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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Mardi 9 juin : grève nationale AESH et rassemblement à Mantes-la-Jolie

Dans le cadre de « la » journée de grève des AESH, un rassemblement est organisé à Mantes-la-Jolie de 10 h 30 à 13 h devant la mairie de Mantes-la-Jolie à l’appel du Collectif AESH 78 et de SUD éducation 78.

Tract SUD éducation :
AESH : en grève le 9 juin pour le statut  !

Les AESH ont des raisons d’être en colère : salaires très bas, temps incomplets imposés, exercice dans plusieurs établissements et toujours pas de statut de fonctionnaire ! Pour obtenir un statut et un meilleur salaire, SUD éducation appelle, avec une large intersyndicale, à la grève et à la mobilisation le 9 juin.


Des prévisions ministérielles inadmissibles

Le 20 mai, SUD éducation était reçue avec les autres organisations syndicales par la direction générale des ressources humaines du ministère de l’Education nationale. Cette dernière a présenté ses réflexions sur une éventuelle titularisation des AESH.

Si SUD éducation se félicite que la question de la titularisation soit enfin sur la table, les prévisions ministérielles sont scandaleuses. Elles prouvent une nouvelle fois le mépris du Ministère à l’égard des AESH qui se mobilisent maintenant depuis plusieurs années pour obtenir un vrai statut et une meilleure rémunération. En résumé, si la création d’un statut de catégorie B est bien envisagée, le temps plein à 24 heures hebdomadaires est écarté. Les 35 heures seront donc privilégiées en demandant aux AESH d’effectuer d’autres tâches que l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers.

SUD éducation revendique toujours un temps plein à hauteur de 24 heures et a insisté auprès du Ministère sur la prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul du temps de travail, comme pour les enseignant·es.
La droite et le ministre bloquent la titularisation Le mercredi 7 février, la gauche a défendu une proposition de loi visant la titularisation des personnels AESH, pour laquelle SUD éducation avait été auditionné en décembre dernier. La droite, majoritaire au Sénat et soutenue par le gouvernement, a voté contre la proposition de loi et a exprimé par la même occasion son mépris aux quelque 145 000 AESH employées par le Ministère de l’Éducation nationale.

SUD éducation s’insurge contre les propos tenus par les sénateur·rices de droite, invoquant “des rigidités supplémentaires qui bloqueront un système déjà bancal”.

La position du ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, qui explique que “la création d’un corps serait intenable par rapport au reste de la fonction publique” en raison du temps de travail incomplet des AESH, reste quant à elle inadmissible.
Un métier essentiel qui doit être reconnu Pourtant, les AESH sont essentielles pour le service public d’éducation. Le ministère qui se targue d’être précurseur d’une école inclusive exemplaire semble ignorer l’importance de l’accompagnement des élèves à besoin éducatif particulier. Or, notamment avec l’apparition des PIAL, puis des PAS, les AESH ont vu leurs conditions de travail se détériorer fortement : jusqu’à trois élèves à accompagner dans la même classe, exercice sur plusieurs établissements, mutations forcées … Sans parler du nombre d’élèves toujours plus important à qui il manque un accompagnement au regard de leur notification.

SUD éducation revendique :

la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, sans conditions de concours pour les personnels déjà en poste ;
l’augmentation des salaires et la création d’une grille de rémunération prenant en compte l‘ancienneté des agent·es.

Toutes et tous en grève le 9 juin !

Pas d’économies sur les AESH !

Pas d’économies sur nos vies !

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Éducation

« Loi Bétharram » : Enfin votée !

par SUNDEP Solidaires

La proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire dite “Loi Bétharram”, portée par Violette SPILLEBOUT et Paul VANNIER [1] a été adoptée dans la nuit du 1er juin 2026.

Malgré des délais raccourcis (Merci Attal !) et de nombreux amendemants du Modem, de LR et du RN se faisant le relais des pressions de la conférence des évêques de France, l’adoption de ce texte permmettra notamment :

– le renforcement du contrôle des intervenant·es susceptibles d’être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire : instauration d’un “certificat d’honorabilité” obligatoire à renouveler tous les 3 ans, création d’une “liste noire” d’individus au comportement dangereux, …,

– l’accentuation du contrôle de l’état sur les établissements privés,

la reconnaissance solennelle par la nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que les manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation” (?),

En revanche, devant l’opposition des plus réactionnaires, certaines mesures ont été abandonnées, por ahora [2] :

– la création d’un fonds national d’indemnisation pour les victimes qui ne pourraient pas aller en justice du fait des délais de prescription notamment,

– le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d’associations,

– l’article prévoyant l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalité entendus dans le confessionnal.

Reste à inscrire rapidement ce texte à l’ordre du jour du Sénat pour qu’il puisse – on l’espère – entrer en vigueur dès la rentrée 2026.

[1] : Paul Vannier s’est retiré des rapporteur·ices en raison du refus des macronistes de soutenir l’examen d’un texte proposé par un membre de La France insoumise,

[2] : pour l’instant

Nous avions dénoncé ce retard dès mars 2026

Retrouvez le ici

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Éducation Enseignement supérieur, recherche

Parcoursup et Mon Master 2026

Si tu es accepté-e ou en attente

Sur Parcoursup:

Si tu as reçu une proposition d’admission, c’est que ta candidature a été acceptée. Surtout pense à répondre dans les délais indiqués sur la plateforme. Une absence de réponse peut entraîner la perte de ta place.

  • Si tu préfère attendre encore un autre voeu : tu peux valider provisoirement car tu garde alors une place dans une formation et tu laisse une chance aux autres formations pour lesquelles tu es en attente.
  • Si c’est la formation que tu souhaites le plus tu peux accepter définitivement et renoncer à tous tes autres voeux.

Si tu es en liste d’attente, rien n’est joué : les classements évoluent tout au long de la procédure au rythme des désistements. Tu peux regarder ta place dans la file d’attente et comparer avec la dernière place acceptée l’année dernière (attention ça change chaque année).

Sur Mon Master:

Pareil ! Tu peux valider ton vœu provisoirement ou définitivement selon que tu préfère attendre d’autres résultat, cela va évoluer tous les jours.

Attention si tu accepte provisoirement tu perds les autres admissions reçues le même jour mais tu garde tes vœux encore en attente.

Ton vœu doit être validé définitivement le 16 juin sinon il sera perdu !

Ne refuse pas une proposition !

Non seulement tu perds le vœu définitivement et tu pourra pas le redemander en phase complémentaire mais tu ne pourras en plus pas faire de recours au rectorat si tu n’a pas d’autres propositions d’admissions.

Si tu es refusé-e

Pas de panique ! Il y a la phase complémentaire !

Parcoursup:

À partir du 5 et jusqu’au 8 juin tu dois classer tes veoux en attente par ordre de préférence et à partir du 11 juin et jusqu’au 8 septembre, la phase complémentaire permet également de formuler de nouveaux vœux (10) dans les formations qui disposent encore de places. Même si tu n’as pas été candidat en phase initial ou que tu as déjà accepté une proposition d’admission tu peux participer.

Toutes les formations n’y sont plus dans la phase complémentaire car il n’y a plus que là où il reste des places.

Mon Master:

Du 19 juin au 19 juillet tu peux participer à la phase complémentaire si tu n’as accepté aucune admission définitivement. Même si tu n’as pas participé à la phase initiale tu peux y candidater. Entre le 19 et le 25 juin tu peux alors classer par ordre de préférence les candidatures que tu souhaites garder.

Conserve tes vœux en attente de la phase initial : tu peux encore y être admis !

Attention tu ne peux pas candidater pour des formations auxquelles tu as été refusé (sauf si c’est un parcours différent au sein de cette même candidature).

Durant la phase de désistement du 20 juillet au 30 août tu peux encore recevoir une proposition d’admission si tu as encore des voeux en attente et que tu n’as rien accepté définitivement (mais tu perdras toutes tes candidatures les moins bien classées dans ton ordre de préférence).

Les recours possibles

Parcoursup:

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission ou si tu contestes une décision, plusieurs recours existent. Tu peux d’abord effectuer un recours gracieux auprès de l’établissement concerné afin de demander des explications sur le refus et de solliciter un réexamen de ton dossier. Pour ça tu contact la personne en charge de la formation de l’université pour lui envoyer ton dossier : bulletins et lettre de motivation.

Si, tu restes sans affectation et que tu as bien fait des voeux en phase principale et complémentaire, tu peux saisir la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) depuis ton dossier Parcoursup. Cette commission, placée sous l’autorité du rectorat, a pour mission d’accompagner les candidat·es sans proposition et de leur faire des offres de formation en fonction de leur projet, de leur situation personnelle et des places disponibles. Tu peux la saisir à partir du 1er juillet et jusqu’à la rentrée !

Mon Master

Si tu n’as reçu aucune proposition d’admission en master alors que tu es titulaire d’une licence, tu peux saisir le rectorat afin de faire valoir ton droit à la poursuite d’études. Attention : cette démarche doit être effectuée dans les 15 jours suivant ton dernier refus (ou l’obtention de ta licence si elle intervient après). Le rectorat doit alors te proposer des formations compatibles avec ton parcours et ton projet d’études. Pense également à demander les motifs de tes refus et à effectuer, si nécessaire, un recours gracieux auprès des universités concernées. Pour le recours gracieux il vaut mieux attendre fin août ou débit septembre, quand des places se libèrent.

Ces recours existent, mais ils ne suffisent pas !

Chaque année, des milliers d’étudiant·es sont trié·es, refusé·es ou orienté·es par défaut faute de places suffisantes dans le supérieur. Pour Solidaires Étudiant·e·s, le problème n’est pas individuel mais politique : c’est la sélection et le manque de moyens dans l’université qu’il faut remettre en cause. L’accès aux études supérieures doit être un droit, pas une compétition entre étudiant-e-s précaires.

Pour lutter contre la sélection rejoins Solidaires Etudiant-e-s !

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Agriculture Éducation Ruralité

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : main basse sur l’eau et retour à la féodalité.

Publié le 22 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles :

Annie Genevard souhaite faire main basse sur l’eau et revenir à un système féodal.

La précarité agricole et le mal-être des agricultrices et agriculteurs, éleveurs et éleveuses et paysan·ne·s est une réalité sordide. L’âpreté de la tâche et sa maigre valorisation financière constituent un cocktail explosif que l’on ne peut que déplorer. Il est nécessaire d’agir, et vite. Annie Genevard, forte de sa connaissance du monde rural, a mis les bottes et « engagé un dialogue approfondi » avec les représentant·e·s du monde agricole (on imagine aisément celles et ceux qu’elle a écouté·e·s). La promesse étant d’agir vite, le projet de loi intitulé « urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » a vu le jour le 8 avril. Au début, on applaudit : le projet de loi vise à renforcer notre souveraineté alimentaire et à protéger les agricultrices et agriculteurs d’une concurrence déloyale. Des mesures qui vont plutôt dans le bon sens, donc. Très vite, on déchante : avant même de « s’attaquer » à la fureur capitaliste qui asservit et saigne les paysan·ne·s, et alors que le changement climatique est clairement identifié comme une nouvelle menace sur l’agriculture, les articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi nous ramènent à une agriculture qu’on aurait crue d’un autre temps, ultra-productiviste, obsolète, qui tue le vivant plus qu’elle ne le protège.

Selon le gouvernement, la lutte contre le changement climatique passe par le développement facilité des bassines de retenues d’eau, permettant de maintenir coûte que coûte un modèle agro-industriel en bout de course. Plus de réunions publiques : il s’agit de simplifier la vie des exploitant·e·s et de les protéger contre les « oppositions susceptibles de se cristalliser ». Prétexter l’impérieuse nécessité de maintenir le calme pour éviter tout débat et faciliter la privatisation de notre ressource vitale est une manœuvre politique sournoise et dangereuse, au parfum nauséabond de censure citoyenne. Sur le même thème, les préfet·e·s auront désormais (dans le monde merveilleux d’Annie Genevard) le pouvoir, si l’envie leur en prend, de se substituer à l’organisme unique de gestion collective (OUGC), structure en charge de la répartition des volumes d’eau prélevés à usage agricole. Ils et elles pourront également contourner les prescriptions des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour faciliter la réalisation des bassines. Donner le pouvoir de répartition et de stockage de l’eau aux préfet·e·s, c’est renforcer les baronnies locales et l’arbitraire, c’est rendre omnipotent le ministère de l’Intérieur, incompétent en matière d’agriculture et d’environnement, dont les seules connaissances dans ces domaines se résument à ce que lui murmurent à l’oreille les portes-voix départementaux des grands lobbys agricoles. C’est rendre un peu plus complexe la vie au travail de nos collègues, qui portent au quotidien les enjeux de protection de l’eau.

La répartition de la ressource en eau est un enjeu bien trop important, qui doit être traitée collégialement. Donner la main aux préfet·e·s, c’est s’exposer à d’obscures et inégales manœuvres politiciennes, menant à la disparition des exploitations les plus fragiles et les moins représentées, au profit de toujours plus de concentration entre les mains de grand·e·s exploitant·e·s.

Apparaissant comme une priorité absolue, le stockage de l’eau revêt pourtant une importance bien moindre lorsqu’il est question des zones humides, écosystèmes capables de ce genre de prouesses, mais qui ne trouvent pas grâce aux yeux de nos politiques en place. L’article 7 de ce projet de loi prévoit de s’affranchir de toute mesure compensatoire si des travaux relatifs à des installations agricoles impactent une zone humide en mauvais état. Proportionner la compensation en fonction de l’état de l’écosystème affecté, c’est planter le dernier clou dans le cercueil de la politique de restauration des milieux, que tentent difficilement de porter les agent·e·s des services déconcentrés des ministères de l’écologie et de l’agriculture auprès des élu·e·s. On attend d’ailleurs toujours une intervention de Monique Barbut…

Enfin, le projet de loi expose clairement son objectif de protéger les terres agricoles. L’article 9 prévoit une mise en place systématique de l’étude préalable agricole, ainsi qu’un suivi des mesures énoncées dans ladite étude. Sur le papier, pourquoi pas, mais penser que cette simple démarche permettra de protéger les terres agricoles est absurde. S’engager dans la protection des terres agricoles, c’est adhérer pleinement et sans réserve à la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, qui met en place tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion sans fin du béton que l’on subit depuis des décennies. Ce que Madame Genevard semble oublier, c’est que la plus grande menace pour la préservation des terres agricoles n’est autre que sa famille politique, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son hostilité à cette loi, et en a déjà largement minoré les effets. Appeler à la protection des terres agricoles dans le projet de loi d’urgence agricole, c’est sciemment occulter les dispositifs existants, sous prétexte qu’ils n’emportent pas la pleine adhésion des copains de notre ministre.

C’est donc au mieux de la bassesse politicienne, au pire, de l’ignorance crasse, au détriment des agent·e·s. Quoi qu’il en soit, ce projet de loi est encore très loin des grands enjeux structurels de demain.

Parce qu’il est temps de protéger l’ensemble de nos agriculteurs et agricultrices, parce que l’eau est un bien commun, parce que le changement climatique appelle à une nouvelle agriculture, et parce que l’autonomie des ministères de l’agriculture et de l’écologie est indispensable à la mise en place d’une politique durable, SUD Rural Territoires appelle au retrait définitif des articles 5, 6 et 7 de ce projet de loi.

SUD Rural Territoires rappelle son opposition au renforcement systématique du pouvoir des préfet·e·s, en cours depuis plusieurs années, et appelle au retour de directions ministérielles de plein exercice.

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Agriculture anti-validisme Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Précarité

Pétition pour un statut des AESH

Publié le 12 mai 2026 par SUD Rural-Territoires

La précarité n’a que trop duré et seul un statut permettra d’avancer vers une véritable amélioration des conditions de nos collègues Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap. Alors que les négociations avec le gouvernement vont enfin commencer (20 mai prochain) pour la mise en place d’un statut pour les AESH, l’Intersyndicale (CDFT EFRP, FO EA, SEA UNSA, CGT Agri, SUD Rural Territoires et SNETAP-FSU) vous propose d’appuyer les collègues qui y participeront en envoyant massivement une carte postale signée à Madame La Ministre de l’Agriculture pour réclamer ce statut.

Pour signer en ligne cette carte pétition, nous vous proposons d’utiliser l’outil suivant : https://intersyndicale.fr/carte-postale/ qui fonctionne comme une pétition et qui crée une carte postale en ligne pour réclamer un statut pour les AESH. Ces cartes générées seront imprimées et envoyées par l’Intersyndicale à Madame la Ministre de l’Agriculture tous les 15 jours. Elles seront également remises en masse lors d’un temps fort au mois de juin

Nous vous remercions pour votre soutien !

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Éducation Internationalisme Palestine

Comprendre la Palestine, soutenir l’éducation  !

Pourquoi est-il important de parler de la Palestine à l’école ?

Une partie de nos élèves se sent concernée par cette question. Pourtant, nous avons souvent du mal à apporter des réponses dans nos classes. Pire, nos élèves sont parfois criminalisé·es et sanctionné·es pour avoir exprimé leur tristesse, leur colère ou leur indignation sur un sujet d’actualité particulièrement dramatique.

La question du colonialisme peut avoir une forte résonance chez des élèves dont l’histoire familiale en est marquée.

C’est aussi le racisme, vécu au quotidien, qui favorise chez nos élèves une empathie plus forte pour d’autres groupes infériorisés et criminalisés auxquels ils peuvent s’identifier.

La complicité de la France, à travers sa coopération diplomatique et
économique, ses livraisons d’armes et ses discours politiques de soutien à l’occupant israélien, n’est plus à prouver.

Le consentement au génocide des Palestinien·nes a reposé sur un racisme assumé et une islamophobie décomplexée dans de nombreux médias et discours politiques, qui blessent nombre d’entre nous.

Nous pouvons donc imaginer le ressenti de nos élèves qui grandissent dans un monde qui les déshumanise et autorise les violences à leur encontre.

Histoire de la Nakba

Israël, État colonial

Depuis sa création, l’État d’Israël fait fi des droits humains et du droit international. Il poursuit son projet de colonisation de peuplement sur l’ensemble de la Palestine historique. Aucune solution définitive ne pourra exister sans respecter le droit au retour sur leurs terres des réfugié·es palestinien-nes et de leurs descendant·es

En 2018, la loi « Israël, Etat nation du peuple juif » consacre l’apartheid basé sur le racisme.

Le génocide en cours à Gaza n’est donc pas un accident. Il est le prolongement d’une politique coloniale et criminelle continue, théorisée dès la fin du XIXème siècle.

Dates clés

1947 • Le plan de partition

Ce plan découpe le territoire palestinien en cinq territoires : un territoire continu pour Israël du Nord au Sud et quatre morceaux de terre pour les Palestinien·nes.

Dès le plan de départ, il est impossible d’envisager un État palestinien ainsi morcelé. Mais le rapport de force dans un monde alors très colonial permet l’adoption de cette partition par 33 pays, alors que 13 ont voté contre et 10 se sont abstenus, la majorité des pays du continent africain n’étant pas décolonisée ou pas encore membre de l’ONU.

1948 • La Nakba

Ce terme, qui signifie « la catastrophe » en arabe, désigne l’expulsion de 700 à 800·000 Palestinien·nes, l’exécution de plus de 15·000 habitant·es de cette terre et la destruction de plus de 500 villages.
Cela représente le déplacement forcé de plus de 70% de la population palestinienne.

1967 • La Naksa

Ce terme, qui signifie « la rechute », désigne l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, Gaza, le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Plus de 300·000 Palestinien·nes sont chassé·es.

1993 • Le processus d’Oslo

Face à la colonisation continue de la Palestine et à la violence de l’occupation, sous la pression internationale, les représentant·es de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) acceptent de nouvelles négociations avec Israël alors que le rapport de force leur est défavorable.

Les accords d’Oslo, dont le contenu a été tenu secret, vont en réalité permettre à Israël de réorganiser l’occupation en Cisjordanie, en fragmentant le territoire en trois zones, dont la zone C qui correspond à de nouvelles confiscations de terres.

L’apartheid s’accentue alors puisque les Palestinien·nes sont soumis·es à des statuts administratifs différents.

Le processus d’Oslo doit durer cinq ans, durant lesquels l’Autorité palestinienne doit collaborer avec Israël pour assurer la sécurité de l’État occupant. Durant cette période, Israël continue à coloniser un maximum de terres en Cisjordanie.

Ainsi, en 1995, deux ans après la signature, Israël a déjà permis l’installation de 20·000 nouveaux colons sur ce qui devait devenir un État palestinien.

2002 • Début de la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie

Ce mur a été jugé illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 alors qu’il mesurait 190 km de long.
Aujourd’hui, cette barrière, ainsi que 89 barrages militaires israéliens qui entravent la circulation quotidienne des Palestinien·nes, mesure plus de 700 km et est équipée de technologies de surveillance et de reconnaissance faciale, en grande partie fournies par l’entreprise américaine HP.

2006 • Le blocus total de Gaza

Un an après l’évacuation des colonies à l’intérieur de la bande de Gaza, un blocus total (terrestre, aérien et maritime) est décrété par l’État colonial sur cette zone, déjà majoritairement peuplée de réfugié·es chassé·es d’autres régions de la Palestine. Cette enclave va ensuite subir régulièrement les assauts de l’armée israélienne : en 2009, 2012, 2014, 2018, 2021, 2022, 2023, puis les deux années du génocide en cours.

Pour aller plus loin :

Un boycott légitime, pour le boycott culturel et universitaire de l’Etat d’Israël, Eyal Sivan & Armelle Laborie, la Fabrique ;
Palestine un peuple qui ne veut pas mourir, Alain Gresh, Les Liens qui Libèrent ;
Comprendre la Palestine, Xavier Guignard et Alizée Pin, les Arènes ;
La palestine expliquée à tout le monde, Elias Sanbar, Seuil ;
Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, La Fabrique.

La campagne BDS Boycott Désinvestissement Sanctions

Les revendications

SUD éducation est engagée dans la campagne BDS.

Lancée en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne, elle mène des campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre l’État colonial israélien.

Trois revendications sont au cœur de la campagne BDS :

L’égalité des droits, c’est-à-dire la fin de l’apartheid
La fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine
Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes

Le boycott ciblé

La campagne BDS appelle au boycott ciblé de marques complices de la colonisation et du génocide en Palestine.

HP fournit des services aux prisons de haute sécurité qui enferment des milliers de prisonnier·es politiques palestinien·nes, équipe les checkpoints qui entravent leur circulation, et fournit des services aux autorités d’occupation pour stocker les données de l’État civil des Palestinien·nes.

Carrefour est complice de la colonisation en Cisjordanie par un accord de franchise avec une entreprise israélienne présente dans les colonies. Carrefour Israël s’est même vanté d’avoir fourni des colis aux soldats israéliens.

La banque et les assurances AXA détiennent des millions de dollars dans des entreprises qui arment Israël.

McDonald’s, à travers sa franchise israélienne, a fait des dons de repas aux soldats génocidaires.

Coca-Cola participe à la colonisation de la Palestine via sa franchise qui a notamment un centre de distribution dans une colonie.

Les enfants, le génocide et l’éducide

Dans l’Éducation, la situation est catastrophique. Les enquêteur·trices de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre les attaques israéliennes contre des écoles et dénoncent « l’anéantissement du système éducatif à Gaza ». Israël a détruit toutes les universités et 90·% des écoles. Pire encore, l’armée israélienne a utilisé l’université Al-Azhar pour en faire une base militaire. Plus de 658 000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es depuis 2 ans et plus de la moitié des sites religieux et culturels ont été réduits à néant.

Toujours selon une enquête de l’ONU, en Cisjordanie, le système éducatif a souffert de l’augmentation des opérations militaires de l’armée d’occupation israélienne, du harcèlement des élèves et de la multiplication des points de contrôle, des démolitions et des attaques de colons, qui ont touché plus de 806 000 élèves palestinien·nes.

SUD éducation rappelle que les droits des jeunes et des enfants doivent être respectés : le droit à l’égalité, le droit d’avoir une identité, le droit de vivre en famille, le droit à la santé, le droit à l’éducation et aux loisirs, le droit d’être protégé·e en temps de guerre, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes de violence, le droit d’être protégé·e contre toutes les formes d’exploitation, le droit de s’exprimer et d’être entendu sur les questions qui les concernent, le droit de l’enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit au logement.

SUD éducation soutient l’accueil des étudiants gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France. C’est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités économiques et militaires de la France dans ce génocide.

Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS, exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Entre 2023 et 2025, plus de 658·000 enfants de Gaza n’ont pas été scolarisé·es*.
Israël a détruit 90·% des écoles et tué des dizaines de milliers d’enfants. * Données de l’UNICEF
SUD éducation s’engage et soutient les élèves victimes du génocide en s’inscrivant dans toutes les actions de soutien éducatif aux enfants de Gaza comme l’initiative palestinienne « Education 4 Gaza ».

Le tract à télécharger pour diffusion dans vos établissements.

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Éducation

Campagne pour la baisse des effectifs par classe

SUD éducation a lancé une campagne pour obtenir la baisse des effectifs dans les classes du premier et second degré. Retrouvez ci dessous le matériel produit à cette occasion.

4 pages La baisse des effectifs par classe : une nécessité pour tou·tes !
Communiqué fédéral Réduire les effectifs des classes pour améliorer la scolarité des élèves et les conditions de travail des personnels
Un exemple de motion
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antimilitarisme Éducation

Militarisation de la jeunesse et de l’école : SUD éducation dit non !

Ce communiqué a été publié le 02/04/2026

Après l’ouverture de la campagne de recrutement pour le service national volontaire, les offensives se poursuivent et s’intensifient. L’objectif : enrôler la jeunesse et assurer la promotion de l’armée. Aux assauts du gouvernement s’ajoutent les initiatives de parlementaires déçus de n’avoir pu imposer, en remplacement du SNU, un service militaire obligatoire.

Le 26 mars, était ainsi adoptée à l’Assemblée nationale la proposition de loi portée par le député Modem du Calvados Christophe Blanchet pour rendre obligatoire, dès la classe de 6e, un enseignement à la défense et à la sécurité globale inscrit dans les programmes scolaires. Cette mesure constitue un pas de plus dans la militarisation de la jeunesse et le renforcement des liens entre l’école et les Armées.

Le ministre de l’Education nationale, favorable au resserrement des liens entre son ministère et celui des Armées, avait publiquement soutenu cette proposition de loi lors du Forum de Paris auquel il participait mardi 24 mars. Elle s’inscrit, en effet, dans le dispositif plus large qu’il déploie en complément de la mise en place du service national et qui comprend toute une série de mesures au service de la militarisation de l’école. Dès la rentrée 2026, la participation à un temps de commémoration sera rendue obligatoire dans les établissements scolaires, les classes de défense seront étendues à trois ans et valorisées au baccalauréat et dans Parcoursup. Ces mesures trouveront un écho zélé dans les mairies récemment gagnées par le RN. Les programmes d’extrême droite pour les élections municipales portaient, en effet, comme promesse de campagne, la généralisation des classes défense dans toutes les écoles d’une commune.

L’arsenal ainsi déployé vient par ailleurs compléter des pratiques inquiétantes déjà en place contribuant à faire de l’école un espace d’embrigadement. Depuis l’ouverture de la campagne pour le service national, le 12 janvier, les équipes pédagogiques font l’objet d’une multiplication de sollicitations pour faire connaître aux élèves le service national volontaire et les inciter à s’engager. Des personnels de direction relaient ainsi les courriers que leur adressent des unités militaires pour faire la promotion de ce dispositif.

SUD éducation dénonce cette militarisation de l’école à marche forcée, s’oppose aux mesures mises en place et aux discours tenus pour embrigader les élèves. À l’heure où les personnels et les parents d’élèves se mobilisent face à des suppressions de moyens lourdes de conséquences pour le service public d’éducation, ces mesures sont d’une scandaleuse indécence, parfaitement inappropriées. Le conditionnement de la jeunesse à un “effort de guerre” n’a sa place ni à l’école ni ailleurs. L’école ne doit pas se faire le relais de politiques bellicistes qui ciblent la jeunesse. C’est un grave dévoiement de ses missions. SUD éducation invite à construire des réactions collectives, à opposer à ces dangereuses mesures une éducation émancipatrice, des pédagogies anti-militaristes au service d’un projet de société pour la paix et la justice sociale.

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Éducation Internationalisme Palestine

Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide à Gaza et l’apartheid en Palestine

Hewlett Packard….

✖︎  fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu ➜ au service des criminels de guerre ;

✖︎  fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne qui expulse et démolit les maisons des Palestinien·nes ➜  au service de la colonisation ;

✖︎  fournit des serveurs aux autorités israéliennes pour contrôler l’Etat civil du peuple palestinien occupé, et la technologie pour les cartes d’identité à ségrégation raciale ➜  au service de l’apartheid ;

✖︎  fournit des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes      ➜  permet la violation des droits des prisonnier·es.

HP dans nos écoles c’est…

✖︎  Des centaines de milliers d’ordinateurs HP sont mis à disposition des collégien·nes ou lycéen·nes (dans l’Essonne par exemple, ce sont 60 000 ordinateurs qui ont été fournis aux collégien·nes, la Région Pays de la Loire a fourni 142 323 ordinateurs HP dans les lycées. )

✖︎  À travers “Préau” (association créée et financée par le Ministère de l’Éducation nationale afin de faire “bénéficier de nouveaux avantages sociaux” aux personnels via des tarifs réduits sur différents produits), le ministère incite les personnels à acheter des ordinateurs HP via des promotions.

Le génocide c’est…

✖︎  plus de 70 000 Palestinien·nes assassiné·es par Israël depuis 2 ans, 186 000 selon un journal scientifique

✖︎  au moins 20 000 étaient des enfants. Cela représente un enfant tué chaque heure depuis deux ans

✖︎  169 679 Palestinien·nes ont été blessée·es par les attaques israéliennes et l’UNICEF estime entre 3 000 et 4 000 le nombre d’enfants ayant subi une amputation

✖︎  plus de 10 800 Palestinien·nes, dont 450 enfants, sont actuellement emprisonné·es dans les prisons israéliennes

✖︎  une catastrophe sanitaire sans précédent : 96 % des ménages sont désormais dans une situation d’insécurité hydrique

✖︎  la famine orchestrée : 460 Palestinien·nes sont mort·es de faim et de malnutrition à Gaza depuis deux ans dont 127 enfants.

Pour SUD éducation, les ordinateurs HP doivent disparaître de nos salles de classes.

Stop aux soutiens du génocide !

Comment agir ?

➜  avec SUD éducation, j’interpelle mon ou ma chef·fe d’établissement en CA, ou j’aborde le sujet en conseil d’école, pour dénoncer l’achat de matériel HP et exiger le changement de fournisseur. 

https://cloud.sudeducation.org/s/Fokyz2XG5spr2JJ

Catégories
antifascisme Éducation Solidarité !

Communiqué Q2C : retour sur le procès de Lyon…

Ce lundi 30 mars se tenait à Lyon le procès intenté contre le collectif Questions de classe(s) par M. René Chiche et son syndicat Action & Démocratie. Ces derniers contestent leur présence sur notre cartographie de l’extrême droite et ses allié.es autour de la question scolaire.

Le rassemblement de soutien devant le tribunal de Lyon a été un succès : plusieurs organisations (CGT éducation, CNT, FSU, Solidaires, SUD, Calaap, VISA, etc.) y ont ainsi témoigné de leur solidarité avec le collectif et de leur volonté de lutter contre les procédures bâillons et les intimidations qui se multiplient à l’encontre de leur combat antifasciste.

L’audience a en effet été l’occasion pour notre avocate de dénoncer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques et syndicales et de rappeler que l’analyse des positionnements des un·es et des autres relève du libre débat démocratique et académique.

En intervenant dans des médias d’extrême droite (Radio Courtoisie, Breizh info, Le Tocsin), en participant à un congrès d’un parti d’extrême droite (Les Patriotes de Florian Philippot), en appelant à voter aux présidentielles pour la candidate du RN, en laissant un de ses représentants intervenir à un colloque organisé par les Parents vigilants du parti Reconquête ou encore en relayant les thèses sur l’Evars d’officines proche de l’extrême droite (SOS Éducation) ou de la sphère complotiste (Mamans louves), Action & Démocratie et son vice-président ne peuvent nier leur proximité avec les idées de l’extrême droite sur l’éducation. Plusieurs de ses composantes (le collectif Racine des « enseignants patriotes », le Forum École & Nation) affichent d’ailleurs leur soutien à ce syndicat.

Nous attendons donc, avec sérénité, le jugement qui sera rendu le 17 avril prochain.

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