions sociales des facteurs étaient transposées sur tous les salariés de Chronopost, cette société disparaîtrait. ». On pourrait aussi discuter du « modèle social » de La Poste maison-mère, mais, sous couvert d’une lutte contre la concurrence (encouragée par les patrons successifs de La Poste), c’est l’existence de conditions sociales au rabais qui est assumée. Or, au bout de cette chaîne, il y a l’exploitation sans vergogne de travailleurs/euses sans-papiers obligé·e·s de bosser avec des horaires de dingues, incompatibles avec l’usage des transports en commun, dont les heures supplémentaires (voire même une partie des heures tout court) ne sont pas payées et dont les missions sont interrompues dès qu’ils réclament leurs droits. Et ça, en revanche, la direction La Poste, ne l’assume pas publiquement. Elle n’a de cesse de nier tout lien entre ces travailleurs et le groupe. L’honnêteté patronale a des limites, le cynisme non.

Une lutte qui concerne tou·te·s les travailleurs/euses

Dernièrement, sur un chantier des Jeux Olympiques, un scandale sur l’exploitation des Sans-papiers a éclaté et a conduit à leur régularisation. Les grands groupes, Bouygues, Eiffage, Vinci ne sont jamais mis en cause. C’est toujours au bout d’une cascade de sous-traitance qu’on trouve les Sans-papiers… et, si ce n’est pas en travail au noir, c’est en intérim. Les grévistes de RSI à Gennevilliers sont ainsi tous intérimaires avec des contrats à la semaine et travaillaient sur des chantiers dans des conditions indignes.

L’enjeu de la lutte des travailleurs des trois piquets est très important !

→ ll est important pour leur dignité, l’égalité des droits et pour que justice leur soit rendue.

→ Il est important pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs sans-papiers dans le pays, dans un contexte où le poids grandissant de l’extrême-droite et son influence sur une large partie du spectre politique fragilisent encore plus leur situation.

→ Il est important pour l’ensemble du monde du travail, car quand les droits des plus précarisé·e·s progressent, ce sont les conditions de toutes et tous qui s’améliorent. Dans le cas inverse, tout le monde paie l’addition. Pour s’en convaincre, il suffit, en prenant l’exemple de La Poste, de noter par exemple que l’intérim explose littéralement (+ 132 % en deux ans !).

À La Poste et ailleurs, la solidarité doit s’exprimer le plus massivement possible, par tous les moyens nécessaires (militants, financiers, politiques…).


Défi de l’été : diffusons ce tract, collons des autocollants, soutenons cette lutte pour la régularisation des Postiers et de tou·te·s les sans-papiers devant tous les bureaux de Poste !

Pour les Chronopost : https://www.cotizup.com/sans-papiers-chrono-alfortvill,
ou envoi de chèques à Solidaires 94 ou Sud Poste 94
(Maison des syndicats 11/13 rue des Archives 94010 Créteil Cedex)
Cagnotte en ligne pour les DPD :
https://www.cotizup.com/sanspapiersdpd
Pour les RSI :
https://lydia-app.com/collect/48135-caisse-de-grave/fr

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Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Non à l’expulsion de Mme Radulescu !

Mail envoyé via Resf78 sur le cas d’une mère de famille sans papiers refusant l’expulsion et donc incarcérée. Manif prévue à Nanterre début de semaine prochaine. Vendredi matin, hier, madame Radulescu , enfermée au CRA du Mesnil  Amelot depuis le 13 juin, a été conduite à l’embarquement, elle l’a  refusé, ce qui d’après ce que dit sa famille, s’est produit avec les  violences habituelles : menaces, pressions physiques et morales. Il est urgent d’obtenir la libération de cette mère de 7 enfants tous très jeunes, et scolarisés à l’école Elsa triolet de Nanterre, et faire  monter la mobilisation en étant nombreux au rassemblement annoncé devant la préfecture de Nanterre mercredi prochain 29 juin  à 10 heures.

Signons tous, relayons et faisons signer la pétition exigeant sa libération: https://reseau-resf.fr/Le-Prefet-des-Hauts-de-Seine-signe-l-expulsion-d-une-mere-de-famille-de-7

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En grève ! Les travailleur·euses n'ont pas de pays ! Luttes migrant·es

Une délégation de Solidaires au ministère du travail. Régularisez les Sans-papiers en grève !

Une délégation de l’Union syndicale Solidaires a été reçue par le Ministre du Travail Olivier Dussopt le lundi 20 juin 2022. Aboubacar Dembele , représentant de la lutte des sans-papiers face à La Poste, entreprise d’État et ses filiales (Chronopost et DPD) et à l’agence d’intérim RSI était présent au sein de la délégation.

Il a pu porter les revendications des sans- papiers, en grève depuis 8 mois mois pour dénoncer leurs conditions de travail, leur exploitation et la demande de leur régularisation.

Il a pu répondre à toutes les questions du Ministre nouvellement nommé, qui a dit avoir découvert la situation il y a 3 jours. Celui-ci a demandé le nombre de personnes qui demandaient leur régularisation, a parlé de la dénonciation par La Poste du contrat avec le sous-traitant Derichebourg.

Aboubacar Dembele a précisé le nombre de demandes de régularisation par sous-traitant, a dénoncé le fait que la dénonciation du contrat par La Poste ne résolvait pas le problème des sans-papiers, a rappelé que G. Darmanin refusait de les rencontrer et qu’ils se heurtaient à un mur vis à vis des préfectures, alors que certains sans- papiers avaient les Cerfa (promesses d’embauche).

Le ministre s’est engagé à reprendre contact avec la délégation de Solidaires pour dire les avancées possibles.

La balle est dans le camp du Ministre du travail ! Il est plus que tant que l’État prenne enfin ses responsabilités, et cesse de soutenir de fait, par son inaction (comme il le fait pour tant d’autres), les employeurs qui exploitent les travailleurs sans-papiers de DPD, Chronopost et RSI. Il est temps que le gouvernement donne l’ordre aux préfectures de recevoir les grévistes et leurs représentants, et régularise les travailleurs en lutte !

La mobilisation et le soutien continuent !

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Podcast : Carmen Castillo à Limay

Le 2 juin dernier, Carmen Castillo – militante révolutionnaire du MIR, au Chili – était invitée par la librairie la Nouvelle Réserve de Limay pour présenter la réédition de son ouvrage Un jour d’octobre à Santiago.

L’émission ça booste sous les pavés (Radio libertaire) nous permet aujourd’hui de réécouter cette intervention militante particulièrement forte, émouvante et pleine d’espoir

Lien pour télécharger l’émission du 7 juin 2022

https://www.anarchiste.info/radio/libertaire/podcast/semaine/2022-23.html

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« Get up, get down, Chicago is a unions’ town » (« Lève-toi, baisse-toi, Chicago est une ville de syndicats »)

Chroniques de la conférence de Labor Notes – J0

Une délégation de Solidaires avec Sud PTT, Sud Amazon & Sud Rail est arrivée à Chicago aux États-Unis pour participer à la conférence du Labor Note.

La conférence de Labor notes c’est quoi déjà ?

Le Labor notes est un réseau militant étasunien, « de base », qui partage des informations sur les luttes et les mobilisations sociales et organise des formations syndicales aux États-Unis. 

La législation est très restrictive pour le droit de grève, syndicale et du travail en général aux Etats-Unis et le syndicalisme est très faible. Mais depuis quelques années, il y a des luttes qui se construisent dans différents secteurs : travail précaire (Jobs for 15$), commerce, aéroport, automobile, éducation… Certaines ont permis la création de syndicats comme Amazon ou Starbucks. 

Les conférences de Labor notes précédentes avaient aussi mis en avant les luttes Black lives matter notamment.

Cette conférence sera marquée par ces avancées syndicales, mais aussi la commémoration de la fin de l’esclavage le 19 juin et les luttes antiracistes en lien avec le mouvement Black Live Matters mais aussi la menace sur le droit à l’IVG.

Plus plus de 5000 sont attendues, pendant 3 jours dans ce qui ressemble à un forum social centré sur le travail et le renouveau du syndicalisme américain.

La délégation participera à différents ateliers par secteurs (rail, éducation, logistique…) et par thèmes (solidarité internationale, antiracisme…)

Chronique de la conférence de Labor Notes – J1 : « Without our labor, their business would simply cease to exist »

« Sans notre travail, leur business arrêterait tout simplement d’exister »

Chris Smalls d’Amazon Labor Union, le 17 juin au meeting du Labor Notes.

Pendant cette première journée de la Conférence du Labor Notes, des dizaines d’ateliers sur les syndicats, la formation, l’éducation, le rail et la solidarité internationale se sont déroulé-es simultanément.
Elle a été clôturée dans une ambiance combative par un meeting qui réunissait les « stars » syndicales du pays : Stacy Davis Gates de la Chicago Teachers Union, Michelle Eisen de Starbucks Workers United, Sean O’Brien des Teamsters (routiers) et Chris Smalls d’Amazon Labor Union. Le meeting s’est terminé par une intervention du sénateur Bernie Sanders.

La délégation de Solidaires a participé et assisté à plusieurs rencontres.

Solidaires était invitée à intervenir sur le thème “Travailleurs et travailleuses en temps de pandémie: une perspective internationale”.

Stéphane pour Solidaires et Amaya pour Sud Amazon sont intervenu-es.Stéphane et Amaya

L’occasion de partager des situations, souvent très semblables, et des luttes, au Bangladesh, en Espagne et en France pendant la période. Même constat: la vie des travailleurs et des travailleuses ne vaut pas tripette pour les capitalistes, et les premier-es ont dû lutter et s’organiser pour se protéger eux/elles-mêmes.
La nécessité de renforcer les expériences et la solidarité internationale a été unanime. Solidaires a parlé du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes.

Rencontre avec des représentant-es de Hong-Kong,

avec lesquel-les Solidaires a des liens depuis de nombreuses années. Ils et elles ont expliqué la situation de la répression du mouvement social historique à Hong-Kong et de la nécessité de soutenir les syndicalistes qui sur place continuent de s’organiser pour défendre leurs libertés face à la dictature chinoise.

Rencontre historique de syndicalistes de l’éducation pour la création du Caucus Unicore, réseau des syndicats en lutte ces dernières années aux États-Unis.

Comme à Chicago (CTU), en Virginie Occidentale ou à Los Angeles, dans de nombreux États les profs s’organisent pour des salaires décents et un service public au service de toutes les populations.

Rencontre des cheminot-es :

La dernière grève nationale des cheminot-es américain-es date de 1991. Le gouvernement avait imposé l’arrêt de la grève dès le premier jour comme la loi le lui permet.

Un nouveau gouvernement plus progressiste que Trump et un changement démocratique d’un des grands syndicat du Transport ouvre la possibilité à un mouvement historique.
Les cheminot-es américain-es réuni-es au LaborNotes s’organisent pour préparer l’action et la meilleure stratégie pour agir malgré une division syndicale importante et une bureaucratie bien réelle.
C’est d’autant plus nécessaire que les patrons du rail ont profité du COVID pour dégrader comme jamais les conditions de travail. Des contacts sont noués avec les cheminot-es des autres pays comme l’Italie et bien sûr la France avec SUD-Rail/SOLIDAIRES pour construire la solidarité internationale notamment face à une multinationale du transport comme le Groupe SNCF qui a des filiales KEOLIS à Boston et Washington et agit comme les pires rapaces capitalistes.

une série d’ateliers :

sur les syndicats, les travailleurs/euses et le climat, un gros boulot au pays de la bagnole et de l’industrie débridée (l’essence était a 3,30 € les 4 l l année dernière et passée a 5,30 € en ce moment).

Plusieurs ateliers sont organisés sur la question du racisme aux États-Unis dans les syndicats, au travail et dans la société.

La prise en compte de ces questions après les mobilisations du Black Live Matters est importante. De nombreuses formations pour lutter contre le racisme ordinaire, le racisme institutionnel et le racisme systémique et permettre aux personnes qui le subissent de s’organiser et de lutter.

Le TUED (Trade Unions for Energy Democracy) était présent

avec leur revendication de maîtrise publique et contrôle démocratique de la production d’énergie. Un message pas toujours évident à faire passer dans les syndicats.

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Histoire Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

10 juin Achères Ciné-débat : De nos frères blessés

Au cinéma Pandora (Achères) séance suivie d’une soirée débat organisée par le comité local ATTAC 78 Nord

SÉANCE UNIQUE LE VENDREDI 10 JUIN
à 20H30

avec Vincent Lacoste, Vicky Krieps, Jules Langlade, Meriem Amina Medjkane…
France/Algérie – 2022 – 1h35

DE NOS FRERES BLESSES.jpg

Fernand Iveton, un nom que l’Histoire avait effacé. En 1954, ouvrier tourneur dans une usine à Alger, ce jeune communiste ne supporte plus le sort réservé aux “indigènes” musulmans. Il milite pour que les Arabes aient davantage de droits. Après avoir commencé à se rapprocher du FLN, Yveton décide un jour de poser une bombe dans son usine. L’attentat ne vise personne, il est consciencieusement planifié comme du sabotage, l’objectif étant de plonger la ville dans le noir. Mais la bombe est désamorcée et Iveton, arrêté, torturé, jugé, condamné à mort et exécuté.
Merci au romancier Joseph Andras de nous transmettre cette histoire oubliée. Merci à Hélier Cisterne qui retranscrit magnifiquement l’ambiance de l’époque, de cette “guerre sans nom”. Il décrit aussi superbement l’amour du couple que formaient Fernand et son épouse Hélène qui se battit jusqu’au bout pour son mari avant de tenter de le réhabiliter.